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Accueil du site > Actualités > Politique > Machiavélisme de la privatisation : faire détester le service (...)

Machiavélisme de la privatisation : faire détester le service public

Nos gouvernants suivent pas à pas les directives de l'OCDE publiées dans le cahier numéro 13 de son Centre de documentation, que l'on eût pu croire destinées à l'Afrique seulement...c'est mondial !

Il s’agit de privatiser sans faire de remous, après un préalable, casser le fonctionnement du service public pour le faire détester.

Le centre de développement fournit toujours sur demande son cahier numéro 13. Voir en table des news :

OCDE, conseils pour casser les services publics et privatiser 

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=231

 

Charlie Hebdo du 27 octobre 2004, citait des propos tenus par Renaud Dutreil, alors Ministre de la Fonction publique le 20 octobre à Paris lors d’un déjeuner – débat de la Fondation "Concorde"  :

« Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'Ecole fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes а deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus -, mais sans paniquer les gens, car а ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

Il leur a fallu 9 ans. La crise majeure de l’Ecole, au collège, au Lycée, à l’Université, nous la vivons, nous avons maintenant des résultats de pays sous développés, Monsieur SARKOZY avait même supprimé les formations des enseignants pour accélérer la chute.

En contrepoint les gouvernements de droite et de gauche favorisent l’enseignement privé et préparent les Français à une privatisation avec des études payantes. Pour mieux affaiblir l’enseignement public, il faut promouvoir l’école privée. Car l'école maternelle et l'école élémentaire résistent et fonctionnent encore bien.

Notre administration centrale est noyautée par des employés et des élus qui vont au-delà des lois pour mieux servir l’école privée. De plus, pour des raisons électorales les candidats aux élections tiennent volontiers un double langage.

Le candidat Hollande comme le candidat SARKOZY en campagne électorale avaient promis des postes et des fonds au secrétariat général à l’enseignement catholique. Hollande, élu, a tenu parole et a donné encore des postes pour l’école catholique tout en continuant à fermer des classes de l’enseignement public en raison d’effectifs prétendus insuffisants, alors que les postes sont maintenus dans des écoles privées malgré des effectifs très inférieurs. En rendant 12 000 postes (douze mille) financés par l’Etat, l’enseignement catholique pourrait encore afficher des classes à effectifs plus réduits que dans le public, les uns et les autres étant financés par l’Etat. Il en est de même pour les rares autres écoles confessionnelles également sous contrat d’association avec l’état.

Sarkozy, avant d’être battu, a servi d’avance le privé avec sa circulaire n° 2012-025 du 15-2-2012 2012 sur le subventionnement obligatoire des classes privées sous contrat d’association par les communes qui pousse à faire payer pour les classes maternelles privées, alors que la loi ne rend obligatoire que le financement des classes élémentaires.

Cette tolérance électorale en matière d’effectifs est illégale. La loi portant sur le financement des classes privées sous contrat d’association (loi DEBRE, 1959), interdit que plus d’argent public soit dépensé par enfant de l’école privée que ce qui est dépensé pour l’école publique. Avec des effectifs moindres par enseignant, chaque enfant de l’école privée reçoit plus d’argent public de l’Etat que chaque enfant du public.

Le Secrétariat Général à l’enseignement catholique s’est doté de négociateurs efficaces, de juristes, et surtout d’amis bien placés pour faire avancer lentement et au-delà des lois le financement public de ses écoles. Ainsi, il a pu peu à peu faire prendre en charge par les mairies le coût des enseignants dits extérieurs (musique par exemple) alors que la loi dit que seulement les dépenses matérielles d’enseignement doivent être financées par l’argent public.

Des préfets sont même allés jusqu’à imposer à une commune qu’elle finance le coût des élèves de l’école privée issus d’autres communes. Un très grand nombre de préfets ont imposé aux communes les conséquences d’un contrat d’association signé sans le constat préalable du besoin de la commune pour scolariser tous ses enfants, en infraction avec la loi. Des communes avec des salles de classe vides sont ainsi réputées avoir eu besoin du privé pour accueillir leurs élèves. De très nombreux préfets ont inscrit illégalement les classes maternelles privées dans leur contrat d’association avec des écoles privées, sans obtenir de la commune une délibération dans ce sens pourtant obligatoire par la loi. Ce fut le cas pour le préfet du Rhône en 2005…loin d’être le seul.

Une nouveauté : Lorsqu’une commune ne s’est pas engagée à financer les classes maternelles privées, mais qu’elle leur a attribué des subventions facultatives, des préfets prétendent que ces subventions deviennent obligatoires même lorsqu’il est clair, du fait que le coût des ATSEM n’y soit pas pris en compte, qu’il ne s’agissait pas d’un forfait communal des classes maternelles.

Préfets, ministère, et tous les organes de gestion des écoles catholiques ont entrepris la mise en coupe des communes pour financer obligatoirement du facultatif, des jurisprudences vont dans leur sens, ce qui fait qu’une illégalité peut devenir la légalité.

Voici comment opère la Fédération des OGEC :

Il s’agit des dépenses communales obligatoires pour les écoles privées, je cite la lettre d’information OGEC n°2011 - 15 su 13/11/2011 :

D’abord une citation du code de l’éducation sur les dépenses à prendre en compte ;

 « Il en est de même pour la prise en charge des dépenses de fonctionnement des classes préélémentaire sous contrat d’association qui constituent une dépense facultative pour la commune, sauf si cette dernière a donné un avis favorable à la conclusion du contrat d’association ou s’est engagée ultérieurement à les financer ».

Puis une application parfaitement erronée :

« Ainsi, le financement des dépenses de fonctionnement des classes maternelles des écoles privées sous contrat d’association, par la commune d’implantation de l’école peut être postérieure à la conclusion de ce contrat et résulter d’un accord explicite ou implicite de la commune. »

La où la loi prévoit un engagement de la commune, les OGEC s’appuient sur un accord implicite, les deux termes s’opposent, on les rassemble pour enfumer le lecteur, et ça marche avec de nombreux préfets qui écoutent leur penchant à interpréter dans leur sens.

Pour que la dépense devienne obligatoire, en effet, il faut que la commune se soit engagée à les financer, ce qui exige une délibération du conseil municipal ou une convention expresse acceptée par le Conseil municipal.

Dès lors que la commune s’est engagée, elle doit prendre en compte les Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles. La circulaire 2005 mettait illégalement le coût des ATSEM dans le calcul du forfait communal, que la commune paie ou non pour les classes maternelles privées, et les nommait d’ailleurs personnels de service. Cette circulaire 2005 a été abrogée et remplacée par la circulaire 2007 qui n’obligeait plus les communes à payer pour les ATSEM si elles ne s’étaient pas engagées à financer, au forfait communal, les classes maternelles privées sous contrat d’association (par le préfet).

Le fait de verser une subvention pour les classes maternelles privées ne constitue ainsi pas un engagement de la commune à financer les classes maternelles privées. Lorsque la commune, ne s’engage pas à financer les classes maternelles privées, n’inclut pas le coût de ses ATSEM dans sa subvention facultative, et donc ne calcule pas un forfait communal des classes maternelles publiques (qui serait la base obligatoire du forfait communal attribué aux classes maternelles privées), comment peut on parler d’un accord implicite ? C’est ce qui est prétendu par le préfet du Rhône, à Chessy, en 2012 ! Un préfet sur les pas des OGEC conquérantes.

Lorsqu’une commune participe aux dépenses facultatives péri scolaires des classes privées sous contrat d’association, comme la cantine ou les études du soir, cette subvention reste facultative et ne devient en aucun cas obligatoire du fait que la commune ait subventionné une ou plusieurs années ces dépenses périscolaires facultatives. Va- t-elle le devenir, sera-ce un engagement implicite ?

Plus généralement lorsque la commune accorde des subventions à des associations autres que les OGEC, ces financements ne deviennent jamais obligatoires sauf si la commune s’engage dans une convention….et sauf si tout ce qu’on fait devient un engagement implicite.

Les communes extérieures à la commune de résidence de l’école privée qui acceptent de donner des subventions non dues par exemple pour les classes maternelles privées feraient bien de ne pas continuer à risquer d’enfermer leurs contribuables dans un financement éternel. N’ont-elles pas été spoliées en se voyant imposer par la loi CARLE des financements de classes sous contrat d’association dans une autre commune, alors qu’elles n’ont jamais déclaré avoir besoin de l’école privée pour accueillir tous leurs ressortissants ? Il est vrai que peu à peu les préfets se sont même passés du constat de ce besoin pour signer des contrats d’association avec des écoles privées ouvertes dans des communes où on n’avait pas besoin d’elles pour scolariser les enfants.

La jurisprudence n’est pas vraiment l’expression de la loi, elle est le fruit de l’adresse des défendeurs dans des interprétations. Or, les OGEC sont parfaitement organisés, avec des avocats qui gagnent chaque fois qu’en face on se défend mal, quand en face on ne connaît pas bien son sujet. C’est le cas des élus communaux, et même départementaux, régionaux et nationaux, qui n’ont pas su résister.

La loi DEBRE de 1959 a ainsi té contournée, vidée de tout sens. Il est devenu nécessaire, devant ces abus, de l’abroger.

En attendant, on trouvera des exemples de communes qui résistent victorieusement ici, en table des news :

Guide du forfait communal

 http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=140


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51 réactions à cet article    


  • jako jako 2 mai 2013 09:30

    Bonjour, c’est la technique exposée par milton friedmann (beurkkkkk) pour briser le « status-quo »

    il expose que la méthode démocratique ne peut fonctionner puisqu’il y a le fameux triangle de fer qui s’y oppose : bénéficiaires-politiques-bureaucrates, donc il faut passer par la porte de derrière, détruire par de petites lois ou notes de services, couper des pattes à la « bête » et changer l’opinion, cela fonctionne bien apparement.

    Merci de votre article


    • louphi 2 mai 2013 10:28

      C BARRATIER 

      « Machiavélisme de la privatisation : faire détester le service public »

      Vous décrivez avec sagacité les méfaits du régime de la société bourgeoise, le capitalisme, qui repose sur la défense et la promotion de la propriété privée des moyens matériels et intellectuels de production (le capital). Comme on ne peut pas vouloir le beurre et l’argent du beurre comme dit la sagesse populaire, de deux choses ou l’une :

      - ou bien, on veut conserver la propriété privée du capital et la démocratie bourgeoise, et dans ce cas on accepte tous les ravages machiavéliques qui vont avec et qui sont ici dénoncés à cor et à cri ;

      - ou bien on veut éradiquer la propriété privée du capital et libérer la société de tous ses méfaits machiavéliques, on prend alors résolument et définitivement la voie de la révolution communiste de type bolchevique, marxiste, léniniste et staliniste.

      Il n’y a pas d’autre choix.



      • Inquiet 2 mai 2013 11:32

        Il n’y a pas d’autre choix : TINA ?


        C’était juste pour relever encore une trace évidente de la propagande néolibérale.

        En passant, quand vous dite révolution communiste de type bolchevique, marxiste, léniniste et staliniste, oserais-je vous retoquer sur le prétendu communisme par exemple des staliniens qui avaient beaucoup plus à voir avec du capitalisme d’état que de la redistribution de richesses strictes ?


      • ZEN ZEN 2 mai 2013 10:47

        Bonjour,

        Article nécessaire
        Il est bon de lire ou relire : Qui veut la peau des services publics ?


          • Gabriel Gabriel 2 mai 2013 10:58

            Entre le libéralisme actuel pur et dur qui fait crever des millions de personnes à travers le monde et le communisme de type bolchevique, marxiste, léniniste et staliniste qui, lui aussi, a fait des millions de victime, il y a un choix qui se nomme équilibre. Permettre la propriété et les initiatives privées en fixant des limites décentes à la possession car quand une seule personne s’enrichit à coup de milliard c’est en appauvrissant des milliers d’autres. Voyez vous, le problème c’est l’abus, le no limite. Quand aux services publics, je voudrais dire aux hypocrites qui crachent dessus, qu’ils en sont les premiers bénéficiaires lorsqu’ils envoient leurs enfants à l’école publique, lorsqu’ils se font soigner à l’hôpital ou que le SAMU ou les pompiers viennent leur sauver la vie, lorsqu’ils encaissent les allocations familiales, lorsqu’ils reçoivent ou envoient leurs courriers, lorsqu’ils prennent les transports en commun, lorsque qu’ils roulent sur les routes, lorsque leurs quartiers est nettoyé etc etc… 


            • leypanou 2 mai 2013 11:04

              Merci à l’auteur de nous avoir brossé peut-être pas d’une manière exhaustive les (mé)faits de ceux qui prétendent défendre l’enseignement public, alors qu’une privatisation en douce se met en place, et pas seulement dans le primaire (dans le supérieur, c’est pire).

              Une certaine gauche, et cela ne date pas seulement de maintenant, suit en cela ce qui a été déjà fait du temps où J Lang était ministre de l’Education Nationale. Malheureusement, peu des citoyens sont au courant, à part ceux qui suivent de près au niveau des syndicats (FCPE par exemple).

              Les vrais débats sont soit absents ou soit escamotés dans les médias grand public. Votre article fait un rappel utile.


              • ZEN ZEN 2 mai 2013 11:27

                Pourtant tout était dans les textes


                • spartacus spartacus 2 mai 2013 11:32

                  Un privilégié de l’éducation nationale vient nous exposer sa vision ubuesque de la justice.


                  Il ferait mieux d’aborder des réalités plus scandaleuses ! 

                  L’éducation nationale ne favorise que les plus privilégiés les mieux informés. En gros les enfants de profs. 
                  Par rapport à un enfant d’enseignant, un enfant d’inactif redouble treize fois plus son CP, arrive deux fois plus en retard en 4ème, abandonne trente fois plus avant la 3ème, a huit fois moins de chances d’obtenir un bac général, a dix fois moins de probabilité d’accéder à l’enseignement supérieur et a 30 fois plus de risque de sortir du système sans le moindre diplôme. 
                  lien source :

                  On est toujours étonné de voir les bobos qui critiquent la redistribution de l’argent public, Lorsque ça les concerne directement, mais n’en ont rien a foutre sur le reste.

                  Les bobos devrait se préoccuper davantage de la qualité de l’enseignement que de leur financement.

                  Peu importe que l’enseignement soit privé ou public Ce débat est d’une stérilité affligeante  !

                  La vraie question est de savoir qui fournit le meilleur service éducatif ?

                  Si la France adoptait le système des « chèques éducation », en organisant un financement entièrement public et en laissant aux parents le choix de l’établissement de scolarisation de leurs enfants. 

                  Stimuler la concurrence permettrait d’instruire au lieu d’éduquer dans le marxisme des enseignants partiaux communistes de l’éducation nationale.

                  L’éducation nationale est phagocytée par des Trotskistes et communistes qui détruisent le pays par un enseignement marxiste, qui enseigne la haine du profit, la haine de la réussite, la jalousie des catégories sociales , comme les bourgeois ou les riches. la caricature de l’entreprise privée, la diabolisation de l’économie de marché. La haine des USA. S’ils parlent de libéralisme, c’est obligatoirement à charge. Y’en a même qui valorisent Staline !

                  La justice comme l’éducation publique est pourrie jusque la moelle. 
                  Le « mur des cons », vu dans un local syndical de magistrats, pourrait tout aussi bien se trouver dans un salle de profs dans une indifférence générale. 
                  Tellement ces gens sont contaminés par le gauchisme.
                  Ces gens sont majoritairement pourris de l’intérieur par le marxisme. 

                  • escoe 2 mai 2013 11:50

                    L’éducation nationale ne favorise que les plus privilégiés


                    Il y a déjà longtemps que les plus privilégiés n’ont que faire de l’éducation nationale : ils mettent leurs enfants dans des collèges en Suisse puis dans des universités américaines. Voyez ce que font les familles Dassailt, Merieux, Peugeot, Mulliez ou Defforey.

                  • jako jako 2 mai 2013 11:50

                    Amusant, on dirait lire exactement mot pour mot « la tyrannie du status quo » de votre maitre...


                  • escoe 2 mai 2013 11:52

                    Y’en a même qui valorisent Staline !


                    Certains jours quand je vous lis je me dis que Staline était un bien brave homme.

                  • Trashon Trashon 2 mai 2013 14:23

                    Un privilégié de l’éducation nationale qui gagne en moyenne dan les 2000 € smiley merde moi qui croyait que les privilégiés gagnaient ça par jour voir par heure ou par minute !!!!


                    L’éducation nationale est phagocytée par des Trotskistes et communistes qui détruisent le pays oui les cocos sont partout c’est le péril rouge, il dirigent l’éducation national, les médiats, l’industrie, la finance international, ils se reproduisent à une vitesse faramineuse qui défie l’entendement et demain ils dirigeront LE MONDE !!!

                    La preuve ils font 2% aux élections smiley


                  • spartacus spartacus 2 mai 2013 15:41

                    Un privilège est un avantage que personne ne peut avoir par son travail ou ses efforts. Il ne se limite pas à un salaire net net sans charges.. 

                    Les privilèges des enseignants sont des inégalités figées et structurelles : quels que soient les efforts et les talents déployés par un actif du secteur libre, il n’aura jamais les avantages 

                    Les privilèges acquis pardes enseignants plus protégées que la moyenne sans contrepartie de leur part créent des distorsions entre les différentes catégories de travailleurs. 

                    Un clivage malsain entre les bénéficiaires et ceux qui n’auront jamais...


                  • Trashon Trashon 2 mai 2013 16:06

                    Parce qu’un type qui gagne 10 smic par jour, c’est bien connu, c’est par son travail ou ses efforts

                     smiley j’en pisse de rire.


                  • spartacus spartacus 2 mai 2013 16:33
                    Apparemment, Hatliz a raison.
                    Mais certainement que vous préférez faire faire des dissertations à n’en plus finir sur Marx, les misérable ou Zola que sur Hatliz ou Hayeck !

                    C’est pour cela qu’il faut ne plus laisser ses enfants à l’éducation nationale auprès de ces gens jaloux et frustrés de la richesse des autres. 

                    Henri Hatliz a écrit : « Tout l’évangile de Karl Marx peut être résumé en un seul paragraphe : haïssez l’homme qui est plus riche que vous. N’admettez en aucune circonstance que son succès puisse être dû à ses propres efforts, à la contribution productive qu’il a fait en faveur de toute la société. »

                    Ca confirme bien que vous êtes définitivement perdu dans le délire Marxiste, et que c’est cette jalousie et cette haine qui vous anime.

                    Ecrivez un livre, chantez ou montrez un talent spécial, montez une PME, inventez, prenez des risques et effectivement vous pourrez gagner des revenus qui ne sont pas limité par un taux horaire, mais par la réussite d’une réalisation. 

                    On ne vous apprend pas à l’école publique comment on devient riche, juste le culte de la jalousie par des frustrés qui ne connaissent que l’école et n’en sont jamais sorti depuis l’age de 3 ans. Pour connaitre et avoir un avis sur le monde autre que Marxiste, il aurait fallut en sortir !

                  • Trashon Trashon 2 mai 2013 17:34

                    Hey t’as pété un câble pépère, les risques je les ais déjà pris quand j’ai envoyer chier mon dernier patron.
                    Aujourd’hui je suis mon propre patron et je gagne correctement ma vie, mais surtout suffisamment  pour subvenir à tous mes besoins et par conséquent n’éprouver aucune jalousie.

                    Ta tirade sur l’école m’a bien fait rire mais je m’y suis toujours fais chier et l’ai fui dès 16 ans.

                    Je ne suis ni coco ni marxiste ni trotskiste ni rien de ce que tu voudras je suis seulement révolté que des types gagnes des fortunes inimaginables pour le commun des mortels sans rien foutre alors que des millions n’ont rien à mettre dans leur assiette ou n’ont même pas de toit sur la tête !

                    A ce propos je te rappelles qu’a ce jour le communisme est mort et enterré : te sens tu tellement acculé dans tes certitudes idéologique pour ne pas faire un seul post ou tu exprime cette peur viscérale d’une idéologie pratiquement disparue ?

                     


                  • kimbabig 3 mai 2013 12:53

                    @Spartacus
                    Liberté de choix pour l’éducation... Pourquoi pas.
                    Cas concret dans votre monde libéral merveilleux : j’ai un enfant surdoué hyper fort en math, je veux l’inscrire dans une école de surdoués pour qu’il ait l’avenir qu’il mérite.

                    Seulement je suis un travailleur précaire, j’ai pas quasiment de pognon, et il rentre de façon très irrégulière. J’ai été obligé de dépenser mon chèque-éducation en nourriture pour mon gosse car il a beau être surdoué, faut aussi qu’il bouffe.

                    J’ai toujours la liberté d’aller inscrire mon gosse dans une école de surdoués, alors que j’ai pas un centime à filer à cette école ?

                    Non ?

                    Pourtant mon gosse a les capacités d’y entrer, et de suivre l’enseignement de cette école, mais non, cette école est une entreprise privée dans un secteur concurrentiel, elle préfèrera intégrer un fils de bourge abruti parce que Papa a du pognon plutôt que mon gosse qui le mérite par ses aptitudes. Et mon gosse devra aller dans une école publique au rabais financée par les pubs débiles que les enfants seront obligés de regarder pendant leurs heures de classe, école de laquelle il ne sortira que pour avoir un sombre avenir de travailleur précaire complètement inadapté à ses facultés (s’il n’a pas la chance, comme Will Hunting, de rencontrer un chercheur admiratif et un psy compatissant).

                    Le système d’éducation public offre justement l’opportunité à chacun d’obtenir diplômes et qualifications selon ses mérites propres, et non simplement parce qu’il est né là où il fallait.

                    Le système d’éducation public permet justement d’encourager l’excellence en récompensant les aptitudes de chacun et non la fortune familiale des privilégiés. Le meilleur exemple ? Les meilleurs écoles d’ingé en France sont justement les écoles publiques, car la sélection y est sévère, tandis qu’à côtés les écoles d’ingé privées, qui acceptent tous ceux qui peuvent mettre 6000 € par an, sont franchement minables, tant au niveau de l’enseignement que des débouchés.

                    Le système d’éducation public offre justement à chacun la liberté de suivre les formations pour lesquelles il dispose des aptitudes, sans tenir compte de ses moyens financiers.

                    Ce devrait faire réfléchir un soi-disant libéral, ça....

                    En France, le système éducatif privé a essentiellement un rôle de rattrapage ou de redressement pour des fils de bourges trop abrutis pour réussir dans leurs études ou trop insupportables pour suivre une scolarité avec des profs lambdas, mais aussi un rôle de ségrégation sociale permettant aux parents bourges d’éviter à leur rejeton tout contact avec « la populasse ». La poubelle du public et un étagère à bibelots pour snobs, voilà ce qu’est l’école privée en France.


                  • Mycroft 3 mai 2013 13:07

                    J’ignorais qu’on pouvait devenir prof par piston. Je pensais bêtement que c’était par concours. Donc grâce à un travail et à des efforts. On m’aurait menti ? Vous confondez avantage professionnels (liés à l’historique d’une profession) et privilèges (avantages acquis grâce à des pistons ou un héritage). Étrangement, on ne née pas professeur. Alors qu’on peut naitre entrepreneur. C’est même le cas de la plus part des grandes fortunes dans le monde.

                    Le travail et l’effort, c’est le lot quotidien des membres lambda du service publique, comme celui de la base des organisations privées. Ce n’est pas là qu’on trouve des privilèges.


                  • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 mai 2013 01:37

                    La paranoïa, vous connaissez ?


                  • ZEN ZEN 2 mai 2013 12:06

                    Spartacus ne peut être qu’un petit provocateur facétieux de l’ultragauche, qui cherche à rendre odieux l’ultralibéralisme en en faisant l’apologie jusqu’à la caricature.. ; smiley


                    • jako jako 2 mai 2013 15:04

                       smiley Zen, c’est vrai que ce n’est pas impossible, ah ou est notre regretté lerma ???


                    • ZEN ZEN 2 mai 2013 12:13

                      Le machiavélisme est surtout ici (OCDE)

                      Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population


                      • LE CHAT LE CHAT 2 mai 2013 12:16

                        Pas besoin de machiavelisme , certains savent se faire detester tout seuls comme des grands , il y a qu’à voir combien de fois ils perdent votre dossier à la Sécu ou à la CAF ............


                        • Le péripate Le péripate 2 mai 2013 12:23

                          Je connais un service public qui marche bien : la radio FIP.


                          Sinon, autant je comprends que les taches régaliennes, justice, armée et police soient étatiques, autant je ne comprends pas que dans la police les mécaniciens sont fonctionnaires. Il y a un truc qui m’échappe. 

                          L’inconvénient majeur des « services » dits gratuit, c’est que on n’a plus aucun moyen d’en évaluer l’intérêt, l’efficacité et le service vraiment rendu. Ce qui fait que rapidement l’administration enfle, enfle, enfle, enfle, enfle.... bref. Et ça devient le public au service de l’administration.

                          Bon, il n’y a pas de mystère dans cette évolution : les gouvernements se créent ainsi une clientèle fidèle qui apportent son vote bien sagement.
                          Au point ou nous sommes mêmes gouverné par les prétendus serviteurs du public.

                          C’est une société de classe.

                          • Inquiet 2 mai 2013 12:46

                            Et les mécanos il n’y en a pas besoin dans la police ?


                            Vous allez me donner la combine : le fameux « ppp » (partenariat public-privé).

                            Puisque ça coûte trop cher d’entretenir des mécanos dans la police qui n’est pas son « coeur de métier » (le très fameux « coeur de métier » qui fait dire qu’en définitive il n’y a plus beaucoup de métiers « dignes »), on fait appel à une société privée.

                            Société privée qui paye moins bien les mécanos, qui en fait travailler moins pour cette même police, qui fait que les travaux sont moins bien fait ou avec des vices cachés. Lorsque la police souhaite une meilleure qualité il faut payer une prestation supplémentaire.

                            Conclusion : la politique d’austérité à tous les étages génère davantage de dépense publique pour un moins bon résultat. smiley

                          • Le péripate Le péripate 2 mai 2013 12:50

                            C’est vous qui êtes « austère ». Grace à vos idées on paye très cher des services dont la qualité diminue inexorablement.


                            D’ailleurs, à part dans votre tête il n’y a aucune « austérité », mais extension de la gabegie.

                            Et pertes de toutes nos libertés.

                            Le socialisme s’arrête quand l’argent des autres manquent. On y est presque. 

                          • Mycroft 2 mai 2013 12:54

                            Vous présentez la dérive administrative comme liée à la pseudo gratuité.

                            C’est de fait une erreur. La dérive administrative provient d’une survalorisation des « chefs », largement mis en avant par le camps des « winner ». Ces gens pour qui, si à 50 ans tu n’as pas une rolex, tu as raté ta vie.

                            Ces dernier, pour caser leurs amis, qui sont comme eux, créent des postes administratifs. Mais comme il y a de plus en plus de personne à caser (parce que les VRAIS jobs, les utiles, sont fuis comme la peste) des postes administratifs bidons apparaissent. C’est présent à tous les niveaux, sauf dans les TPE qui ne peuvent pas se permettre d’avoir autant de personnel improductif (pour reprendre un terme chère à mon employeur préféré).

                            Les entreprises et la fonction publique peuvent largement faire le ménage sur ces postes assez inutiles, notamment en informatisant et en regroupant un certains nombre de service.

                            Au passage, le recrutement au statut de fonctionnaire se faisant sur concours et non au piston, ce n’est probablement pas au niveau du service publique qu’il a le plus d’homogénéité politique.


                          • Le péripate Le péripate 2 mai 2013 12:56

                            Vous voulez rire sans doute. 


                          • kimbabig 3 mai 2013 13:20

                            Il existe pourtant des libéraux comme Walras qui ont bien compris tout l’intérêt des services publics, et l’intérêt qu’il y a pour l’ensemble de la société à organiser des monopoles naturels pour ces services publics.

                            C’est un libéral, Walras, le théoricien de la concurrence pure et parfaite, qui a démontré le caractère indispensable des monopoles naturels pour les transports publics, la distribution d’énergie (pour des raisons d’efficacité), mais aussi pour l’école et la santé (pour des raisons morales, car tout un chacun doit pouvoir accéder à ces services dans les mêmes conditions). Walras avait bien compris qu’on ne pouvait pas compter sur l’initiative privée et le secteur concurrentiel pour avoir des infrastructures de réseau fonctionnant correctement à l’échelle du pays. Il a eu tout le loisir de le constater car à son époque les compagnies ferroviaires étaient privées. Il a pu démontrer l’imbécilité qu’il y avait à autoriser 3 compagnies de gaz à enfouir leurs canalisations sous les trottoirs en espérant que le consommateur bénéficie de la concurrence (et finance par ses paiements cette redondance gabégique en étant privé des économies d’échelle faites par un réseau intégré)

                            Adam Smith parlait, lui, de « devoirs naturels du souverain » concernant l’entretien des voies de communication, dont le bon état est essentiel au bon fonctionnement des échanges.
                            Adam Smith a énoncé que le but de toute production est la satisfaction du consommateur.
                            Walras a démontré que le Monopole Naturel de service public était le meilleur moyen de satisfaire le consommateur pour ce qui est des infrastructures de réseau ainsi que pour l’éducation et la santé.

                            Conclusion : en voulant privatiser et ouvrir à la concurrence des secteurs de monopole naturel, les libéraux actuels font preuve d’un aveuglement idéologique semblable à celui dont fit preuve la bureaucratie soviétique lorsqu’elle entreprit de collectiviser un secteur qui fonctionnait mieux avec de petits producteurs indépendants, l’agriculture.

                            Cela dit, pour ce qui est de la privatisation des services publics, cet aveuglement profite à ceux qui auront bénéficié de la transformation d’un monopole de service public par définition non lucratif en oligopole d’intérêts privés très lucratifs.


                          • Le péripate Le péripate 2 mai 2013 12:53

                            L’austérité, c’est celle qu’un parasite greffée sur la société lui fait subir.


                            • Le péripate Le péripate 2 mai 2013 12:55

                              Et pour le dire plus clairement, l’authentique socialisme est libéral, car il prend partie pour la société contre l’état.




                              • Nums Nums 2 mai 2013 18:11

                                C’est valable, en effet, dans le cas du libéralisme au sens noble du terme. Libéralisme qui n’est pas seulement économique pour le coup. Mais qu’en est-il actuellement ?


                                L’argument est malhonnête Péripate car le libéralisme prend actuellement partie pour une micro-proportion de la société et tu le sais très bien. Le libéralisme peut être bénéfique pour l’intérêt général MAIS dans une juste mesure, raisonnable et raisonnée. Or, de nos jours, ce n’est carrément pas le cas, c’est plutôt la loi de la jungle ou du Talion.

                              • hauteville 2 mai 2013 13:51

                                Finalement, les OGEC agissent comme le souhaitait Milton FRIEDMAN, ils s’insèrent dans les lieux de décision pour tirer la couverture à eux et torpiller par derrière les services publics.
                                Il est probable que ces lobbies soient cousins au plan national et au plan international. Je pense aussi au rôle de l’IFRAP et de SOS Education...qui est un sosie de Sauvegarde retraites...déclarer sauver pour casser. Et si c’était l’opération actuelle de PEILLON ? Refonder l’école ne serait que le discours, pas l’action d’amélioration de la qualité.


                                • Le péripate Le péripate 2 mai 2013 13:55

                                  Quel livre de Friedman avez-vous lu ?


                                  Ne répondez pas, c’est inutile. Aucun.



                                • Gabriel Gabriel 2 mai 2013 15:31

                                  Pour un économiste qui a écrit entre autre « Capitalisme et liberté » et « La liberté du choix » il est surprenant qu’une de ses phrases les plus célèbres qui ait été retenu soit : « Rien ne vaut un repas gratuit. » Je suppose que nous ne parlons pas du capitalisme actuel qui se résume à un ultra libéralisme fou et assassin… 


                                • Le péripate Le péripate 2 mai 2013 15:33

                                  Remarquez que on a même entendu des communistes parler de liberté. Ce n’est pas parce que on n’y connait rien qu’il ne fait pas ouvrir sa gueule.


                                • Le péripate Le péripate 2 mai 2013 15:36

                                  Quand on prend ses sources sur le libéralisme dans le Monde Diplomatique ou Alternatives économiques faut pas s’étonner que les libéraux instruits se foutent de votre gueule.


                                  Vous le méritez bien.

                                • Gromenech 2 mai 2013 15:50

                                  Salut le péripate,

                                  Somme toute, le libéralisme comme le communisme sont de belles théories, si si !
                                  Le problème vient du fait que ce sont des humains qui l’appliquent, pour le même résultat final.


                                • Gabriel Gabriel 2 mai 2013 16:55

                                  Ce qui est agréable chez les intervenants comme le péripate c’est leur sens de la mesure et leur immense faculté à se penser de classe supérieur à leurs contemporains, le torse bombé et les deux pieds dans leurs déjections... Nous sommes tous des c... sauf ce lumineux phare de la pensée ultra libérale qu’est le grand péripate (Poil aux p...) un peu d’humour que diable !... 

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