Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Les vraies causes de la crise de la dette publique... et les faux discours (...)

Les vraies causes de la crise de la dette publique... et les faux discours démagogiques

Nicolas Dupont-Aignan vient d'écrire cette tribune intitulée "Les vraies causes de la crise de la dette publique", publiée aussi sur Agoravox.

Beaucoup de points affirmés par Nicolas Dupont-Aignan sont faux ou approximatifs, passent allègrement d'un constat partiellement vrai (perte d'emplois dues aux délocalisations) à une conclusion abusive (sortir de l'euro car pertes d'emploi expliquées par délocalisations qui elles-mêmes sont dues à un euro cher et à une UE complaisante vis à vis d'une mondialisation sans frontières). Explications et décryptage.

Tout en étant de droite, il utilise les mêmes arguments que Marine Le Pen sur l'extrême droite et qu'Arnaud Montebourg (voir mon article) et Jean-Luc Mélenchon à gauche, contre la mondialisation, cause des délocalisations et donc des pertes d'emplois en France, et affirme la nécessité de sortir de l'UE et de l'euro, jugés responsables de la perte de compétitivité de la France, de l'industrie française. Il affirme ici également qu'ils sont la vraie cause de la crise de la dette publique. Or, si certains arguments et constats sont vrais, attirant l'adhésion et l'approbation du lecteur, l'argumentation est fallacieuse et la conclusion bien hâtive pour être crédible.

Une chose me paraît juste sur le fond dans cet article : "Plutôt que de se polariser sur les déficits budgétaires, on ferait mieux d’analyser les déficits extérieurs qui révèlent la fuite des emplois vers les pays émergents, et notamment la Chine."

Les médias ou les responsables politiques (à l'exception de François Bayrou) parlent rarement de la balance commerciale. Or cet instrument de mesure essentiel de la bonne santé de l’économie. Le déficit de la balance extérieure (importations > exportations), qui est le reflet d'un appauvrissement relatif de la France en production, expliquant lui-même une partie de la baisse de nos emplois. François Bayrou, dit dans cette intervention sur France Inter lundi 20 juin 2011 : « La thèse de la démondialisation exposée par les deux extrêmes est un mensonge. La seule question que nous devons nous poser, c'est comment la France peut-elle continuer à produire ?' L’Allemagne montre qu’on peut parfaitement produire et exporter en étant un pays de la zone euro, et donc améliorer le niveau social du pays", a-t-il souligné. "Je plaide pour une France forte et productrice !  »

Mais le déficit commercial d'un pays ne doit pas être confondu avec son déficit public.
Le déficit public naît de la différence entre les recettes (impôts) et les dépenses de l'Etat. Il y a un lien entre les deux mais très indirect. Par exemple le Japon a pu être en excédent commercial extérieur et en même temps avoir un déficit public et une dette publique (>200% du PIB) qui elle-même est financée à 95% par les Japonais eux-mêmes (placement de l'épargne des fonds postaux).
La dette publique est alimentée par l'incrémentation du déficit public chaque année.
Un ralentissement de la croissance augmente le déficit public car diminue les recettes (fiscale) et augmente mécaniquement les dépenses (sociales).

Nicolas Dupont-Aignan déclare : "tout est fait pour culpabiliser les peuples et leur faire croire que ces déficits et cette dette s’expliquent par un excès de dépenses, une mauvaise gestion et une politique sociale trop généreuse. C’est un véritable mensonge qu’il faut dénoncer en expliquant que cette crise de la dette a d’autres causes bien plus profondes : les états développés sont avant tout confrontés aujourd’hui à un manque de recettes budgétaires et sociales lié à une mondialisation qui nivelle tout par le bas."

C'est aller un peu vite ... L'évolution de la fiscalité (baisse de 100 à 120 milliards d'euros des recettes fiscales annuelles depuis l'an 2000 dont 2/3 en diminution d'impôt comme en attestait Gilles Carrez l'an dernier ) et la charge financière de la dette publique (équivalente à l'impôt sur le revenu, 50 milliards d'euros) sont bien plus responsables du déficit public ( presque 150 milliards d'euros en 2010 et plus de 100 milliards estimés pour 2011) que l'impact des délocalisations.

Autres points sur lesquels il faut rétablir une vérité :

1- Les délocalisations n'expliquent que 13% des pertes d'emplois. D'après un document officiel du ministère de l’Economie et des Finances, «  La désindustrialisation en France » : « En trente ans, environ 2 millions d’emplois industriels ont été détruits en France (1 913 500 entre 1980 et 2007). Cela représente 71 000 emplois détruits en moyenne chaque année, et un total de 36% des effectifs industriels ». Mais lorsqu’on lit ce rapport de Bercy, il est précisé que sur ces chiffres, seuls 13% des destructions d’emplois sont expliqués par les échanges internationaux, selon une approche comptable fondée sur le contenu en emplois des échanges. Ce taux étant plus élevé sur la période plus récente 2000-2007 (28%). 25% des destructions d’emplois étant dus à des transferts de l’industrie vers les services par externalisation (donc pas une destruction d’emploi au total) et 29% dus à des gains de productivité (65% sur la période 2000-2007).

2- Ce n'est pas l'euro qui est la cause du manque de compétitivité de la France. L'Allemagne, en excédent commercial, ne pâtit aucunement de l'euro. Entre 60 et 70% de nos échanges extérieurs sont d'ailleurs en euro, au sein de l'UE. L'euro a été un facteur de stabilisation et de protection contrairement à ce certains essaient de faire croire. En revanche, nous avons laissé filer des pans entiers de l'industrie française, par exemple dans la machine outil, l'électroménager et les biens d'équipement. Le même phénomène se passe avec l'agriculture face à la concurrence espagnole, qui pourtant est elle aussi en euro !). Les allemands ont su préserver leur industrie et leur tissu industriel, leurs PME, en se concentrant sur les produits sur lesquels ils sont très performants (machine outil et automobile) même s'ils sont chers et en euro.

3- une sortie de l'euro serait dramatique pour les finances publiques notamment parce que la dette publique est libellée en euro. Comme l'a averti François Bayrou dans ses récentes interventions, la sortie de l'euro avec un hypothétique retour au franc reviendrait à une dévaluation brutale avec une dette à rembourser en euro dont la valeur serait donc relativement accrue comparée à notre nouvelle monnaie, donc la dette ne serait pas dépréciée (ce qui n'est pas le cas pour une dévaluation monétaire avec une dette libellée dans cette même monnaie). La charge financière de la dette se verrait donc non seulement accrue par cet effet, mais aussi par une hausse très importante du taux d'intérêt sur les nouvelles émissions (pour notamment réémettre de la dette pour rembourser celle arrivant à échéance), à un taux 2 voir 3 fois plus élevé. La charge financière étant actuellement égale à l'impôt sur le revenu, un doublement signifie multiplication de l'IR par 2 pour payer cet accroissement de charge sans creuser encore le déficit ! Une sortie de l'euro n'est envisageable qu'en cas de faillite déclarée de la France, d'une incapacité déclarée à rembourser sa dette actuelle. Or une telle faillite serait la ruine de notre économie, de nos services publics, de notre système social, au détriment de tous et notamment des personnes les plus fragiles. Prôner une telle solution est IRRESPONSABLE.

Gardons-nous de ces faux discours démagogiques et simplistes. 2012 approche ... avec son cortège de faux discours et de fausses explications, d'impostures, de désignation de boucs émissaires. Comme le dit François Bayrou, il faut d'abord un discours de vérité : "Le choix politique qui est le nôtre, c'est de dire la vérité aux Français parce que seule la vérité est mobilisatrice et peut permettre le redressement. Partir de la vérité pour arriver à la volonté politique, c'est notre maxime, c'est notre choix".


Moyenne des avis sur cet article :  2.02/5   (59 votes)




Réagissez à l'article

71 réactions à cet article    


  • _Ulysse_ _Ulysse_ 12 août 2011 10:10

    L’accroissement de la charge de la dette avec une sortie de l’euro est une lubie.
    Déjà si la France quittait l’euro, celui-ci éclaterais quelques temps plus tard mettant tout le monde à égalité. Si les investisseurs veulent acheter des obligations ils ne pourrons pas réclamer des taux exorbitants à tous le monde à la fois.

    Ensuite, qui dit qu’une France avec son franc doit faire appel aux marchés pour se financer ?
    Une fois les traités européens dénoncés, la France pourra se financer auprès de sa banque centrale au taux qu’elle veut.

    Ensuite, les dettes possédées par les résidents français pourraient être re-labéllisées en Franc.


    • Imhotep Imhotep 12 août 2011 11:26

      Voilà un grand économiste qui s’y connaît. Ce grand économiste n’a jamais entendu parler de la fluctuation des monnaies avec des monnaies fortes et des monnaies faibles. La sortie de l’euro pour la France avec un déficit du commerce abyssal et sa monnaie faible verrait ses prix intérieurs flamber, verrait le prix ses achats énergétiques (libellés en dollars) exploser tout comme les matières premières.

      Nos banques qui ont des avoirs en euros et en dollars, qui font des échanges verraient leurs charges s’alourdir. Toutes les entreprises qui exportent en Europe subiraient la double peine : achat des machines à l’Allemagne aux prix surenchéris, ses ventes soumises à deux charges inéluctables : les frais de changes et la fluctuation des monnaies, donc la nécessité de se protéger à l’achat et à la vente de celle-ci avec soit des swaps soit des assurances qui vont augmenter leur coût. La France se trouvera confronter à des concurrents aux prix encore plus abaissés dans l’agro-alimentaire : Italie, Espagne et Grèce.
      Les consommateurs verront de facto une inflation majeure les ruiner.
      La France se finance à l’extérieur et d’evidence les taux d’intérêts vont exploser entraînant une explosion de la dette. La banque de France elle-même devra se financer sur les marchés - ce qu’ignore notre économiste en chef - comme elle le faisait avant l’euro et ses taux d’intérêts de premier degré s’en ressentiront.
      Voilà un économiste qui n’a jamais géré de sa vie une entreprise qui faisait de l’exportation avant et après l’arrivée de l’euro, qui ne sait pas l’immense allégement administratif et financier que cela a représenté dans la zone euro avec une facilité déconcertante de vente et d’achat. Il ignore le surcoût que cela entraînera de facto pour toute PME un tant soit peu grosse. Elle se devra de réengager un trésorier, de modifier toute sa comptabilité, de gérer les risques de changes, verra ses emprunts augmenter, sa marge diminuer. Et si en plus il vend déjà 100 % de sa production elle ne pourra pas augmenter son périmètre de vente mais verra au contraire toutes ses importations lui coûter plus cher si cela vient de pays fort comme l’Allemagne avec pour effet immédiat une destruction de sa marge, les transports lui couteront bien plus cher (carburant) qui rognera un peu plus sa marge, et ceci est le cas de tous les agriculteurs qui ne pourront jamais vendre plus que ce qu’ils produiront et seront confrontés au coût eux aussi du transport bien plus élevé, aux investissements plus coûteux (tracteurs, machines agricoles, allemandes) et donc sans possibilité d’augmenter leur CA ils verront leurs marges être gangrénées.
      Ce grand économiste oublie tous les coûts induits (destruction de la monnaie existante, frapper une nouvelle monnaie, modifier les logiciels comptables, former les personnels, rééditer les catalogues, faire des AGE pour modifier les statuts, foutre en l’air tous les documents libellés en euros tout réimprimer en francs etc).
      Cet économiste à une baguette magique du simpliste béat qui n’a jamais dirigé d’entreprise, sinon il ne dirait pas de telles inepties, et qui donne des leçons derrière son ordinateur et qui ne réfléchit pas plus loin que le petit bout de son nez et donne des avis péremptoire d’un simplisme effarant. Il suffit selon lui juste de relabelliser tout en franc ! Juste un tour de passe passe. Il oublie que la vie va devenir plus chère, que les transports vont coûter encore plus cher, que les prix des produits alimentaires exploseraient, que les nouveaux emprunts et les emprunts à la consommation verraient leur taux augmenter car le coût du crédit va augmenterait, il oublie que la France ne se finance pas uniquement sur son marché intérieur mais sur le marché international et que de ce fait elle aussi devra se protéger contre la fluctuation de sa propre monnaie et cela a un coût, elle se financera aussi plus cher car la confiance en un pays à la monnaie faible est malmenée et les taux sont plus élevés comme c’est le cas pour la Grèce en regard de l’Allemagne. Décidément il en faut des comme lui au FMI et à la tête de la France : demain on rase gratis et je décrète et voilà le tour est joué !

    • pingveno 12 août 2011 11:48

      Et Immotep n’a visiblement jamais entendu parler du Yuan, cette monnaie qui se paie le luxe d’exister sans être cotée au forex, et de rester quasiment stable sauf quand le gouvernement chinois décide qu’il en va autrement.
      Immotep a aussi probablement oublié qu’il y a 30 ans la fluctuation des monnaies par le seul marché n’existait même pas. Et que si c’est le cas aujourd’hui c’est uniquement parce que les américains, n’ayant même plus assez d’or pour garantir leur monnaie, ont forcé le monde entier à adopter la monnaie de singe.


    • Imhotep Imhotep 12 août 2011 12:11

      Ah bon il y a 30 ans la fluctuation des monnaies n’existait pas ? Quelle belle histoire. Et les dévaluations compétitives ce n’était pas des fluctuations peut-être ? Et le serpent monétaire européen ce n’était pas une fluctuation ?En voilà un autre d’économiste médaille d’or ! Et que vient faire le yuan dans ma démonstration en Europe ? Je ne savais pas que la Chine avait adhéré à la zone euro. Une extraordinaire nouvelle économico financière. Il faudra nous la copier celle-là.



      Le Serpent monétaire européen (1972-1978) fut un dispositif économique qui limitait les fluctuations de taux de change entre les pays membres de la Communauté économique européenne. Pour chaque monnaie, un seuil d’intervention à la vente et un seuil d’intervention à l’achat, en fonction du taux de change par rapport à chacune des autres monnaies, étaient définis. Ainsi, une monnaie ne pouvait pas fluctuer par rapport à une autre de plus ou moins 2,25 % autour de sa parité bilatérale.

      La nouvelle formule, mise au point après de dures négociations, entre en vigueur le 13 mars 1979, c’est le Système monétaire européen.

      Profitant de l’expérience acquise dans la gestion du Serpent, les deux plus importantes modifications techniques sont :

      • Les devises du nouveau système prendront comme référence un panier moyen dénommé l’ECU et constitué au prorata économique des devises adhérentes au nouveau système.
      • La fluctuation des devises les unes par rapport aux autres s’étant révélée irréaliste, la nouvelle fluctuation de 1,125 % se fait par rapport au panier. Chaque devise se donne pour ambition de flotter par rapport à la moyenne des autres.

    • Piotrek Piotrek 12 août 2011 13:03

      Déjà si la France quittait l’euro, celui-ci éclaterais quelques temps plus tard mettant tout le monde à égalité

      Ca fait un gros « Si... » ca non ?

      Si la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas et quelques autres décident de garder l’Euro, votre théorie tient-elle toujours ?


    • pingveno 12 août 2011 14:00

      OK j’aurais dû écrire 38 ans (création du Forex en 1973) ça va comme ça ?
      (faut dire à ma décharge que quand je vois comment ça fonctionne j’ai du mal à croire qu’on est au troisième millénaire, alors...)
      Et puis j’ai parlé de fluctuations « par le seul marché » justement pour exclure les décisions étatiques comme les dévaluations compétitives.
      Enfin si j’ai parlé du Yuan c’est pour montrer qu’une monnaie qui existe sans le Forex, c’est encore possible de nos jours.
      Parce que si en effet il s’agit de remplacer l’euro coté au Forex par un franc coté au Forex, que les spéculateurs se feront une joie d’attaquer dès sa création, comme en 1981, ça peut être un remède pire que le mal.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 12 août 2011 14:01

      @imhotep

      Vous pratiquez le FUD avec brio.

      Alors maintenant les banques centrales doivent se financer sur les marchés, c’est une obligation ?

      A vous lire, l’euro n’a que des avantages et avoir une monnaie forte aussi.
      De toute manière l’euro explosera que vous le vouliez ou non.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 12 août 2011 14:08

      @ Piotrek

      Si la France ou un autre grand pays d’europe en particulier l’Allemagne. En admettant que les pays d’europe du nord gardent l’euro, que ferons ceux du sud ? Ils reviendrons à leur monnaies nationales ou opterons pour un « euro du sud ». Bref cela reviens à couper la zone euro en 2 car elle est incohérente.
      Dans tous les cas, l’euro tel qu’il existe aujourd’hui disparaîtra. Ou il deviendra une monnaie du nord de l’europe« C’est à dire en gros un mark étendu à la sphère d’influence allemande ou il disparaitra. Mais l’euro »monnaie européenne" ne tiens pas la route et cela commence à se voir.


    • rastapopulo rastapopulo 12 août 2011 14:33

      Quelle horreur, la France serait obligé de produire de nouveau ses machines-outils qui rafleront les marches allemands...

