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Accueil du site > Actualités > Politique > Martine Aubry paie l’unité de façade du Parti Socialiste

Martine Aubry paie l’unité de façade du Parti Socialiste

Un semestre après son élection controversée à la tête du Parti Socialiste et au lendemain de la déroute cuisante des élections européennes (16% des suffrages, presque deux fois moins que l’UMP), Martine Aubry se doit de tirer les enseignements d’un tel échec, enregistré alors que l’exécutif doit faire face à une défiance et une impopularité croissante. Tout d’abord, la tentative d’unification du parti, alors empêtré dans d’inexorables divisions internes, s’est soldé par un échec cuisant : en priant les différentes personnalités socialistes de limiter leurs interventions médiatiques afin d’afficher une ligne politique claire et unie, Martine Aubry a préféré ignorer les fortes divergences idéologiques qui existent au sein du PS (voir mon article "Le PS plongé dans une crise idéologique") que de solutionner cette problématique. Conséquence directe de cette stratégie alors encensée par les chroniqueurs : l’absence d’engagement des socialistes dans la campagne européenne, que les français ont vivement réprouvé via le bulletin de vote Europe-Ecologie. L’unification des courants au sein du parti se solde donc par un échec criant, et Martine Aubry va être contrainte de les affronter de face.
 
Effectivement, le Parti Socialiste ne pourra assurer sa pérennisation si il ne tranche pas entre la social-démocratie et le socialisme à l’état brut, grand dilemme de ce siècle. Trouver une issue à cette impasse avant les présidentielles de 2012 ne paraît cependant pas concevable : si le PS tangue vers la gauche radicale, son statut de parti de gouvernement prendra un coup, tandis que si il se rapproche de la social-démocratie, le poids de la gauche radicale sur l’échiquier politique s’en verra accru. A fortiori, aucune de ces deux alternatives ne semble en mesure de résorber la crise dans laquelle s’est embourbé le PS.
 
On en revient donc à la troisième stratégie, que Martine Aubry aura en vain tenté d’imposer, celle de l’unification de façcade, responsable de la déroute des socialistes. L’image d’unité, bien que fourvoyée, a incontestablement bénéficié à l’UMP, pourtant elle aussi caractérisée par des multiples divergences au sein-même des organes de la formation. Seule différence avec le Parti Socialiste, le Mouvement Populaire possède un avantage de marque, celui de posséder un leader incontesté et fort d’une légitimité que nul ne conteste. Si il souhaite enfin remporter une élection présidentielle, en 2012, ce qui constituerait une première depuis 24 ans, le Parti Socialiste n’a plus qu’espérer l’arrivée du messie...ou se replonger dans d’interminables luttes internes en quête d’un(e) leader...
 
Retrouvez ce billet et mes autres articles sur lenouvelhebdo.com

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4 réactions à cet article    


  • Acturevue Acturevue 15 juin 2009 10:46

    Bonjour, je n’ai pas réussi à avoir ton mail. Je suis rédacteur du site http://acturevue.com. Es-tu d’accord pour que l’on publie quelques uns de tes articles sur notre site quand l’intérêt se présente ? N’hésite pas à mettre notre site en favoris ou nous envoyer des articles.

    Mail : perrotin_david@yahoo.fr

    Cordialement, 
    D. Perrotin

    • Fergus fergus 15 juin 2009 10:46

      Il est évident que « l’unité de façade » ne peut plus fonctionner : les socialistes nous resservent le même plat après chaque revers, et il un goût de plus en plus avarié.

      Une seule solution pour espérer jouer un rôle déterminant aux présidentielles de 2012 : organiser des primaires ouvertes à tous les électeurs de gauche comme le demandent avec insistance les quadragénaires des primaires afin de dégager un incontestable leadership.

      Un leadership que Martine Aubry est totalement incapable d’incarner tant elle paraît absente de sa fonction...


      • LE CHAT LE CHAT 15 juin 2009 12:27

        le PS , c’est un panier de crabes !


        et plus personne s’y retrouve !


        vivement la designation du prochain candidat qu’on se marre !  smiley


        • Stéphane Bouleaux 15 juin 2009 14:04

          Le PS est devenu un parti bourgeois, dirigé par des bourgeois avides de profiter de tous les avantages qu’ils peuvent negocier.

          Une grande partie de leur electorat vient desormais des profiteurs du meme style, et de la grande masse des fonctionnaires et assimilés.

          Les travailleurs, ne se reconnaissent plus dans ce parti.

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Auteur de l'article

AJ


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