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Accueil du site > Actualités > Politique > Libéral ! ça veut dire quoi ?

Libéral ! ça veut dire quoi ?

 Libéral, le mot sonne bien, il semble parler de liberté, mais il s’agit d’une liberté à sens unique, comme l’expliquait le grand historien Henri Guillemin.

C’est aussi peut-être pour cette raison que les partisans de l’école privée l’avait appelée à tort « école libre », laissant sous entendre que l’école républicaine ne l’était pas...

Mais revenons au sens du mot libéral expliqué par Henri Guillemin.

Pour bien comprendre, il faut remonter aux premiers jours de la révolution française, et particulièrement à ceux des Girondins.

Ils étaient les premiers libéraux, et ne voulaient pas que l’État, la collectivité, interviennent dans les affaires privées, surtout dans les affaires commerciales.

En 1791, le ministre de l’intérieur et girondin Rolland (Jean Marie Roland de la Platière, de son vrai nom), s’était trouvé aux prises avec le problème du « maximum ».

À l’époque, les plus pauvres réclamaient l’intervention de l’État afin qu’il fixe un prix maximum pour le pain.

Ça ne faisait pas les affaires du girondin lequel avait fait une déclaration capitale, toujours d’actualité : « tout ce que le pouvoir, tout ce que l’État peut décider en matière économique, c’est qu’il n’interviendra jamais ».

D’un coté, du coté des profits, de la vente et des commerçants, l’État à les mains liées, et de l’autre ces mêmes industriels, ces mêmes commerçants, n’hésitent pas à se tourner du côté de l’État pour lui demander des avantages.

Par exemple, des concessions de mines, des concessions de chemin de fer, des primes à l’exportation...

Et Guillemin de conclure : « ce sont ces libéraux qui vont être au pouvoir pendant des décennies, costumés en républicains et qui ne pensent en réalité qu’à la protection des grands intérêts. Leur république, c’est la république des riches, dirigés par les riches, et au bénéfice des riches ». lien (curseur à 8 minutes)

C’est gagnant/gagnant pour les libéraux, puisque d’un coté l’État ne doit pas se mêler des affaires, mais de l’autre, ce même État fait l’objet de sollicitations permanentes afin d’avoir de l’argent.

Lamartine avait donné, dans son « histoire des girondins » une définition de la liberté économique : « la liberté économique c’est la liberté pour le commerçant et le riche de s’enrichir indéfiniment, et c’est la liberté pour le pauvre de mourir de faim, s’il ne peut faire autrement  ». lien

Voilà qui nous ramène dans notre bon 21ème siècle, ou ces paroles lucides et cyniques sont plus que jamais d’actualité, alors qu’en 2017 les 500 français les plus riches ont vu leur magot augmenter de 25% en 1 an. lien

L’expression « social-libéral » serait donc une incongruité, le mot « social » n’étant qu’une façade populiste destinée à masquer le mot « libéral », ce qui explique la politique ouvertement libérale qu’a mené l’ex-président, dont le relais est assuré aujourd’hui par le « ni gauche, ni droite » du nouveau président.

Il suffit de regarder de plus près la liste des 511 candidats de LREM, afin de constater qu’elle est constituée en majorité de personnes issues de la grande bourgeoisie, et autre classe moyenne privilégiée, liste dans laquelle on aura du mal à trouver le moindre ouvrier, même si quelques « employés » y sont maigrement parsemés, comme l’a constaté dans un article récent « Médiapart ».

Avocats, docteurs, lobbyistes, patrons, cadres, ils sont du « dessus du panier », la crème de cette « société civile », des gens « qui vont bien », et sont bien à l’image du nouveau président, même si le secrétaire général d’En Marche affirme que « nos candidats signent le retour définitif des citoyens au cœur de la vie politique  ». lien

Une république de privilégiés donc...

Pour ceux qui en douteraient encore, un détour par le Festival de Cannes s’impose afin de constater à quel point les privilèges perdurent, ne serait-ce qu’en remarquant que les invités arborent des badges de couleurs différentes, selon que l’on est « de l'intelligentsia », ou pas.

Le badge blanc est le top avec lequel tout vous est ouvert, des cocktails aux soirées privées, alors que le rose, moins valorisant, est destiné aux journalistes les plus réputés, ce qui leur permet d’éviter de poireauter des heures pour assister aux projections.

Quant au badge bleu, c’est un peu moins bien, au point que certains préfèrent ne pas le montrer ouvertement, tandis que le badge orange est destiné à ces professionnels qui font le pied de grue, avec leurs caméras, leurs appareils photos, au pied des marches.

Ne parlons pas du badge jaune qui ne sert quasi à rien, a part aux férus de la collection, fiers de l’ajouter à celui obtenu l’année précédente. lien

Bel exemple de libéralisme avancé...

C’est le moment de faire un tour du coté de Jean-Jacques Rousseau, plus que jamais d’actualité, lui qui écrivait : « le luxe nourrit cent pauvres dans nos villes, et en fait périr cent mille dans nos campagnes. L’argent qui circule entre les mains des riches et des artistes pour fournir à leur superfluité, et perdu pour la subsistance du laboureur ; et celui-ci n’a point d’habit, précisément parce qu’il faut du galon aux autres. Le gaspillage des matières qui servent à la nourriture des hommes, suffit seul pour rendre le luxe odieux à l’humanité. Il faut du jus dans nos cuisines ; voilà pourquoi tant de malades manquent de bouillon. Il faut des liqueurs sur nos tables ; voilà pourquoi le paysan ne boit que de l’eau. Il faut de la poudre à nos perruques ; voilà pourquoi tant de pauvres n’ont pas de pain ». lien

Des lignes qui n’ont pas pris une ride...

comme le disait récemment sur l’antenne de France Culture, Adèle Van Reeth, dans son émission « les chemins de la philosophie », citant le philosophe : « sitôt que le service public cesse d’être la principale affaire des Citoyens, et qu’ils aiment mieux servir de leur bourse que de leur personne, l’État est déjà près de sa ruine (...) c’est le tracas du commerce et des arts, c’est l’avide intérêt du gain, c’est la mollesse et l’amour des commodités, qui changent les services personnels en argent ».

« Dès lors que votre intérêt privé passe avant l’intérêt public, l’État​​​​​​​ court à sa perte ». concluait l’animatrice de France Culture. lien

Des mots qui ne plairaient pas aux libéraux girondins d’alors, et encore moins à nos libéraux d’aujourd’hui, prêts avec le duo Macron/Philippe à mettre le pays en coupe réglée, pour le plus grand profit des nantis, banques, entrepreneurs, et autres élites.

L’occasion de féliciter les éditions Slatkine qui remettent au devant de la scène le grand philosophe du 18ème siècle, en publiant un ouvrage essentiel « Les pensées de Jean-Jacques Rousseau, analyse matérielle textuelle », livre signé par Michel Termolle.

Cette production de 553 pages est essentielle, et bizarrement n’avait jamais été imaginée sous cette forme, car elle permet de décrypter la pensée Rousseauiste, présentant entre autre une mise en parallèle des maximes choisies par Jean-Jacques Rousseau et leur présence dans l’édition des Pensées, mais aussi des détails passionnant sur la vie du grand humaniste. lien

Un ouvrage qui pourrait être très utile aux candidats du prochain BAC littéraire.

Mais revenons aux libéraux...et aux législatives pour relever quelques situations qui promettent d’être gratinées.

En effet, Valls, humilié par le refus de son ex-ministre alors qu’il voulait se mettre à la Marche, se présente dans son fief d’Evry comme candidat, et va se retrouver face à 3 candidats des plus singuliers : Dieudonné, qu’on ne présente plus, (lien) le célèbre chanteur aux bottes de 7 lieues, Francis Lalanne en l’occurrence, pour le compte de son mouvement « écologiste et citoyen », (lien) mais aussi face à celui qui l’avait giflé lors d’un passage en Bretagne.

Celui-ci n’a manifestement pas digéré la punition que lui offert l’ex premier ministre, 3 mois de prison.

Il s’appelle Nolan Lapie, et nous donne rendez vous le 18 juin prochainlien

Un autre combat promet d’être passionnant, celui mené par François Ruffin, l’auteur du célèbre « merci Patron », co-initiateur des « nuits debout  », et rédacteur en chef de « Fakir  » lequel évoque la surdité sociale du nouveau président, (lien) face à l’« humoriste » frontiste, Franck Delapersonne, à l’humour discutable, comme l’a déclaré un certain Zohra Bitan, membre éminent des « Grandes Gueules ». lien 

Sur l’air de « ils ont l’argent, on a les gens », Ruffin a rassemblé récemment 2000 personnes à Amiens, porté par son mouvement « Debout Picardie  » et sera soutenu par les Insoumis, par les écologistes d’EELV, par « Ensemble » de Clémentine Autain, et par le PCF... lien

Il affirme qu’une fois élu, il se mettra au SMIC, et se dit révocable, et fera gérer sa réserve parlementaire par un jury populaire. lien

On pourra aussi regarder de plus près la rencontre choc entre le représentant de la cause animale Aymeric Caron, et l’ex-torera à cheval Marie Sara. lien

Comme disait Alphonse Allais, brulant la politesse pour une fois à mon vieil ami africain : « il faut prendre l’argent où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres... bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent mais il y a beaucoup de pauvres »...

L’image illustrant l’article vient de 2ccr.wordpress.com

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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137 réactions à cet article    


  • devphil devphil 18 mai 09:54

    J’apprécie votre article qui décrit bien la problématique de la manipulation du terme libéral.

    Le libéralisme est toujours bon pour les forts , il leur permet d’accroitre leur puissance au détriment des plus faibles par la suppression des contraintes sociétales.

    Penser que tous les individus puissent être égaux est totalement utopiques , en cela le cadre de la loi dans une société permet de protéger chacun.

    La suppression de cette protection entraine inéluctablement l’accroissement des déséquilibres

    J’ai vu l’engagement de Dieudonné et de Nolan Lapie pour les législatives , quel plaisir si il pouvait mettre où contribuer à la défaite de Manu El Blanco.

    Philippe 


    • olivier cabanel olivier cabanel 18 mai 11:10

      @devphil
      merci...

      pourtant les libéraux occultent une conséquence importante de leur action, 
      en appauvrissant ceux qui le sont déjà, ils se privent d’acteurs de la consommation, et donc plombent leur propre entreprise...
      étrange que cette « élite » qui se prétend intelligente ne l’ait pas encore compris.
      au sujet de valls, je trouverait génial qu’il soit battu par celui qui l’a giflé, ce serait la chute aux enfers de cet homme, qui a poussé hollande vers la sortie, puis qui a cassé la campagne de Hamon, qui a voulu rejoindre la REM, et qui finalement pourrait être battu, se trouvant tout seul.

    • Spartacus Spartacus 18 mai 15:50

      @olivier cabanel
      C’est vrai on est tellement mieux dans une société directiviste....

      La réussite des pays socialiste est là pour nous en fournir la preuve...


      Mais que faut il être gauchiste has been économiquement pour croire que la richesse des uns est prise aux autres...

      Il faudrait quand même évoluer et pas inverser la perversion des idéologies Cabanel !

      La richesse elle pousse partout...
      Il n’y a que dans un esprit gauchiste qu’on espère vivre de l’argent aux dépens des autres....
      Un libéral crée sa propre richesse...
      Un socialiste fait faillite une fois qu’il est arrivé à cour de la spoliation de l’argent des autres, car il en crée rien....

    • Veniza Veniza 18 mai 18:57

      @olivier cabanel
      C’est une bonne remarque, les libéraux en appauvrissant les plus pauvres se privent des acteurs de la consommation...

      Je crois que les libéraux ne réagissent qu’à très court terme, après moi le déluge.
      Il en faudra encore jusqu’à ce que tout le monde soit pauvre, ils ne seront plus là ceux qui ont créé le chaos, et les successeurs auront a redresser la situation ,en lâchant un peu de lest vis à vis des plus pauvres ?
      Ce que moi je ne comprends pas c’est ce qu’ils ont a gagner à avoir quelques millions de plus ... ça change quoi ???

    • olivier cabanel olivier cabanel 18 mai 19:10

      @Spartacus
      c’est pourtant tres logique.

      chaque pays a un PIB... appelons le « gâteau »
      il est partagé plus ou moins équitablement entre tous les français
      les moins bien servis sont ceux qui sont au smic, ou qui ont encore moins, comme en Allemagne ou les lois Hartz obligent le chômeur à accepter n’importe quel salaire pour n’importe quel boulot.
      c’est d’ailleurs ce que voudrait bien faire macron.
      mais revenons au gâteau.
      il y a donc ceux qui ont de toutes petites parts, et d’autres qui en ont de très grosses.
      si demain on fixe un salaire maximum, genre dix ou vingt fois le smic, fatalement, le smic augmentera...
      avec un partage plus équitable, les bas revenus pourront consommer à nouveau, et relancer la croissance.
      vous avoir compris moi ?
       smiley

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 mai 19:24

      @olivier cabanel

      @olivier cabanel


      Salut Olivier

      On peut compter sur Spartacus et al. pour que ce fil devie rapidement vers un autre theme que celui qu’aborde l’auteur.... J’en profite donc pour passe un message.

      Quiconque veut avoir sur le nouveau gouvernement les renseignements et les commentaires pertinents que ni les sites officiels ni les medias ne publimt devrait aller lire la chronique 43 d’Asselineau sur You Tube en lien ci-dessous

       https://www.youtube.com/watch?v=M5gK_qlbgY4&t=2780s

      Le reste est pipi de chat, bavardage et insignifiance. Cela dit, Asselineau devrait s’inspirer de Mélenchon pour faire plus court et plus accessible. Le Q.I moyen des Français est de 100 et leur culture politique est celle qui a mené au résultat de la récente Présidentielle. Une autre approche ne s’impose-t-elle pas ?

       

      Pierre JC 


    • olivier cabanel olivier cabanel 18 mai 19:27

      @Pierre JC Allard
      merci pour ce bon conseil

      je prépare quelque chose sur ce gouvernement pour bientot, et ça va m’être très utile.
      quand au troll spartacus, je n’ai pas l’intention de perdre trop de temps avec lui, vu sa mauvaise foi habituelle...
       smiley

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 mai 19:39

      @Spartacus


      « La réussite des pays socialiste est là pour nous en fournir la preuve... » 

      OUI. 

      Vous dites des bêtises et maniez le sarcasme avec l’aplomb des gens qui le font depuis longtemps. La croissance moyenne des pays dirigistes a été historiquement bien supérieue à celle des USA et autres pays dits « de libre entreprise ». C’est un fait ADMIS ! Voyez l’URSS, l’Allemagne nazi et encore aujourd’hui la Chine ! Vous ne devriez pas insister dans cette voie....

      PJCA

    • sarcastelle 18 mai 20:57

      @Pierre JC Allard
      .

      Le PIB atteint par tête est plus intéressant que son taux de croissance. 

    • Jean Pierre 18 mai 23:35

      @Spartacus
      Dans votre esprit il ne peut exister rien d’autre que l’ignoble dictature de l’Etat, d’un côté, et le merveilleux libre marché de l’autre.

      Cette dichotomie tranchée n’existe que dans votre esprit. Même dans les totalitarismes les plus forcenés, les individus trouvaient des solutions individuelles comme le petit potager dans le jardin ou le marché noir par exemple. De plus, même les dictatures font des échanges commerciaux. A l’autre bout de votre caricature, il n’a jamais existé de société développée fonctionnant correctement sans Etat par les seules lois du marché. Pour défendre votre idée de libre marché et discréditer tout contradicteur, vous faites donc en permanence une opposition absurde entre deux fictions (tout Etat/tout marché) qui n’ont jamais existé.
      Il semble nettement plus judicieux de parler de ce qui existe et de ce qui fonctionne. Et ce qui a historiquement le mieux marché dans toute l’histoire de l’humanité c’est une situation intermédiaire , un compromis, c’est à dire un type de société équilibrant la liberté et l’initiative individuelle d’une part, et l’organisation d’une société via l’existence d’un Etat (démocratique évidemment) d’autre part.
       Le débat pour savoir quel est le bon dosage, le meilleur compromis entre Etat et marché, entre règles sociales et liberté individuelle peut avoir du sens. Par contre, en dehors d’invectives stériles, il ne sortira jamais rien d’un débat ou intervient un forcené de l’Etat ou un fanatique du marché. 

    • Joseph Joseph 19 mai 03:52

      @olivier cabanel
      « étrange que cette « élite » qui se prétend intelligente ne l’ait pas encore compris. »
       
      En fait c’est un peu plus compliqué que ça. Il est indéniable que les hautes classes et la bourgeoisie utilisent certains principes du libéralisme qui les arrange pour aboutir aux problèmes dont vous parlez. En gros ce qui les arrange est le principe de liberté et de non intervention de l’état dans leurs affaires comme vous le soulignez, mais ils oublient le principe de responsabilité. Et si ce principe de responsabilité n’est pas respecté alors c’est punition : intervention de l’état, régulations, etc.
       
      Il en va d’ailleurs de même avec l’idéal anarchiste qui demande une responsabilité, une auto-discipline, pour pouvoir se passer de police au sein du corps social sans tomber dans la bestialité (utopique étant donné l’état actuel de l’humanité, vous vous êtes déjà demandé comment serait une société actuelle sans police ?).
       
      Tout ça pour dire que le libéralisme classique a bien compris les problématiques que vous soulevez et tente d’y apporter des solutions. Ceux dont vous parlez sont juste des inconscients, ou encore des irresponsables qui n’ont pas attendu les théories libérales pour agir au détriment des autres.


    • olivier cabanel olivier cabanel 19 mai 06:56

      @Joseph
      merci de votre commentaire

      hélas ces inconscients, ou irresponsables, que vous évoquez, sont la grande majorité des libéraux, ils n’ont qu’une règle, s’enrichir, et s’enrichir encore...sans en comprendre les conséquences pour les plus pauvres, mais aussi pour leur propre entreprise, qui finalement sera privée de clients, et finira par fermer ses portes.
      bien sur vous allez me dire, qu’importe, ils ont amassé des richesses...ils pourront recommencer, avec à terme le même résultat.
      le libéralisme, finalement, c’est une impasse.

    • Armelle 19 mai 10:13

      @olivier cabanel Bonjour
      ... « Cest pourtant logique » !!!?!? ha bon ?

      « avec un partage plus équitable, les bas revenus pourront consommer à nouveau, et relancer la croissance. »
      Vous réfléchissez parfois à ce que vous écrivez ?
      Si c’est un partage comme vous le dites, comment voulez vous que votre gâteau augmente ? Vous faites juste glisser un pouvoir d’achat d’une main vers une autre, ni plus, ni moins et je ne vois pas vraiment par quelle opération du saint esprit, vous feriez relancer la croissance avec ce truchement !!! 
      ALORS NON Mr CABANEL, MOI PAS AVOIR BIEN COMPRIS CETTE ABSURDITE
      Ca c’est du pur socialisme !
      Mais comme beaucoup vous raisonnez comme un comptable Monsieur Cabanel !!! Vous analysez en regardant une photo mais si vous connaissiez un peu plus le fonctionnement d’une entreprise, vous sauriez que ce ce modèle comptable ne sert qu’à une seule chose (mais là n’est pas le sujet), c’est le « flux » qu’il faut analyser, et un pib, comme un CA, ça fluctue, ça bouge, et ce sont les actions de chacun, la création de chacun, qui font augmenter les richesses d’un pays ou d’une entreprise (ce qui a d’ailleurs constitué le PIB d’aujourd’hui) et certainement pas le partage !!!
      Mais pour vous, sans doute que ce PIB est un jour tombé du ciel...
      Au cm2, l’instituteur vous traiterait d’imbécile, vraiment !
      Keynes et sa politique de la demande, et tout ceux qui prônent ce modèle nous auront poussé dans le mur..Mais comme dirait l’autre ; « pourquoi changer qqe chose qui ne marche pas !!! »

      Et puis... le « si demain on fixe un salaire maximum, genre dix ou vingt fois le smic, fatalement, le smic augmentera » Il serait intéressant que vous m’expliquiez parce que je ne comprends pas plus !!!


    • Spartacus Spartacus 19 mai 11:09

      @olivier cabanel


      La niaiserie de gauche....Considérer l’économie comme un gâteau à périmètre fixe...Que c’est dramatique

      appelons le « gâteau ».....Non ! appelons le le volcan, car le pib et l’économie est dynamique...

      « Les moins bien servis sont ceux qui ont une petite part du gâteau » Non car l’économie n’est pas un gâteau, mais un volcan en évolution perpétuelle qui déverse de la richesse plus ou moins grande.

      Ceux qui sont éloigné du cratère qui créée la richesse sont les moins bien lotis.

      Quand on refuse la dynamique du capital et qu’on considère l’économie comme un gâteau on rêve de la part des autres....
      Quand on considère l’économie comme un volcan, il faut juste faire monter les gens sur la pente de l’échelle sociale sans jalouser la part du voisin....

    • Joseph Joseph 19 mai 13:09

      @olivier cabanel
      « bien sur vous allez me dire, qu’importe, ils ont amassé des richesses...ils pourront recommencer, avec à terme le même résultat. »
       
      Non je ne le dirais pas, je n’aime pas le cynisme à ce niveau. Mais j’en dirais bien plus sur les contradictions à lever sur cette façon de faire irresponsable.


    • olivier cabanel olivier cabanel 19 mai 13:15

      @Armelle
      en effet, vous pas avoir bien compris.

      le gâteau en question est peu extensible,
      par contre le partage pourrait être plus équitable.

    • olivier cabanel olivier cabanel 19 mai 13:18

      @Joseph
      et pourtant, vous pourriez le dire, car refuser de partager plus équitablement le gâteau est contre productif... d’une part ceux qui sont sous-payés ne peuvent pas consommer suffisamment pour relancer la machine « croissance », et d’autre part, ils seront tentés de bloquer cette machine, grèves, et compagnie... en fin de compte, c’est perdant/perdant


    • Armelle 19 mai 13:50

      @olivier cabanel
      Ha bah oui quelle affaire que le gâteau est peu extensible !!! bah ça c’est sûr qu’il est peu extensible et ce n’est pas avec un troupeau d’assistés qui n’attendent QUE le partage que le gâteau va grossir, ça c’est certain !!!
      Le chien qui se mord la queue !!!
      Monsieur Cabanel connaît La Palice...


    • Jean Pierre 19 mai 13:59

      @Spartacus
      Vous nous dites que les richesses , le PIB sont dynamiques, peuvent évoluer, et que le périmètre du gateau n’est pas fixe. Si le périmètre peux croître sans fin, expliquez nous donc pourquoi les chefs d’entreprises se syndiquent, s’organisent politiquement et médiatiquement, voire délocalisent pour faire baisser autant que possible la part salariale et le coût du travail. Puisque selon vous gateau est de plus en plus gros, comment expliquez-vous cette obsession de la masse salariale ? 



    • Joseph Joseph 19 mai 14:17

      @olivier cabanel
      « et pourtant, vous pourriez le dire »
       
      On s’est peut-être mal compris sur le sens alors. A une prochaine.


    • Armelle 19 mai 15:52

      @Jean Pierre
      Mais Jean Pierre, le PIB ne croît pas seulement de par l’augmentation de l’activité existante !!! je dirais même qu’il stagne, voire baisse. Il faudrait davantage croire en la capacité de nos potentiels créateurs à générer de nouveaux marchés et créer donc de nouvelles richesses et alors les aider en ce sens, et puisque justement le PIB ne croît pas, les richesses disponibles n’augmentent pas non plus, et le pouvoir d’achat baisse au regard des augmentations perpétuelles de taxes, impôts et contributions en tout genre. Par conséquent et pour rester compétitifs, les chefs d’entreprises cherchent des leviers et des leviers il n’y en a peu. Les coûts horaires sur lesquels l’état boulimique se sert à hauteur de 80% en est un. C’est la réponse à votre question
      Savez-vous qu’un chef d’entreprise d’une SASU par exemple doit prélever 1000 euros de sa boîte pour se faire 200 euros de salaire, sur lesquels il paiera encore 30 euros d’IR, puis encore 34 euros sur 170 euros restant en TVA. Autrement dit sur 1000 euros prélevés de l’entreprise, l’état se sera octroyé un revenu de 864 euros et pour celui qui bosse ce sera 136 euros !!! La Cosa Nostra à quasi les même règles !!!
      Auriez-vous la faiblesse de penser que ce système pourra durer comme ça éternellement ?


    • Spartacus Spartacus 19 mai 19:16

      @Jean Pierre

      Quel mélange encore hors sujet.
      Je sais pas pourquoi vous associez le PIB qui est à la masse salariale ou au syndicalisme des chefs d’entreprise.
      La masse salariale n’est qu’un détail du bilan des entreprises. Toutes les entreprises ne sont pas des entreprises à fore main d’oeuvre.
      Je n’ai pas dit que le PIB est de plus en plus gros, mais dynamique, c’est a dire sujet à fortes variations.
      Par ailleurs les besoins sont sans limites, la productivité toujours plus élevée, on est pas près de voir la richesse diminuer sur terre.....
      La richesse elle se crée, le partage n’existe que si c’est volontaire. Le partage socialiste n’est que de la spoliation qui ne veut pas l’avouer..

