Certes, les paroles de la chanson que Serge Gainsbourg avait écrite pour Brigitte Bardot et lui-même n’ont rien à voir avec le leader du Front de Gauche. Le titre en revanche lui va comme un gant, ce que pourraient confirmer nombre de caciques communistes. Car il est comme cela, Méluche, une sorte d’aimant qui présente tour à tour les deux pôles d’une forte personnalité...
D’un côté attirant, Mélenchon rallie à ses discours de progrès, ponctués d’imprécations justifiées contre les banksters et autres adversaires des classes populaires, les espoirs des partisans de la gauche radicale, mais aussi de nombreux cocus de la social-démocratie, dépités de voir un gouvernement socialiste continuer, de manière à peine atténuée, l’œuvre de la droite en refusant de s’attaquer frontalement aux racines du mal qui mine les fondements de la justice sociale et entraîne toujours plus de Français sur la voie de la paupérisation.
De l’autre côté repoussant, il irrite par ses rodomontades et son irrépressible arrogance ; il agace par ses jugements péremptoires et sa propension à se présenter urbi et orbi comme le principal artisan de la victoire de Hollande ; il exaspère par ses saillies douteuses et ses attaques virulentes à l’encontre d’un exécutif de gauche qui se cherche mais ne peut encore être raisonnablement jugé sur son (in)action.
Il est parfait, Mélenchon, lorsqu’il pourfend le capitalisme dévoyé par la spéculation internationale, lorsqu’il dénonce les agressions antisociales voulues par le Medef et l’UMP, lorsqu’il appelle à la mobilisation contre le MES (Mécanisme Européen de Stabilité), fruit de la consanguinité entre les décideurs de l’Union européenne et les banksters, lorsqu’il réclame un référendum sur le Traité budgétaire européen qui imposera de facto la règle d’or et subordonnera un peu plus notre pays aux diktats des eurocrates.
Le discours de Mélenchon est en revanche plus discutable lorsqu’il s’égare, comme à Toulon lors de la campagne présidentielle, sur le terrain de l’immigration. Et son discours devient carrément insupportable lorsque, pour reprendre la main après sa visite amicale au très ambigu Chavez, il balaie d’une phrase désinvolte la loi sur le harcèlement sexuel, jugée non prioritaire alors qu’elle était pourtant attendue avec impatience par des milliers de femmes désemparées par la décision du Conseil constitutionnel au printemps dernier. Á vouloir parler fort, le leader du Front de Gauche parle souvent trop vite, ce qui l’amène parfois à dire des âneries.
Des âneries, Méluche en sert d’ailleurs régulièrement à l’encontre des socialistes auxquels il voue une animosité à la hauteur des ambitions qu’il n’a pu assouvir au sein d’un PS où il n’a été qu’un dirigeant lambda et un ministre falot de Jospin. Il n’a pourtant pas tort d’attaquer Hollande et le gouvernement, beaucoup trop timorés, mais après quelques petites phrases venimeuses et potentiellement dangereuses pour la gauche durant la campagne, style « capitaine de pédalo », voilà qu’il accuse le Président élu d’aller « faire le kéké ». Certes, Hollande n’est pas pour l’instant – laissons-lui le bénéfice du doute – à la hauteur des espoirs de tous ceux qui ont voté pour lui, que ce soit par adhésion ou par antisarkozysme, mais on ne peut l’accuser de « se la péter », traduction de l’expression marseillaise employée par le leader du Front de Gauche.
Un « kéké » peut en cacher un autre
Il se pourrait même que des deux hommes, ce soit bel et bien Mélenchon qui fasse le kéké, tant dans son affirmation réductrice et plusieurs fois réitérée que c’est lui-même et les électeurs du Front de Gauche qui ont hissé Hollande sur son pavois, ou dans son annonce elle aussi régulièrement suggérée, lorsqu’elle n’est pas carrément assénée, d’un prochain et irrésistible mouvement populaire dont Méluche serait le principal artisan, voire l’unique moteur.
L’expression de cette colère populaire, si elle voit le jour – ce dont on peut douter en constatant le fatalisme croissant des Français –, se traduira-t-elle par une adhésion massive au Front de Gauche ? On peut sérieusement en douter car le corpus sociologique de notre pays reste majoritairement ancré à droite, l’électorat de gauche lui-même étant principalement constitué de personnes beaucoup trop tièdes et peu enclines à se révolter. Il est à cet égard significatif de constater que la gauche radicale, largement rassemblée dans ses composantes autour d’un Mélenchon fédérateur ayant habilement su capitaliser sur les structures communistes et phagocyter l’électorat du NPA, a certes progressé en nombre de voix mais pas en pourcentage relativement aux précédents scrutins présidentiels, et cela malgré un contexte favorable et une poussée à gauche qui s’est traduite par l’arrivée d’un socialiste à l’Élysée.
Une réalité amère que les législatives ont contribué à accentuer. On comprend mieux dans ces conditions les réticences de plus en plus grandes des caciques communistes à l’égard d’un Mélenchon jugé trop hâbleur, trop égocentrique, et surtout trop agressif vis-à-vis de l’exécutif, au point que les Français en viennent à désigner le leader du Front de Gauche comme le principal opposant à Hollande devant les barons de l’UMP !
Un constat qui déplait fortement aux dirigeants du PC dont la ligne est clairement le soutien critique sans participation au gouvernement, mais en aucun cas une rupture avec les socialistes et un statut d’opposant revendiqué, rôle dans lequel se glisse à l’évidence le camarade Méluche malgré des mises en garde répétées. Des communistes qui, en outre, devront – pragmatisme électoral oblige – se rapprocher de ces mêmes socialistes en vue des municipales de 2014 au cours desquelles le PC jouera gros après ses déconvenues législatives soldées par seulement 8 sièges (une misère !) et un groupe parlementaire en forme d’aumône car constitué avec des élus des Dom Tom grâce à la complaisance du PS.
Au delà de l'unité de façade affichée dimanche aux Karellis à l'université d'été du PC, la question qui est aujourd’hui posée aux communistes est simple : après avoir été la solution, Mélenchon n’est-il pas devenu pour eux le problème ? Autrement dit, doivent-ils lâcher la proie (leur propre stratégie) pour l’ombre des chimères d’un leader flamboyant mais décidément incontrôlable ? La réponse leur appartient, mais il est patent qu’elle provoque une tempête sous leurs crânes !
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Les socialistes sont au pouvoir pour plusieurs raisons. La
première un rejet du précédent locataire de l’Elysée par ses manières anti-démocratiques,
la corruption avec ses amis les riches et sa folie de l’argent facile. La
seconde, un espoir d’un peu plus de justice et d’équité dans ce monde complètement
dingue pris en otage par les marchés financiers et enfin la troisième, dans l’appellation
socialiste, il y a le mot social. Hors que voyons nous jusqu’à présent ? Premièrement,
un gouvernement faisant le dos rond aux marchés et adhérent à la fumeuse règle
d’or qui étranglera et saignera les nations. Deuxièmement, une perte de mémoire
concernant le non cumul des mandats. Troisièmement, aucune vision et aucun
programme digne de ce nom concernant la mutation énergétique, écologique. Je ne
cite là que trois points mais la liste pourrait être beaucoup plus longue. Aussi
Mélenchon est l’aiguillon nécessaire pour remuer cette gauche qui a une
dangereusement tendance à gouverner au centre droit. Attention, si ce
gouvernement continue dans cette voie, aux prochaines échéances, c’est une
droite dure qui sera élue par dépit. 10 millions de personnes en difficulté,
cela n’augure rien de bon et les livres d’histoires en sont témoins. Cordialement
Par Mycroft(---.---.---.114)3 septembre 2012 11:18
Mélenchon est victime d’un phénomène médiatique particulier : on ne parle de lui que quand il sort des phrases toutes faites. Beaucoup moins quand il sort des analyses politiques fines comme c’est souvent le cas, ceux qui écoutent ses intervention sérieuses le savent (par exemple, allez faire un tour sur Arrêt sur Image). Du coup, il se sent obligé de faire de la provoque. On aurait pu croire que son succès de la présidentielle ai justifié qu’il arrête cette méthode, n’en ayant plus besoin. J’ai moi même pensé ainsi. Je m’aperçoit néanmoins que les médias ne lui réservent pas la place qui est la sienne, et qu’il a toujours réellement besoin de ruer dans les brancards pour pouvoir exister médiatiquement. C’est une réalité avec laquelle il doit composer, elle est déplorable, consternante, agaçante et scandaleuse mais elle est bien là. Quand on sait que des gens du front de gauche on beaucoup à dire sur les origines de la crises et les solution à y apporter, on ne peut que déplorer leur faible influence dans les médias, alors que des événement aussi « passionnant » que la gueguerre des chefs UMP font la une, ou encore les JO...
Votre article est bon, je vous rejoins sur le constat, moins sur les conclusions. Le PC, en faisant partie du front de gauche, a cessé d’agir comme EELV,
un partie qui n’existe que par la magouille, les petits arrangement
entre amis et qui ne représente en aucun cas les intérêts des français.
Ça situation est tout simplement un scandale, car sans l’alliance avec le PS, il aurait moins d’élu que le FdG, et le PC ne doit pas revenir sur cette voie. S’il le fait, il enterrera la gauche en France.
Le PS est de toute évidence un partie centriste. Du PS ou du modem, il est dur de dire lequel est le plus à gauche dans ses propositions. La seul chose qui permette au PS de passer pour « à gauche », c’est le fait que l’UMP soit d’extrême droite. Mais soyons honnête, tout comme il n’y a plus beaucoup de différence entre UMP et Fn, il n’y a plus des masses de différence entre Modem et PS. La gauche est donc limité au front de gauche, les mouvements de type NPA assumant ne pas vouloir gouverner mais au contraire rester dans l’opposition. Le Front de gauche doit convaincre si on veut que la gauche cesse d’être minoritaire. Vous faites preuve de fatalisme en disant que la France est majoritairement de droite. Elle n’est pas forcé de le rester. Pour qu’elle cesse d’être de droite, il est nécessaire qu’il existe une force de gauche crédible et cohérente face au centre et à la droite. C’est cela, le front de gauche. Il n’existe actuellement aucune autre force politique française proposant cela. Si Mélenchon, demain, perd face au ténor du PC qui veulent, comme EELV, aller à la soupe, alors nous n’aurons plus de gauche en France.
Par Guy BELLOY(---.---.---.240)3 septembre 2012 12:18
Beaucoup de vives réactions mais les positions politiques des commentateurs sont-elles si éloignées ? Tous sont contre le TSCG, certains, fatalistes pensant que c’est plié, d’autres appelant à manifester jusqu’au bout (30 septembre à Paris) Tous sont d’accord pour regretter la lenteur de Hollande à tenir ses promesses : non-cumul des mandats, statut pénal du chef de l’état, suppression de la CJR pour les ministres, loi sur les licenciements boursiers votée au sénat et non présentée decant l’assemblée nationale certains pensant qu’il ne les honorera pas, d’autres lui accordant un délai. Reste la position du PC face au P.S., position qui risque d’être « souple » vu les municipales de 2014, Mélenchon, lui, n’ayant rien à perdre, au contraire, à garder son rôle d’aiguillon pour éviter une dérive à droite. Bref, une fois de plus la personnalité du tribun cristallise.
Ce qui est sur c’est que si on ne fait rien, comme le FN, il y aura le TSCG. Le TSCG c’est la destruction finale de la souveraineté nationale. Dans cette affaire, en faisant rien c’est bien le FN qui est l’anti france. Point barre. Le FdG mais aussi l’ensemble de la gauche (pas le PS et autres libéraux d’EELV bien sur) tentent de faire quelque chose pour mettre en échec ce traité. Manif, pétition, tout est bon pour que la voix du peuple se fassent entendre. Et à défaut d’une victoire immédiate, il convient d’obtenir a minima une victoire dans les consciences.
Où l’on voit une fois de plus le fait que le FN et capable de produire un discours démagogique remettant en cause le « mondialisme » mais que quand il s’agit de bouger contre l’UE des patrons, l’ordre établis, ils sont avec l’oligarchie. Systématiquement. C’est sur que c’est plus facile de s’attaquer de façon primaire et unique aux immigrés.
@ Fergus. Vous analysez ici la situation uniquement en terme stratégique et pas sur le fond politique. Sur la forme, vous avez sans doute raison, Mélenchon à le melon. Une fois cela dit quel est le principal problème ? que Mélenchon parle fort en faisant ce qu’il avait promis dès avant l’élection à savoir mettre la pression sur le gouvernement pour qu’à défaut d’une politique veritablement de gauche, il ne soit pas autant à la solde du patronat que ne l’était Sarko-Medef ? Ou bien que certains dirigeants du PC, minoritaires je l’espère, par simple opportunisme électoral très court termiste soient tentés d’abandonner toutes pressions sur le gouvernement même si celui-ci fait une politique de droite. Poser cette question c’est y répondre.
Donc non, il n’y a aucun délais de grace à accorder à un gouvernement qui envoie pour la première fois un premier ministre chez le MEDEF dire que la baisse du cout du travail et la compétitivité des entreprises (discours patronal) sont ses priorités. Et il faut donc bien sûr réagir. On peut effectivement regretter que cela ne passe que par les coups de gueule d’un mélenchon qui a certes des défauts. Quand à la grosse tête de Mélenchon, il faut plutot se demander pourquoi le PC est mélencho dépendant, en ayant à sa direction que des personnages fallots. Cela n’est sans doute pas sans rapport avec la ligne d’opportunisme politique instituée depuis la mutation. Comment porter un discours clair et fort quant on s’inquiète systématiquement plus de ne pas embéter les socialistes, l’europe etc que de ses convictions politiques ?
C’est d’autant plus risqué que, bon gré mal gré, il va devoir composer avec les communistes qui sont les seuls, dans les partis constituant le Front de Gauche, à disposer de troupes efficaces et de logistique, les autres n’étant que des groupuscules, y compris le Parti de Gauche.
En effet, mais cela suppose qu’une large partie de l’électorat emboîte le pas à un leader de la gauche radicale, et en l’état actuel de la sociologie, cela relève quand même très largement du rêve. Reste le soulèvement populaire, mais il peut déboucher sur n’importe quoi, du meilleur au pire.
Le pire, c’est la trajectoire actuelle. Elle mène à la catastrophe. Une autre trajectoire mènera peut-être aussi à la catastrophe, mais on ne risque pas grand-chose à essayer, dans l’absolu.
« En effet, mais cela suppose qu’une large partie de l’électorat emboîte le pas à un leader de la gauche radicale, et en l’état actuel de la sociologie »
Non pas de la sociologie mais de l’Etat pitoyable de l’Information en France et des merdias aux ordres. Problème médiatique qui fait écho à toutes vos critiques sur JLM :
1.il doit parler fort sinon les médias ne parlent pas du FDG, c’est triste
2.on a parlé de lui mais pas de ses idées ni du FDG parcequ’il parlait trop fort... Euh... « Mélenchon il a traité mon COOPPAIIINN » Niveau CE1. « Il t’as traité de quoi ? » « De capitaine de pédalo... » Et, là où une maitresse de primaire renvoie le gamin jouer, les médias et le PS pleurnichent... On est où là, dans la cour de récré ?
3.On ne parle pas des idées tout court dans les médias de masse, ça fait juste peur.
Ce que vous dites n’est pas faux. J’observe cependant que Mélenchon peut, de temps à autre, et cela a été le cas lors de son dernier passage sur France-Inter, tenir un discours calme et pédagogique, débarrassé des petites phrase perfides habituelles et des pugilats avec les journalistes. Que ne le fait-il plus souvent lorsqu’il en a l’occasion au lieu de répondre aux provocations ?
Ca me fera toujours rire les illustres inconnus bien au chaud chez eux et qui ne lèvent pas le petit doigt mais qui se permettent de donner des leçons à ceux qui s’exposent et mouillent la chemise.
Il faut prendre les gens avec leurs qualités et leurs défauts, personne n’est parfait. Mélenchon est un très bon porte parole il fait ce qu’il peut pour rester calme. Moi je ne pourrais pas, face à ces têtes de cons, je ne tiendrais pas 1 minute. Au grand journal par exemple, je ferais un carnage.
Mélenchon, meilleur allié de la droite dirait-on. Et puis c’est tellement plus facile d’être dans l’opposition. Le pays est dans une situation très difficile et il n’y a pas de solutions miracles, ni de gauche ni de droite, mais si en plus la gauche matraque la gauche, où allons nous ? Vers une réélection de Nicolas Sarkozy ? Alors là si Mélenchon veut du changement il ne sera pas déçu.
Le fait est que Mélenchon est du pain béni pour la droite dans la situation actuelle car il oublie trop souvent de se livrer à de la pédagogie pour diffuser les idées des forces de progrès, préférant taper sur les socialos à contre temps. Par chance, l’UMp est déchirée et n’est pas en situation d’en tirer parti.
« il oublie trop souvent de se livrer à de la pédagogie » : Vous confondez ce que dit Mélenchon et la petite fraction de ses propos que reprennent les médias.
J’avoue que je commence à me poser des questions. Vous affirmez avoir voté Mélenchon, mais vous êtes remarquablement mal informé à la fois sur ses idées et sur ses propos.
Précisément, Mélenchon sait que les médias se jetteront sur ses petites phrases en oubliant tout le reste. C’est pourquoi il est impératif, s’il veut que l’on s’intéresse plus au fond de son dsicours, qu’il cesse de jouer à ce petit jeu de dupes dont les seuls dindons sont lui-même et ses électeurs.
Vous sombrez dans le procès d’intention, là. Avez-vous envisagé l’idée qu’il se pourrait que les médias ne veuillent pas exposer exhaustivement les idées de Mélenchon ?
Par Guy Liguili(---.---.---.21)3 septembre 2012 17:25
Tout d’abord, ne pas mélanger Toulon (Var) et Marseille (Bouches du Rhône). Sinon, si vous avez envie d’écouter Jean-Luc Mélenchon au naturel , je vous propose ce lien : http://www.youtube.com/watch?v=g6heICDlWFs
Vous y découvrirez celui dont ne parlent jamais les médias. (Attention, ça dure 90 minutes mais c’est passionnant !)
Rien à voir avec l’article. Mails alors rien du tout.
Je viens d’apprendre à l’instant sur la chaîne « Histoire » pourquoi les flics sont appelés « les poulets ».
Et bien c’est parce que les locaux du 36 Quai des Orfèvres, investis à partir de 1871 par la police, étaient auparavant occupés par un marché aux volailles. Volaille, les poulets. CQFD.
Heureusement pour eux que le 36 ne servait pas de porcherie.
Par Georges Yang(---.---.---.180)3 septembre 2012 17:30
Certains lecteurs envisagent une sorte d’alliance FN et FDG , cela fait hurler les idéologues des deux bords
Cependant, Mélenchon est un grand connaisseur de l’histoire du PC chinois et c’est ce qu’à fait Mao en s’alliant à Tchang Kai Tcheik contre les Japonais, avant de l’éliminer en 1949
Mais cela ne semble pas envisageable en France ....pour le momment
Je n’ai pas du tout la même lecture. Les islamistes sunnites, selon moi, ont toujours été les créatures de l’occident. Donnez-moi donc un seul exemple où ils auraient objectivement agit contre les intérêts des capitalistes !
Par Guy BELLOY(---.---.---.240)3 septembre 2012 17:31
@Fergus : Juste une remarque en passant : je réaffirme que Mélenchon ne laisse pas indifférent, qu’il cristallise ; la preuve : 200 réactions (et ce n’est pas fini !) Quelquefois, ici ou là, un coup bas. Seriez-vous maso pour vous exposer ainsi ? Ceci étant dit, bon courage pour la soirée... Amicalement,
Par tf1Goupie(---.---.---.238)3 septembre 2012 18:10
Melenchon fait comme tous ceux qui ne souhaitent pas gouverner : il fait effectivement le Kéké, critiquant hypocritement ceux qui essayent pendant que lui ne fait rien que dire « Yaka Focon » et on aura le Paradis Terrestre.
Un clone de LePen, de Besancenot, ou d’autres plus célèbres pour avoir utilisé leur talent de tribun afin d’asservir le peuple.
Même Coluche était plus captivant et avait plus de fond politique.
Mélenchon qui est payé à temps plein pour être Député Européen, pourquoi ne va-t-il pas faire son show de camelot à Strasbourg ? Peur de ne pas avoir d’auditoire, d’être ridicule ?
Ça ne résoudra rien car le problème ne vient pas de là. Dès qu’un élu est élu, il cesse de subir les conséquences des choix qu’il est amené à faire. C’est ça, le problème. Il n’est plus « l’un d’entre nous ». Il est donc indispensable que les députés mangent la soupe qu’ils cuisinent, avant tout : qu’ils paient des impôts, par exemple.
" Doivent-ils lâcher la proie (leur propre stratégie) pour l’ombre des
chimères d’un leader flamboyant mais décidément incontrôlable ? La
réponse leur appartient, mais il est patent qu’elle provoque une tempête
sous leurs crânes ! " FERGUS
En capacité de décider pour les communistes ? N’ayant jamais été encarté nulle part, je peux difficilement dire comment je réagirais face à des tentations contradictoires : à gauche toute en faisant un bras d’honneur au PS ou, pour des motifs électoraux, dans une position mi-chèvre mi-chou pour ne pas risquer de tout perdre.
Par tempérament, je serais plutôt partisan de la première voie, au risque de dangereusement fragiliser la maison.
en validant ton article, je me doutais qu’il ouvrirait un large débat, et je ne suis donc pas surpris.
ceci dit, les 100 premiers jours socialistes ne sont pas très encourageants, c’est le moins qu’on puisse dire.
rien sur les banksters, rien sur l’échelle des salaires, des déceptions nucléaires, des déceptions sociales lorsque le gouvernement s’invite au medev, (et semble pret à s’en prendre aux plus pauvres d’entre nous, plutot que de s’en prendre aux grands patrons voraces),
et le reste à l’avenant,
nous n’avons pas testé les solutions préconisées par Mélenchon, et je pense que c’est dommage, car s’il avait pu mettre en place ce qu’il défendait, nous serions surement moins inquiets.
Bien d’accord aevc toi sur les 100 premiers jours. Comme je l’ai indiqué plus haut, j’attends maintenant avec intérêt la Loi de Finances car elle montrera clairement quelle voie veut suivre Hollande.
Les solutions de Mélenchon, il ne faut pas rêver, il n’y avait quasiment aucune chance qu’elles soient mises en oeuvre par un socialo-centriste. C’est pourquoi Mélenchon doit continuer à appuyer mais dans la mesure du possible sans céder à son envie de faire du buzz sur des petites phrases car si cela amuse de manière compréhensible la gauche radicale, cela irrite également beaucoup de monde et nuit à la diffusion du fond politique de son message.
Cet article est plein de haine. Il y a tant de contre-vérités que, actuellement malade, je ne me sens pas le courage de répondre point par point. Jean-Luc Mélenchon n’est en tout cas pas l’homme que vous décrivez. J’étais dans la même Fédération PS que lui - il l’a d’ailleurs dirigée plusieurs années - et j’ai assisté au déroulement de sa carrière. Il avait un poids certain dans le parti et il a été le plus jeune sénateur . Il aurait pu continuer paisiblement dans ce parti où il aurait probablement toujours un statut d’élu. Il a eu assez de désintéressement et de courage pour le quitter et créer le Parti de Gauche, puis avec les communistes et d’autres le Front de Gauche. Pourquoi ? Pour rester fidèle à ses combats et ses convictions, pour pouvoir continuer à défendre la place du peuple. Moi-même, j’ai milité 20 ans au PS et je l’ai quitté lorsque je l’ai vu changer. Lorsque j’y suis entrée en 1973, on parlait de lutte des classes, front de classe et conscience de classe. Imaginez-vous l’actuel PS tenir ce discours ? Notre « vieille maison » a été victime de l’entrisme de ses fossoyeurs. Ils en ont volé le nom, l’organisation, les biens et la renommée bien installée dans la population. Il fallait chasser Sarko, mais le fameux vote utile et la peur du FN a envoyé au pouvoir un parti qui se dit socialiste, mais ne l’est plus.
Merci pour ce témoignage intéressant. Rassurez-vous, j’ai si peu de « haine » contre Mélenchon que j’ai voté des deux mains pour lui et pour les idées du FdG, seule entité poliique de poids à véhiculer un langage et des propositions réellement de gauche. Et la seule que je souhaite pour l’avenir, c’est que ce parti réussisse. C’est pour cela que je fustige le Mélenchon qui s’égare car il nuit à la propagation des idées qu’il défend.
« Par tempérament, je serais plutôt partisan de la première voie, au risque de dangereusement fragiliser la maison. » FERGUS
comprends pas ... en soulignant cela , (et pourquoi ne pas vous croire ? ) vous prétendez à l’exact contraire de ce qu’évoque (pour moi , du moins ) la lecture de vos articles et commentaires , en matière politique
quand régulièrement on vous lit , on a très vite (pardonnez ma franchise ) envie de vous demander ce qu’évoque , pour vous , la notion de ’compromis « et en quoi elle diffère de celle de »compromission " ?
Vous m’avez sans doute mal lu ou je me suis mal exprimé car entre deux forces de gauche, l’une molle et l’autre radicale, c’est évidemment vers la seconde que se porte immédiatement mon choix. Je ne préconise une solution de compromis que s’il existe un risque majeur de voir passer la droite.
je vous ai forcément mal lu puisque nous ne sommes pas d’accord ?.. non , je vous ai bien lu puisque je vous réponds
Fergus, pour vous avoir bien lu pendant des mois de névrose présidentielle , pouvez-vous m’ / nous expliquer le choix cornélien qu’il y avait à départager si urgemment , si sensément , mais si raisonnablement aussi , deux représentants de la droite , l’un décomplexé , l’autre seulement mou / débutant ?
Il y avait une urgence majeure : virer Sarkozy ; et une urgence subsidaire (car ne pouvant déboucher sur une qualification pour le 2e tour) : donner le meilleur score possible à la gauche de progrès.
Par nacomeda(---.---.---.132)3 septembre 2012 22:20
Très bien, ce petit article. Si ça pouvait continuer. Un jour ça sortira peut-être vraiment. Avec des gens qui raconteront en détail ce mariage grotesque des PCF incapables de se séparer de leur centralisme autoritaire et de leurs vielles ficelles opportunistes avec un parti de gauche composé essentiellement de déçus inconsolables de la grande époque mitérandienne. Avec en fond de cuve et dans le rôle des témoins pseudo historiques quelques Npa déçus de n’avoir jamais trouvé leur place dans leur propre mouvement.. Et comme dans le village d’Astérix, si l’on pouvait remettre en haut de l’arbre, le barde lyrique le plus improductif de tous les mélenchons-addicts, en la personne de cette grande femme de lettre dénommée Ariane Walter, qui en réaction à ton article, ne trouve pas mieux pour défendre son héros que de parler de la taille de ses couilles, on pourrait peut-être passer à autre chose. Encouragements.
Par Ariane Walter(---.---.---.121)3 septembre 2012 23:04
je ne parle pas de la taille de ses couilles mais je dis qu’il en a. Tu connais l’expression ? Non. Personne ne l’a jamais employée pour toi. Tu la découvres. D’accord.
On peut voir le rassemblement du FdG de cette manière désabusée, mais non dénuée de fondement. On peut le voir également comme un renouveau sous la forme d’une fédération des espoirs de la gauche de progrès. Quoi qu’il en soit, tout ou presque reste à faire...
Bien d’accord sur les cocos ; bien d’accord sur le côté « idole » de l’idole. J’avais foi en lui, j’avais foi en le fait qu’il ne serait jamais une idole. Trop déçue par ses choix politiques pour croire en quoi que ce soit pour l’instant ; mais comme mes engagements politiques ne peuvent me mener ailleurs... j’attends. C’est la première fois que je vous revois depuis votre beau commentaire à mon premier article !
Plutôt que de critiquer Mélenchon sur le ton qu’il doit adopter à l’heure actuelle pour espérer être entendu dans les médias de masse pourquoi ne pas analyser le phénomène politique incroyable qui fait que jamais l’on entendent ses idées (pour lesquelles vous dites avoir voté) dans la petite lucarne ?
Je vous ai répondu sur ce point un peu plus haut. Mélenchon s’est montré calme et courtois lors de sa venue récente à France-Inter et il a pu développer ses idées, pour une fois non polluées par des petites phrases et par des pugilats avec les journalistes. C’est ce que j’attend de lui, non pour moi-même, mais pour les auditeurs qu’il convient de rallier aux idées du Front de Gauche.
Par Brisefer(---.---.---.21)3 septembre 2012 23:12
Que Mélenchon soit désormais le pape de la gauche, en France, comme Lafontaine en Allemagne et... personne en Italie, c’est un fait.
Mais dire qu’il « se présente urbi et orbi comme le principal artisan de la victoire de Hollande », là, non.
C’est un vil procédé utilisé ici, tendant à reléguer son œuvre politique au rang de vulgaire rabattage politicien. L’affaire est autrement sérieuse et vous le savez bien.
Il n’est qu’à se reporter à l’une des plus grandes émissions politiques ici le 12 janvier 2012 pour prendre la mesure du vrai projet de Mélenchon. Regardez à la fin la tête des journalistes pourtant venus pour le massacrer....
Sinon, se donner tout ce mal, développer cette campagne comme il n’y en eut guère en ce pays, tout ça pour faire gagner Hollande, cela sous-entend qu’il n’était pas assez grand pour gagner tout seul ! (à moins que ce ne soit le sens caché de votre message...)
Merci pour ce lien qui donne effectivement la mesure des possibilités de Mélenchon. C’est pourquoi, comme je l’ai écrit à différentes reprises, je regrette que son tempérament et les provocations de certains journalistes ne donnent de lui qu’une image réductrice de matamore à grande gueule au détriment des idées qu’il défend. La propagation de ces idées dans l’opinion passe à l’évidence par une communication mieux maîtrisée dans laquelle la colère doit pouvoir s’exprimer, mais une colère canalisée contre les ennemis des classes populaires et non dévoyée par des polémiques stériles.
Par RBEYEUR(---.---.---.105)3 septembre 2012 23:26
De Ariane Walter, 3 septembre 23:04
« …je ne parle pas de la taille de ses couilles mais je dis qu’il en a. Tu connais l’expression ? Non. Personne ne l’a jamais employée pour toi. Tu la découvres. D’accord... »
Au parti socialiste, les magouilles et résultats truqués sont si fréquents que les membres du parti racontent sereinement le déroulement des triches devant les caméras de télévision. Dans une vidéo incroyable, Jean-Luc Mélenchon raconte sans rougir, comment il négociait avec Hollande les résultats d’élections internes socialistes. Une séquence édifiante, qui confirme la curieuse pratique de la démocratie par nos amis socialistes (Ségolène Royal peut en témoigner). Ainsi, Jean-Luc Mélenchon raconte en pleurnichant comment François Hollande l’a arnaqué : ils s’étaient mis d’accord sur le score des élections internes (« Ben, on va s’arranger, comme on dit. Lui 85 moi 15. »).
Je suis rassuré, dans un premier temps j’avais lu « trucage des burnes » !
Eh oui, le PS a longtemps été caractérisé par des pratiques peu démocratiques, c’est le moins que l’on puisse dire. Et ce n’est pas terminé si l’on se réfère à la succession d’Aubry.
Par Ariane Walter(---.---.---.121)4 septembre 2012 09:14
il a quitté le PS pour ces raisons. le problème actuel est le TSCG. Compris ? Evoquer un passé lointain et revenbir sans cesse sur un tel argument : trollage stupide.
Evoquer un passé lointain et revenir sans cesse sur un tel argument : trollage stupide.
Pourtant c’est ce que font beaucoup d’intervenants sur Avox quand il s’agît du Front National, en le reduisant à un parti lié aux national-socialistes allemands .
Par nacomeda(---.---.---.132)4 septembre 2012 00:13
Assurancetourix semble avoir été piquée au vif. Sachez pourtant chère madame, que d’avoir réduit votre propos à l’expression d’une quantité concernant cet organe qui semble représente à vos yeux l’ultime expression du courage en politique était parfaitement circonstancié. En effet, d’un point de vue littéraire, quand la qualification d’une personne tend à ne pouvoir s’exprimer que dans une dimension parfaitement vulgaire et donc radicalement anti-poétique, l’on tombe effectivement dans cette surenchère ordurière, ou la quantité remplace intégralement la qualité. Enfin, sachez que pour cette petite outrance de gamine de maternelle, (Personne ne l’a jamais employée pour toi), vous n’avez pas intérêt à me croiser dans un manif radicale, car je vous ferais manger votre petit chapeau (phrygien ou autre)
Par kettner(---.---.---.168)4 septembre 2012 00:47
Le message est transmis
Melenchon prévenu saura exaucer les vœux de fergus , il vient en effet de jurer sur la tête de Chavez que dorénavant les bonnes manières il adoptera . Jamais avant l’interview sa boite à cirage il n’oubliera A ève malouine le baise main il fera De hollande du mal jamais il ne dira De joffrin le langage il emploiera Quand à calvi au restaurant il l’invitera
Il aurait aussi envisagé dans une urgence peut être subsidiaire de se faire refaire les dents et de se mettre au thé, sans jamais oublier de lever en le consommant, le petit doigt . Cette métamorphose aura à coup sur pour effet de révéler à la France de quel tendre bois est fait le front de gauche et peut être même verrons nous Melenchon bras dessus bras dessous ,clamer avec François « We are not dangerous » .
Merci pour cett amusante caricature. Mélenchon n’a évidemment rien à faire de ma petite personne, mais le nombre de connections sur cet article montre, comme l’a souligné Guy Belloy, que le sujet interpelle les lecteurs.
Je ne demande pas à Mélenchon de changer, et surtout pas de cirer les pompes d’un PS qui se noie dans les dérives du social-libéralisme. Je lui demande de continuer à parler haut et fort pour défendre les idées du Front de Gauche, mais de le faire sans donner prise (ou le moins possible) aux polémiques et à la focalisation sur des petites phrases qui occultent totalement le message et réduit d’autant les capacités du FdG à convaincre les électeurs au dellà du cercle de la gauche radicale. C’est cela mon message, pas autre chose.
Complètement nul cet article qui fait l’impasse sur le programme du Front de Gauche pour ne parler que de Jean-Luc Mélenchon, comme s’il était tout seul et ne représentait que lui même.
Comment de plus occulter la trahison des « socialistes d’opérettes » élevés en batterie à l’ ENA et uniquement capables de mesurettes dérisoires qui font bien rire les ultra libéraux du MEDEF et les spéculateurs et banksters qui dirigent l’économie d ela planète !
Vous l’avez compris, l’objet de cet article n’était pas de se focaliser sur le programme du Front de Gauche - un programme que j’approuve et soutiens - mais sur le comportement de Mélenchon, à mon avis peu adapté en l’état à une conquête élargie de l’électorat, un comporteement qui, de surcroit, pose problème au sein du PC.
De nombreux articles ont déjà été écrits sur le programme du FdG et je ne doute pas qu’il en viendra d’autres, tout aussi intéressants.
Par CARAMELOS(---.---.---.123)4 septembre 2012 22:23
Je pense que l’on sous estime gravement la colère de plus en plus avérée qui est latente dans ce pays. Et ce n’est pas avec de gentils effets d’annonces et d’effets de manches sur les gentils professeurs et notre « chère » éducation nationale qui l’on va calmer les choses. Les gens attendent autre chose depuis deja fort longtemps et, bien avant l’élection de NS qui s’est proprement planté durant son « règne » . Le jour ou ça va réellement exploser, bien que l’on puisse le regretter, MELUCHE et consorts seront ils les premiers à monter les marches de l’ échafaud ? Il y a des exemples flagrants dans l’histoire de la France.
Je crains que l’explosion, si elle se produit, ne signe, comme je l’ai écrit ailleurs, l’impuissance des partis, totalement dépassés comme ont été totalement dépassés les syndicats lors de grands mouvements sociaux du passé. Le pire n’est toutefois pas là, mais dans le risque d’une reprise en main musclée par des pouvoirs publics aux abois.
Par CARAMELOS(---.---.---.123)5 septembre 2012 21:23
Bonsoir FERGUS
Je crains que l’explosion, si elle se produit, ne signe, comme je l’ai écrit ailleurs, l’impuissance des partis, totalement dépassés comme ont été totalement dépassés les syndicats lors de grands mouvements sociaux du passé. Le pire n’est toutefois pas là, mais dans le risque d’une reprise en main musclée par des pouvoirs publics aux abois.
C’est évident mais des pouvoirs publics aux abois ne peuvent faire face à la colère généralisée d’un peuple. Nous n’en sommes pas encore là mais on peut le redouter .
Quoi qu’il en soit, tout cela et passionnant à vivre. Quant aux pouvoirs publics des nations européennes, ils sont de plus en plus sur le fil du rasoir.
à l’inverse de l’auteur je reproche à JLM non pas la forme de son attitude mais le fond ;Les coups de gueule de Mélenchon ,je les trouve plutôt sympatiques et même tout à fait adéquats surtout qaund ils s’en prennent à des journalistes que certains appellent merdiocrates avec raison ;et même si parfois il dépasse les bornes et pourrait nuire quelque peu à la compréhension et à l’image du FDG et de son programme ,cela reste superficiel et anecdotique comme sujet .C’est le fond de l’attitude de Mélenchon qui est plus grave et qui nuit sérieuement le FDG et les forces progressistes qu’il représente ou du moins qu’il prétend représenter.
Si le fond est juste et sincère alors la forme n’’est pas si importante que cela et en l’occurrence pour Mélenchon son attitude sur la forme aurait même été un atout du moins au regard de la masse populaire car celle-ci aime bien et mieux cette attitude grande gueule sympathique à l’attitude hypocrite petite bourgeoise .Le problème justement pour Mélenchon c’est que son fond ne correspond pas à la forme ,que son attitude sur le fond n’est pas net et semble ne pas être franche ou être carrément trouble avec des contradictions comme par exemple sur des sujets aussi variés que l’Europe ,la sociale démocratie ,le capitalisme mondialiste et l’immigrationnisme , l’intégrisme islamique et les guerres impérialistes menées par le capitalisme mondialiste en alliance avec les pays islamiques sunnites de tendance wahabites (Arabie ,Saoudite ,Qatar qui financent et arment la nébuleuse terroriste Al quaeda ) ;Et c’est là que par ce fond exécrable que la forme qui pourrait s’avérer sympatique ne prend pas et tourne à l’antipathie voire au ridicule car non sincère .(un jour il a été surpris à une émiision de télévision de grande écoute d’avouer peut être par un acte manqué qu’il est un « acteur »)
Mon impression pour ne pas dire mon intuition est que Mélenchon est un social démocrate juste un peu plus à gauche que les socialistes actuels qui sont carrément des libéraux capitalistes ,qu’il est aussi pour le système capitaliste que ceux-ci mais avec une grande demande d’égalité non pas par principe moral universel mais seulement par principe égocentrique individualiste ,autrement dit et pour parler plus prosaïquement ,c’est un petit capitaliste qui veut aussi sa part de gâteau et réclame aux gros capitalistes de diminuer la grosseur de leur part de gateau afin que lui est ses compères aient une part de gâteau plus grande .Je sais c’est dur comme jugement mais c’est l’’impression qu’il me donne comme constat .
Je crois malgré tout que la forme est importante. C’est d’ailleurs elle qui a fait redescendre le Front de Gauche dans la deuxième partie de la campagne électorale, lorsque Mélenchon s’est mis à taper plus fort sur Hollande, non sans raison, mais en prenant le risque de servir les intérêts de Sarkozy.
Non, le front de gauche et Mélenchon a subit un tir de barrage de tous les côtés, même des autres partis de gauche. Les médias et l’UMP ont repris en coeur et martelé la critique du programme du front de gauche par le medef sans qu’ils puissent y répondre. Le PS a organisé une vrai campagne de médisance sur Mélenchon et le programme du front de gauche, notamment à travers les grands quotidiens qui leurs sont affiliés. EE a envoyé ses représentants taper sur le front de gauche, sans doute en mission commandée en échange d’une future participation au gouvernement. Le NPA et LO, se sont joint à la meute pour taper sur le front de gauche ... Et bien sûr, il a fallu compter avec un focus des attaques du FN à coup de calomnies, ceux-ci se défendant naturellement avec leurs armes, contre les attaques du front de gauche.
De plus, les gens voulaient se débarrasser de Sarkozy, ils ont succombé à la pression des sondages et de l’enjeu. Voilà les vraies raisons.
Mélenchon n’a pas changé de style en plein milieu de la campagne, attribuer la régression des 2 dernières semaines à une telle futilité, cela n’a aucun fondement.
Vous avez peut-être raison, et mon analyse est par conséquent peut-être erronée. J’observe cependant qu’il y a une grande différence entre nous : bien que je sois acquis aux idées du Front de Guche, je suis un observateur totalement indépendant aors que vous êtes un militant. D’où sans doute les différences de perception.
Dans un autre commentaire, vous dénoncez ceux qui émettent des critiques, bien assis au chaud dans leur fauteuil. Sur ce plan-là, désolé de vous dire que vous n’êtes pas particulièrement bien placé pour tenir ce genre de propos car j’ai souvent lu de votre part des critiques, parfois virulentes, non seulement à l’égard de la droite, mais aussi à l’encontre des formations de gauche hors FdG. C’est d’ailleurs la règle du jeu de ces forums du net : permettre à cahcun de s’exprimer, ce que nous faisons tous les deux.
Un point au moins nous rapproche : nous souhaitons tous les deux que la manifestation du 30 septmebre contre le TSCG soit un éclatant succès.
je ne pense pas que ce soit la forme qui a fait descendre Mélenchon face Marine Lepen mais son fond ,Fergus,puisque vous avez mis vous même trois critiques de fond envers Mélenchon :—
1)son égocentrisme ,----------------2)sa fixation sur Le pen et le FN------------------3)ses attaques contre Hollande
je suis d’accord avec vous sur les deux premiers point mais pas sur le 3è,car il a raison de critiquer Hollande ,tandis que son égocentrisme le pousse à avoir des positions iconoclastes comme dans le discours de Marseille où il privilégie son intérêt personnel à l’intérêt de la France du fait qu’il a vécu au Maroc en tant que colon et semble vouloir recréer en France un pays qui ressemble à celui de son enfance par nostalgie colonialiste , son mondialisme immigrationniste en est la conséquence qui une nouvelle forme de colonialisme mais à l’envers ou néocolonialisme .
mais là encore on voit un décalage entre le fond et la forme ,sa critique envers Hollande n’apparait pas comme sincère ,car on se rappelle qu’il a appelé à voter Hollande sans conditions,il aurait pu dire qu’il voterait pour Hollande personnellement et dire qu’il laisserait le choix aux adhérents et sympatisans du FDG de voter selon leur conscience comme Marine Lepen qui a dit personnellement qu’elle voterait blanc mais qu’elle laisse le choix aux électeurs du FN de voter selon leur conscience tandis que Mélenchon demande jusqu’à presque exiger même de voter pour Hollande puisqu’il a dit « voter pour Hollande c’est voter pour moi »,on ne peut pas être plus clair sur la collusion entre Mélenchon avec le PS.
je regrette mais là je trouve que Marine lepen avait plus de panache dans sa position et sa déclaration et plus respectueuse de la liberté de conscience,et surtout plus sincère que Mélenchon
Ce qui m’a gêné dans les critiques contre Hollande - au demeurant globalement justifiées, même si elles ont parfois relevé du procès d’intention - c’est la forme plutôt agressive et persifleuse qu’elles ont pris, au point de donner l’impression que Hollande était plus dangereux pour le pays que Sarkozy, relativement oublié en fin de campagne dans les attaques d’un Front de Gauche enlutte avec le PS pour gagner des parts électorales. Un jeu dangereux qui aurait pu contribuer à faire chuter une nouvelle fois la gauche.
Pour ce qui est de l’appel à voter Hollande, il a été conforme à l’engagement de désistement pris dès le début de la campagne et qui valait pour toutes les composantes de la gauche allant du PS au FdG. Mélenchon ne pouvait pas renier sa parole sur ce point sans dégrader fortement son image et sans risquer de porter un grave préjudice à ses alliés du PC en vue des législatives et de la constitution d’un éventuel groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.
Par parkway(---.---.---.133)7 septembre 2012 16:26
Comment peut on faire encore un semblant de confiance en un parti qui trône depuis 40 ans au pouvoir et qui n’est pas capable de prendre des mesures radicales contre une paupérisation évidente et organisée ????
Mélenchon n’a pas été aidé par ses groupies ; ces foules qui l’acclamaient n’ont pas aidé. Je le dénonce au sein même du parti depuis février !! Cela le dessert de manière dramatique. En ce qui concerne le bonhomme, je sais qu’il est honnête mais sa marge de manoeuvre est rétrécie par les médias et les foules ! Pour ma part, je ne peux plus le supporter !! C’est dommage
Nous nous rejoignons : l’adhésion béate et sans esprit critique à un homme ou à une idéologie ssont potentiellement contreproductifs car ils ne rendent pas service au leader ni à son parti du fait d’un risque de sectarisation qui empêche tout prosélytisme efficace.
Je n’ai rien à dire de plus que ce qui figure sur mon profil AgoraVox, si ce n’est répéter que j’ai toujours été un homme de la gauche de progrès, non encarté et par conséquent libre de m’exprimer comme je le souhaite, notamment pour pointer du doigt ce que je ressens comme étant un obstacle à l’expansion des idées de cette gauche à laquelle j’adhère, à savoir les excès de culte d’un leader ou les attitudes sectaristes qui sont autant de freins à l’adhésion de nouveaux électeurs.
Cela dit, je ne prétends pas imposer mes analyses, loin de là, mais faire en sorte qu’elles suscitent le débat, si possible de manière apaisée.
Pour ce qui est de ma photo, je crains qu’elle n’apporte rien de plus, et je suis attaché à mon avatar, peint en 1999 pour rendre hommage à l’Humanité et accessoirement participer à un concours de... timbres-poste japonais.
pourtant jean luc tu dépassais et de loin tous les blaireaux a rolex ,et mickey flambi et les neuneux
tu faisais des analyses très pointues, apportais des solutions aussi pointues,pourtant ta tout foiré , t’aurais pas du t’emmerder les lepen, dans un sens ils ont gagnés , à te faire perdre
j’t’assure ta failli me faire faire ce que je ne fait plus depuis 1981 (m’autocouillonner) plus connu sous vote
La manière dont Mélenchon s’est polarisé sur Le Pen pour un gain médiocre auprès des classes populaires a été sans doute sa principale de la double campagne présidentielle-législatives. Mélenchon doit convaincre sur ses idées, et non se livrer à un pugilat improductif avec les caciques du FN, et surtout ne pas amalgamer ces derniers avec les électeurs frontistes.
Nous savions tous que rien ne changerait avec cette présentation booléenne des candidats. Combien en ai-je entendu dire ; « premier tour, JLM, second tour hollande » Quelle bêtise !! Vous parlez de couilles et je suppose que cela doit vous plaire de faire état de ce qu’il y a de plus commun et banal sur cette terre, mais parlez aussi de cœur, de solidarité, d’empathie, de compassion et de justice sociale. Combien sont aujourd’hui au bord de la misère sinon dans un dénuement presque total ? Qui proposait et propose encore des solutions humaines ? JLM et il est le seul. Je suis révolté par cette inertie, cet égoïsme et cette satisfaction de soi. La seule porte de salut c’était et je veux croire encore que c’est lui quoique vous puissiez en penser ou en dire, mais il fait peur, il montre les dents et à bon escient. C’est le moment de parler de vos couilles ; Planquez-les, vous pourriez bien vous prendre un coup de pied à force de reculer devant l’inéluctable.
D’accord avec vous sur le fond du message véhiculé par Mélenchon, mais précisément il est important qu’il ne pollue pas par dans des duels stériles avec le FN et dans des affrontements eux aussi stériles avec les journalistes. J’espère qu’il saura ce soir au Grand Jury d’RTL domestiquer son tempérament pour faire de la pédagogie en vue de conquérir de nouveaux électeurs.
Par citoyenrené(---.---.---.79)10 septembre 2012 07:51
@ l’auteur,
critiquer le personnage revient un peu à critiquer le doigt, c’est limité
suite au « grand jury », quels sont les échos dans les médias hier soir, ce matin ? aucun ! comment alors percer ce rempart d’inertie si ce n’est par percussion ?
une attitude polissée passerait ce mur du silence ?
vous connaissez le détail du discours, des propositions, du Front de Gauche, mais pour qui ne va pas suivre les meetings ni émissions, comment atteindre cet électeur ?
ce matin, il semble que l’invité politique de france info de 8h15 soit ..... M. le pen !
croyez-vous qu’une attitude sage, dans les rangs, serait la garantie que la parole politique soit portée ?
et puis, le référendum révocatoire est la meilleur des protections si le porte parole est contre-productif !
(référendum révocatoire en vigueur au Vénézuela, avec « le très ambigu » Chavez)
non, vraiment, critiquer le personnage est certes légitime mais n’est pas grand chose d’autre qu’une diversion, un noyage de poisson
Par Fergus(---.---.---.100)10 septembre 2012 09:26
Bonjour, Citoyenrené.
Vous avez raison sur les échos dans les médias de la prestation de Mélenchon au Grand Jury. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard s’il y a été invité quelques heures avant la prestation de Hollande, appelée à phagocyter les analyses ce matin. Mélenchon a toutefois été invité ce matin sur Europe 1 et a pu faire passer quelques grands lignes des orientations du Front de Gauche. Problème : en si peu de temps, un résumé, même limité à quelques thèmes, prend facilement une allure incantatoire. C’est pourquoi la progression des idées du FdG devra se faire sur le long terme, et dans l’acceptation du débat contradictoire.
Par citoyenrené(---.---.---.79)10 septembre 2012 10:36
merci, je ne savais pas qu’il était passé par Europe 1 ce matin
« allure incantatoire »...n’étant pas au pouvoir, que peut faire le Front de Gauche si ce n’est parler ?
dites-vous de l’ump que ce parti est dans l’incantation ?
étant dans l’opposition, s’ils évoquent la façon dont il conviendrait de diriger le pays, ils ont une « allure incantatoire »
ce qualificatif est une arme sémantique, vous n’êtes pas aux commandes, Donc vous êtes dans l’incantation, dans la prière, donc c’est inutile et inopérant, donc taisez vous un peu, arrêtez de gigoter pendant l’anésthésie
le pouvoir législatif est censé être à l’assemblée, les propositions de lois émanant du groupe FdG auront une réalité concrète, plus que le reste je vous l’accorde
même si votre nuance sur le long terme est intéressante concernant la bataille idéologique, bataille à laquelle je rajouterai « sémantique »....à l’ère médiatique du raccourci, les mots deviennent le condensé du message, voire le message
à ce titre, par « allure incantatoire » vous participez pleinement à la bataille,
bon article en tout cas, ou bon sujet, à voir le nombre de réactions, le sujet interpelle