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Accueil du site > Actualités > Politique > Mélenchon : la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le (...)

Mélenchon : la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le bœuf

Tirades bien construites, ton assuré, regard parfois arrogant, mot souvent pour rire, mais aussi beaucoup de contradictions et un certain enfermement dans son propre discours. Au final, une belle comédie, bien rythmée, avec ses moments de communion et ses moments de tension. Et un bon client pour une émission politique.

La dernière émission de David Pujadas, "Des paroles et des actes", diffusée en direct sur France 2 le jeudi 25 avril 2013 fut incontestablement un moment médiatique important de la semaine. Pour invité, Jean-Luc Mélenchon, l’ancien candidat à l’élection présidentielle du Front de gauche.


Un one-man-show qui n’a pas manqué de sel

Je l’avais cru un peu plus courtois que d’habitude au début de l’émission, mais très vite, il est revenu avec ses attitudes à la limite de la politesse, comme la remarque un peu désobligeante quand il a appris que Jacques Attali allait être un de ses contradicteurs (« C’est tout ce qu’ils ont trouvé au parti socialiste ? ») ou ce mépris en appelant le journaliste François Lenglet par un impérieux « Lenglet » très tendance Georges Marchais, repris par sa proie qui lui a imposé du « Monsieur Lenglet ». Un adolescent à qui on explique les bonnes manières, qu’il faut dire bonjour au monsieur.

Évidemment, Jean-Luc Mélenchon est un très bon débatteur, a des idées originales, a du talent pour les exposer, mais la ficelle était un peu grosse durant cette (trop) longue émission : il semblait réciter (bien) des leçons qu’il avait lui-même apprises et le dialogue était peu constructif. D’ailleurs, non seulement il était incapable d’écouter son interlocuteur, non seulement il le coupait sans arrêt, mais il cherchait surtout à amuser la galerie, le pire, sans doute, étant de reprendre Jacques Attali sur la fable du scorpion qui piquait une tortue, la version mélenchontesque étant avec une grenouille, contradiction complètement inutile qui n’apportait rien au fond sinon faire diversion sur ses propres contradictions.

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Lui-même a répété plusieurs fois que ce type d’émission était "physique" en oubliant que s’il parlait un peu plus calmement, un peu plus posément, il se fatiguerait physiquement sans doute un peu moins. Mais cette véhémence fait partie (attachante) du personnage, tout en passion pour le débat politique et en exaltation pour sa "poésie" (esquissant parfois du second degré pris pour du premier degré).

Malgré ces petits défauts, Jean-Luc Mélenchon a mené une émission qui a pu toucher le fond des choses, avec certaines idées intéressantes et même, certaines convergences parfois imprévisibles.


L’amnistie des syndicalistes

Le premier sujet concernait l’amnistie des condamnations de syndicalistes qui avait été votée au Sénat et qui a été rejetée par le gouvernement mercredi. Visiblement, il a pris ce sujet à cœur et était complètement écœuré du revirement du gouvernement.

Pourtant, on pourrait comprendre ce changement de pied. Le gouvernement, au contraire, a été sage en ne donnant pas prise au laxisme dans un climat de corruption et d’impunité généralisée, mais aussi, de répression assez musclée dans les manifestations contre le mariage pour les couples homosexuels.

Accepter cette amnistie, ce serait faire deux poids deux mesures dans une société qui doute déjà de sa justice. La saisine du Conseil supérieur de la magistrature annoncée par Christiane Taubira au Sénat le jeudi après-midi à propos du "mur des c*ns" dans un local du Syndicat de la magistrature (où Manuel Valls était épinglé parmi d’autres personnalités plutôt de droite mais aussi des pères d’enfants victimes d’horribles meurtres) allait également dans ce sens raisonnable.

Mais le problème, c’est que Jean-Luc Mélenchon y croyait très fort et avait promis à ses fidèles que cette loi d’amnistie pourrait être adoptée. Sur le fond, c’est absolument insoutenable et je me demande encore aujourd’hui comment il a pu réunir une majorité de sénateurs.

Ce qui a meurtri Jean-Luc Mélenchon, c’est que c’était une promesse personnelle du Président François Hollande lorsqu’il l’avait rencontré en tête à tête juste après son élection. Tout en convenant qu’il est toujours très difficile d’avoir une discussion suivie avec François Hollande, en ajoutant pour la galerie : « Tout le fait rire ! ».

Plus grave, c’est l’intimidation envers les députés (de gauche). Jean-Luc Mélenchon, en effet, veut faire pression sur les députés pour qu’ils votent cette amnistie malgré la consigne présidentielle, en les menaçant d’aller les faire battre jusque dans leurs villages s’il le fallait. Ce n’est pas très "républicain", lui qui aime tant se le revendiquer. Ni très "démocrate".


Premier Ministre de François Hollande ?

Si Jean-Luc Mélenchon a raison de parlé de situation d’urgence, il a tort lorsqu’il dit ne pas vouloir attendre 2017. C’est pourquoi il s’imaginerait aisément comme le prochain Premier Ministre, chargé de négocier un virage à gauche dans le quinquennat. Tout de suite !

Cette idée montre à l’évidence que Jean-Luc Mélenchon est encore un adolescent, prenant ses rêves pour des réalités. Car le Front de gauche ne représente pas grand chose dans l’opinion publique. Électoralement, seulement 11,1% le 22 avril 2012, et la dernière législative partielle (2e circonscription de l’Oise), le candidat FG n’a obtenu que 6% le 17 mars 2013 malgré une situation qui aurait pu être plutôt profitable à ce parti (notamment avec les fermetures d’usine).

Dans son travail de sape, Jean-Luc Mélenchon a cité plusieurs l’interview du jour dans le journal "Le Monde" de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale, qui souhaiterait, lui aussi, un changement de cap (donné comme l’un des premiers ministrables, Claude Bartolone prépare donc les mentalités).

Et c’est encore plus étonnant de s’imaginer Premier Ministre de la Ve République, en citant très justement l’article 20 de la Constitution, alors qu’il a appelé à manifester le 5 mai 2013 pour l’avènement d’une hypothétique 6e République au contenu aussi flou que sa politique économique (idée marketing initiée d’ailleurs par Arnaud Montebourg). De toute façon, ce ne sont pas les institutions qu’il faut changer, c’est la mentalité d’impunité des hommes qu’il faut changer.


L’économie comme un radiateur

Jean-Luc Mélenchon a utilisé une étrange métaphore pour parler de l’économie nationale : il voudrait la purger comme on purge les radiateurs. Ponctuellement, on retire de l’air. Sauf que… ce n’est que du "y a qu’à". Éliminer la dette publique, alors que son interlocuteur économique lui a rappelé que chaque semaine, l’État français emprunte 8 milliards d’euros sur les marchés financiers. Refuser le remboursement de la dette, c’est non seulement s’empêcher tout déficit budgétaire (donc, un tour de vis bien plus draconien que maintenant), mais c’est aussi ruiner de nombreux Français qui sont porteurs de la dette.

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Le leader du Front de gauche a cependant assez bien vendu une idée qu’il considère comme pas assez exploitée, celle de miser toute l’économie sur la mer. La mer comme l’équivalent du secteur spatial des années 1960 qui a rendu la France très compétitive dans ce domaine. Une idée d’ailleurs largement approuvée et même initiée par Jacques Attali qui a toujours estimé que ce sont les pays qui ont des grands ports qui s’en sortiront, avec le développement de la globalisation des échanges. Jean-Luc Mélenchon y voit surtout de nouveaux territoires écologiques à conquérir (éoliennes etc.) puisqu’il n’y a plus de terres vierges.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas répondu sur les avantages de la concurrence, entre des abonnements téléphoniques à la baisse à cause du marché concurrentiel, et des lunettes qui coûtent 250 euros plus cher que la moyenne européenne à cause d’absence de situation concurrentielle. Il a surtout évoqué le lieu de fabrication des téléphones eux-mêmes (alors que la question portait sur l’abonnement) mais il a eu l’honnêteté de dire qu’il ne connaissait rien au marché des lunettes, tout comme il a douté, sur une question sur la politique familiale du gouvernement, que Liliane Bettencourt reçoive encore des allocations familiales (à la baisse pour les plus riches).


Débat avec Jacques Attali

Jacques Attali, essayiste, énarque, ancien conseiller spécial de François Mitterrand, "intellectuel de gauche", "mondialiste", a commencé le débat avec beaucoup de prudence en flattant l’ego de Jean-Luc Mélenchon, en lui disant qu’il appréciait sa vision du monde, que ses idées étaient intéressantes, etc.

Mais c’était pour dire ensuite que ne pas rembourser la dette publique, ce n’était pas crédible. Que si Jean-Luc Mélenchon, au gouvernement, annonçait cela, la réaction internationale serait …un éclat de rire ! Et la première victime serait évidemment la France qui ne pourrait plus emprunter et qui devrait donc renforcer l’austérité pour avoir un budget équilibré (on peut se permettre de s’isoler du monde seulement si on n’a besoin de personne d’extérieur).

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Du coup, le clivage a pu être posé correctement. Pour Jacques Attali, il n’existe que trois manières de rembourser la dette publique : par la croissance, par la guerre ou par l’inflation. Jean-Luc Mélenchon lui a alors fait ajouter une quatrième manière qui ne marchait pas et qui, pourtant, serait en cours, l’austérité.

La guerre est évidemment exclue, et Jean-Luc Mélenchon a été très clair ; lui, il choisirait l’inflation. Cela a donc eu le grand mérite de clarifier sa politique, ses électeurs sont prévenus. Car pour Jacques Attali, l’inflation serait une catastrophe pour les plus pauvres, surtout si elle n’était décidée qu’en France et pas en Europe.

Jacques Attali a fait d’ailleurs un rappel intéressant. L’inflation avantage les jeunes (moins de 40 ans) car ils n’ont encore aucune épargne et surtout des dettes. En revanche, à partir de 40 ans, ils commencent à avoir un patrimoine et préfèrent le moins d’inflation possible. C’est la génération des seniors qui gouverne actuellement, d’où la raison pour laquelle la limitation de l’inflation est son premier objectif depuis quelques temps.

La fin du débat a été beaucoup moins douce. En conclusion, juste avant de quitter le plateau de télévision, Jacques Attali a donc résumé en disant que les mesures que préconisaient Jean-Luc Mélenchon étaient valables seulement à l’échelle européenne (ce qui supposerait aussi de construire une Europe politique ; lui verrait un intérêt à créer un autre parlement européen spécifiquement pour la zone euro). Et de terminer en disant que si c’était appliqué seulement en France, le pays deviendrait comme …la Corée du Nord ! Jean-Luc Mélenchon a trouvé le coup dur car il n’a même pas pu lui répondre sur la Corée du Nord.


Moralisation de la vie politique

Jean-Luc Mélenchon a excellé sur l’affaire Cahuzac en fustigeant les mesures proposés au conseil des ministres du 24 avril 2013. Il a trouvé (avec raison) révoltant que sous prétexte de la faute d’un seul ministre, François Hollande ait répandu la suspicion sur tous les élus. Il a employé une expression très forte : « loi des suspects ». Pour lui, ce qui compterait, ce serait de publier la liste des trois mille Français qui auraient des comptes dans des paradis fiscaux. Il s’est lui-même résolu à publier son patrimoine uniquement pour éviter cette suspicion généralisée et couper court aux rumeurs le concernant, véhiculées par l’extrême droite.


Pas très clair sur le Mali

En revanche, il n’a pas été très percutant sur l’engagement des forces françaises au Mali. Il a prétendu à tort que cette intervention n’avait aucun objectif (alors que les objectifs avaient été clairement annoncés par François Hollande dans son allocution télévisée du 11 janvier 2013), a laissé entendre que c’était un mensonge d’avoir parlé de "surprise" de l’avance islamiste vers la capitale etc. et je n’ai toujours pas compris pourquoi il a refusé de répondre à la question pourtant répétée plusieurs fois : est-il d’accord ou pas avec cette intervention au Mali ?


Débat avec Benoist Apparu

Ancien Ministre du Logement du Président Nicolas Sarkozy, Benoist Apparu a fait une prestation excellente face à Jean-Luc Mélenchon. Il a certainement gagné ses galons de grand débatteur à cette occasion, un peu à la surprise de son contradicteur qui ne l’imaginait pas si incisif.

Benoist Apparu a mis le doigt sur le véritable talon d’Achille de ce que propose Jean-Luc Mélenchon. Tout le discours du leader du Front de gauche a été de parler de créer un rapport de forces favorable. Pour convaincre les Allemands, les Européens, de la pertinence d’un changement de cap. Il a d’ailleurs mis la France dans le camp des pays du Sud européen (et a évoqué la proximité de la France avec le Maghreb).

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Benoist Apparu a d’abord laissé avancer son interlocuteur : oui, l’écart entre Nicolas Sarkozy et François Hollande au second tour du 6 mai 2012 était très faible, de l’ordre du million de voix, donc, oui, l’apport des voix du Front de gauche a été décisif pour la victoire de François Hollande. Et là, évidemment, déception de Jean-Luc Mélenchon puisqu’il n’a rien obtenu. Pas même l’amnistie pourtant promise "les yeux dans les yeux".

En écoutant cela, l’ancien ministre sarkozyste souriait. Sa démonstration était faite. Il n’avait plus qu’à ramasser les fruits. Benoist Apparu a donc résumé les choses : en somme, Jean-Luc Mélenchon veut imposer aux Européens un rapport de forces pour imposer sa politique économique inflationniste en 2013 …alors qu’en 2012, il n’a même pas été capable d’établir un rapport de forces convenable avec François Hollande ! Bref, tout ce discours sur ces rapports de forces au sein de l’Europe est aussi réaliste que le Père Noël.

L’argument est très convaincant : s’il n’a pas été capable de convaincre François Hollande, comment pourra-t-il convaincre à la fois Angela Merkel et David Cameron ?

Très étrangement, Jean-Luc Mélenchon s’est laissé distancer dans ses échanges avec Benoist Apparu qui s’est donc montré redoutable. Nul doute que ce dernier s’en servira dans les années à venir…


Et le futur proche ?

À la fin de l’émission, Jean-Luc Mélenchon a évoqué deux rendez-vous. La rue, avec la manifestation "coup de balai" (terme qu’un correspondant à Paris d’une agence de presse italienne a désigné comme "grilliste", du nom de Beppe Grillo) du 5 mai 2013, où il a tablé sur 100 à 200 000 manifestants, disant qu’avec ce nombre, le gouvernement devrait l’écouter (le million de participants à la "manif pour tous" des 13 janvier et 24 mars 2013 contre le "mariage pour tous" ont dû sourire).

Enfin, les élections européennes de 2014 où il a prédit que le Front de gauche devancerait le PS (eh alors ? EELV a fait jeu égal avec le PS le 7 juin 2009, autour de 16%, et aujourd’hui, les écologistes ne valent plus grand chose à la bourse électorale, 2 à 3%).


Numéro bien rodé

Bref, la prestation de Jean-Luc Mélenchon a été un spectacle à part entière. Il a su une nouvelle fois exploiter son talent verbal mais ressemble un peu à un adolescent qui n’a pas encore vu qu’un monde extérieur existait autour de lui. Incapacité à laisser les autres parler, incapacité à admettre ses propres contradictions, incapacité à préciser concrètement les mesures qu’il préconiserait s’il avait le pouvoir.

Après Georges Marchais, après Arlette Laguiller, nul doute que les Français vont continuer à garder de la franche sympathie pour le personnage flamboyant de Jean-Luc Mélenchon. En revanche, pour la plupart, ils ne leur confieraient certainement pas leur argent …ou leur voix.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (26 avril 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Débat Mélenchon vs Cahuzac (7 janvier 2013).
Débat Mélenchon vs Copé (17 novembre 2011).
Débat Mélenchon vs Marine Le Pen (14 février 2011).
Mélenchon, allié objectif de Sarkozy (24 mars 2012).
Mélenchon sur TF1 (5 mars 2012).

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81 réactions à cet article    


  • Castel Castel 26 avril 2013 08:55

    « D’ailleurs, non seulement il était incapable d’écouter son interlocuteur... »

    Pour moi, c’est son pire défaut. Dans le fond, il n’écoute que lui. Il a compris que l’égotisme pouvait le rendre attirant.


    • appoline appoline 26 avril 2013 19:07

      Oui heureusement que Mélenchon ne dupe qu’une minorité, son intolérance nous mènerait non seulement à l’échec mais à une sérieuse prise de bec avec nos voisins


    • appoline appoline 26 avril 2013 19:11

      Il est grandement temps de comprendre les dangers qui se présentent. Le racisme n’est effectivement pas là où on l’attend.


    • Aldous Aldous 26 avril 2013 09:05

      Le débat Attali / Mélanchon a eu l’avantage de montrer que le clivage n’est pas entre gauche et droite mais entre l’hyperclasse et tout les autres.

      Et ce ’’tous les autres’’ inclue les républicains laïcs comme les républicains chrétiens.

      Il serait temps que les militants se demandent pourquoi ils ont plongé dans le clivage laïcs contre Chrétiens comme des aveugles avec le débat sur la loi du mariage homo.


      • Ariane Walter Ariane Walter 26 avril 2013 09:47

        Parce que c’est un débat qu’on leur a imposé à ce moment-là. Tu le sais ben.

        Fais demain un débat sur la corrida, les végétariens, et tant d’autres choses et t auras le même résultat.


      • taktak 26 avril 2013 10:03

        Cela dépend de la définition que l’on donne à droite et gauche.

        Car si l’on considère que sont de gauche ceux qui défendent la classe des travailleurs, et sont de droites ceux qui défendent les intérêts de la classe dominante (l’oligarchie des marchés, de la finance, du grand patronat et des élites acquises à leurs bottes), alors il s’agit bien d’un climat gauche droite. C’est juste que le PS n’est pas de gauche. Ca on le savait déjà.

        Le fait est que l’UMP et le FN (et ses satellites style CIVITAS, printemps français, Gud...) ont réussi à instrumentaliser le débat sur le mariage homo pour tenter de délégitimer le pouvoir fraichement élu : il ne s’agit là que d’une lutte d’influence au sens de l’oligarchie. Et le pouvoir PS a ainsi pu faire écran de fumé pour masquer sa politique de droite.

        Par ailleurs, je me dois de vous faire la remarque qu’un républicain « chrétien » se devrait d’être aussi un républicain « laic ». Les prérogatives de l’église en matière de dogme religieux sur la famille, le sacrement du mariage etc... n’ont rien à voir avec le débat public sur l’égalité des droits. A ce que je sache, l’église catholique ne reconnait pas le divorce, condamne le concubinage, est contre les enfants hors mariage, contre l’IVG et la contraception etc... Ce n’est pas pour autant un problème pour que la loi - de notre république laique - l’autorise à tous, libre ensuite aux croyants de se conformer à leur religions ou non. L’église conserve parfaitement le droit d’excommunier les homos qui se marieraient ou adopteraient... Mais elle n’a pas à intervenir dans le débat politique. C’est cela la laicité. C’est ce principe qui nous garantie à tous la liberté de culte et nous préserve des affrontements de religions.


      • taktak 26 avril 2013 12:01

        et j’ajoute que je suis d’accord avec Ariane


      • Onecinikiou 26 avril 2013 14:16

        « L’église conserve parfaitement le droit d’excommunier les homos qui se marieraient ou adopteraient... Mais elle n’a pas à intervenir dans le débat politique »


        Alors que les loges, elles, le peuvent ? 

        Elles ne s’en privent d’ailleurs pas. Le pire, c’est que ce clergé séculier le fait de manière occulte, en avançant masqué, par le biais de réseaux informels. Mais cela manifestement ne vous dérange pas. Je croyais pourtant, sans doute naïvement, que Respublica voulait dire « chose publique »... ?! 

        Et ce sont les mêmes qui excommunient leur adversaire (pour le coup) en prétendant le sortir hors du prétendu arc républicain ? De qui se moque-t-on.

      • appoline appoline 26 avril 2013 19:19

        Madame Walter tombe dans le tragi-comique


        • alinea Alinea 26 avril 2013 22:00

          Lâchez-vous voxagora ! On n’a qu’une vie et si on n’a pas ce dont on rêve, il faut aimer ce que l’on a ! Derrière, avec, Mélenchon, il y a des tas de gens épatants !


        • taktak 26 avril 2013 09:40

          « Bref, tout ce discours sur ces rapports de forces au sein de l’Europe est aussi réaliste que le Père Noël. »

          Effectivement, c’est bien là une très grosse faiblesse de la position du FdG : son programme - réaliste et souhaitable en tout point - n’est pas compatible avec l’UE et l’europe.
          La construction européenne est à sens unique depuis l’origine, et impose maintenant de façon totalitaire le TINA des marchés.

          Si le FdG veut être 100% crédible il doit réfléchir à sa position eurolatre - idéaliste et purement idéologique. D’un autre coté, il faut constater qu’il se positionne de plus en plus clairement dans l’opposition, c’est une bonne chose. Une politique de droite, qu’elle soit conduit par l’UMP ou le PS doit être combattue.

          Il faut sortir de l’UE par la porte de gauche
          C’est ce que propose le PRCF
          . Il avait d’ailleurs interpellé directement mélenchon sur le sujet lors de la présidentielle.


          • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 26 avril 2013 11:11

             L’idée d’un « grand soir » portée par un libéral-trotskiste (c’est tout ce qu’il est en réalité) à la Mélenchon parfait héritier du « mai gauchiste » est ridicule. D’ailleurs, le résidu de PCF, rappelons-le, a donné les clés de la baraque à ce trotskiste, il fallait le faire...« Communistes » que Mélenchon méprise totalement. Belle revanche pour ces lambertistes anti-prolétaires !

            De Cohn-Bendit à Onfray (et son « capitalisme libertaire » SIC) et Sarkozy en passant par Mélenchon tous à des degrés divers sont idéologiquement proches des néo-conservateurs étasuniens et sont... les héritiers de ce « mai 68 étudiant ».

            Un marxiste honnête disons véritable (autrement dit tout le contraire d’un Mélenchon) est dans l’obligation de condamner ce mai 68 là, qui n’a jamais été qu’un moyen de rénover un capitalisme à bout de souffle et de mettre sur la touche le PCF et de Gaulle au profit de groupuscules gauchistes de type LCR, Anar, « marcusiens » etc. (dont le PGE est l’héritier) directement inspirés et soutenus par les organisations gauchistes étasuniennes anti-marxistes et au profit de la droite libérale-atlantiste. Avènement du libéralisme libertaire, collusion Cohn-Bendit/Pompidou le banquier. L’idéologie « marcusienne » constitue la pierre d’angle de ce capitalisme post-68ard basé sur la « séduction »...

            Cohn-Bendit le libéral-atlantiste dont Mélenchon est l’ami et dont il veut s’assurer le soutien et de celui de EELV !!!

            Mélenchon, parfaite incarnation du libéralisme-libertaire. Au-delà de son soutien à ses amis du PS depuis 30 ans, validant les traités européens les plus anti-sociaux et son appartenance à une loge politicarde (un MOTIF d’exclusion du PCF autrefois !!!) il a cautionné l’agression impérialiste euro-atlantiste en Libye.

            Seule une rupture politique claire avec le « gauchisme » cette maladie de la gauche (PGE-FDG-Extrême-gauche NPA-LO) et cette petite bourgeoisie radicale prétendument de  « gauche » qui vomit le drapeau français, et l’avènement d’un « nouveau » parti communiste-patriote en mesure de passer, dans un premier temps, des alliances avec d’autres forces politiques qui le rejoindraient pour la mise en place d’un nouveau Conseil National de la Résistance inspiré de celui construit dès 1943 constitueraient les conditions les plus favorables à une véritable remise en cause du système.

            Mélenchon n’est qu’un Robespierre en carton. Même s’il nous joue bien la grande scène de l’indignation, c’est du théâtre !


          • Onecinikiou 26 avril 2013 14:30

            Très bonne analyse de fond M. Lemonnier qui détaille en effet ce qui se joue, où sont les véritables enjeux, clivages idéologiques réellement opérants et qui sont les les vrais protagonnistes et les faux opposants et fausses oppositions.


            De ce point de vue il convient de démystifier l’imposture Mélenchon, qui a toujours été du sérail, a tout cautionné de Maastricht à Schengen en passant par l’Acte unique européen, à bouffer à tous les râteliers de la compromissions gouvernementales (ministre en 2002, c’est pas vieux) avant de se découvrir une âme de révolutionnaire la soixantaine approchant. Ridicule et révoltant de bêtise, surtout pour ceux qui le croient.

            Rappelons à cette occasion l’offre électorale de Mélenchon à Cohn-Bendit le social-traitre par excellence, ancien pédophile (lui aussi pour le mariage « pour tous »), agent déclaré de l’Empire atlanto-sioniste, de toutes ses entreprises de subversion géopolitiques des nations non-alignées sur les intérêts américains, néolibérale acharné et dogmatiques soutient indéfectible de la Commission européenne non-élue et de ses directives de libéralisation. On se pince devant tune telle effroyable mascarade qui démontre rétrospectivement la tartufferie éhontée de Mélenchon.

            Pour la postérité :


          • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 26 avril 2013 19:20

            Onecinikiou,

            De même, je souscris à vos propos.

            On ne peut être qu’effaré devant cette « effroyable imposture »... et l’aveuglement de tous ces idolâtres devant la personne de Mélenchon.

            Remarquez certains à droite ont bien vu dans Sarkozy un nouveau de Gaulle (on ne rit pas), rien d’étonnant à ce que d’autres voient dans Mélenchon un Babeuf ou un Saint-Just... Du déjà entendu, à faire regretter de ne pas être sourd... Enfin presque, ça serait donner trop d’importance à ces « héritiers des Lumières » (vous pouvez rire...).


          • Ariane Walter Ariane Walter 26 avril 2013 09:44

            Rako, tu appartiens au clan qui veut la peau de la démocratie.

            En ce qui concerne Apparu, je relève simplement ceci, qui prouve le caractère roublard de ta démonstration : 

            Tu écris :

            Très étrangement, Jean-Luc Mélenchon s’est laissé distancer dans ses échanges avec Benoist Apparu qui s’est donc montré redoutable. Nul doute que ce dernier s’en servira dans les années à venir…

            Tu oublies de dire que toute la démonstration d’Apparu avait pour couronnement cette phrase : « Vous êtes contre la flexisécurité. »

            Payer les ouvriers un verre d’eau , voici donc l’objectif de ton clan et du sien.

            Ca , pour être redoutable !!

            Merci. 


            • modesto modesto 26 avril 2013 10:46

              les simplifications staliniennes, ya basta !


            • Ariane Walter Ariane Walter 26 avril 2013 12:02

              Elément de langage du PS. Bové. Filipetti.

              Coucou !


            • alinea Alinea 26 avril 2013 09:54

              Tout de même : la conclusion de Benoit Apparu est bien légère : Jean-Luc Mélenchon n’a aucun pouvoir à l’heure actuelle ; il ne pouvait exercer qu’une force morale, ( il dit qu’il fait de la politique morale),or on sait bien que la morale aujourd’hui est pis que moquée ! ; un Premier Ministre représente un pouvoir réel ; bref. Comparer la force d’un militant et d’un premier ministre et que ça passe !! je m’interroge
               Avez-vous vu le clin d’oeil que B A a lancé à J L M en s’asseyant ?
              Je crois qu’il n’écoute pas son interlocuteur parce qu’il sait ce qu’il va dire ! et il ne se trompe pas !!
              Mais , rien de très neuf pour les militants !!


              • notilux 26 avril 2013 10:11

                Je suis d’accord, c’étaitt un combat de boxe avec un casque en mousse et les mains liées dans le dos, quand BA lui a refait le coup de Cahuzac en lui rappelant l’homme de la minorité qu’il était, il aurait dû lui rappeler ce qu’il est advenu du personnage en question, les choses changent et l’homme choyé par ses pairs peut devenir demain l’homme seul qu’il fustigeait naguère.


              • wesson wesson 26 avril 2013 09:55

                Bonjour l’auteur,


                bon on va pas y revenir dessus vous êtes de droite donc il était normal que vous nous livriez un pensum anti-mélenchon vous aussi. Sans avoir vraiment lu je note que en matière de grenouille qui se prends pour un boeuf, en temps que supporter du centre droit, vous parlez en connaisseur.

                Toutefois, je ne peut m’empêcher de remarquer que votre propos est argumenté et ne tombe pas dans les excès habituels, c’est à dire les attaques ad hominem, les procès en sorcellerie, les ragots et les questions de pure forme.

                Et là quand même, ça change des articles anti-mélenchon de contributeurs se prétendant à gauche ou sympathisant du FN. 

                Et c’est suffisament étonnant pour le remarquer.

                • efzed 26 avril 2013 14:27

                  L’argument « anti-Mélenchon = FN » est un peu rapide !

                  Je suis anti-Mélenchon est pourtant je me considère de gauche.

                  J’estime que Mélenchon et Hollande étant des marionnettes d’une Europe ultra libérale, ils ne peuvent être de gauche. Cela se voit quotidiennement par les décisions de Hollande.

                  Vous allez me dire que Mélenchon veut « changer d’Europe » pour une Europe de gauche. Mais vous savez aussi bien que moi que l’Europe compte 27 états et que la France n’a pas plus de poids dans une prise de décision qu’un autre état contrairement à ce qu’affirme Mélenchon et les merdias.

                   


                • wesson wesson 26 avril 2013 14:45

                  Dans la ligne de mon commentaire, cet article du point : la leçon de savoir vivre de Lenglet.


                  Nous avions donc une émission politique qui dure 2H45 ou beaucoup de points très important ont été abordés, et qu’est-ce qui retient l’attention du point ? Que Lenglet veut que Mélenchon l’appelle « Monsieur Lenglet ».

                  Que l’on file presque 1 milliard par an à la presse pour s’intéresser à de telles conneries, moi quelque part ça me donne le vertige. Nos libéraux de compétition devraient trouver là une réelle raison de s’insurger contre une dépense de l’état totalement inutile.

                • wesson wesson 26 avril 2013 14:50

                  bonjour efzed,


                  « L’argument « anti-Mélenchon = FN » est un peu rapide ! »

                  ça tombe bien, ce n’est pas mon argument. le FN fait partie des opposants farouches à Mélenchon et n’hésite jamais à lancer un nouveau ragot ou colporter une nouvelle calomnie pour cela, mais effectivement, il est maintenant rejoint en cela par des solfériniens qui se disent de gauche et sympathisant du PS. 

                  Pour le dire plus simplement, il y a un concours de bassesse entre le FN et le PS pour attaquer JLM, et entre les deux, la lutte est acharnée pour celui qui sera le plus vil !

                • Dolores 26 avril 2013 15:19

                  Très occupé à médire de Melenchon ; l’auteur n’a pas eu le temps de se documenter sur les contes africains, notamment sur celui du « scorpion et de la ...grenouille » !
                   
                  Ce qui suit est de la même veine et démontre son ignorence et son parti pris.


                • Onecinikiou 27 avril 2013 01:59

                  Wesson, il faut vous en prendre à votre gourou si les sincères patriotes l’attaquent, c’est bien lui et nul autre qui a entamé les hostilités lors de la dernière campagne présidentiel à l’encontre du FN sur un mode haineux, vindicatif, insultant, et irrespectueux, rejoignant à cette occasion la meute médiatique de surcroit par pure stratégie électoraliste en bon petit politicard qu’il a toujours été ; lui et nul autre qui refusa la main tendue et s’enferma dans une stratégie à l’opposée du nécessaire rassemblement que réclame pourtant beaucoup dans ce contexte de crise aggravée ; lui encore qui clive fallacieusement entre les partis politiques sur une base totalement inepte (gauche-droite UMP-PS). Il paie aujourd’hui, et paiera bien encore plus demain. Là est son fardeau désormais. Et 11% son plafond.