      Chacun ses tares !


    • pingveno 12 août 2011 14:40

      En admettant que les pays d’europe du nord gardent l’euro, que ferons ceux du sud ?

      Sachant qu’au Nord de l’Europe il y a le Royaume-Uni et la Suède qui ne sont pas dans l’euro...
      Et que la Suède ne semble pas vraiment le regretter...


    • pingveno 12 août 2011 14:42

      Alors maintenant les banques centrales doivent se financer sur les marchés, c’est une obligation ?

      Ce n’est même plus une obligation, c’est un produit dérivé smiley

      Le pays produit de la richesse qu’il se rachète à lui-même en prenant une marge...


    • xray 12 août 2011 15:20


      Le capital de la Dette publique est contrôlé par ceux qui vivent de la misère qu’ils produisent. 

      Pour la France, le capital de la Dette publique, c’est 6 fois le budget net de l’État.

      La loi 1905 (France) La première grande imposture du 20 ième siècle. 
      http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2008/05/06/moralistes-par-devant-sans-scrupule-par-derriere.html



    • _Ulysse_ _Ulysse_ 12 août 2011 17:11

      Désolé j’aurais du préciser que je parlais des pays du nord de la zone euro.

      En effet, la suède n’est pas dans l’euro et on ne peut pas dire que ce fut une catastrophe pour eux comme on l’annonçait avant que les suédois vote pour ou contre l’adoption de l’euro.
      Ce petit pays s’en sors avec sa monnaie nationale et résiste aux attaques spéculatives qu’on nous promet sans cesse en cas de sortie de l’euro.

      Toutes les catastrophes qu’on nous annonce en cas de sortie de l’euro on l’annonçait aussi aux suédois avant le référendum. Finalement l’apocalypse annoncée n’eu pas lieu.

      Toutes ces campagnes de terreur c’est du bon vieux FUD, rien de plus.


    • Winston Smith 12 août 2011 19:28

      « Immotep a aussi probablement oublié qu’il y a 30 ans la fluctuation des monnaies par le seul marché n’existait même pas. »



      Ah ? pourquoi alors les USA ont ils été forcé en 1971 de s’aplatir devant le marché, justement ?
      (Dit « Choc Nixon », ayons l’air de vouloir ce qu’on nous impose...)


      « Ensuite, qui dit qu’une France avec son franc doit faire appel aux marchés pour se financer ? »

      A moins de supprimer totalement les impôts directs, on ne voit pas comment..


      « Une fois les traités européens dénoncés, la France pourra se financer auprès de sa banque centrale au taux qu’elle veut. »

      D’ou super inflation ! Bravo, gars !


      « Ensuite, les dettes possédées par les résidents français pourraient être re-labéllisées en Franc. »

      Bien non, c’est en Euro qu’on à emprunté, c’est en Euro qu’il faut rembourser.

    • rastapopulo rastapopulo 12 août 2011 22:49

      Déjà, l’inflation a changé de définition : c’est devenu le prix d’un panier de produit délocalisable (pas pour favoriser les délocalisation sans doute) !!!

      Or, il y a eu 100% d’augmentation de masse monétaire entre 2000 et 2010...

      Admirons donc que la BCE aurait échoué dans sa mission (même avant les actuelles quantitative easing) avec la définition originelle ou alors la richesse à doubler mais sans tenir compte que la variable ajustement était la dette publique (bonne poire pour amortir les crises contrairement au 30 glorieuses anti-finance folle) ce qui est tout autant criminel.

      Quoi qu’il en soit, c’est pas l’intérêt au-dessus du crédit qui empêche l’inflation au contraire cela aggrave mathématiquement l’inflation. Cela est juste sensé décourager les dépenses inutiles.

      Mais sauver les banques était utiles ou non et pourquoi payer un intérêts sur le crédit publique nécessaire pour ça alors ?

      Non, c’est l’allocation du crédit qui détermine si il est inflationiste. Si il est productif pas d’inflation, si c’est pour des dépenses de fonctionnement à court terme, il y a inflation donc appauvrissement. 

      Il est donc stupide d’être contre le crédit publique sans intérêts de manière aussi dogmatique.
      Tout dépend de l’allocation de ce crédit.

      D’ailleurs le système actuelle qui ne fait pas de distinction entre les dépenses inflationnistes et les autres pour bien permettre de prélever sa dîme sur toute les dépenses même celle à encourager. 

      Et encore, le crédit publique n’est pas la seule source d’inflation non plus ! La réserve fractionnaire des banques c’est du poulet ? 


    • Paolini Paolini 13 août 2011 11:46

      Appliquer l’article 50 du TFUE et sortir de la zone € sera bien évidement également accompagné par de nombreuses autres mesures. Il est clair que cela ne se fera pas sans difficultés.

      Tout comme la météo, il est sûrement très difficile de prévoir ce qui se passera car il y a de très nombreuses variantes qui fluctuent lors de leurs interactions.

      Les arguments en faveur de l’U.E. me semblent bien faibles:un exemple : ça coûterait cher !!!

      Alors si on roule par erreur dans la direction opposée à celle choisie, on ne fait pas demi-tour car cela va coûter cher en essence. !!! Voilà un argument typique d’économiste !


    • sparte sparte 14 août 2011 16:00

      Pour cela il faudra :

      et remettre les Français au travail

      stopper l’hémorragie déficitaire de la sécu

      diminuer le nombre de fonctionnaires et les mettre au boulot dans les usines ou les champs ( beaucoup aimeraient )

      etc.

       


    • ja.poirier 12 août 2011 10:25

      «  2012 approche ... avec son cortège de faux discours et de fausses explications, d’impostures, » exactement la position européiste du modem pour ne citer que lui .
      au fait depuis que cette europe existe avez vous vu un progrès .... ben NON !
      reprenons notre souveraineté et la création monétaire !! 


