• samedi 18 mai 2013
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Politique > Marine Le Pen à 14% en 2012 ?
68%
D'accord avec l'article ?
 
32%
(56 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Marine Le Pen à 14% en 2012 ?

Un sondage de l’IFOP décrit une tendance à la croissance pour l’électorat du Front national. Mais finalement, l’électorat resterait très stable, malgré les grèves, malgré l’impopularité de Nicolas Sarkozy et malgré la démagogie sécuritaire. Pour l’instant, aucune personnalité ne parviendrait à inquiéter sérieusement le monopole bipolaire UMP/PS.

Dans un sondage publié par l’IFOP le 21 octobre 2010 pour "La Lettre de l’opinion" concernant un échantillon de 930 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatives de la population française âgée de plus de 18 ans et interrogées du 12 au 14 octobre 2010 (à télécharger à ce lien), on peut avoir un petite idée des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

Je dis "une petite idée" puisque l’institut de sondages insiste bien sur ces résultats qui « doivent être interprétés comme une indication significative de l’état des rapports de force actuels dans la perspective du prochain scrutin présidentiel. En aucun cas, il ne constituent un élément prédictif des résultats le jour du vote. » (On n’est jamais trop prudent, depuis 2002).


Pas de grande surprise

Le questionnaire n’est pas à choix multiples, à savoir qu’il n’y a qu’un seul "jeu" de candidats malgré les grandes incertitudes qui règnent non seulement sur l’identité du candidat (ou candidate) socialiste mais également sur la présence de certaines personnalités dans la compétition.

Globalement, les résultats montrent finalement une grande stabilité de l’électorat.

Les résultats de ce sondage sont Nicolas Sarkozy à 26%, Martine Aubry à 25% (l’écart entre eux se resserre de 2%), Marine Le Pen grimpe à 14%, François Bayrou descend à 8,5% et ensuite, une série de personnalités stagnent : Éva Joly à 7% (Cécile Duflot faisait 5%), Dominique de Villepin aussi à 7%, Jean-Luc Mélenchon à 5% et Olivier Besancenot à 5%.

Le choix de considérer Martine Aubry comme candidate est évidemment arbitraire mais reste légitime, à défaut d’autres informations, puisqu’elle est la première secrétaire du PS.


La marque Le Pen, un réel danger ?

Bien sûr, l’élément principal de ce sondage est que Marine Le Pen se rapproche du score réalisé par son père au premier tour de 2002. Et pourtant, si une remontée du Front national paraît acquise depuis les dernières élections régionales, notamment par la manipulation avec imprudence de mesures destinées à plaire à cet électorat, et si cette remontée pourrait être renforcée une fois la succession de Jean-Marie Le Pen définitivement acquise (en janvier 2011), il en ressort cependant que la configuration du 21 avril 2002 n’est pas du tout envisageable dans l’état actuel des rapports de force.

Certes, Marine Le Pen pourrait grimper même au-delà de 14% évidemment, mais il lui faudrait tout de même beaucoup de talent pour dépasser les deux principaux partis gouvernementaux dans la course au second tour puisqu’elle n’aurait pour l’instant que la moitié de ce seuil (au contraire de 2002 où Lionel Jospin avait chuté lui aussi à 16%).


Stabilité pour les deux principaux partis

Le score du PS n’est pas excessivement haut et ne semble pas profiter du mouvement social contre la réforme des retraites commencé dans la rue le 7 septembre 2010. Il n’a finalement que le niveau de la candidate Ségolène Royal au premier tour d’avril 2007.

De même, le socle de Nicolas Sarkozy paraît encore très solide pour une personnalité qui a atteint les sommets de l’impopularité. Cette base ne serait pas sans conséquence sur l’issue du premier tour : en cas de syndrome du 21 avril 2002, Nicolas Sarkozy paraît nettement mieux placé que le candidat socialiste (inconnu encore) pour franchir la qualification au second tour.

Si en plus, on se rappelle que Dominique de Villepin n’avait pas été candidat en 2007, le total dans le sondage des intentions recueillies par les deux candidatures (Sarkozy et De Villepin) est sensiblement égal au résultat du candidat Nicolas Sarkozy du premier tour d’avril 2007. Stabilité donc.


Bayrou pâlit mais personne ne le remplace

La vraie érosion provient de l’électorat centriste, par définition mouvant, où François Bayrou semblerait ne plus être en mesure de renouveler son beau score du premier tour de 2007. Certes, avec 8,5%, il reste toujours au niveau de l’électorat UDF traditionnel (score de la liste Veil en juin 1989) malgré l’effondrement à 4% aux élections régionales de mars 2010 dans un scrutin qui lui était pourtant favorable.

Les pourcents perdus par François Bayrou semblent globalement profiter de façon assez confuse à Marine Le Pen, Éva Joly et Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon paraît d’ailleurs le meilleur candidat pour le Parti communiste français car il a réussi une percée médiatique qui, bien que populiste, lui attribue une authenticité politique proportionnelle à sa liberté de ton (et de langage).

Inversement, Éva Joly ne semble pas du tout avoir convaincu de l’intérêt de sa démarche. Au contraire, espoir d’une éventuelle troisième place (ce serait difficile ici de parler du "troisième homme"), Éva Joly serait même moins crédible que François Bayrou dans un scrutin qui nécessite d’avoir déjà gouverné pour montrer une certaine stature.

Enfin, Nicolas Dupont-Aignan, s’il parvenait à recueillir les cinq cents parrainages, ne serait pas en mesure non plus de percer avec seulement 1,5% d’intentions de vote.


L’influence des femmes

Si on regarde avec un peu plus de détail les résultats de ce sondage, on notera avec surprise quelques fortes différences avec les sexes. Jean-Luc Mélenchon, par exemple, serait surtout un candidat pour les hommes (7% contre 3% des femmes), ce qui peut s’envisager, la manière de communiquer étant fondée essentiellement sur l’invective et la "grande gueule". L’autre grande tendance est que la candidature de Martine Aubry plairait aux femmes : 29% contre 21% des hommes. Cela paraît être la première fois qu’une candidature de femme politique plaît autant aux femmes. Les autres candidats n’ont pas de distinction très flagrantes entre les deux sexes.



L’influence des générations

Concernant les différences avec les générations, seule Marine Le Pen a une sectorisation très particulière : elle ne convaincrait ni les très jeunes (moins de 25 ans) ni les personnes âgées (plus de 65 ans) avec respectivement 7% et 6% d’intentions de vote mais en revanche, elle réussirait à rassembler les tranches d’âge de personnes qui sont les plus fragiles sur le marché de l’emploi. Ainsi, elle récolterait 26% pour les 25 à 34 ans et 20% pour les 50 à 64 ans.

Marine Le Pen convaincrait également mieux les ouvriers que les retraités avec 28%, ce qui continuerait de placer le FN comme le premier parti ouvrier de France.


Taux de fidélité avec 2007

Des électeurs des quatre principaux candidats de l’élection présidentielle d’avril 2007 (Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen), seuls ceux de François Bayrou sont en complète déshérence, car seulement un tiers d’entre eux continueraient à faire confiance à Bayrou alors que les autres se répartiraient à peu près également (autour d’un dixième) sur les candidatures de Martine Aubry, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin et Éva Joly. Ces résultats montrent à l’évidence le caractère très volatile des presque sept millions d’électeurs de François Bayrou en avril 2007. Tandis que les électeurs des trois autres candidats se reporteraient fidèlement, pour les trois quarts d’entre eux, aux candidats du même parti qu’en 2007.


Conclusions provisoires

Les résultats de l’enquête réalisée en octobre 2010 par l’IFOP peuvent donc cacher des conclusions qui paraissent intéressantes.

D’une part, l’électorat resterait très fidèle et très stable, à l’exception notable de l’électorat de François Bayrou. Malgré sa grande impopularité, Nicolas Sarkozy jouirait d’une base électorale similaire à celle de 2007.

D’autre part, la montée mesurable de Marine Le Pen n’entraînerait probablement pas le remake d’un 21 avril 2002 pour la bonne raison que l’électorat du PS et de l’UMP serait beaucoup massif qu’en 2002.

Enfin, aucun candidat supposé "nouvel espoir" pour 2012 n’aurait pour l’instant convaincu l’opinion publique : ni Dominique de Villepin, ni Éva Joly, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Nicolas Dupont-Aignan.

Quant à la bataille à l’intérieur du PS, Martine Aubry pourrait se prévaloir d’avoir d’une part rassemblé l’électorat socialiste, et d’autre part, d’être assurée, elle aussi, d’une solide base de crédibilité (qui avait fait défaut à Ségolène Royal).


Ce n’est qu’un sondage

Bien entendu, l’étude aurait été plus intéressante en imaginant le même questionnaire tout en remplaçant Martine Aubry par Dominique Strauss-Kahn ou Ségolène Royal, et surtout, en proposant des hypothèses de second tour : Sarkozy/Aubry, Sarkozy/Strauss-Kahn et Sarkozy/Royal où l’impopularité de Nicolas Sarkozy pourrait être mieux mesurée.

Ces trois hypothèses de second tour paraissent être les seules actuellement possibles même si l’identité du candidat de l’UMP pourrait créer la surprise. Philippe Cohen de "Marianne" imagine même dans un article le 3 novembre 2010 ceci : « Sans conviction profonde, le Président reste avant tout un joueur. Qui ne déteste rien de plus que de perdre. L’abattoir, ce n’est pas pour lui. S’il n’y croit pas suffisamment, il renoncera. ».

Il ne reste même pas dix-huit mois avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2012. L’opinion publique commence à se "solidifier". À la même période pour 2007, c’était il y a cinq ans, en pleine crise des "banlieues" (novembre 2005). Le duel Sarkozy/Royal était déjà bien avancé dans les esprits mais personne n’avait pensé à la percée spectaculaire de François Bayrou.

Tout reste donc possible pour 2012.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (5 novembre 2010)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :

Le sondage IFOP à télécharger.
Programme du Front national.



 

Documents joints à cet article

Marine Le Pen à 14% en 2012 ?



par Sylvain Rakotoarison (son site) vendredi 5 novembre 2010 - 167 réactions
yahoo
68%
D'accord avec l'article ?
 
32%
(56 votes) Votez cet article



2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par non666 (---.---.---.198) 5 novembre 2010 11:57
    non666

    « D’une part, l’électorat resterait très fidèle et très stable, à l’exception notable de l’électorat de François Bayrou. Malgré sa grande impopularité, Nicolas Sarkozy jouirait d’une base électorale similaire à celle de 2007. »

    Tres fidèle et tres stable, ben tiens...
    Vu qu’au maximum, malgrès le fait que TOUS les instituts de sondages appartiennent TOUS aux meme groupes que ceux qui controlent les médias strictement « downloadables », sarkozy est au plus a 29% d’opinion encore favorable, la « stabilité de son electorat me parait bien comproomise.
    Vu qu’il a menti a TOUTES les droites, sur TOUS les sujets , qu’il nous a vassalisé dans l’OTAN, humilié dans l’alienation du TCE CONTRE la volonté du peuple, on se demande bien qui pourrait encore le suivre, en fait.
    Un miracle economique ?
    Personne n’y croit.

    Quand au PS, idem bouricot.
    Il n’a toujours pas de programme vraiment diffrent de celui de l’UMP.
    Il ne s’est toujours pas defini clairement (parti marxiste reformiste ou transformation en parti social democrate ?) devant ses electeurs.
    La trahison et l’ambiguité entretenu entre ces deux positions contradictoire ne peuvent plus etyre entretenu indefiniment.
    La seule chose qu’il a est la »reputation« et la »marque«  commerciale de parti »socialiste« , mais qui y croit encore ?
    Entre une Royal ouvertement Blairiste et des Fabius et DSK ouvertement liberaux quand ils sont aux affaires , il va etre difficile de garder tres longtemps l’etiquette de parti »socialiste« .
    Le succès relatif de bayrou, des verts et de la nouvelle gauche radicale s’explique aisément : leur enveloppe correspond au premier vendu, chez eux, au moins...


     »D’autre part, la montée mesurable de Marine Le Pen n’entraînerait probablement pas le remake d’un 21 avril 2002 pour la bonne raison que l’électorat du PS et de l’UMP serait beaucoup massif qu’en 2002.« 

    La il va falloir expliquer comment vous pouvez etre sur de la participation .
    Une boule de cristal modele 2.0 ?
    Et cette participation serait bien sur uniquement benefique pour les deux mafias qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans , c’est ça ?
    Saviez vous qu’en 2002 , plus d’un tiers des electeurs de lepen du premier tour n’ont pas confirmé au second ?
    Saviez vous qu’il a fait quand meme le meme score au deuxieme tour ? (en voix)
    Saviez vous que cela signifie qu’il a engrangé plus de la moitié de la mobilisation de l’entre deux tours ?

    Avec le nombre de gens qui ont le doigt sur la detente, je ne miserais pas un kopeck sur la candidate socialiste pour une finale Lepen / Aubry, au hasard.
    Quand a DSK/ Lepen : un regal !
    Le candidat d’israel et des etats unis contre une française »de souche«  ?
    On s’est fait baisé une fois avec l’austro-hongrois, je ne crois pas qu’il y aurait beaucoup de gens pour recidiver avec des agents de puissances etrangères.

     Il ne leur reste qu’une solution : les 500 signatures et la pression sur les »petits maires" pour qu’elle ne puisse pas etre candidate.

    C’est la que va commencer la guerre civile.

    miam, miam





  • Par Voltaire (---.---.---.14) 5 novembre 2010 11:48
    Voltaire

    Beaucoup d’hypothèses très hasardeuses dans cet article. Les sondages à 18 mois d’uen élection présidentelle sont tellement éloignés de la réalité qu’il vaut mieux éviter d’en tirer des conclusions.

    Seul le titre mérite en revanche commentaire : traditionnellement, une crise économique accompagnée d’un fort taux de chômage bénéficie toujours au vote protestataire. Retrouver Le Pen à 15%, et l’extrême gauche vers 10% n’a donc rien d’extraordinaire, c’est une constante depusi de nombreuses années. Comme on peut aussi s’attendre à un taux d’abstention plus élevé en 2012 qu’en 2007, et que les abstentionistes ne seront pas nécessairement les plus extrêmistes, on peut penser que mécaniquement cela bénéficiera à ces partis.

    Pour le reste... il me semble audacieux de reporter l’intégralité des intentions de vote éventuelles de Villepin vers Sarkozy ou de parler du vote Bayrou ou centriste actuellement. Trop d’impondérables brouillent l’analyse.

  • Par non666 (---.---.---.198) 5 novembre 2010 12:40
    non666

    En vérité, wesson, l’UMP n’a pas mis en place le programme du FN.
    Par cointre, ce qui est juste, c’est qu’il a fait des déclarations hyper-médiatisées suggerant que ses principaux leader « en etaient ».
    Grace a quelques idiots utiles « de gauche » validant l’equation UMP = FN, les think tanks de l’UMp esperent bien recuperer a nouveau l’electorat FN, mais aussi l’electorat villieriste, gaulliste, chevenementiste....

    C’est assez bien joué, je dois dire.
    De toute façon, si cela ne marche pas, les groupes médias seront OBLIGE de jouer « l’alternance » en « tuant » sarko comme ils avaient tué Chirac entre 2002 et 2007.
    Tout va se jouer dans les 11 prochains mois.
    Si il arrive a faire reemerger Sarkozy, ils lui laisseront sa chance, mais si il est clair qu’il va à l’echec, ils miseront tout sur le candidat qui sert le mieux leurs interets dans le camps d’en face  : Royal ou Aubry ou DSK.

    La finale qu’ils ne peuvent se permettre c’est la finale « droite-gauche » avec Marine au second tour....
    Le coup du vote « republicain » cela marche une fois , pas deux.
    Entre les corleones de l’Epad et les mafiosi de la Nievres, les electeurs ne se feront plus avoir.

    Ceci dit les stratégies de distraction font fonctionner a plein dans les mois qui viennent .
    Les felations de rachida, les explications a des « cons » de Morin vont se multiplier pour ne pas parler DU sujet principal :
    Le viol des intentions des français clairement exprimé dans le referendum de 2005.
    Le boomerang revient toujours dans la tronche des mauvais lanceurs.

  • Par Canine (---.---.---.217) 5 novembre 2010 15:37
    Canine

    DSK sur France Inter  :

    "Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël."

    DSK dans tribune Juive :

    Je me lève chaque matin en me demandant comment je pourrai être utile à Israël

    Son épouse Anne Sinclair dans Paris Match :

    Je n’aurais pas pu épouser un non juif.

    Rajoutons qu’il est économique de gauche tout en étant économiquement ultra libéral, le tout mâtiné d’un gout pour le libertinage avéré, je crois qu’on peut dire que si tous les juifs ne sont pas des sionistes, DSK est lui, est l’incarnation physique du sionisme. Après, qu’il ait une carte d’identité française, c’est totalement secondaire.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don
Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération