Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Mariage homosexuel : les Sages du Conseil Constitutionnel, dont la majorité (...)

Mariage homosexuel : les Sages du Conseil Constitutionnel, dont la majorité sont de droite, peuvent-ils être impartiaux ?

JPEG

Le président des députés UMP Christian Jacob s’est présenté au Conseil constitutionnel vers 18H00 le mardi 23 avril, avec plusieurs de ses collègues, dont Philippe Gosselin et Daniel Fasquelle, pour déposer un recours contre le projet de loi sur le mariage homosexuel, et cela peu après son adoption définitive par l’Assemblée nationale. (Voir Vidéo)

Le Conseil constitutionnel pourra-t-il examiner sereinement et de manière impartiale, le projet de loi ouvrant le droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels ? Pas si sûr à en croire "Le Canard Enchaîné" dans son édition du 24 avril.

L'hebdomadaire rappelle les prises de position publique de deux sages contre l'adoption d'enfants par des couples de même sexe : l'ex-sénateur UMP Hubert Haenel et l'ancien député UMP Jacques Barrot.

Le premier avait adhéré en 2006 à "l'entente parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère".

Quant au second il avait évoqué, en 1998, "le droit naturel" pour justifier son opposition "à l'adoption (...) dans le cadre de couples homosexuels". Et le Canard Enchaîné de rappeler cette phrase prononcée par Jacques Barrot : "Mon combat contre le pacs est une bataille pour l'enfant". Un thème très largement repris par les antis-mariage gay.

Il faut également se souvenir des paroles de Nicolas Sarkozy citées dans le magazine de droite "Valeurs Actuelles", en pleine affaire sur la traçabilité de la viande de cheval : " La traçabilité des enfants, qu'est-ce qu'pn en fait ? C'est tout de même plus important. Avec leur mariage pour tous, la PMA, la GPA, bientôt ils vons se mettre à quatre pour avoir un enfant."

De plus le journal l'Express nous révèle que l'ex-président a rencontré le 21 janvier, en toute discrétion, dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil, la figure de proue des opposants au projet gouvernemental, Frigide Barjot, accompagnée de plusieurs figures du mouvement, comme Laurence Tcheng, Xavier Bongibault ou Albéric Dumont. Celui-ci a félicité ses interlocuteurs pour leur action.

Alors la question est : Nicolas Sarkozy ne s'est-il pas disqualifié pour siéger au Conseil Constitutionnel pour statuer sur le recours déposé par l'UMP et l'UDI contre le loi "le mariage pour tous" votée par le parlement ?

Pour ma part son impartialité est particulièrement mise en cause sur ce sujet !

Le Conseil Constitutionnel c'est quoi ? un organe politique ?

Le Conseil constitutionnel est une institution française créée par la Constitution de la Cinquième République du 4 octobre 1958. Il veille à la régularité des élections nationales et référendums. Il se prononce sur la conformité à la Constitution des lois et de certains règlements dont il est saisi. Il intervient également dans certaines circonstances de la vie parlementaire et publique.

Le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de la République, le Premier ministre ou le président de l'Assemblée nationale ou du Sénat. Depuis 1974, il peut aussi être saisi par 60 sénateurs ou 60 députés (article 61 de la Constitution). Ce qui est le cas pour la loi sur le "mariage pour tous".

Nomination des membres du Conseil Constitutionnel

Actuellement sur les douze membres qui siègent au Conseil Constitutionnel neuf membres sont issus de la droite ou ont été nommés par des personnalités politiques de droite.

De fait, selon l'article 56 de la Constitution, ses membres sont nommés par le président de la République, le président de l'Assemblée nationale et par le président du Sénat. A noter que sont aussi membres de droit les anciens présidents de la République Valéry Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, ce dernier ne siégeant plus actuellement.

Voici ci-dessous les noms des 11 sages du Conseil Constitutionnel siégeant à ce jour :

Trois membres de droit  :

 — Valéry Giscard d'Estaing

Jacques Chirac ( ne siège plus)

Nicolas Sarkozy

Trois membres de droite nommés jusqu’en 2016 :

Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, nommé par le président de la République, Nicolas Sarkozy, en février 2007 (principales fonctions : député, mars 1986-mai 1995 ; ministre de l’Intérieur, mai 1995-juin 1997 ; député, président de l’Assemblée nationale, juin 2002-févr. 2007).

Renaud Denoix de Saint Marc, ancien vice-président du Conseil d’État, nommé par le président du Sénat, Christian Poncelet, en février 2007.

Guy Canivet, ancien Premier président de la Cour de cassation, nommé par le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, en février 2007.

Trois membres de droite (même Charasse !) nommés jusqu’en 2019

Michel Charasse (ancien sénateur, ancien ministre socialiste qui a viré sa cuti en s'affichant avec l'ex-président de la République lors de sa campagne présidentielle en 2007 et exclu du Parti socialiste en 2008 pour avoir soutenu un candidat dissident à la présidence du Consel général du Puy-de-Dôme) nommé par Nicolas Sarkozy en 2010.

Hubert Haenel (ancien magistrat, ancien sénateur), nommé par le président du Sénat, Gérard Larcher, en février 2010.

Jacques Barrot (ancien ministre, ancien vice-président de la Commission européenne), nommé par le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, en février 2010.

Trois membres dont deux de gauche et une indépendante nommés jusqu’en 2022 (enfin un début de parité homme-femme et de la diversité politique !)

Nicole Maestracci (magistrate), nommée par le président de la République François Hollande, et qui remplace Pierre Steinmetz.

Nicole Belloubet (professeur des Universités, agrégée de droit public), nommée par le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, et qui remplace Jacqueline de Guillenchmidt.

Claire Bazy Malaurie (ancienne présidente de chambre à la Cour des comptes), nommée par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, en août 2010 en remplacement de Jean-Louis Pezant décédé. Son mandat de remplacement n’excédant pas trois ans, elle vient d’être nommée membre titulaire par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, en février 2013.

Ce mode de désignation des membres du Conseil constitutionnel a souvent été critiqué, car il permet de prêter à certains, pour ne pas dire à tous, sinon un engagement de façade, au moins une sensibilité pour un courant politique ou un autre. Particulièrement lorsque l'un des membres du Conseil exerce ou a exercé une activité politique avant son mandat. Même si un garde-fou a été intégré en 2008 avec la validation des nominations par une commission parlementaire.

Cependant le Conseil constitutionnel n'est pas censé être un organe politique, mais le simple garant du respect de la Constitution et de son Préambule. "Un chien de garde de l'exécutif", selon les termes employés par Michel Debré, le père de la Ve République.

Il est en tout cas censé rendre ses décisions de manière impartiale mais peut-il l'être concernant le recours contre le texte "mariage pour tous" déposé par les élus de l'UMP et de l'UDI sous la forme de deux mémoires remplis de griefs.

Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré évoquait en janvier une probable décision favorable de l'institution garante de la Constitution. Sur le plateau du Grand journal de Canal+, il a rappelé la décision du Conseil en janvier 2011 qui renvoyait la balle au législateur.

"C'est donc aux élus de la Nation de dire quelle forme ils veulent donner au mariage, (...) c'est de leur responsabilité", a expliqué Jean-Louis Debré. "Ce n'est pas de la compétence du Conseil constitutionnel et c'est la même jurisprudence que celle appliquée en 1975", a-t-il précisé. En 1975, le Conseil constitutionnel avait validé la loi légalisant l'interruption volontaire de grossesse.

La problématique actuelle est de savoir comment un organe dont le processus de nomination est hautement politisé, peut se rendre gardien de la Constitution et garantir aux citoyens et aux pouvoirs publics l’impartialité de ses décisions.

Par exemple la nomination peut parfois revêtir un aspect de récompense personnelle et politique, De plus un chevauchement entre les fonctions consultatives et les fonctions électives est tout aussi envisageable pour les membres ayant exercé des mandats politiques antérieurement. Pour illustrer cette difficulté, prenons le cas de figure du membre du Conseil qui a été député, et qui comme député, a voté en faveur d’une loi, quelle est son impartialité ?

Je me pose cette question : un Conseil constitutionnel de droite est-il enclin à censurer une disposition figurant dans une loi déposée par un gouvernement du même bord ?

Je dirais que non, car comment expliquer que sur 150 questions prioritaires de constitutionnalité examinées, pourtant renvoyées devant le Conseil constitutionnel par la Cour de cassation ou le Conseil d'Etat à raison de leur caractère jugé "sérieux" sous une législature de droite, seules 22 ont été déclarés non-conformes à la Constitution en totalité, et 11 non-conformes partiellement ?

Alors attendons la réponse des Sages de la Rue Montpensier concernant la saisine des députés et sénateurs UMP et UDI sur le projet de loi sur le mariage homosexuel. Ils ont trente jours pour rendre leur avis. Dans un contexte poli­tique tendu, ils pourraient cependant se prononcer plus tôt. Si le gouvernement demande l'urgence, ce délai peut être ramené à une semaine

Ce vendredi 26 avril le site "Le Lab E1" nous révèle que selon un confidentiel du "Figaro" (lien payant), la décision des Sages pourrait intervenir le 16 mai.

 

Sources  : L'Express, Le Nouvel ObsLe Figaro, Conseil Constitutionnel, Conseil Constitutionnel, Le Lab E1,


Moyenne des avis sur cet article :  3.67/5   (63 votes)




Réagissez à l'article

86 réactions à cet article    


  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 26 avril 2013 11:57

    Peut-on citer une décision du Conseil constitutionnel qui ne soit pas fondée en droit ?


    • wesson wesson 26 avril 2013 14:17

      bonjour courouve, 


      euuh, la validation des comptes de campagne de Chirac ????



    • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 26 avril 2013 14:50

      Je suppose que vous parlez de 1995, et de cette décision :

      http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/1995/95-86-pdr/decision-n-95-86-pdr-du-11-octobre-1995.113401.html

      Depuis 2010, donc bien tardivement, des accusations sont portées d’origine illicite des sommes en liquide. Mais rien n’a été prouvé, et de plus il y a prescription.


    • Mr Dupont 26 avril 2013 17:28

      C’est l’angoisse chez les socialistes

      Pensez donc : les fachos risquent de retoquer l’avancée primordiale pour la pensée universelle qu’est le mariage des invertis

      Pitoyable


    • oncle archibald 26 avril 2013 12:05

      Les magistrats du syndicat de la magistrature, dont la quasi totalité est de gauche, peuvent-ils être impartiaux ?


      • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 26 avril 2013 12:17
        Mur des cons ; dans le local du Syndicat de la magistrature, un miroir aurait suffi.

      • menou69 menou69 26 avril 2013 12:32

        On notera, n’est-ce pas, le timing parfait de la divulgation par le site « Atlantico » du « Mur des cons » avec la requête d’annulation de sa mise en examen par Sarkozy. Ils sont forts ces communicants de la droite quand même, tout d’abord en faisant croire que le mec qui a pris la vidéo est apolitique, puis en laissant entendre que le calendrier judiciaire de Sarkozy n’est préparé par personne. Et çà marche ! Comme quoi il est facile d’enfumer les français !


      • eric 26 avril 2013 14:09

        Ben non, par exemple, la gauche n’y parvient pas....


      • oncle archibald 26 avril 2013 14:10

        Ce que je note,moi, c’est qu’en fonctions de sa couleur politique affichée ou même simplement supposée, on risque d’être déjà « pré-jugé » par ces beaux messieurs en robe noire et col d’hermine ... 

        Jusqu’au père d’une victime qu’ils ont collé au mur ces connards ... Parce qu’il était sympathisant UMP peut être, ou juste parce qu’il n’était pas content que le père soit meurtri qu’ils aient relâché un prévenu qui avait déjà avoué pour une faute de procédure qui leur était imputable ..

        Ces gens là s’estiment sans doute eux même au dessus des lois et oser ne serait-ce que douter de leur perspicacité, de leur diligences, de leur impartialité est un crime de lèse président de chambre ..... Ils n’ont pas compris, eux non plus, qu’ils sont la pour nous servir, pas pour leur gloriole personnelle ..

      • menou69 menou69 26 avril 2013 15:20

        Quelques remarques sur la révélation de ce « mur des cons » par Atlantico :

        D’abord, ce « mur des cons » ne casse pas trois pattes à un canard. C’est un dazibao personnel, pour des personnes travaillant dans un local fermé et privé. On peut discuter du bon ou du mauvais goût de la chose, c’est entendu, mais dans les rassemblements de la « Manif pour tous » auxquelles l’auteur de ces lignes a pu assister, il a entendu bien pire au sujet de François Hollande, Christiane Taubira et quelques autres sans qu’Atlantico ne s’en offusque.

         La plume anonyme d’Atlantico a procédé à une sélection sélective. Un examen attentif du « mur des cons » révèle que celui-ci n’est pas réservé aux seules personnalités proches de la galaxie Sarkozy. Un examen attentif de la bande vidéo montre également la présence d’Alain Bauer, Jack Lang, Michel Charasse, qui sont, jusqu’à preuve du contraire, des personnalités issues de la gauche (même si un temps suspectes de complaisance envers Nicolas Sarkozy).

         De même, il semble que Bernard-Henri Lévy soit lui-même épinglé sur le mur. Enfin, ce qu’Atlantico ne dit pas, c’est qu’on y trouve aussi l’humoriste Dieudonné, qui n’est ni de droite ni de gauche puisqu’il se situe hors du cercle républicain.

         Conclusion : les épingleurs du « Mur des cons » ont visé plus large que ne le dit Atlantico.

        Donc, la révélation du « mur des cons », le montage en épingle qu’il occasionne, les indignations surjouées qu’il engendre, tout cela a tout de la (pauvre) opération politique destinée à discréditer la justice, à travers le Syndicat de la magistrature, dans le but de réhabiliter les grandes figures des extrêmes droites ou droites extrêmes d’aujourd’hui : un général se flattant de ses crimes commis durant la guerre d’Algérie, la famille Le Pen présentée comme victime des juges et Éric Zemmour condamné pour « provocation à la haine raciale » (et qui ne fit pas appel, faut-il le rappeler).

        cependant, elle en dit long sur l’imaginaire et les valeurs de la droite d’aujourd’hui, où l’on estime que les Le Pen sont des victimes, qu’Éric Zemmour ne fait pas dans la provocation à la haine raciale mais dans la bluette, que le racisme anti-blanc cher à Jean-François Copé est une réalité et qu’un général tortionnaire fier de lui, auquel Jacques Chirac a fait ôter sa Légion d’honneur, est un saint homme.

        http://leplus.nouvelobs.com/contribution/846553-la-sarkozie-vedette-du-mur-des-cons-du-syndicat-de-la-magistrature-une-manipulation.html#xtor=EPR-4-[DernContrib]-20130426


      • Le péripate Le péripate 26 avril 2013 15:45

        Sur l’imaginaire de la droite... ;


        Voyons l’imaginaire de la gauche. Extrait du discours d’un de ces juges si impartiaux.

         Soyez partiaux. Pour maintenir la balance entre le fort et le faible, le riche et le pauvre, qui ne pèsent pas d’un même poids, il faut que vous la fassiez un peu pencher d’un côté. C’est la tradition capétienne. Examinez toujours où sont le fort et le faible, qui ne se confondent pas nécessairement avec le délinquant et sa victime. Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, pour l’écrasé contre la compagnie d’assurance de l’écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice.

        C’est assez édifiant.

      • eric 26 avril 2013 16:06

        C’est surtout assez débile et dangereux. Peripate, je vous recommande le dernier bouquin de mon cousin Armand Laferrere chez Odile Jacob, « la liberté de l’homme » sur la bible comme réflexion politique. Il y a en particulier de nombreuses choses montrant comment en créant la séparation des pouvoirs, le peuple juif a notamment en permanence mis en garde contre le risque que ce genre de considération faisaient courir à la justice, dans la lignée du " tu ne justifiera pas le pauvre dans son procès.
        Ces gens ont décidément de l’ordre de 4000 ans de retard....


      • menou69 menou69 26 avril 2013 16:15

        @ Le Péripate

        Quand vous citez les paroles d’une personne il serait bon de donner vos sources et le nom de la personne, notamment celui de ce fameux juge de gauche que vous étrillez.

        Cela est nécessaire pour que l’on puisse vérifier vos dires et aussi pour éliminer toutes désinformations dont certaines personnes peuvent abuser, ce qui est fréquemment utilisé sur Agoravox !

        Quand j’écris un article mes sources sont toujours citées avec le lien sur lequel vous pouvez cliquer ce qui vous permet de vérifier mes informations.


      • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 26 avril 2013 16:16

        La séparation des pouvoirs nous vient des Grecs :

        « Le législateur ne doit pas constituer de pouvoirs qui ne s’équilibrent pas du fait de leur mélange. […] La totale liberté et l’indépendance à l’égard de toute autorité sont inférieures à une autorité que d’autres autorités limitent et mesurent. » Platon, Lois, III, 693b, 698b.


      • eric 26 avril 2013 16:34

        Ben non. Et ce n’est pas tellement parce qu’il y avait déjà quelques siècles que le pentateuque avait été collationné quand Platon a commencé à écrire, mais surtout parce que jusqu’à la fin du moyen âge, il restait à peu prêt inconnu en occident, a part quelques rares textes traduits en Latin auxquels n’avait accès que quelques érudit. Dés lors, il est difficile de comparer son influence tardive et limitée sur les population avec celle d’un texte que tous le monde se tapait au minimum tous les dimanches et partout...


      • Le péripate Le péripate 26 avril 2013 16:40

        Ah, j’aurais pensé que vous connaissiez ce texte par coeur.....


        C’est la « harangue de Baudot ». Pour le reste débrouillez-vous.

      • Le péripate Le péripate 26 avril 2013 16:42

        un lien possible, mais pas le seul.


      • kako 26 avril 2013 23:15

        @ Le Peripate,
        Baudot était-il de gauche ? C’était un révolté et un impertinent semble t-il ; mais était-ce un homme de gauche pour autant ? Sauf si vous admettez que les hommes de gauche sont tous des révoltés et des impertinents ... Ce qui serait plutôt flatteur .


      • Le péripate Le péripate 27 avril 2013 12:56

        A part qu’il est adhérent au SM, en effet je ne sais si il est de gauche... suivant vos définitions à géométries variables


      • COLRE COLRE 26 avril 2013 12:19

        Excellent article qui fait une bonne synthèse des conflits d’intérêt en jeu.
        Bien sûr que les « Sages » peuvent retoquer des articles de la loi. On sait que l’interprétation des textes juridiques est totalement subjective. Vu l’ambiance revancharde de la droite en ce moment, tout est possible.

        Je compte sur son président pour faire le ménage là-dedans et garder la ligne juridique qu’il a déjà évoquée et qui correspond à la réponse du Conseil sur la question de constitutionnalité de la loi. Ce n’est pas de sa compétence a-t-il déjà statué.

        Je rajouterai un aspect que je n’ai jamais vu écrit sur ce site : l’insistance acharnée des opposants à faire rentrer dans la loi des amendements ou des changements, même mineurs, mais qui auraient conduit (ce qui était sans doute voulu) à rendre la loi non conforme à l’obligation de non-discrimination.

        Cette loi est, normalement, parfaitement ficelée en ce sens. Elle n’enlève absolument rien aux mariés dits « hétéros » d’avant, et n’apporte rien de plus aux futurs mariés dits « homos ».

        La loi est vraiment la même pour tous, sur le modèle de la loi existante. C’est uen simple extension des droits et des devoirs. Je ne vois pas comment la réfuter, sauf à aller chercher les virgules…

        Mais tout est possible en politique, c’est vrai.


        • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 26 avril 2013 13:44

          Cette loi n’enlève rien aux mariés dit « hétéros », sauf ... leurs mots ; « femme » et « mari » sortis de l’article 75 du Code civil, « mère » et « père » sortis de plusieurs autres articles.


        • eric 26 avril 2013 14:10

          COLRE, juste pour le fun, vous avez lu en détail le texte ?


        • oncle archibald 26 avril 2013 14:16

          Eric personne ne l’a lu le texte puisqu’un tas de « détails » seront réglés par les decrets d’application .. Ils feront exactement ce qu’ils veulent ... Y compris supprimer toute appellation telle que père et mère époux et épouse qui pourrait choquer ces pauvres homosexuels brimés discriminés et homophobisés au Karcher ....

          C’est sans doute le maire qui mettra ce qui convient dans le livret de famille .. Etonnant non ? 

          Ce qui est clair en revanche c’est qu’on a pris les Français pour des billes ..

        • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 26 avril 2013 14:57

          Dans le texte adopté

          http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0120.asp

          aucun décret d’application n’est prévu !

          En revanche, pour les adaptations hors Code civil ainsi que pour l’application de la loi Outre-mer, il y aura des ordonnances ; voir l’article 14 du texte adopté.


        • fb 26 avril 2013 16:27

          L’article 14 dispose que : « I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par voie d’ordonnance [...] », mais a priori les textes sont déjà prêts. Donc c’est la voie de l’ordonnance plutôt que de décret qui a été choisie.


        • oncle archibald 26 avril 2013 16:37

          Vous jouez sur les mots .. Ordonnance ou décret c’est pareil : les zélus de la nation n’en verront pas la couleur et il n’y aura aucune discussion possible .. Ce sont juste quelques gratte papier aux ordres de ceux qui les paient qui vont écrire ce qu’on leur dira d’écrire ...


          Je me souviens du temps ou Madame Taubira soutenait que le problème serait réglé facilement, que l’on écrirait parent n°1 et parent n°2 sur les actes de naissance et les livrets de famille .. Il y a eu un tel tollé qu’ils préfèrent ne rien dire et faire discrètement ce qu’ils veulent ...

        • josh90 26 avril 2013 16:43

          ONCLE ARCHIBALDE ! Vous adorez les raccourcis et parler à la place des autres Je vous rassure les homosexuels sont tous différents Ils sont aussi différents entre eux que vous l’etes de votre voisin hétéro cessez donc de mettre les gens dans des petites cases pour vous rassurer : !


          Si certains homos se sentent discriminés c’est en raison de la violence des propos qui ont été tenu à leur égard ...

        • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 26 avril 2013 16:58

          Mea culpa ! Il y aura effectivement des décrets d’application pour les actes d’état-civil et le livret de famille :

          http://www.presse.justice.gouv.fr/archives-communiques-10095/loi-ouvrant-le-mariage-aux-couples-de-personnes-de-meme-sexe-25395.html

          Selon les Echos, "Pour les couples homosexuels mariés, le livret de famille comportera les mentions «  époux et époux  » ou «  épouse et épouse  », et «  père et père  » ou «  mère et mère  », selon qu’il s’agira de deux hommes ou de deux femmes, a-t-on précisé à la Chancellerie."

          http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202733338058-mariage-pour-tous-les-decrets-d-application-sont-prets-562436.php


        • oncle archibald 26 avril 2013 20:07

          «  le livret de famille comportera les mentions «  époux et époux  » ou «  épouse et épouse  », et «  père et père  » ou «  mère et mère  », selon qu’il s’agira de deux hommes ou de deux femmes, a-t-on précisé à la Chancellerie. »


          Ce qui est carrément grotesque ..... Passons encore pour les membres du couple, mais pour les enfants : fils de Madame X et de Madame Y ... sûr que ça va faire des dégâts ! Bienvenue chez les psys !

        • Kinito06 13 mai 2013 08:08

          Ah oui c’est bien connu pour l’instant les enfants d’hétéros ne vont jamais chez le psys...


        • Ruut Ruut 26 avril 2013 12:23

          Au moins nous saurons si la droite est pour ou contre cette mesure.



          • Luc le Raz Luc le Raz 26 avril 2013 17:02

            La droite en ce moment, mais plus généralement l’opposition n’existe que pour mettre des bâtons dans les roues du pouvoir en place. Tous les sujets sont bons pour se mettre en valeur en espérant cueillir des voix pour les prochaines élections.
            Quand donc nos employés comprendront ils que leur devoir est de proposer des solutions et travailler, enfin, pour régler les problèmes ? Ils ont peur qu’une loi soit votée sans porter leur nom ?
            Pourquoi, d’ailleurs, acceptons nous ce genre de reconnaissance en l’intitulant loi machin ou loi truc ? Du pays d’où je viens chaque loi porte un numéro, simple, non ?


          • gogoRat gogoRat 26 avril 2013 13:05

             Le timing de cet article est incohérent !

             Il eût fallu soulever la question bien avant le prétendu « débat » joué par nos « représentants du peuple » ... et ceux qui leur lèchent les bottes !
             Comment peut-on afficher un tel toupet ? :
             accepter la légitimation procédurière d’un diktat quand cela va dans le sens de sa petite opinion personnelle ... mais ne s’inquiéter de certains seulement des défauts de notre système institutionnel qu’aux instants où cela risque de contrarier la « victoire » que l’on veut « gagner » sur le mauvais camp des ennemis-compatriotes qui défendent d’autre valeurs !

             Pas crédible ! Peu glorieux !


            • Le péripate Le péripate 26 avril 2013 13:22

              Trop drôle : pile au moment ou on découvre le mur des cons des magistrats d’extrême-gauche, voila un clampin qui s’interroge sur l’équité d’autres « juges ».... Ah oui mais ceux-là sont de droite...



              Bande de bouffons !!!!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès