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Accueil du site > Actualités > Politique > Manuels Valls défend la continuité libérale-libertaire

Manuels Valls défend la continuité libérale-libertaire

Hier, après la tragi-comédie du vrai-faux ultimatum de la gauche du PS, Manuel Valls a fait son discours de politique générale à l’Assemblée National. Loin d’un nouveau départ pour la majorité, il s’agit en fait d’un éloge du cap choisi par François Hollande en 2012 et précisé début 2014.

Capitaine eurolibéral à l’œuvre
 
Un esprit taquin pourrait dire « à droite toute  », tant, sur l’économie, la majorité actuelle met ses pas dans ceux de la précédente. Même constat : euro trop cher, trop de chômage, un pouvoir d’achat en berne, un manque de compétitivité dans un cadre mondialisé. Les politiques suivies sont très proches : baisse des déficits, emplois aidés, baisse du coût du travail, économies idoines pour financer le tout et petite touche verte. Du coup, les fonctionnaires ont du mal à voir la différence, le point d’indice pourrait bien rester gelé. Seuls changent les coups de pouce au pouvoir d’achat : défiscalisation des heures supplémentaires sous Sarkozy, baisse des charges sur les bas salaires ici. Geste extrêmement révélateur, c’est le PS au pouvoir qui annonce une baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés !
 
Manuel Valls, assez habile sur la forme, persiste à donner une priorité à la politique de l’offre, qui s’impose depuis le rapport Gallois. S’il a consenti quelques couplets sur les personnes en difficulté, le PS persiste dans une version allégée de la politique du Medef en brandissant la menace de cette « concurrence mondiale qui ne fait pas de cadeaux à nos entreprises  », nous imposant de « se mettre au niveau ». La défaite des municipales a juste imposé un petit coup de pouce aux bas salaires. La ligne austéritaire sort gagnante, avec 50 milliards d’économie à venir, un défi à la raison quand on constate les conséquences ailleurs. Et tel le patron d’une multinationale en réorganisation, Manuel Valls propose de diviser par deux le nombre de régions et remettre en question les départements…
 
L’opposition vaine de l’UMP et de l’aile gauche du PS

L’attitude des députés de l’opposition, comparable à des écoliers dissipés, et la réponse de Christian Jacob, pour l’UMP, étaient pitoyables. Comment pouvait-il dénoncer les déficits, tellement creusés sous Sarkozy, les hausses d’impôt, comparables sous le précédent mandat, ou la hausse du chômage, vertigineuse de 2007 à 2012 ? Sa réponse n’avait pas la moindre crédibilité. Mais que dire également du mouvement de révolte de l’aile gauche du PS ces derniers jours  ? Sur le fond, je partage une partie non négligeable de leur constat. Claude Bartolone a raison de dire « qu’il ne faut pas sacrifier la France à l’Europe libérale  ». On lui doit sans doute la courte dénonciation de la cherté de l’euro par le premier ministre à l’Assemblée Nationale et la volonté affichée de rééquilibrer la construction européenne.

Ces mots ont fait revenir l’aile gauche au bercail. Ce que dit le président de l’Assemblée a du sens, mais son parti appuie des traités et des décisions qui font l’exact inverse de ce qu’il dit. L’Europe sociale n’est qu’un mirage que le PS agite pour les élections. Autant on peut respecter Chevènement ou Mélenchon, que les divergences avec la ligne du PS ont poussé à quitter leur parti, mais que penser de cette aile gauche qui n’a plus aucune prise avec la direction du parti depuis 30 ans et qui reste, comme un alibi. Ce faisant, on peut même se demander si elle n’est pas carrément utilisée par l’équipe présidentielle pour démontrer son recentrage : si l’aile gauche du PS râle, c’est bien que la ligne tenue est centriste, une stratégie possible pour battre l’UMP en 2017, en la complétant de quelques sujets sociétaux.
 
Deux leçons, au-delà des annonces de la journée. La première, c’est que François Hollande, malgré tout, n’a aucune envie de changer de cap. La deuxième, c’est que le changement limité du casting de l’équipe gouvernementale n’a pas d’autre objectif que de communiquer. Pauvre France, pauvres de nous !

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26 réactions à cet article    


  • Jelena XCII 9 avril 2014 10:38

    >> une stratégie possible pour battre l’UMP en 2017

    Même pas en rêve, en 2017 au deuxième tour ce sera UMP-FN, c’est couru d’avance.

    La « stratégie anti-raciste » du PS, on l’a vu l’oeuvre il y a un peu.

    Cas n1/ Un humoriste fait « une quenelle » au cours de son spectacle, cela fait la une des journaux pendant plus d’un mois, l’Elysée en fait une affaire d’Etat et Dieudonné est déclaré « ennemi public N°1 ».

    Cas n2/ Fourest envoie ses FEMEN saccagé le Sacré Coeur, pas une seule manifestation au sein des « anti-racistes » du PS, la presse « française » traite cela comme un fait divers pour ne plus en parler dés le lendemain.

    Les goys n’ont aucun droit dans ce pays, ils sont tout juste bons à payer des impôts.


    • Onecinikiou 9 avril 2014 13:07

      « Les goys n’ont aucun droit dans ce pays »


      Prenez garde Jelena, vos propos tendent à démontrer que vous êtes près à passer de l’autre côté du miroir, du côté obscur. Je vous préviens : une fois franchi le rubicond aucun retour en arrière n’est plus possible. Bientôt, vous aussi serez grimée en facho par vos anciens coreligionnaires. C’est le prix à payer pour avoir eu le courage d’ouvrir les yeux.

    • Jelena XCII 9 avril 2014 21:50

      Jamais je ne rejoindrais les rangs du FN, vous avez qualifié Taubira de guenon, ce qui prouve que vous n’avez aucun respect pour les animaux.


    • Jelena XCII 10 avril 2014 00:14

      En Serbie, si Manuelo et ses petits copains auraient voulu imposer « le mariage pour tous » et des cours d’homosexualité dans les écoles primaires, tous ces charmants « socialos » se seraient retrouvés pendus à des lampadaires.

      Vous êtes morts les français, morts et enterrés.


    • claude-michel claude-michel 9 avril 2014 10:46

      Bienvenue en IV république...manque plus que Daladier.. !


      • Akerios 9 avril 2014 18:51

        Chut........non mais enfin....... !


      • Robert GIL ROBERT GIL 9 avril 2014 11:04

        Valls assume LA DERIVE DROITIERE DU PS…et continue dans une voie qui mene a la pauperisation de la population en ajoutant une succession de cadeau au patronat en guise de politique de l’emploi , cadeaux qui serviront a renumerer les actionnaires ou a remplir les caisses dans des paradis fiscaux !

        Manuels Valls annoncer l’exoneration de cotisations sociales sur les salaires payés au smic, c’est donc concretement une baisse de salaire indirecte, notons au passage qu’aucune contrepartie n’a été imposé au patronat...cette fuite en avant de reduction de cotisations patronales et de cadeaux aux entreprises sont sans aucun effet sur l’emploi, car tout ce que l’on a reussi a creer c’est céder aux revendications des patrons du privé et créer des emplois au rabais. Rappelons nous que ...

        voir : LES COTISATIONS SOCIALES FONT PARTIE DE NOTRE SALAIRE !


        • Taverne Taverne 9 avril 2014 11:09

          Avec Valls comme premier ministre, Jean-Pierre Jouyet (ex proche collaborateur de Sarkozy) nommé aujourd’hui secrétaire général de l’Elysée, et avec comme club de pensée revendiqué le Medef, Hollande ne cache plus ses intentions de droitiser davantage sa politique.


          • Garance 9 avril 2014 16:03

            Le meilleur est à venir

            Vous êtes assis ?

            Mr Harlem Désir ayant été jugé trop nul à la direction du PS serait « exfiltré » de cette direction pour entrer comme « Secrétaire » de C’Gouvernement resserré 

            Vous en restez baba ?

            Vous n’êtes pas le seul


          • Garance 9 avril 2014 17:25

            Taverne

            Ca y est ; Il est exfiltré , voici la liste des heureux élus

            Fleur Pellerin (Commerce extérieur, Développement du tourisme et Français de l’étranger)

            Harlem Désir (Affaires européennes) ( ou il pourra enfin donner libre cours à ses immenses talents et en faire profiter la France )

            Geneviève Fioraso (Enseignement supérieur et recherche)

            Annick Girardin (Développement et Francophonie)

            Axelle Lemaire (Numérique)

            Kader Arif (Anciens combattants et mémoire)

            André Vallini (Réforme territoriale)

            Jean-Marie Le Guen (Relations avec le Parlement)

            Frédéric Cuvillier (Transports, mer et pêche)

            Laurence Rossignol (Famille et Personnes âgées)

            Ségolène Neuville (Personnes handicapées et Lutte contre l’exclusion)

            Thierry Braillard (Sports)

            Valérie Fourneyron (Commerce, Artisanat,

            Economie sociale et solidaire)

            Christian Eckert (Budget)

            Il est à remarquer que Mme Valérie Fourneyron , dont nous nous inquiétions à tort à été reconduite en remerciement pour son excellent travail au Ministére des Sports : il eut été trop injuste qu’il ne fut pas reconnu

            Las : tous n’ont pas eut cette chance ; je pense notamment à Mme Bricq dont les talents de critique culinaire ne furent pas appréciés à leurs justes valeurs


          • Daniel Roux Daniel Roux 9 avril 2014 11:40

            Constatons l’évidence, les français ne votent pas pour le front de gauche mais pour le PS et l’UMP. Ils hésitent entre la droite « molle » et la droite « dure », alternant l’une et l’autre, tout en se plaignant de l’inaltérable politique libérale suivi bon an, mal an, par les 2 partis.

            Faisons avec.

            Reste le problème de l’immense dette (2000 milliards d’euros), eut égard aux recettes fiscales (284 milliards en 2013) et surtout les intérêts de cette dette (45 milliards par an).

            Les entreprises recevraient environ 100 milliards de subventions directes ou par l’intermédiaire de niches fiscales. Là encore l’illusion démocratique fonctionne puisque le montant exact n’est pas connu, l’observatoire des subventions ayant été supprimé sous la pression d’entreprises pudiques qui préfèrent cacher que leurs riches actionnaires sont entretenus par les deniers publics.

            Ces subventions sont versées pour répondre au chantage de la délocalisation ou attirer des investisseurs étrangers mais, mais sans altérer évidemment « la concurrence » chère à l’Union Européenne, ni la haute protection qu’elle accorde aux multinationales à travers de nombreuses et parfois ubuesques normes, règlements, directives etc...

            Il est remarquable de constater que les dividendes versées aux actionnaires ont progressé entre 2 et 3 fois plus que les salaires et que les plus grosses entreprises obtiennent en plus des rabais sur leurs impôts sur les bénéfices. Au moins, nous savons où va l’argent de nos impôts.

            Tout à chacun a pu remarquer que les consommateurs se divisent en 2 groupes, ceux qui achètent systématiquement le moins cher et ceux qui achètent systématiquement la qualité.

            Le premier groupe est ciblé par des entreprises favorisant la quantité et les faibles marges et le second, la qualité et les grosses marges. L’erreur des entreprises françaises est de vouloir viser les seconds avec des critères adaptés aux premiers.

            Il est plus facile pour une entreprise française d’obtenir une subvention pour maintenir des emplois non qualifiés (au smic subventionné) et de délocaliser discrètement quand même en Chine, que d’investir dans le développement de produits de qualité correspondant à des produits recherchés et de produire en France avec du personnel qualifié.

            Un exemple vécu : Perso, j’ai acheté successivement 2 grille pains pour remplacer celui bourré d’amiante que j’utilisais depuis 20 ans, le premier était un Phillips (fabriqué en Chine) puis un SEB (fabriqué en Chine). Aucun n’a survécu à la durée de garantie (+ quelques mois). Maintenant, je fais griller mon pain dans un petit four Samsung qui, en plus de faire gril, fait également micro onde et convection et qui fonctionne sans problème (depuis plus 5 ans maintenant).

            Supprimons les subventions et laissons les entreprises se débrouiller jusqu’à ce qu’elles comprennent que c’est le client qu’il faut satisfaire, pas l’actionnaire.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 avril 2014 11:48

              Bonjour,
              « diviser par deux le nombre de régions et remettre en question les départements… » et faire disparaitre les département...il faut sauter l’Eurothchild, bouter Bernardo Enrico Levicioso et aussi le moyen l’Orient Fabius.


              • JL JL 9 avril 2014 12:00


                Ces baisses de cotisations sociales sur les bas salaires, si c’est une bonne chose, auront des effets pervers sur les comptes des caisses sociales si elles ne sont pas accompagnées d’une compensation financière.

                Sur un autre fil, des gens prétendaient que l’État dépense trop. Je pense qu’il n’est pas inutile de recycler ici ce que j’ai posté là-bas :

                De deux choses l’une :

                - Soit l’on considère l’État comme une entreprise privée (visions libérale et poujadiste), et il est absurde de dire qu’une entreprise dépense, encore pire, qu’elle dépense la totalité de son chiffre d’affaire (1), erreur grotesque que commettent les groupies ici ; en outre, dans cette optique, si l’État dépense’ alors l’État gagne aussi.

                - Soit l’on considère l’État comme le maître de la Maison France : dans ce cas il faut savoir que la ménagère qui dépense fait le bonheur des commerçants (2), et ceux-là devraient se réjouir de ce que le budget de leur cliente est conséquent : une ménagère pauvre est méprisée par les commerçants de son quartier. État pauvre, pauvre nation !

                En d’autres termes, si l’on considère l’État comme une entreprise, alors la question est : que faut-il externaliser ? les libéraux veulent externaliser tout ce qui est lucratif. Et après eux, le déluge ! Si l’on privilégie une vision radicalement de gauche, alors il faut abandonner la vison comptable au profit d’une vison humaniste (3) et ne pas abandonner au secteur marchand ce qui relève de l’intérêt général.

                (1) est-ce que l’entreprise Dupont dépense quand elle paie des salaires de ses employés ? Quand elle fait des investissements ? quand elle paie ses fournisseurs ? Évidement non.

                (2) Pour un marchand, un client averti n’en vaut plus que la moitié. La direction des services Achats des entreprises privées ne sont pas confiées à des smicards, mais pour les mêmes entreprises le budget de la DGCCRF pour ne citer que ce service, c’est de la dépense inutile !

                (3) « Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. » (Anna Arendt)


                • Akerios 9 avril 2014 18:59

                  Oui F. Hollande le fossoyeur travaille activement a la suppression des caisses sociales et des 35 heures .
                  Vals est chargé de détruire le 35 heures et de casser définitivement les retraites.
                  Ce sont deux gros dossiers d’où la nécesssité d’aller plus vite.


                • JL JL 9 avril 2014 19:28

                  @ Akerios,

                  en effet, c’est exactement ça : détruire les 35 heures et casser la Sécu dont le fameux ’trou’ va forcément s’aggraver.


                • Henri Diacono 9 avril 2014 12:37

                  Tout en sachant que les nations française et européennes mettront du temps, beaucoup de temps, à devenir « sociales », tout en constatant envers et contre tous que la France abrite depuis belle lurette un peuple majoritairement conservateur pour ne pas dire corporatiste, il est regrettable que Valls, élève de Rocard et Mendès, n’ai, par exemple, dans son discours d’investiture, fait aucune allusion à la fiscalité en vigueur dans le pays. Qu’il n’a pas évoqué la disparition des niches fiscales, ainsi que celle de bon nombre d’associations inutiles, vivant aux frais de l’État, et surtout, pourquoi pas, une éventuelle participation du monde ouvrier aux bénéfices de l’entreprise dans laquelle ils turbinent, au même titre que les actionnaires.


                  • Onecinikiou 9 avril 2014 12:58

                    M. Pinsolle defend la « continuité libérale-libertaire » en ayant défendu ardemment le mariage pour tous, émanation des partisans du libre-Marché et de la marchandisation du monde.

                    M. Pinsolle, comme tant d’autres inconséquents, démontre son incohérence et déjà parce qu’il manque de culture philosophique et de profondeur de vue. 

                    Pourtant le Système qu’il prétend combattre est lui d’une remarquable cohérence d’ensemble, pour peine que l’on ne tombe pas dans tous les pièges qu’il vous tend. 

                    Un cohérence qui exige que l’on combatte impitoyablement les vecteurs de cette domination qu’il souhaite hégémonique, pour ne pas dire totalitaire : réforme sociétale (mariage pédéraste, idéologie du genre, homophilie, euthanasie) sous couvert d’égalitarisme (une aberration mystificatrice) et de progressisme dévoyé, immigrationnisme forcené, métissolatrie généralisée (sauf en Israël bien sûr), consumérisme et marchandisation, ingérence armée et subversion géopolitique de régimes non-alignés, abrutissement des masses incultes par l’industrie du spectacle, logique de la socialisation des dettes (et des pertes) et de la privatisation des profits (et du patrimoine), anti-nationalisme et populisme. 

                    • Crab2 9 avril 2014 13:22

                      Manuel Valls prétendait réaffirmer la laïcité, hier ce n’est pas vraiment ce que j’ai entendu :

                      Pendant les cinq dernières décennies les droites et les gauches se succédant au pouvoir n’ont pas fait respecter la loi de 1905 indissociable des ’’ droits de l’Homme ’’ et plus particulièrement n’ont pas cesser de privilégier les idéologie religieuses, d’autant que la mahométane plus que d’autres, porte gravement atteinte à l’égalité femmes-hommes ;

                      que compte réellement faire le Premier ministre Manuel Valls après sa déclaration de politique générale ?

                      Suites : Caribou

                      http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/04/caribou.html

                      ou sur :

                      http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2014/04/09/caribou-5343093.html

                      Suites 2 : Réformes

                      http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/04/reformes-garder-la-tete-haute.html


                      • HELIOS HELIOS 9 avril 2014 16:42

                        ... nous sommes, helas, en marche vers la fin de la « secu ».

                        En exonerant les bas salaires de cotisations sociales, ce n’est pas le cadeau aux entreprises qu’il faut voir (vous savez, le sage, le doigt, la lune) mais l’appauvrissement du financement de notre solidarité nationale.

                        Moins de cotisations qu’elles soient diminuées pour les entreprises, ou qu’elles ne soient pas cotisées par les salariés, c’est la même chose. cela veut dire que l’etat doit compenser et mettre la main a la poche.

                        Demain, l’etat n’aura plus les moyens de payer, et même s’il les avait il faudrait justifier aupres de Bruxelles ces depenses... pire, il faudra qu’il se batte contre des « assurances » americaines qui trouveront que la concurrence publique est deloyale, TAFTA dixit !

                        liberer du pouvoir d’achat aux salariés (40 euros par mois) ce n’est rien d’autant que la secu ne fonctionnera plus comme il faut. Il faudra que se developpe de nouvelles mutuelles, ou plutot de nouveaux contrats d’assurance pour compenser. En fait le citoyens sera obligé de passer par un systeme privé pour se faire soigner correctement. son pouvoir d’achat sera parti en fumée avant d’avoir été utilisé.

                        Alors dans le grand circuit economique de notre nation, que se passe-il ? Ce que payaient les acteurs economiques (les entreprises) et les travailleurs salariés ou non (les citoyens) pour la santé sera payé par l’etat a qui on va reprocher, comme d’habitude, de ne pas savoir faire. Ce flux financier de la santé sera alors assumé par des societes financieres (assurance) qui ponctionneront les citoyens et seulement les citoyens avec des qualités de service differentes selon le montant de leur contrat. Nous verrons apparaitre, comme dans d’autres pays, des chaines d’etablissements reservés a certaines compagnies d’assurance ou a certains types de contrats. nous allons arriver rapidement a une santé a plusieurs vitesses et au nom de la competitivité, le salaires n’augmenteront plus laissant certains travailleurs incapables de payer la moindre assurance santé.

                        Valls est le fossoyeur de la plus grande avancée sociale qu’etait la securité sociale ou il n’y avait auxcun lien entre la cotisation et le soin.

                        Pretendre que cela est la faute du systeme liberal serait une erreur, ce ne sont pas les « liberaux » ce sont les empires financiers qui ne peuvent rester insensibles a une richesse et une activité de la santé aussi importante. Tous, se frottent les main devant un tel gateau.

                        Nous, citoyens responsables et surtout prudents, nous sommes consternés de voir que c’est un gouvernement de gauche qui prend le chemin de l’assassinat de la secu. Comment Valls, Hollande et tous ceux qui les soutiennent, peuvent-ils approuver les mesures proposées. Il ne s’agit pas d’une prefecture, d’une region, de quelques autoroutes... il s’agit de la santé de 63 millions de français d’aujourd’hui, de centaines de millions dans l’avenir qui vont etre spoliés, abandonnés et racquettés par des strutures economiques qui ne leur appartiendront pas et qui les rançonneront.

                        Apres l’ecole, apres le patrimoine de l’etat, apres les nombreuses cessions parfois reussies mais inconsequentes, voila que la santé sort du patrimoine commun des citoyens de notre pays. a quand l’armée... et surtout, pourquoi pas la politique ? Qu’attend-on pour signer avec Goldman Sachs un contrat de service pour gerer les finances de notre pays. Ce sont des pros qui s’en sortiront mieux qu’un Montebourg et un Sapin... pourquoi ne pas signer le même contrat avec Manpower pour s’occuper des chomeurs de notre pays.... ils savent faire, eux.......

                        Je le repete, notre pays n’a que ce qu’il merite,... où sont les enfants de ceux qui se sont levé le cul avec des pavés, a l’epoque de De Gaulle pour avoir le droit a une société plus digne ?

                        Où sont donc ceux qui oseront descendre dans la rue, ce mois ci ou le suivant, pour exiger que la classe politique respecte enfin les citoyens de notre pays ?
                        Où sont passé les communistes qui en leur temps pensaient a notre pays et qui maintenant ne pensent plus qu’aux palestiniens integristes et a eradiquer le FN au lieu de s’allier pour chasser les mondialistes ?

                        Mais où sont donc les citoyens tout court ?????

                        Honte a toi, Manuel Valls, tu te dis Français issus de Catalogne, tu ne peux etre français, car tu ne peux detruire ce que d’autres on si durement construit, Ton modele est eventé lire ici http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1428


                        • Akerios 9 avril 2014 19:14

                          Le Parti Socialiste sent le pourri , ceux qui restent sont des pourris.
                          Cette odeur de pourri va suivre les dirigeants du PS.
                          L’ UMP va les accueillir ils aiment beaucoup cette odeur !
                          Mais la finance doit préserver sa fausse alternance ................................................nous allons bientôt voir apparaitre de nouvelles têtes.. .....ils sont peu être déjà en place !
                          Il est grand temps de sortir les poubelles et d’ouvrir les fenêtres ....

                          Les saisons se suivent.


                          • izarn 10 avril 2014 03:14

                            La pourriture emet du gaz, foutons le feu !
                            Ca va exploser...


                          • izarn 10 avril 2014 03:12

                            Mais bien entendu, cher ami ! Qui peut croireHollande ? Sans blague ?
                            Qui peut croire Valls ? Sans blague ?
                            Qui peut croire le PS, sans blague ?
                            Laissons ce parti désormais dans les poubelles de l’Histoire.
                            Vous connaissez le Parti Radical ? Non ?
                            C’était le premier parti de France sous la IIIieme république...De lui sont sortis le PS et le PC...Et il a disparu, comme Borloo...On ne reprends pas les vieilles galères. Le Centre n’a aucune chance, il est encore plus européiste tu meurs !

                            Bref la foutaise pseudo-socialo jusqu’en 2017, ça c’est sur.

                            Bref meme aprés une nouvelle raclée aux européennes, Hollande continuera sa politique libérale.

                            Sortez les AK 47, seule manière d’exterminer l’UMPS.


                            • fredleborgne fredleborgne 10 avril 2014 06:46

                              « vrai-faux ultimatum de la gauche du PS »
                              Merci. Vu l’ampleur médiatique de cette mascarade, j’ai eu peur d’être le seul à le remarquer.
                              Comment croire que des gens qui savent leur fauteuil à l’Assemblée fortement menacés en cas de dissolution puissent vouloir ne pas voter la confiance ?
                              Les fameux cadeaux ne concernent que les patrons, et si les smicards auront moins de charges à payer de leur côté de la feuille de paye, c’est parce que le social afférent sera payé par les autres ou ne sera pas assuré.
                              Les baisses de2015 et 2016 étaient déjà promises par Hollande, mais comme la courbe du chômage inversée, je n’y crois pas pour autant.
                              Valls ne va exister que 3 mois, si ça se trouve. Les Européennes font faire très mal et Hollande aura une opportunité pour le virer du prochain gouvernement. Un autre arriviste prendra la suite, et en 2015, quand rien ne sera encore réglé, et bien, on entrera en campagne électorale pour 2017 et les français patienteront encore pour faire jouer une alternance inutile, parce qu’ils ont encore peur de perdre les miettes de social qui leur restent encore, sans s’apercevoir qu’il y a plus de 8 millions de pauvres qui ont décidé de ne plus voter au lieu de se mobiliser. Tout ce temps perdu ne l’est pas pour les multinationales qui continuent de piller au profit d’une certaine élite rapace qui s’adjuge de plus en plus de biens matériels alors que le droit de propriété des petits est largement bafoué par le racket des taxes, de la spéculation, de la fragilité des biens disponibles (obsolescence programmée) et par le jeu sur la monnaie et l’épargne.
                              La paupérisation des classes moyennes, par la déclassification professionnelle et le poids de la misère des uns et du vol des autres est en route. Combien de temps encore ? Et si c’était devenu irrémédiable tellement l’abandon mental est généralisé ?
                              Pauvre de nous, oui !


                                • zygzornifle zygzornifle 10 avril 2014 08:49

                                  Je ne savais pas que Valls était un humoriste .....


                                  • JL JL 10 avril 2014 12:07

                                    Hum ! Ne dit-on pas : rira bien qui rira le dernier.

                                    Attendons les zorropéennes pour voir.

                                    Ceci dit, si Valls saute, toutes les mesures exécrables qu’il aura prises perdureront, puisque le Medef, lui, ne sautera pas quoi qu’il advienne.

                                    Que l’on détaxe les heures sup, et le patronat refusera d’embaucher ; que l’on détaxe les bas salaires, et le patronat licenciera en masse pour embaucher des smicards. C’est toujours la même chose, quoi qu’on fasse, si l’un des partanires triche, ça ne marche pas. Le patronat est tricheur.

                                    Avec comme effets pervers une baisse des rentrées pour la sécu et à la clé, un pactole pour les assurances privées.

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