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Accueil du site > Actualités > Politique > Mélenchon et le front de gauche ont raison sur l’Europe (...)

Mélenchon et le front de gauche ont raison sur l’Europe !

 Dans cette campagne, j’admets que la position européenne du front de gauche n’est pas forcément la plus intuitive et je remarque que du coup nombre d’incompréhensions circulent sur internet, certains y voyant des contradictions, des incohérences, et d’autres carrément une volonté dissimulée d’embrouiller ou de tromper les français.

 Je vais donc essayer ici de l’expliquer et peut être de répondre à certaines interrogations, en m’appuyant très largement sur l’excellent bouquin « Nous on peut ! » écrit par Jacques Généreux, que je conseille à tous ceux qui s’intéressent à toutes ces questions.

I Le mythe de l’impuissance

 D’abord commençons par le constat que fait le front de gauche sur la situation économique et politique en Europe, parce qu’on ne peut pas comprendre les solutions qu’il propose si on ne connait pas les problèmes qu’elles visent à combattre et les objectifs qu’elles visent à atteindre.

 Pour le front de gauche, face à la crise déclenchée en 2008 par le capitalisme financier, les états ont sauvé les fauteurs de crise (les banques et les spéculateurs) au lieu de les combattre. Et face à la spéculation contre la dette publique de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande etc …, les gouvernements se plient aux exigences des marchés financiers et font payer la facture aux travailleurs.

 Les grands partis qui se partagent le temps d’antenne avec les gouvernements et une armée d’éditorialistes, d’experts etc … nous rabâchent tous la même rengaine, celle de l’impuissance. On ne peut pas faire autrement, il n’existe pas d’alternative, le capitalisme, le pouvoir de la finance et la compétition mondiale sont des réalités indépassables. Selon eux, nous n’avons plus d’autre choix que de tenir un discours de « vérité » aux français : l’état est en faillite, il n’y a plus d’argent, nous n’avons pas d’autre choix que de nous « serrer la ceinture », bref de nous résigner à l’austérité.

 Ce discours n’est pas sans rappeler celui qui dominait avant la crise : « dans un monde en guerre économique permanente, la nécessité d’être compétitif nous contraint à faire ce que l’on peut pour rester dans la course, à sacrifier des « acquis sociaux trop couteux » ou des biens publics « au dessus de nos moyens » et à « travailler plus pour gagner… » moins !

 Et en cas de crise, les sacrifices sont nécessairement plus durs, les états se retrouvant à court d’argent.

 Ainsi toute politique progressiste offrant une autre perspective que la régression sociale ont beau apparaître souhaitables pour le plus grand nombre ( ex retraite à 60 ans pour tous ou smic à 1700 euros ), elles n’en sont pas moins systématiquement présentées et, en fin de compte malheureusement assez largement perçues, comme irréalistes dans le monde d’aujourd’hui.

 Et si on regarde le paysage politique dans cette élection présidentielle, on voit bien que les principaux candidats ( Sarkozy, Bayrou, Hollande, Lepen ) tiennent tous ce discours et défendent tous cette même austérité, à la nuance prêt que Bayrou cultivant son folklore centriste veut faire porter l’effort à 50/50 entre la réduction des dépenses et de nouveaux impôts, qu’Hollande veut faire payer un peu plus les riches que les autres mais sans grande conviction, et que Lepen veut faire surtout payer ces salopards d’immigrés.

 Jean-Luc Mélenchon a d’ailleurs sorti une expression marrante pour les désigner : il les appelle « les 4 daltons de l’austérité ». (Je vous laisse deviner qui sont Joe et Averell …)

 Le front de gauche avance que le « on ne peut pas faire autrement » est justement précisément le verrou idéologique qui protège les profiteurs du système, mieux que n’importe quelle armée.

 

II L’union européenne libérale

 Et à ce titre, l’UE est devenue l’instrument de soumission des Européens à la pression permanente de la libre concurrence. Elle n’a pas seulement livré l’Europe à la guerre économique mondiale et à tous les spéculateurs de la planète ; elle l’a fait en privant les Etats membres de tous les instruments de la puissance publique employés par les autres grandes puissances pour soutenir leur économie nationale. De surcroît elle a intensifié la concurrence interne entre les travailleurs européens, elle a encouragé la concurrence fiscale et le dumping social entre ses Etats membres pour soutenir une convergence forcée vers les politiques néolibérales.

 Et on le voit avec l’exemple Grec, il faut voir comment l’UE protège ses membres face à la crise financière ! Elle ne constitue pas un front renforcé des Etats européens pour contrer les spéculateurs et mater les marchés financiers ; elle forme au contraire un front de gouvernements pour protéger la finance et forcer les peuples les plus vulnérables à se soumettre aux exigences des banquiers.

 Après un tel bilan, il n’est pas né l’altermondialiste du front de gauche qui saura convaincre les foules que seul un pouvoir supranational saura restaurer le progrès social et la souveraineté des peuples face aux marchés !

 On peut de bonne foi souligner que la tournure anti démocratique de l’UE n’a rien avoir avec la construction européenne que nous proposons et même à juste raison soutenir que les biens publics mondiaux ( la biosphère, le climat, les ressources naturelles, la paix, etc … ) nécessitent idéalement une politique mondiale. Ce discours est inaudible face aux réalités immédiates qui confortent au contraire les appels au repli national ( Lepen / Dupond-Aignan / Asselineau ).

 En effet, le seul endroit au monde où l’on a commencé une réelle intégration internationale ( l’UE ) apporte chaque jour la démonstration que ce processus vise à déposséder les peuples de tout reliquat de souveraineté, à préserver le système capitaliste et des politiques néolibérales qui épuisent la planète et les hommes au seul avantage d’une minorité de profiteurs.

