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Accueil du site > Actualités > Politique > Licenciements boursiers : Eclairons le débat

Licenciements boursiers : Eclairons le débat

Nous avons assisté lors du deuxième débat entre les candidats aux primaires citoyennes à une discussion sur les licenciements boursiers. C’est Ségolène Royal qui a affirmé qu’elle présidente, elle inscrira dans la loi : l’interdiction des licenciements boursiers. Là, on a vu de profondes divergences entre les candidats, particulièrement entre Royal, Martine Aubry et François Hollande. 

D’abord, je regrette que les candidats sur le plateau y voient quelque chose de « très archaïque », au contraire, c’est très innovant et très juste comme idée. Malheureusement, dans le feu des échanges du débat, Ségolène Royal n’a pas très bien expliqué comment elle conçoit le dispositif qu’elle compte mettre en place, et cela a été un manquement de sa part.

Pire, avec les commentaires post-débats vus sur I-télé, les commentateurs journalistes Jean-Marc Sylvestre et C. Barbier en ont fait une caricature. En ressortant leurs vieux schémas de pensées dans un réflexe pavlovien, ils ont hurlé : Archaïsme ! Utopie ! Irresponsable ! Il ne leur vient pas à l’esprit de procéder de façon plus rationnelle : puisque Ségolène Royal émet cette idée, sans a priori idéologique, essayons de bien voir et comprendre ce qu’elle propose concrètement. D’ailleurs, bien souvent concernant Royal, si on est un peu honnête, on peut constater que bien souvent, elle a raison avant les autres (encadrement militaire des mineurs délinquants, pass-contraception, Banque publique d’investissement pour les PME, réaffirmation à gauche des valeurs et des symboles nationaux, dénonciation de la taxe carbone et toute forme de fiscalité écologique punitive qui frapperait surtout les plus faibles mais plutôt construire une fiscalité incitative qui favoriserait la croissance verte, … ). Au début, les bienpensants ont hurlé à la bêtise, à l’incompétence, etc. Mais l’avenir lui a donné raison et rendu justice. Et là encore, je crois qu’elle est visionnaire et innovante.

 

Pour comprendre cette idée d’interdiction des licenciements boursiers, il faut la lire. Il faut lire son dernier son dernier livre qui est disponible en librairie et sur son site : Blog officiel de Ségolène Royal . Mais mieux encore, elle a mené un brillant débat sur RTL avec JM Apathie, E. Revel et E. Mougeotte durant lequel elle a très bien montré ce qu’elle compte faire. Je recommande particulièrement la lecture de la retranscription faite par F. Moulin, toute la retranscription : Ségolène à l’émission Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro : qu’est-ce qu’un licenciement boursier ? Leçon d’économie à 3 journalistes inattentifs (vidéo+texte+photos, émission intégrale)

 

Ici, je vais m’efforcer de bien clarifier comment l’éventuelle loi d’interdiction des licenciements boursiers s’appliquera.

 

D’abord, il faut rappeler que le projet de Ségolène Royal est partie d’un problème concret (c’est souvent ainsi que procède Royal, partir des cas problèmes réels et proposer des réponses simples) : le cas des ouvriers de « LU » de Danone, qui ont été licenciés non pas pour des raisons économiques, mais pour faire monter le cours des actions Danone à la bourse. Face à ce scandale, Jospin avait dit aux ouvriers : « L’Etat ne peut pas tout ». C’est l’une des raisons de l’échec de Jospin en 2002 (les ouvriers ont déserté le PS). Ces ouvriers se sont battus judiciairement pendant 10 ans (certains ouvriers par désespérance se sont suicidés) et la justice leur a enfin donné raison. LU (Danone) a fauté, elle n’a pas respecté la loi, car en France on peut licencier un employer pour deux raisons : faute de l’employé ou difficultés économiques. Dans le cas de LU, les ouvriers n’ont été licencié pour aucune de ses deux raisons (LU avait de très bons résultats économiques). Donc, ces licenciements contreviennent à la loi.

C’est à partir de ce cas que Ségolène Royal a promis à ces anciens ouvriers de LU frappés par cette injustice que dans l’avenir, l’interdiction des licenciements boursiers sera une loi, leur lutte n’a pas été vaine, la République en tirera toutes les conséquences. Car il est inacceptable d’attendre chaque fois dix ans de dures batailles judiciaires et beaucoup de dégâts et souffrances, pour que l’injustice soit reconnue et condamnée.

Pour Royal, il vaut mieux prévenir que guérir, il vaut mieux agir en amont qu’en aval, il vaut mieux éviter que les travailleurs n’aient à subir un tel malheur au lieu de leur rendre justice (s’il ont beaucoup de chances) après des années de souffrance et de luttes. C’est une constante chez Royal : pour elle, il vaut mieux être dans une approche anticipatrice (Etat anticipateur) au lieu de subir. Si on observe bien Royal, il y a chez elle un côté « un peu en avance sur son temps », « raison avant les autres ». D’où chez elle, le sens, l’intuition, le souci de l’avenir très présents. D’où : Désir d’avenir, la révolution écologique de l’économie pour l’avenir, le souci de la jeunesse, agir sur la délinquance juvénile, etc.

Quand j’entends des journalistes dénoncer l’archaïsme et l’utopie. C’est parce qu’ils sont dans leur enfermement idéologique (l’ultralibéralisme) qui nous a mené là où nous sommes : la crise, le trou. Royal ne cherche pas, un retour vers le passé, c’est-à-dire un rétablissement de l’autorisation administrative des licenciements. Ce qu’elle cherche, c’est lutter contre une aberration, les licenciements boursiers contre lesquels nous devons tous lutter. Nous savons que cela existe : Que fait-on ? On croise les bras en disant qu’on y peut rien ? Non, nous devons lutter et proposer des « solutions efficaces ». Et la démarche qu’elle propose est innovante et efficace. 

 

L’idée de Royal, c’est de mettre en place un processus à trois étages :

 

1ère Etage :

Précisons que pour Royal, la démocratie sociale, le dialogue sociale est la pierre angulaire du dispositif : « La législation française est très en retard par rapport aux décisions de la justice, par rapport aux décisions du tribunal, et par rapport à ce qui se fait dans les pays plus performants que les nôtres, car moi je considère que la qualité des relations sociales dans l’entreprise, y compris sur les stratégies économiques de l’entreprise. Dans les pays du nord de l’Europe, en Allemagne les organisations syndicales ont un droit d’accès parce que c’est comme ça qu’on associe les forces syndicales à la dynamique positive de l’entreprise, c’est quand les gens sont partenaires de l’entreprise, que l’entreprise avance et devient compétitive, et pas quand les gens se méfient les uns des autres. Et donc la transparence sur les résultats économiques de l’entreprise qui est un droit dans certains pays, et notamment dans ceux que je viens de citer, est un élément de l’efficacité économique.

Mais on est en France dans un système où les relations sociales sont tellement dégradées, sont tellement archaïques, où quand vous voyez qu’il faut des jugements comme ceux-là parce que certains patrons se comportent mal et qu’on a des entreprises-voyous, qui portent d’ailleurs atteinte à la réputation de toutes les entreprises.

(…)Moi c’est la société que je souhaite construire. C’est une société où les gens se parlent, où il y a de la transparence, où les gens se font confiance, parce que c’est comme ça qu’une entreprise avance, c’est pas avec des conflits sociaux, des mensonges, ou la façon d’occulter les comptes que les entreprises avancent, parce qu’un jour ou l’autre ça va se retourner contre les entreprises. » (Propos tenus sur RTL)

 

Donc, si une entreprise veut licencier un certain nombre de salariés, les dirigeants de l’entreprise et les représentants des travailleurs (les syndicats) doivent pouvoir s’entendre sur le fait que nous ne sommes pas dans le cas de licenciements boursiers, mais bien parce que l’entreprise connaît des difficultés. Donc, il s’agit pour les dirigeants d’entreprise de rentrer en dialogue avec les salariés, et non faire tomber comme un couperet un plan de licenciement.

Ensuite, s’il y a désaccord entre les deux parties, nous passons au :

 

2ème Etage :

En cas de désaccord, les deux parties s’entendent sur la désignation d’un expert indépendant (ce qui se fait en Europe du Nord et Allemagne en cas de litige) qui va dire si, oui ou non, les licenciements sont boursiers ou non.

Si encore là encore, l’une des parties est insatisfaite du jugement de l’expert indépendant, nous passons au :

 

3ème Etage :

Si après l’avis de l’expert indépendant, il n’y a toujours une divergence sur le fait que le plan de licenciement soit ou non des licenciements boursiers. C’est à la justice de trancher, le juge dira le droit, comme on a pu le voir pour les ouvriers de LU. Mais avec cette procédure proposée par Royal, nous n’aurons pas une injustice, des vies brisées et seulement bien plus tard la reconnaissance d’une faute et d’un préjudice subi.

Mais seulement avec la procédure de Royal, il faut que tout cela se passe vite, car une entreprise peut sincèrement avoir besoin de faire une réduction de personnelle, elle ne faudrait pas que la procédure traîne pendant une longue période. Cela pénalisera l’entreprise. Ce que nous voulons c’est la justice, empêcher la survenue de cette horreur que sont les licenciements boursiers, pas tuer les entreprises. Pour les deux parties, il serait bon que l’ensemble de la procédure n’excède pas 3 ou 4 mois.

Cela nous ramène à la campagne de 2007, rappelez-vous quand Royal avait loué la célérité des tribunaux Chinois. Par mauvaise foi [1], on en a fait tout en plat, mais elle parlait des procédures relatives au commerce, car le monde de l’économie va très vite, nous devons faire en sorte que les dossiers ne traînent pas trop. C’est une grande faiblesse pour la France. Aujourd’hui de nombreux entrepreneurs évitent de trop se lancer dans des procédures judiciaires quand elles sont lésées, car les procédures sont trop longues (lentes) et coûteuses, donc ils y perdraient. D’où le fait qu’ils privilégient le fait de passer des accords insatisfaisants et injustes, mais qui valent mieux que des procédures interminables. Voilà, l’état de notre justice commerciale. Nous devons éviter de tomber dans le piège de ceux qui veulent qu’on se scandalise plus vite qu’on ne pense, nous devons être tous d’accord qu’il est nécessaire que les procédures judiciaires relatives aux affaires commerciales soient traitées avec SERENITE et CELERITE.

 

Donc, loin de la caricature que la bienpensance journalistique veut faire croire, et même si le débat n’a pas réussi à bien expliquer l’idée de Royal, on peut constater que l’idée est intéressante. Loin d’être rétrograde, elle est moderne : elle favorise le dialogue social (redonner un souffle nouveaux à la vie syndicale) et elle permet de redynamiser la justice commerciale. Cette idée d’interdiction de licenciements boursiers est complétée par le conditionnement des aides étatiques par la formation en alternance et l’engagement des jeunes, l’interdiction de délocalisation et de licenciements. Comme, elle dit : « Tout se tient ».

