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Accueil du site > Actualités > Politique > Martine Aubry ou Pierre Moscovici ?

Martine Aubry ou Pierre Moscovici ?

L’opposition entre Martine Aubry et Pierre Moscovici n’est pas qu’affaire d’ego. Elle recouvre de vrais enjeux et mérite débat.

Après la cacophonie de La Rochelle, il est de bon ton de crier haro sur le baudet. Le baudet étant en l’occurrence Martine Aubry. Il est vrai que Martine Aubry est au centre de beaucoup d’enjeux et que par voie de conséquence cela fait beaucoup de jaloux. Pierre Moscovici en premier, qui ne cesse, depuis samedi, de crier sur tous les toits qu’il a été trahi et qu’il n’a pas l’intention de renoncer à être premier secrétaire. Se poser en victime, c’est peut-être un argument suffisant pour que se tendent... les micros, mais cela ne fait pas pour autant un argumentaire. Homme de gauche, non-membre du PS, je ne roule pour aucune chapelle et les querelles sémantiques sur la définition du social-libéralisme ou du libéralisme social me laissent de marbre, mais je crois qu’il y a un vrai enjeu politique à la confrontation actuelle entre Pierre Moscovici et Martine Aubry. Les ambitions sont légitimes lorsqu’elles expriment un enjeu.

Pour ma part, je crains fort qu’à l’occasion des prochaines élections, les élections européennes, ne se manifeste de manière brutale la désillusion du peuple de gauche face à l’impuissance du Parti socialiste. Et je crois également que, si Pierre Moscovici est choisi comme premier secrétaire du Parti socialiste, cette désillusion s’exprimera avec d’autant plus de force. Un PS au niveau du Parti de Besancenot ou des écologistes ? Ce n’est pas une hypothèse absurde. Lève le nez du guidon Pierre, oublie un instant le Parti socialiste et demande-toi qui sont les maîtres du débat public. Le Parti socialiste est inaudible depuis longtemps et le coup de force de Fabius en 2005 en a signé l’acte de décès. Quant aux paillettes de Ségolène Royal… L’idée selon laquelle le remède serait d’élire un non-présidentiable à la tête du PS (ce qui est ta théorie) est une absurdité. Au contraire, il faut une voix forte au PS. Le sujet n’est pas d’empêcher la présidentialisation du Parti, comme tu le suggères, le sujet est d’empêcher que l’élection présidentielle ne se joue à l’extérieur, au sein des rédactions des journaux et des instituts de sondage, comme cela a été le cas en 2007. Ce sont les médias qui ont "fait" Ségolène. Ils l’ont "fait" à leur main, avec pour seul cahier des charges de se situer sur le même terrain que l’étoile montante du camp d’en face, Nicolas Sarkozy (dit autrement, d’être son faire-valoir). Si Ségolène Royal a remporté les primaires au sein du PS, ce n’est parce qu’elle représentait quoi que se soit, mais parce que les militants socialistes savaient que la force de corruption de la machine à propagande médiatique ne laissait au Parti socialiste pas d’autre choix que de se soumettre à leur diktat. Il en va de même pour les présidentiables actuels (ceux désignés par les médias). Ils seront les otages de cette machine à propagande si le Parti socialiste ne pèse pas sur ce qu’ils sont et ce qu’ils disent.

Pour ma part, je crois que désigner Martine Aubry comme première secrétaire est aujourd’hui le meilleur des choix possibles, non point tant parce qu’elle serait un point d’équilibre entre la gauche et la droite du parti, non point parce qu’elle serait ma championne pour les prochaines élections présidentielles (quoique…), mais parce qu’elle est l’antidote à Ségolène Royal, symbole de l’inexistence politique du PS. Aubry est, elle, le symbole d’une résistance. Elle est le "nous" de la gauche face au "je" de Ségolène Royal, face au "je" de la société du spectacle, face au "je" de la droite. Elle est le chemin qui peut permettre au Parti socialiste d’être entendu hors ses murs.

La démocratie est malade et la gauche a des réponses à cet état de névrose collective. Si tant est qu’elle sache faire les bons choix. La gauche doit résister à la marchandisation de l’espace public. Ce devrait être l’honneur du Parti socialiste que de tenter d’en être le fer de lance.


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52 réactions à cet article    


  • Cug Cug 4 septembre 2008 10:27

     De toute façon soit ils désignent un premier secrétaire qui mettra en oeuvre un programme réellement socialiste soit ils perdent les élections.


    • Jean-paul 4 septembre 2008 15:39

      Conclusion
      Ils perdent les elections !!!!!!


    • lefranc-tireur lefranc-tireur 4 septembre 2008 17:47

      L’avantage, avec moscouvitchie, c’est qu’il est fort pour piquer la place des autres.

      Rappelez vous que c’est lui qui fut surnomé le sot du doubs, un clin d’œil au saut du doubs, pour avoir ravi la désignation de maire de la suite de bouloche et ainsi, avoir permis l’arrivée de Souvet, qui ravit tellement les électeurs de ce bastion traditionnel socialiste que ce sénateur-maire UMP fut ensuite systématiquement réélu au premier tour.
      Et cette ville connut enfin la prospérité. Et s’est embellie comme jamais.
      Et même avec une cission, l’ancienne équipe fit 60% mais perdit pour cause de division aux dernières élections.

      Amis, préservons nous de lui si vous ne voulez pas encore y laissez des plumes.


    • KOUINO Didier Couineau 7 septembre 2008 18:39

      . Je vous invite à lire

      l’autre article que je viens de publier sur Agoravox (la faute politique de Vincent Peillon), dont l’idée centrale est de dire que, à l’heure où la droite se radicalise, la gauche doit réapprendre à s’opposer plutôt que de courir après François Bayrou. Il ne s’agit pas là d’un discours gauchiste, appelant à un virage sur la gauche, il s’agit simplement de dire que la gauche est en recul, quel perd ses repères et qu’elle doit faire le réapprentissage de l’opposition pour retrouver son identité, plutôt que de débattre à l’infini sur le thème "plus social-libéral que moi tu meurs". Ces débats ne sont que joutes de prétoires qui n’ont aucune prise sur la réalité. Ils ne serviront qu’à diviser.


    • KOUINO Didier Couineau 7 septembre 2008 19:00

      @Gug
      Vous appelez à mettre la barre à gauche toute, d’autres (sans doute, plus nombreux dans l’appareil du parti, appellent à l’inverse. Nous ne sommes plus très loin de l’implosion. Ajoutons à cela que le désamour vis à vis du PS et de son incapacité à peser est el qu’il est fort probable qu’il prenne une immense veste lors des prochaines européeenes,. Après avoir été dépassé par le FN, rattrapé par Modem, sera-t’il dépassé par le nouveau Parti de Besancenot. Je ne crois pas que du "plus à gauche" ou du "plus à droite" ne naissent de solution. Il faut poser le problème autrement. Je vous invite à lire en complément

      l’autre article que je viens de publier sur Agoravox (la faute politique de Vincent Peillon), dont l’idée centrale est de dire que, à l’heure où la droite se radicalise, la gauche doit réapprendre à s’opposer plutôt que de courir après François Bayrou. Il ne s’agit pas là d’un discours gauchiste, appelant à un virage sur la gauche, il s’agit simplement de dire que la gauche est en recul, quel perd ses repères et qu’elle doit faire le réapprentissage de l’opposition pour retrouver son identité, plutôt que de débattre à l’infini sur le thème "plus social-libéral que moi tu meurs". Ces débats ne sont que joutes de prétoires qui n’ont aucune prise sur la réalité. Ils ne serviront qu’à diviser.


    • Jean-paul 4 septembre 2008 15:41

      Si l’on traite Segolene Royal de maitresse d’ecole ,Martine Aubry serait la surveillante generale .


    • wuwei 4 septembre 2008 10:51

      Filopat ou Patafil ? La peste ou le choléra ? Oui ou Oui à Maastricht ? Rien de nouveau et rien à attendre de l’une ou de l’autre. Ce sont de bons produits, excellents soldats du capitalisme, voués entièrement au diktat des marchés financiers et à leur carrière politique. Ils ne sont là que pour prouver un peu plus que le PS n’est qu’une coquille vide, inaudible, sans véritable projet et totalement exangue.
      Et encore je suis mesuré dans mon propos.


      • saint_sebastien saint_sebastien 4 septembre 2008 10:51

        C’est quoi le parti socialiste aujourd’hui ? on a surtout l’impression que c’est un patrimoine , un coffre au trésor que certains se dispute pour on ne sait plus quelle raison. Il est temps de faire disparaitre ce fantôme en des formations plus petites , plus cohérentes. L’UMP aussi est une cagnotte sauf que celui qui l’a dévalisée mange bien confortablement à l’Elysée à nos frais.


        • Zalka Zalka 4 septembre 2008 10:55

          Vu l’empressement des responsables UMP à soutenir Martine Aubry et à affirmer qu’ils la craignent plus que tout, je pense qu’il faut absolument l’éviter.

          C’est con à dire, mais j’ai du mal à croire sincère ces envolées sur la dangerosité d’Aubry quand on sait que c’est elle qui a soumis le projet de loi sur les 35h, dont la critique systématique et absolue est le cheval de bataille de la droite.

          @Larsen : raconte nous tous : tu es à l’UMP, chargé de la propagande sur internet.


          • Zalka Zalka 4 septembre 2008 13:24

            C’est sûr qu’avec les attaques en règles contre madame 35 heures, Aubry sera un excellent choix !


          • roberto 4 septembre 2008 11:01

            Bonjour,

            Le PS ne serait il pas tout simplement en bout de course ? Il a fait son temps, il faut maintenant le remplacer. Une partie rejoins une gauche plus radicale, une autre devient social-démocrate. Mais l’entité PS devrait disparaître.


            • Yvance77 4 septembre 2008 13:18

              Et les 20 % restant sont ceux du haut de l’echelle votant connement à la bonne droite, et asservissant tout un peuple. Lagardère, Bolloré, Pinault ... et copains de qui .... langue au chat ?

              Et moi je suis contre cette putain de droite et je sais pourquoi .... match nul donc !

              A peluche


            • Zalka Zalka 4 septembre 2008 13:26

              "Les gens les plus intolerants sont les gens de gauche, c’ est mon avis ! "

              Mais oui, et tes envolées sur les "racailles" nous prouvent ton ouverture d’esprit. La preuve, tu recouvres tout ce que est un peu trop basané avec ce terme.


            • JL JL 4 septembre 2008 11:21

              Le PS est au pied du mur : virage à droite ou virage à gauche ? Devancer Bayrou ou devancer Besancenot ? Je crois que dans la première hypothèse il devrait se choisir un premier secrétaire présidentiable, une personnalité forte et charismatique. Au contraire, dans la seconde, il doit privilégier un programme résolument de gauche. S’il ménage la chèvre et le chou, il perdra sur les deux fronts. A moins qu’il n’éclate avant ...


              • JL JL 4 septembre 2008 12:20

                Faut-il préciser ? Un chef charismatique, pour séduire à droite, ou bien un programme résolument social pour séduire à gauche.

                Il est clair que ni le PS ni personne au PS ne saurait faire les deux.


              • Danouch 4 septembre 2008 11:23

                Pour autant, même si je comprends les arguments avancés en faveur de Martine Aubry, il me semble étonnant que personne ne réagisse au pacs qu’elle a initié avec L Fabius. Si le débat des européennes est soi disant terminé, comment peut elle faire une alliance de circonstance avec cet homme, ardent défenseur du NON, son père Jacques Delors n’a t’il plus d’influence en ce domaine.
                Désolée,mais gagner pour gagner, ne me semble pas le meilleur chemin pour que le PS redevienne se qu’il doit être. C’est une des raisons qui me poussent à croire que M Aubry n’est pas celle que je désirerai aux commandes de ce parti. Parce que déjà cette position de pacs avec des "ennemis" d’hier ne me semble pas cohérente, parce que cela marque que le pouvoir semble plus important que les idées, parce que les valeurs ne sont pas à défendre qu’en discours, mais aussi en action et en comportement.


                • KOUINO Didier Couineau 4 septembre 2008 11:58

                  Je comprends votre réaction à propos de l’alliance avec Fabius. Personnellement, j’ai un immense mépris pour cet homme, lorsque je pense à son comportement purement opportuniste lors du référendum sur la constitution européenne, et je regrette qu’une partie de la gauche se soit fourvoyé en disant non à la constitution européenne. Mais il faut aller au delà. Ce qui nous sépare de la droite est bien plus important que ce qui nous sépare de ceux qui se sont trompés au moment du référendum. C’est cela l’essentiel. Face à la domination de la droite, comment le PS peut-il réussir à se faire entendre ?


                • Voltaire Voltaire 4 septembre 2008 11:27

                  Ce plaidoyer électoraliste manque de fond. Et devrait se situer dans la catégorie tribune libre (ce n’est pas une analyse mais un parti pris).
                  Dommage car une analyse des arguments respectifs entre ces deux candidats au poste de premier secrétaire du PS mériterait d’être réalisée : contrairement à ce que l’on peut penser, il existe non seulement des diffférences d’ambition à court terme, mais aussi de projet de société entre ces deux candidats, qui méritent d’être développés. 


                  • KOUINO Didier Couineau 4 septembre 2008 12:26

                    C’est votre droit de penser que l’article est léger. J’ai peut être une explication à vous fournir. J’ai volontairement choisi, par souci de clarté, de ne développer qu’un seul argument, argument qui ne me semble pas être développé par ailleurs. Le Parti Socialiste est en crise. Les analyses sur les projets (ou l’absence de projet) du PS ne manquent pas. J’ai simplement voulu mettre en évidence que le PS, s’il veut être entendu, doit aussi prendre en compte son environnement extérieur (domination des médias- à lire sur ce sujet : http://sondagesnonmerci.unblog.fr ? )


                  • Voltaire Voltaire 4 septembre 2008 13:54

                    @l’auteur

                    Vous avez mal compris ma remarque : je ne vous réclamais pas une analyse des différents projets du PS, mais plutôt des différences et convergences qui opposent ou rassemblent ces deux candidats. Suggérer que le choix d’un candidat ne doit se faire qu’en fonction de l’image actuelle du PS et de sa situation me semble très hasardeux. Ce fut le choix des militants en 2006 avec Ségolène Royal, avec les conséquences que l’on sait. En réalité, ce choix devrait être fait en fonction des projets respectifs et de leurs vision qu’ont les candidats de leur parti, de son rôle, de son évolution, de son projet de société. Car, qui que soit le candidat PS en 2012, il devra être porteur d’un projet de société et d’un projet politique crédible pour avoir une chance. Cela me parait assez mal parti : On connait Mme Royal, Mr Delanoë semble ne s’appuyer que sur son image, et Mme Aubry est prête à s’associer avec des courants de pensées que tout oppose. De mon point de vue, le projet de Mr Moscovici est le plus clair, mais il signifie une transformation du PS qui exclue à moyen terme son aile gauche, au profit d’une alliance avec le MoDem. Hypothèse invendable à une majorité de militants... Bref, c’est mal parti.


                  • KOUINO Didier Couineau 4 septembre 2008 15:22

                    Ces deux candidats, de ce que j’en sache, sont proches idéologiquement. Mais je l’avoue, cela m’intéresse peu de creuser le sujet. Savoir si l’un est 0.25% plus libéral et 6% plus social-démocrate que l’autre est un faux-débat qui ne sert plus que d’outil à la droite pour caricaturer les débats de la gauche. Pour moi ces débats sont clos depuis… 1920, avec la scission du Parti communiste. Je caricature, bien sur. Bon allez d’accord, depuis… Michel Rocard. Mais ce que je souhaite dire tout de même, c’est que la droite est dominante depuis la crise économique des années 90 (en instrumentalisant la peur). Le sujet est donc de savoir comment être à nouveau entendu de ceux qui ont peur. Certainement pas par la division. Je le répète ce qui m’intéresse chez Martine Aubry, c’est qu’elle est le " nous " collectif de la gauche, face au " je " de la droite, face au " je " de la société du spectacle, face au " je " de Ségolène Royal. En 2006, les socialistes se sont " donnés " aveuglement à Ségolène Royal. Vous dites que ce fut une erreur et vous voyez en Martine Aubry un remake de ce scénario. J’y vois moi un aveu d’impuissance et je vois en Martine Aubry une manière de dépassement. Moscovici, premier secrétaire c’est la garantie absolu de retrouver Ségolène Royal sur tous les plateaux télés du matin jusqu’au soir d’ici à la prochaine élection présidentielle et de voir disparaître le Parti Socialiste de l’actualité. Pardonnez-moi d’être aussi raz des paquerettes, mais…


                  • Eloi Eloi 4 septembre 2008 18:44

                    Voltaire, j’ai eu le même sentiment que vous...

                    Mes excuses à l’auteur, mais ce n’est rien d’autre que de la politique politicienne... Où sont les programmes, les idées, l’érudition, l’analyse ? L’homme politique n’est-il pas sensé disparaître derrière ses convictions et les moyens qu’il souhaite mettre en oeuvre pour les appliquer ?

                    Merci malgré tout pour votre article


                  • Voltaire Voltaire 4 septembre 2008 21:14

                    @l’auteur

                    Vous vous méprenez sur mon commentaire : je n’ai aucun candidat favori pour le poste, et je ne fait que porter une analyse la plus objective possible de la situation. Je pense d’autre part que vous faites erreur dans votre jugement sur les différences qui séparent Mr Moscovoci et Mme Aubry en terme de projet de société (je ne connais pas leur projet de gestion du parti), et que celles-ci sont bien plus importantes que vous l’imaginez (sans porter de jugement). Encore une fois, vous vous attachez à la forme, à l’image médiatique de votre candidat. A ce stade, vous faites à mon avis erreur : Nicolas Sarkozy ne s’est pas impossé uniquement parcequ’il savait jouer des média, c’est important mais pas suffisant. Il s’est imposé parce qu’il défendait un projet clair de société. De la même façon, François Bayrou s’impose actuellement non pas par son image, mais par là aussi une vision de la société en opposition claire avec celle de Mr Sarkozy et basée sur des valeurs compréhensibles. Le cas Besancenot est un contre exemple, mais son objectif n’est pas de rassembler une majorité, il peut donc se contenter de la forme, mais le PS souhaite-il en rester là ?


                  • Ian 5 septembre 2008 14:16

                    Le cas Besancenot est un contre exemple, mais son objectif n’est pas de rassembler une majorité

                    Bien-sûr que si, vous n’avez visiblement jamais écouté un de ses discours. Son objectif est clairement de devenir majoritaire, ou plus exactement que les idées qu’il défend deviennent majoritaire.

                    Stratégie très différente de celle du PS, effectivement.


                  • jpb jpb 4 septembre 2008 11:30

                    Pierre Moscovici se présente pour le job de premier secrétaire. C’est un job à plein temps pour transformer la vieille maison et la mettre en accord avec un socialisme moderne, rejetant les solutions extrêmes qui ont conduit le communisme.

                    Pierre Moscovici propose une méthode pour y parvenir. Il ne s’agit donc pas de l’opposer à Martine Aubry qui a la capacité d’être présidentiable. Il s’agit de deux postes différents qui se traduisent une fois au pouvoir par la présidence de la République, et le poste de premier ministre.


                    • KOUINO Didier Couineau 4 septembre 2008 13:35

                      "Pierre Moscovici propose une méthode pour y parvenir. Il ne s’agit donc pas de l’opposer à Martine Aubry qui a la capacité d’être présidentiable. Il s’agit de deux postes différents" dites-vous. Je ne crois pas qu’il s’agit de deux postes différents. Le parti socialiste ne sera pas entendu si son leader n’est pas un présidentiable et un présidentiable qui n’aurait pas de rôle central au sein du Parti Socialiste ne représentera que lui-même et sera l’otage des médias. Nous vivons un temps de pensée unique où il n’est pas bon d’être dans l’opposition (quelquesoit le parti auquel on appartient).


                    • jpb jpb 4 septembre 2008 15:09

                      Pierre Moscovici est tout à fait capable de se faire entrendre dans les media, tout comme Martine Aubry et tous les autres présidentiables. Quelle est cette fable et sur quoi repose-t’elle que pour exister dans les media, la confusion des genres soit obligatoire ?


                    • chmoll chmoll 4 septembre 2008 11:51

                      la suite .... après la pub


                      • Gzorg 4 septembre 2008 13:18

                        Entre le Young leader de l’american fundation et la pro-Européenne de famille...

                        Voyons...voyons....

                        Quel traitre choisir ?

                        Martine Aubry donc...comme d’hab c’est toujours le choix du moins pire !


                        • Zalka Zalka 4 septembre 2008 17:59

                          Donc en clair, ce qui fait de Sarkosy un mauvais président (son attitude) justifie de désigner Aubry comme candidate socialiste ?

                          Mouais. Chez Sarko, je n’aime ni ses idées ni sont attitude. Et je n’ai pas envie d’un Sarko de gauche, car ce serait immanquablement un mauvais président.


                        • Cc 8 septembre 2008 12:44

                          Et comme l’auteur l’a dit (que j’accorde volontier) elle represente le "nous " de la gauche, alors que sarkozy represente le "je" de la droite.
                          Une autre tare a enlever.


                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 septembre 2008 14:54

                          Pour le moment l’alliance politique que cherche à construire Martine est écartelée entre des courants contraires (de certains strauss-khanien à Fabius, B. Hamon et Emmanuelli, sans oublier l’inclassable et versatile Montebourg). Comment convertir cette cacophonie en ligne politique ? Mystère et boulle de gomme.

                          Quant à SR, elle a un programme que développe sa contribution, ainsi que le remarquable livre d’entretien qu’elle à commis avec Alain Touraine qu’il faudrait lire avant d’affirmer qu’elle n’a rien à proposer, ne serait-ce que pour les contester avec des arguments, De plus elle sait s’entourer des conseils des meilleurs experts actuels dans le domaine économique et social (Piketty, Aghion etc..) dont nul de ne peut affirmer qu’ils ne pensent pas les problèmes avec une certaine audace.

                          Mais ce n’est pas l’honnêteté et le séreux de l’analyse qui semblent conduire la teneur de votre article. Celui-ci n’a pas donc pas grand chose à voir avec la contribution à un débat citoyen démocratique, mais, au mieux, avec une vulgaire propagande politicienne. Assez vaine au demeurant...



                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 septembre 2008 15:19

                            j’ajoute qu’avec une telle alliance on s’achemine vers un congrès de Reins qui ne sera qu’un remake de celui du Mans qui, entre autre cause (et qui a mon avis n’est pas la moins décisive), a conduit à la défaite de 2007.

                            Vis repetita..


                          • KOUINO Didier Couineau 4 septembre 2008 16:07

                            Grande agressivité qui répond sans doute avec ma propre agressivité...primaire, vis à vis de Ségolène Royal. Je n’ai rien à reprocher à S.R, sauf que d’avoir été élu par les médias avant que de l’être par son Parti, sauf que d’avoir perdu les élections, sauf que d’écrire des choses vachement intelligente en compagnie d’un sociologue vachement intelligent 2 ans après avoir perdu les-dites élections. Dans son livre, Madame Royal répond-elle à la question : "Les sondages, outils marchand, outil de manipulation de masse, peuvent-ils devenir des outils de légitimation politique ? Permettez-moi d’en remettre une couche... soyons primaire, je n’ai rien à reprocher à Ségolène Royal, sauf que de dire "je" à chaque fois qu’elle ouvre la bouche. Je ne sais même pas sur ce terrain, si elle serait battue par le locataire actuel de l’élysée. Savez-vous qu’au soir de la motion de censure de 2006, suite à l’affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy, invité du journal de TF1, aura réussi en 3 minutes à prononcer 60 fois le pronom "je", soit une fois toutes les 5 secondes. C’est promis, dorénavant j’écouterai avec plus d’attention les discours de SR... et je compterai les points.


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 septembre 2008 16:33

                            Comment se présenter seule et personnellement sans dire "Je" ?

                            Vous oubliez que l’élection présidentielle est personnelle, à la différence d’une élection législative. Elle élit un homme ou une femme et non un parti qui lui se doit de le ou la soutenir sur la base d’une vision plus que d’un programme précis (rôle du parlement) sans pour autant l’asservir à son intérêt particulier.

                            Ce que LJ avait déjà dit en affirmant qu’il ne serait pas un président des "socialistes" mais de tous les français...
                            .
                            On peut contester l’élection du président au suffrage universel (donc au dessus des partis) , mais tant que celui-ci est la règle, il faut faire avec avec le je qu’implique le jeu politique dans toute monarchie élective.

                            Ce que nombre de socialistes a du mal à comprendre, c’est qu’on ne peut jouer un jeu qui déroge aux règles du jeu pendant le jeu, sauf à les changer ensuite.

                            Mais cela est un autre jeu. Et ce n’est pas gagné en France...


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 5 septembre 2008 08:24

                            Sur les institutions

                             

                            - Étendre les compétences régionales avec les moyens financiers

                            correspondants (aides économiques, entretien des bâtiments

                            universitaires).

                            - Renforcer fortement la péréquation, et donc la solidarité entre

                            collectivités et entre territoires, garantie par l’État, notamment

                            entre les départements riches et pauvres.

                            - Donner aux étrangers non communautaires présents en France

                            depuis dix ans le droit de vote aux élections locales

                            Le mandat unique des parlementaires, avec un vrai statut des

                            autres élus.

                            - Le rattachement de la Cour des comptes au Parlement, pour y

                            mettre sa capacité d’évaluation des politiques publiques.

                            - La constitution par les commissions parlementaires de forums

                            citoyens pour évaluer l’impact des politiques publiques.

                            - La démocratisation du mode de scrutin du Sénat et la

                            modernisation de son fonctionnement (avec, pourquoi pas, l’idée

                            ancienne d’une intégration du Conseil économique et social).

                            • La 	création d’un référendum d’initiative 	populaire

                             

                             

                            Prohiber toute intervention du garde des Sceaux dans les dossiers.

                            Les procureurs ne devront plus recevoir d’instruction du ministre

                            de la Justice dans l’exercice de l’action publique. Le

                            gouvernement conduira la politique pénale sur la base des lois

                            votées par le Parlement. Le Conseil supérieur de la magistrature

                            aura compétence pour interpeller le ministre de la justice sur toute

                            atteinte à l’indépendance des magistrats, du siège ou du parquet.

                            - Faire du contrôle judiciaire la règle et de la prison l’exception,

                            hors les cas de violences aux personnes ou d’infractions graves

                            pour l’ordre public.

                            - Améliorer la condition pénitentiaire qui est une honte pour le

                            France

                             

                            Sur l’Europe

                            Créer un débat sur l’avenir de l’Europe par la voie d’une

                            consultation européenne, s’adressant directement aux peuples des

                            27 États-membres.

                            - Repenser profondément notre conception de l’Europe sociale.

                            L’Europe sociale, c’est d’abord une Europe qui n’empêche pas

                            les États de décider du niveau de solidarité qu’ils souhaitent. Une

                            directive est donc plus que jamais nécessaire pour éviter que les

                            règles de concurrence ne s’appliquent aux services publics.

                            - Faire de l’harmonisation fiscale le prochain grand chantier de

                            l’Union. Cela permettra d’éviter le dumping et la compétition liée

                            à une fiscalité du travail et du capital trop divergente dans les

                            États-membres.

                            Sur les 35h

                            Sa position est de maintenir la loi Aubry en en renégociant les modalités branche par branche dans le cadre du renforcement indispensable du pouvoir des syndicats

                            -Respecter le rôle des partenaires sociaux, ce que l’actuel

                            gouvernement s’est montré incapable de faire sur la question de la

                            durée du travail. Lorsqu’il demandera aux partenaires sociaux de

                            négocier un texte, le gouvernement devra s’engager à présenter au

                            Parlement un projet de loi reprenant les termes de l’accord (le

                            Parlement gardera bien entendu son droit d’amendement).

                            - Réformer la composition des conseils d’administration des

                            entreprises avec une représentation des salariés à hauteur de 30

                            %.

                            - Encourager un syndicalisme rendant davantage de services aux

                            adhérents (accueil et conseil aux nouveaux salariés, assistance

                            juridique à toutes les étapes du contrat de travail, etc.).

                            - Créer le chèque syndical pour favoriser les nouvelles adhésions

                            On peut penser ce que l’on veut de ses propositions, mais on ne peut dire qu’elles n’existent pas ou qu’elles ne sont que des principes fumeux.

                            Relisez le texte et vous pourrez en débattre.

                            Il est vrai qu’elle ne pense pas qu’il soit ni possible ni souhaitable d’imposer immédiatement par la loi la proposition des 4/4/32 de Pierre Larrouturou .

                            C’est, pour moi, une question de la démocratie sociale qui ne peut se confondre avec l’étatisme social dont on sait qu’il n’est démocratique que de nom.

                             



                             

                             

                             

                             


                          • wuwei 4 septembre 2008 15:21

                            Seulement - 3, pour mon commentaire précédent  ? J’aurai du me lacher plutot que de mesurer mon propos. C’est vrai alors qu’ il n’y a plus grand monde au P"S" à part des chefs ? Je met le, S, entre guillemets car cela fait fort longtemps qu’il n’y a plus rien de socialiste dans ce parti. à moins bien entendu que je n’ai rien compris à la présence de DSK au FMI et de Pascal Lamy à l’OMC, qui ne seraient en fait que des agents dormants du komintern. C’est vrai aussi qu’en regardant de plus prêt le parcour de Martine Aubry, on peut lui trouver un air de ressemblance avec celui de Rosa Luxembour et ce n’est pas le fait d’avoir été dans les années 80 ,chez Péchiney, la plus proche collaboratrice de Jean Gandois (futur patron du CNPF) qui peut faire douter de son engagement dans la lutte contre le capitalisme. Quant à Moscovici c’est incontestablement pour être plus proche des gens du peuple qu’il préfère arpenter les rues défoncées de Saint Germain des¨Près plutot que les avenues arborées des beaux quartiers du pays montbéliar dont il est président de la communauté de commune.
                            Une fois que l’on ne s’arréte pas aux apparences cela permet de mieux comprendre toutes les subtilités de la politique novatrice du P.. ( Désolé je n’arrive vraiment plus à mettre le "s")


                            • Gabriel Gabriel 4 septembre 2008 15:30

                              Bonjour,

                              Aubry ne fait-elle pas partie du troupeau d’éléphants de la gauche ? Toujours est il qu’elle n’arrive pas à la cheville de son père en terme d’éfficacité et de modestie. Allez dehors ! Du sang neuf et des vrais socialistes, pas cette poignées d’égocentriques qui pourrissent la gauche depuis 20 ans et ne s’interressent qu’à leur nombril.
                              "Il faut confier le pouvoir à ceux qui ne le désirent pas vraiment". Platon 


                              • LE CHAT LE CHAT 4 septembre 2008 16:09

                                Les royalistes espérent le sacre avec ce congrés à Reims .
                                les autres espérent sa chute !http://www.politique.com/images/dessins/actualite/juin-2007/royalistes.gif

                                 smiley smiley smiley


                                • Christoff_M Christoff_M 5 septembre 2008 03:34

                                  pourquoi choisir dans les anciens en parlant de renouveau !!

                                  la seule chose qui a fait prendre la tete à Sarkozy à droite c’était son age et sa combativité face aux vieux ténors qui le toisaient et ne le prenaiient pas au sérieux !!

                                  on attend toujours à gauche quelqu’un de dynamique et d’énergique pour relever le combat face à Sarkozy qui est un puncher.... alors Aubry ou Moscovici, pas tres sérieux !! encore des idées de parti d’appareils...

                                  je verrais plutot un Peillon ou un Valls inspirés...

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