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Accueil du site > Actualités > Politique > Marine Le Pen veut faire battre monnaie par la Banque de France (...)

Marine Le Pen veut faire battre monnaie par la Banque de France !

Dotée d’un outillage économique plus élaboré que celui de son père, Le Pen veut passer pour celle qui demain, en sortant de l’euro, redonnera du travail aux 3 millions de chômeurs que compte aujourd’hui le pays, et surtout supprimera notre dette.

Pour preuve, elle annonce au journal de France 2, le 18 janvier 2011 : " [...] grâce à la sortie de l'euro, la Banque de France, revenue dans ses statuts de 1973, pourra rembourser les quelque 1 600 milliards d'euros de la dette qu'a contractée le pays [...]". Arrêtons-nous sur cette dernière affirmation pour le moins étrange !

Une fois l'euro quitté − cela demandera au minimum un an et coûtera près d'un milliard (*) − quel sera le taux de change choisi pour le "franc-le-pen" ? Sera-t-il aussi fort que l'euro ? Vaudra-t-il un euro ? Si c'est cela, pourquoi sortir de l'Eurosystème ?

De fait, le "franc-le-pen" devra obligatoirement être inférieur à l'euro, c'est-à-dire dévalué. Et, pour booster l'économie, le cours de cette nouvelle monnaie devra être inférieur d'au moins 20 % à l'euro actuel, afin que la fameuse courbe en "J" des exportations ait un creux le plus faible possible pour dynamiser rapidement et fortement notre commerce extérieur... dont les importations, pétrole compris, seront tout de même renchéries de 20 %.

Bon ! imaginons que le "franc-le-pen" vaille 0,83 euro, soit : 1 euro = 1,20 "franc-le-pen".

Pour rembourser les fameux 1 600 milliards d'euros, il faudra que la Banque de France trouve 1 920 milliards de "francs-le-pen". Soit près de 2 000 milliards, pour faire un compte rond.

La Banque de France ne les ayant pas :

- va-t-elle les emprunter en euros ? Cela serait un retour catastrophique à la case départ…

- non, la fille Le Pen pense que la Banque de France doit créer cette monnaie, ex nihilo ! En fait c'est ce que l'on appelle : faire fonctionner la planche à billets.

Bon ! imaginons que la Banque de France imprime finalement pour 2 000 milliards de nouveaux signes monétaires, sous forme de monnaie banque centrale "franc-le-pen". Ces 2 000 milliards sont ensuite livrés - pour autant qu'ils les acceptent - aux investisseurs en remboursement de notre dette. Ces investisseurs, pour la plupart étrangers, disposeront de 2 000 milliards de "francs-le-pen", c'est-à-dire de créances sur l'économie française pour 2 000 milliards. Soit presque six fois le budget actuel du pays détenu par des mains étrangères ! Cela n'est pas rien ! Du jamais vu dans toute l'histoire de notre pays depuis qu'il existe ! Comme trouvaille nationaliste, difficile de faire mieux !?!

Mais cela n'est pas tout. La quantité de monnaie en circulation dans un pays n'est pas décrétée au doigt mouillé. Elle est régie par la loi dite de la théorie quantitative de la monnaie (d'Irving Fisher (**)) : Mv = QP, avec : M = masse monétaire, v = vitesse de circulation de la monnaie et QP = produit nominal (quantités produites par leur prix). L'équilibre des deux membres de cette équation conditionne soit l'harmonie, soit l'inflation, soit la récession… pour faire simple. QP étant actuellement proche de 2 000 milliards d'euros pour la France, soit donc 2 400 milliards de "francs-le-pen". Dans cette opération de création monétaire ex nihilo, ces 2 400 milliards nouveaux de "francs-le-pen" engendreront tout simplement une hyperinflation... puisque le produit nominal de la France ne pourra pas doubler en quelques mois, même pas en quelques années. Et, comme nous le savons tous, l'inflation pénalise les revenus de ceux qui n'ont rien, pas d'emprunt, c'est-à-dire les pauvres. In fine, créera pauvreté et chômage pour la classe sociale même que Le Pen prend pour cible électorale de choix.

Et, nous n'avons pas pris en compte la spéculation qui ne manquera pas de jouer à la baisse le "franc-le-pen"...

Faire fonctionner de manière inconsidérée la planche à billets, a toujours été pour un pays, une vraie catastrophe. La République de Weimar en a fait les frais en 1933...

Apparemment l'équipement intellectuel économique et financier de la fille Le Pen n'est pas encore au point.

Par ailleurs, ce n'est pas en se prévalant des idées protectionnistes (***) d'un prix Nobel d'économie tel Maurice Allais, que l'on peut dire tout et n'importe quoi. D'ailleurs, nous pensons que Le Pen est suffisamment intelligente pour ne pas croire un seul mot de ce qu'elle dit.

L'essentiel pour elle, c'est que ses futurs électeurs croient ce qu'elle énonce avec certitude. Etant sûr de ne pas être élue, cela ne mange pas pain… Elle peut cependant, avec de tels propos irrationnels, semer le trouble chez beaucoup et faire perdre en 2012 l'un des deux grands partis républicains, dont son propre cousin, l'UMP.

(*) Le passage du franc à l'euro a coûté à l'économie française 2 milliards d'euros et a duré 3 ans (Cf. : "le passage à l'euro du système d'information", Aimé Fay et al., Hermès, 1998).

(**) Voir "A tract on monetary reform" John Maynard Keynes, 1923.

(***) "Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance", 2007, Ed. Clément Juglar.

Photo : R. Trilles.


Moyenne des avis sur cet article :  1.68/5   (106 votes)




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102 réactions à cet article    


  • le-Joker le-Joker 20 janvier 2011 10:22

    Il est amusant de voir combien les sondages sont mis en avant quand ça les arrange par tous ceux qui les réfutent et par ailleurs les annoncent trafiqués quand ils ne vont pas dans le bon sens.

    Perseus depuis qu’il a lu ce sondage a du le coller partout chez lui pour le resservir depuis sa parution sur tous les articles traitant de Marine le Pen.

    Manque plus que Pastori et ils montent en association une imprimerie.


  • Rounga Roungalashinga 20 janvier 2011 13:17

    A noter que ce sondage ne veut pas forcément dire grand chose puisque des électeurs de Le Pen peuvent très bien penser qu’elle ne sera pas élue malgré tout.


  • Castel Castel 20 janvier 2011 14:28

    Le réalisme, c’est donc de suivre le système comme des moutons ?


  • LE CHAT LE CHAT 20 janvier 2011 10:09

    le droit de battre monnaie , ça fait partie de la souveraineté !
    l’inflation , ça paie les dettes aussi , les yankees et les chinois maintienent artificiellement leur monnaie sous évaluée pour tuer notre industrie ! faisons comme eux !
    la politique de la banque centrale européénne est suicidaire pour les économies européénnes !

    et ça donnera du boulot aux gens de Pessac et de chamalières !


    • le-Joker le-Joker 20 janvier 2011 10:32

      Salut le Chat,

      J’ai beaucoup aimé Obama qui demandait hier au président chinois qu’il veuille bien réévaluer sa monnaie pour qu’ils puissent se battre à armes égales.... pendant qu’ils asphyxieront un peu plus l’Euro....


    • LE CHAT LE CHAT 20 janvier 2011 10:40

      Salut Joker ,

      et pendant ce temps , jean Claude Trichet se gargarise avec l’euro fort , penadant que nos emplois foutent le camp et que la croissance est anémiée ! quel nase !


    • Alpo47 Alpo47 20 janvier 2011 10:20

      Pour l’anecdote, je pense qu’une sortie de l’euro et le retour à notre souveraineté monétaire, doivent OBLIGATOIREMENT s’accompagner d’une dénonciation, ou renégociation, de la dette publique.
      Le fait de devoir emprunter aux banquiers est la première cause des déficits publics, et surtout, C’EST UNE GIGANTESQUE ESCROQUERIE.

      Pour le reste, je suppose que MLP n’a pas encore tout compris, et doit être assez mal entourée (?) en matière de compétence économique, cependant, si elle continue dans ce sens, elle aura beaucoup plus que les 17% que lui accordent les sondages actuels.


      • Rounga Roungalashinga 20 janvier 2011 10:36

        Pour l’anecdote, je pense qu’une sortie de l’euro et le retour à notre souveraineté monétaire, doivent OBLIGATOIREMENT s’accompagner d’une dénonciation, ou renégociation, de la dette publique.

        Exactement. L’auteur raisonne comme si la dette était une chose immuable, parce que légitime. Il est évident qu’une sortie de la loi de 1973 entraînera l’annulation d’une partie de la dette (constituée à plus de 80% par des intérêts contractés envers des banques privées), mais il est également certain que cela ne se ferait pas sans heurts, car les grandes puissances financières ne se laisseront pas faire comme ça. C’est à une vraie guerre que se livrera celui ou celle qui, accédant au pouvoir, osera exiger la souveraineté de son pays, et il risque de ne pas faire long feu. Il faut en avoir conscience.


      • kéké02360 20 janvier 2011 14:36

        @ Christian Navis

        exactement on ne doit rien puisque c’est une dette virtuelle smiley

        Pour reprendre l’expression de l’auteur-bankster : que les ultra libéraux se mettent un << doigt mouillé > ou à sec s’ils préfèrent smiley


      • Philodeme Philodeme 20 janvier 2011 14:54

        Ne sous estimez pas les économistes qui sans être FN partagent un point de vue proche.

        Car au-delà du problème français la question de fond est la monnaie on continue à la fonder sur du vent du papier ou autre chose à écouter jusqu’au bout

        http://www.dailymotion.com/video/xfzz19_philippe-simonnot-le-jour-ou-la-france-sortira-de-lyeuro-1-2_news


      • sisyphe sisyphe 20 janvier 2011 15:09
        Par Christian Navis (xxx.xxx.xxx.58) 20 janvier 12:32

        Renégocier la dette publique ? Pas la peine !
        La solution efficace, considérée comme légitime lorsque plusieurs pays d’Afrique n’ont pas pu ou pas voulu nous rembourser : l’annulation unilatérale de la créance.
        Les banquiers se sont assez goinfrés sur notre dos, on peut les mettre un peu au régime !
        Croyez-vous que les puissance d’argent vont nous envoyer leurs canonières ?

        D’accord avec ça !

        Seulement, il faut, conjointement, une réforme globale du système monétaire, qui nationalise les banques de dépôt, qui interdise aux banques privées de créer de l’argent, qui permette aux états (et pas seulement la France, parce que ce ne serait pas jouable ; au moins au niveau européen) d’emprunter aux banques centrales (pas celles actuelles, mais, réformées, et contrôlées par les puissances publiques), sans intérêt. 

        La réforme doit être globale, sous peine d’aller vers un enfermement protectionniste qui n’aurait aucun poids dans l’actuelle économie mondiale, et signerait une catastrophe financière et économique à l’échelle du pays. 

        Quand on parle de ces questions, encore faut-il connaître les processus, et prévoir les moyens de son « autonomie » financière, sinon, c’est la faillite assurée, qui se répercuterait, évidemment, en premier lieu, sur l’ensemble des citoyens, et pénaliserait les moins fortunés.


      • Ferdinand_Pecora 20 janvier 2011 20:08

        @ Christian Navis

        Vous dites : « Ma préférence va à un scénario [...] publié dans »Le Monde" par un économiste keynésien (dont rien à voir avec le FN, si ça peut vous rassurer !)« 

        Excusez-moi de vous rappeler que Lord John Maynard Keynes a forgé le destin de Hjalmar Schacht, le banquier d’Adolf Hitler.

        Par ailleurs, lisez la préface à l’édition allemande de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 7 septembre 1936 écrite par Keynes lui-même : »« Néanmoins, la théorie de la production conçue comme un tout, qui est ce que ce livre cherche à développer, convient beaucoup mieux aux conditions d’un Etat totalitaire que la théorie de la production et de la distribution de richesses produites dans les conditions de la concurrence libre et d’une large dose de laissez-faire. La théorie des lois psychologiques mettant en correspondance la consommation et l’épargne, l’influence des crédits sur les prix et les salaires réels, le rôle joué par le taux d’intérêt : ceux-ci restent les ingrédients nécessaires de notre schéma de pensée. »"

        Keynes était fasciste et prônait explicitement le fascisme. Ce n’est pas pour rien que Roosevelt s’est opposé à lui en 1944 à Bretton Woods et c’est la proposition de Roosevelt qui fut adoptée, contre celle de Keynes.


      • Yérémiah Yérémiah 21 janvier 2011 01:53

        elles sont déjà la leurs canonnières et c’est du lourd !

        sarkozy
        hortefire
        juppé
        lagarde
        L’ump
        et les remplaçants sur le banc de touche gauches divers, centre, ... (rajouter ce que vous voulez)

        et la police française collaborationniste (comme toujours...)

        non, vraiment non, la révolution n’est pas un diner de gala...


      • Ferdinand_Pecora 21 janvier 2011 02:08

        @ Christian Navis

        Vous dites : "Pecora, nous ne devons pas parler du même !!!
        John Maynard Keynes, conseiller de Churchill, inspirateur du new deal de Roosevelt et donné comme un des « pères » de Bretton Woods, et surtout inventeur de « l’état providence » dont se recommandaient les gaullistes et Rocard pour justifier l’intervention de l’état à la fois comme régulateur et comme acteur économique.
        "

        Keynes ne peut avoir inspiré le New Deal de Roosevelt puisque pour son New Deal, pour sa Tenessee Valey Authority notamment, Roosevelt s’est inspiré d’Alexander Hamilton.

        Par ailleurs, ce qui, en France, permis les Trente Glorieuses, ce fut tout sauf du Keynes : 1) instauration de la proposition faite par le Conseil National de la Résistance de reprendre l’idée du Glass-Steagall - séparation des activités bancaires - de Roosevelt (loi 45-15 du 2 décembre 1945). 2) Sur le modèle de ce que fit Roosevelt, lui-même à nouveau s’inspirant d’Alexander Hamilton : émission de crédit productif public. Enfin, 3) la conférence de Bretton Woods a donné lieu à l’instauration de parités fixes entre monnaies de nations souveraines, permettant à des Etats souverains économiquement de s’entendre, sur des principes westphaliens, sur de grands travaux à long-terme pour équiper l’homme et la nature.

        Cela est aux antipodes de la proposition que fit Keynes à Bretton Woods (et qui ne fit pas le poids face à la délégation menée par Harry Dexter White), d’instaurer une monnaie mondiale, le Bancor.

        Vous dites : "Le fond de la pensée de Keynes étant que, bien que partisan du capitalisme (le moins mauvais système comme la démocratie) il considère que les marchés ne peuvent pas s’équilibrer naturellement du fait de la cupidité et de l’égoïsme des acteurs, et qu’il faut donc l’intervention des pouvoirs publics pour éviter les dérives et permettre une répartition plus juste des richesses."

        La proposition de Keynes pour Bretton Woods était en effet totalement opposée à celle des américains. John Maynard Keynes proposait d’instaurer une autorité financière globale, appelée l’International Clearing or Currency Union (ICU) qui émettrait une monnaie globale, le Bancor, plus tard connue sous le nom de Unitas, à l’aune de laquelle tout le commerce international serait mesuré. La clé de voûte de sa proposition était que les nations devaient atteindre un équilibre du commerce. Les nations créancières s’efforceraient, avec une marge d’un petit pourcentage, de ne pas exporter plus qu’elles n’importeraient, et les nations débitrices s’efforceraient de ne pas importer plus que ce qu’elles exporteraient. Une taxe serait due en cas de déséquilibre ou de déficit commercial de la part du créancier ou du débiteur sur le compte à découvert, payé directement à l’ICU. En fait, ce que Keynes proposait était une banque centrale mondiale géante.

        Toutefois, si un tel système était mis en place, cela signifierait que le financement de projets d’infrastructures créant de la valeur afin de construire le développement des nations, serait réduit au minimum – tout développement économique ou importations auprès de nations créancières par des nations débitrices asserviraient la nation débitrice à l’ICU, la forçant à payer une amende. Ainsi, bien que le système de Keynes, qui était sensé, à la base, encourager les nations créancières à convertir leur surplus de monnaie issu de montages d’exportations en bancors et les investir dans les nations débitrices, il ne permettait qu’un développement et une innovation a minima, et en aucun cas n’autorisait à réaliser la reconstruction à grande échelle que Roosevelt voulait mettre en oeuvre.

        En 1943, Keynes avait dit à White que le Royaume-Uni n’en viendrait jamais au standard dollar, et rejetait l’idée qu’on donne au dollar un quelconque statut spécial. A chaque fois que le sujet était évoqué, il refusait catégoriquement d’en discuter. Il le dénonça lorsqu’il fut évoqué lors d’une conférence des Nations-Unies à Atlantic City, et fit entendre à la presse que le plan ne serait même pas pris en considération. Et bien sûr, la Déclaration de Principe, telle qu’elle fut soumise à la Conférence de Bretton Woods, disposait clairement : « La valeur nominale de la monnaie d’un membre… devra être exprimé en termes d’or. »

        Mais la proposition de Keynes ne fit pas le poids contre celle de la délégation de Roosevelt sous la houlette de White.

        Vous dites : « Mais évidemment, si vous êtes crypto communiste comme je le soupçonne, pour vous c’est un facho ! »

        Peut-être avez-vous lu trop vite mon précédent commentaire. Je cite Keynes, dans sa préface de 1936 : "Néanmoins, la théorie de la production conçue comme un tout, qui est ce que ce livre cherche à développer, convient beaucoup mieux aux conditions d’un Etat totalitaire que la théorie de la production et de la distribution de richesses produites dans les conditions de la concurrence libre et d’une large dose de laissez-faire".

        Un « Lord » britannique qui publie dans l’Allemagne de 1936 (Allemagne nazie, donc) une Théorie monétariste qui convient à un Etat totalitaire… on ne peut faire plus explicite ! 

        Certes, comme vous le soulignez à juste titre, pour Keynes« […] il faut donc l’intervention des pouvoirs publics pour éviter les dérives et permettre une répartition plus juste des richesses. […] »… mais cela reste dans un système monétariste et non dans un système de crédit productif hamiltonien tel que le défendit Roosevelt… et qui permit le New-Deal une fois que le Glass-Steagall eut purgé le terrain des dettes spéculatives.



      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 janvier 2011 10:24

        Bonjour AF,

        ce qui plombe et ruine tous les espoirs et tous les efforts des meilleures volontés politiques et populaires, qui justifie toutes les réformes qui décapitent notre système social pourtant performant, ce sont les intérêts sur la dette, ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France ) bientôt d’un montant cumulé équivalent à la dette globale. Soustrayez cette perte annuelle de nos comptes correspondant au deuxième portefeuille après le budget de l’enseignement public et avant la défense, et c’est 40.000.000.000 d’euros de manque à perdre en moins tous les ans...

        graphique bas de page : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/dette-deficits-publics/dette-publique-multipliee.shtml

        On peut très bien en plus, sans sortir de l’Euro, créer une monnaie parallèle à celui-ci pour les échanges sur le territoire.


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 janvier 2011 10:32

          Mais il y a encore plus simple, celui qui nous proposera une loi inverse à celle de 73, assujettie à la renégociation du taux d’intérêt à O %, avec rétro action, et la dette tombe ainsi à la différence entre la somme déjà payée et le montant actuel global de 1600 M, je voterai comme des milliards de français pour lui !.

           


        • foufouille foufouille 20 janvier 2011 10:51

          article stupide
          rappel
          les bankster fabrique 12 fois l’argent disponible
          le pognon est deja fabrique
          cette dette est imaginaire
          de plus les autres pays ont des dettes envers nous
          il suffit de tout supprimer


          • non666 non666 20 janvier 2011 10:54

            « - non, la fille Le Pen pense que la Banque de France doit créer cette monnaie, ex nihilo ! En fait c’est ce que l’on appelle : faire fonctionner la planche à billets. »

            Quel scandale !
            Oser envisager de produire de la monnaie ex nihilo avec la Banque de France comme faux monnayeur alors que j’usqu’a aujourd’hui , c’etait un privilège de la FED, elle meme possédée par les 7 banques « regionnales » US, elle meme sous controle des banques privées...

            Cette salope de Marine envisage donc de rendre aux citoyens cette pratique qui n’est pas scandaleuse quand elle est aux mains des doigts crochus privés ?
            Qu’on la fouette !
            Parce que le mecanisme de credit bancaire, n’est pas un phenomène de creation monaitaire « ex nihilo », peut etre ?

            Pour votre information monsieur Fay, deux prix nobel et les tresoriers de la banque de france avaient deja diagnostiqué , sous DeGaulle, le mecanisme de failliite mondiale engendrée par la fed et le risque que cela faisait courir au monde de voir le dollar etre considéré comme « as good as gold ». Or la creation de l’Euro, dont 90% des reserves de change sont en dollar est aussi , au sein du FMI, dans la position d’un rival ayant l’obligation de soutenir son concurrent...

            Ce qui est scandaleux , ce n’est pas d’en vouloir sortir, de ce mecanisme de merde, meme si cela a un cout.
            Ce qui est scandaleux, c’est de vouloir y rester en sachant qu’inevitablement tous ceux qui y resteront perdront TOUT.

            La prochaine etape, préparée par la mise en faillite des plus faibles de la zone euro est la fusion euro-dollar pêrmettant d’effacer du meme cout la dette US.




            • Ronald Thatcher rienafoutiste 20 janvier 2011 10:56

              L’auteur ayant trempé dans le marigot des banques et de l’économie / marché des capitaux,
              on comprend mieux la conclusion de son analyse...

              Mais pour les gens de la rue, sortir de l’euro, revenir sur la loi 1973, annulation de la dette d’intérêts, sont des thèmes forts de campagne qui participent de la cohésion des électeurs contre leur ennemi commun, le dictateur de la finance et leurs loufiats...

              De bons débats en prespective...


              • Peretz Peretz 20 janvier 2011 12:34

                Il y avait longtemps qu’on ne nous avait pas servi la même soupe ! Non l’inflation n’a jamais été défavorable au pauvre consommateur. L’auteur est en plein dans la pensée unique qui nous a foutu dedans au grand bénéfice des financiers. L’inflation galopante des années 20 en Allemagne qu’il ose encore nous mettre en avant avait d’autres sources. Facile de s’en servir comme spectre à agiter devant les pauvres pour leur dire qu’ils deviendraient encore plus pauvres. Honte à l’auteur, porte-parole du patronat, qui nous met encore une fois des chiffres dans les dents pour faire croire qu’il a raison. Qu’il se renseigne sur l’Economie des trente glorieuses qui dément absolument tout son jargon d’économiste sur de lui. Et sur les économies des pays émergents !


              • Croa Croa 21 janvier 2011 23:37

                « De bons débats en prespective... »

                Ouais, peut-être sur le ouaîbe ! Parce qu’a la télé et à la radio ce thème sera évité , tout comme il l’est aujourd’hui !  La technique sera toujours la même et identique à ce que l’on voit et entend déjà : Si Le Pen, Mélanchon, ou un autre tente un développement sur ce sujet, il sera aussitôt coupé par le ou la journaliste qui saura ainsi recentrer le débat sur un thème plus politiquement correct et plus chaud. D’ailleurs ce sont les journalistes qui décident de ce qui est chaud : Si ceux-ci devaient un jour recevoir le Pape, vous verrez qu’il ne sera question que de capote... , pardon smiley du préservatif !

                On pari ?  smiley


              • JL JL 20 janvier 2011 11:03

                Excellent article qui aborde un sujet tabou.

                Tout d’abord, je voudrais faire quelque remarques.

                L’auteur évoque le « franc-le-pen » ! C’est bien entendu destiné à discréditer l’idée d’un recours au franc. Disons donc que l’auteur décrédibilise lui-même ses arguments puisqu’ils deviennent de ce fait des arguments d’autorité. : ce n’est pas le franc dont il duiscute mais du « franc-le-Pen », disons un fantasme !

                L’auteur écrit : « (sil elle n’emprunte pas) la Banque de France doit créer cette monnaie, ex nihilo ! » Hé oui, comme toutes les banques centrales, si c’est la solution retenue !

                Ensuite il dit : « quel sera le taux de change choisi ? Sera-t-il aussi fort que l’euro ?  ». C’est une question prématuré : on ne décide pas a priori si une monnaie est forte !


                Mais au delà de ces remarques, je voudrais poser la question autrement : il y dette et dette.
                 
                Et pour ma part, je vois trois types de dettes ou plutôt trois types de créanciers :

                - les pensionnés, retraitéss, etc.
                - les investisseurs nationaux ;
                - les investisseurs étrangers.

                L’auteur à ce sujet écrit : « imaginons que la Banque de France imprime finalement pour 2 000 milliards de (francs). Ces 2 000 milliards sont ensuite livrés - pour autant qu’ils les acceptent - aux investisseurs en remboursement de notre dette. »

                Si les investisseurs ne les acceptent pas, alors de deux choses l’une : ou bien l’Etat déclare que c’est à prendre ou a laisser, ou bien l’Etat décide de les rembourser en euros tant qu’il en a.

                Pour ce qui concerne les nationaux, il va de soi qu’il faudra utiliser le franc.

                Cette solution suppose probablement que les deux monnaies cohabitent un certain temps. Où est le problème ?

                ----------------------

                « Après tout le problème est bien plus symétrique qu’on ne croit : la finance peut sans doute nous prendre en otages mais, dès lors qu’il est suffisamment débiteur, l’Etat a aussi les moyens de la ruiner, avec au surplus, derrière, le pouvoir de la ramasser à la petite cuillère et à sa façon… pour tous ses dangers réels, la faillite technique des banques a au moins un effet intéressant : elle permet de leur mettre la main dessus. Et à pas cher en plus. Les arguments de principe pour une recommunalisation du système du crédit abondent ; la situation de faillite leur offre leurs conditions de réalisation – et même de réalisation modique. Car si la nationalisation intégrale est la première étape du processus de recommunalisation du bien commun bancaire, avant la mutation ultérieure en système socialisé du crédit [19]), la situation critique de la faillite générale offre la possibilité d’opérer cette nationalisation par simple saisie. » (Ne pas détruire les banques, les saisir, par F. Lordon, 2/12/10

                La « menace protectionniste », ce concept vide de sens 17/2/9, Frédéric Lordon : La pompe à phynance : "Le « non-protectionnisme » n’existe pas autrement qu’en fantasme, car à part le délire de l’économie-un-seul-monde définitivement homogénéisée, toutes les différences restent autant de distorsions, c’est-à-dire, pour certains, de protections de fait… Le monde différencié, le nôtre pour longtemps encore, est par conséquent – à savoir : en tant qu’il est différencié – protectionniste ! N’est-il pas absurde alors de hurler à la « menace protectionniste » dans un monde qui l’est nécessairement ? À moins, focalisant jusqu’à l’hystérie le regard sur certaines protections, que ce soit pour mieux faire oublier les autres… la concurrence des marchés, c’est le protectionnisme (dénié) des structures.



                « A la force, il faut opposer la force ; à celle du capital, celle de la loi – la seule à notre disposition. » (F. Lordon). La loi c’est le peuple qui l’écrit en même temps qu’il écrit son histoire.



                 


                • JL JL 20 janvier 2011 11:04

                  Je voulais dire : excellent sujet !  smiley


                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 20 janvier 2011 11:58

                  « La théorie quantitative de la monnaie d’Irving Fisher ». Ca me rappelle le lycée et la fac. Avec mes potes ont avait résolu le problème de la dette :

                  1- On la répudiait.
                  2- On enfermait les banquiers mécontents en prison.

                  Comme les Islandais l’ont fait.


                  • manusan 20 janvier 2011 12:03

                    « La quantité de monnaie en circulation dans un pays n’est pas décrétée au doigt mouillé. »

                    La FED a imprimé 700 milliard de dollars entre 1913 et 2007, puis 1400 milliards entre 2008 et 2010 ... qui se retrouve dans toutes les banques mondiales.

                    En tout cas, eux, ça ne les dérange pas de nous faire payer leurs conneries.


                    • AntoineR 20 janvier 2011 12:16

                      L’auteur utilise l’image diabolique du FN pour ramener les français dans « le droit chemin » : surtout ne pas remettre en cause l’Euro.
                      Vous vous rendez compte, ce serait catastrophique ma pauvre dame. Il vous faudrait une brouette de billets pour allez acheter votre bifteak !

                      La création d’argent aujourd’hui réservée à des organismes privés n’est pas mieux régulée que quand elle était réservée aux états eux-mêmes. Il est créé sur la zone euro jusqu’à 11% d’argent supplémentaire chaque années alors que la croissance n’y ait que de 2%.

                      Retirer le droit aux pays de créer leur argent n’est qu’une escroquerie servant les plus riches et endettant les pays. C’est un moyen indirect de transférer les richesses de la masse vers les ultra-riches. C’est un impôt à l’envers....

                      Tous les médias vont dans le même sens, ça devrait mettre la puce à l’oreille.
                      Mais là, l’auteur est tombé bien bas dans la supercherie. Les ficelles sont grosses. Il écrit des aneries suivies de formules très compliqués pour crédibiliser le tout.

                      Si passer d’une monnaie qui vaut 1 à une monnaie différente qui vaut 1,2 fois moins nous appauvrit. Alors le passage à l’Euro aurait du nous rendre tous millionaires car le coefficient était de 6,5 dans l’autre sens.

                      Rembourser la dette avec de l’argent créé à partir de rien par l’état peut être réalisable si dans un même temps, le volume d’argent créé à partir de rien par les banques privés est réduit d’autant. (modification des coefficients de réserve)

                      Nous interdisons à l’état ce que nous autorisons aux banques. C’est plus qu’une abbération, c’est un scandale.

                      Continuez vos articles débiles, ça développe l’esprit critique de la masse. Vos ficelles sont de plus en plus grosses....
                      J’ai quand même du mal à comprendre vos motivations.


                      • Slim GAIGI Slim GAIGI 20 janvier 2011 12:16

                        L’auteur est un économiste, çàd quelqu’un qui veut croire que son analyse est purement technique et que quelques équations sauront lui donner raison.

                        C’est oublier que cette analyse n’a de sens que dans un modèle économique donné et celui qui est utilisé par l’auteur, est celui qui démontre, semaine après semaine, qu’il est cancérigène à l’humanité.

                        Dans un système intrinsèquement vicié, on peut faire tous les calculs à une moindre échelle que l’échelle systémique, qui semblera démontrer ce que l’on veut démontrer (ici l’auteur veut discréditer la proposition du retour à la monnaie souveraine nationale).
                        Mais en changeant de paradigme économique, ce calcul n’a plus aucun sens.

                        Et plutôt que de se pencher sur la question fondamentale « Est-ce que le système actuel est efficace pour répondre aux besoins de l’humanité ? » l’auteur reste implicitement sur l’idée que le système est tel qu’il est et qu’il faut bien faire avec parce qu’il ne changera pas.

                        C’est donc un article de technicien, celui qui a le nez dans le guidon et qui ne prend pas de recul sur la machine qu’il entretient ; il verrait que cette machine qu’il croit connaître si bien est une aberration dans son résultat global.
                        Nous devrions plutôt encourager ce technicien à mettre sa matière grise au service d’une imagination fertile et utile sur comment changer de système plutôt que de faire des réparations de fortune sur un moteur qui est devenu fou.


                        • pastori 20 janvier 2011 13:42
                          « mettre sa matière grise au service d’une imagination fertile et utile sur comment changer de système »

                          c’est ce que fait l’auteur en dénonçant les slogans hâtifs pour changer des choses sans savoir si c’est possible. lui en explique les effets pervers ! 

                          en effet Mr slim. si votre voiture est fichue vous avez deux solutions :

                          -vous pouvez en acheter une autre. vous allez d’abord examiner si vous en avez les moyens
                           -vous pouvez la faire réparer. la aussi vous allez regarder si vous avez les moyens et si c’est économiquement valable.

                          dans les deux cas, étude du problème et des solutions puis décision. c’est normal. 

                          ce effort d’analyse qui vous parait indispensable de faire pour votre voiture vous le refuseriez pour tout un pays ?

                          ce que vous dite reviendrait à dire : « changeons de voiture, et après on verra si on doit le faire et si on peut le faire. ». 

                          et s’il y avait une troisième solution plus favorable ?



                        • Slim GAIGI Slim GAIGI 21 janvier 2011 10:20
                          « ce que vous dite reviendrait à dire : »changeons de voiture, et après on verra si on doit le faire et si on peut le faire.". 

                          et s’il y avait une troisième solution plus favorable ?"

                          Non ce n’est pas ce que je dis.
                          Je dis que l’analyse de l’auteur est une analyse fermée, qui est à une échelle micro systémique alors qu’on pourrait la qualifier de macro économique paradoxalement.
                          Et je dis donc que l’auteur défend visiblement une thèse qui moi me semble très limitée et surtout plus du tout d’actualité.

                          Pour reprendre l’image de la voiture et du moteur que vous utilisez, je prétends effectivement qu’il est grand temps de changer car le diagnostic a déjà été réalisé et il est terrible ; seul un inconscient continuerait de rouler dans ce véhicule qui n’a plus de freins et qui a la pédale d’accélérateur enfoncée quoique l’on fasse. A un moment, le mur on va le rencontrer...

                          Bref, je comprends qu’il soit particulièrement malaisé de changer de paradigme ; nous sommes éduqués pour penser dans le moule du système sans imaginer que ce moule on peut le changer. Alors certes, on peut penser dans le moule, vivre dans le moule, souffrir dans le moule, crever dans le moule, mais on peut tenter de dépasser ce moule, ce que ne fait pas l’auteur.

                          Le système actuel n’est pas réparable ou alors c’est de la sémantique (on répare tellement de choses que ça n’est plus le même système...). Il faut le changer et personnellement je travaille sur ces questions depuis quelques mois voire quelques années, en tous cas suffisamment pour savoir que d’autres alternatives systémiques existent et qu’elles méritent d’être étudiées.
                          J’ai moi aussi longtemps cru que le système dans lequel nous étions était une sorte de système « naturel » issu d’une histoire quasiment indépendante de la volonté humaine résultat d’une auto organisation systémique.
                          Et puis je me suis penché sur la question un peu plus en profondeur et j’ai compris comment fonctionnait le système et quelle était son histoire.
                          Au final, peu m’importe que son histoire soit purement auto évolutive ou purement politique, il apparaît qu’il est tout simplement nuisible à l’humanité.
                          Certains prospèrent grâce à ce système et c’est d’ailleurs pourquoi il est entretenu par ses bénéficiaires. Mais la grande majorité en est plutôt victime et cette majorité gagne en masse malheureusement.
                          Personnellement j’ai décidé de ne pas être une victime consentante déjà en étant une victime consciente.

                          Est-ce que l’auteur a conscience d’être prisonnier d’un schéma de pensée ?
                          Je suis disposé à remettre mon schéma en cause comme je l’ai déjà fait auparavant, mais il me faut du logos, de l’argumentation et je ne valide pas ceux proposés par l’auteur qui visiblement tient à faire son analyse à un niveau sub systémique quand il faut désormais passer au niveau supérieur.
                          A revoir donc...

                        • Croa Croa 21 janvier 2011 23:56

                           smiley Slim, n’insulte pas les techniciens !!!  smiley

                          Les économistes veulent croire (plutôt faire croire ) que leurs analyses sont purement techniques  : Là OK...

                          Mais dire qu’il s’agit d’un « article de technicien » NON ! C’est bien trop fumeux, comme tout ce qui sort de la tête d’un économiste !


                        • Hadrien 20 janvier 2011 12:37

                          le front national est la cinquieme colonne ,des sioniste en france.
                          liberons le pays ,de cette gangrene.
                          tous ces vendus,à guantanamo !!!!


                          • gimo 20 janvier 2011 17:43

                             DIVISER POUR MIEUX REGNER


                          • pastori 20 janvier 2011 13:10

                            la majorité des français sont fâchés avec l’économie. ceux qui brament pour sortir de l’euro sont souvent incapables de dire ce que çà va apporter, dans un sens ou dans l’autre !


                            l’euro a multiplié les prix par 10 pendant que les salaires n’ont pas bougé.

                            à cause de l’euro ? NON ! à cause des commerçants et de la grande distribution qui ont joué sur l’aspect psychologique des choses. les gens ont oublié que 50Cs, c’est à dire pas grand chose, c’était en fait 3,50 frs ! ces salauds se sont goinfrés sans cause !

                            mais alors pourquoi brâmer ?  la réponse est simple et très terre à terre :

                            les gens croient qu’avec le franc, le café va de nouveau coûter 5 Frs, la baguette 2 frs etc...on verra plus facilement comment ces commerçants s’empifrent en profitant du fait que 3€ c’est pas grand chose dans l’esprit des gens alors que c’est 20 frs c’est à dire le prix d’un steak frites qui est passé à 120 frs ! 

                            ceux qui croient cela se mettent le doigt dans l’oeil ! les prix ne baisseront pas..

                            la lecture de l’article donne déjà une idée des choses. approfondir le sujet montre que ce n’est pas si simple. idem pour sortir de l’Europe : dans tous les cas, les dindons et les payeurs seront les plus démunis, comme toujours.

                            les nantis eux ont des réserves pour tenir longtemps.

                            les slogans électoralistes, à l’emporte pièces et irresponsables des politiciens nécessitent quand même un minimum d’examen. sinon gare au réveil.



                            • lolo 20 janvier 2011 13:18

                              Comme beaucoup de commentaires, je suis en désaccord avec l’auteur. En général je ne suis pas d’accord avec les idées du FN, mais le coup de redonner le pouvoir sur l’émission d’argent à la banque de France çà par contre çà me plait.
                              L’auteur part du principe que coute que coute nous rembourserons la dette. Or, Marine propose de rembourser mais sans intérêt, voir même de restructurer la dette autrement dit de ne pas la payer. Et si çà fait couler les banques, éh bien qu’on les nationalise... Le danger de la planche à billet on l’a déjà de toute façon. Ce sera planche à billet ou déflation. La FED imprime à tout va, et la BCE n’aura bientot plus d’autre alternative que de faire marcher la planche à billet, ou de voir de nombreux pays de la zone euro faire défaut sur leur dette. Elle peux aussi obliger les travailleurs à remourbser le gouffre des banques, mais ce sera pas possible ou alors il y aura des révoltes tous les pays d’Europe.
                              La loi de 1973 a établi un impot privé sur la création monnétaire des travailleurs, au profit des détenteurs du capital...à l’heure actuelle beaucoup trop d’intérêts sont présents dans tous ce que l’on paye et çà coince.
                              J’ajouterais que l’Argentine en 2001 a fait défaut sur sa dette, et son économie repart. De même pour l’Islande. Par ailleurs, plus prêt de nous en Suisse leur CHF est à 0.77euro, ils exercent un protectionisme assez fort vis à vis de l’extérieur (priorité aux produits agricoles nationaux, protection de l’industrie...) et ils ne s’en portent pas plus mal, et même bien mieux. Les français de plus en plus nombreux qui viennent s’installer en Suisse (j’ose le mot, des émigrés économiques et non ceux qui viennet planquer leur pognon) sont tous surpris par le niveau des salaires et le fait que l’on puisse vivre dignement en travaillant. Et poutant la France a une monnaire plus forte ??? il serait temps que l’on se rende compte que la richesse d’un pays c’est le niveau de formation de sa population, sa capacité à produire, sa puissance agricole, ses infrastructures...plutôt que la quantité de zéro qu’une petite élite possède sur sur compte en banque.

                              Et quand vous dites, que Marine n’a aucune chance d’être élue, je n’en serai pas si sur...allez palper un petit peu le poul du pays et son mécontentement, jamais je n’avais ressenti une exaspération aussi forte qu’à l’heure actuelle. 


                              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 20 janvier 2011 23:14

                                « ...allez palper un petit peu le pouls du pays et son mécontentement, jamais je n’avais ressenti une exaspération aussi forte qu’à l’heure actuelle.  »

                                C’est d’ailleurs pour cette raison que Hervé Morin a toute ses chances pour 2012.
                                Non, je déconne. smiley smiley


                              • pastori 20 janvier 2011 13:28
                                l’auteur a raison. la planche à billet et l’inflation reviendrait à vendre la France aux banksters en échange de la dette. curieux stratagème pour un parti souverainiste !!

                                dénoncer la dette et dire merde aux banksters ? facile à dire ! on n’aura donc plus besoin d’emprunter ? 

                                quel organisme acceptera ensuite de prêter à un pays qui se comporte ainsi ? ou alors à quel prix !

                                essayer de dire à la BNP que vous ne rembourserez plus votre prêt immobilier et après cela essayez d’obtenir un prêt dans une autre banque ! vous serez édifiés. c’est pareil pour les pays. demandez à la Grèce !

                                les sirènes des slogans électoraux sont une chose, la réalité toute autre.
                                aurait-on déjà oublié les 20 promesses de sarko et ce qu’elles sont devenues ?

                                 L’exaspération et réelle mais ce n’est pas une raison pour dire et faire n’importe quoi !
                                il serrait temps que ce pays devienne adulte
                                 je ne suis pas très sûr des capacités de marine en matière économique, et quand à ses conseillers......en tout cas les gens feraient bien de s’informer sur le plan économique, et ce n’est pas facile.

                                 

                                • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 20 janvier 2011 13:37


                                  La dette actuelle est frauduleuse. Elle ne mérite que d’être annulée, selon un accord fermement négocié avec les créanciers.

                                  Lesquels créanciers peuvent être mis sous pressions simplement en mettant en perspective une nécessaire augmentation du taux de couverture obligatoire des prêts par les fonds propres, les obligeant à augmenter leur capital propre, et à défaut de pouvoir le faire, à se déclarer en faillite.

                                  Tout est question de volonté politique... et si les seuls à avoir cette sorte de volonté politique la sont les mouvances politiques stigmatisées comme d’extrême droite, même si l’essentiel du discours sécuritaire a déjà été adopté par les partis politiques établis, alors l’avenir possible se dessine de manière bien singulière... on a pas fini de rire.

                                  Mais rien n’est écrit...


                                  • ykpaiha ykpaiha 20 janvier 2011 13:51

                                    Payer la dette ou payer sa dette is that the question ?
                                    Et si en fait ce n’était qu’une dette de banque ?
                                    CAD du papier volant ?
                                    Imaginons que par hasard malencontreux, il faut le dire, on se rende aux urne pour un référendum et que a la question de la dette on pose la bonne question !
                                    Genre pourquoi continuer a engraisser DSK et ses acolytes...surtout si on se rend compte qu’elle est en grosse partie due par manipulation d’intérets !!
                                    Gageons de la réponse.
                                    Un DeGaule aurait osé une Marine pas sur et pourtant l’exemple Islandais n’est pas loin.
                                    Ils ont fait une dette c’est bien qu’ils se la garde « Je ne me sens pas concerné »


                                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 20 janvier 2011 13:51

                                      j’ ai l’ impression que l’ argent comme internet  c’ est un truc virtuel ... la preuve quand les faussaires inondent le marché de faux billet l’ économie continue de tourner ....comme internet avec ses fausses nouvelles pas neuves .

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