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Accueil du site > Actualités > Politique > Loi El Khomri : La lutte des classes en France en 2016

Loi El Khomri : La lutte des classes en France en 2016

Si Marx vivait encore, une nouvelle occasion d'ajouter une nouvelle "saison" à sa "lutte des classes en France" lui serait fournie.
Tous les ingrédients dignes de son talent sont présents.

- Un président socialiste dévalué par ses reniements apparents mais largement prévisibles dès sa candidature.

- Un parti du président, jadis populaire, doyen des partis français, en voie d'implosion entre deux minorités diamétralement hostiles et une majorité, centriste, d'intérêts particuliers voire personnels.

- Une droite, idéologiquement unie, mais aux prise avec des ambitions personnelles aussi multiples que massacrantes.

- Et une extrême droite qui est unie sur une seule candidature, appuyée sur un programme dont la véhémence attrape-tout permet, depuis des décennies une progression régulière au dessus des deux chiffres au delà des quel la crédibilité devient sérieuse.

- Enfin une extrême gauche minoritaire qui se partage entre ceux qui veulent refaire le Front Popu en unifiant les prolétaires de toute la gauche et ceux qui, depuis 1917, rêvent au "Grand Soir"d'octobre 17 ou de la "sociale" de 1848, ou 1871.

Tout ce monde essaie de peser, au grès de chaque évènement, sur les comportements politique de la classe immensément majoritaire dans cette France du 21° siècle, à savoir ceux qui doivent travailler pour vivre, j'ai nommé le prolétariat moderne fait d'autant de cols blancs que de cols bleus. Etant bien entendu qu'une autre classe, extrêmement minoritaire en nombre, mais extrêmement majoritaire sur les comptes bancaires, à savoir la bourgeoisie, manoeuvre, elle, au grès des circonstances pour que ses intérêts matériels gardent toujours leur primauté. Le parti de la bourgeoisie est unique. Jamais il ne participe directement aux élections ni au gouvernement, mais le sous parti qui obtient son soutient a toujours de bonnes chance de l'emporter, tant sont puissants les médias qu'il commande. Ce parti unique, c'est le Medef.

Depuis janvier 2016, des observateurs se demandent si le moment pour introduire la "réforme" du code du travail a été bien choisi. Mais avait-il un autre moment disponible ? A un an des présidentielles, le Medef commençait à choisir sa cavalerie. Le meilleur cheval, Hollande le sait, sera celui qui aura donné les preuves les plus tangibles. Dans les sondages, les autres sont devant, mais, dans leur besace, ils n'ont que des programmes, alors que Hollande, lui, a, encore plus d'un an, pour faire du concret.
Toute l'histoire de la loi El Khomri est là. Le Medef veut faire baisser le prix de la force de travail. Si Hollande y parvient, l'artillerie du patronat pourrait passer de son coté et dans nos médias préférés, Juppé deviendrait alors trop vieux, Sarko trop agité, Lemaire trop tendre etc... et finalement, avec un gros cable à la patte, Hollande, pour cinq petites années, ne serait-il pas le plus passable de tous ? Refrain sur tous les plateaux..... Voilà pourquoi le tandem Hollande-Valls a réalisé dans ses moindre détail un montage où plusieurs sorties de secours étaient prévues sauf sur "l'inversion des normes" et les heures sups à 5% (contre les 25% actuels) ; deux éléments qui condamnent, rapidement, aussi bien les convention collectives (acquises en 36), qui alignent les situations par le haut, que les 35h de Martine Aubry. avec leur cortège insupportable (pour le Médef) de RTT.

Ainsi, pour sauver une petite place dans l'histoire de France, et un brin de vanité, Hollande aura, dans un accord tacite avec le Méfef, pris le risque d'exploser son parti en reniant deux de ses plus positives actions historiques. Reste une inconnue dans les plans hollandistes : comment cette manip va s'interpréter dans la gauche du prolétariat ? Ici, ceux qui avaient déjà de gros doute en 2012 ont, manifestement, fait des petits. Alors que l'assiette du Médef déborde, celle du prolo ne contient plus qu'une arête d'un minuscule poisson. C'est cette impression qui alimente la contestation anti loi El Khomri qui dure depuis des mois, et c'est finalement sans doute là que se joue la candidature de Hollande puisqu'un retrait lui retirera, automatiquement, l'appui du Médef.

Du coup le retrait de cette loi remettrait la vrai gauche, celle qui ne suivrait pas Macron (candidat de survie du hollandisme) au centre du jeu avec une possibilité, si les égos individuels s'effaçaient devant les intérêts des prolétaires, de battre dès le premier tour tous les candidats du Médef. Et, du même coup, le combat contre cette loi pourrait, de loin, dépasser son objet.

Les prochaines semaines vont donc être décisives pour toute la politique française.


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51 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 14 mai 14:56

    La droite n’est pas unie.

    Elle comprend des partisans et des ennemis de l’intervention et de l’importance de l’état. 
    les deux courants sont anciens, ce sont les mêmes dans le parti républicain américain, et le clivage n’est pas seulement une lutte de chefs.
    C’est un combat idéologique aussi grave que clui qui oppose les tenants de la réforme et ceux de la révolution à gauche.

    • CN46400 CN46400 14 mai 15:37

      @Jeussey de Sourcesûre


         Bien sûr je sais que des tendances centrifuges existent aussi à droite. Cà peut jouer dans la désignation d’un candidat mais dans la politique concrète j’en doute, c’est la bourgeoisie qui paye les musiciens, c’est elle qui choisit la musique ! Quoiqu’il se dise sur les estrades, la bourgeoisie a besoin d’un état sérieux pour régir ses affaires et faire respecter ses lois, ça ne peut donc bouger, à droite, qu’à la marge.
        Les bourgeoisies ne sont jamais dynamiques dans les états trop corrompus (ex Afrique... ) 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mai 07:07

      @CN46400
      La bourgeoisie, c’est la finance et les multinationales, dont les lobbies pullulent à Bruxelles.
      Elles ont imposé la mondialisation, les dérégulations bancaires, l’ Union européenne, et la fin des Etats Nations.


      Les Etats Nations ont un gros inconvénient, ils peuvent légiférer contre la finance et protéger leur population, comme a su le faire l’ Islande. Et ça, c’est pas bien du tout !

      Il est plus facile pour elles, et pour les USA de discuter avec 1 seul interlocuteur qu’avec 28.
      Vous avez sous les yeux les négociations sur TAFTA & TISA. Qui négocie ?
      La Commission européenne.

      Dans les écrits de nos grands penseurs marxistes, il n’y a pas l’ Union européenne, quelle grooosse malheur ! Alors nos petits marxistes d’aujourd’hui ne pensent plus, ou pensent avec les lunettes du 19e siècle.
      « Qui gouverne vraiment la France & l’ Europe ??  »

    • César Castique César Castique 14 mai 15:14

      « Si Marx vivait encore… »


      On se demande la gueule qu’il ferait en découvrant un prolo disposant d’une bagnole, et parfois sa damnée de la terre de meuf aussi. S’il ne peut pas passer trois semaines au bord de la mer en été, et dix jours à la neige en hiver, c’est parce qu’il doit finir de payer son appartement en PPE ou sa villa Ça m’suffit, dans la banlieue d’une grande ville.


      Son gamin ne travaille pas avant 18-20 ans, ce qui ne l’empêche nullement d’avoir des Nike, une console Playstation, un MP3, un téléphone portable et une tablette tactile, ainsi que dans sa chambre - parce qu’il a une chambre pour lui tout seul !
      - un ordinateur et une télévision.


      Peut-être que ce pauvre plouc, Marx donc, en conclurait, comme Hannah Arendt, que « La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs. »


      • CN46400 CN46400 14 mai 15:58

        @César Castique


         Même si le tableau, hors chômage ou travail précaire, du prolétaire moyen que vous faites correspondait à la généralité, il faudrait parler des aliénations de tous ordres qu’il subit du fait de sa position de dominé dans la société par rapport à ceux qui vivent, très bien, sans aucune obligation de travailler, des résultats de son travail.

          Ceci dit Marx, n’est pas le prophète de la misère, c’est celui de l’égalité, donnée qui ne dépend d’aucun PIB....