      • clercobscur clercobscur 12 août 2011 10:31

        Bonjour,

        Tout d’abord, défendre l’euro en prenant comme exemple l’Allemagne n’a pas de sens quand on sait que cette monnaie est adaptée uniquement à l’économie allemande...

        Ensuite, cette europe fédérale dont Monsieur Bayrou parle tant n’existe que dans son esprit, et dans celui d’une (toute petite) poignée d’autres.
        En l’état actuel des choses, quand on voit comment les gouvernements européens se tirent dans les jambes à la moindre occassion, parler d’un possible fédéralisme va au-delà de l’utopie !

        Je ne comprends pas comment aujourd’hui on peut encore défendre cette europe qui n’a rien mais alors rien d’une démocratie et qui est à la solde des puissances financières au détriment des peuples.
        Tout comme Nicolas Dupont-Aignan, je ne suis pas contre l’Europe, bien au contraire... Mais quand il aurait fallu créer un marché européen, vous avez fait du libre échange la religion européenne !
        On pratique le libre échange avec la Chine, riche idée ! Mais eux que font-ils avec nous ? du protectionnisme, eh oui du protectionnisme. Vous voulez leur vendre des voitures ? possible mais alors produisez-la chez eux, on pourrait multiplier les exemples. Il n’y pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

        J’ai beau suivre l’actualité politique avec attention, je ne vois toujours pas ce que propose Bayrou de plus que le ps ou l’ump. En disant ça je ne cherche pas à faire de provocation, simplement je ne l’entends que répéter des banalités sans jamais s’engager sur rien : plus de démocratie, plus de transparence, moins de corruption etc... mouais et à part ça ?


        • Marianne Marianne 12 août 2011 11:04

          Je sais bien que je vais recevoir des salves de critiques des agoravoxiens d’extrême droite comme d’extrême gauche, que vanter l’Europe fédérale n’est pas très à la mode en ces moments difficiles. Certains, au nom du « réalisme », constatant que l’Europe a défendu le libre-échange et favorisé les puissances financières, cédé aux lobbying, s’est applatie devant l’hégémonie économique chinoise, qu’il faut donc supprimer cette Europe. Mais ce raisonnement aussi est faussé. L’Europe est un contenant, une organisation supra-nationale sans laquelle il est impossible de dompter la mondialisation, d’obliger à un libre-échange loyal et juste, sans dumping social et monétaire. Ce n’est pas l’Europe, le contenant, qu’il faut condamner mais le contenu, la politique menée et c’est de façon démocratique, par le vote, qu’il faut le faire. Contrairement à ce que disent certains, l’Europe est démocratique, plus que la France (élections proportionnelle, vrais débats au Parlement). C’est en expliquant aux citoyens ce qui se passe qu’ils pourront voter avec leur conscience, à la fois lors des élections européennes et lors d’élections nationales pour que leur gouvernement national infléchisse la politique.

          Le soi-disant « réalisme », constatant un état de fait difficile à changer, sur la nature humaine, sur les rapports de force, est en fait une capitulation qui se résigne à l’immobilisme. C’est ce raisonnement là qui dominait la France prête à se plier sous le joug des nazis lorsque le général de Gaulle a fait l’appel du 18 juin. Il était traité d’utopique. Il faut cette utopie, cette vision au delà du présent réel et cet esprit de résistance pour vaincre les démons qui nous rongent. Le repli national, la sortie de l’euro et de l’UE, le protectionnisme (au delà d’un protectionnisme raisonné qui rende le libre-échange loyal et juste) ne sont pas à mon avis les solutions d’avenir. J’essaie dans ces colonnes d’exposer les arguments, même (et surtout) si je rencontre moultes détracteurs (je suis prête à recevoir tous leurs arguments s’ils ne dévoient pas la vérité) ...

          Quant à François Bayrou, il a proposé beaucoup de choses et souvent avent les autres mais a beaucoup moins la parole que l’UMP ou le PS. Il fait peut-être aussi moins de bruit médiatique. Son diagnostic sur les causes de la crise était juste. Il a été le premier à alerter sur le danger de la dette publique et du déficit, sur la désindustrialisation de la France, et à faire les bonnes recommandations qui maintenant sont progressivement entreprises ou proposées mais avec retard (séparation des banques d’affaires et de dépôt, limitation de la spéculation bancaire et taxe sur les transactions financières avec limitation des bonus des traders, interdiction des ventes à découvert sur les CDS et titres d’Etat, limitation des marchés gré à gré en obligeant à passer par des marchés organisés, intransigeance sur les paradis fiscaux, possibilité pour la BCE d’acheter directement les titres d’Etat de la zone euro, gouvernance économique de la zone euro (avec coordination budgétaire, harmonie fiscale, agence d’émission commune avec mutualisation de la dette en euro, emprunt européen pour activer la relance sur des projets d’infrastructure communs,...) ...


        • Marianne Marianne 12 août 2011 11:34

          J’ajouterai que la semaine prochaine, le 18 août, sort en librairie le dernier livre de François Bayrou « 2012, état d’urgence », dans lequel ce dernier expose sa vision du monde aujourd’hui, de la crise, et ses priorités, comment sortir du marasme (produire en France avec quels leviers et redonner à l’éducation sa première place).

          François Bayrou a une analyse en profondeur du « modèle de société » dominé par l’argent et les rapports de force, de ce qui dysfonctionne. Il ne se borne pas à jeter l’invective sur des personnes, des groupes (les banquiers par exemple) jugés responsables des maux de la société. Même concernant Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie par exemple, il ne jette pas l’opprobre sur des personnes mais sur un système inique. Et pour changer ce système, il ne dit pas qu’il faut tout casser, tout révolutionner (sortie de l’euro, faillite ou nationalisation des banques, pendaison des banquiers, confiscation des biens des riches ou que sais-je ...), mais qu’il est possible de faire évoluer le système vers un autre modèle par des réformes en profondeur, s’attaquant à la source des problèmes et non au symptôme. Je suis d’accord avec ce point de vue.


        • kiouty 12 août 2011 12:24

          Contrairement à ce que disent certains, l’Europe est démocratique, plus que la France (élections proportionnelle, vrais débats au Parlement).

          Oui, et constitution imposée aux forceps malgré la volonté des peuples, (enfin les rares qui ont pu s’exprimer sur la question).

          Mais comme d’habitude, la démocratie, c’est nous, et les anti-démocrates, c’est les autres.


        • Marianne Marianne 12 août 2011 12:40

          En effet ce n’était pas démocratique de la part de notre gouvernement de refaire voter un pseudo-équivalent au TCE (traité de Lisbonne) par le Parlement après avoir reçu le non des citoyen lors du referendum, mais c’est cette manière de faire de ce gouvernement qui est à blâmer, pas l’Europe elle-même !


        • clercobscur clercobscur 12 août 2011 13:09

          Avant de vous répondre, je voudrais juste préciser que je ne suis pas d’extrème droite, et encore moins d’extrème gauche. Je suis depuis peu adhérent à Debout la République et je refuse toute assimilation avec le fn. Seule la communication du fn a changé ces derniers temps, son côté nausabond est bel et bien toujours là.

          Je vais vous faire une confidence, je suis un ancien sympathisant socialiste, j’ai même voté oui à ce fameux référendum en 2005, j’utilisais alors des arguments semblables aux votres. Mais au fil des ans, je me suis rendu compte que les faits me donnaient tort, ça n’a pas été facile à reconnaître, je suis un peu têtu, comme tout le monde. Le déclic aura été la gestion de la crise grecque. Là on a touché le fonds, les masques sont tombés. Lorsqu’il aurait fallu appliqué des recettes qui avaient déjà fonctionnées (cf Argentine), la droite et la gauche ont, comme un seul homme, approuvé la politique d’austérité, les bras m’en tombent...

          Vous prétendez que l’aurope serait une démocratie parce qu’on débat au sein d’un parlement élu à la proportionnelle ?
          Enfin soyons sérieux, les décisions ne sont pas prises au parlement et vous le savez.

          Vous critiquez le protectionnisme, soit. Prenons un exemple concret et d’actualité, nos producteurs de fruits et légumes. Je comprends leur colère, même si les voir jeter de la bouffe, vienne-t-elle d’Espagne, m’irrite le poil.
          Ce que je propose, remettre des frontières et taxer ces importations (la concurrence avec l’Espagne étant particulièrement déloyale, vous ne pouvez l’ignorer), et permettre ainsi à notre production locale de devenir RENTABLE, et ne surtout pas dépendre d’aides extérieures, suivez mon regard.

          Pour en revenir à Bayrou, dites-vous bien une chose, s’il est élu (possible) il va se vautrer dans les grandes largeurs. Son europe fédérale, les autres pays européens n’en veulent pas. Peut-être que dans quelques siècles on en reparlera, mais aujourd’hui c’est tout simplement impossible. Alors même en considérant que ses idées soient bonnes, il ne pourra les appliquer, il se heurtera au système que nous voulons justement changer.

          A l’échelle de la France, bon nombre d’obstacles sautent, on peut de nouveau agir. et par pitié ne nous faites pas croire que la France seule n’est rien, arrêtons l’autoflagellation. Et arrêter également de nous annoncer l’apocalypse en cas de sortie de l’euro, cette même apocalypse que l’on nous avait promis en cas de non au référendum, dire que j’y ai cru. lol


        • clercobscur clercobscur 12 août 2011 22:18

          dommage que le débat n’ait pas été plus loin.


        • yellowsubmarine 12 août 2011 10:54

          Entièrement d’accord avec l’article.

          Une amélioration de la situation nécessite la fin du néo-conservatisme.

          Or François Bayrou tient un discours incohérent sur ce sujet essentiel.

          Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà.

          Si Bayrou en France tient un discours anti-néo-conservateur, en UE Bayrou est allié aux Lib Dem de Clegg un collaborateur des néo-conservateurs.

          Bayrou a commencé sa carrière à droite, ministre de l’Education tentant d’aider le secteur privé avec des ressources d’Etat, a continué, en refusant d’appeler à voter contre le néo-conservatisme en 2007, et a choisi de rester à droite, du fait de l’alliance avec les Lib Dem.

          Le nom du mouvement de Bayrou, démocrate, est une référence à un parti américain conservateur ; comme le PS avec les Royal, ou le mini mouvement Alternative Libérale, ce mouvement est privatisé, un binôme décide de tout, d’où le départ de Lepage et la non arrivée de Joly.

          Clegg, un libéral démocrate qui a attiré les électeurs britanniques avec un discours libéral réformiste équitable à la Bayrou, a aidé Cameron à accéder au 10 Downing Street en associant Lib Dem et conservateurs dans une coalition.

          Hausse des droits universitaires, fiscalité injuste, guerre coloniale en Libye, ce qu’a décidé la coalition est contraire au discours Lib Dem.

          La coalition est nommée ConDem et Clegg considéré comme un traître.

          C’était prévisible : Clegg est un double de Cameron, middle aged white man born in privilege, PR boy, auteur du néo-conservateur orange book, monarchiste (qui s’est dit réformateur constitutionnel, alors que la monarchie est l’institutionnalisation de l’inéquité), ayant réalisé un substantiel bénéfice à la revente d’une maison financée avec les indemnités de l’UE, à la famille douteuse (un bankster, un conseiller de tsar, et un franquiste, rien de moins).

          Les Lib Dem de Clegg sont différents des Lib Dem de Kennedy qui était contre la guerre en Irak et a été évincé à la suite d’une machination.

          Laws, un banquier ami de Clegg, a dû démissionner de ses fonctions dans la coalition, à la suite de l’affaire des notes de frais, alors qu’il donnait des leçons aux autres.

          La trahison de Clegg a divisé les Lib Dem, sanctionnés aux élections locales.

          L’affaire des écoutes met en évidence la corruption de l’empire du magnat australo-américain Murdoch, un néo-conservateur dont les media sont des armes de désinformation massive, en Australie sur le changement climatique, l’industrie minière, aux USA Fox News, au Royaume-Uni les tabloïds, soutenant les arrivistes (Bliar, Cameron) qui l’exonèreront du droit et de l’éthique.

          Cameron est menacé du fait de la collusion avec Murdoch.

          Clegg a le choix entre laisser tomber Cameron, ou un statut de definite traitor.

          En France le thème majeur de l’élection présidentielle sera l’offensive anti-néo-conservateurs et collaborateurs.

          définition du néo-conservatisme : le rétablissement de la féodalité, la néo-féodalité

          Selon le sénateur américain Sanders, en 25 ans 4/5 des nouvelles richesses créées aux USA ont été accaparées par les 1/100 les plus riches sans aucune rationalité éthique et économique.

          Les nantis sont en guerre contre les autres citoyens, les riches détruisent la planète (Kempf).

          Ce qui est décrit comme néo-libéralisme n’a rien de libéral, ce n’est que collusions, conflits d’intérêts, corruption, anti-libéralisme décrit dans les livres des Pinçon-Charlot.

          Bayrou - Mouvement Démocrate - ADLE - Lib Dem - Clegg - Cameron - Murdoch

          Il y a des liens naturels, non fortuits, assumés, entre les entités connexes de cette formule.

          Lepage, et 5 élus du Mouvement Démocrate, sont associés aux Lib Dem dans l’ADLE.

          Ou Bayrou demande à Clegg de laisser tomber Cameron et l’obtient, ou Bayrou demande aux Lib Dem de l’ADLE de quitter Clegg et l’obtient, ou Bayrou met fin aux liens entre le Mouvement Démocrate et l’ADLE.

          Tant que Bayrou sera associé à Clegg un collaborateur des néo-conservateurs, son discours anti-néo-conservateur n’aura aucune crédibilité.


          • J-J-R 12 août 2011 12:52

            "L’évolution de la fiscalité (baisse de 100 à 120 milliards d’euros des recettes fiscales annuelles...) et la charge financière de la dette publique ... sont bien plus responsables du déficit public que l’impact des délocalisations." 
            Certes, votre argumentation sonne juste. Allez au fond des choses.
            Les grandes lignes de la politique fiscale de la France sont en cohérence avec les politiques d’harmonisation européenne, la charge financière de la dette s’explique par l’article 104 du traité de Maastricht puis 123 de Lisbonne qui contraignent les Etats à l’endettement perpétuel.  
            Mais où voulez-vous vraiment en venir Marianne, si ce n’est défendre bille en tête ce rêve Europe qui prend l’allure d’un cauchemard. Pourquoi vouloir s’accrocher à une chimère ? Cette belle Europe qu’on nous a vendu et dont nous rêvions tous n’existe pas et n’existera jamais par ce qu’elle a été bâtie par une nomenclatura de profiteurs qui ont une notion toute personnelle de ce qu’est l’intérêt général.  


            • Marianne Marianne 12 août 2011 12:59

              Voir mon commentaire plus haut sur l’erreur consistant à condamner l’Europe, le contenant, au lieu de la politique menée par l’Europe, le contenu, qui doit réguler la mondialisation, interdire les paradis fiscaux, limiter la spéculation etc.
              Voir aussi ce commentaire sur l’utopie qui permet d’avancer et de résister plutôt qu’un pseudo « réalisme » qui condamne à l’immobilisme.


            • joelim joelim 12 août 2011 13:07

              Ce n’est pas l’Europe qui est critiquée mais l’UE. Merci de nommer les choses correctement.


            • sisyphe sisyphe 12 août 2011 13:17

              Le fait de sortir de l’€uro et de l’Europe serait effectivement catastrophique à bien des niveaux.


              Mais prendre François Bayrou comme référence, c’est carrément risible....

              Le point essentiel de la crise systémique que connait le capitalisme néolibéral est, tout le monde le sait maintenant, le problème de la création et de la maîtrise monétaire ; confiée, en France, depuis 1973 aux banques privées, et en Europe, à la suite, par la ratification de tous les traités européens entérinant cette énorme escroquerie, bradant les intérêts des états aux usuriers privés. 
              Tout le problème de la dette des états vient de là, et UNIQUEMENT de là. 

              La seule solution est, donc, au niveau européen (parce qu’au seul niveau national, ce serait irréalisable et suicidaire), d’engager la vitale réforme monétaire, ou un glass steagall act II, qui redonne le pouvoir aux états d’emprunter sans intérêt auprès des banques centrales, taxe les transactions financières, et interdise aux organismes privés la création d’argent ex-nihilo. 

              Or, a-t-on jamais entendu Monsieur Bayrou s’élever contre cette situation, contre les traités européens, ou prôner l’indispensable réforme monétaire ? 
              Si oui, ce devait être bien confidentiel, et je serais reconnaissant à ses laudateurs de porter ces éléments à notre connaissance
              Comme ce n’a jamais été le cas, il va sans dire que ce n’est pas de Monsieur Bayrou qu’il faille attendre quelque réel changement que ce soit, sur ces points essentiels ; tout juste quelques rustines que la progression de la crise rendra inévitablement caduques, au fur et à mesure de son évolution impitoyable, si les choses restent en l’état. 

              Pour de réels changements, en conservant l’€uro, et en restant au sein de l’Europe, voir plutôt du côté du Front de Gauche, d’Asselineau, ou même de Cheminade...

              • sisyphe sisyphe 12 août 2011 13:20

                ... il est clair que je parle d’une Europe radicalement différente de celle actuelle, et de sa politique ; avec la nécessité d’abroger tous les articles des traités qui entérinent l’escroquerie d’avoir confié la maîtrise monétaire aux organismes privés, et l’interdiction faite aux états de se financer sans intérêt auprès de leur banque centrale. 


              • sparte sparte 14 août 2011 16:32

                out le problème de la dette des états vient de là, et UNIQUEMENT de là.

                n’allez vous pas un peu vite : ce système vicieux ( inventé non par Pompidou mais par ses maîtres : Rothschild et cnie ... ) a permis aux chefs d’état de pratiquer des politiques budgétaires laxistes et de financer le déficit du système social : « santé » & retraite oar répartition ( le tout gratuit offert aux immigrés ds leur première paie : et hop la pompe à immigration ! )

                mais le problême de la dette : en premier lieu n’est ce pas les déficits ?

                non ?


              • Winston Smith 14 août 2011 16:37

                «  il est clair que je parle d’une Europe radicalement différente de celle actuelle, et de sa politique ; avec la nécessité d’abroger tous les articles des traités qui entérinent l’escroquerie d’avoir confié la maîtrise monétaire aux organismes privés, et l’interdiction faite aux états de se financer sans intérêt auprès de leur banque centrale. »



                Toujours les même conneries, pas vrai ? On est un peu dur de la feuille et moue du cerveau.
                C’est sur ca, la BCE, c’est vachement privé...

                AH AH AH AH AH AH AH !!!!

                Quand à l’Europe « radicalement différente », tu fais éclater de rire 410 millions d’Européens qui n’en on rien à foutre, de ton Europe différente..

                Du reste, je pari sans trop de risque que ton Europe différente, c’est, pas d’Europe !!
                genre les portugais nous font un concurrence déloyale avec leur salaire de misère, et les Irlandais abuse de leur haut revenu pour nous écraser, sans parler des allemdands mon bon monsieurs, etc etc..

                Z’etês tout de même de comique les extrêmes...

              • JL JL 14 août 2011 16:56

                winston smith,

                Smith, je vous mets au défi de répondre à cette question si vous voulez faire mieux que vociférer vos contre-vérités ici : peu m’importe que ce soit une réponse honnête ou malhonnête : je vous demande de vous prononcer publiquement sur cette question.

                Question : que pensez vous d’un Revenu Universel qui serait distribué à tout le monde ?

                Rappelons que le RU, Revenu universel inconditionnel, est une idée de feu Jacques Marseille, un ultralibéral pur et dur.


              • King Al Batar King Al Batar 12 août 2011 13:17

                Quelle est la solution pour rendre la France productive ?????
                Reindustrialiser notre pays, en payant les ouvriers moins cher que les Chinois ?
                Exporter nos ouvriers sans emploi dans des pays ou il y a des emplois ?
                Quelle solution est réellement proposée par le MODEM, parce que dire que les autres racontent du flan, c’est bien, mais dites moi quel gout il a votre flan ?


                • David Meyers 12 août 2011 13:23

                  Cher King

                  S’il y avait LA solution, il suffirait de l’appliquer et tout irait bien.
                  Il faudra vous résigner peut-être à accepter qu’il n’y a PAS de solution mais peut -être un ensemble de compromis permettant d’atteindre un nouvel équilibre précaire de la situation mondiale.

                • King Al Batar King Al Batar 12 août 2011 13:32

                  Exactement, il n’y a pas de solution, et nous sommes en train d’assister à un réequilibrage violent des richesse mondiales.
                  Les Etats Unis et l’Europe ne dirigeront bientot plus l’économie Mondiale, mais ce sont les Chinois qui s’imposent de plus en plus. Vous verrez que bientot, quand le Dollar sera complétement effondré, ce sera le retour de l’Etalon Or voir meme le Yuan...
                  Nous sommes en train de vivre en direct le déclin de notre civilisation. Nous avons été trop riches trop longtemps. Beaucoup trouverons finalement cela plus juste.
                  Mais comment ferons nous pour survivre à cela.
                  Comment envisager l’après (même si a mon avis le processus de déclin sera encore long).
                  Peut être que la guerre va relancer l’économie, on est peut être pas si loin d’un nouvelle guerre mondiale. Il suffit que les Etats Unis disent qu’ils annulent la dette. Voir même un pays Européen.Ce n’est pas souhaitable.
                  En tout cas aujurd’hui nous sommes dans une situation relativement alarmante, et je ne crois pas que les loosers de jadis puissent devenir les grands sauveurs de demain...


                • David Meyers 12 août 2011 14:43

                  Malheureusement je rejoins votre analyse en ce que les pays riches ont esclavagisés les pays pauvres jusqu’à plus soif. Nous en sommes tous responsables (malheureusement aussi) dans notre soif du toujours plus pour toujours moins cher.


                  Quant à la Chine, à aujourd’hui (demain sera un autre jour), c’est encore un géant aux pieds de papier qui dépend trop de la demande internationale.

                  Que les pays « riches » (hum) voient s’effondrer la demande de consommation et la Chine en pâtira, avec elle sa nouvelle classe moyenne d’où une probable réaction en chaîne.

                • Winston Smith 12 août 2011 19:30

                  « Quelle est la solution pour rendre la France productive ????? »



                  Passer du socialisme au capitalisme.


                • JL JL 12 août 2011 20:01

                  smith :

                   smiley  smiley  smiley

                  Quelle est la méthode pour ruiner la compétitivité des Français ? Faire ce que fait Sarkozy, pour plaire aux marchés apatrides !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès