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Accueil du site > Actualités > Politique > Mélenchon : je t’aime moi non plus

Mélenchon : je t’aime moi non plus

Certes, les paroles de la chanson que Serge Gainsbourg avait écrite pour Brigitte Bardot et lui-même n’ont rien à voir avec le leader du Front de Gauche. Le titre en revanche lui va comme un gant, ce que pourraient confirmer nombre de caciques communistes. Car il est comme cela, Méluche, une sorte d’aimant qui présente tour à tour les deux pôles d’une forte personnalité...

 D’un côté attirant, Mélenchon rallie à ses discours de progrès, ponctués d’imprécations justifiées contre les banksters et autres adversaires des classes populaires, les espoirs des partisans de la gauche radicale, mais aussi de nombreux cocus de la social-démocratie, dépités de voir un gouvernement socialiste continuer, de manière à peine atténuée, l’œuvre de la droite en refusant de s’attaquer frontalement aux racines du mal qui mine les fondements de la justice sociale et entraîne toujours plus de Français sur la voie de la paupérisation.

 De l’autre côté repoussant, il irrite par ses rodomontades et son irrépressible arrogance ; il agace par ses jugements péremptoires et sa propension à se présenter urbi et orbi comme le principal artisan de la victoire de Hollande ; il exaspère par ses saillies douteuses et ses attaques virulentes à l’encontre d’un exécutif de gauche qui se cherche mais ne peut encore être raisonnablement jugé sur son (in)action.

 Il est parfait, Mélenchon, lorsqu’il pourfend le capitalisme dévoyé par la spéculation internationale, lorsqu’il dénonce les agressions antisociales voulues par le Medef et l’UMP, lorsqu’il appelle à la mobilisation contre le MES (Mécanisme Européen de Stabilité), fruit de la consanguinité entre les décideurs de l’Union européenne et les banksters, lorsqu’il réclame un référendum sur le Traité budgétaire européen qui imposera de facto la règle d’or et subordonnera un peu plus notre pays aux diktats des eurocrates. 

 Le discours de Mélenchon est en revanche plus discutable lorsqu’il s’égare, comme à Toulon lors de la campagne présidentielle, sur le terrain de l’immigration. Et son discours devient carrément insupportable lorsque, pour reprendre la main après sa visite amicale au très ambigu Chavez, il balaie d’une phrase désinvolte la loi sur le harcèlement sexuel, jugée non prioritaire alors qu’elle était pourtant attendue avec impatience par des milliers de femmes désemparées par la décision du Conseil constitutionnel au printemps dernier. Á vouloir parler fort, le leader du Front de Gauche parle souvent trop vite, ce qui l’amène parfois à dire des âneries.

 Des âneries, Méluche en sert d’ailleurs régulièrement à l’encontre des socialistes auxquels il voue une animosité à la hauteur des ambitions qu’il n’a pu assouvir au sein d’un PS où il n’a été qu’un dirigeant lambda et un ministre falot de Jospin. Il n’a pourtant pas tort d’attaquer Hollande et le gouvernement, beaucoup trop timorés, mais après quelques petites phrases venimeuses et potentiellement dangereuses pour la gauche durant la campagne, style « capitaine de pédalo », voilà qu’il accuse le Président élu d’aller « faire le kéké ». Certes, Hollande n’est pas pour l’instant – laissons-lui le bénéfice du doute – à la hauteur des espoirs de tous ceux qui ont voté pour lui, que ce soit par adhésion ou par antisarkozysme, mais on ne peut l’accuser de « se la péter », traduction de l’expression marseillaise employée par le leader du Front de Gauche.

 

Un « kéké » peut en cacher un autre

Il se pourrait même que des deux hommes, ce soit bel et bien Mélenchon qui fasse le kéké, tant dans son affirmation réductrice et plusieurs fois réitérée que c’est lui-même et les électeurs du Front de Gauche qui ont hissé Hollande sur son pavois, ou dans son annonce elle aussi régulièrement suggérée, lorsqu’elle n’est pas carrément assénée, d’un prochain et irrésistible mouvement populaire dont Méluche serait le principal artisan, voire l’unique moteur.

 L’expression de cette colère populaire, si elle voit le jour – ce dont on peut douter en constatant le fatalisme croissant des Français –, se traduira-t-elle par une adhésion massive au Front de Gauche ? On peut sérieusement en douter car le corpus sociologique de notre pays reste majoritairement ancré à droite, l’électorat de gauche lui-même étant principalement constitué de personnes beaucoup trop tièdes et peu enclines à se révolter. Il est à cet égard significatif de constater que la gauche radicale, largement rassemblée dans ses composantes autour d’un Mélenchon fédérateur ayant habilement su capitaliser sur les structures communistes et phagocyter l’électorat du NPA, a certes progressé en nombre de voix mais pas en pourcentage relativement aux précédents scrutins présidentiels, et cela malgré un contexte favorable et une poussée à gauche qui s’est traduite par l’arrivée d’un socialiste à l’Élysée.

 Une réalité amère que les législatives ont contribué à accentuer. On comprend mieux dans ces conditions les réticences de plus en plus grandes des caciques communistes à l’égard d’un Mélenchon jugé trop hâbleur, trop égocentrique, et surtout trop agressif vis-à-vis de l’exécutif, au point que les Français en viennent à désigner le leader du Front de Gauche comme le principal opposant à Hollande devant les barons de l’UMP !

 Un constat qui déplait fortement aux dirigeants du PC dont la ligne est clairement le soutien critique sans participation au gouvernement, mais en aucun cas une rupture avec les socialistes et un statut d’opposant revendiqué, rôle dans lequel se glisse à l’évidence le camarade Méluche malgré des mises en garde répétées. Des communistes qui, en outre, devront – pragmatisme électoral oblige – se rapprocher de ces mêmes socialistes en vue des municipales de 2014 au cours desquelles le PC jouera gros après ses déconvenues législatives soldées par seulement 8 sièges (une misère !) et un groupe parlementaire en forme d’aumône car constitué avec des élus des Dom Tom grâce à la complaisance du PS.

 Au delà de l'unité de façade affichée dimanche aux Karellis à l'université d'été du PC, la question qui est aujourd’hui posée aux communistes est simple : après avoir été la solution, Mélenchon n’est-il pas devenu pour eux le problème ? Autrement dit, doivent-ils lâcher la proie (leur propre stratégie) pour l’ombre des chimères d’un leader flamboyant mais décidément incontrôlable ? La réponse leur appartient, mais il est patent qu’elle provoque une tempête sous leurs crânes !

 

Photo La Montagne


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378 réactions à cet article    


  • goc goc 3 septembre 2012 10:36

    Bonjour Fergus


    très belle analyse du personnage

    je pense pour allez un peu plus loin que son problème majeur est son statut de chômeur politique. Il n’a plus de fonction parlementaire et encore moins ministériel, alors dans sa stratégie à moyen terme (c’est à dire les prochaines élections présidentielles), il essaye de ne pas se faire oublier, en reprenant l’adage bien connu : « qu’on dise du bien ou du mal de moi, importe peu, le principal c’est qu’on parle de moi »

    • Fergus Fergus 3 septembre 2012 10:59

      Bonjour, Goc.

      Merci pour ce commentaire. Mélenchon, dont ne peut nier les qualités d’orateur et un certain charisme flamboyant souffre manifestement d’une blessure d’ego après s’être vu sinon en haut de l’affiche, du moins à un niveau élevé entant qu’acteur déterminant et incontournable de la politique française. D’où un positionnement radical dont il espère qu’il fera le buzz pour lui permettre d’exister, comme vous le soulignez fort justement.

      Le problème pour lui est qu’il s’est très largement mis à dos les communistes en agissant ainsi de manière unilatérale, en mettant ses partenaires devant le fait accompli. Et cela, ces messieurs de la place du Colonel Fabien ne l’apprécient que très médiocrement. Hier aux Karellis, ils ont d’ailleurs été très peu nombreux à accueillir celui qui a pourtant défendu leurs couleurs lors de la présidentielle. Officiellement, ils étaient au travail dans les différentes commissions. Une excuse qui ne trompe personne et qui montre clairement que les liens se sont très largement distendu entre Méluche et les caciques du PC.

      Ces liens omperont-ils ? Peut-être pas, mais il faudra alors que Mélenchon se montre plus solidaire de la stratégie des communistes car ce ne sera pas avec le soutien de ses seules groupies qu’il réussira à surnager. Il serait dommage qu’il ne comprenne pas cela. Dommage pour lui, et dommage pour tous ceux qui attendent d’un leader de la gauche radicale qu’il porte leur voix sans se couper des alliés pour des motifs personnels.


    • Castel Castel 3 septembre 2012 11:51

      Mélenchon, dont ne peut nier les qualités d’orateur et un certain charisme flamboyant souffre manifestement d’une blessure d’ego après s’être vu sinon en haut de l’affiche, du moins à un niveau élevé entant qu’acteur déterminant et incontournable de la politique française.

      Je pense que l’amour que portait (et porte encore) Mélenchon à François Mitterrand est sincère et qu’il était même jaloux de sa vie politique et de sa grande capacité à excéder facilement au pouvoir.


    • kettner 3 septembre 2012 12:15

      Un chômeur politique

      à quatre millions de voix, on comprend aisément que les saucisses lisses se soient pliées en quatre pour qu’il ne retrouve pas un boulot .


    • appoline appoline 3 septembre 2012 12:43

      Castel,


      Mélenchon, un nostalgique de Mitterrand, cet ancien collabo qui rêvait de la place de de Gaulle mais ne lui arrivait pas à la cheville. Mitterrand, qui a ruiné la France malgré l’avis contraire de Rocard, Mitterrand qui a menti honteusement aux français sur tout y compris sur sa santé et sa vie de famille, Mitterrand l’imposteur qui était de droite mais à préférer la gauche parce que libre elle, Miterrand le franc-maçon, l’homme à la pyramide et au M formé par une poignée de mains avec le chancelier, celui là même qui est admiré par un Mélenchon hargneux, sectaire et extrémiste qui lapide tous ceux qui ne lui accorde que l’importance qu’il mérite : l’indifférence. Quand les hommes politiques auront compris que le clivage gauche droite est dépassé et qu’il faut se retrousser les manches, là nous aurons nos chances, quoique perso j’estime que le mal est fait et que les carottes sont cuites, même décomposées, la grande descente est bientôt devant nos pieds. Alors, des tocards comme Mélenchon qui perdent leur temps à vouloir détruite au lieu de construire, qu’ils aillent au diable.

    • Castel Castel 3 septembre 2012 14:01

      Bonjour,

      Je suis d’accord avec vous.

      Je voulais juste corriger ma grosse erreur :
      ce n’est pas excéder facilement au pouvoir mais accéder facilement au pouvoir.

      j’espère ne n’avoir excéder personne avec mes erreurs.
      Cordialement,


    • T.REX T.REX 3 septembre 2012 17:32

      à Fergus,

      Tu dis que la France est fortement ancrée à droite mais je ne le pense pas, Elle est plutôt fortement ancrée au centre (droit ou gauche selon la santé économique du pays et la tendance) et c’est toujours le Centre qui décide de l’élection. C’est ce qui fait que Le Front de Gauche, comme le Front National ou EELV ont beaucoup moins de chance d’accéder au trône que le PS et sa sociale démocratie ou l’UMP qui rassemble aussi des centristes. Cela confirme ton article. 


    • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 3 septembre 2012 18:29

      @ goc
      Bonjour,avant d’affirmer il est préférable de se renseigner.

       Mélenchon n’est pas au chômage politique puisqu’il a été élu au suffrage direct député européen. Il a d’ailleurs un blog spécial pour son activité à l’Assemblée de l’UE.


    • Fergus Fergus 3 septembre 2012 22:42

      Bonsoir, T.Rex.

      Droite ou centre, en fait peu importe, mais le résultat est le même. Et si l’on veut gagner des électeurs sur des idées progressistes non suspectes de véhiculer une idéologie dépassée, il y a un sacré boulot à faire dans l’opinion. En fait, tout reste à construire.


    • Fergus Fergus 4 septembre 2012 11:11

      Bonjour, Danièle.

      Exact pour le parlement européen. Dommage que Mélenchon n’y soit pas très assidu car il apporte de l’eau au moulin de ceux qui dénoncent les structures démocratiques de nos sociétés occidentales modernes.


    • non667 3 septembre 2012 10:48

      méchanlon = anti- fn = anti- france : point barre . rien de cohérent en dehors de ça !

      =don quichotte du fascisme , sancho panza du N.O.M.=comique troupier 

      à ceux qui l’on cru ,et voté fdg/ps admettez que vous avez été cocus ,laisser tomber vos œillères et une vraie vie pourra commencer

      méchanlon va brasser du vent pendant 5 ans pour mieux rabattre ps en 2017 !

      pour le M.E.S. pétition ou pas IL N’Y AURA PAS DE REFERENDUM le ps était d’accord avec sarko sur Lisbonne ,la Libye ,.... le N.O.M. .....etc.....  smiley smiley smiley


      • Fergus Fergus 3 septembre 2012 11:07

        Bonjour, Non667.

        Mélenchon est aussi patriote que l’écrasante majorité des Français, et il est aberrant de le désigner comme un anti-français au seul motif qu’il s’est dressé contre le FN. Le tort qu’il a eu a été d’amalgamer dans ses diatribes les dirigeants du FN et les électeurs de ce parti. Qui plus est, la fixation qu’il a fait sur Le Pen a été une grosse faute stratégique qui s’est révélée trè largement contreproductive.

        Effectivement, il n’y aura pas de référendum, et cela Mélenchon le sait parfaitement. Sur ce plan-là, la chose est pliée. Continuer à le réclamer permet néanmoins de donner un coup de projecteur à cette nouvelle étape de la mainmise européenne sur la souveraineté nationale.


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 11:35

        Le FN, c’est la négation de toutes les valeurs de la France : liberté, égalité, fraternité. C’est ça, l’anti-France.


      • Castel Castel 3 septembre 2012 11:47

        de toutes les valeurs de la France : liberté, égalité, fraternité

        Le respect des différences existaient bien avant ces trois pseudo valeurs.
        Aujourd’hui, celui qui est différent (avec un QI trop élevé ou qui parle breton par exemple) est écrasé. On veut nous mettre tous dans la même soupe de la mondialisation.


      • taktak 3 septembre 2012 11:57

        Ce qui est sur c’est que si on ne fait rien, comme le FN, il y aura le TSCG.
        Le TSCG c’est la destruction finale de la souveraineté nationale. Dans cette affaire, en faisant rien c’est bien le FN qui est l’anti france. Point barre.
        Le FdG mais aussi l’ensemble de la gauche (pas le PS et autres libéraux d’EELV bien sur) tentent de faire quelque chose pour mettre en échec ce traité. Manif, pétition, tout est bon pour que la voix du peuple se fassent entendre. Et à défaut d’une victoire immédiate, il convient d’obtenir a minima une victoire dans les consciences.

        Où l’on voit une fois de plus le fait que le FN et capable de produire un discours démagogique remettant en cause le « mondialisme » mais que quand il s’agit de bouger contre l’UE des patrons, l’ordre établis, ils sont avec l’oligarchie. Systématiquement.
        C’est sur que c’est plus facile de s’attaquer de façon primaire et unique aux immigrés.

        @ Fergus. Vous analysez ici la situation uniquement en terme stratégique et pas sur le fond politique. Sur la forme, vous avez sans doute raison, Mélenchon à le melon.
        Une fois cela dit quel est le principal problème ? que Mélenchon parle fort en faisant ce qu’il avait promis dès avant l’élection à savoir mettre la pression sur le gouvernement pour qu’à défaut d’une politique veritablement de gauche, il ne soit pas autant à la solde du patronat que ne l’était Sarko-Medef ? Ou bien que certains dirigeants du PC, minoritaires je l’espère, par simple opportunisme électoral très court termiste soient tentés d’abandonner toutes pressions sur le gouvernement même si celui-ci fait une politique de droite. Poser cette question c’est y répondre.

        Donc non, il n’y a aucun délais de grace à accorder à un gouvernement qui envoie pour la première fois un premier ministre chez le MEDEF dire que la baisse du cout du travail et la compétitivité des entreprises (discours patronal) sont ses priorités. Et il faut donc bien sûr réagir. On peut effectivement regretter que cela ne passe que par les coups de gueule d’un mélenchon qui a certes des défauts.
        Quand à la grosse tête de Mélenchon, il faut plutot se demander pourquoi le PC est mélencho dépendant, en ayant à sa direction que des personnages fallots. Cela n’est sans doute pas sans rapport avec la ligne d’opportunisme politique instituée depuis la mutation. Comment porter un discours clair et fort quant on s’inquiète systématiquement plus de ne pas embéter les socialistes, l’europe etc que de ses convictions politiques ?


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 12:00

        @Castel : Là n’est pas la question. Je maintiens que le FN, c’est la négation des valeurs de la France. Eux qui se veulent si patriotes se raccrochent étrangement à tous les symboles sauf la devise qui représentent tout ce qu’ils détestent !


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 12:01

        représente*


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 12:06

        « Ce ne sont pas les valeurs de la France »

        CQFD ! smiley

        Vos propos monarchistes, DONC esclavagistes n’engagent que vous. Je ne suis pas certain qu’une très grande partie de l’électorat jouissant de toute sa raison, dont je me plais à penser qu’il représente la majorité, vous approuve. Parce qu’en monarchie, chaque vassal n’est rien d’autre que l’esclave de son suzerain. Ce qui vaut bien un passage par la guillotine, selon moi, à peu près comme en Grèce aujourd’hui...


      • alex 3 septembre 2012 12:21

        Le FN appelle au referendum contre le TSCG et a lancer une pétition pour ça.
        Je suis certain que sans les intermédiaires, l’électorat du FN et du FdG se retrouverait sur pas mal d’idées. Malheureusement le conflit est consommé entre ces deux là et force est de constater que la division est alimenté par mélenchon et non marine le pen.


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 12:26

        « Je suis certain que sans les intermédiaires, l’électorat du FN et du FdG se retrouverait sur pas mal d’idées » : Vous délirez ! Le FN, comme tous les partis de droite, parle à gauche et agirait à droite s’il était aux affaires !


      • Guy BELLOY Guy BELLOY 3 septembre 2012 12:30

        Alex a parlé des électorats, grande nuance !!!


      • non667 3 septembre 2012 13:33

        à taktak
        qu’il avait promis dès avant l’élection à savoir mettre la pression sur le gouvernement

        les chiens aboient ,la caravanne passe ! mélanchon le savait avant de se désister pour le ps !


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 13:40

        Et voila votre mauvaise foi exposée au grand jour, par une citation de Marx et Engels, sorties de son contexte. Je vais donc me permettre de la remettre en entier. Désolé si la traduction est sensiblement différente :

        "Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens multicolores qui unissaient l’homme féodal à ses supérieurs naturels, elle les a brisés sans pitié, pour ne laisser subsister d’autre lien entre l’homme et l’homme que le froid intérêt, que le dur argent comptant. Elle a noyé l’extase religieuse, l’enthousiasme chevaleresque, la sentimentalité petit bourgeois, dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange ; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l’unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l’exploitation, voilée par des illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale et éhontée."

        http://fr.wikisource.org/wiki/Manifeste_du_parti_communiste/Lafargue

        Je me suis permis de mettre la conclusion en gras...


      • bernard bernard 3 septembre 2012 14:07

        @ Traroth...

        LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE...
        « Paroles vaines, funestes même, depuis qu’elles sont devenues politique ; car la politique en a fait trois mensonges. »
        [louis Veuillot]


        Pas d’accord ?


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 14:11

        Liberté, égalité, fraternité, ça doit être le but de toute politique. Sinon, je ne sais pas à quoi sert la politique !


      • Castel Castel 3 septembre 2012 14:37

        @Castel : Là n’est pas la question. Je maintiens que le FN, c’est la négation des valeurs de la France.

        Si, là est la question : cette devise ne vaut que si le gouvernement nous respecte, or, ce n’est pas le cas.
        1- La liberté existe de moins en mois. Les gens les plus autonomes font figurent d’emmerdeur.
        2- La Fraternité existe de moins en moins. Il y a pleins de fractures sociales notamment entre les quartiers difficiles et les citoyens lambda. De plus, en perdant nos cultures, nous perdons l’âme de la France avec tout ce qu’elle avait de sympathique (la culture française, c’était avant 1789)
        3- L’égalité : ah là, ils ont réussi, devant nos élites, nous sommes tous aussi médiocre les uns les autres.
        Aucun Etat ne se permettra de parler de respect, or, c’est la seule devise qui vaille, surtout en tant de crise.


      • Onecinikiou 3 septembre 2012 14:42

        @ Traroth,


        La politique, au sens de système de gouvernement, sert avant toute chose et en dernière instance à assurer ce à quoi l’homme aspire en tant que groupe social historiquement constitué : sa survie. 

        Et il n’y a de toute évidence rien de plus légitime, où alors nous attendons avec une impatience non-dissimulée que vous nous démontriez le contraire. Au demeurant nous rejoignons d’ailleurs ici des considérations sommes toute assez naturelles, à travers l’instinct de conservation, valable tant pour les individus que pour les groupes sociaux ou les espèces (au sens large). 

        Ce qui, au passage, est totalement conforté par une simple et rapide étude anthropologique et ce depuis les âges anciens, au contraire de vos purs délires idéologico-maçonniques actuels, sans portée significative. Comme beaucoup en réalité, hélas, vous vous trompez sur la nature humaine. Ce qui explique d’autant mieux vos insuffisances conceptuelles, très adolescentes.

      • Relladyant Relladyant 3 septembre 2012 15:02

        Cher ami, la mainmise de l’union européenne sur les peuples, ce n’est pas Mélenchon qui la dénonce, mais le FN depuis des années, ainsi que M. Asselineau de l’UPR.


        Mélenchon, lui, pendant ce temps-la (et ce sera rebelotte en 2017), a toujours fidelement et inconditionnellement appelé a voter PS, c’est à dire, à porter aux pouvoirs les éternels partisans et défenseurs de ce coup d’etat de l’UE sur les nations.

      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 15:25

        @Castel : merci, vous partagez donc mon point de vue. Liberté, égalité, fraternité sont des objectifs louables et désirables. Visiblement schweitzer.ch ne partage pas ce point de vue. Il fait partie des gens qui cherchent à rendre le monde plus horrible...


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 15:28

        @Relladyant : vous pouvez préciser l’endroit de son programme où Le Pen propose de quitter l’UE ?


      • Castel Castel 3 septembre 2012 15:36

        Je ne partage pas tout-à-fait votre point de vue. Primo, quand on parle de droit de l’homme, on oublie de parler de ses devoirs. C’est une manipulation qui permet d’imposer aux personnes autonomes un modèle de vie dépendant du système.
        AInsi, le droit à l’eau potable oblige les indiens d’Amérique latine de payer l’eau, qui a toujours été dans leur culture une ressource disponible sans lien avec l’argent.

        Deuxio, l’idée d’égalité dans la devise a exactement le même objectif : cela permet d’embrigader les gens dans la médiocrité.
        C’est le cas notamment des agriculteurs : avant ils avaient leur fierté, maintenant, soit ils se sont adapté à la mondialisation, soit ils crèvent. Il n’existe plus, ou de moins en moins, de producteurs véritablement autonomes, c’est le système qui les broie.


      • jacques jacques 3 septembre 2012 15:51

        louis Veuillot une grenouille de bénitier vaticanaise.


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 15:56

        @Castel  :

        "Deuxio, l’idée d’égalité dans la devise a exactement le même objectif : cela permet d’embrigader les gens dans la médiocrité.
        C’est le cas notamment des agriculteurs : avant ils avaient leur fierté, maintenant, soit ils se sont adapté à la mondialisation, soit ils crèvent. Il n’existe plus, ou de moins en moins, de producteurs véritablement autonomes, c’est le système qui les broie"

        Je me demande bien ce qui peut vous faire penser que le problème des agriculteurs est un problème d’égalité.

        Obliger des gens qui buvaient une eau gratuite (un bien collectif, donc) à payer l’eau n’est pas un progrès de la liberté mais une régression. Vous ne démontrez rien concernant la liberté, là, si ce n’est que les capitalistes pratiquent volontiers l’antiphrase, prêchant pour plus de liberté alors que dans le même temps ils en privent les gens. Ca ne change rien à mon raisonnement : liberté, égalité, fraternité doivent être le but de toute politique. Je n’ai jamais dit que c’était le cas, et c’est bien là le problème. Il faut lutter contre ceux qui veulent nous en priver !


      • Onecinikiou 3 septembre 2012 16:03

        @ Traroth,


        Il me semblait pourtant que le Front national de JMLP, tout au long des années 80 et 90, fut l’un des rares et sinon le premier, à s’opposer avec virulence à l’intégration supranationale européenne, préfiguration du fédéralisme européen - soit la dictature de la Banque et des différents lobbys, capitalistiques et communautaires.

        Quand le « petit père sans peuple » et ex-sénateur socialiste Mélenchon, ne faisait lui que donner caution à la fameuse « Europe sociale » qui aujourd’hui se fait se bidonner tout le monde (pour les plus sarcastiques, les autres n’ont plus que leurs yeux pour pleurer).

        Petit rappel en ce sens :


        Remarquons une chose tout de même : comme il est aisé et jouissif de doubler sur leur gauche nos petits avocaillons du FdG.

      • Castel Castel 3 septembre 2012 16:34

        @ Taroth

        Je me demande bien ce qui peut vous faire penser que le problème des agriculteurs est un problème d’égalité.

        L’égalité s’oppose à l’autonomie dans l’esprit de nos élites. Mais le problème des agricultures est plus vaste encore : la société a basculé pendant la révolution française. Avant, la richesse venait de la terre, maintenant, c’est l’argent, via les banques.

        Obliger des gens qui buvaient une eau gratuite (un bien collectif, donc) à payer l’eau n’est pas un progrès de la liberté mais une régression.

        Pardon, c’était leur système d’irrigation. Pour les indiens, l’eau n’est pas payante, elle n’appartient à personne. Ils savent très bien la gérer pour qu’elle aille dans leur terre et qu’ensuite, elle reste dans les cycles naturels.

        Quant à nous, on construit des barrages ultra polluantes pour l’environnement (en remontant l’eau, certaines espèces ne peuvent plus se reproduire etc etc) et on dit aux indiens autonomes de payer : ça s’appelle du vol, de l’esclavage et de la merditude capitalistique.

        Donc, il faut bien comprendre : si vous avez demandé plus de droits, vous aurez aussi plus de devoirs. C’est cela la société franc-maçonne : personne n’est libre parce que vous demandez votre liberté et que la société des banques vous rendra alors dépendante (médias corrompus, mauvaises gestion démographique dans les villes, démocratie troué par les lobbys, problèmes d’équilibre ville/campagne, difficulté à gérer les industries et les pollutions, société de profits sans contrôle... s’il n’y avait pas de banques, ou si elles avaient été contrôlé à la base, beaucoup de problèmes de ce genre aurait été résolus. La banque est le moteur de la société, elle est le moteur des profits, elle permet de réaliser des projets énormes sans aucun lien avec nos possessions effectives, l’argent est devenu un concept abstrait)


      • taktak 3 septembre 2012 16:44

        1) Mélenchon a fait son autocritique sur la question européenne. Insufisante sans doute puisqu’il n’est pas (encore) pour la sortie de l’euro. Dont acte. On ne peut pas lui reprocher tout et son contraire

        2) Depuis le traité de rome, le PCF est contre la construction supra-nationale qu’est l’UE. Il n’a pas attendu un FN qui ne s’interesse à cette question bien plus épisodiquement qu’à celle de sa chasse au non souchien

        3) Si on peut noter une certaine naiveté de la position du FdG sur la question européenne : pour une autre europe, un autre euro mais n’ose pas dire qu’à défaut il faut en sortir, Le FN n’est pas pour la sortie de l’UE ou de l’Euro. Il le laisse entendre mais la lecture de son programme montre très clairement que le FN est pour l’indépendance de la banque centrale, le paiement de la dette inique, la poursuite de la françallemagne etc. Qui plus est, les seuls arguments du FN contre l’europe concerne l’entrée de la Turquie (au pretexte que ce pays laique est musulman) ou l’ouverture des frontières. La concurence libre et non faussée, l’interdiction des services publiques ou de la préférence à des monopoles publics au service de la Nation, ça le FN est clairement contre, clairement pour les intérets des financiers. Sur le dumping social, la réponse du FN c’est pas le protectionnisme contre les pays européens le pratiquant mais cassons notre code du travail et protectionnisme catholique (pardon européen).....

        Le FN c’est une escroquerie.

        bref,


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 16:49

        « si vous avez demandé plus de droits, vous aurez aussi plus de devoirs » : Votre raisonnement commence à me paraitre bizarrement orweillien. Êtes-vous en train de dire que pour avoir plus de liberté, il faut se priver de liberté ?


      • Traroth Traroth 3 septembre 2012 16:52

        @Castel : je ne comprends pas non plus votre référence aux francs-maçons. Qu’est-ce que ça vient faire ici ?


      • Onecinikiou 3 septembre 2012 17:09

        @ taktak,


        1/ En effet, on peut simplement reprocher à Mélenchon son manque de vision politique et son incompétence crasse sur un sujet, qui plus est, qui était à l’époque (et demeure toujours) d’une importance institutionnelle, économique, social, démocratique majeur. Et ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir ? La prime à la compétence n’est donc plus de son côté, surtout lorsque l’on prétend briguer les fonctions suprêmes et conduire la Nation. Dont acte...

        2/ Le PCF ? Mais vous donnez le bâton pour vous faire battre mon cher monsieur. 

        Pour preuve : qui a donc représenté le FdG, et par voie de conséquence le PCF, lors des dernières élections présidentielles ? Un ex-sénateur toujours socialiste ! Ancien trotskiste (trotskiste un jour, trotskiste toujours), soit les pires ennemis du PCF puisque cherchant méthodiquement à l’affaiblir, et souhaitant même le voir disparaitre ! Membre de la franc-maçonnerie, soit condamné violemment en tant que tel par l’ensemble des instances représentatives du mouvement ouvrier comme collaborateur de classe, aussi bien - cruel paradoxe - par les staliniens que les trotskistes !

        Serait-il trop demandé de réclamer un peu de cohérence politique et idéologique ??!

        3/ « La concurence libre et non faussée, l’interdiction des services publiques ou de la préférence à des monopoles publics au service de la Nation, ça le FN est clairement contre »

        Exactement, on ne saurait mieux le dire...

        Quant à dire que le FN serait une escroquerie, après ce qui vient d’être mis au jour, c’est définitivement l’hôpital qui se fout de la charité. Vous n’avez pas mieux comme coup de pied de l’âne ?

      • Castel Castel 3 septembre 2012 17:13

        La franc-maçonnerie est le symbole des révolutions sociales du XVIIIème siècle. Toutes devises qui viendraient de cette époque et liées à ces révolutions sont intimement franc-maçonnes (notamment liberté égalité fraternité). N’oubliez pas la devise parfaite de la franc-maçonnerie « du chaos vient l’ordre » : typiquement, quand il y a le chaos, l’ordre peut se remettre et d’une manière plus forte encore. Napoléon est arrivé juste après la révolution française et a mis l’Europe a feu et à sang (créant ensuite les problèmes européens que l’on connait). Après l’éfondrement des deux tours le 11 septembre, les américains se sont immiscés partout dans le moyen-orient et ont créé une politique antiterroriste très dure.

        C’est au nom de l’égalité que l’on oblige des peuples ou des personnes autonomes à être dépendante du système. C’est cela la manière de penser des gens qui nous dirigent.
        Je ne vois pas en quoi ce raisonnement serait erroné.

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