      • Rapaces32 (---.---.165.253) 14 mai 19:56

        @César Castique

        Quelle découverte de l Amérique il y a des salariés qui s endettent 30 ans pour acheter leur bicoque et qui parfois sont obligés de posséder 2 caisses pour aller bosser , en passant , les deux bossent les veinards ; bonjour la vie de famille. Ces privilégiés des riches quoi ont même offert des cadeaux à leurs gosses ! Où va t on ? De vrais aristocrates ouvriers ! Pour satisfaire nos petits bourges anars le medef s emploie à aggraver le chômage par l immigration et les travailleurs étrangers « détaché » : excusez du peu 500000, enfin disons légaux. Bientôt notre couple vendra une bagnole en perdant un emploi . Bravo éructe notre petit bourge c est bon pour l environnement ! Et peut être l autre y passera avec la maison etc... Restera à vendre la play station et le portable des gosses. Mais alors cette famille est prête pour la révolution non petit anar planqué à l abri de la concurrence ? Manque de pôt c est chez les Le Pen and Co qu ils vont aller ! Bah c était écrit pontifiera le révolutionnaire en peau de lapin, les prolos sont tellement cons n est ce pas ?


      • César Castique César Castique 14 mai 20:20

        @CN46400

        « il faudrait parler des aliénations de tous ordres qu’il subit du fait de sa position de dominé dans la société par rapport à ceux qui vivent, très bien, sans aucune obligation de travailler, des résultats de son travail. »


        A choisir entre des aliénations de tous ordres du fait d’une « position de dominé dans la société par rapport à ceux qui vivent, très bien, sans aucune obligation de travailler » et des aliénations de tous ordres du fait d’une position de dominé inscrite dans la hiérarchie des « sachants », des flagorneurs et des pistonnés, je n’ai pas vraiment de préférence.


        «  Ceci dit Marx, n’est pas le prophète de la misère, c’est celui de l’égalité... »


        Qui est un incomparable facteur de frustration tant pour ceux qui estiment mériter plus que les autres, parce que « contribuant » davantage et/ou mieux que les autres, que par ceux qui estiment que bien des autres ne mériteraient pas autant qu’eux-mêmes, au vu du volume et de la qualité de leurs prestations. 


        Et, au final, la nature humaine étant ce qu’elle est, le clivage dominant-dominé existera toujours, puisqu’on le trouve déjà dans le couple et dans la famille, où les dominants ne sont pas obligatoirement les mâles ni les adultes - on affecte de l’ignorer, ça ne change rien aux réalités.

      • César Castique César Castique 14 mai 20:40

        @Rapaces32

        « Et peut être l autre y passera avec la maison etc... Restera à vendre la play station et le portable des gosses. Mais alors cette famille est prête pour la révolution non petit anar planqué à l abri de la concurrence ? Manque de pôt c est chez les Le Pen and Co qu ils vont aller ! »


        Là, vous me prenez complètement au dépourvu. Je ne sais pas quoi vous répondre, parce que je respecte scrupuleusement une conviction qui est mienne depuis longtemps, à savoir qu’on peut tout prévoir, à l’exception de l’avenir... Ce n’est donc pas moi qui vais m’y aventurer...

      • CN46400 CN46400 14 mai 22:14

        @César Castique


         Ce qui se conçoit bien s’expose clairement. Il suffit d’avoir, un jour, cherché du travail, pour constater qu’entre le prolétaire qui cherche du travail pour vivre et le bourgeois qui cherche un travailleur pour obtenir du profit il y a un rapport inégalitaire. L’un achète de la force de travail qu’il revendra sous forme de produit, l’autre vend de la force de travail au tarif suffisant pour pouvoir la reconstituer et la reproposer le lendemain ou le mois suivant.....Alors que la valeur du produit obtenu est, toujours, supérieure (plus value), au prix payé, de la force de travail utilisée. 

         C’est cela l’exploitation du travail salarié et çà s’applique aussi bien à l’ingénieur qu’à l’OS. Ce qui n’empêche ni l’OS, ni l’ingénieur de, parfois, trinquer avec l’employeur !

      • César Castique César Castique 14 mai 23:15

        @CN46400


        « ...l’autre vend de la force de travail au tarif suffisant pour pouvoir la reconstituer et la reproposer le lendemain ou le mois suivant.... »


        Ouais, ça je connais. C’est un grand classique. Il a été théorisé en des temps où le prolétaire consacrait 50 % de son revenu à son alimentation et à celle de sa famille. Aujourd’hui, on en est à 15-20 %,,,


        Vers la même époque, Elysée Reclus écrivait dans « L’évolution, la révolution et l’idéal anarchique » : 

        « Les conditions mêmes de la vie nous dictent le voeu capital. Les cris, les lamentations  qui sortent des huttes de la campagne, des caves, des soupentes, des mansardes de la ville, nous le répètent incessamment : « Il faut du pain ! »Toute autre considération est primée par cette collective expression du besoin primordial de tous les êtres vivants. L’existence même étant impossible si l’instinct de la nourriture n’est pas assouvi, il faut le satisfaire à tout prix et le satisfaire pour tous, car la société ne se divise point en deux parts, dont l’une resterait sans droits à la vie. « Il faut du pain ! »… »

        ... et encore :

        « On se demande souvent comment les faméliques, si nombreux pourtant, ont pu surmonter pendant tant de siècles et surmontent encore en eux cette passion de la faim qui surgit dans leurs entrailles, comment ils ont pu s’accommoder en douceur à l’affaiblissement organique et à l’inanition. »


        Moi, je suis trop jeune pour avoir connu. Ce qui fait que votre histoire de « tarif suffisant pour pouvoir la reconstituer », ça ne me parle en aucune manière. Et à voir le score que ce genre de fariboles réalise au fond des urnes, je suis très loin de me sentir seul.


      • CN46400 CN46400 15 mai 07:03

        @César Castique


        Inutile de remonter à Zola, il suffit de comparer les délais de survie du prolétaire sans salaire à celui d’un capitaliste perdant ses dividendes pour comprendre qu’il s’agit de deux mondesdifférents...

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mai 07:13

        @Rapaces32
        Vous pensez vraiment que l’aliénation au travail est moindre dans la Chine communiste ?? Il y a désormais plus de milliardaires en Chine qu’aux USA.


        Alors les envolées lyriques du genre : «  Marx, n’est pas le prophète de la misère, c’est celui de l’égalité », comprenez que ça fait rigoler tout le monde !

      • CN46400 CN46400 15 mai 08:42

        @Fifi Brind_acier


           Comme tous les bourgeois, vous n’aimez pas Marx, c’est votre droit. Souffrez que je vous rappelle le compliment qu’il note dans le Manifeste (1848) « la bourgeoisie a eu un rôle éminemment révolutionnaire ». C’est elle qui, en Occident, a réalisé « l’accumulation primitive du capital » en dehors de laquelle aucun socialisme ne peut être envisagé. 60 ans après la NEP de Lénine, Deng fort des expériences ratées en URSS (Staline) et en Chine (Mao) d’une accumulation volontariste est revenu à la NEP.
           Mais en Chine, comme dans la NEP soviétique, le capitalisme présente tous ses attributs, et défauts (aliénations comprises), courants, sauf un ; il ne commande pas l’état, c’est l’état qui commande au capital et bientôt, celui-ci va devoir montrer s’il a conservé assez de « couilles » pour remettre, le capitalisme montrant là bas de gros signes d’essoufflement, les solutions du socialisme à l’ordre du jour. C’est d’ailleurs ce calcul qui explique les tensions nouvelles avec les USA qui ne veulent pas sacrifier leurs profits en Chine.

      • Ar zen Ar zen 15 mai 09:06

        @CN46400

        @CN46400

        J’espère que vous n’êtes pas resté coincé sur Marx ?

        Depuis son époque, le travail des sociologues a montré que les classes sociales, compte tenu de l’évolution de la société, avaient elles aussi évoluées. Pour faire court : la classe moyenne est hypertrophiée ce qui veut dire qu’aucune lutte des classes n’est aujourd’hui possible. Les classes ne peuvent en effet s’opposer puisque la plus grosse partie du peuple « se pense » dans la classe moyenne".

        Vous ne pouvez pas faire abstraction de la réalité qui nous entoure. Il faut, certes, retenir les propos des penseurs des autres siècles, mais il faut, aussi, adapter leur discours à notre époque. Karl Marx écrivait au 19ème siècle. Nous sommes au 21ème siècle et il est difficile de penser que nos sociétés n’ont pas changé. Tout change, tout le temps. Rien n’est figé. Vous naissez bébé et vous mourrez vieillard. C’est un truisme. La société que connaissait Marx n’est pas celle que nous avons sous les yeux aujourd’hui. Si l’on réfléchit en terme de rapport de force, il faut tenir compte de la sociologie. Sinon nous restons à côté de la réalité. Il faut toujours partir de la réalité.

        http://www.academie-en-ligne.fr/Ressources/7/SE01/AL7SE01TEPA0013-Sequence-04.pdf


      • CN46400 CN46400 15 mai 09:29

        @Ar zen


         Ouais, je comprend, encore un corbillard, combien de fois enterré et combien de fois ressuscité. Hier dans le « Parisien Libéré » : Des travailleurs de l’industrie avicole US sans pause pipi mais avec des « couches culottes ».... Et revoilà Marx et sa« baisse tendancielle du taux de profit » sur le tapis ! 

          Si vous en avez vraiment marre d’entendre parler de Marx, éliminez le capitalisme !


      • Ar zen Ar zen 15 mai 09:55

        @CN46400

        J’espère que vous avez compris que le « problème » n’est pas le capitalisme, ou n’importe quelle autre idéologie d’ailleurs. Le « problème » est bien la répartition des richesses. Quel que soit le « modèle » en usage, c’est la juste répartition de la richesse produite qui est déterminante. Vous pouvez conspuer le « capitalisme » à longueur de commentaire mais si c’est par avoir un modèle de « communisme » à la Chinoise, où la répartition des richesses n’est pas non plus assurée, il ne sert strictement à rien d’opposer et de vouloir une idéologie au lieu d’une autre. Vous pouvez bien être pour la « collectivisation » des moyens de production, si la richesse produite part dans les poches de quelques apparatchiks, c’est encore loupé. Oui, c’est un énorme problème que le « capital » produise plus d’intérêt que le travail et organise ainsi des situations de rente. Vous rêvez d’une société totalement égalitaire, moi aussi. Mais c’est juste un rêve, ce vers quoi il faut tendre. Mais il faut bien avoir conscience que cela n’arrivera pas. Aussi, ajustons le tir sur la plus juste répartition des richesses afin que chacune et chacun vive d’une manière sereine et digne dans ce bas monde.


      • César Castique César Castique 15 mai 10:00

        @CN46400

        « Inutile de remonter à Zola... »



        C’est toujours moins loin que le dinosaure auquel vous empruntez des arguments anachroniques, que même votre clientèle électorale potentielle ne comprend plus ?


        « ...pour comprendre qu’il s’agit de deux mondesdifférents... »


        Il y a tant de mondes différents dans notre monde, qu’on peut démontrer n’importe quoi en comparant deux groupes de marginaux, situés aux antipodes l’un de l’autre.

      • Ar zen Ar zen 15 mai 10:02

        @CN46400

        Lorsque j’écris « il faut, certes, tenir compte des écrits des penseurs des autres siècles » vous me répondez : « si vous en avez vraiment marre d’entendre parler de Marx, éliminez le capitalisme ».

        Pourquoi une telle dérive dans vos commentaires ? Pourquoi vouloir absolument entrer en opposition ? Vous voyez bien que ce que j’ai écris ne peut pas correspondre à votre réponse.

        Si vous voyez des oppositions là où il n’y a en pas, c’est très difficile de construire un échange objectif.


      • CN46400 CN46400 15 mai 10:18

        @Ar zen


          Le capitalisme n’est pas une idéologie, c’est une organisation concrète de la société humaine qui a apporté de gros progrès par rapport à celle, le féodalisme, qui l’a précédé. Désormais c’est, en Occident, un poids mort incapable d’engendrer un quelconque nouveau progrès social raisonné. Pire, il tend désormais au recul social (ex Loi El Khomri...)

         Je ne rêve nullement à une société « totalement égalitaire », mon socialisme c’est « à chacun selon son travail et ses compétences ». Ultérieurement on pensera au communisme et au « à chacun selon ses besoins » !

      • César Castique César Castique 15 mai 10:35

        @CN46400



        « ...le capitalisme montrant là bas de gros signes d’essoufflement, les solutions du socialisme à l’ordre du jour. »


        Sûrement, mais il faudra commencer par désintoxiquer les nouvelles classes moyennes de la société de consommation, qu’il sera impossible d’étendre à un milliard et demi d’habitants... 


        Il faudra ouvrir beaucoup de camps de rééducation, et tirer pas mal de balles dans la nuque. Mais bon, si c’est pour déboucher, enfin, sur la vraie société communiste où « le développement de chacun sera la clé du développement de tous » et où, comme l’écrit, imperturbablement, Engels dans « L’anti-Dühring », le huitième commandement - Tu ne voleras point - sera obsolète puisqu’il y aura assez de tout pour tout le monde.


        Quand je dis que le communisme, c’est la méthadone du peuple... smiley

      • Ar zen Ar zen 15 mai 10:46

        @CN46400

        J’ai pris le « communisme » en exemple, vous l’aurez compris.

        La loi « El Khomri » est, en réalité, la loi « El GOPE » de Bruxelles. C’est de l’ultra libéralisme, prévu par les traités et inscrit dans leurs différentes dispositions.

        Voici un « théoricien » libéral et socialiste. Seul prix Nobel français, totalement banni des médias.

        https://www.les-crises.fr/le-testament-de-maurice-allais/


      • CN46400 CN46400 15 mai 10:57

        @César Castique


          Pas plus que chez nous, le pb n’est pas, en Chine, la « société de consommation », c’est le capitalisme. Il a permit une accumulation primitive rapide du capital, c’était sa vocation, mais il est, là bas comme ici, incapable d’en répartir justement les résultats.....C’est au socialisme de prendre en charge cette répartition ! 

      • César Castique César Castique 15 mai 11:27

        @CN46400

        « C’est au socialisme de prendre en charge cette répartition ! » 



        Et grâce à l’informatique, ça devrait se faire sur une jambe. D’autant plus facilement, que. comme écrivait l’autre, il y aura assez de tout pour tout le monde. On passera du « Qu’ils mangent de la brioche »*, à brioche à gogo. 


        Ça sera tout indiqué pour ceux qui y auront cru smiley



        * « ...je me rappelai le pis-aller d’une grande princesse à qui l’on disait que les paysans n’avaient pas de pain, et qui répondit : « Qu’ils mangent de la brioche. » J’achetai de la brioche. » - Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, Livre VI (1767).

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mai 19:18

        @CN46400
        Je parlais d’égalité.
        « En Chine, c’est l’état qui commande le capital » , nous sommes d’accord.
        Et ce sont les apparatchiks du Parti qui s’en mettent plein les poches, ce que vous ne dites pas. Égalité, mon œil !


        Vous oubliez aussi de dire aussi, qu’après l’effondrement de l’ URSS, ce sont les apparatchiks du Parti Communistes qui sont devenus les oligarques. Ils sont devenus milliardaires en pillant les biens publics, ce que les Russes ne leur pardonneront jamais.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mai 19:21

        @Ar zen
        Cherchez pas, les communistes refusent de parler de répartition de la richesse en système communiste, mais seulement en système capitaliste.
        Les oligarques russes ou les apparatchiks milliardaires, faut pas en parler.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mai 19:25

        @CN46400
        "en Chine, la « société de consommation », c’est le capitalisme. Il a permit une accumulation primitive rapide du capital, c’était sa vocation, mais il est, là bas comme ici, incapable d’en répartir justement les résultats.....C’est au socialisme de prendre en charge cette répartition ! "

        Donc vous reconnaissez que le capital, géré par le communisme, n’assure pas la répartition.

        C’est ballot, parce que le modèle social français issu du CNR assure, lui, la répartition de plus de 50% de la richesse nationale....


      • CN46400 CN46400 15 mai 20:24

        @Fifi Brind_acier

         Je répond à vos trois posts,

         Vous avez évidemment raison en ce qui concerne l’URSS. Pour ce qui est de la Chine je pense qu’il faut attendre encore quelques années avant de porter un jugement définitif sur les « apparachiks ». Ils volent peut-être mais si j’en juge par les investissements colossaux qui sont réalisés, en chantier ou en projet les larcins ont bien l’air de rester « sous contrôle ».

          Par contre dans les domaines confiés au capitalisme, étranger ou chinois, on rencontre les mêmes phénomènes qu’en Occident avec son cortège connu d’inégalités parfois criardes. Phénomènes dont Staline s’est, jadis, servi pour prendre le pouvoir et abandonner la NEP en 27.

          Mais le capitalisme a été appelé par Deng pour réaliser l’accumulation primitive du capital qui ne se résume pas à l’accumulation de comptes bancaires, ou de grosse limousines dans les rues de Pékin, mais aussi, et surtout, à la formation des prolos chinois aux techniques les plus performantes et les plus variées et à l’accroissement général des compétences du prolétariat chinois qui, globalement, est déjà le plus puissant de la planète. 
          Ce qui représente, par rapport au point de départ de 1979, un bond autrement colossal que celui réalisé par les plans quinquennaux staliniens ou post staliniens. Alors que les soviétiques n’étaient, en 90, au top que dans le domaine militaire ou para militaire, les chinois sont désormais présents, au plus haut niveau, dans tous les domaines industriels. 
          Mais les taux d’expansion faiblissant, le PC chinois commence à parler de « qualité plutôt que de quantité », un vocabulaire qui annonce sans doute une évolution dans la ligne. Plus de capitalisme ou plus de socialisme, qui vivra verra ?

      • sampiero sampiero 15 mai 20:43

        FIFI

        « Cherchez pas, les communistes refusent de parler de répartition de la richesse en système communiste, mais seulement en système capitaliste.
        Les oligarques russes ou les apparatchiks milliardaires, faut pas en parler. »
        Parce que la Russie est sous système communiste ? Ha bon ? C’est nouveau, ça vient de sortir ?

      • Jo.Di Jo.Di 14 mai 16:05

         
        l’inversion des normes est un concept philosophique libéral et libertaire. Prime à l’individu et délégation aux « sous-états », collectifs d’intérêts privés économiques à la neutralité axiologique (morale normative) se passant de l’État (fasciste)
         
        Le gôôôchiste en est le parfait prévaricateur. Qui veut le gode-bébé gpa choisi veut le droit du travail choisi
         
        La liberté du gôôôchiste : « Chacun choisit pour lui-même »
         
        Il l’a, il peut se branler avec maintenant.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 mai 22:22

          à l’auteur,
          Cette loi ne vient ni de la Droite, ni de la Gauche,ni du MEDEF, même si le MEDEF l’attend depuis 1945...


          Il s’agit de l’article 121 du Traité de Fonctionnement de l’ UE, qui permet à la Commission européenne d’élaborer les GOPé, les Grandes Orientations de Politique économique pour les 28 pays. Voici le tableau pour les 28 pays des réformes à faire. ( cliquer sur la loupe en haut à droite pour agrandir)

          Ce que la Commission appelle « recommandations », ce sont des ordres, comme en Grèce.
          Voici la feuille de route économique pour la France, elle a été publiée en juin 2014. 


          • CN46400 CN46400 14 mai 23:00

            @Fifi Brind_acier

             Croyez-vous vraiment que le Medef a besoin de recevoir des ordres de l’UE pour réclamer la baisse du prix de la force de travail ? Il a surtout besoin de trouver des alliés de circonstance capables de faire avaler la pilule aux prolos. Pourquoi ne pas tenter le drop avec ce Hollande qui parait disposé, et qui est bien moins cher que Zlatan...ou les autres. Voilà le raisonnement de cette confrérie bien française qui est en phase congénitale avec les 28 autres !

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mai 06:51

            @CN46400
            Les euro-béats devraient commencer à se renseigner sur les origines de la construction européenne, ça urge ! En créant l’ Union européenne, les USA ont sauvé le grand patronat allemand, en appliquant les projets économiques d’ Hitler pour après la guerre.


            Donc résumons les idées d’ Hitler :
             Une zone économique européenne
             sans frontières
             sans barrières douanières
             un marché unique,
             une politique agricole commune,
             la relocalisation des usines au plus rentable,
             un taux fixe entre les monnaies,
             et l’idée que plus cette zone économique de libre échange est large et plus elle aura de poids pour négocier dans le commerce international.

            Vous reconnaissez les grandes lignes de la construction européenne ??


            C’est très bien expliqué dans la conférence d’ Annie Lacroix Riz : « Les origines du carcan européen » . Voilà pourquoi l’Union européenne n’est pas démocratique, c’est un projet nazi.


            Etienne Chouard l’explique aussi : « L’UE est un piège fasciste et antisocial dont il faut sortir au plus vite ».


          • CN46400 CN46400 15 mai 08:05

            @Fifi Brind_acier


            Il y a des « euro-beats » mais aussi des « bobos nostalgiques ». Vous en êtes un spécimen courant.

             Quand un capitaliste produisait 100 ou 200 pots de confiture par jour il pouvait les écouler dans sa province, puis, pour maintenir un bon niveau de profits il a dû en fabriquer 1000, qu’il a écoulé dans toute la nation, puis 1000 000, qu’il écoule dans l’UE, avant d’en produire 1000 000 000, qu’il écoulera dans le monde entier. Au passage des centaines de capitalistes-producteurs de confiture auront été rayés de la carte et propulsés dans les profondeurs du prolétariat qui s’en est trouvé augmenté, en nombre, d’autant. 

              Le capitalisme adapte constamment la surface du marché à ses capacités de production. Le seul moyen d’entraver, ou de limiter ce développement est de passer du capitalisme empirique au socialisme raisonné. Espérer pouvoir corseter le capital dans une nation revient à vouloir isoler la nation du monde. Le capitalisme « dans un seul pays » est encore plus débile que le « socialisme dans un seul pays » de Staline.

          • Ar zen Ar zen 15 mai 08:22

            @CN46400

            Pourquoi ne lisez vous pas les GOPE pour la France 2014-2015 et 2015-206, venant de Bruxelles, que Fifi met à votre disposition ? Cela ne vous rendra pas aveugle savez-vous !

            Pourquoi interprétez vous les propos de Fifi de cette façon ? Elle vous dit que le MEDEF attend cette réforme depuis 1945 et vous écrivez : « croyez vous que le MEDEF a besoin de recevoir des ordres de l’UE ». Quel rapport entre votre phrase et ce qu’a écrit Fifi ?

            Décidément vous cherchez une vaine polémique. Est-ce que, oui ou non, cette saloperie de réforme va profiter aux gros patrons ? Qui dit autre chose ?


          • Ar zen Ar zen 15 mai 08:28

            @CN46400

            Pour le cas où cet article vous serait passé sous le nez.

            https://www.les-crises.fr/le-testament-de-maurice-allais/

            Est-ce que vous arriveriez à être sérieux dans vos commentaires ? Pourquoi dire que Fifi fait partie des « bobos nostalgiques » ? C’est curieux. Sur quoi basez vous votre opinion ? vous venez sur ce fil pour échanger des idées, des arguments, ou décharger votre colère ? Quelle est l’utilité d’écrire des choses de ce genre ? Vous ne voulez pas être constructif ?


          • CN46400 CN46400 15 mai 08:54

            @Ar zen


            «  décharger votre colère »

            Vous savez, si je cédais à la colère chaque fois que je suis contredit par un fans du capitalisme, je serais rarement capable d’aligner des raisonnement pertinents....



          • Ar zen Ar zen 15 mai 08:59

            @CN46400

            Expliquez vous sur « fan de capitalisme ».


          • CN46400 CN46400 15 mai 09:18

            @Ar zen


            Les fans du capitalisme sont parmi ceux qui pensent que le capitalisme est l’ultime, et définitive, évolution des sociétés humaines. Je n’ai rien lu de l’UPR qui puisse laisser supposer une autre pensée de ce parti.

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mai 19:30

            @CN46400
            Où avez vous vu que la Suisse ou l’ Islande soit fermées au monde ??
            Où avez vous vu que la France avant l’ UE était fermée au monde ?

            Vous utilisez les arguments de la mondialisation, alors qu’elle ruine notre pays !
            Où voyez que les pays des BRICS, qui coopèrent entre eux, sont coupés du monde ?

            Heureusement que les Français sont vent debout contre la mondialisation qui les a ruinés, eux ont compris !


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mai 19:37

            @CN46400
            Vous n’avez pas lu grand chose sur l’ UPR, alors... !
            L’UPR s’appuie sur le programme du Conseil National de la Résistance, écrit par les Gaullistes & les Communistes.


            L’UPR est contre le capitalisme sauvage de l’Union européenne et pour remettre en place tout ce qui a été dérégulé, ensuite les Français décideront de leur avenir.
            Vous pouvez citer un pays communiste qui a mis en place le référendum d’initiative populaire ?
            Sans doute que le Parti a toujours raison et qu’il est inutile de demander l’avis des citoyens ?

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