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Accueil du site > Actualités > Politique > Manuel Valls : « Changer la gauche pour la faire gagner »

Manuel Valls : « Changer la gauche pour la faire gagner »

Oui, Manuel Valls aime la gauche ! Quand elle est celle de la droite et qu’elle ne fait plus qu’alimenter cette dynamique contrastive dont a besoin le libéralisme pour assurer la pérennité de son système !

Le tropisme libéral, voilà ce qui pousse le maire d’Evry à envisager un aggiornamento du PS tel que ledit parti ne subsiste sous un autre nom que pour s’inscrire dans la même démarche moderniste de ses prédécesseurs de la fameuse "deuxième gauche", celle qui aura si bien contribué à délier le Parti socialiste de ses engagements fondateurs. Au reste, Manuel Valls ne manque pas de revendiquer sa filiation avec Michel Rocard et il s’empresse, dans son intervention de ce matin sur France-Inter, de faire élogieuse référence à "la ligne Bockel-Blair, portée par Rocard et DSK".

L’inconvénient réside dans le fait que la poussée droitière au sein du PS, inaugurée dès l’émergence de la "deuxième gauche" dans les années 70, a fini par bouleverser l’ensemble de la gauche et par modifier les comportements de l’électorat, lequel, d’abstention en vote provocateur, a fini par laminer les espoirs de cette gauche maintenant moribonde.

L’exemple actuel de l’Italie devrait pour le moins interpeller Manuel Valls. La nouvelle de ce jour qui nous apprend l’accession du post-fascisme à la mairie de Rome place la cerise sur le gâteau que s’était déjà offert Berlusconi en remportant les élections législatives aux dépens de Veltroni, ancien maire de Rome et grand adepte de cette gauche tellement délavée que l’électeur italien a préféré opter pour une droite parfaitement décomplexée.

Le Parti socialiste, en France, vient de se doter d’un document préparatoire en vue de son prochain congrès, par lequel il confirme sa vocation réformiste. Dont acte. Mais ce texte est tout autant à vocation refondatrice, il est significatif du progressif délitement des références qui jusqu’ici marquaient encore le socialisme français au coin de la fidélité à sa lutte maintenant séculaire. Tout au plus s’accorde-t-on à "ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est", à se révolter contre les injustices et à espérer une vie meilleure. Quant aux objectifs poursuivis, ils le seront une fois affirmée la nécessité de bâtir "une société nouvelle qui dépasse les contradictions du capitalisme". Et, si l’on poursuit la lecture du document, force est de constater que le PS, s’il adoptait ce texte lors de son prochain congrès, se situerait définitivement dans une mouvance droitière à connotation sociale. Alors, les Kouchner, Bockel et autres Besson feraient véritablement figures de pionniers et "l’élargissement" selon Sarkozy aurait quelque allure de plaisante lapalissade.

Jusque dans son rythme, d’une remarquable fluidité, la langue nouvelle adoptée par les rédacteurs de cette "déclaration de principes du PS" gomme toutes aspérités susceptibles d’éveiller quelque élan réactif de la part du lecteur branché. Le vocabulaire est soigneusement peigné de manière à ne pas effaroucher l’adhérent potentiel, de façon à ne pas heurter le militant nouveau qui, avec sa carte à 20 euros, entend peser sur l’inflexion des choix dans le sens d’une modernisation de la pensée unifiante.

Mais, comme le note Manuel Valls lui-même, il s’agit bien d’un "texte de rattrapage" qui se donne pour but de relooker l’affichage sans trop laisser paraître le virage idéologique. Aussi la rhétorique humaniste subsiste-t-elle vaguement, notamment dans le "préambule", et l’on ne craint pas d’avouer que le PS "plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières"...

Bref, tout le monde trouvera son compte dans cette sorte de concordat et les hiérarques du parti pourront, dans un grand mouvement d’ensemble, signer au bas de la page sans prendre le risque de compromettre leur avenir.

Reste qu’en affirmant que le texte d’Alain Bergougnoux n’est qu’un texte de "rattrapage" encore plein des relents du siècle passé, Manuel Valls lève le voile sur ses intentions réelles. Et lorsqu’il déclare préférer Clemenceau à Jaurès, on saisit encore mieux dans quelle perspective se situe l’ancienne "plume" de Jospin. Un réformisme de couleur toute "radicale" en quelque sorte et, somme toute, de nature à satisfaire une large couche de l’électorat. Adopter cette "souplesse" qu’observe Manuel Valls chez les Britanniques et donc "changer la gauche pour la faire gagner".

Nul doute qu’Alphonse Allais nous eût asséné une formule encore plus édifiante !

Crédits photo : Le Figaro


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104 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 12:38

    De l’utilité des cotons tiges avant d’écouter la radio : bien loin de s’être exprimé de manière emmoliante et de vouloir ratisser large, c’est un discours combatif qu’a tenu Valls ce matin sur FI. Le risque du PS, c’est d’avoir des élus uniquement sur les erreurs de la droite, et de ne jamais gouverner que transitoirement, pour cause de schyzophrénie, écartelée entre le raser gratis et la pratique gouvernementale.

    Avoir le courage de dire la vérité et de faire du PS un grand parti de gauche anti-totalitaire, anti-collectiviste, et libéral, c’est tout, sauf populaire et populiste.


    • Jimd Jimd 29 avril 2008 14:36

      D’accord. Je l’ais trouve bon et convaicant ce matin sur France Inter.

      je ressents aussi cette schyzophrénie cet écartelement ancre dans une ideologie a laquelle il faut s’accrocher coute que coute plutot que de se recentrer sur les valeurs de gauche.

      Courage, oui car il est extremement difficile de lacher cette ideologie qui a remplace les vrai valeurs.le renouveau est a ce prix.



    • sisyphe sisyphe 29 avril 2008 17:59

      par Le péripate (IP:xxx.x64.155.104) le 29 avril 2008 à 12H38


      Avoir le courage de dire la vérité et de faire du PS un grand parti de gauche anti-totalitaire, anti-collectiviste, et libéral, c’est tout, sauf populaire et populiste.

       

      Diantre ! Fichtre ! Foutre !

      La priorité du PS serait donc d’être un "parti de gauche anti-collectiviste, anti-totalitaire " : pourquoi : cette menace le guettait ?

      Et "libéral" bien sûr ! Effectivement, ce n’est pas populiste, ça pourrait même être le parfait slogan de l’UMP !


    • g. 29 avril 2008 19:39

      humm pour être exact , cela pourraît être le slogan de l’aile centriste de l’ump.

       


    • brieli67 29 avril 2008 20:15

      ni plus ni moins... la "plume " de Jospin LUI .......... RENSEIGNEZ VOUS....

      ces Francs-maçons qui me font honte... bel-ami du Baron Baroin de Drucker.

      http://www.europeus.org/archive/2006/04/22/ces-francs-macons-qui-me-font-honte.html

      VALLS c’était le bonimenteur-lavette au standard......... que sait il faire de plus que d’entretenir des ragots et des rumeurs à longueur de journées.

      Que de cadavres dans le placard ! Je persiste à affirmer qu ’il fallait le zigouiller dès son entrée dans la MNEF...... honte à la gauche de l’avoir gardé si longtemps dans ses rangs.

      Merci à la presse et aux média de refaire une "virginitude" à cet aiguiseur de couteaux.

      Le comble : savoir arriver au sommet .... et pis PLOUF la bulle de savon qui éclate......... la Gauche n’a vraiment pas besoin de lui.

       

       

       

       


    • masuyer masuyer 30 avril 2008 09:37

      Amis de droite,

      vous verra-t-on aux enterrements des victimes de la malnutrition, des morts de l’amiante, des suicidés du travail et tiens aux commissions de surendettement des licenciés de Gandrange ?

      Désolé mais quand je vois un commentaire aussi crétin, j’ai du mal je peux pas m’empêcher de participer au concours.


    • ZEN ZEN 29 avril 2008 13:02

      Manuel Valls : notre (futur) Tony Blair ... ?


      • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 13:14

        Il y aurait une certaine cohérence : après Tatcher/Sarkozy, Blair/Valls. Nous ne sommes pas plus bêtes que les Anglais...


      • cza93 cza93 29 avril 2008 15:04

        @peripate :

        vue la casse sociale constatée après passage du blairisme, on peut peut-être s’épargner ça en France et revenir à nos vraies valeurs de gauche ...

        Plutôt que de regarder du coté de l’Angleterre, regardez du coté de l’Italie ce que sont devenus les socialistes : à force de lorgner vers le centre, de se droitiser au point de devenir un machin sans saveur, sans idéologie claire, ... les électeurs ne s’y sont pas trompés : plutot que de voter pour un succédané de centre-droite/gauche mollasson qui ne s’assume pas, ils ont choisi la version violente et décomplexée, une droite libérale qui affiche clairement le programme !!!

         


      • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 15:23

        La casse sociale du blairisme ? J’ai eu accès aux mêmes informations : elles sont largement à nuancer. Il est vrai qu’il n’est pas revenu sur Tatcher. Mais l’Angleterre jusqu’à Major inclus a vécu dans un collectivisme qui n’était pas loin du soviétisme. Blair a beaucoup fait pour les services publics (si si) qui étaient exangues, dû à la fois à la période pre-Tatcher et à Tatcher elle-même. La politique d’aide sociale s’est réorientée vers le retour à l’emploi, avec efficacité. Et s’il est vrai que le taux de pauvreté est plus important qu’en France, c’est de pauvreté relative qu’il s’agit, c’est à dire calculée en fraction du salaire médian de chaque pays considéré. Or le salaire médian est plus haut en Grande-Bretagne qu’en France, ce qui fait que la "pauvre" anglais l’est moins que le "pauvre" français. Au vu du chemin parcouru, parler sans nuance de "casse" sociale est largement abusif.


      • cza93 cza93 29 avril 2008 15:41

        Ah oui c’est donce cela que vous voulez :

        - des retraités obligés de se trouver des petits jobs non pas pour gagner plus ... mais juste pour parvenir à survivre, à garder un minimum de dignité, ce que leur seule retraite ne leur permet pas, alors qu’ils ont travaillé toute leur vie ...

        - des mois d’attente pour se faire opérer d’un genou ... et quand on doit se faire soigner d’un cancer, toutes les chances de rémission oubliées, car le temps que vous puissiez obtenir un R-V à l’hopital, les métastases ont continué leur sale boulot ... Bref un accès au soin déplorable et une qualité des soins qui a également baissé ...

        Alors certes, le taux de chômage a bien baissé en Angleterre, mais à quel prix !!! Insécurité professionnelle généralisée, bas salaires tellement bas qu’il faut cumuler les emplois pour s’en sortir ...

        Quant aux privatisations effectuées, oui, parlons en : les chemins de fer en Angleterre ont été privatisés, donc résultat logique, les investissements sont majoritairement réalisés sur les tronçons rentables ou rentabilisables ... et si vous avez la malchance d’habiter dans une zone peu rentable ... dommage pour vous ...

        En France, la casse commence tout doucement ... mais surement ...
        Et les premières victimes de ces mesures sociales-démocrates, ce sont toujours les couches populaires qui sont bien plus fragiles économiquement car leurs revenus leur laissent peu de marge d’adaptation ... Dommage pour elles, au nom du darwinisme économique elles seront les premières sacrifiées ...

         


      • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 15:58

        Nous ne partirions pas du même point, le point d’arrivée ne serait donc pas le même. C’est le chemin parcouru, à parcourir et la manière de marcher qui sont l’esprit du politique. Faire un état des lieux en Grande-Bretagne n’a de sens que si on ne cache pas le point de départ, qui était catastrophique. Et la Grande -Bretagne va mieux. Très largement.


      • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 16:01

        La privatisation des chemins de fer a été une catastrophe. C’est vrai. Elle a été très mal menée. Les erreurs sont en voie de correction. Et le darwinisme social, c’est le conservatisme. La responsabilité individuelle, c’est le libéralisme. Rien à voir.


      • cza93 cza93 29 avril 2008 16:27

        darwinisme pris dans le sens des lois de l’évolution :

        le déclin des couches populaires, il n’y a pas lieu de pleurer, de les plaindre : ils ne sont plus adaptés au monde moderne, ils n’ont pas de capacité d’évolution, ils vont donc fatalement continuer à décliner (se marginaliser, s’appauvrir) pour finalement disparaitre.

        qui sont ils ? essentiellement l’ancienne classe ouvrière, dont on n’a plus besoin avec l’informatisation et la mécanisation accrus ...

        dur, non ?


      • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 17:07

        Je répète : le darwinisme social et la méritocratie, c’est du conservatisme, la droite. Maintenant qu’une blouse bleue deviennent une blouse blanche, je ne vois pas le problème. La question, c’est la vraie pauvreté, pas les variations de revenus de telle ou telle classe sociale.


      • masuyer masuyer 29 avril 2008 17:37

        Salut Péripate,

        pour une fois que nous sommes en désaccord, je ne pouvais rater l’occasion de te le faire savoir. Nous avons visiblement écouté la même émission ce matin.

        D’entrée de jeu, le plan "blairiste" me fait tordre de rire tant c’est "tarte à la crème". Aujourd’hui toute l’élite politique se définit comme blairiste, j’évite en général une autre tarte à la crème bien galvaudée, "la pensée unique" mais là, c’est approprié.

        Qu’est-ce que le blairisme ?

        Je dirais que c’est une idéologie qui ne se définit pas comme telle, mais comme une pensée pragmatique qui se résume en une petite phrase "je ne fais pas une politique de gauche ou de droite, je fais une politique qui marche". Ben voyons, ça ne mange pas de pain. Sarkozy est très "blairiste" même si les résultats ne sont pas au rendez-vous. Ce que j’ai trouvé amusant dans l’intervention de Valls, c’est que malgré ce côté pourfendeur des idéologies (terme "diabolique") et apôtre du pragmatisme, il reconnait le mérite à Sarkozy d’avoir renouveler l’idéologie de la droite. Cette opposition pragmatisme/idéologie finit par rendre nos politiques complètement schizophrènes.

        On pourrait ajouter au blairisme la dimension morale. "Moraliser le capitalisme", ça m’a toujours fait rire. J’avoue que ça me fait encore plus rire quand je l’entends dans les rangs de "ma gauche", mais ça a aussi sa portée comique dans la bouche d’"un hiérarque du PS ou de l’UMP. Qu’on accepte l’économie capitaliste de marché pourquoi pas, mais qu’on lui demande de se moraliser et je dis stop. Elle est forcément amorale (c’est un système pas un humain) et se doit juste d’être efficace pour elle-même et non pour l’humain. Je préfère cent fois un libertarien pur jus à un capitaliste compassionnel hypocrite.

        Autre tarte à la crème de Valls ce matin. La pensée de gauche date d’une époque ou l’économie était national alors que nous vivons l’ère du capitalisme mondialisé. Le "capitalisme mondialisé" ce serait pas le "capitalisme apatride" d’il y a 100 ans ? Les grosses firmes s’appuient toujours sur des Etats souverains, elles sont apatrides quand il faut payer l’impôt, et très "patrides" quand elles ont besoin d’infrastructures pour se développer ou de protection à l’étranger (Chomsky fait assez justement remarquer que dans le coût du baril, il faudrait inclure une bonne partie des dépenses du Pentagone, on pourrait aussi penser à certains déploiement de forces françaises en Afrique). Un gros groupe industriel burkinabe à portée internationale est pour le moment une utopie.

        Les mécanismes fondamentaux n’ont pas changé : accumulation du capital par création et augmentation infinie des marges et de la croissance. L’externalisation des coûts est un des outils. Il y a un changement d’échelle au niveau du "dumping social" qui doit au développement des transports et au pétrole pas cher. Mais pas nouveau, il a d’abord eu lieu à l’intérieur même des nations, puis grâce à leur frontières immédiates. Délocalisation et immigration (intérieures ou extérieures) étant deux des bases de la réduction des coûts.

        D’ailleurs si le capitalisme n’était plus national, on se demande vraiment pourquoi les Etats ménagent certains pays, en attaquent d’autres indirectement ou directement et pourquoi les dépenses militaires augmentent.

        Pour ce qui est de la liberté, je me trouve assez d’accord avec la déclaration de principe du PS : "L’émancipation humaine". C’est le point commun de toutes les courants de pensée de ce qu’on appelle gauche depuis l’apparition des sociétés capitalistes.

        Ensuite ces courants de pensée se divisent entre courants révolutionnaires et courants sociaux-démocrates. Pour moi Tony Blair ce n’est plus de la social-démocratie. La social-démocratie en France aujourd’hui ce serait la gauche du PS et le PCF (mes camarades vont hurler). Le problème, c’est que la social-démocratie n’a connu pour le moment que des échecs (je leur reconnait aussi certains succès à la marge) tout comme l’option révolutionnaire. Parce qu’ils ont perdu de vue ce qui aurait du être leur seul gouvernail : "l’émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-même".

        Ils finissent par se focaliser sur des points de détail. Le montant du SMIC en est un. Ce qui est important c’est le différentiel entre les salaires les plus bas et les salaires les plus haut. D’ailleurs, ce n’est pas tant le salaire que le revenu disponible, puisqu’on essaie de corriger les inégalités par l’impôt.

        Mais en dehors de la déclaration de principe, "l’émancipation humaine" n’est pas la préoccupation. Manuel Valls ne fait que prolonger la croyance en "l’homme providentiel" qu’il se propose d’être pour nous. Je pourrais dire la même chose des hiérarques de mon parti. Eternelle resucée du concept de "despote éclairé" dont la forme en matière de pouvoir économique serait "le patron paternaliste".

        Mais la réflexion de la part du travail dans la vie elle est où ? Celle de la place de l’Etat ? Celle de la démocratie dans le fonctionnement de l’entreprise ?

        Ce dernier point me parait un champ devrait s’emparer la gauche. A quoi bon proposer l’intéressement des salariés s’ils n’ont aucun poids sur les décisions stratégiques de leur entreprise ?

         


      • ZEN ZEN 29 avril 2008 17:51

        @ Masuyer

        Plutôt d’accord avec toi sur le bilan du blairisme, qu’idéalise un peut trop Le Péripate

        . Je ne veux pas me répéter et je suis fatigué ce soir  alors :

        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31667


      • ZEN ZEN 29 avril 2008 17:53

        rectif : "un PEU trop..."


      • masuyer masuyer 29 avril 2008 18:26

        Salut Zen,

        très bien ton article. Au fond je ne crois pas au blairisme. Tony Blair est juste une "incarnation" du fumeux concept de "3eme voie" qui est en fait la voie technocratique en vigueur en UE depuis bien avant lui. Comme il est assez charismatique, on a associé son nom à cette idéologie, c’est tout.

         


      • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 18:46

        Salut Masu... Je dois sortir, mais je lirais et tacherais, si c’est possible de te répondre. Mais, c’est clair qu’il n’est pas question de troisième voie. Il est question de tirer les conséquences du libéralisme, qui a un fort potentiel de gauche. Sur le terrain de l’adversaire, avec ses armes...

         


      • dalat-1945 29 avril 2008 18:52

        @ tous les lecteurs,

        Masuyer vient de vous présenter sa dernière recette de bouillie politique pour les chats, que lui a donnée le PCF, une forme nouvelle de la langue de bois éternelle du PCF depuis le début de son existence. C’est vrai le PCF ne peut plus maintenant se permettre de parler comme Marchais ou Andrieux ! On a vu le désastre !

        Socialistes pro ou anti-Valls, faites attention à ce monsieur qui est dangereux, il n’hésiterait pas à nous réinventer le goulag, s’il arrivait un jour au pouvoir. Il en serait de même avec Besancenot qui n’est qu’un cousin germain politique.

        Vous l’aurez compris, Valls est un type très bien. Je souhaite que ses idées se développent au PS.

        Peripate, pour une fois je vous soutiens


      • ZEN ZEN 29 avril 2008 18:56

        "les conséquences du libéralisme, qui a un fort potentiel de gauche...." ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????


      • masuyer masuyer 29 avril 2008 19:10

        Bonjour Dalat,

        comment allez-vous ?

        je suis en train de vous concocter un petit programme de derrière les fagots, un petit séjour de reconditionnement idéologique, à vos frais, dans une rizière au Kampuchéa Démocratique. Vous allez adorer.

        En tout cas je vous remercie pour votre amitié.

        Sinon dans la vie, à part soutenir ceux avec qui j’ai des désaccords et quoiqu’ils disent, vous avez des réflexions personnelles ?


      • dalat-1945 29 avril 2008 19:39

        @ Masuyer,

        Les risières du KAMPUCHEA, je connais bien et j’aime beaucoup, mais sans les Khmers rouges. J’y retourne en octobre prochain avec un groupe de 6 personnes en remontant le Mékong depuis My Tho au Vietnam, jusqu’au Tonlé Sap avec un court arrêt à Phnom Pen au Cambodge.Pour votre programme, merci je n’en ai pas besoin !

        Si ce n’est pas terminé, j’essaierai d’aller au procès de KIEU SAMPAN, pour lui pisser au cul, ainsi qu’à VERGES peut être aussi.Je penserai à vous si j’arrive à mes fins !

        La neige a t’elle fondu dans le Jura. Avez-vous pu reprendre votre travail forestier, sans esclaves ?


      • sisyphe sisyphe 29 avril 2008 20:03

        par Le péripate (IP:xxx.x64.155.104) le 29 avril 2008 à 13H14

         
        Il y aurait une certaine cohérence : après Tatcher/Sarkozy, Blair/Valls. Nous ne sommes pas plus bêtes que les Anglais...
         
        Pas plus bêtes, je ne sais pas : mais ça voudrait dire qu’on est au moins aussi con !

      • sisyphe sisyphe 29 avril 2008 20:51

        D’accord avec toi, Mazuyer !

        Que la gauche en revienne à ses fondamentaux, même et surtout dans l’économie de marché : il y a urgence.

        Les Valls et autres libero-centristes n’ont qu’à rejoindre le Modem, ou l’UMP : les choses seront claires.


      • melanie 29 avril 2008 20:55

        @cza93

         

        Je suppose que c’est du 4ème degré ; sinon c’est très con :

        Avec la pauperisation de la masse des travailleurs - car statistiquement ils sont beaucoup plus nombreux que les cadres sup très formatés à l’ultralibéralisme,et encore plus que les "patrons " -dont certains sont de niveau BEP et pas focemment très capables d’analyse dont d’adaptation au monde- , induit une crise économique majeureau niveau national -PIB dans les chaussettes- : L’enrichissement des cadres sup et de certains patrons - le CAC 40 fait son CA à l’étranger aussi-, ne fait pas consommer plus de yaourts, oeufs, lait,viande, vollailles, essence,biens de consommation divers,puisque c’est le nombre qui fait la consommation.

        La tertiarisation de l’économie n’a jamais fait disparaitre les ouvriers mais a opéré une translation des ouvriers vers les emplois de service et techniciens.

        C’était une apparté, Manuel Valls étant comme Strauss Kahn et beaucoup d’autres de cette "gauche", libérale et totalement adaptée aux nouveaux diktats d’une économie mondialisée flexibile et fluide ; ils appellent ça la réalpolitique ...

        Besancenot ne fait que traduire de façon assez percutante et talentueuse les constats que se font une bonne partie des salariés qui ont le sentiment d’être les dindons d’une farce qui les utilise comme "variable d’ajustement"...Et si la gauche- façon Mauroy- était tout simplement ce qu’on prétend avec un ton péremptoire "l’extrême gauche", à savoir celle qui s’interesse à la "masse salariale" et parle en son nom ?


      • melanie 30 avril 2008 10:07

        @ cza93

        OUI.... !!!

         

        A lire le jubilatoire "La Royaume enchanté de Tony Blair" de Philippe Auclair chez Fayard ...

        www.amazon.fr/royaume-enchant%C3%A9-Tony-Blair/dp/2213628297

         

        A LIRE D’URGENCE ......pour éviter l’intox de droite comme de gauche : Quelle connerie a poussé Ségolène Royal à se prétendre admirative du modèle de BLAiR ????

         

         


      • dom y loulou dom 4 mai 2008 01:27

        la responsabilité individuelle n’a rien à voir avec les camps politiques ! Etre responsable c’est de tenir compte de facteurs ne nous concernant pas directement mais découlant de notre présence et de nos actes. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas le cas du libéralisme qui est devenu depuis longtemps ultra... !!!

         

        quelle manoeuvre indélicate et péremptoire. La liberté individuelle et la responsabilité qui en découle est une valeur appartenant d’abord à l’être dans sa totalité.

        La politique c’est l’organisation de la cité et non l’axe intérieur des hommes... s’ils portent cette folie cela les entraîne sur l’appui des structures de la société au lieu de s’appuyer sur l’entraide des hommes et le fascisme devient une norme absurde qui revendique la peur comme un droit.

        La peur se soigne par l’amour et aussi peu qu’on pourrait définir que l’amour est à gauche qu’on pourrait dire que la liberté est droitière. ce sont des concepts qui dépassent largement l’humanité. Et s’il y a une guerre à mener c’est bien celle-ci... que la peur ne nous engloutisse pas au point de nous renier nous-mêmes et notre sensibilité bien humaine et malheureusement aucun de nos attirails militaires n’arrivent à nous donner cette paix puisqu’elle entetiennent la mort et le sang et toutes les peurs en ce monde car elles justifient toutes les violences.

        La liberté individuelle est une valeur universelle et vous ne pouvez l’utiliser à seule valeur libérale, entrepreneuriale et matérialiste, c’est grotesque, d’autant plus que ces "valeurs" ultra ou néolibérales s’accomodent fort bien de ces massacres continuels et horripilants.

        D’abord se reconnaître dans l’être universel, seulement ensuite trouver ses préférences, car on ne peut faire l’inverse.

         

        Pour ce qui est de changer la gauche pour être sûr de retrouver la gauche qu’on connait et dont on tire les ficelles... cela ressemble étrangement à utiliser le mot réforme pour faire aboutir des régressions absolues.


      • dom y loulou dom 4 mai 2008 01:39

        Je me souviens moi très bien de comment les gens de l’underground londonien parlaient de Thatcher après la guerre des Malouines... ils tenaient exactement les mêmes discours que les pilotes militaires parqués en Ecosse ou les pêcheurs du Morray Frith, jamais premier ministre britanique n’a été autant haï par les citoyens britaniques du nord de l’Ecosse au pays de Galles... hormis les lords... bien sûr... puisqu’elle était leur égérie.

        C’est une vision royaliste qui est entetenue par les tenants politiques, à n’en pas douter puisqu’ils aiment tant confondre leur rôle de coordinateurs avec celui de décideurs... alors même qu’ils ne décident absolument de ien puisque c’est la banque mondiale qui dicte ses lois et si jamais ils vous présentent un type sortant d’une soucoupe volante sur les ruines d’Israel dites-vous bien que ce ne sera pas Jesus.

        ...

        Qu’est-ce que vous venez nous chanter de la belle période Thatcher ? Vous vous appuyez sur des chiffres je suppose qui n’ont rien en commun avec la réalité humaine et c’est bien le plus gand défaut du néolibéralisme en tant que tel.


      • dom y loulou dom 4 mai 2008 01:43

        changer le monstre de l’intéieur, se débarasser de l’omnipotence de la machine de guerre, oui, là je vous suis péripate, c’est bien vu.


      • Fergus fergus 29 avril 2008 13:07

        Au delà de son positionnement résolument à la droite du PS, Manuel Valls qui, pourtant, manie habituellement bien la langue française et connaît le poids des mots s’est résolument prononcé ce matin sur France-Inter pour l’"assimilation" des étrangers résidants en France en faisant mine de croire ce terme synonyme d’"intégration". Ce n’est pas mon avis. "Assimiler" a pour moi une connotation beaucoup plus forte et s’apparente, sur le plan culturel, bel et bien à une absorption, à une phagocytation, à une dissolution dans le corps récepteur. Bref à une obligation, pour les étrangers, d’abandon total et définitif de leur culture. Je vois dans cette volonté réitérée de Manuel Valls d’employer ce terme une volonté de ratissage élargi d’une opinion prompte à vilipender l’"autre", celui qui vient d’ailleurs, le fauteur de troubles et l’aggravateur du chômage. Personnellement, ce bref échange m’a profondément mis mal à l’aise car il augure mal de la mutation du PS si des gens comme Valls y prennent le pouvoir.


        • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 13:22

           Oui, assimilation est plus fort que intégration. C’est la force de la République laïque française, son sens de l’égalité qui réclame la pratique du français, le non-communautarisme, et la religion dans le domaine du privé, et l’adhésion aux principes de liberté. C’est un donné anthropologique, un choix de société. Être mal à l’aise avec ça, c’est au pire, pratiquer un racisme à l’envers, au mieux pratiquer un relativisme post-moderne.


        • Nometon Nometon 29 avril 2008 13:32

          Manuell Valls s’affiche à gauche et pense à droite. Demain, en cas d’alternance, il se présentera à gauche et agira à droite.

          La pire hypocrisie de ces petits hommes de pouvoir que sont Valls, Bockel et autres, consiste à se faire valoir comme étant "modernes". La troisième et la quatrième république ont fourni légion de ces parlementaires bouffis d’assurance et d’ambition dont la principale "modernité" consistait à prendre grand soin de ne pas combattre les pouvoirs industriels et financiers ou les us et coutumes les plus rétrogrades. Bref : à aller dans le sens du vent.

          Il n’est guère étonnant que les média de masse aime les postures de Valls. Il ne représente, pour les pouvoirs installés, aucun danger. Aucune surprise. Il est le parfait exemple de ce qui menace la pensée et l’action socialistes : le virage vers une politique démocrate, à l’instar des Etats-Unis où les socialistes, qui représentaient une force politique au début du XXème siècle, ont été écrasés, ainsi que leur volonté de transformation sociale.

          Valls est un pion, un pion poli et policé, dans un combat politique où assurément, sa couleur est loin de définir son affiliation réelle. Dommage qu’il soit un peu trop jeune. Il aurait, sinon, fait comme ses modèles plus décatis : rejoindre sa famille et travailler pour le gouvernement actuel.


          • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 13:37

            Les médias de masse aiment aussi Besancenot. N’avez vous pas l’impression que celà invalide votre raisonnement ?


          • Nometon Nometon 29 avril 2008 15:01

            @ Le Péripate

            Non. Besancenot ne représente ni danger ni surprise pour les puissants. Comme ses maîtres à penser (les mêmes lunes depuis 35 ans), il combat le socialisme de gauche, préférant un socialisme fade et fantoche, facile à ridiculiser auprès des lycéens et des étudiants qui forment l’essentiel de ses recrutements. Valls et Besancenot ont d’ailleurs tout lieu de s’apprécier car ils sont les deux caricatures des incapacités de la gauche.

            En clair : radicalité sans capacité de réforme = Besancenot ; réforme sans capacité d’opposition = Valls.

            Je préfère de loin la position de Die Linke, en Allemagne, qui, en refondant une pensée tout à la fois réformiste et plutôt radicale, tire le centre allemand et la gauche modérée vers elle. Oskar Lafontaine est un socialiste courageux. La modernité est rarement là où elle se prétend.


          • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 15:13

            D’accord. D’ailleurs, une scission du PS ne serait pas forcément une mauvaise chose. Au moins d’accord là-dessus.


          • cza93 cza93 29 avril 2008 15:25

            tout à fait d’accord avec vous Nometon.

            Mais du reste, pourquoi vouloir absolument qualifier les valeurs -socle du socialisme comme démodées ; en quoi les idées de partage, de solidarité, d’égalité, de laïcité, la république, la justice sociale seraient des valeurs obsolètes ????

            ... et par voie de conséquence seraient jugés "modernes" : le capitalisme et la financiarisation de l’économie qu’il provoque, la paupérisation des classes moyennes, l’augmentation de l’exclusion, des inégalités, "travailler plus pour gagner ... pareil si tout va bien !" ... Vous pensez que cela constitue un progrès dans l’évolution de l’humanité une telle modernisation de nos sociétés ?

            Les émeutes de la faim, ce ne seraient que des épiphénomènes de la nouvelle société mondialisée en voie d’émergence ??? on n’avait pas compris !!! ... la concurrence entre cultures vivrières / / cultures d’exportation et d’agrocarburants, la spéculation financière sur le marché des céréales, la précarisation et l’insécurisation sociale ... bref, toutes ces horreurs provoquées par le libéralisme débridé ...
            nous, gens de gauche, c’est contre tout cela qu’on voudrait s’élever ... alors qu’en étant "moderne" il suffit juste de donner un traitement cosmétique aux évênements pour les rendre "acceptables" et continuer à piller, apauvrir, polluer, ... pareil, sans rien changer ... sauf qu’on evient des "démocrates modernes" !!!

             

             


          • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 15:39

            Et vous avez oublier la valeur liberté. Est-ce un hasard ? Êtes-vous prêt à prendre par la force ce que vous croyez qui vous est du ?

            Et l’égalité. Il y a d’abord l’égalité de tous devant la loi. Êtes vous prêt à enfreindre cette égalité pour obtenir les autre égalités ? Et quelles sont -elles, ces égalités ? Sont-elles toutes inéquitables ?

            Différences dans les compétences et les responsabilités :inégalité équitable.

            Inégalités du sportif mieux payé que le savant : inégalité acceptable.

            Inégalités d’un salarié mieux payé dans un secteur qui marche par rapport à un salarié dans un secteur déclinant : regrettable, mais est-ce une injustice ?

            Inégalités de rente de situation, de corporatisme, d’exclusion du marché : ce sont celles là qui sont inéquitables et qu’il faut combattre.

             


          • Le péripate Le péripate 29 avril 2008 15:40

            "oublié"...

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