Mais, surtout en interdisant les licenciements boursiers, on réhabilite la VALEUR TRAVAIL. On réaffirme avec force que les Hommes, les travailleurs sont au-dessus des valeurs et logiques financières. Ainsi, on redonne de la sécurité aux millions de travailleurs (surtout les ouvriers) de ce pays.

 

Deux autres candidats ont émis des idées face aux licenciements boursiers :

 

Martine Aubry :

Je n’ai pas bien compris ce qu’elle propose. Elle n’a pas été claire. Mais, cela m’a semblé plutôt « bureaucratique ». Si quelqu’un a compris exactement ce que propose Aubry, je serai heureux de le lire dans les commentaires.

 

François Hollande :

Une fois de plus, il m’a déçu. Très péremptoirement et orgueilleusement, il est intervenu pour dire une grosse connerie (c’est mon avis) et il a fait une immense faute. Pour lui, ce ne sont pas les procédures administratives (référence à l’idée d’Aubry), ni les procédures judiciaires (référence à l’idée de Royal) qui résoudraient les licenciements boursiers, ce qu’il faut ce sont les pénalités financières.

Je n’ai pas fait l’ENA (aucun mépris de ma part de l’ENA) comme Hollande, ni droit d’ailleurs, mais je pense que pour frapper pénalement une quelconque personne morale, il faut un minimum de procédure judiciaire, même un petit PV pour mauvais stationnement est une procédure judiciaire. Et toute personne morale sanctionnée à le droit de se défendre, donc c’est à quel Français naïf, Hollande veut faire croire que les entreprises vont accepter docilement les pénalités financières, sans se défendre (elles ont le droit de se défendre), sans engager de procédures judiciaires. Donc, pénalités financières = procédures judiciaires. Ainsi, ses petits tours de passe-passe rhétoriques trompent les commentateurs complaisants et obnubilés par sa « présidentialité », ils ne rouleront pas les simples citoyens dans la farine. Alors, à propos des licenciements boursiers, ou ils nous prend pour des buses, ou c’est lui la triple buse.

Mais là où François Hollande me déçoit encore plus, c’est qu’avec son idée de pénalités financières, c’est qu’il s’inscrit dans la logique financière, et il n’y met pas un terme. Ce qu’il ne comprend pas, c’est qu’interdire les licenciements boursiers, c’est défendre la Valeur Travail. Ce n’est pas seulement d’argent dont il est question, mais de dignité, de conduites inadmissibles qu’il faut prohiber. C’est dire à tous les travailleurs de ce pays qu’ils ne sont pas que chiffre et valeur monétaire. Décidément, Monsieur Hollande (comme Monsieur Jospin) vous n’avez toujours rien compris, ce qui révolte les travailleurs de ce pays, et pourquoi les ouvriers désespèrent du Parti Socialiste et de la politique. Un politique ne doit pas avoir peur des jugements moqueurs de certains esprits étriqués, si en son for intérieur, il est convaincu que son combat est juste, s’il pense que son projet sert la communauté, qu’il s’y engage de toutes ses forces. Ce que demande les Français avant tout, c’est de la JUSTICE, la vraie. 

 

 

Chers concitoyens, nous sommes à dix jours du vote, et la probabilité est grande que le futur président de la France sorte de ces primaires. J’entends beaucoup de gens tenir un raisonnement, hélas malhabile. Un homme (ou une femme) avisé doit voir venir le danger de loin. Trop de citoyens « désabusés » se disent : les socialistes sont des vendus aux lobbies, des socio-traîtres, des égoïstes, etc. Soit, ce ne sont pas des candidats parfaits, mais qui l’est ? On n’a toujours des griefs à l’endroit de quelqu’un. Mais ce dont nous devons prendre conscience, c’est qu’il y a des gens ‘blancs’, ils sont rarissimes, il y a des gens ‘ténébreux’, ils sont un peu plus nombreux que les précédents, et puis il y a toute la palette des ‘gris’, c’est dans cette gamme que se situent la plupart des hommes. Nous devons éviter tout manichéisme, nous devons éviter la pensée dichotomique : tout ou rien, blanc ou noir, etc. L’intelligence disait Nietzsche, c’est la nuance. Nous devons être adultes et accepter la dimension tragique de la vie, de l’histoire, de la démocratie. Il nous faut choisir, il nous faut aller voter, ceux qui se déplaceront décideront pour nous. C’est trop facile, de toujours se plaindre, d’un tel ou d’un tel président ou politique, mais quand il faut aller voter, on ne se déplace pas. Pendant, cinq ans nous avons dénoncer la sarkozye, pendant cinq ans nous avons dit qu’il a été l’homme pousser au pouvoir par les puissances d’argent, pendant cinq ans nous avons dénoncé le président des riches. Maintenant que le temps du choix et la possibilité de changer les choses sont là, que fait-on ? Nous voyons bien que là encore, de puissants lobbies s’efforcent de nous imposer un choix, que fait-on ? On râle, on boude, mais on ne fait rien pour bouleverser les plans de nombreuses coteries qui ne pensent qu’à elles et leurs intérêts particuliers. 

Nous devons aller voter pour l’un de ces six candidats, non pas parce qu’il y a parmi eux quelqu’un de parfait, mais par AMOUR PROFOND DE LA FRANCE. Ce n’est pas nécessairement par passion pour tel ou tel candidat, mais parce que nous le devons à la France, nous devons nous réapproprier le pouvoir, la démocratie contre tous les oligarques qui méprisent le peuple de France. C’est une occasion en or, quand on nous donne l’occasion d’aller voter et de défaire les petits calculs de nos élites perverties, saisissons-là. Evitons de nous retrouver sur Internet à nous plaindre de la dérive oligarchique alors qu’on n’a rien fait pour l’empêcher. Certes aucun président ne sera parfait, mais on peut ruiner les combines des oligarques. Bon Dieu, c’est une occasion pour frapper d’un grand coup d’effroi ces personnes-là. Cette personne que nous élirons lors des primaires, n’est pas encore le président élu, nous verrons quelle campagne elle mènera, et en avril et mai 2012 nous déciderons définitivement, mais pour l’instant, ces primaires sont une occasion de signifier à tous ces gens que le vote, le choix, il n’appartient qu’à nous. Ce choix ne nous lie pas obligatoirement, si en cours de campagne, celui que j’ai élu me déçoit, en quoi suis-je tenu de voter pour lui. Au candidat élu par cette primaire, de faire ses preuves et d’encore convaincre. Je peux me déplacer pour voter parce que je me dis, qu’au second tour de présidentielle, je préfère que se soit lui que j’ai à accorder mon vote.

Chers compatriotes, nous devons aller voter à ces primaire au nom de la LIBERTE : celle d’orienter le pays, notre pays dans la direction qu’on veut, car c’est nous qui sommes le SOUVERAIN, et personnes d’autres. Déjouons les plans des coteries, qui pensent déjà à leurs avantages futurs. Nous sommes les descendants des Révolutionnaires de 1789, ils se sont battus et beaucoup contre les toutes les formes de dominations. A quoi assiste-t-on ? C’est le retour des dominations et du mépris. Eh bien dimanches 09 et 16 octobre, c’est notre tour. Nous devons être fidèles à ses paroles de La Marseillaise :

Couplet des enfants :
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus.
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.

 

Je vous fais part de mon choix, je fais le choix de Ségolène Royal, car elle la plus libre des lobbies, elle est profondément patriote, pas de ce patriotisme étriqué, mais ce patriotisme GRAND. Elle aime la nation dans son unicité, le peuple dans sa pluralité, le territoire dans sa globalité. Elle est innovante, ce n’est pas une idéologue, elle est pragmatique, elle a des valeurs profondes. Elle ne veut pas s’enfermer dans une posture, un camp, car elle sait qu’il est parfois nécessaire pour les intérêts supérieurs de la nation de transcender les clivages. Elle a une vision pour la France. Elle n’est pas la caricature que beaucoup de gens se font, particulièrement les médias. Elle a des défauts et des carences que je n’ignore pas. Mais elle a d’immenses qualités. Elle est tenace, elle est l’une des rares politiques, qui prend des risques, elle ose, elle n’a peur de personne, elle est courageuse (elle a des couilles). Elle ne se soumettra jamais à quelqu’un, elle a une haute idée d’elle-même (Femme debout) et de la France. Il y a chez elle beaucoup de l’attitude gaullienne. Aussi pour elle, l’exercice du pouvoir (comme de Gaulle), c’est un lieu entre le peuple et la personne qu’elle a investit des fonctions suprêmes. Ce pacte, il est profond, c’est le côté mystique de Royal. Je la préfère parce qu’elle est la fois folle (elle a de l’audace plus qu’aucun autre) et elle est sage car elle est une véritable stratège.

Royal met en lumière les problèmes que les autres leaders politiques négligent : la crise de la ruralité, la crise de l’outre-mer. Elle est une des rares à parler vraiment aux classes populaires. A. Montebourg est intéressant, mais il est encore vert (pas encore arrivé à maturité). Gouverner, c’est comme faire la guerre. Il faut à la fois être audacieux et être d’une extrême prudence, avoir de la dextérité. Pas seulement le verbe haut. Il n’a pas cette profonde intuition, ce ressenti profond du pays, le sens de son histoire. Il ne maîtrise pas encore toutes les arcanes du pouvoir, Ségolène Royal si. Elle a la rage, la volonté de puissance, cette profonde volonté de réussir, de faire mentir tous ceux qui la méprisent et la prennent pour une incompétente. Et puis, avec Ségolène Royal, quand elle aura le pouvoir, mais les journalistes et certains réseaux d’influence qui la détestent seront en face d’elle, elle aura envie de les briser comme ils l’ont maltraitée. Il y aura moins cette connivence : Eux parce qu’ils la détestent seront très regardants sur ses actions ; et elle, pour gouverner, n’aura qu’un véritable atout : NOUS, le Peuple. Elle ne pourra que s’appuyer que sur nous. D’ailleurs, elle l’a très bien compris, aussi elle est celle qui veut faire passer certaines réformes par référendum (Réforme fiscale, retraites, etc.).

Elle a une vision et un vrai projet pour le pays. Deux internautes ont fait des synthèses : QU'EST-CE QUE LE SÉGOLÉNISME ? par Sandrine Piaskowski, Les Les propositions de Ségolène Royal par Noel Nel (sur DA Grand Nancy). D’autres ont publiés : Henriclès (pseudonyme) a édité un e-book Et si c'était elle en 2012 ?, Éleuthère E.R., De quoi Ségolène Royal est-elle le nom ? Introduction au ségolénisme. ILV-Édition, 2011, 288 pages. Disponible à la commande ici : http://www.ilv-edition.com/librairie/quoi-segolene-royal-est-elle-nom.html

 

Bref, chacun au cours de ses prochains jours doit agir en responsabilité. Dépassons nos facilités, notre paresse intellectuelle qui nous enferme dans nos préjugés, dans le prêt-à-penser. Mettons la France par-dessus tout (putain ! On l’aime ce pays !). Bougeons-nous, donnons un peu à la France comme elle a su nous donner. Elle va mal la France, réveillons-nous, informons-nous et prenons nos responsabilités. Un vote ce n’est pas un défouloir. Rappelons-nous qu’en coupant la tête à Louis XVI, nous somme devenu le souverain. Agissons comme le souverain, agissons en dépassant nos œillères idéologiques, agissons par amour tripal pour la France, agissons avec intelligence, responsabilité et patriotisme.

C’est le devoir de tout citoyen de s’informer et ainsi pouvoir décider en toute connaissance et lucidité. Car trop souvent nous ne nous informons pas assez, et nous nous laissons berner par nos préjugés, la doxa et les clichés médiatiques. Il n’y a pas de démocratie sans vertu, car la vertu en est le principe (Montesquieu). Cette vertu, elle doit d’abord être le fait du simple citoyen. Nous devons être exigeants pour nous-mêmes et pour les autres. Nous sommes les enfants des Lumières, et la devise des Lumières, c’est « Ose savoir ». Car c’est par le savoir et la vertu qu’on devient libre et qu’on se met Debout.

Allons, enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé.
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé !

 

[1] Je voudrais ici donner ma lecture de ce tournant de la campagne de 2007 qu’à été le voyage de Ségolène Royal en Chine. La mémoire collective grâce à la presse, bras armée de beaucoup d’opérations d’intoxication manipulation, n’a retenue que : Bravitude, éloge de la justice chinoise et s’habiller en blanc en Chine alors que c’est une couleur de deuil là-bas. A partir de ces 3 éléments, du jour au lendemain, on a bâti l’image d’une bécassine qui est totalement inculte et incompétente qui lorsqu’elle ouvre la bouche ne dit que des bêtises. Quelques jours avant, nombreux étaient les journalistes qui louaient son habileté politique.

Ce voyage a été un moment charnière, à partir de là, Royal a perdu la main, tout s’est retourné contre elle. Certes il y a le fait que ses petits camarades socialistes ont joué la défaite. Mais, il y a la quelque chose de surréaliste : comment ces petits mots à l’étranger peuvent faire basculer une campagne ? Pour moi, il y a quelque chose qui a échappé à beaucoup, et qui ne peut pas se dire ouvertement, mais qui concerne la politique étrangère et le jeu des puissances. En fait, selon moi, pendant toute l’ascension irrésistible de Royal, il y a eu une méprise de la part de beaucoup de gens du microcosme (relais d’influence), sur la personne de Royal et sa vision du monde et de la politique étrangère de la France qu’elle voulait mener. Beaucoup pensait que Royal avait à peu près la même vision de la politique étrangère de la France que Hollande, DSK, Aubry et autre social-démocrate. Cette méprise a pris fin avec le voyage en Chine. Car Royal s’est révélée très nationaliste. En fait, Ségolène Royal ne voulait pas mener une politique qui convergerait avec les intérêts US. Les Américains pour leur politique impériale ont besoin d’avoir dans les pays alliés des dirigeants qui vont dans leur sens, surtout sous l’ère Bush et depuis que Chirac leur a dit « NON » pour la guerre en Irak. Ainsi, ils activent tous leur réseaux d’influence possible pour favoriser l’accession au pouvoir de ceux qui leur sont proches. Ils ont découvert que Royal ne convenait pas à leur espérance (elle n’est pas comme Hollande, son compagnon qui est aussi membre de la French American Fundation, organisme d’influence américain en France). D’où le fait que par la suite, ils ont tout misé sur Sarkozy (sur l’ascension de Royal, T. Meyssan raconte n’importe quoi). D’où, Royal, pour mieux réaffirmer son refus de soumission, a fait sienne cette devise : « FEMME DEBOUT » (devise des femmes antillaises qui expriment leur refus de l’esclavage, de la soumission). Ce jeu de l’ombre ne peut pas toujours être dévoilé au grand jour, mais il existe. Attention, je ne suis pas en train de dire que Royal a perdu à cause des USA, mais les Lobbies US ont joué contre elle, ce qui a concouru à sa défaite (comme d’autres paramètres : ex. ses propres erreurs). Et les américains qui ont toujours accordé une importance à tout ce qui est communication (c’est leur grand atout stratégique et c’est la faiblesse de la France), aussi, ils ont beaucoup d’influence dans la plupart des médias de la planète. Ainsi, ils peuvent activer les aboyeurs médiatiques.

Qu’on n’y voit pas un anti-américanisme, je sais bien que les Américains nous font ce que nous-mêmes faisons dans les pays africains, c’est le jeu des puissances. Mais c’est juste par amour de la France, la Grande Nation (c’était l’un des surnoms de la France) ne soit plus qu’une marionnette aux mains des autres. Ce que les USA n’ont pas réussit concernant la France après la Seconde Guerre (en faire un petit pays), ils le réussissent aujourd’hui sans trop se forcer, parce que nous ne voulons pas voir plus loin que le mouvement des ombres projetées.  

Royal ce n’est pas Hollande et les autres du PS, elle vient de par ses origines familiales de la droite très nationaliste et de tradition militaire. Même si elle s’est construite en partie en révolte contre son milieu, elle en a gardé une profonde influence. La nation, la grandeur et l’indépendance pour la France, ce sont des choses qui résonnent profondément en elle et qui viennent de son milieu. Dans la construction de Royal, par révolte contre le père, elle admire la figure détestée par le père : de Gaulle. En effet, il faut comprendre que si pour Royal, Mitterrand est le mentor qui l’a initiée à la politique et à qui elle demeure fidèle, le modèle pour elle, c’est de Gaulle. Alors qu’on ne s’étonne pas quand elle parle d’une possible alliance qui part de l’extrême-gauche aux gaullistes républicains. Ce n’est pas une chasse aux voix, c’est lié à ses propres convictions et admirations. Et il faut savoir qu’elle s’est toujours bien entendue avec de nombreux gaullistes. 

Ségolène Royal ne veut pas d’une France soumise aux USA, au contraire pour elle, la France doit demeurer alliée aux américains, tout en n’hésitant pas lui faire des croche-pieds, éviter le plus possible une dépendance de la France par rapport aux USA, partenaire oui mais égaux. Chacun est libre, il n y a pas de grand-frérisme américain (comme on peut le voir chez Hollande, DSK, etc.). Pour elle l’indépendance de la France passe par l’Europe et par des alliances avec les puissances émergentes (Chine, Brésil, etc.) pour contrebalancer l’empire US. D’où sa diabolisation après son voyage en Chine.

Sur le plan européen, la puissance française passe surtout une profonde alliance Franco-allemande pour diriger en tant que leader assumé l’Europe (et réduire l’influence britannique). Car le Royaume Uni, du fait de son ambivalence et de sa politique économique, est en déclin, L’Allemagne est elle aussi dans l’avenir condamnée à un déclin relatif du fait de la bombe démographique (vieillissement). Dans 20-30 ans, la France sera plus peuplée que l’Allemagne, ce qui n’a plus été le cas depuis le 19ème siècle. L’Europe de Royal, n’est pas l’Europe de Aubry ou Hollande. Quand elle parle des Etats-Unis d’Europe, elle n’est pas europocrate. Pour elle, c’est la réaffirmation de la puissance des Etats (rappelons-nous que c’est une vraie « énarque », elle est très attachée l’Etat et à la puissance publique). Pour elle, il faut réaffirmer le couple franco-allemand. En parlant d’un gouvernement économique européen, elle court-circuite la Commission, elle veut un ministre de l’économie commun aux deux pays, donc il s’agit de construire un noyau de politique commune fort, qui devra rendre compte aux parlements des deux pays. Ainsi, nous ne créons pas une structure qui serait au-dessus des souverainetés allemande et française, mais d’une structure, qui serait soumise aux deux souverainetés. Ce sous-ministre commun permettra la mise place d’une convergence, de vraies politiques industrielles communes. La France pourra apprendre ce qui marche en Allemagne (même si, tout ne peut ni ne doit être imité, nous sommes deux pays très différents). Ainsi, l’alliance permettra en partie une réindustrialisation de la France. Mais Royal est lucide, une alliance franco-allemande passe par le fait que la France donne un certain nombre de gage à l’Allemagne : la discipline budgétaire et la réduction des déficits. D’où l’établissement d’une règle de bonne gestion des deniers publics, non seulement cela nous incite à mieux gérer nos finances, mais cela nous permet de mieux convaincre les Allemands. C’est comme cela que la France obtiendra en contrepartie la mise en place de politique industrielle commune. Pour elle l’alliance franco-allemande est nécessaire car elle veut transformer le statut de la Banque central Européenne (BCE). Elle veut convaincre les Allemands qu’on a un dilemme : ou l’on choisi les banques, ou l’on choisi nos industries, il faut faire un choix. Et c’est une conviction qu’elle porte depuis longtemps : lire Ségolène Royal : les sectateurs, la madone et... de Caquerolle.

Ce qu’il faut comprendre c’est que Royal est une vraie patriote et c’est l’une des raisons pour lesquelles elle est tant combattue. Les lobbies de l’ombre trafiquent toujours loin de nos regards, après avoir voulu nous imposer DSK comme un messie (mais l’ange protecteur de la France nous a épargné cette coupe amère !), ils en ont fabriqué un autre : François Hollande, même « américanophilie suspecte », actuellement mêmes scores dans les sondages, ô miracle de la nature, comme s’ils étaient interchangeables ! Il y a surtout un outil d’influence formidable IFOP-PARISOT. Ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que la plupart des sondages relatifs aux primaires sont faits, ô miracle, par l’IFOP ! sondages qui sont les plus contestables. Je rappelle que Royal et Laurence Parisot s’aiment d’un amour profond. Mais surtout ce qu’il faut comprendre, c’est que Parisot est devenue présidente du MEDEF grâce au soutien du secteur financier (banques et assurances), du secteur pharmaceutique (tient Servier et son médiator n’est pas loin), bâtiment (tient Bouygues n’est pas loin !), secteurs économiques très en accointance avec la sarkozye. Qui depuis de longues années menace ce secteur par des réformes, car elle a des chances de parvenir au pouvoir ? Royal, Bingo ! Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il existe dans le patronat français une guerre larvée entre le secteur industriel et le tertiaire (affaire de l’UIMM), surtout les secteurs sus-cités. Loin de toutes les gesticulations vaines de sarkozy, il y a une véritable absence de politique industrielle française, les industries sont les enfants pauvres de la politique nationale. Les financiers et autres se sont emparé du patronat à leur profit. D’où en partie le malheur de l’industrie française. Parallèlement, en Allemagne, les industriels ne sont pas marginalisé mais sont dans un vrai partenariat avec la puissance publique, d’où en partie leur bonne santé. Pour Royal, la politique industrielle passe par une banque publique des PME et vision stratégique d’avenir (particulièrement la révolution écologique, qui est la nouvelle frontière).

