Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Médias : l’arroseur arrosé....

Médias : l’arroseur arrosé....

Nicolas Sarkozy a utilisé à son profit l’emballement médiatique autour de son malaise. Les journalistes qui croyaient levier un lièvre se sont fait prendre à leur propre jeux et c’est le président qui sort renforcé de cet événement. Analyse et décryptage d’une stratégie de communication présidentielle.

 Le malaise, une aubaine !
 
Le malaise qu’a fait dimanche dernier le président Sarkozy a provoqué un emballement médiatique. Cet incident aurait pourtant du cesser d’être un événement dés l’instant ou il fut avéré que le président n’avait aucune difficulté à tenir son rang. 
 
Néanmoins, beaucoup de rédacteurs cherchent à donner à cet incident une dimension politique essentielle. Ils se sont persuadés que cet accident va forcer le chef de l’état à modifier son comportement, à faire plus attention à sa santé, à lever le pied, à écouter Carla Bruni qui lui demande de faire attention à sa santé et donc à diriger le pays différemment. 
 
D’autres encore se questionnent sur la santé des dirigeants en général. Est-elle du domaine publique ? Faut-il réformer la constitution pour garantir un accès à l’information concernant la santé du monarque ? 
 
Autant de sujets dont le président n’a eu qu’à se saisir pour en faire des armes de communication. 
 
Car, Nicolas Sarkozy, du fond de son lit de l’hôpital du Val de Grâce, a flairé le bon coup.
 
Ce malaise et le concours de circonstance qui va avec, était pour lui l’occasion de répondre aux critiques de ces derniers mois. Critiques touchant autant sa politique que sa personnalité hyperactive. 
 
Il lui est reproché de trop s’impliquer dans des dossiers techniques, de prendre beaucoup d’initiatives et de décider de tout, tout le temps, au détriment de ses ministres. 
 
Cette hyperprésence du chef, couplée au rythme rapide imposé par le quinquennat, a dors et déjà profondément bouleversée l’exercice du pouvoir suprême sous la 5ème république. 
 
Le président, en fin stratège a donc trouvé dans son malaise de dimanche une superbe parade pour réussir sa sortie estivale et étouffer les critiques. 
 
L’occasion fait le larron. 
 
Les journalistes et l’opposition réclament un homme plus posé, plus réfléchi, qui endosse pleinement le costume de monarque. Cet homme s’est révélé sur les marches de l’Élysée, en conférence de presse improvisée après le conseil des ministres de mercredi, le président a rassuré les français sur sa santé et s’est donné une image humaine, « Je ne suis pas en dehors des règles physiques, il faut que je me repose » a t-il déclaré. 
 
Sarkozy est un maitre en communication, les journalistes qui croyaient tenir un scoop en spéculant sur le réel état de santé du président ont envoyé des reporters poireauter toute la journée devant La lanterne.
 
Puis, le couac de Frédéric Lefebvre, porte parole de l’UMP, qui affirmait que l’accident du président était de nature cardiaque leur a donné du grain à moudre et a relancé la polémique, au moins pendant quelques heures. 
 
Mais aucun n’avait prévu que le président manœuvrerait si vite sur le terrain de la communication. Car, le génie de Sarkozy est d’avoir complètement tourné l’attention des observateurs politiques sur sa personne.
 
A tel point, qu’aujourd’hui on arrive à penser qu’un malaise bénin et extrêmement fréquent puisse influer suffisamment la personnalité du président pour que la politique générale du pays s’en trouve modifiée. La France est-elle à ce point en difficulté qu’il faille attendre un problème physique du chef pour envisager un changement de cap politique ? 
 
D’autant que dans le camp socialiste, la réaction est impressionnante de vide, les seuls mots de responsables de l’opposition ont été pour souhaiter au président un bon rétablissement. Pas une phrase sur l’emballement médiatique, pas une réaction sur la communication Élyséenne, pas une proposition alternative en matière de transparence sur la santé du président. 
 
La seule réaction des éléphants socialistes est de répéter en boucle que le président va trop vite et ne prend pas le temps de la réaction. Timide contre attaque étouffée dans l’œuf par l’intervention du président au sortir du conseil des ministres.
 
Sarkozy, par sa communication, a peopolisé la vie politique, à tel point que ce petit malaise est l’exemple parfait de l’amalgame entre vie privé, politique et journalisme, un imbroglio tout à l’avantage du chef de l’état. Bonne vacances monsieur le président !
 

Moyenne des avis sur cet article :  1.57/5   (7 votes)




Réagissez à l'article

3 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 1er août 2009 11:49

    Bel article partisan écrit par un thuriféraire !

    S’il est vrai que Sarkozy peut, à court terme, tirer profit de cet épisode sanitaire pour améliorer son image en s’appuyant sur la sympathie des Français, il est tout aussi probable que cela contribuera à le fragiliser dans l’opinion en montrant qu’il n’est pas le chef indestrcutible dont il cherche en toutes circonstances à donner l’image.

    Le fragiliser dans l’opinion, mais aussi aiguiser les appétits. Et pour peu qu’un nouvel « accident cardiaque », comme l’a qualfié Lefebvre, survienne d’ici à la fin du mandat, il est évident que Brutus-Copé se jettera sur l’occasion pour jouer sa propre partition dès 2012 en sapant de l’intérieur de l’Ump la candidature Sarkozy.

    Reste une question sans réponse : qu’est-il réellement arrivé à Sarkozy ? Simple malaise lypothymique (comme l’ont affirmé avec retard des médecins militaires aux ordres) ou accident cardiaque ? Affaire à suivre...

     


    • tvargentine.com lerma 1er août 2009 18:26

      Une bonne analyse qui décrit bien le vide intellectuel de la presse et de la gauche en général

      Le Président a tirer un peu trop sur la corde comme cela arrive à nombre de travailleurs en France et à un moment le corp ne répond plus.

      Le constat est simple : du repos

      Ca tombe bien c’est les vacances,il fait beau

      Laissez donc tranquille le Président Nicolas Sarkozy pendant ses vacances,il sera temps
      à la rentrée de parler des choses sérieuses comme la crise financière et la grippe et ses
      effets sur la population et les disfonctionnements dans l’organisation « FRANCE »

      http://www.tvargentine.com


      • ykpaiha ykpaiha 2 août 2009 15:34

        Un évanouissement de pétasse avide de couv « Gala » rien de plus rien de moins.
        Et zou au suivant.
        Maintenant le pire est que certains lui donnent le sobriquet de président comme d’autres ont eu celui de goulue...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Thibaud


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès