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Accueil du site > Actualités > Politique > Marché du travail : la guerre est déclarée

Marché du travail : la guerre est déclarée

Fort de ses récentes victoires, le Medef aborde les négociations portant sur la réforme du marché du travail l’arme au poing. Pas une arme légère, mais bel et bien une arme lourde, la plus lourde qui soit en vérité. Car les éléments qu’il a posé pour base de la discussion consistent, ni plus ni moins, à démanteler le code du travail et, en particulier, les dispositifs qui visent à protéger le salarié.

Une seule règle, l’absence de règles. Tel est le principe général que le Medef entend imposer. Ainsi, le Medef exige que :

 

le CDI pour mission se généralise. Alors qu’un dispositif légal existe déjà lorsque l’entreprise a besoin de renforcer ses effectifs momentanément : le CDD. Mais l’usage du CDD suppose le versement d’une prime de précarité et qu’il limite logiquement dans le temps la notion de durée d’une mission temporaire. Avec le CDI de mission, la précarité épouse une durée indéterminée. Dans le même temps, le versement de la prime de précarité perd toute sa raison d’être.

Le CDI intermittent se développe. Ce qui permettrait à l’entreprise de ne pas licencier et donc de ne pas verser d’indemnités en cas de sous activité. Durant la période “d’inactivité contrainte”, le salarié percevrait une indemnité chômage, à l’image des intermittents du spectacle.

Le salaire ou le temps de travail deviennent “modulables, c’est à dire que l’entreprise peut réduire à sa guise la rémunération de ses salariés à la simple évocation par elle seule d’une difficulté économique. En cas de refus, le licenciement pour un autre motif qu’économique s’enclenche, dispensant ainsi l’employeur d’engager un Plan de Sauvegarde de l’Emploi. Dans les faits, cela reviendrait à faire disparaitre de notre droit du travail la notion de plan social qui oblige l’entreprise, en cas de licenciement économique, à mettre en oeuvre un accompagnement qualitatif et financier au reclassement du salarié licencié.

Le refus d’une offre d’emploi dite “valable”, durant une procédure de licenciement économique, est l’occasion de déchoir le salarié de l’essentiel de ses droits. Dans ce cas, le salarié verrait ses indemnités chômages réduites, ne pourrait pas contester juridiquement son licenciement. S’il accepte l’offre, il perd néanmoins sa capacité de recours auprès de toutes les juridictions, hormis le tribunal administratif. Dans la législation actuelle, une offre de reclassement est considérée “valable” dès lors que l’emploi proposé se situe dans la zone d’activité de l’entreprise. C’est pourquoi une proposition de reclassement en Roumanie, au Maroc ou ailleurs est légale dès lors qu’une entreprise y possède une filiale par exemple. Le refus d’une telle offre était, jusque là, considéré comme légitime. Demain, ce refus deviendra hors la loi.

Le délais de prescription pour saisir les prud’hommes passe de 5 à 1 an et le montant des indemnités à verser à un salarié injustement licencié connaitra un plafond alors qu’à ce jour il est laissé à la libre appréciation des conseillers prud’homaux.

L’indemnisation chômage redeviendrait dégressive, plongeant encore plus vite les salariés licenciés, désormais sans contraintes pour les entreprises, dans la précarité encore plus rapidement.

En réalité, ce qui se joue dans cette négociation n’est, ni plus ni moins, que le triomphe de la politique économique de l’offre. Car selon ce principe économique, l’agent à soutenir en priorité n’est pas le ménage, ce que la politique de la demande, traditionnelle à gauche, préconise, mais l’entreprise qu’il faut “libérer” des contraintes. Dès lors, on la dispense de cotisations sociales, on “allège ses charges”, on “flexibilise” le marché du travail histoire de rendre l’entreprise plus compétitive. On comprend mieux pourquoi le patronat revendique sans arrêt des chocs de compétitivité qui ne sont rien d’autre que des assauts libéraux. L’objectif affiché est la lutte contre le chômage. L’objectif réel l’accroissement des profits. Car depuis ces 10 dernières années, en France comme en Europe, la politique de l’offre est poussée à l’extrême, avec ses corolaires inéluctables, le chômage de masse, une situation sociale qui sedurcie, des riches encore plus riches.

François Hollande et son gouvernement, en réalisant leur révolution copernicienne, qui n’est rien d’autre que l’achèvement d’une mue, qui conduit aujourd’hui les dirigeants socialistes à épouser la thèse libérale de la politique de l’offre, autorisent le Medef à engager contre les salariés une guerre sans précédent. Dès lors, on comprend pourquoi, depuis le début de son mandat, le président de la république, qui mérite plus que jamais son appellation de libéral, ne voulait pas entendre parler d’une loi d’amnistie en faveur de ces syndicalistes victimes de poursuites patronales. Ainsi, ce que nous pensions être, A gauche pour de vrai !une capitulation du gouvernement Ayrault face au Medef après l’annonce de la mise en place d’une TVA antisociale, était, en vérité, une étape de plus vers une libéralisation à grande échelle de l’économie française volontairement souhaitée par François Hollande et ses lieutenants.

Hollande et son gouvernement instaurent alors un rapport de force favorable au patronat et ce n’est pas étonnant. L’affirmation, à plusieurs reprises, du président hautement libéral dans la politique qu’il poursuit, de vouloir inscrire la politique économique du pays dans une continuité avec le précédent chef de l’état, explique parfaitement et dans l’ordre la non augmentation du SMIC, le refus d’appliquer une loi contre les licenciements boursiers pourtant prêtes, le TSCG, la règle d’or, la TVA antisociale et, n’en doutons pas, le futur démantèlement du droit du travail au profit d’une libéralisation meurtrière pour les classes ouvrières et populaires aujourd’hui, les classes moyennes et les cadres dans un très proche avenir. Pour ceux qui en doute encore, et ils sont nombreux, en particulier dans les rangs des militants socialistes, il leur suffit de regarder comment la TVA antisociale a été décidé. Durant un mois le porte parole du PS fait campagne contre, le premier ministre fait campagne contre. Puis, un lundi, le rapport Gallois sort. Et le lendemain il est repris dans sa totalité. Ils ne prennent même plus soin de prendre des gants.

Dans les faits, le parti socialiste que l’on connaissait est mort. Car la majorité de ses chefs n’est plus socialiste, à commencer par le premier d’entre eux : le président de la république. Laurence Parisot a été l’une des premières à le comprendre. Déjà, lors des universités d’été de son groupuscule, les ministres ont fait la queue pour y participer. Puis les gages se sont multipliés, comme du côté de PSA où la fermeture était inacceptable, puis acceptée mais à la condition de mener sur le site une politique d’industrialisation, pour accepter finalement une simple revitalisation du site, revitalisation qui n’est rien d’autre que le minimum auquel le code du travail oblige. Comme, également, cet incroyable recul devant l’apparent roucoulement de rapaces déchainés.

Il appartient à chacun de prendre désormais ses responsabilités. Car une guerre est déclarée contre les salariés. Elle sera sans concession, d’autant que l’allié du patronat est un gouvernement élu finalement sur un mal entendu dévastateur. La gauche socialiste serait parvenue aux responsabilités car elle serait devenue responsable. La contestation n’en deviendrait, dès lors, que stérile et illégitime car irresponsable. Une telle rhétorique, hautement au service de l’acceptation d’une situation inacceptable, est utilisée sans arrêt contre la seule gauche socialiste, écologique et républicaine, le Front de Gauche, dans le seul but de le décrédibiliser et le rendre inaudible. Ainsi vote-t-il au Sénat contre la loi de programmation budgétaire comme la droite. Ainsi comme la droite il s’oppose inutilement. Le gouvernement, dans son orientation politique, économique et social, mais également dans sa tentative de marginalisation de la vraie gauche n’est plus le complice tacite du patronat, mais bel et bien son allié objectif. Continuer à le soutenir, quand on se dit de gauche, est-ce vraiment responsable dans cette guerre qui se prépare ?

Sydne93


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48 réactions à cet article    


  • Daniel D. Daniel D. 16 novembre 2012 18:42

    Dans les mois qui viennent, F. Grolande vas démontrer son coté libéral et confirmer sa trahison envers le peuple et les idées socialistes de gauche

    La différence entre la gauche et la droite n’existe plus sur le sujet majeur qu’est l’économie. Tout comme la droite, ils donnent la priorité aux entreprises, et rognent sur les droits acquits, amplifiant les conséquences de la crise, dans le but de démanteler tout ce qui constituais notre environnement social. Tout doit être privatisé ou presque pour le grand marché transatlantique harmonisé et la pseudo crise amplifié est leur excuse façonnée sur mesure. C’est une forfaiture honteuse !

    L’Europe est la camisole des peuples, avec pour objectif de devenir un équivalent au États Unis, c’est a dire, des états pantins sans vrai pouvoir dans leur pays(a par la sécurité et la collecte des impôts bien entendu), chapeauté par un super président qui peut faire ce qu’il lui plait.

    ARRÊTONS LES MASSACRE, SORTONS DE L’EURO QUI NOUS RUINE ET DE L’EUROPE QUI CHERCHE A NOUS TRANSFORMER EN MOUTONS IMPUISSANTS ;

    Même les plus aveugles doivent maintenant constater que les « soi disant conspirationnistes » ne se sont trompé sur aucun point, et que le plan qu’ils avaient annoncer est en train d’être exécuté !

    Réveillez vous et réveillez vos proches ! il vas falloir arrêter les défilé de carnaval inutile et montrer les dents, car sans cela, ils continueront a nous jeter des cacahouètes en se gaussant.

    Les traitres doivent etre jugés !

    Daniel D.


    • Jason Jason 16 novembre 2012 19:18

      Le MEDEF attaque le salariat ? Soit !

      On peut passer à la contre-attaque : Tripler les sanctions pénales pour abus de biens sociaux et notion très élargie de ces derniers, forcer les actionnaires à détenir les actions un minimum de 5 ans avant de les céder, augmenter les prélèvements sur les BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux), faire intégralement payer les coûts de la formation par les employeurs (12 à 18 ans de formation/scolarité payés par le contribuable), modifier la comptabilité des entreprises et pénaliser les investissements non justifiés qui visent à échapper à l’impôt, tripler les tarifs des heures supplémentaires, augmenter largement le SMIC pour assurer à l’employé une cagnotte en cas de diminution de la charge de travail. Tripler les sanctions pour harcèlements divers avec procédure limitée à 3 mois après dépôt de plainte, quintupler les sanctions pour infractionsà la sécurité, et les conditions de travail dangereuses, etc.

      Durée de procédures devant les prud’hommes limitées à 6 mois accompagnées de grandes simplifications, création de mini-prud’hommes pour les petites sommes en litige (max du traitement du dossier de 2 mois), etc.

      Et ce n’est qu’un début.

      Mais les syndicats (8%) des salariés ne font pas le poids pour seulement évoquer de telles mesures. Quant au Gouvernement, il va « arbitrer », et devinez en faveur de qui ?

      C’est mal parti.


      • Robert GIL ROBERT GIL 16 novembre 2012 19:44

        apres tout, peut etre que LES PAUVRES MERITENT LEUR SORT !


        • exocet exocet 17 novembre 2012 12:59

          En juillet 1992, avec un Président « de gauche » et un gouvernement « de gauche », les indemnités chômage ont été rendues dégressives dans le temps, comme on veut à nouveau le faire aujourd’hui avec un Président « de gauche » et un gouvernement « de gauche ».
          Merci les fonctionnaires, qui ont voté socialiste à plus de 70% pour la préservation de leurs privilèges, avec la bonne conscience de se prétendre « de gauche », merci les syndicats qui ne sont plus que des syndicats de fonctionnaires et ferment leur gueule quand on tape sur les salariés du privé.

          Merci, au nom des pauvres, des précaires, des ouvriers et ouvrières d’usine au smic à Robert Gil, qui peut-être lui aussi se prétend de gauche, tout en touchant une confortable retraite ou un confortable traitement versé par l’état et prélevé sur ceux qui triment.

          Merci encore !


        • Oliver HACHE Oliver HACHE 16 novembre 2012 21:58

          Le patronat, toujours le patronat, le mal de tous les maux...Et si le véritable ennemi des salariés était... Le code du travail.. ? Les avantages « acquis » ?

          Le marché du travail est régi par une règle très simple qui régit toute forme de marché, à savoir celle de l’offre et de la demande. Nombreux sont ceux qui oublient la situation de la fin des années 90, celle bénie des dieux pour les salariés qui, armés de leur seule volonté de travailler, trouvaient du travail à la première porte poussée. Que dire des soudeurs qui monnayaient à prix d’or leurs compétences, des chauffeurs routiers qui imposaient leurs conditions salariales, des spécialistes du BTP qui choisissaient leurs chantiers, le plus souvent n’acceptant d’ailleurs que des contrats d’intérim.

          Aujourd’hui, il faut traverser une crise. Vous n’avez pas remarqué.. ? Même notre président qui en niait le moindre soupçon il y a quelques mois encore, admet que la situation peut paraître délicate. Il est donc une dure réalité : il n’y a pas de travail pour tout le monde. Aujourd’hui, celui qui recherche des compétences est en situation de force et celui qui en propose doit s’adapter à cette nouvelle donne. Cela passe par plus de précarité, par des salaires tirés par le bas, donc par des conditions globalement moins favorables. C’est ce que certains d’entre nous ont connu au début des années 90. Puis la roue a tourné.

          Ce n’est pas une guerre, c’est une réalité de marché. D’ailleurs, il n’y a pas tromperie puisque le terme consacré est « marché de l’emploi ».

          Le code du travail, que d’aucuns considèrent encore comme l’ultime protection du salarié exploité contre le patron buveur de sueur, n’est que son pire ennemi. Sa rigidité, son éloignement avec la réalité du terrain, ne sont plus en adéquation avec la situation que nous traversons. Son adaptation est nécessaire, pour ne pas dire obligatoire. Elle peut passer par des négociations entre direction et représentants des salariés ou par une refonte, pour ne pas dire refondation, législative. A cette nécessité s’opposent naturellement des arrière-gardiste arc-boutés sur des avantages acquis qui n’ont plus lieu d’être.

          Je ne suis pas convaincu de paraître extrèmement populaire avec de tels propos, mais à ceux qui crient que l’entreprise n’est rien sans les salariés, je les laisse méditer sur les quelques 3 millions de personnes qui s’impatientent d’en trouver une pour les accueillir.

          Bien cordialement,

          Hache


          • Ecométa Ecométa 17 novembre 2012 10:41

            « Le marché du travail est régi par une règle très simple qui régit toute forme de marché, à savoir celle de l’offre et de la demande ».

            On peut raisonner sur un marché défini, en faire l’analyse en vue d’une action économique, mais le « Marché », comme notion générale, est un pur sophisme, une abstraction, et la loi de l’offre et de la demande... ou loi du marché est une belle couillonade... en réalité. L’économie n’est pas un système physique mais un système sociétal organisé pour satisfaire les besoins individuels et collectifs.

            Il n’y a pas, comme il existe des lois de la physique qui par ailleurs sont régulièrement revue et corrigées et même avérées erronées ; il n’existe pas de lois économiques ! La loi du marché... c’est la loi du plus fort économiquement parlant, celle de l’offreur entrepreneur et non celle du demandeur d’emploi qui est utilisé, exploité le plus souvent, pour servir les desseins de l’entreprise, qui, visiblement, ne sont pas, et même de plus en plus rarement, pour satisfaire les besoins individuels et collectifs ! De plus en plus, capitalisme financier oblige, l’entreprise à pour but de satisfaire des besoins inavouables d’entrepreneur pour qui le système économique est un système de créations de richesses mais essentiellement pour eux et par l’exploitation des salariés.


          • foufouille foufouille 17 novembre 2012 13:00

            « es quelques 3 millions de personnes qui s’impatientent d’en trouver une pour les accueillir. »

            a 5€/h et 54h/semaine ...........


          • julius 1ER 17 novembre 2012 18:16

            non je confirme tu n’es pas populaire car tu renverse le paradigme, celui qui a les cartes en mains c’est le Capital , car dans une période de chômage massif, celui qui est en bas de l’échelle ne peut même plus faire valoir ses droits les plus élémentaires , alors que le patronat veut tailler un code du travail à sa mesure , ce qui est le plus grave c’est que l’état est totalement complice de cette forfaiture, quand à dire que c’est la crise comme explication c’est un peu juste, car pour avoir monté et géré des PME il m’est arrivé de me retrouver en redressement judiciaire, et même dans ce cas ne pas percevoir de salaire pendant plusieurs mois ; il ne t’aura pas échappé que dans ce choc de compétitivité aucun grand patron n’a proposé de baisser son salaire ou ses revenus, preuve en est que c’est une attaque en règle contre les salariés, car en période de guerre tout le monde doit mettre la main à la poche, et je dirai surtout les plus nantis !!!


          • Oliver HACHE Oliver HACHE 18 novembre 2012 18:32

            @ JULIUS 1er

            Peut-être trop jeune pour avoir connu la situation de l’emploi à la fin des années 90... Les entreprises no’ffraient pas de travail, elles recherchaient véritablement des compétences. La plus recherchée à l’époque était essentiellement celle de pouvoir se lever tous les matins pour aller travailler (.. !). Les « rois du pétrole » n’étaient pas forcément les techniciens high-tech. Un manutentionnaire avec un CACES de cariste trouvait du travail dans la journée. Je ne parle même pas des conducteurs d’engin du BTP ou des électromécaniciens.

            Aujourd’hui, évidemment, la situation n’est plus la même. Les entreprises doivent s’adapter aux contraintes du contexte économique et cela passe par, le plus souvent, une optimisation des ressources humaines.

            A lire de nombreux article sur ce site, je me rends compte que les différents auteurs, et ceux qui réagissent, connaissent peu les entreprises. Elles connaissent celles qui passent régulièrement à la une des journaux, les Peugeot, les SANOFI, ... Elles sont certes médiatiques mais ne représentent pas la majorité des entreprises qui composent le tissu économique et industriel de notre pays que sont les PME et TPE. Les dirigeants de ces entreprises n’ont qu’une obsession en tête : faire prospérer (ce n’est pas un mot sale.. !) le plus longtemps possible.

            Toutes les entreprises ont une vie : Elles naissent, elles se développent, elles déclinent et elles disparaissent. L’intérêt de tous, salariés y compris, est que l’entreprise ait la vie la plus longue et la plus propère possible.


          • Oliver HACHE Oliver HACHE 18 novembre 2012 18:33

            @ FOUFOUILLE

            A lire régulièrement vos réactions, j’en arrive à me demander ce qui vous fait vous lever le matin... Vraisemblablement rien.. !


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 novembre 2012 18:41

            Olivier , 


            Ne vous cassez pas trop le bol pour faire passer votre message .

            Sur Agoravox 98 % des lecteurs sont persuadés que les patrons c ’est des salauds . 
            Qu’ ils se font exploiter , et que le monde est pourri . 

            Une mentalité de perdants à tous les coups .

            Et non pas créer une boîte pour monter comment on devrait faire bien les choses 
            ils sont là à se répandre . 

            Bouhhhhh que la vie est pas jolie ...... smiley

          • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 novembre 2012 19:59

            C ’est pas dur , Foufouille quand il se lève il se recouche . Il voit le monde 

             avec ses pieds et comme   le monde est con comme les pieds  ça le rend 
            morose .

            Piaf chantait  la vie en rose .

            Foufouille en morose .

          • Oliver HACHE Oliver HACHE 18 novembre 2012 20:43

            @ ROCLA

            Mais alors... Je ne suis pas si seul.. ? J’essaie de me persuader que ce que je lis régulièrement sur le site n’est pas représentatif. Nous irions droit dans le mur.

            Le souci, c’est que... J’ai de plus en plus le sentiment que nous allons dans le mur.. !

            Bien cordialement

            Hache


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 novembre 2012 21:03

            Olivier 



            c ’est en rien représentatif ici . 

            Les mecs qui travaillent , qui foncent  n’ ont pas une minute à perdre . 
            On voit pratiquement jamais d’ entrepreneurs ici , pour la raison que c ’est 
            un métier à part entière qui prend tout son temps . 

            Ici on a des genres comme Romain Desbois qui poste des dizaines de 
            coms par jour . Il travaille SNCF . Ca montre le temps qu’ ils ont à brûler . 
            Ensuite on a des garçons comme Foufouille . Depuis  2006 que je fréquente 
            ce site je n’ ai encore jamais vu de commentaire enthousiasmant de sa part . 
            Que du négatif . 

            Le restant des trois quart défilent de Nation à République en scandant
            des onomatopées .

            Perso je suis retraité , mais quand je bossais je bossais . 

            Ils savent peut-être même pas ce que ça veut dire , bosser .

          • Romain Desbois 18 novembre 2012 21:15

            Ma tartine brûlée

            Je ne dors que trois heures par jour (quatre quand je fais la grâce matinée). Demain je me lève à 4 heures pour aller bosser et à 15 h, je serais rentré.

            Quand je suis chez moi , je m’occupe de ma maisonnée, double journée que connaissent les femmes smiley, puis comme je ne pars jamais en vacances , j’ai la chance de pouvoir prendre mes congés payés au fil de l’année.

            Je fais de la protection animale et j’héberge chez moi quelques protégés dont il faut que je m’occupe. donc entre deux je peux me mettre sur le net.

            Je n’écris pas de mon boulot mais grâce à celui ci , j’ai appris à faire plusieurs choses à la fois.
            Par exemple, pendant que j’écris présentement, j’écoute un reportage et je me suis fait un café.

            Dénigrer les autres ne vous rendra pas meilleur aux yeux des autres et pas plus au reflet de votre miroir). Ne jugez pas la vie des autres si vous ne voulez pas être jugé.


          • frugeky 17 novembre 2012 00:09

            Faut faire des propositions. Tiens, ça tombe bien, en v’là...

            UN MOIS DE VACANCES EN PLUS.

            Pourquoi ?

            « En 1980, les revenus distribués en dividendes représentaient 4,2% de la masse salariale, contre 12,9 % en 2008. Un triplement, d’après les chercheurs de l’IRES. Plus concrètement : les salariés travaillaient 72 heures par an pour les actionnaires en 1980. En 2008, c’est 189 heures. 117 heures sont ainsi à récupérer. Trois semaines et demie de congés en plus par an. » 
            Moi, je suis pour. On vote ?

            • Soi même Soi même 17 novembre 2012 09:41
              Marché du travail : la guerre est déclarée non, elle c’est jamais éteinte cette guerre, les améliorations ont toujours été fictives.

              • Jason Jason 17 novembre 2012 10:50

                Non, les améliorations n’ont pas toujours été fictives. La fin du travail des enfants au XIXème, la formation des syndicats, la semaine des 40 heures, les congés payés, les assurances pour les accidents du travail, la retraite plus tôt pour ceux qui font des travaux pénibles, le droit au travail pour les handicapés, la sécurité sociale, les Prud’hommes, etc.

                Il ne faut pas exagérer. Mais l’opposition Capital-Travail existe toujours. Pour l’entreprise, le travail reste toujours une variable d’ajustement, et ça n’est pas prêt de changer. A moins que...


                • Soi même Soi même 17 novembre 2012 14:36
                  Où sont fabriqués les ballons de la Coupe du monde ?

                  En 1996, un scandale avait éclaté dans cette ville où sont produits près de 70% des 40 millions de ballons de football destinés au grand public dans le monde. Les sous-traitants des plus grandes marques (Adidas, Nike) avaient en effet indirectement recours au travail des enfants pour coudre à la main les ballons qui rebondiraient ensuite dans les rues du monde occidental. Dans beaucoup de maisons, les enfants des familles pauvres étaient mis à contribution pour un salaire de misère.

                  http://www.youphil.com/fr/article/01960-ou-sont-fabriques-les-ballons-de-la-coupe-du-monde?ypcli=ano

                  Sans comentaire, dans le fait que le droit du travail est une avancer durable ?


                • elec 42 elec 42 17 novembre 2012 10:57

                  vous n’avez pas bien lu le code du travail,il est tellement compliqué,que plus personne ne s’y retrouvent,à part peut etre quelque syndicalistes avertis.


                  • Oliver HACHE Oliver HACHE 18 novembre 2012 18:37

                    Et ces personnes averties savent l’exploiter, bien mieux que tout autre, pour tirer au flan et se gaver sur le dos de ceux qu’ils sont supposés représenter, voire défendre. M. POUTOU aime dire combien il gagne, mais n’a jamais fait part du nombre d’heures de travailqu’il fournit en contrepartie de son salaire. Un salaire horaire que bien des dirigeants de PME lui envieraient. Mais ceci est un autre débat...


                  • jaja jaja 18 novembre 2012 19:00

                    ... Poutou pourrait répondre que la façon de faire de la politique de la Hache.... ça nous amène tous à  bien nous fendre la gueule..... smiley

                    Les militants qui l’ouvrent et ne se laissent pas faire sont toujours mal vus par les exploiteurs fascisants.... Faites ce qu’il fait la Hache et on en reparle....


                  • Oliver HACHE Oliver HACHE 18 novembre 2012 20:38

                    @ JAJA

                    J’ai nommé M. POUTOU car il est le plus connu, mais je parlais des encartés professionnels, cumulards de première, dont l’obsession est de travailler toujours moins. La défense de ceux qui les ont portés dans ces planque dorées est le cadet de leurs soucis. Quand ils défilent en première ligne, c’est pris sur les heures de délégation, ce qui n’est pas le cas des autres pour qui débrayages et grèves ne sont pas rémunérées. Vous êtes-vous déjà posé la question de ce qui est fait avec le budget de fonctionnement d’un Comité d’Entreprise.. ? Pourquoi ces élus « intègrent » voyagent à 3 ou plus par voiture et demandent chacun le remboursement de frais kilométriques ? Vous voulez d’autres exemples ? Voulez-vous que nous lancions un débat pour dénoncer ces véreux ?


                  • jaja jaja 18 novembre 2012 20:51

                    Et qu’est-ce qu’à à voir Poutou avec les corrompus qui font passer leur intérêt avant celui de l’ensemble des travailleurs qui les ont mandatés ?


                  • Oliver HACHE Oliver HACHE 19 novembre 2012 06:53

                    @ JAJA

                    Oh les mecs.. ! Activez les 2 neurones de garde.. ! Explication de texte.. ?

                    Dans la réaction, la réflexion porte sur le rapport heures travaillées / salaire, pas sur POUTOU en lui même.


                  • Mycroft 19 novembre 2012 17:32

                    Parce que les heures passées en action syndicale, en réunion, en débat, en discussion, ce n’est pas du temps de travail ?

                    C’est drôle, mais si passer du temps en réunion, à bavasser, sans rien produire directement, ce n’est pas du travail, tout entrepreneur ou manager ayant sous ses ordres plus de 5 personnes ne travail pas.

                    Après, si pour vous un auto entrepreneur est autre chose qu’un salarié sans droit du travail, libre à vous de jouer sur les mots, mais ce n’est pas comme ça qu’on va avancer. Il est évident que ce statut est bancale.


                  • Oliver HACHE Oliver HACHE 19 novembre 2012 20:20

                    @ MYCROFT

                    N’ai-je pas écrit « heures de délégation »... ? Vous savez, ces heures consacrées généralement à la taille de la haie ou de la pelouse, à la prolongation du week-end, à la garde des enfants, au bullage sur canapé ... Ceux qui en profitent ont une imagination débordante pour les occuper. Et tout cela aux frais de l’entreprise.


                  • Mycroft 20 novembre 2012 09:53

                    Oui, oui, de même que les patrons passent leur heures de travail au golf, c’est bien connue...

                    Et si on arrêtait de se baser sur de rares cas ponctuels, et qu’on parlait de situation un poil représentative ?


                  • kitamissa kitamissa 17 novembre 2012 10:59

                    Ben oui les petits copains de gauche !! c’est fini les emplois à vie, le Front Populaire et les 30 glorieuses !


                    le grand soir promis par des tribuns qui vivaient comme des princes et s’habillaient en rouge les jours de meetings ! ( Thorez, Marchais, Rochet, etc ..) ...

                    le boulot ? il a foutu le camp ailleurs !! on n’est plus compétitifs, les ex pays de l’Est à la chute du mur se sont mis en concurrence imparable....la Mo Polonaise ou Roumaine est 50 % moins cher que la nôtre, ils bossent plus longtemps , aussi bien et ferment leur gueule , bien contents de faire bouillir la marmite avec 500 € de salaire par mois !!

                    je ne parle même pas de la Chine, du Maroc, et d’autres pays où l’on fabrique du « Made in France »qui revient chez nous par containers entiers !!

                    la faute à qui ? à tout le monde et personne, tout a changé !! le monde évolue, les pays autrefois puissants se font ratatiner pas les pays émergents, et c’est dans ce contexte que l’on se retrouve....

                    plus de boulot, de moins en moins, un code du travail chez nous qui ne correspond plus à la réalité,....
                    l’entêtement des gens à rester dans leur région alors que les usines où ils ont travaillé de père en fils ne rouvriront plus ....

                    la perte du savoir faire, parce que nos dirigeants voulaient la soi disant égalité des chances ...une connerie inventée pas la gauche !

                    comment maintenir jusqu’à 16 ans, un mec qui s’emmerde à l’école alors qu’on aurait pu le mettre en apprentissage où il aurait été plus à sa place ?...

                    mais non, on ne voulait que des intellos, des futurs profs, médecin, avocats , artistes et philosophe !!

                    manuel, ça faisait pauvre et dégradant !! eh bien voila le résultat !

                    et puis cette connerie de passer à l’Euro ! cette monnaie de Monopoly qui a plus que doublé le coût de la vie ....

                    la connerie également d’élargir l’Europe à tous les pays , alors que celle des 5 nations vraiment fortes suffisait , le temps d’harmoniser les salaires, les lois, les conventions sociales afin d’avoir un bloc fort et compétitif !!
                     
                    eh bien oui la donne a changé, et même Flamby 1er et sa bande de bras cassés et de bisounours vont bien être forcés de faire la part belle à la compétitivité et aux lois du marché ...

                    sinon, c’est la fin de tout ce qu’il nous reste d’encore un peu de ce que les autres ( gouvernés par la gauche ..) n’ont plus !

                    • foufouille foufouille 17 novembre 2012 13:07

                      "ils bossent plus longtemps , aussi bien et ferment leur gueule , bien contents de faire bouillir la marmite avec 500 € de salaire par mois !!"

                      montre l’exemple


                    • kitamissa kitamissa 17 novembre 2012 14:43

                      Tu n’as rien pigé ....


                      les Polaks, ils gagnent bien plus que du temps du communisme ! c’st ce que je voulais dire, et les salaires moyens dans les ex pays soviétiques plafonnent à ce niveau ....

                      eh oui , là bas, pas de manne céleste et d’état bienveillant !!

                      tu bosses tu bouffes, tu bosses pas tu crèves !! 

                      y’a qu’en France qu’on aide les chômeurs ...et prie pour que ça dure.....

                      même pas certain que les retraites du régime général puissent être payées dans quelque année ...

                      la CPAM est en déficit , dans un gouffre même !!

                      l’ARRCCO la caisse de retraite complémentaire du régime général, ne pourra plus assurer les trimestres dès 2015 !!



                    • foufouille foufouille 17 novembre 2012 16:03

                      500€ en pologne, c’est beaucoup
                      pas en france
                      tu es meme riche en bulgarie
                      le roumain qui bosses pas cher en france, lui peut bien vivre plusieurs mois chez lui

                      le polonais ne va plus ramasser les asperges en allemagne pour 3.47 brut /h
                      pas assez paye


                    • julius 1ER 17 novembre 2012 18:36

                      c’est toi qui ne comprend rien crétin moyen, un chômeur n’est pas aidé comme tu dis , car un chômeur cotise pour son éventuel chômage , ce n’est pas un cadeau qu’on lui fait de même pour les retraites n’importe quel travailleur cotise pour cela , et toi aussi tu te la joues « cynique » donneur de leçons , y’a qu’à ,faut que , rien de constructif , à part dénoncer c’est quoi ton modèle ???


                    • Romain Desbois 17 novembre 2012 20:54

                      De plus le « gouffre » de la sécu n’en est pas un, comparer à la dette de l’Etat c’est cacahuète !!!!


                    • colza 17 novembre 2012 13:04

                      Ne manque plus à Hollande que l’uniforme du Général Alcazar.
                      Non seulement il a tous les leviers de gau.. non, enfin du PS et de Eelv (Assemblée Nationale, Sénat, Régions, etc...) mais en plus, il se retrouve avec comme alliés objectifs les élus de droite qui n’en demandaient pas tant.
                      Pensez si Parisot et le Medef doivent être ravis... Fillon et Copé moins, évidemment !


                      • Luc le Raz Luc le Raz 17 novembre 2012 13:40
                        « Marché du travail : la guerre est déclarée »

                        Excellent article mais non ce n’est pas la guerre. Comme je l’avais déjà écrit dans un autre fil, c’est une prise d’otages par la finance mondiale. « Ou vous vous conformez à nos exigences, ou nous vous faisons crever ».

                        Souvenez vous comment l’ensemble des pays se sont empressés de payer leur rançon pour renflouer les banques et éviter que leur plongeon n’entraîne aussi celui de leurs déposants-électeurs.

                        Dans ces conditions quand et comment faire intervenir le RAID, la prudence est de mise. Et ce ne sont pas les vains discours qui vous nous sortir de cette pétaudière ( cf la lutte contre les paradis fiscaux).

                        Les 99% ne disposant, pour l’instant, ni d’un levier (politique ?) ni d’un point d’appui (consensus international ?), il va être difficile d’extraire le clou que nous avons dans le pied.


                        • Romain Desbois 17 novembre 2012 21:00

                          Si vous lisez « l’oligarchie des incapables » , vous verrez que ce sont bien les politiques au pouvoir qui tirent les ficelles.

                          Et c’est nous qui les élisons ou laissons les autres les élire !!!!


                        • Luc le Raz Luc le Raz 18 novembre 2012 15:49

                          @ Romain Desbois

                          Pas d’accord,  les politiques ne sont pas aux commandes mais aux ordres. Vous pensez réellement que les décisions de délocaliser, de licencier de négocier des baisses de salaires, d’allonger les durées du temps de travail, des cotisations retraites, etc... sont le fait des politiques ou purement financières avec comme objectif l’augmentation de la rémunération des investissements. N’oubliez pas que ce sont les actionnaires/spéculateurs qui fixent le niveau de rémunération des dirigeants d’entreprises, pourquoi scieraient ils la branche dorée sur laquelle ils sont assis ? Réalisez que 1 million d’euros représentent 63 ans de smic, le travail d’une vie en quelque sorte...
                          Allez encore un petit effort et vous pourrez rejoindre les amis de Serge Dassault  smiley


                        • Romain Desbois 18 novembre 2012 17:42

                          Lisez le bouquin de Coignard et Cubert, ce que je dis sont des faits avérés , pas une croyance.

                          Tout ce qui est fait légalement, la loi le permet . Et la loi ce sont les politiques bien les poltitiques qui les font.
                          Vous pouvez toujours dire qu’ils sont maqués à des lobbys ; à nous de virer ceux là. Et non je devance votre réponse, tous ne sont pas pourris.

                          A se tromper de maladie , on se trompe de malade.


                        • Luc le Raz Luc le Raz 20 novembre 2012 18:23

                          @ Romain
                          « Tout ce qui est fait légalement, la loi le permet . Et la loi ce sont les politiques bien les poltitiques qui les font. »
                          Tiens donc ? Personne n’a donc émis de loi pour empêcher une agence de notation de dégrader notre note de AAA vers AA1 et nous faire payer, ainsi, un peu plus d’intérêts.
                          Comme je vous l’ai déjà dit, « C’est une prise d’otages (nous) » les politiques ne peuvent que faire des lois pour faire sortir l’argent de nos poches pour payer la rançon (intérêts de la dette dans ce cas).

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