Si vous observez bien la vie politique, vous constaterez que Royal a souvent eu des paroles très dures envers les secteurs favorisés du MEDEF, car leurs activités de lobbying nuisent au reste de l’économie. Ces derniers, via IFOP-Parisot, font tout pour l’enterrer politiquement en représailles. C’est là le Péché de Royal. Quand elle parle de remettre les banques au pas, on crie à l’archaïsme. Quand elle parle de système corrompu, on pense qu’elle surfe sur le populisme. Non, elle sait de quoi elle parle car elle subit tous les jours les représailles. A contrario, chouchou Hollande, promet-ils une réforme bancaire ? Chouchou parle-il vraiment de politique de restructuration et réindustrialisation de notre pays ? Pourtant, l’homme qui nous promet du chiraquisme (synonyme d’immobilisme) sans Chirac est considéré par le Français comme celui qui est le plus à même de redresser le pays, dixit les sondages !  

 Je termine en affirmant ma conviction : Royal a des défauts, mais elle a une vision pour le pays, qui n’est pas soumission mais redressement national. Vous n’entendrez jamais qu’elle appartient à tel ou tel cercle. Avec qu’elle on a plus de chance de voir un changement profond. Elle n’est pas la cruche que le microcosme caricature, elle connaît bien le pays (mieux que les jeunes Valls et Montebourg). Donnons-lui sa chance, accordons-nous cette chance. 

 

" Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront. " René Char


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5 réactions à cet article    


  • pissefroid pissefroid 1er octobre 2011 11:37

    L’interdiction des licenciements boursiers est un des moyens de donner au politique la prééminence sur le financier.


    • bernard29 bernard29 1er octobre 2011 16:15

      trés bon et indispensable article. Il est clair que Maame Royal sait tout a fait ce qu’elle dit et de plus avec clarté et précision.

      Elle doit être l’incontournable candidate de gauche à l’élection présidentielle. 

      Suite au dernier débat des primaires, une évidence saute aux yeux. Il est clair pour moi, que Ségolène Royal est en train de sauver la parti socialiste et les primaires.

      Imaginons le débat des primaires sans Madame Royal . Hormis la présence de deux jeunes qui visent autre chose que 2012, Valls et Montebourg, et qui peuvent donc se radicaliser sans grand risque dans leurs cohérence, il n’y aurait débat qu’entre deux ex premiers secrétaires sans relief ; l’homme de « la synthèse » et la femme de « substitution », d’un parti complétement dévalorisé au niveau national. (certains ont même parlé de « cadavre à la renverse », d’autres voulaient en changer le nom (celui là est même candidat à la primaire).

      Tout tourne autour de Ségolène Royal et de ses propositions. Les autres favoris blablatent, excusez de le dire si crûment , dans le vide . Hollande qui veut ramasser la mise, en palabrant globalement et en intervenant le dernier, et Aubry dont on ne comprend rien (rappelez moi une seule de ses propositions un peu déterminante ??) et qui aligne des mots et des phrases dans n’importe quel sens.

      La conclusion de Madame Royal lors de ce deuxième débat a montré toute sa potientialité pour entraîner le peuple de France derrière elle. Il ne faudrait pas que le conservatisme des politologues patentés et des sondages à la solde du monde médiatico politique installé, empêchent Mme Royal de franchir ce dernier pas décisif.

      Aprés avoir battu les éléphants en 2007, elle s’est pliée à un parcours semé d’embuches lors de cette pré campagne présidentielle. Je l’admire pour son courage, sa ténacité et sa résistance pour avoir choisi et mené délibérement ce combat difficile.
      Nous saurons le 9 Octobre si le PS et la gauche reconnaissent à leur vrai mérite le risque et la grandeur de son combat. je l’espère


      • Richard Schneider Richard Schneider 1er octobre 2011 16:17

        Ce très - trop - long plaidoyer pour Royal n’est pas dénué d’intérêt. Mais il ne m’a pas convaincu. Je n’ai aucun a-priori contre aucun des candidats. Ils jouent tous les six leur partition - assez bien, d’ailleurs.