 Alors dans ce contexte, on peut toujours soutenir comme le front de gauche que, dans l’idéal, nous avons besoin de plus d’Europe démocratique et de plus de mondialisation démocratique pour contrer l’UE et la mondialisation néolibérales. Mais ce discours peut être vrai en théorie et inopérant en pratique. Car toute la question est de savoir comment l’on passe de la réalité insoutenable à l’idéal souhaitable.

 D’où les incompréhensions à propos de la position du front de gauche et toutes les critiques qu’elles génèrent.

 Sauf qu’en l’occurrence il est une première idée qui s’impose au bon sens : ce n’est pas en commençant par bafouer la souveraineté des peuples dans l’Etat-nation que l’on promeut l’avènement des instances démocratiques supranationales dont le monde a besoin.

 

III Le repli nationaliste

 Ainsi, la première étape logique dans la reconstruction d’une coopération démocratique entre les peuples européens, comme entre les peuples du monde, consiste à restaurer d’abord toute la souveraineté populaire abolie par la mondialisation du capitalisme, là où elle peut s’exercer dans l’immédiat, c’est-à-dire au niveau national. Autrement dit : Si, en effet, ce sont bien les peuples qui maîtrisent la conduite des politiques au niveau national, alors tout processus d’intégration supranationale éventuellement nécessaire se fera uniquement selon des modalités qui étendent la démocratie et promeuvent les biens communs à tous les peuples.

 Mais là où la réflexion du front de gauche diverge totalement de celle des nationalistes, c’est que pour le front de gauche la restauration de la souveraineté populaire nationale doit évidemment aller de pair avec l’intensification de la solidarité internationale des peuples, solidarité plus que jamais indispensable face par exemple à l’urgence écologique, ou face aux tensions croissantes pour le partage planétaire des ressources, deux grands enjeux géopolitiques systématiquement oubliés par les autres formations politiques et ainsi exclus du débat public.

 Dès lors le défi politique du moment, pour le front de gauche, est de restaurer la souveraineté populaire nationale sans s’abîmer dans un repli nationaliste. Ce défi peut être relevé en suivant le cap d’un nouvel internationalisme fondé sur la coopération des peuples souverains. Mais cela suppose au préalable de faire sauter le verrou de la prétendue impuissance des nations.

 Mais ce besoin de solidarité n’est pas la seule raison qui exclut un repli nationaliste.

 Les nationalistes expliqueront avec conviction qu’un repli au niveau national n’est pas contradictoire avec une coopération entre les peuples mais ils se trompent. Un tel repli c’est abandonner toutes les questions internationales aux seules négociations inter-gouvernementales, c’est-à-dire, à des ministres, à des diplomates, à des technocrates, bref à des personnes non élues.

 C’est faire la même erreur que nos ancêtres après la seconde guerre mondiale !

 Il est illusoire de croire restaurer la souveraineté du peuple en en abandonnant une aussi importante partie à ces gens qui forment une classe sociale complètement déconnectée du reste de la population. Il suffit de voir le rôle moteur qu’ont jouées toute ces institutions internationales dans la mondialisation libérale (ONU, FMI, OMC, et dans une large mesure l’UE ), pour comprendre le caractère fondamentalement oligarchique et vain de ce genre de gouvernance ( le G20 en étant la plus extrême manifestation ) et donc que ce n’est pas la bonne voie à suivre. Les mêmes causes entraineraient exactement les mêmes effets.

 

IV L’impasse de la sociale démocratie européenne

 Mais cela suppose aussi qu’il existe une autre force politique à gauche. Car partout où un front de gauche n’est pas présent, l’offre politique semble bornée par trois impasses :

- la soumission à la mondialisation néolibérale (Bayrou / Sarkozy)

- le repli nationaliste ( Lepen, Dupond-aignan, Asselineau)

- la construction au dépend des nations d’une démocratie mondiale pour soutenir une autre mondialisation (Hollande, Eva Joly)

 La 1ère de ces voies est celle, insoutenable, qui nous entraine aujourd’hui dans l’abîme d’une régression générale, la deuxième est l’autre régression où nous mèneront tout droit des révoltes populaires si elles ne trouvent pas d’autre débouché politique, et la troisième est une fausse issue de secours, car elle fait miroiter une porte de sortie théorique et lointaine sans dessiner un chemin plausible sur lequel s’engager aujourd’hui.

 Car personne ne croit sérieusement possible d’obtenir par la seule négociation multilatérale, et à brève échéance, une réorientation radicale de l’union européenne, ni, à fortiori, l’institution de nouvelles organisations mondiales démocratiques. Il ne reste alors qu’une alternative effective, la régression néolibérale ou la régression nationaliste. La 3ème voie des sociaux démocrates a en effet perdu toute crédibilité.

 Quand ces derniers ne se sont pas de fait rangés dans le camp du néolibéralisme, ils se sont repliés sur un altermondialisme ou sur un européisme niais : ils comptent sur la négociation internationale pour restaurer les marges de manœuvre disparues. Et pendant qu’ils négocient ou attendent que des partenaires veuillent bien négocier quelque chose, le rouleau compresseur néo libéral accomplit son office.

 Ils abandonnent ainsi les peuples.

 En s’abstenant à chaque moment clé de la construction européenne depuis le référendum sur le TCE (Traité constitutionnel européen) en 2005, c'est-à-dire au moment de la ratification du traité de Lisbonne en 2007, au moment du plan de sauvetage des banques au début de la crise financière en 2008, et aujourd’hui avec l’institution du MES (Mécanisme européen de stabilité), les parlementaires du parti socialiste l’illustrent malheureusement de manière particulièrement éloquente.

 

IV Une autre alternative : L’Humain d’abord

 J’espère que vous comprenez mieux pourquoi le Front de gauche refuse ces trois alternatives et propose une quatrième voie, dont vous devinez j’espère dors et déjà la cohérence.

A court terme, le front de gauche restaurera cette souveraineté du peuple :

1) En mettant fin à la Vème république, qui n’est rien d’autre qu’une forme de monarchie déguisée, et en instaurant une VIème république parlementaire grâce à une assemblée constituante réservée aux citoyens.

2) Par la récupération de marges de manœuvres financières grâce à une meilleure répartition des richesses (salaires, impôts, cotisations, audit et restructuration de la dette)

3)  Par la récupération de marges de manœuvres politiques au niveau national en prenant des mesures immédiatement applicables qui permettent de reprendre les pouvoirs abandonnés aux marchés financiers par les précédents gouvernements (ex : création d’un service public bancaire séparé des marchés financiers en nationalisant certaines banques comme la BNP, interdiction de la cotation en continue, droit de veto sur les délocalisations, poursuite des évadés fiscaux dans les autres pays etc … ).

4) En désobéissant au traité de Lisbonne, ce qui nous permet de récupérer d’autres marges de manœuvre au niveau national sans sortir de l’UE et sans renoncer à l’Euro (donc en proposant en parallèle la renégociation des traités), parce que nous en avons besoin pour mettre en place la coopération démocratique et la solidarité internationale dont je parlais plus haut. ( ex : emprunts directs à la banque de France en attendant un accord pour autoriser les emprunts directs à la BCE, contrôle des mouvements de capitaux etc … )

5) Grâce à la planification écologique qui permettra de relancer l’économie tout en la resoumettant aux besoins et à la volonté du peuple. ( ex : création d’un pôle public de l’énergie (ex : nationalisation de Total ), sortie de la dépendance aux énergies carbonées ( ex développement du chemin de fer ), et au nucléaire ( développement des énergies alternatives géothermie, solaire, hydrothermie etc … ) .

6) En sortant de l’OTAN et donc en nous émancipant de la domination et de l’impérialisme américain, en redonnant sa propre voix et sa grandeur à la France. En refusant l’instauration d’un grand marché transatlantique et d’une gouvernance économique au niveau européen.

Merci.


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185 réactions à cet article    


  • Gérard Luçon Gerard Lucon 11 mars 2012 12:26

    une remarque sur le chapitre IV : personnellement je mettrai hollande avec sarkozi en ce qui concerne la soumission aux banques, a la mondialisation et le fait qu’ils sont tous els deux pour le prolongement de la duree des cotisations et la privatisation des retraites, or le capitalisme de speculation vit en grande partie des fonds de pension investis en bourse et rapportant d’enormes dividendes a leurs actionnaires


    • ET PAS SEULEMENT SUR L EUROPE CAR JACQUES GENEREUX D4 ATTAC EST UN AS DE L ECONOMIE... et puis il y a didier migaux pdt de la cour des comptes et cahuzac..

      -pour les revenus annuels de plus de 100 millions...on prend 75% EN IMPOTS......dixit le ps

      MELENCHON DIT :AU DESSUS DE 30000 EUROS MOIS on prend tout par l’impot...footballe
      urs loreal...arnaud...total....il est l’heure de les faire payer

      - idem pour jhonny halliday...florent pagny...ect......
      -interdiction aux avocats d’affaires et gerants de sci ou de gors cabinets immobiliers de se présenter aux élections...


    • credohumanisme credohumanisme 12 mars 2012 16:43

      « -interdiction aux avocats d’affaires et gerants de sci ou de gors cabinets immobiliers de se présenter aux élections... »

      Vous avez une drôle de vision de la démocratie.


    • Ouallonsnous ? 12 mars 2012 18:12

      Une remarque sur le titre de l’article !

      L’Europe n’existe pas et c’est une non Europe, fabriquée par la finance anglo-USraélienne que l’UE.

      Mélenchon, en tant qu’idiot utile de l’UE (député européen) ne veut pas voir son errement et sa collaboration avec l’Empire, même s’il prétend la combattre

      Si d’aventure il était élu, nous aurions, nous le peuple français, à lui faire redresser la barre d’entrée de jeu à ce sujet, et, se peut dans la négative, nous en débarasser sans attendre cinq ans comme pour Sarkozy, aussi vite que nous l’aurions promu à la présidence de la république.

      Aprés cinq ans de dictature de la troïka UE, BCE, FMI avec Sarkozy, nous ne prendrons pas le risque que cela continue avec Hollandréou et ses pseudos socialistes, à fortiori, nous ne tolérerons pas quelqu’un qui, en se voilant la face, idéalise l’UE comme étant l’Europe.

      La priorité est à la reconstruction de la France et à la reprise de la construction européenne dans l’optique d’une union eurasienne, une UE légitime celle là, et non une métastase du "commonwealth anglo-américain !


    • Ouallonsnous ? 12 mars 2012 18:49

      Pour conclure à mon post précédent, non ! Mélenchon a tort et se fourvoie totalement sur l’UE qu’il veut nous « vendre » pour une Europe à améliorer, c’est là un de ses talons d’Achille, avec celui de considérer les pseudos socialos (solfériniens) comme étant toujours ses « camarades », des gens de gauche et des français « patriotes » alors qu’ils sont vendus à l’UE bruxelloises !.

      Mais le plus grave est qu’il entraîne dans ses élucubrations fautives la « fine fleur » des jeunes militants du front de gauche !

      JL Mélenchon, j’ose espérer que si vous ne parvenez pas au second tour, vous n’allez pas vous désister poiur la Hollandréoucratie, continuatrice de la politique de l’UE appliquée à la France !


    • Dupont Georges Dupont Georges 18 mars 2012 12:00

      pourquoi eurasienne ? Et pas euro-méditerranéenne par exemple ?


    • « 

      IL Y A LONGTEMPS QUE NOUS NE SOMMES PLUS EN DEMOCRATIE REPONSE  »a la question..vous appelez cela une démocratie "
      ’AFFAIRES PARISIENS SONT GERANTS DE SCI ET PROCHES DE L UMP.. :

      -si vous appelez démocratie un pays dont la capitale est dans les tentacules DE LA PIEUVRE
      MAFIEUSE UMP

      -a PARIS les logements ont pris 50% DE VALEUR EN PLUS SUR 10 ANS....LES LOYERS AUSSI ............ 50%

       une chambre de bonne 600 euros un faux t2 divisé par un rideau..1100 euros souvent dans des immeubles insalubres.........

      - en PROVINCE LES MAISONS MEME EN BORD DE MER ONT PERDU 25 % DE LEUR VALEUR.

      y a t il des francais parisiens jacobins citoyens de 1ere classe et les citoyens de 2 eme classe...les provinciaux.

      APPELEZ CELA UNE DEMOCRATIE POUR MOI LA FRANCE EST UNE GRANDE SCI TENUE PAR L UMP...ET SES ACOLYTES .......


    • oubli : LES AVOCATS D AFFAIRES.....


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 11 mars 2012 12:40

      — début de citation —
      Alors dans ce contexte, on peut toujours soutenir comme le front de gauche que, dans l’idéal, nous avons besoin de plus d’Europe démocratique et de plus de mondialisation démocratique pour contrer l’UE et la mondialisation néolibérales. Mais ce discours peut être vrai en théorie et inopérant en pratique. Car toute la question est de savoir comment l’on passe de la réalité insoutenable à l’idéal souhaitable.
      — fin de citation —

      L’Europe démocratique j’ai l’ai souhaité aussi, mais on nous à imposé en 2008 le traité de Maastricht, lequel à été rejeté par les français aux urnes en 2005 avec plus de 54% des voix !

      Tous les candidats à la présidentielle font des promesses, qui ne pourront pas tenir car il n’auront pas le POUVOIR ( en tant que Président ) pour combattre la délocalisation et surendettent de la France et le néo-libéralisme !

      Il y une seule voix pour retrouver la démocratie :
      Regardez cette interview : http://www.itele.fr/emissions/chronique/linvite-de-ledition-permanente/video/24322


      • Terry31 11 mars 2012 12:54

        Pour ma part, 2 raisons me font ne pas adhérer au programme de Mélenchon :

        1) Comme Le Pen ou encore Dupont-Aignan, il ne veut pas sortir de l’UE, il veut renégocier les traités, redéfinir les statuts et les missions de la BCE. Pour obtenir l’accord des 26 Etats, il peut toujours s’accrocher ! En attendant d’avoir à faire aux peuples, il devra faire avec leurs représentants, les chefs d’Etat en l’occurrence.

        2) La deuxième raison étant conditionnée par la première, il sera contraint par les traités et ne pourra engager aucune des réformes de son programme et certainement pas l’utopique idée de faire une Europe des peuples.

        Pour synthétiser, je trouve belle l’idée de vouloir une Europe des peuples mais irréalisable concrètement alors que si l’on sort de l’UE (l’article 50 du TFUE le permet) et qu’on rétablit les prérogatives de l’Etat, on peut bâtir un avenir, c’est du tangible. J’ajoute qu’il n’y aucun repli nationaliste là-dedans, juste une volonté de réaliser ce que je crois possible, tout simplement. Et qui dit qu’une fois la France sortie de l’UE, d’autres pays n’en feraient pas autant, libérant ainsi la volonté des peuples à choisir pour eux-mêmes leur avenir ?


        • colza 11 mars 2012 13:19

          La France est (encore) la deuxième économie européenne et si elle exige des changements dans les traités, il y a fort à parier que d’autres pays, en particulier ceux étranglés par la Troïka, suivront.

          Croire que Merkel est seule à même de dicter sa volonté ne résulte que d’un consensus qui peut être rompu si un état prend la responsabilité de l’initier.


        • logan 11 mars 2012 13:56

          Même si vous avez des projets ultérieurs de reconstruire une autre coopération, appelons un chat un chat, dans un premier temps vous proposez bel et bien le repli au niveau national.
          Vous devez vous rendre compte déjà que de prendre la responsabilité de détruire l’UE de manière unilatérale n’aidera pas dutout ensuite pour construire qqchose avec les autres pays, ça risque de créer quand même un sacré traumatisme et d’entamer pas mal la confiance des autres pays.
          De plus comme j’ai expliqué plus haut, l’inter gouvernemental est fondamentalement oligarchique et vain, vous n’arriverez jamais à construire quoi que ce soit de démocratique par cette méthode.
          La méthode du front de gauche ne se résume pas à une renégociation multilatérale avec les 26 autres états, ce sont les sociaux démocrates qui proposent cette méthode.

          Le front de gauche récupèrera toutes les marges de manoeuvre nécessaires sans avoir besoin de sortir de l’UE ou de l’euro, j’en fais la liste dans le dernier chapitre.


        • Terry31 11 mars 2012 14:01

          @Colza

          2ème contributeur ou pas, toujours est-il que les décisions qui relèvent de la révision des traités doivent être prises à l’unanimité des 27 Etats. Quand on voit le temps qu’il a fallu pour contenir la crise de l’Euro (momentanément, car elle est loin d’être finie) alors qu’il y avait urgence, on imagine mal comment, on pourrait obtenir des réformes qui vont à l’encontre des lobbies de la finance. Si la BCE a été créée telle quelle (je pense au traité 123 notamment), vous pensez que c’est un hasard ?


        • Terry31 11 mars 2012 14:02

          Toutes mes excuses, il fallait lire article 123 et non pas traité 123.


        • Un partageux 11 mars 2012 14:05

          Au sein du FdG il y a deux courants de pensée (qui traversent les différentes organisations). Certains veulent carrément sortir de l’UE comme vous semblez le souhaiter. En disant que l’on ne parviendra jamais à y faire le moindre changement. D’autres prônent la désobéissance. En disant on fait ce qu’on décide sans se soucier des accords européens. Et vogue le navire ! Le suns ne doivent pas exclure les autres...



        • Terry31 11 mars 2012 14:17

          @Partageux

          Il y a une incohérence totale entre le fait de vouloir rester dans l’UE sans dénoncer le Traité. Si vous restez dans l’UE tout en « désobéissant » à certains articles vous vous placez aussitôt sous le coup du droit européen et aurez à répondre du non respect du Traité devant la cour de justice de l’UE. Cela se traduira par des sanctions économiques. Déjà que nous contribuons à hauteur de 21 Md€, vous trouvez que ce n’est pas suffisant ?


        • Laulau Laulau 11 mars 2012 14:29

          La position du FDG est de miser sur une dynamique d’adhésion des peuples européens opprimés pour bousculer l’ordre libéral actuel. Si c’est possible, il ne faut pas s’en priver, si ça ne l’est pas, nous serons toujours à temps pour préserver nos intérêts et sortir de l’union. Mais il faut bien avoir en tête que si la France en sort, ça n’est fini de l’Union européenne, et c’est un sacré argument économique face à l’Europe du nord !


        • Terry31 11 mars 2012 14:47

          @Lalau
          Oui, eh bien, pour moi, devant l’urgence de la situation, à choisir entre un candidat qui me dit « on verra si on sort de l’UE ou pas » et un autre qui me dit « on sort ». Je choisis le deuxième.


        • Guy Liguili Guy Liguili 11 mars 2012 16:13

          Celà dit, la Banque de France a les machines pour fabriquer de l’Euro. Donc, si l’on nous impose des sanctions économiques, on peut répliquer : « OK, juste le temps de les fabriquer. » puis « On en a 10000 de plus, on vous les met quand même ? »


        • Ouallonsnous ? 12 mars 2012 22:24

          Non logan, liquider l’UE anglo-américaine est un pré-requis indispensable à la réacquisition de la souveraineté des états victimes de l’UE et partant à l’édification de l’Europe dans l’optique d’une union Eurasienne, seule légitime historiquement géographiqiement et humainement.
          Nous n’avons que faire de faire perdurer un « commonwealth » anglo-américain mercantile, transatlantique qui nous est étranger et dont nous serions les « sujets » colonisés !


        • taktak 13 mars 2012 11:32

          En préambule, je souhaite féliciter l’auteur pour cet article qui a mon avis s’intéresse de façon pertinente à une question politique de premier ordre qui plombe la gauche depuis déjà des décennies à savoir la position vis à vis de l’Europe. Et je dois dire que je suis en désaccord avec la position du FdG sur la possibilité de redresser l’UE. C’était déjà une erreur lors de la campagne contre le TCE où on a vendu « une autre europe est possible », « un plan B existe », alors que l’on a bien vu que ce n’était pas le cas. Il ne faut pas oublier que nous n’avons pas des démocrates en face de nous. Pour autant, même si je suis en désaccord sur ce point, je crois qu’il est important de soutenir la candidature Mélenchon, en étant critique pour faire évoluer cette position.

          Même si vous avez des projets ultérieurs de reconstruire une autre coopération, appelons un chat un chat, dans un premier temps vous proposez bel et bien le repli au niveau national.

          Votre raisonnement est manichéen. Pour donner un exemple lorsque le Venezuela refuse l’accord de libre échange américain, ce n’est pas un replis nationaliste puisque c’est ce qui lui permet de construire l’ALBA.
          Vous devez vous rendre compte déjà que de prendre la responsabilité de détruire l’UE de manière unilatérale n’aidera pas du tout ensuite pour construire qqchose avec les autres pays, ça risque de créer quand même un sacré traumatisme et d’entamer pas mal la confiance des autres pays.

          Votre raisonnement me semble relativement idéaliste, dans la mesure où vous projetez ici une interprétation qui n’est pas la plus évidente : d’une part qu’appelle t on la confiance des autres pays ? s’il s’agit de leur gouvernement à la papandréou merkel monti, nous n’aurons jamais leurs confiance. Si c’est celle des peuples, de toute façon ils n’ont pas voix au chapitre, et rien n’indique qu’ils soient aussi attachés que vous à l’image révée de l’Europe au dessus des nations, dégoutés qu’ils sont par des decennies de brimades Eurocapitalistes. La condition pour leur rendre la parole est de faire exploser l’UE pour supprimer les troïka qui oppriment la souveraineté des peuples.

          De plus comme j’ai expliqué plus haut, l’inter gouvernemental est fondamentalement oligarchique et vain, vous n’arriverez jamais à construire quoi que ce soit de démocratique par cette méthode.
          La méthode du front de gauche ne se résume pas à une renégociation multilatérale avec les 26 autres états, ce sont les sociaux démocrates qui proposent cette méthode.

          Concrétement, j’ai du mal à voir ce que vous proposez ici, si ce n’est une projection idéaliste d’un idéal européen niant l’existence des nations, des peuples. Pourtant cela est un fait, la souveraineté populaire s’exprime aujourd’hui dans le cadre national de chaque état : preuve en est par exemple il n’existe pas de mouvement social européen. Cela viendra sans doute, mais dans le rapport de force avec les capitalistes, l’expérience de l’UE prouve qu’il ne faut pas aller trop vite puisque aujourd’hui le capitalisme est mondialisé, anti-national (nos patrons ne nous imposent-ils pas l’anglais ?). Le FdG le reconnaît d’ailleurs, puisque le point essentiel de son programme est de rendre la souveraineté au peuple français.

          Le front de gauche récupèrera toutes les marges de manoeuvre nécessaires sans avoir besoin de sortir de l’UE ou de l’euro, j’en fais la liste dans le dernier chapitre.

          C’est un point dont on peut douter. Car durant la longue période où on va négocier (en intergouvernementale ne vous en déplaise, car Merkel, Monti, Cameron... seront toujours là,et il ne faut pas être idéaliste en imaginant un soulèvement populaire immédiat des peuples d’europes pour soutenir le FdG, vieille lune gauchiste...) si on ne peut qu’être incertain sur le soutien d’éventuels alliés, on peut être sûr de l’opposition conséquente de pays majeurs, et des institutions UE, BCE en tête. De quoi durablement retarder l’émergence de marge de manœuvre et épuiser le soutien populaire.
          Bref, une solution dialectique pourrait être d’avoir une position plus claire disant, nous aurons besoins de l’ensemble de ces réorientations de l’UE sous telle échéance, si cela n’est pas possible nous ressaignerons les traités nécessaires avec les pays qui le souhaitent, faute de quoi nous sortirons le cas échéant seul de l’UE et de l’euro.
          Il s’agit là d’un message qui n’est pas fondamentalement différent sur les objectifs, mais qui serait autrement plus audibles par l’ensemble des citoyens. Qui plus est, il permettra de dénoncer l’hypocrisie de l’extrême droite, FN et UMP en tête, et de mettre au pied du mur la social démocratie.


        • logan 19 mars 2012 13:13

          Quand on se replit on abandonne une position avancée pour rejoindre une position arrière.
          Refuser de faire un pas dans la mauvaise n’a donc rien avoir avec le repli.
          Par contre abandonner la construction européenne dans sa totalité pour revenir à la seule dimension nationale, c’est bel et bien un repli, ne vous en déplaise.

          Vous voyez je pense à tort une preuve qu’on ne peut pas construire une autre Europe dans ce qu’il s’est passé suite au TCE. Et vous donnez vous même l’argument pour vous contredire. En effet, ceux qui étaient au pouvoir au moment du TCE et qui ont obtenus le pouvoir en 2007 ne sont pas des démocrates. Nous par contre nous le sommes, et il faudra bien que vous acceptiez que nous, on ne fera pas la même chose que Chirac ou Sarkozy.


        • Vermay 11 mars 2012 13:00

          Jean-Luc Mélenchon, néo-gauchiste populiste, n’est pas un candidat sérieux. Seul Nicolas Sarkozy, qui dispose de l’expérience et des connaissances nécessaires, peut faire face à la situation actuelle. Il nous en coûtera certes, plus d’austérité, mais l’enjeu est notre survie. 


          • Gérard Luçon Gerard Lucon 11 mars 2012 13:08

            @ Vermay ... vous n’etes pas convoque a Villepinte pour connaitre encore mieux les immenses connaissances de celui dont le QI est garde top secret ?


          • colza 11 mars 2012 13:15

            J’imagine que vous parlez de VOTRE survie, car si Sarkozy est reconduit à la tête de l’Etat, seuls les riches survivront, n’en doutez pas !


          • stereo 11 mars 2012 15:01

            Le pays a suffisament souffert de la « grande expérience » du « petit » Nicolas et des « connaissances » des Bolloré, Parisot, de la « brasserie » Fouquet’s et j’ en passe...
            L’erreur de casting a couté trés cher au peuple, alors du balai !
            Est-ce clair ? 


          • PapaDop PapaDop 11 mars 2012 18:07

            Pour survivre ,on peut se débrouiller seul Vermay ,tu peux donc dire à ton poulain d’aller se balader .
            Quand a toi ,petite brebis égaré ,arrête ta télé et instruit-toi. smiley


          • Laulau Laulau 12 mars 2012 07:53

            Néo-gauchiste populiste, Melenchon ?
            Pour votre héros, j’ai mieux : neo-libéral fumiste. Vous préférez peut-être krypto-lepeniste bushiste ?


          • Balian of Ibelin Balian of Ibelin 12 mars 2012 09:48

            Bonjour,

            Vous n’avez rien compris, rien appris en cinq ans..

            je crois qu’il est inutile d’en ajouter plus, on perd son temps
            avec des gens comme vous...


          • Dupont Georges Dupont Georges 18 mars 2012 12:09

            Seul les riches survivront ?

            Dans un premier temps oui, mais les riches devraient quand même se demander si voter Sarkozy de risque-t-il pas de leur couter bien plus cher, à moyen-terme, quand le peuple sera vraiment enervé...


          • musashi 11 mars 2012 13:21
            Article intéressant, bien écrit et qui parlent enfin des propositions (ça change des articles qui se contentent de critiquer les autres...). Donc félicitations pour cela.
            Par contre si beaucoup de personnes disent que le Smic à 1700 euros, le retour de la retraite à 60 ans ne sont pas réalisables c’est qu’il y a des raisons. Les gens ne disent pas ça par plaisir de faire souffrir leur peuple...

            Je parlerai uniquement du point sur emprunt direct à la BdF ou à la BCE. Quel serait l’avantage par rapport à ce qui se passe actuellement ? Pouvoir emprunter à un taux de 0% ? Savez vous à quoi sert le différentiel de taux d’intérêt ? Celui sert à faire la distinction entre un pays qui gère bien ses finances et un pays qui fait n’importe quoi (exemple récent avec la Grèce).
            Un pays sérieux bénéficie d’un taux d’intérêt bas et au contraire un pays non sérieux bénéficie d’intérêt élevé cela me parait plutôt juste non ?

            Certains me diront que si l’on retrouve la possibilité de créer nous même notre argent nous n’aurons plus de problème de dette, c’est certes vrai mais bizarrement ces personnes oublient de nous parler du côté obscure de la chose : l’INFLATION. L’inflation est l’impôt le plus injuste car il touchent en premier les plus pauvres.

            Donc personnellement je préfère une bonne gestion, une rigueur voulue, contrôlée et organisée faisant participer tout le monde et en priorité les plus riches. C’est notamment ce que propose F. Bayrou.






            • JL JL1 11 mars 2012 13:30

              musashi,

              je vous ai déjà répondu au sujet de votre mensonge. Et vous avez apparemment approuvé, puisque vous n’avez pas répondu.

              Alors, bis repetia placent :

              musashi,

              je ne sais pas si vous avez réfléchi au problème et me livrez vos conclusions, ou bien si vous me répétez les mantras des financiers, mais ce que vous faites là, ça s’appelle du populisme dans sa définition péjorative, à savoir : "faire l’apologie d’une chose qui est mauvaise pour le peuple en la déclarant bonne pour lui et mauvaise pour les riches".

              De fait, l’inflation bénéficie aux débiteurs et nuit aux créanciers. Et les créanciers ne sont jamais les pauvres, bien au contraire ! Les créanciers sont généralement des gens qui font de l’argent avec de l’argent. Si l’inflation était mauvaise pour les pauvre, je doute que la BCE qui roule pour les financiers puisque c’est leur création, s’en préoccuperait.

              Avec l’échelle mobile des salaires, les salariés étaient protégés contre l’inflation. C’est aussi pour ça que la droite l’a abolie et tient tant à garder le pouvoir, y compris par les moyens mafieux.


            • logan 11 mars 2012 14:09

              Tout mon propos est d’expliquer qu’il n’existe pas de bonnes raisons qui rendraient irréalistes les politiques progressistes. C’est juste ce que l’oligarchie veut faire croire, mais cette idée de l’impuissance est juste un verrou idéologique manipulateur, en réalité, bien sur que les politiques progressistes sont possibles, elles le seront toujours.

              Par exemple, il est faux de dire qu’il n’y a plus d’argent ou que l’on vit au dessus de nos moyens, en réalité la France n’a jamais été aussi riche, c’est juste que cette richesse est encore plus mal répartie qu’avant.
              Le front de gauche récupère les fameuses marges en agissant justement sur cette répartition des richesses.
              Tous les autres partisans de l’austérité défendent simplement l’ordre établit. Le front de gauche n’a pas peur de l’affronter et de le bousculer.

              En ce qui concerne la création monétaire, vous vous fourvoyez. La question n’est pas dutout pour ou contre la création monétaire vu qu’à l’heure actuelle celle-ci tourne déjà à plein régime. Vous ne savez visiblement pas que la majeure partie de la monnaie ( 85% ) est actuellement créée par les banques privées, ou encore que par exemple que ces dernières années la masse monétaire de la zone euro augmentait en moyenne de 10 à 12% par an ( pour seulement 2% de croissance de l’économie européenne en moyenne ).

              Le vrai débat aujourd’hui est de savoir si on laisse l’exclusivité de la création monétaire aux banques privées ou si on redonne à l’état le droit de l’utiliser lui aussi sachant qu’actuellement rien ne justifie qu’il soit obligé d’emprunter aux banques privées vu que celles-ci empruntent à la banque centrale à 1%, autant que l’état emprunte directement à la banque centrale plutôt que de passer par l’intermédiaire des banques privées, cela coûterait moins cher à la collectivité.


            • Laulau Laulau 11 mars 2012 14:34

              L’inflation est l’impôt le plus injuste car il touchent en premier les plus pauvres.

              En voila une affirmation ! Pendant les 30 glorieuses nous avons connu une inflation forte et ce fut pendant cette période que le niveau de vie des classes populaires a le plus augmenté.
              Au contraire, l’inflation, c’est la terreur des rentiers.


            • Terry31 11 mars 2012 15:00

              D’accord avec Laulau. L’inflation est la terreur du rentier.

              Non, seulement les 30 glorieuses ont montré qu’inflation et croissance étaient liées positivement mais encore, aujourd’hui, on peut observer cette corrélation du côté des pays émergents.
              Bien évidemment, il faut veiller à ne pas laisser trop filer l’inflation au risque d’une surchauffe de l’économie mais les 2% dogmatiques imposés par la BCE sont une aberration en période de stagnation de l’économie. On a d’ailleurs pu observer, là aussi, que c’est la zone Euro qui a connu la plus faible croissance ces dernières années par rapport aux autres pays de l’UE.


            • Le printemps arrive Le printemps arrive 11 mars 2012 19:28

              à l’inflation s’ajoute un chômage de 10% volontairement entretenu : le NAIRU !


            • Scual 11 mars 2012 20:33

              En tout cas c’est le chômage qui fait qu’il n’y a pas assez d’actifs pour payer les retraites et non pas l’accroissement du nombre de retraités.

              Pour résumer si on nous a repris la retraite à 60 ans c’est pour nous faire payer l’incompétence de ceux qui n’ont pas réussit à faire baisser le chômage... et effectivement on pourra toujours nous reprocher de les avoir élus.


            • Lizerunn 12 mars 2012 00:54

              Bonjour,

              L’envie me prend de répondre à l’amusant commentaire de Murashi en apportant un argument fort simple et que je ne vois jamais utilisé.

              Alors c’est simple, on emprunte sur les marchés privés et en échange, on paie des intérêts calculés sur la base de notre capacité à bien gérer notre budget. Je passerais sur l’idée grotesque qui consiste à penser que les marchés sont plus soucieux de la gestion des états que de leurs propres revenus. Aujourd’hui, avec les CDS, il y a plus à gagner à prêter à un mauvais gestionnaire qu’à un bon. Bref.

              Donc ce fameux argument de l’inflation, que l’apprenti libéral fini toujours par invoquer tel que l’on invoque le destin quand on n’a plus d’arguments. La démarche qui consiste à forcer un état à se financer sur les marchés privés serait vertueuse car elle limiterait l’inflation ?

              Soit, voyons ce qu’il en est.

              En 1973, la dette de la France était de 300MDS de francs, soit, grosso modo, 50MDS d’€.

              En 2012, soit 40 ans plus tard, cette dette sera de 1800MDS d’€.

              Au total, nous avons déjà payé 1400MDS d’euros (financés par la dette bien sur).

              Je ne reviendrais pas sur le principe de l’argent-dette qui fait que l’emprunt est devenu le seul moyen de créer de la monnaie, mais vous comprenez bien qu’un tel système ne peut que faire grossir la dette.

              Si nous nous projetons dans un monde imaginaire ou la loi de 73, l’article 104 de Maastricht et le 123 de Lisbonne n’ont jamais existé, nous aurions continué de créer la monnaie nécessaire au financement des déficits publics. Notez que depuis qu’on paie autour de 40MDS d’euro d’intérêts par mois, il faut parler du déficit structurel et pas du déficit brut. Mais ça ne fait aucun différence car la charge de la dette s’additionnant au déficit structurel, il faut emprunter plus pour rembourser toujours plus (ça pourrait être une formule à Sarko ça).

              Donc, dans ce monde imaginaire et avec un calcul simplifié, 1800 - 1400 = 400 MDS

              et 400 - 50 = 350 MDS.

              Ce qui nous amène au constat que la dette réelle relevant du financement des déficits budgétaires est seulement de 350MDS d’euro.

              Par la méthode de la monétisation simple, on aurait créé 350MDS d’euro de plus. Sur 40 ans et rapporté au PIB de la France c’est ridicule, moins de 1% d’inflation de la masse monétaire quand la BCE se bat actuellement pour la maintenir à 2%.

              Or, avec l’incroyable système que nous ont pondu les néolibéraux, rien que pour la France, la masse monétaire a augmenté de 1400MDS d’euro de plus (puisque rappelez vous que la dette c’est de la monnaie.)

              Donc sous prétexte de limiter l’inflation, on a créé un monstre qui la fait exploser.

              La question est pourquoi ?

              Pourquoi d’un coté nous dit-on qu’il ne faut pas d’inflation ? bouuhhh ! C’est mal !

              Et de l’autre on entretien un système qui se nourrit de l’inflation.

              Et bien tout simplement parce qu’en générant de l’inflation et en prétendant lutter contre, on a l’excuse toute trouvée pour agir sur l’autre levier de l’inflation : le coût du travail. Ou, devrais-je dire : le prix du travail.

              Lutte contre l’inflation = chômage = concurrence sur le marché du travail = salaires tirés vers le bas = plus de profit pour les charognards.

              Voila, je vais en rester là parce que c’est déjà pas mal.

              Bises à tous.

               


            • Le citoyen engagé Le citoyen engagé 12 mars 2012 14:03

              Encore un qui manie la propagande libérale contre la souveraineté monétaire en agitant la peur de l’inflation. Or les 30 glorieuses se sont construits avec l’inflation basée sur l’échelle mobile des salaires. Autrement dit personne n’était vraiment lésé puisque la hausse des prix était compensé par la hausse du salaire. C’est ce que propose Marine Le Pen notamment.

              Comme le dit Laulau l’inflation c’est la hantise des banksters !

              @ L’auteur

              Je ne vois pas en quoi un parlement européen serait plus « solidaire et plus populaire » qu’une négociation inter-gouvernement ? Cela se passe toujours comme cela il me semble. La souveraineté nationale est indispensable pour reprendre en mains notre destin populaire ! Il ne sert à rien de faire une constituante citoyenne si on te dit que ici et là il faut attendre le bon vouloir de Bruxelles pour pouvoir appliquer telle ou telle mesure. Car lutter contre la délocalisation en soutenant le made in France ne sera pas la politique de Bruxelles on le sait bien. Il faut donc sortir de cette construction européenne c’est la priorité.

              Le programme du FdG est construit de telle sorte qu’il éblouit les bobos car il ne mange pas de pain et propage les bons sentiments, mais ce n’est pas de bons sentiments que le peuple se nourrit c’est de vie réelle !

              Le citoyen engagé


            • tesla_droid84 12 mars 2012 15:22

              Oui 1700€ comme salaire le plus bas, tout en restant dans l’€ est une immense connerie, déja que l’Euro plombe notre balance commerciale car trop cher.

              Avec la compétitivité de la France, la valeur de la monnaie adapté est entre 1$= [0.8€ -1] vous remarquerez que c’est dans cette valeur de change que nous avions des excédents commerciaux. 
              NON un € fort ne nous protège pas (uniquement du pétrol acheté en $ mais il existe des pays qui aimerait bien commercer avec nous dans d’autre devise, tel l’Iran, le Venezuela...

              historique de la balance commerciale.
              Historique du taux de change depuis 1994 :

              Entre ça qui est un réel facteur de désindustrialisation et le fait que l’on ait 1100 Mds € d’interet a pays parcequ’on est trop CON pour comprendre que emprunter à n’importe quel taux c’est moins bien que d’emprunter à 0% ce que l’on faisait avant 1973.

              Je ne retiens que ces 2 points pour la campagne


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