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Accueil du site > Actualités > Politique > Marine Le Pen a besoin de l’Euro

Marine Le Pen a besoin de l’Euro

Marine Le Pen a des choses plus importantes à accomplir que sortir de l’euro.

Ce titre est un paradoxe mais pas une provocation bien au contraire. Je m’explique.

Marine Le Pen ne se présente pas aux élections présidentielles dans le seul but de ramener la France au franc, cela va sans dire.

Pourtant à en croire les media son programme se résume essentiellement à cela. Je reconnais que ce n’est pas vraiment de son fait mais plutôt des journalistes par leurs questions répétées sur la dette. Mais précisément pourquoi des journalistes hostiles – et ils le sont quasiment tous – concentrent-ils leur tir sur cette question. Voila qui mérite réflexion mais tel n'est pas ici mon propos.

Si le Front National à travers Marine Le Pen doit être un jour porté au pouvoir c’est bien pour accomplir une transformation radicale de la vie politique française et mettre en place les bases d’une nouvelle société. Il est inutile d’énumérer toutes les mesures qui vont dans ce sens elles sont connues et disponibles à la lecture de tous sur le net, nous retiendrons à titre d’exemple l’idée d’une immigration légale réduite à la portion congrue, le retour définitif au mode de scrutin à la proportionnelle, la révision des lois liberticides et aussi et surtout un changement radical d’état d’esprit dans l’Education Nationale et la Justice.

Or, depuis 1981 pas un seul candidat à la présidence de la République ne s’est présenté au devant des français avec un programme de réformes aussi important.

Autre paradoxe donc, une victoire de Marine Le Pen serait un bouleversement comparable à nul autre si ce n’est celle de François Mitterrand car ces deux événements auraient un point commun de taille : celui de bouleverser un ordre bien établi.

Or pour ceux qui se souviennent, la victoire de la gauche du 10 mai 1981 est porteuse d’une terrible leçon : l’ordre établi n’aime pas être bouleversé et possède d’énormes moyens de se défendre et à la fin de mettre en échec la volonté politique née des urnes.

Ce point est fondamental.

Une victoire de Marine Le Pen acquise de haute lutte serait un accomplissement inimaginable mais a contrario, que son action soit totalement mise en échec en quelques mois voire en quelques semaines et tout ne serait qu’un immense gâchis.

En mai 1981, dès le lendemain de la victoire de la gauche les capitaux prirent massivement la fuite provoquant un effondrement de la bourse et une attaque sur le franc qui devait en quelques mois contraindre le gouvernement à la dévaluation et à la rigueur. On connait la suite.

En avril 2012 heureusement un tel scenario ne pourrait pas se reproduire. Pourquoi ? À cause de l’euro.

Qu’on le veuille ou la zone euro a cette vertu de rendre impossible une attaque contre la monnaie d’un pays membre. C'est une règle qu'il ne faut pas oublier.

Je l’ai dit et continuerait de le répéter. Il est inutile et dangereux de faire de la sortie de l’euro, tout souhaitable qu’elle soit une priorité absolue. La crise de la dette ne doit pas nous faire perdre de vue que la France a aussi un besoin vital d’accomplir des reformes clés touchant à ses institutions, à la justice au droit de la nationalité et à l’immigration et que ces réformes seront bien plus faciles à mettre en route dans la foulée d’une victoire électorale et à l’abri d’une crise monétaire internationale.

Il est urgent que Marine Le Pen fasse clairement savoir quelles sont les priorités de son action et déjoue ce piège des journalistes qui consiste à l’enfermer sur la question de l’euro, une question sur laquelle sa position est claire mais où sa marge de manœuvre plus réduite.


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18 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 11 janvier 2012 09:03

    Face à la crise, le FN tente d’apporter des réponses de repli nationaliste qui ne peuvent que remplacer une guerre économique par une autre, non moins périlleuse puisque les travailleurs de chaque pays se retrouveraient, comme durant la plus grande partie du xxe siècle, enrôlés derrière leur propre bourgeoisie nationale......
    Voir :
    http://2ccr.unblog.fr/2012/01/04/sortir-de-l%E2%80%99euro-ou-du-capitalisme%E2%80%89/


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 11 janvier 2012 10:23

      Bonjour,

      en effet, les médias focalisent sur cet objectif de sortie d l’Euro, alors que la priorité de Marine est de sortir de la loi Pompidou Rotschild et des griffes de la finance rapace. Les médias vendus s’appliquent ainsi à déstabiliser le fn et déplacer son centre de gravité. L’Euro est bien la force vitale et autonome de l’Europe, les us le savent bien et usent de leurs armes pour le faire éclater. L’Euro est déjà responsable de l’inflation des prix en dix ans, encore de 4.5 % cette année. La secousse sera encore violente en cas de victoire de Marine tout à fait possible tout comme celle de Bayrou. Accrochez vous ça va tanguer car ce sont les plombés qui cherchent à nous entrainer dans leur chute. Hors du protectionnisme ou du « chacun pour soi » l’avenir est dans le local.

      Plutôt qu’un coup de pelle votez PL parti localiste... 


      • Et hop ! Et hop ! 11 janvier 2012 10:30

        « la zone euro a cette vertu de rendre impossible une attaque contre la monnaie d’un pays membre. C’est une règle qu’il ne faut pas oublier. »

        ---
        Où avez-vous vu que la Grèce et l’Italie étaient protégées des attaques parce de la « finance internationale » parce qu’elles sont dans la zone euro ?

        C’est le contraire, des agents des Wall Street ont été placés à la tête de leurs gouvernement pour mieux les asservir.

        Reprendre notre indépendance monétaire, économique, politique, législative, diplomatique est le préalable indispensable pour pouvoir recommencer à gouverner la France dans son intérêt et dans celui des Français.

        Actuellement, le Parlement est une chambre d’enregistrement des directives de l’UE, qui sont elles-mêmes discutées et rédigées dans des clubs mondialistes où la presse n’a pas accès.


        • Et hop ! Et hop ! 11 janvier 2012 10:32

          Edit : « Où avez-vous vu que la Grèce et l’Italie étaient protégées des attaques de la »finance internationale" parce qu’elles sont dans la zone euro ?


          • borowic 11 janvier 2012 12:57

            Elles ne sont pas attaquees specifiquement pour leur appartenance a la zone euro mais parce quer fiannces publiques sont catastrophiques. Meme avec leur monnaie nationales ces pays deux etats verraient les taux monter et la monnaie baisser comme la Hongrie en ce moement. Avec la zone euro il y a tension sur les taux mais au moins sur le flanc de la monnaie il n y a pas de souci.


          • kalicean 11 janvier 2012 11:16

            La question de l’euro est fondamentale car cette monnaie est à la fois le symbole et le levier pour les européistes de la privation de souveraineté des états de l’UE. En effet beaucoup de résistance de la part des différents lobbies attend Marine si par bonheur elle était élue, mais on ne mesure le courage de quelqu’un qu’à l’adversité qu’il rencontre. De plus, les bruiteurs antiFN sont certes virulents et omniprésents dans le champ médiatique (à 80% juif), mais l’immense majorité silencieuse est en train d’ouvrir les yeux et ne se laissera plus manipuler très longtemps.


            • borowic 11 janvier 2012 12:53

              Je ne le discute pas. Je dis qu’identifier les problemes et leur apporter une solution est une chose et etablir un ordre de priorites est une autre.

              Il existe 3 - 4 mesures fondamentales que MLP doit entreprendre dans la premiere semaine de son mandat a l Elysee. Sortir de l euro prendra des mois. Des lors que elle cesse de parler de l euro dans les media.

              I faut arretez de ce voiler la face, les francais dans leur majorite n aiment pas l’euro mais dans leur majorite aussi ont encore plus peur de la sortie de l euro.


            • focalix focalix 11 janvier 2012 11:57

              A l’auteur

              Qu’entendez-vous par :
              - une nouvelle société ?
              - une immigration réduite à la portion congrue ?
              - La révision des lois liberticides (et lesquelles) ?
              - Un changement radical d’état d’esprit dans l’Education Nationale ?
              - ...et dans la justice ?

              Merci


              • borowic 11 janvier 2012 12:55

                cher monsieur je ne vais pas reecrire le programme du FN ici. Les choses me semblent claires non.


              • hans 11 janvier 2012 18:03

                Bsr camarade Borowic, vous devriez le republier car avec mon vieux browser je n’arrive pas à le voir .....


              • focalix focalix 11 janvier 2012 13:48

                ...Je vois.
                Des moinss vengeurs quand on pose des questions.
                Des plusss flagorneurs quand on élude les réponses.
                Voilà un bel aperçu du débat démocratique façon FN !
                _____________________________________
                Votre chat fait des saletés partout ? Vite Marine.


                • tesla_droid84 11 janvier 2012 14:47

                  Bonjour à tous,


                  Un complément d’info de d’analyse de l’UPR (Francois Asselineau) sur le FN et l’euro :




                  • Cocasse Cocasse 11 janvier 2012 14:55

                    Votre article met en évidence au moins une chose : le chantage qu’exercent les « marchés » sur les nations pour paralyser leurs marges de manoeuvre.


                    • lulupipistrelle 11 janvier 2012 16:04

                      C’est marrant, je me tiens le raisonnement inverse : si l’un des candidats qui promet un retour au franc est bien placé, après le premier tour... il y a intérêt à sortir ses écocrocs (en euro et en espèce de France), pour ne pas se retrouver après élection avec de la monnaie de singe.
                      Vue qu’on ne changera pas la loi entre les deux tours...


                      • BA 11 janvier 2012 16:05

                        Doucement vers l’abîme.

                         

                        En ce début d’année, les dix-sept pays de la zone euro cheminent plus que jamais vers l’abîme. Aucune des deux urgences ayant fait l’objet de plusieurs « sommets historiques » ces derniers mois n’ont été traitées : la Grèce se dirige vers un défaut total d’ici au mois de mars, et l’Europe n’a toujours pas mis en place de mécanisme de sauvetage crédible.

                         

                        De ce fait, alors que la crise grecque entre dans sa troisième année, la parole politique est sérieusement décrédibilisée. Il y a longtemps que les dirigeants européens ont perdu leur triple A auprès des marchés financiers ou plutôt, devrait-on dire, des épargnants qui, dans le monde entier, se demandent s’il est bien raisonnable de leur faire encore crédit.

                         

                        Comment en serait-il autrement ? Depuis plus de deux ans, les Européens répètent que le sauvetage de la Grèce est une question de survie pour la zone euro. Que le projet européen lui-même serait en ruine si l’on échouait à Athènes. Que c’en serait fini du rêve d’une Europe puissante, capable de faire jeu égal avec les autres grands blocs économiques de la planète... Or que font-ils face à l’obstacle ? Ils renâclent, tergiversent, posent des conditions, gagnent du temps, bref se montrent incapables de résoudre la crise d’un pays représentant à peine 3 % de la richesse du continent. Hier, à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont une fois de plus sonné l’alarme. Mais ils ont aussi donné un sentiment d’impuissance alors que quatre signes inquiétants, en ce début d’année, montrent que la catastrophe n’est pas loin.

                         

                        Le premier, on l’a vu, est l’imminence d’un défaut grec. Le second est la montée de la défiance vis-à-vis de tous les pays de la zone euro à l’exception de l’Allemagne : hier, pour la première fois, des investisseurs ont prêté à des taux négatifs à Berlin, autrement dit ils ont préféré payer l’Etat allemand pour placer leurs liquidités auprès de lui plutôt que de prendre le risque de les conserver ailleurs. Le troisième est le gel des transactions entre banques, celles-ci ne se faisant plus confiance entre elles. Le quatrième est le repli sur le court terme  : pour les Etats comme pour les entreprises, les horizons de prêt se raccourcissent.

                         

                        Un sursaut massif est indispensable pour éviter que tout le système financier européen ne se grippe et n’entraîne le continent dans l’abîme. Il sera vite trop tard.

                         

                        Nicolas Barré.

                         

                        http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0201832353127-doucement-vers-l-abime-272970.php


                        • suumcuique suumcuique 11 janvier 2012 19:46

                          « Or, depuis 1981 pas un seul candidat à la présidence de la République ne s’est présenté au devant des français avec un programme de réformes aussi important. »

                          Abstraction faite de ce que comparer un membre de la secte européiste comme Mitterand à un parti qui veut sortir la France de l’UE avant qu’il ne soit trop tard n’est pas sérieux, il ne faut pas perdre de vue que remettre la France sur pied, alors qu’elle marche actuellement sur la tête, implique une purge de la haute administration - dont Asselineau fait partie - et, en général, de l’administration, acquise qu’elle est, dans sa grande majorité, au dogme du mondialisme et à la praxis immigrationniste.

                          Depuis de nombreuses décennies, dans l’administration, des tas d’exécutants, qu’il s’agisse de Français de souche ou d’immigrés extra-européens, accordent avec une hystérie à peine dissimulée des privilèges sonnants et trébuchants exorbitants aux immigrés extra-européens et les refusent avec un ressentiment non moins hystérique aux Français de souche. Dans une France redevenue française, ces executants auraient-ils la sagesse de s’amender et de suivre les directives d’un gouvernement de redressement national ? Rien n’est moins sûr. Les mairies, les CCAS - sans compter les « associations » de tout poil - sont bourrés de mélanchonistes et de bovarystes prêts à « entrer en résistance » contre la refrancisation de la France. De même, il paraît difficile d’attendre d’un haut fontionnaire qui, pour se payer ses vacances ou ses maîtresses, a trahi quotidiennement la patrie pendant vingt, trente, quarante ans, de s’amender. Au mieux, le type continuerait de mentir et de trahir comme il respire. Alors que l’immigration extra-européenne aurait été rendue définitivement illégale, tel ou tel haut fonctionnaire ne pourrait tout simplement pas s’empêcher d’en faire rentrer autant que possible en France grâce à ses « contacts », qui lui reversent directement ou indirectement des « intérêts ».

                          C’est pourquoi, si, par bonheur, la France se dotait enfin d’un houvernement français, après des décennies d’occupation, une purge serait absolument nécessaire dans l’administration.

                          Inutile d’avoir fait l’ena ou, a fortiori, d’avoir été parachuté dans un CCAS par un copain plus ou moins haut placé, une copine plus ou moins haut placée, pour prendre les mesures nécessaires à l’arrêt définitif de l’immigration extra-européenne en France.

                          Le fameux « système » ne peut persister que parce qu’il est entièrement fondé sur la complicité plus ou moins active, plus ou moins consciente, de certains individus. Pour en finir avec le fameux « système », il est du devoir d’un parti français d’empêcher par tous ls moyens les centaines de milliers de parasites qui font perdurer et se nourissent de ce « système » de nuire à l’intérêt national.


                          • NOJ71 11 janvier 2012 21:35

                            Enfumage.

                             Avant de faire votre propagande pour le FN, étudiez la situation actuelle en Hongrie. Dans ce pays l’extrême droite gouverne de façon calamiteuse.

                            • BA 11 janvier 2012 22:47
                              Mercredi 11 janvier 2012 :

                              Zone euro : « La BCE doit faire plus pour éviter un cataclysme. » (Fitch)

                              La Banque centale européenne doit augmenter le volume de ses rachats d’obligations afin de soutenir l’Italie et éviter un effondrement « cataclysmique » de l’euro, a déclaré mercredi le directeur de la notation souveraine chez Fitch Ratings.

                              David Ridley, qui s’exprimait devant des investisseurs, a expliqué qu’une implosion de la zone euro aurait des effets désastreux sur l’économie mondiale et que, même si ce n’est pas le scénario de base de Fitch, une telle issue pourrait se produire si l’Italie ne trouvait pas de solution à ses problèmes de dette.

                              « La fin de l’euro serait cataclysmique. L’euro est une monnaie de réserve », a-t-il dit avant de s’interroger sur les conséquences d’un tel événement en termes de stabilité financière et politique.

                              « Il est difficile d’imaginer que l’euro survive si l’Italie ne trouve pas de solution », a-t-il déclaré, ajoutant que si certains jugent que le poids économique et politique de l’Italie est trop important pour qu’on lui permette d’échouer, « on pourrait également estimer qu’il est trop important pour qu’on puisse la sauver. »

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