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Accueil du site > Actualités > Politique > Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

Résumé en 5 points-clés :

  1. La situation politique au lendemain des européennes est désastreuse, y compris pour le Front de Gauche.
  2. Le Cevipof a montré dès janvier que le niveau de défiance des Français envers la classe politique et les médias atteint des records.
  3. Il est urgent de donner effectivement le pouvoir au peuple à travers l’outil du référendum d’initiative citoyenne.
  4. Figurant ou ayant figuré au programme de tous les partis, (et souhaité par une écrasante majorité de nos concitoyens) le référendum d’initiative citoyenne est le sujet consensuel par excellence : aucun politicien ne peut s’y opposer sans perdre de sa crédibilité et de sa légitimité, et celui qui mettrait ce sujet sur le devant de la scène en tirerait un bénéfice politique immédiat.
  5. L’initiative suisse « monnaie pleine » qui vient d'être lancée début juin fournit l’occasion à la gauche de promouvoir le référendum d’initiative citoyenne en montrant qu’il peut notamment servir à renverser la dictature de la finance.

Cher Jean-Luc,

Les élections européennes ont confirmé et amplifié ce qu’on pouvait déjà constater au lendemain des municipales : ceux qui n’ont pas exprimé leur indifférence ou leur dégoût de la politique par l’abstention l’ont fait en votant FN ; la politique néo-libérale suivie par le PS a créé une situation périlleuse qui met en danger la démocratie elle-même, et le Front de Gauche avec ses dissensions internes (entre PG et PCF) n’apparaît pas encore comme une alternative crédible. D’ailleurs l’enquête du Cevipof publiée au début de cette année révèle que 77 % des personnes interrogées ne font pas confiance à leurs députés, aux médias, et 92 % des Français ne font pas confiance aux partis politiques ! Donc au-delà d’un cercle de quelques milliers voire dizaines de milliers d’adhérents et de sympathisants (ceux que tu réunis lors de tes meetings), la défiance est de mise. Les politiciens sont globalement perçus comme avides de pouvoir et d’enrichissement personnel, très peu de citoyens croient encore à la possibilité d’un engagement désintéressé au service du bien commun, et les récentes « affaires » (Cahuzac et Morelle à « gauche », Sarkozy et Bygmalion à droite) ne les feront pas changer d’avis.

Devant l’urgence de la situation, il me semble évident qu’il faut donner une dimension pratique aux slogans de campagne du FdG : "révolution citoyenne", "prenez le pouvoir" ou "place au peuple" ne peuvent pas se limiter à un bulletin FdG glissé dans l’urne. Car l’élection signifie (si les élus tiennent leurs promesses) que le programme du parti au pouvoir sera mis en œuvre. Mais d'une part on ne peut pas demander à l’ensemble du peuple d’adhérer à la totalité des mesures préconisées par quelques milliers d’adhérents à un parti politique, et d’autre part le mandat impératif étant déclaré nul par l’article 27 de la Constitution, rien ne peut empêcher les élus de nous trahir : « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Un parti politique, si bien intentionné et proche du peuple soit-il, doit admettre qu’en démocratie, la décision finale appartient au peuple lui-même qui doit donc avoir le dernier mot sur toutes les réformes proposées par le gouvernement et être ainsi le législateur en dernier ressort

La « démocratie représentative » doit donc être complétée (et pour tout dire, rendue simplement possible, car le système actuel n’est ni démocratique ni représentatif !) par cet outil de démocratie directe qu’est le référendum d’initiative populaire. Le Front de Gauche, même s’il n’a pas la majorité au parlement, peut et doit contribuer à sa mise en place en en faisant son PRINCIPAL CHEVAL DE BATAILLE. Tu as déjà popularisé le sujet en demandant un référendum sur le TSCG en septembre 2012 (mais dans ce cas l’initiative appartenait au président de la République, non au peuple) et en parlant à plusieurs reprises du « référendum révocatoire » qui serait effectivement d’initiative populaire, mais rien ne garantit que le remplaçant de l’élu révoqué à mi-mandat ferait du meilleur travail. A partir de là, le référendum révocatoire risque de déboucher purement et simplement sur une division par deux de la durée des mandats, ce qui aurait probablement plus d’inconvénient que d’avantages car nous serions en campagne électorale permanente !…

A l’inverse, un vrai référendum d’initiative populaire permettant d’abroger des lois et d’en proposer de nouvelles (comme cela se pratique en Suisse) aurait des avantages certains. Un groupe de citoyens, une association, un syndicat ou un parti politique pourraient être à l’origine d’un référendum, et rassembler sur une proposition précise bien plus d’électeurs que ceux qui votent traditionnellement pour tel ou tel parti. (En Alsace par exemple, où le Front de Gauche a fait moins de 3 % aux européennes, nous avons déjà remporté une victoire électorale… lors du référendum d'avril 2013 sur la collectivité unique !). De plus, en Suisse, les citoyens peuvent modifier leur Constitution par le moyen du référendum d’initiative citoyenne. Un parti comme le nôtre qui prône la VIème République ne peut pas ignorer cette possibilité : en introduisant le référendum d’initiative citoyenne dans l’article 3 de la Constitution actuelle (voir www.article3.fr) il nous serait possible de modifier tout le reste et d’établir une VIème République vraiment démocratique, de manière progressive, article par article, ou en une seule fois en proposant par référendum la convocation d’une Constituante.

Le référendum d’initiative populaire est au programme du Front de Gauche « L’humain d’abord ». Par chance, il est (ou a été) aux programmes de tous les partis, (voir http://www.article3.fr/informations/le-ric-dans-les-programmes-des-partis) et même ceux qui ne l’ont plus à leur programme ont déposé des propositions de loi pour l’inscrire dans la Constitution !

 - Le 10 octobre 2013, un groupe de 42 députés UMP a repris la proposition de loi n°1248 de Nicolas Dupont-Aignan pour la redéposer sous le n° 1457. (http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion1457.asp)

- Le 4 février 2014, un autre groupe de 15 députés UMP s’est inspiré de la proposition de loi de Christian Vanneste d’avril 2011 pour la redéposer sous le n° 1759. (http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion1759.asp)

- En 1999 et 2002, c’est le député communiste André Gérin qui avait par deux fois tenté d’introduire le référendum d’initiative populaire dans la Constitution, et même le FN a déposé une proposition de loi en ce sens (mais en en excluant le domaine constitutionnel) le 13 février 2014, quelques jours après le vote suisse sur l’immigration.

- A l’automne 2013, le président de la République a annoncé mensongèrement le référendum d’initiative populaire avant la fin de l’année (il s’agissait en fait de la loi organique de la révision constitutionnelle de 2008 qui inscrit le référendum d’initiative PARLEMENTAIRE dans l’article 11 de la Constitution : http://www.article3.fr/alerte-intox-hollande-referendum-initiative-populaire-03-10-2013).

Le thème du référendum d’initiative populaire se retrouve donc d’un bout à l’autre de l’échiquier politique, mais aucun grand parti n’en fait le PRINCIPAL point de son programme. Or, il est évident que le pays crève du manque de démocratie, les gens sentent bien qu’ils n’ont aucune maîtrise de leur destin, que le chômage, le déclassement et la misère les guettent, et que l’Europe est encore moins démocratique que notre Vème République. Le « séisme » du 25 mai n’a pas d’autre origine ! Déduire du score du Front National que plus du quart de nos concitoyens seraient devenus racistes, xénophobes et fascistes relèverait d’une erreur d’analyse grossière ! Le peuple français aspire à la SOUVERAINETE, qui ne se confond pas avec le souverainisme car la souveraineté doit être d’abord et avant tout POPULAIRE, ce qui semble davantage à notre portée dans le cadre national que dans une Europe technocratique aux frontières mal définies. (« La souveraineté nationale appartient au peuple », article 3 de la Constitution de 1958).

« Où vois-tu que l’on fasse la guerre contre quelque chose ? Le cèdre qui prospère et anéantit la broussaille se moque bien de la broussaille. Il n’en connaît point l’existence. Il fait la guerre pour le cèdre et transforme en cèdre la broussaille. » (Antoine de St Exupéry, Citadelle)

Il est donc essentiel de recentrer le discours du Parti de Gauche sur l'exigence de la démocratie plutôt que la lutte contre les idées d'extrême-droite, de fermer le robinet de la baignoire qui déborde plutôt que de passer la serpillière, de se battre POUR le référendum d'initiative citoyenne plutôt que CONTRE le Front National, étant entendu que le référendum d'initiative citoyenne est le rempart le plus efficace contre une dictature fasciste ! (Hitler ou Mussolini se sont imposés dans des régimes parlementaires. Une fois au pouvoir, il est vrai qu'ils ont usé et abusé du référendum-plébiscite, mais celui-ci n'a rien à voir avec un référendum à l'initiative des citoyens ! Enfin, on n'a jamais vu de personnages de cette nature prendre le pouvoir en Suisse, où le référendum-plébiscite est d'ailleurs interdit par la Constitution...).

Le moment opportun pour cette inflexion du discours aurait été le week-end de pentecôte, où a eu lieu à Zurich le lancement officiel de la campagne pour l'initiative « monnaie pleine » (voir http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/). Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Quand nos médias font leurs gros titres sur des référendums suisses, c'est le plus souvent pour les moquer (quand ils refusent des congés payés supplémentaires ou un salaire minimum) ou les blâmer (quand ils veulent limiter l'immigration massive), de manière à discréditer cet outil de démocratie directe qu'est le référendum d'initiative populaire et dissuader nos concitoyens d'avoir l'idée de le revendiquer.

Mais la réforme monétaire qui se prépare (et je suis en contact, à Bâle, avec un groupe de militants qui ont commencé à collecter des signatures) est d'une autre envergure : il s'agit ni plus ni moins que de supprimer le système des réserves fractionnaires pour le remplacer par un système à couverture totale, donc d'interdire aux banques privées de créer la monnaie !

En France, le principal défenseur de cette idée est André-Jacques Holbecq (auteur notamment de La dette publique, une affaire rentable et du Manifeste pour que l'argent serve au lieu d'asservir), avec qui j'ai des contacts également. André-Jacques s'inspire du "100 % monnaie" de Maurice Allais, notre seul prix Nobel d'économie, récemment décédé. Il préfère d’ailleurs l'acronyme « S.M.A.R.T. » (Système Monétaire à Réserves Totales), plus parlant. Quand je lui ai parlé de l'initiative suisse, il a lancé une pétition sur Avaaz pour la soutenir et un blog dédié afin d'en expliquer les enjeux (http://100monnaie.wordpress.com/)

Il faut bien comprendre ce que le SMART implique : la fin de la dictature de la finance, la séparation des banques de dépôt et des banques d'affaires, de sorte que les banques ne puissent plus – comme le dit Frédéric Lordon – prendre les Etats en otage comme elles l'ont fait lors de la crise des subprimes, et le financement de l'Etat par sa banque centrale. (Pour approfondir ce sujet, voir l’excellente vidéo de Gabriel Rabhi : http://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo)

Les Suisses ont maintenant jusqu'en décembre 2015 pour rassembler les 100 000 signatures nécessaires à l’organisation du référendum (soit environ 2 % des inscrits). Après, que la votation soit favorable est une autre histoire, car le lobby bancaire va se déchaîner. Mais au moins, avec le référendum d’initiative citoyenne, ils auront UNE CHANCE de secouer le joug de la finance et se protéger des crises bancaires. Par comparaison, la loi bancaire de Moscovici votée l’été dernier est un vrai foutage de gueule, si tu veux bien me passer cette expression…

Conclusion

Ce qui va se passer en Suisse est un événement de première importance, qui sera sans doute assez peu relayé par nos médias puisque contraire aux intérêts de ceux qui les contrôlent.

Une personnalité politique de premier plan comme toi pourrait s’en faire l’écho (comme tu as été le premier à alerter l’opinion au sujet du GMT il y a des années !) et en profiter pour promouvoir la démocratie directe en mettant le référendum d’initiative citoyenne au premier plan, conformément aux slogans de campagne qui furent ceux du Front de Gauche.

Une fois que nous aurons conquis le référendum d’initiative citoyenne en France, le Front de Gauche pourra prendre une place centrale dans l’élaboration de questions soumises à référendum, et faire passer de cette manière un grand nombre de propositions contenues dans son programme « L’Humain d’abord ».

En espérant t’avoir convaincu de l’intérêt et de l’urgence de mettre l’accent sur ce point essentiel du programme du Front de Gauche, je reste évidemment à ta disposition.

Très cordialement,

Patrice, alias "Camille Desmoulins"

Post-scriptum : quelques questions d'actualité

- Les cheminots se sont mis en grève pour tenter de résister aux manœuvres du gouvernement visant à libéraliser encore davantage le rail. La presse parle de « prise d’otage » pour conserver un statut de « privilégiés » alors qu’ils défendent l’intérêt général et le service public : s’ils avaient été en mesure de lancer un référendum au lieu de se lancer dans la grève, le projet gouvernemental aurait été mis à nu et les cheminots ne se seraient pas rendus si impopulaires par la gêne occasionnée !

- Les intermittents du spectacle défendent un statut (régime particulier d’assurance chômage) sans lequel leur activité ne serait tout simplement pas possible. S’ils pouvaient recourir à un référendum d’initiative citoyenne, ce problème ferait l’objet d’un débat public, les gens comprendraient leur situation, la question serait tranchée démocratiquement, et probablement en leur faveur. Au lieu de cela ils n’ont pour seule arme que des mouvements de grève qui aboutissent à l’annulation de spectacles, prêtant le flanc à la critique car on peut les faire passer pour des fainéants voulant une indemnisation trop généreuse de leurs périodes de chômage et mettant en péril le rayonnement touristique de la France.

- Faut-il multiplier les exemples pour illustrer l’intérêt du référendum d’initiative citoyenne dans toutes les luttes sociales ?


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98 réactions à cet article    


  • alinea alinea 2 juillet 2014 15:04

    Oui, c’est bien !!
    La seule réserve que j’émettrais, et pas pour empêcher cet élan, concret et réalisable, c’est le manque total de politisation du peuple ( total, non, mais enfin...) et l’énorme machine propagandiste des médias aux ordres pour le dévoyer.
    C’est vrai qu’il faut prendre le problème par un bout, ne pas attendre que la majorité s’exprime !
    Pourquoi ne pas contacter tous les comités du PG, par exemple ? Que ce soit mis au menu des réunions d’ici la rentrée ?


    • Doume65 2 juillet 2014 17:14

      Bonjour.

      Il y a une différence qui change tout entre la Suisse et la France : Elle ne fait pas partie de l’UE. Les citoyens peuvent donc y modifier les lois et décider ce que peut faire une banque (et elles en font des trucs en Suisse).

      Ceci explique peut-être aussi la dépolitisations des français que tu (Alinea) déplores : D’un côté on leur explique qu’il serait suicidaire de sortir de l’UE et de l’Euro, de l’autre côté, ils savent très bien que tout se décide par la commission de Bruxelles, organe non élu et soumis aux divers lobbies. A quoi bon voter ?


    • lsga lsga 2 juillet 2014 17:44

      « Devant l’urgence de la situation, il me semble évident qu’il faut donner une dimension pratique aux slogans de campagne du FdG : »révolution citoyenne« , »prenez le pouvoir« ou »place au peuple« ne peuvent pas se limiter à un bulletin FdG glissé dans l’urne.  »



      Tout à fait. Le prolétariat américain vient de développer la base logicielle du conseillisme :
       
      Il est grand temps d’appeler à l’instauration de la démocratie directe de conseil, et non pas pour voter de lois sans intérêt à l’assemblée, mais pour prendre le contrôle de l’appareil de production. 
       
      Malheureusement, Mélenchon est un Jacobin. Son objectif est de mettre l’appareil de production et la finance dans les mains d’une clique de fonctionnaire bureaucrate. 

    • SALOMON2345 3 juillet 2014 09:40

      Il est pertinent (indispensable même) de concevoir « l’outil » mais sans oublier au préalable « l’oeuvre » que ce dernier propose de réaliser, confirmant en cela qu’il n’y a (presque) jamais de mauvais outils mais (très souvent) de mauvais ouvriers ! Revoyons le flacon, affirmons par un « dessein » nouveau l’étiquette, mais que le breuvage soit, in fine, par le travail d’une excellente et intelligente distillation, un bonheur gustatif pour tous ! ...

      Rendons Jaurès, Rousseau et d’autres esprits plus accessibles, inventons de nouvelles pédagogies pour instruire sur la complexité du château de cartes qu’est la France le Peuple désemparé, car en fait, on ne vote que sur ce quoi l’on croit comprendre alors que tout est organisé pour en brouiller la raison (enfumage).

      L’URSS - son petit père des peuples et ses complices - à détruit et brisé des coeurs purs, il faut donc aujourd’hui réaffirmer qu’un raisonnement logique appuyé sur une base fausse, conduit à construire une Tour de Pise ! Lorsqu’un plan « génial » ne marche pas (les hommes ne sont pas des petits pois) c’est le plan qu’il faut modifier pour l’adapter à hauteur de l’Homme... comme Orwell le suggéra...

      Cela dit, effectivement l’outil démocratique aujourd’hui n’existe plus, déglingué et bricolé, il faut impérativement en inventer un autre sinon tout va « péter » !

      Salutations


    • Fergus Fergus 3 juillet 2014 09:53

      Bonjour, Doume.

      Il faut arrêter d’affirmer que tout est décidé par la Commission. C’est très largement faux dans la mesure où toutes les orientations politiques et socioéconomiques sont prises en amont par le Conseil européen, autrement dit les 28 chefs d’état élus dans leurs pays respectifs. Ce sont donc bien les votes populaires qui aboutissent à ces orientations, la Commission n’étant que le bras exécutif des décisions prises par Merkel, Hollande, Cameron, Renzi et cie...


    • Camille DESMOULINS Camille DESMOULINS 3 juillet 2014 12:00

      Il y a déjà, dans pas mal de comités du PG, du monde favorable à la démocratie directe et qui tentent de faire avancer ce thème. Mais il y a aussi des « groupies » à Mélenchon comme on peut le constater quand on lit les commentaires sur son blog. Donc si Mélenchon s’emparait lui-même du référendum d’initiative citoyenne, ça nous ferait gagner du temps !
      Quant au manque de politisation du peuple, il est dû en grande partie au fait que nous sommes de toutes façons réduits à l’impuissance politique. Donc à quoi bon voter ? Et à quoi bon se documenter sur les enjeux si ce n’est pas nous qui décidons ? Par contre, quand ils en ont l’occasion, les Français se passionnent pour le débat politique : rappelez-vous 2005, 70 % de participation au référendum sur le T.C.E. ! (contre 40 % quand il s’agit seulement d’élire des députés européens) 
      Tout à fait d’accord sur le rôle néfaste des médias. Je me verrais bien lancer un premier référendum (quand le RIC sera inscrit dans la Constitution) sur l’indépendance et la pluralité des médias, qu’il faut absolument arracher aux marchands de canons et de béton !
      Et même si le RIC n’est pas l’alpha et l’oméga de la démocratie, c’est un premier pas dans la bonne direction, étant entendu qu’il est tout à fait impossible d’en faire d’autres si on ne commence pas par le premier !


    • Camille DESMOULINS Camille DESMOULINS 3 juillet 2014 12:10

      Parmi les pays membres de l’UE et disposant néanmoins du référendum d’initiative citoyenne, on peut citer l’Italie (qui peut seulement abroger des lois, pas en proposer : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_abrogatif_de_2011_en_Italie) L’Allemagne (où le RIC existe au niveau des communes et des Länder, mais pas au niveau fédéral, malgré la campagne de l’association « Mehr Demokratie » à l’automne 2013 pour le revendiquer) ou encore la Croatie. Donc on ne voit pas en quoi l’appartenance de la France à l’UE pourrait entraver l’instauration du RIC. Par contre, une fois que nous l’aurons, rien ne nous empêchera de l’utiliser pour proposer par exemple le rétablissement d’une monnaie nationale (avec ou sans sortie de l’euro). 


    • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 3 juillet 2014 12:34

      Bonjour,


      Pourquoi attendez-vous que ce soit « mis au menu » des comités ?

      Mettez en oeuvre la démocratie directe tout de suite et partout. Point besoin d’attendre les instructions du sommet. Le pouvoir démocratique ne se concède pas, il se prend. cf. ma réaction ci-dessous.

      Cordialement

    • alinea alinea 3 juillet 2014 12:39

      Pourquoi le sommet ? Non, une volonté commune, horizontale ! J’avoue n’avoir que peu d’idées à agir seule, enfin dans ce domaine !! En général, quand on démarre seul, on s’adjoint les autres, et pas toujours en collaborateurs !! Je suis dépourvue de cette énergie là ! il me faut faire avec !!


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 2014 19:20

      Fergus,
      La France a 1 représentant sur 28.
      Quand une décision est prise, même si la France est contre, elle va devoir l’appliquer quand même.


    • OmegaDG OmegaDG 3 juillet 2014 20:52


      @Isga , votre lien est absurde.

      L’OSET FONDATION, aux accointances Libertariennes et qui n’a absolument rien de prolétaire, est une ONG composée de personnel du Congrès des États-Unis et des législatures d’État.


    • BACHAUD 4 juillet 2014 14:19

      En effet, si le PG est démocratique, nul doute que les locaux se prononceront pour le RIC !


    • Ouallonsnous ? 5 juillet 2014 20:13

      « le Front de Gauche avec ses dissensions internes (entre PG et PCF) n’apparaît pas encore comme une alternative crédible »

      « Il y a une différence qui change tout entre la Suisse et la France : Elle ne fait pas partie de l’UE. Les citoyens peuvent donc y modifier les lois et décider ce que peut faire une banque (et elles en font des trucs en Suisse). »

      JLMélenchon, je crois que le constat qu’exprime les deux premières lignes ci-dessus, trouve sa réponse dans le 3 suivantes.

      Ton entêtement à participer au parlement fantoche de l’UE avec ton deuxième entêtement à croire à l’UE réformable, alors que toutes les analyses et les faits écoulés démontrent le contraire et la nécessité vitale pour la France comme pour les autres pays membres d’en sortir au plus vote, nous démontrent le contraire !

      Vois tu ce qu’il te restes à faire pour que le FDG soit une alternative crédible ?

      Amender le programme du FDG, réécrire « l’humain d’abord » en en sortant tout ce qui concerne la collaboration avec l’UE anglo-USraélienne, c’est-à-dire restaurer la souveraineté de notre pays !


    • leypanou 2 juillet 2014 16:01

      Obtenir le référendum d’initiative citoyenne risque d’être un long chemin car le pouvoir oligarchique actuellement en place -et aussi celle qui était là auparavant- n’y a pas intérêt. F Hollande par exemple est partisan d’un référendum pour l’adhésion de la Turquie dans l’UE -car il soupçonne la réponse des Français qui l’arrange, n’osant pas dire non ouvertement à la Turquie avec franchise- ; il se garde bien de demander un référendum pour quitter l’UE par exemple ou encore rapatrier beaucoup de souverainetés cédées à l’UE, ce que David Cameron a l’intention de faire, pressé par une population plus souverainiste.

      Le système actuel est un verrouillage habile de tout processus de décision, d’où le référendum d’initiative parlementaire (rappelez-vous le TCE de 2005) : le filtre parlementaire suffit à éliminer toute idée « saugrenue ».

      Pour l’oligarchie, on demande l’avis du peuple quand on est sûr que sa réponse l’arrange.


      • Fergus Fergus 3 juillet 2014 09:59

        Bonjour, Leypanou.

        Vous avez raison, aucun parti de gouvernement ne veut entendre parler de ce type de référendum qui diminuerait ses prérogatives et viendrait contrer les initiatives du pouvoir.

        Le seul moyen est donc d’en passer par un... référendum. Mais celui-ci a peu de chances de voir le jour pour les mêmes raisons. Ce serait pourtant, pour un président comme Hollande, un moyen de redorer son image et de passer outre aux oppositions des élus, surtout s’il est accolé à cette consultation une 2e question portant sur l’introduction d’une dose significative de proportionnelle aux législatives.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 2014 19:22

        Si, le referendum d’initiative populaire est au programme de l’ UPR, après la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN.


      • BACHAUD 4 juillet 2014 14:26

        si nous sommes des millions dans les rues à demander le RIC nous l’obtiendrons très facilement car il n’y a aucun argument avouable contre ! et en plus que ce sont de pêteux.. !!



      • claude-michel claude-michel 2 juillet 2014 16:16

        Suisse...Chômage = 3%

        Croissance = 2%
        Mélanchon = Nationalité Française pour tous les immigrés... ?

        • 1871-paris 1871-paris 2 juillet 2014 16:29

          Non des papiers pour régulariser ceux qui travailles ici. propos caricaturale type pour attiser la xénophobie Francçaise.


        • claude-michel claude-michel 2 juillet 2014 16:46

          Par 1871-paris...Désolé...mais lors d’un meeting (je ne sais plus lequel)...il à fait cette sortie...C’est passé a la télé française.. !


        • mmbbb 2 juillet 2014 20:42

          @ Par 1871 Paris Ce qui prouve par A +B que la france c’est le bordel Si ces personnes n’atient pas en regle elles n’auraient jamais du pouvoir travailler Je connais une collgeue de travail dont une de ses amies medecin oncologue a du partir en Australie dans le cadre de son travail Elle a du prendre une assurance privee et assurer la scolarite de ses enfants Idem si vous allez au Canada et dans d’autres pays Melenchon et son petit copain Besancenot comme Mme Authin sont les idiots utiles du patronnat Le peuple ouvrier l’a compris puisque ces travailleurs excercent une concurrence sur le marche du travail


        • mmbbb 2 juillet 2014 21:46

          Besancenot Authin sont sur la meme ligne regularisation massive des immigres en sitation irreguliere.


        • claude-michel claude-michel 3 juillet 2014 07:32

          Par mmbbb ...Absolument...mais les révisionnistes de l’histoire disent le contraire...


        • mmbbb 3 juillet 2014 10:40

          C’est nous qui avons tort de laisser se disloquer la nation francaise Par ailleurs personne ne chiffre le « cout de cette immigration de peuplement » a savoir logement sante education Si la famille Leonarda emploie une telle energie ( parents et 5 gosses que la France a prise en charge pendant 4 ans) je ne pense pas que ce soit pour notre execption culturelle francaise Nous sommes en train d’installer une balkanisation en France ou les revendications categorielles sont plus forte que l’intereret general J’ai ete a l’ecole republicaine si j’avais montre un signe exterieur de religion j’aurais ete immediatement remis a l’ordre sans discussion En dehors de la laictite point de salut Aujourd ’hui ce n’est plus le cas et lorsque je discute avec des immigres sur la laicite nous ne nous comprenons pas Nous avons des idees diametralement opposees ce qui prouve qu une certaine ideologie a fait son oeuvre et des intello comme Ramadan Tarik l’ont tres bien compris lui qui est passe maitre dans l’art de la dialectique et oublie de citer l’historien Michel Winock qui a ecrit un essai sur la lente et dure lutte de l’instauration de la laicite Le tout avec la benediction de l’extreme gauche


        • legrind legrind 3 juillet 2014 10:46

          @ Anti-Gauchise j’ai cru que vous vous moquiez , mais non

          L’immigration n’est pas un problème ça serait « l’immigration zéro qui (..) affaiblit la France !!! Le chapitre »lutte contre toutes les discriminations" est encore plus cocasse, pma pour les lesbiennes ! Le programme social du fdeG c’est un super Terra Nova en fait. 

        • jpeg06 2 juillet 2014 17:08

          Melanchon
          comment croire un guignol pareil , avant le premier tour il a remué ciel et terre disant tout et son contraire , un vrai révolutionnaire puis il a appelé a voter Hollande et ensuite calme plat , silence total , austérités , licenciements tout lui est indifférent , comment croire en lui aprés ?


          • mmbbb 2 juillet 2014 21:00

            l’extreme gauche c’est ca c’est de la comedie et ils ont toujours appeles a voter socialistes Meme le patron de la CGT avait appele a voter Hollande et maintenant il vient foutre le bordel a la SNCF et pleurer qouique les usagers n’ont pas ete pour les soutenir Ou est la coherence ? Des vrais branlots des buzes c’est tout
            Je ferais remarquer que le taux de syndiquer est de 8% c’est la confiance accorde par les salaries a ces syndicats


          • César Castique César Castique 2 juillet 2014 17:09

            «  le Front de Gauche pourra prendre une place centrale dans l’élaboration de questions soumises à référendum, et faire passer de cette manière un grand nombre de propositions contenues dans son programme « L’Humain d’abord ».


            Et le Front national  pourra prendre une place centrale dans l’élaboration de questions soumises à référendum, et faire passer de cette manière un grand nombre de propositions découlant de son principe « Les Français d’abord ».

            Ou est-ce que vous prévoyez des obstacles, des barrières, des réserves, des conditions, des limites et des restrictions permettant d’éviter les questions qui fâchent (l’extrême gauche, la gauche et la droite courbe) ? Parce que, du point de vue »républicain", les séductions du modèle suisse atteignent vite leurs limites, notamment en matière d’immigration et de répression pénale.

            • HELIOS HELIOS 3 juillet 2014 12:19

              ... de votre commentaire il faut en conclure que s’il y avait référendum, le resultat de ce referendum pourrait ne pas plaire (a qui d’abord) ? Il faut donc empêcher les referendum d’initiative populaire au cas ou les français choisiraient de s’appliquer une préférence ??? ou d’aller a l’encontre d’une vision des élites de la nations ? ah, ah, ah... comme en 2005 c’est cela ?


              Tiens, autre bizarrerie.. ; ici dans l’article :

              ....... Déduire du score du Front National que plus du quart de nos concitoyens seraient devenus racistes, xénophobes et fascistes relèverait d’une erreur d’analyse grossière ! ....

              J’en conclu a la lecture que l’auteur pense que les 25% de français qui ont voté pour le FN l’ont fait par protestation et ne sont pas raciste, on est bien d’accord ?... Voila donc un raccourci bien commode quand on veut manipuler les gens... mais il y a une autre option dans le raisonnement... c’est que 25% des français qui ne sont toujours pas pas racistes, ont voté en toute conscience pour une orientation qu’ils préfèrent et donc cela induit que ce parti (le FN) qui n’est pas non plus raciste, normal, non ?

              que de problème dans la tête, hein... les mots ont un sens !

            • Camille DESMOULINS Camille DESMOULINS 3 juillet 2014 12:20

              En effet, le Front National pourra également tenter de faire passer certaines mesures de son programme grâce au RIC. J’ai lu dans le programme de Nouvelle Donne (qui comporte également le RIC) que les questions soumises à référendum ne devront pas violer la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Voilà un exemple de « garde-fou » qu’on peut mettre en place si ça peut vous rassurer.


            • Camille DESMOULINS Camille DESMOULINS 3 juillet 2014 12:22

              Je ne prends aucune position sur le Front National, mais dans l’article je m’adresse à Mélenchon qui s’est employé à le re-diaboliser. J’adapte donc mon discours à mon interlocuteur, n’en tirez aucune conclusion sur mes opinions personnelles.


            • BACHAUD 4 juillet 2014 14:54

              Quand on est pour le RIC il est peu probable que l’on sera satisfait par tous les RIC adopté.. ! nous n’avons pas à porter de jugement dee valeur sur les décisions du peuple suisse ;; !!!


            • BACHAUD 4 juillet 2014 15:23

              le champ du RIC ne se borne pas !

              l’e FN comme tout citoyen pourra lancer un RIC..
              Il faudra ensuite qu’il triomphe... !

            • logan 2 juillet 2014 20:37

              Bonjour camarade.

              Il me parait plutôt naïf de croire que le référendum d’initiative citoyenne va tout changer.
              Les décisions politiques relèvent du rapport de force. Il est clair qu’il est toujours préférable que ce soient les citoyens qui décident plutôt qu’un petit groupe de personnes. Car ce petit groupe de personnes finira tjrs par détourner le pouvoir pour ses propres intérêts plutôt que l’intérêt général.
              Néanmoins les décisions que les citoyens prendront ( comme celles qui les ont conduit à mettre majoritairement le FN en tête aux européennes, ou encore avant de mettre Sarkozy et Hollande au second tour de la présidentielle ) relèvent d’un rapport de force idéologique qui ne sera aucunement modifié et il n’y a donc pas de raison de penser qu’il y aura le moindre chamboulement politique, on le voit bien en Suisse, c’est loin d’être la révolution là-bas contrairement à ce que tu prétends.

              L’intérêt de l’initiative c’est bien de soumettre des questions que ceux qui dirigent n’aborderont évidemment jamais, l’intérêt c’est de les court-circuiter quand ils sont en conflit d’intérêt => exemple le cumul des mandats ), l’intérêt de pouvoir révoquer un élu mérite mieux que ce que tu en dis assurément.
              Bien sûr, en proposant d’autres questions et en ouvrant le débat sur ces questions, à terme cela peut participer à changer le rapport de force idéologique.
              Mais c’est très insuffisant. Et il faudra bien prendre le pouvoir avec nos moyens actuels avant d’en arriver là.
              Pour mener ce combat idéologique, à côté il faut bien défendre nos idées dans tous les domaines, et il faut aussi combattre celles des autres ( en l’occurrence aussi celles du FN qui laissent croire que tous les problèmes viennent des immigrés ou de l’euro ), on ne peut pas faire autrement.
              C’est sûr que du haut de nos 10000 adhérents on ne concurrence pas la puissance de propagande des médias ...
              Mais il n’y a pas d’autre moyen, on doit faire ce qu’on peut.
              Faire du RIC notre revendication numéro 1 ne résoudra aucunement le pb. Et si tu crois que cela va changer les idées reçues des gens à cause de ça c’est que tu sous estime le pouvoir de calomnie de nos adversaires politiques.


              • mmbbb 2 juillet 2014 20:53

                oui camarade lorsque c’est le bordel dans les banlieues et que certaine population exercent son droit tribal et emmerdent tous le monde, oui camarade lorsque certains cretins foutent la merdent et brulent des voitures et ne regardent pas si cette voiture est celle de son voisin, oui camarade comme il y a quelques annes les gentils gars de la banlieue parisienne decendirent a la capitale et mirent les magasins a sac et tabasserent des passants oui camarade tout ceci est de la faute du bourgeois Et Melenchon s’en fout comme tant d’autres go cho parce que camarade comme les apparctckiks ils vivent dans de beaux quartiers et viennent chanter l’internationale en mocassin


              • Camille DESMOULINS Camille DESMOULINS 3 juillet 2014 13:22

                Il ne faut pas confondre les décisions prises par les citoyens lors d’une ELECTION avec celles qu’ils prennent lors d’un référendum. Mettre Sarko et Hollande au 2ème tour n’est pas la décision des citoyens : c’est induit par les institutions (qui prévoient la présidentielle en 2 tours et avant les législatives) et les entreprises sondagières qui déterminent qui a une chance de figurer au 2nd tour et qui n’en a pas. Quant au FN à 25 % aux européennes, ce n’est pas non plus (en tout cas pas entièrement) une décision des citoyens mais aussi (et surtout) le résultat de leur défiance envers la classe politique, envers les institutions européennes, qui s’est traduite par une forte abstention et par un vote protestataire (qui n’a recueilli que 10 % des suffrages des inscrits même s’il représente 25 % des suffrages exprimés). Donc on ne peut pas déduire du fonctionnement du système politique actuel que les citoyens ne sont pas capables de prendre de bonnes décisions s’ils avaient un vrai pouvoir. Cela dit, ils en prendront aussi que vous trouverez mauvaises (nous ne pouvons pas être d’accord sur tout avec tout le monde) mais c’est évidemment « moins pire » que d’être assujettis à cette oligarchie ploutocratique...
                La Suisse n’est effectivement pas en révolution. Un pays qui jouit d’un système démocratique depuis plus de 150 ans n’a pas besoin de faire la Révolution. Il n’empêche qu’on peut trouver « révolutionnaire » la réforme monétaire proposée par l’initiative « monnaie pleine » dans la mesure où ses conséquences - pour les banques - seront d’une portée considérable...
                Enfin, tant que notre « démocratie » se limitera à voter pour des personnes affublées d’une étiquette partisane, il sera pertinent de parler de « combat » idéologique et d’« adversaires politiques » : l’élection instaure un climat de guerre civile. Par contre, la démocratie directe aurait la vertu de pacifier les relations : au lieu de taper sur le(s) parti(s) adverse(s), on s’intéresserait à une question précise, un problème particulier, et on échangerait des arguments afin de parvenir à la meilleure solution. Faire du RIC un aspect prioritaire du programme du PG - FdG désarmerait les calomniateurs : en disant (par exemple) « Nous sommes pour la régularisation des sans-papiers et c’est ce que nous ferons si nous arrivons au pouvoir, MAIS nous commencerons par instituer le RIC de sorte que si un point quelconque de notre programme n’avait pas l’assentiment de la majorité des Français, le peuple souverain pourrait s’y opposer », voilà qui changerait TOUT !


              • logan 3 juillet 2014 19:14

                Bonjour, vous avez du lire en diagonal mon message car vos réponses visent visiblement des propos que je n’ai jamais tenu.

                Je défends le RIC. Et j’ai expliqué qu’effectivement il valait toujours mieux que les décisions soient prises par les citoyens que par un petit groupe de personnes.

                Ce que j’ai essayé de vous expliquer, ce n’est pas qu’il ne fallait pas laisser les citoyens décider ( vous devez tellement être habitué à ce genre d’opposition que vous les confondez toutes ? ).
                C’est que le RIC ne va pas changer grand chose. Car les décisions dépendent des rapports de force idéologiques. Et même si le RIC était mis en place, cela ne va rien changer aux rapports de forces actuels. Dumoins pas immédiatement.

                Et que vous l’acceptiez ou non, les rapports de force actuels font qu’une majorité de citoyen français votent pour l’UMP le PS et le FN ...

                Donc vous sur estimez l’importance du RIC. Et vous faites une erreur vraiment importante en croyant qu’il vaut mieux défendre le RIC plutôt que de continuer à mener le combat d’idées dans tous les autres domaines.

                "La Suisse n’est effectivement pas en révolution. Un pays qui jouit d’un système démocratique depuis plus de 150 ans n’a pas besoin de faire la Révolution. Il n’empêche qu’on peut trouver « révolutionnaire » la réforme monétaire proposée par l’initiative « monnaie pleine » dans la mesure où ses conséquences - pour les banques - seront d’une portée considérable... « 

                Quand je vous dis qu’en Suisse ce n’est pas la révolution, je ne parle pas du côté »on prend les armes« , je vous parle du côté »on change l’ordre établit". Bien que le RIC suisse soit une expérience forte intéressante dont on devrait surement s’inspirer, la suisse n’est pas plus démocratique que la France, les suisses ont aussi leur propre oligarchie, la plupart des décisions politiques suisses servent les intérêts politiques de cette oligarchie, ils mènent les mêmes politiques d’austérité que le reste de l’UE. Je vous rappelle que la Suisse est encore pire un paradis fiscal et un eldorado pour les riches de l’ensemble des pays européens et même du monde entier, en plus d’être une plaque tournante du blanchiment d’argent et donc un eldorado aussi pour le crime organisé.
                Le niveau de vie y est extrêmement élevé pour ces raisons, et non pas parce qu’ils auraient une industrie florissante.

                Il faut donc faire preuve de discernement et ne pas tout enjoliver par idéologie.
                Le RIC n’a rien changé et ne changera rien à tout cela.
                L’ordre social n’a aucunement changé.

                Il faut se battre en France pour avoir un RIC.
                Mais le RIC n’est qu’un outil, ce n’est pas ça qui va changer les rapports de force idéologiques, pour le changer il faut se battre sur tous les tableaux, car tout est cohérent, on combat un système !
                Du coup votre idée de faire du RIC je ne sais quelle revendication numéro 1 ne me convainc pas dutout.

                Quand aux calomniateurs ils trouveront toujours à redire. Je peux vous le faire moi même, Mélenchon le franc-maçon, le mondialiste, le faux, qui essaie de faire de la récupération en défendant le RIC, tout comme il défend l’europe sociale, après avoir voté maastricht et fait 30 ans de sénateur PS. Il nous prend pour des cons.

                Voilà.


              • logan 3 juillet 2014 19:29

                A ce propos je vous invite à vous renseigner sur les opinions politiques d’André Jacques Holbeck.
                Il vote pour Marine Lepen. Et le FN a même repris une de ses idées dans son programme.
                Ainsi vous pourrez prendre du recul par rapport à sa proposition, et voir à quel point elle n’est ni centrale ni révolutionnaire.
                Ca serait mieux. Mais ça ne changerait rien dans la vie des gens.
                La finance continuerait de faire ses méfaits. Si jamais elle coule elle trouverait un autre moyen pour justifier le recours à l’argent du contribuable pour les renflouer.
                Et au niveau des travailleurs, cela ne changerait absolument rien dutout.


              • Camille DESMOULINS Camille DESMOULINS 3 juillet 2014 21:09

                Rebonjour Logan,

                Désolé si j’ai mal cerné le sens de votre commentaire précédent ; j’ai bien compris que vous n’étiez pas opposé au RIC mais que ce n’était pas la priorité pour vous. Cependant, vous m’avez aussi mal compris (c’est sans doute parce-que j’insiste trop sur le RIC) : je ne dis pas que tous les autres points du programme doivent passer à la trappe, au contraire, il faut défendre la justice sociale, la planification écologique, etc. Bien sûr qu’il faut poursuivre la « lutte idéologique » et s’efforcer de changer l’ordre établi, mais le RIC est à mon avis le meilleur outil pour y parvenir. Et quand je parle de la Suisse, c’est pour dire que ce pays dispose de cet outil démocratique (il est donc plus démocratique que la France : ce n’est pas en Suisse que le parlement annulerait la décision du peuple souverain comme le nôtre l’a fait avec le Traité de Lisbonne !) Mais la Suisse n’est pas le paradis sur Terre, et les Français n’utiliseraient certainement pas cet outil démocratique de la même manière que les Suisses, car chaque peuple a ses spécificités culturelles ! (En Suisse même, on observe très souvent des différences dans les votations entre la partie romande et la partie alémanique...)
                Quant à André-Jacques Holbecq, sachez qu’il est proche de Nicolas Dupont-Aignan, (c’est grâce à son soutien et celui d’Yvan Bachaud que j’ai pu convaincre NDA de déposer la proposition de loi n° 1248 l’an dernier) et que s’il fallait classer à l’extrême-droite tous ceux à qui Marine Le Pen emprunte des idées, Mélenchon lui-même y serait ! (Au terme du débat entre MLP et Alain Lamassoure, de l’UMP, dans l’émission « Des paroles et des actes », ce dernier a déclaré : « je croyais être invité à un débat contre Marine Le Pen, et je me suis trouvé confronté à Jean-Luc Mélenchon » !)

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