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Accueil du site > Actualités > Politique > Leurs objectifs et notre réalité

Leurs objectifs et notre réalité

Comment voulez-vous qu’une Europe dont l’économie est basée sur le système économique de l’école de Chicago de Milton Friedman, et dont les brillants effets ont été testés grandeur nature au Chili durant les années Pinochet, avec les résultats dévastateurs que l’on sait, puisse apporter une solution à l’avenir de l’humanité ?

C’est impossible ! Le système est vicié à la base. Dépecer l’État pour tout confier « au marché » ne marche que dans les esprits lobotomisés des fervents défenseurs du système capitaliste ! Le prochain traité transatlantique est dans ce sens une véritable catastrophe …

Baser son économie sur l’argent dette, sur la toute puissance des multinationales et sur une croissance exponentielle continue dans un monde aux ressources finies, est le comble de l’absurdité. Dans un tel système, ceux qui s’enrichissent sont ceux qui sont déjà très riches. Et on ne dira pas comment leur grande richesse leur est parvenue. Il y aurait dans ce domaine une bonne recherche à faire avec au bout certainement des surprises pas spécialement glorieuses, comme disait Balzac : « derrière chaque fortune il y a un crime ! »

C’est une évidence tellement manifeste que l’on peut se poser la question de savoir pourquoi des gens pourtant intelligents poursuivent envers et contre tout cette fuite en avant ? La réponse est simple, et malheureusement assez simple : l’objectif de ces gens n’est pas et n’a jamais été la prospérité de leurs peuples respectifs, malgré toutes leurs déclarations hypocrites depuis des décennies. Si tel avait été le cas, il y a longtemps que nous devrions être dans une prospérité extraordinaire. Mais comme de toute évidence c’est exactement le contraire qui se passe, c’est que ces gens nous ont menti et continuent à nous mentir pour justifier leur spoliation des peuples. Et le mot n’est pas trop fort.

Les politiciens et économistes en tout genre sont au service d’une oligarchie dont l’ambition finale est de mettre le monde en coupe réglée. Leur finalité est d’emmagasiner toujours plus d’argent, plus de pouvoir, quitte à mettre à feu et à sang la planète, afin de pouvoir régner sur une population d’esclaves à leur service. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à organiser le chaos, qu’il soit économique, social, religieux ou politique. Car c’est en plongeant les masses dans le chaos que les élites peuvent profiter de leurs positions et perpétuer leurs privilèges.

Toutes ces « crises », économiques et financières, politiques ou sociales, lorsqu’elles ne sont pas créées artificiellement, ou méthodiquement organisées, sont récupérées par le système à son avantage. L’on fait croire aux peuples que tout ceci est dû à la conjoncture internationale, et que malgré tous les efforts des classes dirigeantes, il s’agit d’une fatalité qui dépasse les clivages habituels, ce que s’empresse de démontrer les nouveaux gouvernements. Et les médias aux ordres confirment cette réalité en organisant de nombreux débats avec de nombreux experts : experts de l’ordre établi, évidement ! Alors que la réalité est encore une fois beaucoup plus simple, c’est tout simplement la lutte des classes, le capital contre le travail, la rente contre les peuples.

Il nous appartient de nous réveiller, de rejeter massivement ce qui n’est en aucun cas une fatalité, mais une volonté délibérée de nuisance de la part de cette oligarchie. Refusons ces diktats, établissons un autre type de société basé sur un autre paradigme, qui met les êtres humains, tous les êtres humains, et leur épanouissement sur tous les plans, au centre des préoccupations, et non l’enrichissement exponentiel et crapuleux d’une toute petite minorité d’individus.

Si nous ne faisons rien, l’adversaire, lui, fait son travail. Et il sera trop tard, lorsqu’il aura verrouillé son système, de se mettre à gémir et dire : « Ah si on avait su ! » Mais vous saviez et vous n’avez pas bougé. Ensuite il sera trop tard pour se plaindre, et il vous faudra supporter les conséquences de vos actes, de votre passivité, de votre résignation. Ce ne sera pas la faute des autres, non, ce sera votre faute !

LIRE ÉGALEMENT : L’IMPOSSIBLE PARTAGE


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11 réactions à cet article    


  • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 21:43

    Il faut croire que Flanby a déteint sur sa population. La réaction au traité transatlantique a la même vigueur que Mollusque 1er. On peut le considérer comme déjà signé, les protestations sonores et vaines viendront après.


    • Hervé Hum Hervé Hum 19 août 2014 00:52

      Vouloir arrêter l’inertie de l’évolution, c’est comme vouloir arrêter la Terre de tourner sur elle même.
      On peut le rêver, mais surtout pas le faire réellement. Sauf à replonger l’humanité dans l’obscurité du début du moyen âge.

      Bref, la seule manière d’empêcher l’inertie de l’évolution c’est de faire la guerre perpétuelle. Mais à ce que je sache, la première guerre mondiale a commencé dès l’instant où un homme à déclaré qu’une partie de la terre lui appartenait en propriété personnelle. De ce fait il à fait entrer notre monde dans l’ère de la guerre mondiale pour la propriété particulière. Seulement au début c’était forcément une guerre totalement asymétrique dans le sens où c’était une somme de guerres plus ou moins locales sans connections entre elles. Ce que nous nommons les deux premières guerres mondiales le sont par leur nature symétrique, donc où toutes les guerres locales sont relationnées entre elles par les jeux d’alliances. La troisième, celle dont on parle, devrait l’être encore plus, pourtant qui ressent cette menace dans la masse populaire ? Les gens vont en vacance comme si de rien n’était et non parce que cela pourrait être le dernier dans les mêmes conditions favorables !

      Mais l’humanité est entrée en guerre mondiale en colonisant la Terre contre les autres espèces animales, puis entre elle même. La mondialisation effective conduit par son inertie propre à abandonner le système capitaliste et ce qui le commande, la propriété des moyens de productions. Pour qu’il n’en soit pas ainsi, le capitalisme n’a d’autres alternatives (tina !) que de maintenir la planète en situation de guerre ou de menace de guerre.

      La mondialisation ne peut que faire prendre conscience d’une chose... L’inutilité pour la productivité et la nuisance de la propriété des moyens de productions sur la vie sociale et l’équilibre entre la nature et l’humain.

      C’est inertiel, plus la mondialisation est une réalité pensée au quotidien, plus se rapproche le moment de la prise de conscience généralisé. Aussi ceux qui dirigent le système doivent ils redoubler d’efforts pour maintenir une pression suffisante pour interdire cette prise de conscience.

      Leur croyance est de pouvoir établir un système de commerce pseudo concurrentiel pendant que les gens seront terrorisés par toutes les menaces et risques de guerres, pour des soi disant principes démocratiques, alors même que nous en sommes privés. Qu’une fois signé, il sera impossible à un seul de ses membres de s’en défaire sans se retrouver l’ennemi de tous les autres. Un système basé exclusivement sur le chantage, mais qui ne peut être efficace que si les citoyens de tous ces pays restent suffisamment divisés et apeurés.

      Donc, je ne crois pas qu’il soit jamais trop tard, par contre il y a le moment le plus propice et le moins propice pour faire cette transition évolutive. Celle qui épargne les vies et celle qui les prends.


      • JL JL 19 août 2014 08:50

        ’’.. arrêter l’inertie ...’’ ! Même Pierre Dac n’y aurait pas pensé !

         smiley

        ’’ L’inertie de l’évolution’’ : même Ducobu aurait hésité !

         smiley

        Désolé, Hervé Hum, mais je n’ai pas pu m’empêcher.


      • Hervé Hum Hervé Hum 19 août 2014 10:01

        Cher JL, rassure toi je ne suis pas vexé.

        Pour cela, il t’aurait fallu ridiculiser mon raisonnement et non une seule expression.


      • JL JL 19 août 2014 10:43

        Sur le raisonnement, je dirais qu’il pèche par le fait qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion.

        ’ceux qui dirigent le système’’ n’existent pas, pas plus qu’il n’existe de fourmis qui dirigeraient la fourmilière. Il n’y a que des gens qui profitent du système sans états d’âme et selon le principe bien connu : ’’aide toi et le ciel t’aidera’’ avec la précision suivante : le ciel, autrement dit dieu en l’occurrence, c’est l’argent.

        Je peux donc dire : enrichis toi, et l’argent t’enrichira. Oui, je sais, c’est une lapalissade, mais elle a du sens, puisque nous savons que l’argent va à l’argent et que l’argent n’a pas d’odeur.


      • Hervé Hum Hervé Hum 19 août 2014 11:39

        JL, là, tu commence à vexer mon intelligence !

        S’il n’y a pas de pilote comme tu l’écris, alors, c’est qu’il y a bien une inertie propre qui prend la forme « aide toi et le ciel t’aidera ».

        Si je m’en tiens là, c’est assez paradoxal du fait que ton commentaire confirme l’expression que tu ridiculise et que c’est moi qu ’invalide ma propre expression.

        Mais je ne m’en tiens pas là.

        Ce qui est mu par sa propre inertie, c’est le système capitaliste et qui te permet d’écrire le principe « aide toi et le ciel t’aidera ». Toutefois, ceux qui dirigent le système sont ceux qui forcément en tire profit, sinon ils ne dirigeraient pas le système mais s’opposeraient à celui ci. Ce que j’écris, c’est que l’inertie de ce système est obligatoirement modifié par le fait de la mondialisation, car elle inverse les rapports politiques, économiques et sociaux.

        Ce qui aboutit à une contradiction pour ceux qui profitent du système. Celui ci les pousses vers la mondialisation, mais celle ci induit une inversion d’inertie ou le principe « aide toi et le ciel t’aidera » n’est plus un principe égoïste, opposant les uns et les autres, mais devient un principe collectif, associant les uns et les autres.

        L’inversion est dû au fait que la mondialisation fait voir la planète comme un lieu commun à tous, donc intériorise la conscience d’une même destiné commune, alors que sa division en pays ennemis extériorise la conscience de vivre sur une seule et unique planète. Or, le système capitaliste ne peut survivre que dans un environnement en compétition, donc, non intégré dans une même conscience mais bel et bien opposant les consciences. Ainsi, « aide toi et le ciel t’aidera » pris de manière individualiste, met tous les autres humains comme concurrents potentiel contre lesquels il faut se battre. La même expression prise dans le sens de l’humanité toute entière, inverse totalement les rapports, nous ne sommes plus concurrents ni ennemis, mais associés. Toujours selon l’image de la fourmi dans la fourmilière !

        J’espère que maintenant c’est plus clair pour toi !


      • JL JL 19 août 2014 12:16

        Oui, merci, beaucoup plus clair.


      • Parrhesia Parrhesia 19 août 2014 11:02

        Mu par un reflex d’honnêteté intellectuelle, j’ai spontanément ajouté un accord à cet article, sa critique du système ultra-libéral auquel nous sommes désormais asservis me paraissant globalement justes et les craintes qu’il manifeste, justifiées. Je maintiens donc cet accord !

        Néanmoins, il me semble qu’il faille y formuler une réserve.

        La citation de Balzac « Derrière chaque fortune il y a un crime », souvent exacte à l’époque où elle fut formulée, reste abusive dans l’absolu ; et ceci même  si nous devons reconnaître qu’elle redevient chaque jour plus vraie en raison du fait mondialiste qui nous oppresse chaque jour un peu plus. Elle est en outre de nature à ramener des imprudents vers le système socio-économique des « Soviets », lequel système est quand-même, ne n’oublions pas, à l’origine de nombreuses fosses communes, autour de nombreux goulags, sans parler de la réhabilitation des baignoires nazies lors des interrogatoires dans les célèbres caves de la Lubyanka !

         N’oublions pas non plus que ce système, déniant le droit à la propriété, a également contribué à instaurer la pénurie, voire la famine endémique dans l’ex-URSS. Dans un tel pays, ceci ne pouvait s’expliquer que par les insuffisances et les vices qui lui étaient inhérents. Donc, très peu pour nous !

        Cependant, cet article permet de rappeler qu’entre le capitalisme de négoce du Moyen-âge et les crimes actuels du capitalisme exclusivement financier, il n’y pas eu que le XVIII° S. de Balzac et la « productivité » des goulags.

         Nous avons eu également ce qu’il convient de nommer le capitalisme industriel. Celui-ci admettait, entre autre et par exemple, que le pouvoir d’acheter des voitures était bon pour l’industrie automobile, et donc bon pour lui, le capitalisme industriel ! Ce système avait d’ailleurs fini par être apprivoisé par le salariat et les syndicats, l’exemple le plus significatif de ces progrès sociaux étant celui de la « participation », d’inspiration gaulliste !!!

        Aussi imparfait qu’il soit, cet exercice d’équilibre de répartition des richesses reste ce que nous avons connu de mieux (J’écris « nous » pour « nous salariés » mais je puis garantir que le patronat qui avait alors joué le jeu n’avait pas eu à se plaindre de la productivité ainsi générée) !

        C’est vers ce système socio-économique des années soixante françaises que nous devons tous orienter nos énergies. C’est lui qui avait, en partie, rendu les trente-glorieuses possibles

        Ce sont les hommes et les femmes qui admettent le retour vers cet équilibre socio-économique qu’il faut soutenir politiquement ! Pas les godillots au service du seul capitalisme financier, et surtout pas, parmi ceux-là, ceux et celles qui tout en se recommandant de de Gaulle n’ont fait, après lui, que servir les intérêts des mondialistes en jurant, la main sur leur portefeuille, qu’il n’est plus possible de faire autrement !!!


        • SALOMON2345 20 août 2014 15:37

          Parrhesia
           Accord entier avec vos mots - Gaullisme et CNR - cela dit, j’émets une « micro réserve » sur l’ex URSS !
            Je tente d’expliquer : le plan soviet - étant dit parfait dès l’origine (selon leurs auteurs) - il s’est agit alors et hors de tout humanisme, de faire correspondre les hommes avec ce plan et de les faire rentrer autoritairement dans les cases prévues !
          De ce précepte, seule une dictature (inadmissible) pouvait « espérer » y conduire, etc, etc, etc...
           Seconde remarque. Bien que l’inanité de ce fameux plan saute aujourd’hui
          à des yeux dessillés, la cruauté de Staline à aggravé la perception exacte des causes et conséquences du système. Par la suite, toutes sortes d’excuses possibles ayant rendu la lecture sociale de ces pays approximative, il fallu attendre l’effondrement pour prendre la mesure plus exacte de ce partage prétendu absolu ! Tout avait été fondé sur un raisonnement « logique » mais établi sur une base fausse qui donne (par douce analogie) « une Tour de Pise » !!! L’homme n’était pas un boulon, une machine ou tout autre objet mais un être pensant et chacun unique, aucune case standard ne fut opportune alors sauf sous la contrainte (voire la torture).
           Georges SAND écrivit ainsi en 1848 sa maxime sociale : "Nul n’a droit au superflu tant que chacun n’aura pas l’essentiel", maxime que je reprends à mon compte laquelle permet et la création (la créativité, l’entreprise, l’artisanat,...) et un partage bien vu entre tous les acteurs qui participent à la richesse (depuis le chauffeur et son « patron »
          qu’il conduit, si nécessaire), afin que tous restent dignes et la tête bien fa^te et le ventre plein...


        • SALOMON2345 20 août 2014 15:37

          Parrhesia
           Accord entier avec vos mots - Gaullisme et CNR - cela dit, j’émets une « micro réserve » sur l’ex URSS !
            Je tente d’expliquer : le plan soviet - étant dit parfait dès l’origine (selon leurs auteurs) - il s’est agit alors et hors de tout humanisme, de faire correspondre les hommes avec ce plan et de les faire rentrer autoritairement dans les cases prévues !
          De ce précepte, seule une dictature (inadmissible) pouvait « espérer » y conduire, etc, etc, etc...
           Seconde remarque. Bien que l’inanité de ce fameux plan saute aujourd’hui
          à des yeux dessillés, la cruauté de Staline à aggravé la perception exacte des causes et conséquences du système. Par la suite, toutes sortes d’excuses possibles ayant rendu la lecture sociale de ces pays approximative, il fallu attendre l’effondrement pour prendre la mesure plus exacte de ce partage prétendu absolu ! Tout avait été fondé sur un raisonnement « logique » mais établi sur une base fausse qui donne (par douce analogie) « une Tour de Pise » !!! L’homme n’était pas un boulon, une machine ou tout autre objet mais un être pensant et chacun unique, aucune case standard ne fut opportune alors sauf sous la contrainte (voire la torture).
           Georges SAND écrivit ainsi en 1848 sa maxime sociale : "Nul n’a droit au superflu tant que chacun n’aura pas l’essentiel", maxime que je reprends à mon compte laquelle permet et la création (la créativité, l’entreprise, l’artisanat,...) et un partage bien vu entre tous les acteurs qui participent à la richesse (depuis le chauffeur et son « patron »
          qu’il conduit, si nécessaire), afin que tous restent dignes et la tête bien fa^te et le ventre plein...


        • zygzornifle zygzornifle 20 août 2014 09:01

          Hollande et le PS ont trahis les vrais socialiste , les socialos maintenant sont devenus des petits bobos-écolos-nantis qui ne sont plus au SMIC ne font plus de travail pénible ou dégradant....En fait ils ressemblent comme 2 gouttes d’eau à la jeunesse UMP ....

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Robert GIL

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