        Ségolène Royal a surpris en 2006/07. Quelques slogans judicieux (« ordre juste », fermeté sur la délinquance ...) ont fait d’elle une candidate « neuve » dans le paysage politique du PS. Malheureusement dès janvier 2007, à force de courir après Sarkozy, cela s’est détérioré : le drapeau tricolore partout, faire travailler les enseignants 35 heures etc ... ont fait qu’une partie des électeurs de la gauche « classique » se sont détournés d’elle - ils ont préféré Bayrou. Ce qui a permis à NS de prendre une solide avance au 1er tour. Elle a eu beau « courir » après cet électorat « centriste », son retard était trop important. De plus son dernier face à face avec NS a été mal perçu par les téléspectateurs.
        Mais là où ça s’est profondément gâché, ce sont les semaines après les élections. On assisté à un véritable cirque médiatique à la télé, dont le summum a été son apparition sur une scène parisienne en hurlant « fra-ter-ni-té » !
        Même si elle a perdu le Congrès de Reims dans des conditions douteuses, elle n’a pas réussi à se présenter en victime devant l’opinion d’une façon crédible. Trop d’esbroufe, trop de « bling-bling » - une sorte de copie de Sarkozy.
        Aujourd’hui, elle propose souvent des idées intéressantes, mais la « magie » S.Royal s’est évaporée.
        Si certaines de ses propositions sont assez séduisantes, elles semblent assez irréalistes. Pro-européenne convaincue, elle sait pertinemment bien que le licenciement boursier est impossible : Bruxelles ne le permettrait pas. Car, il faut se rendre à l’évidence, la marge des politiques nationales n’est pas très conséquente. Et les socialistes en sont, en partie, responsables. Aujourd’hui le libéralisme mondialisé donne le ton et Bruxelles n’est qu’un rouage de cette nébuleuse ultra-libérale qui impose à des états faibles ses lois. 
        Je pense que la majorité des Français vont aller vers un candidat qui a de réelles chances de battre la clique qui est au pouvoir depuis quatre ans. Ils vont aller voter sans illusion. Ils savent que c’est fini des lendemains qui chantent... Ils espèrent juste que le sarkozisme, avec sa morgue et son cynisme, ne plastronnera plus dans les médias. 
        Ségolène Royal a probablement laissé passer sa chance. Peut-être définitivement.

        • Ptetmai 1er octobre 2011 16:23

          On n’aurait vraiment pas deviné si vous ne l’aviez pas écrit que vous étiez « royaliste » smiley.

           Donc pour cette dame qui a vécu librement épousé - par aveuglement ? un médiocre qui n’aurait rien fait depuis trente ans, même pas quatre gosses avec elle smiley))

          Rien que ça prouve, à côté d’intéressantes idées les limites de son sens politique et de sa maîtrise d’elle-même au nom de l’intérêt général de la « gauche ».

          Quoiqu’il en soit, c’est la Bourse qu’il faut carrément interdire : elle est ausis irrationnelle qu’amorale. Et c’est ça que votre championne aurait dû dire.


          • Kalki Kalki 1er octobre 2011 18:42

            Vous voulez de la croissance, il y en aura pour tout le monde

            Le parti qui parlera de travail au lieu de parler de répartition, n’aura pas nos voix !
            plus personne ne travaille, le travail ca ne se chie pas, le travail continu de disparaitre dans un processus naturel ( meme pas besoin de délocalisation )
            , nous ne voulons pas de vos pseudo travails imaginaires

            Votez PIRATE

            Vous ne serez pas déçus : INTERNET, NOURRITURE, ÉNERGIE ET TRANSPORT POUR TOUS, PAR TOUS

            Ne demandez plus l’impossible, nous allons le créer pour TOUS

            Votez pirates :

            9% pour le Parti Pirate à Berlin ! Et si la politique pouvait vraiment être réformée ? Adieu l’UMPS : retour d’un meilleur niveau de vie !

            Nourriture libre et énergie libre .... ca vous dit quelque chose, vous devez vous recentrer

            50 euro de matériel pour produire votre nouriture , ca serait un bon slogan politique

            Pour des habitants totalement autonomes, il ne manque plus que a) de l’énergie renouvelable , et b) des fertilisants et engrais, biologiques, ou produit à partir d’un écosystème … les algues par exemple pour obtenir l’équivalent pétro chimique naturel. c) Soit de la conscience, et de la conscience politique : pas de la décroissance, mais du partage inconditionnel de la sur abondance ! le pouvoir d’achat conditionne la prospérité réelle d) des échanges d’informations sur un réseau respectant à jamais la neutralité du net e) Une mobilité ‘verte’ garantie, f) De la justice, et une intégrité des données / entités / individus

            Ce n’est pas tant, ou pas seulement les moyens de productions qu’il faut se réapproprier, mais bien plus le droit au dividende sur les ressources – qui surabondent  : et donc ni une taxe, ni un pouvoir d’achat basée sur le travail. Espérons que vous comprenez comment fonctionne l’économie basée sur les ressources : prenons l’exemple du pétrole ou son prix est arbitraire, sa quantité en stock truqué … « pour des raisons politiques et économiques », il n’y a pas que le pétrole … l’énergie est abondante. Second exemple : le travail qui disparait car il y a sur abondance de force de travail – y compris machine – dans tous les secteurs est il un problème ? … Est ce que cela empêche le partage pourtant nécessaire ? L’effet de comprendre l’économie de l’abondance, et de l’infinité des ressources, et le passage psychologique vers celle ci permet une « ‘explosion’ de croissance économique » … ou sinon tout du moins une vie bien remplie, pour tous.

            Les hackers / citoyennistes doivent donc prendre le pouvoir politique, suivant eux mêmes les règles des pirates : partage – celui qui a besoin assouvi son besoin, la communauté et le bien commun avant tout, et le chef n’a pas plus que deux fois la part de celle d’un autre. A l’abordage !!!

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