    • Jean Pierre 19 mai 21:52

      @Armelle
      Vous raisonnez comme si les prélèvements obligatoires disparaissaient une fois prélevés, ce qui est totalement faux. L’Etat remet l’argent prélevé dans le circuit économique en salaires, en investissements, en achats. Les marchés publics représentent des milliards d’€ chaque année et font vivre des milliers d’entreprises et leurs salariés. 



    • babelouest babelouest 20 mai 08:15

      @Spartacus
      Un libéral crée sa richesse en exploitant le travail des autres : vous aimez cela ? Pas moi.


    • babelouest babelouest 20 mai 08:24

      @olivier cabanel
      J’ai une approche un petit peu plus révolutionnaire encore, il me semble.
      http://ti1ca.com/fi8wo8py-Anarchie-A5-2016-08.pdf.html


    • mmbbb 20 mai 09:25

      @olivier cabanel « j releve cette phrase » Dès lors que votre intérêt privé passe avant l’intérêt public, l’État​​​​​​​ court à sa perte «  en effet c’est beau mais entre les imprécations des intellos et la réalité il y a souvent un gouffre Je note Macron Hollande Mitterrand cette filiation d hommes d ’etat ont tous fait leur sclolarite dans le prive Je suis issu de l education nationale, je connais le fonctionnement de cette institution J ai ecoute Charles Gave, il n’est pas pour l abolition de l etat mais pour un etat fort et qui marche Il est pour la privatisation des ecoles et l independance des etablissements Ne vous cachez pas derrière votre morale, l ’elite a toutes les bonnes filières et le peuple est abuse Selon le rapport de la cour des comptes nous avons un systeme les plus selectifs Ces intellos dont on ecoute abusivement la parole en France ne veulent souvent ne pas voir la realite France Culture est paye avec l’argent du contribuable comme tant d’autres qui veulent garder leur prerogative en brandissant le spectre de l » ultra libéralisme " Mais tant que les subventions peuvent couler et pouvu que ca dure comme disait la mere de Napoelon Quant au gateau belle image , il y a beaucoup de francais qui apporte les oeufs la farine et doivent petrir la pate et n ont pas droit a la deguqtation En revanche il y beaucoup de personnes en france n’ayant pas apporte un euro de richesse qui peuvent deja beneficier de ce gateau mais il est vrai que vous faites parti des idiots utiles du patronat qui in fine trouve dans cette main d oeuvre une variable d’ajustement comme dans le BTP et d ’autres secteurs Dans beaucoup de pays liberaux tel l Australie il faut un visa , 


    • babelouest babelouest 20 mai 09:35

      @mmbbb
      réponse peu cohérente, il me semble....


    • mmbbb 21 mai 15:01

      @babelouest bof avant de partager le gateau encore faut il le faire il ne suffit pas de se mettre a table Quant a dire que la France est un etat liberal je me marre Coherence avant d’ avoir un jugement lapidaire il faudrait argumenter


    • mmbbb 21 mai 15:28

      @ Allard Vous devriez etre plus circonstancié dans vos propos L URRS cette caricature : un missile moderne dans un tombereai tire par des boeufs . il y avait des heures d’attentes devant les magasins d alimention et la viande etait une denrée rare J aurais aime que vous soyez dans cette situation Quant a l allemagne nazie c’etait une economie de guerre . EN dernier vous citez la Chine ,un an de travail sur la chaine de fabrication des Iphones a Foxconn , apres cette experience vous raconterez moins de connerie


    • oncle archibald 21 mai 16:31

      @babelouest : un libéral médecin, avocat, architecte, ingénieur, un artisan boulanger, plombier, électricien, maçon, restaurateur, etc etc ... crée la richesse par son savoir et son savoir faire, et il la partage avec ses employés ou parfois même la distribue en quasi totalité à ses employés. Il prend tous les risques souvent sur ses biens propres. Il bosse 14 heures par jour et ses employés huit. S’il se plante il n’a droit à rien sauf aux ricanements de ceux qui sont ravis de voir un de ces salauds d’employeur mordre la poussière.

      Vous n’avez pas la moindre idée de la façon dont un libéral crée non pas sa richesse mais de la richesse à partager entre lui et ses collaborateurs. Quand tout va bien il lui reste plus que ce qu’il donne à ses collaborateurs, et quand tout va mal c’est le contraire, il continue à les payer en espérant que demain ça ira mieux et qu’il pourra se refaire. Si vous les enviez faites donc comme eux. Combien ont commencé cuisinier salarié avant de devenir restaurateur, ouvrier boulanger, ouvrier plombier, etc etc ? Ce sont ceux qui n’ont pas peur de bosser très dur et de prendre des risques qui font ça, les autres exigent la « sécurité de l’emploi » et les indemnités des Assedics à durée illimitée.


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 mai 09:58

      En somme, c’est la vieille histoire du renard libre dans le poulailler libre...


      • olivier cabanel olivier cabanel 18 mai 11:10

        @Jeussey de Sourcesûre
        exactement ça !

         smiley

      • Spartacus Spartacus 18 mai 15:59

        @olivier cabanel

        Se considérer comme un poulet ! Le shéma des anti-libéraux. Vivre assisté comme une poule dans un poulailler nourri au grain sans chercher à savoir.....
        Terminer comme roti, entre les frittes et la mayonnaise....Sic ! Quelle perspective !

        Rouxy le renard, à son propre libre arbitre, une vie riche, ouverte et pas un esprit de basse cour... 
        Au moins sa vie est quand même plus intéressante et riche.

      • olivier cabanel olivier cabanel 18 mai 17:26

        @Spartacus
        bah, le renard n’est pas si bète.

        bien sur c’est un prédateur, et il régule à sa manière la chaine écologique, sauf bien sur quand les humains lui mettent sous le nez un poulailler bien garni...
        toute la différence entre l’animal domestiqué, et l’animal authentique

      • Remosra 18 mai 17:36

        @olivier cabanel
        @Spartacus

        Si vous allez plus loin, effectivement le renard est libre et aussi est un prédateur, mais contrairement aux prédateurs humains, la nature fait son devoir. J’explique.
        Il a été remarqué depuis plusieurs années, en Angleterre, que le nombre de renard était stable. En poussant cette observation, on c’est aperçu qu’en fait ce nombre fluctuait. Tantôt il était bas, tantôt il était haut. Mais pourquoi ? Tout simplement grâce à mère nature. Celle ci faisant bien les choses, cette fluctuation s’expliquait par un seul fait déterminant. La rage.
        La rage apparaissait quand la population de renard devenait importante et de par son apparition, la population de renard voyait son nombre chutait. Etc etc etc.
        Pour ce qui est des prédateurs humains ou plutôt des charognards, mère nature n’a aucune emprise, et c’est bien dommage.


      • babelouest babelouest 20 mai 08:17

        @Spartacus
        Un profiteur n’a pas une vie enrichissante, il a une vie de rapines. Glorieux ? Je ne pense pas.


      • gaijin gaijin 18 mai 10:12

        salut olivier
        " « tout ce que le pouvoir, tout ce que l’État peut décider en matière économique, c’est qu’il n’interviendra jamais ».
        ça c’est la profession de foi dans les faits bien sur chaque fois qu’il peuvent faire voter une loi pour protéger leurs intérêts il le font
        a chaque foi que la force armée peut leur servir a libérer des marchés il le font
        peut importe quoi si c’est bon pour le biseness c’est bon !

        la forme la plus aboutie du libéralisme est la mafia ................


        • olivier cabanel olivier cabanel 18 mai 11:11

          @gaijin
          oui, effectivement, pour la mafia, c’est bien l’aboutissement du libéralisme

          bien vu.

        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 mai 19:47

          @olivier cabanel


          Mais ne pas oublier que c’en est aussi l’alpha comme l’omega....

        • Hector Hector 18 mai 10:57

          Bonjour Olivier et merci pour cet article réaliste.
          Il fallait s’y attendre, Moncon distribue les portefeuilles comme des bonbons. Il faut ratisser large et faire plaisir à tout le monde.
          Législative obligent.
          Ce qui me sidère, c’est que ce type venu de nulle part a été élu avec 65% des voix, sans programme, sans légitimité politique, presque à poil et que FA de l’UPR s’appuyant sur un programme aux bases solides, économiquement saines et indispensables dans ce contexte mondialiste, n’a pas dépassé les 1%.
          65%. C’est à dire que si vous êtes en présence de 10 personnes autour de vous, ce qui est relativement courant, vous avez 6 cons autour de vous.
          Néanmoins rien n’est encore joué, du moins je l’espère, et les bonbons des législatives risquent avoir un gout amer pour le play boy.
          Encore une nouvelle maffia au pouvoir. Rien ne change.

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