                • latortue latortue 26 avril 2013 09:58

                  encore une magnifique démonstration de bouffonnerie Mélenchon a passer son temps a faire marrer le public ,c’est un amuseur publique comme un chansonnier,mais rien d’autre son programme est INAPPLICABLE et totalement incohérent et ne repose sur rien , allez taper du point vers Merkel alors qu’il n’est même pas capable de le faire chez nous avec Hollande .
                  il s’accorde a dire que la solution est de menacer de ne jamais rembourser la dette , pour qu’on nous prête encore du fric, plus de fric ,plus de dette comme si c’était possible .rien sur la sortie de l’euro rien sur la sortie de l’europe qui est la cause de tous nos ennuis délocalisation intra européenne RIEN NADA ,pour lui réduire le chômage c’est augmenter la dette pour augmenter les salaires pour créer la relance alors que cela a déjà été fait ça ne marche pas !!!!!le problème c’est l’Europe avant nous étions bien ,depuis les prix se sont envolés, et les salaires sont en train de chuter ,le chômage c’est envolé ,les boites délocalisent car nous sommes en concurrence avec des pays Européen qui ont des salaires au ras des pâquerettes et la loi de 73 invente une dette imaginaire uniquement pour nous faire croire que nous devons encore et encore nous serrer la ceinture pourquoi ?pour nous tirer vers le bas et permettre aux autres pays entrés dans l’europe de monter a notre niveau .
                  bien sur qu’il y aura du monde le 5 mai ,mais cela va changer quoi ?? comme d’hab il ne va rien en faire a part se gausser de sa formidable mobilisation .Mélenchon veut la révolution par les urnes laissez moi rire avec rien comme proportionnelle ce sera ou la gauche ou la droite comme d’hab depuis des décennies .les révolutions ne se font pas dans les urnes mais dans la violence et dans la rue et ça méluche n’en veut pas.
                  du bla bla et manger a la soupe de la politique avec nos impôts c’est ça qu’il fait depuis toujours et qu’il continuera a faire . Comme la plupart de ses copains politicard 


                  • pas perdus pas perdus 26 avril 2013 10:10

                    La révolution par les urnes ça existe en Equateur, en Bolivie ou au Venezuela... que ça vous plaise ou non.


                  • latortue latortue 26 avril 2013 10:18

                     pas perdus  je vous rappel que nous sommes en France et que nous n’avons aucune dose de proportionnelle donc la révolution par les urnes c’est voter Mélenchon au premier tour qui lui même appellera a voter pour la gauche au second tour et voila le travail vous avez du vous en rendre compte .
                    donc si vous voulez changer quelque chose il va falloir qu’on se salisse un peu les mains ,pas simplement déposer un bulletin dans une urne .


                  • notilux 26 avril 2013 10:04

                    On ne peut nier que Melenchon soit tombé dans un piège, les journalistes étant beaucoup plus hostiles qu’ils ne le sont envers les tenants des partis dominants. Curieusement, JLM a offert la caricature qu’on attendait de lui, ressassant de vieilles lunes, montrant ses griffes sans jamais s’en servir vraiment. Il va lui falloir à l’avenir choisir entre cogner et amuser la galerie, le mix est trop facile à démonter.
                    Pourtant l’homme est un brillant tribun, nombre de ses analyses sont justes, mais il ne va pas jusqu’au bout en ne dénonçant pas l’impérialisme US et ses serviteurs qui étaient venus en force Attali et Apparu en tête.
                    Apparu a eu le dessus, il a surpris tout le monde, alors qu’il n’a rien dit d’intelligent, la pirouette le renvoyant à son vote pour le mariage gay devenait un peu lassante à force de répétition et surtout il y avait de bonnes réponses à apporter à l’antienne de la vieille droite sur la réduction du coût du travail, ne serait-ce que parce qu’en réalité ça ne marche nulle part, il y aura toujours un pays où la main d’oeuvre sera moins chère. quant à l’inflation, l’arme est utilisée en continu par les US, et elle est bien réelle en Europe quoi qu’on dise, alors c’était facile de sonner un bon coup ce braillard d’Apparu.
                    Au final, seuls les convaincus d’avance auront été séduits, et Marine a de beaux jours devant elle.


                    • alinea Alinea 26 avril 2013 10:30

                      JLM n’est pas haineux ! quand il se trouve avec des gens, il est « convivial » ! je crois que son idéal est fait de bonheur de vivre, c’est un mec positif et pas pontifiant comme l’autre vieux schnock !


                    • pas perdus pas perdus 26 avril 2013 10:06

                      Juste une précision sur la VIème République parce que vous n’avez pas saisi une donnée essentielle.

                      Mélenchon ne propose pas une constitution « clés en mains » même s’il a des idées dessus, par exemple le référendum révocatoire.

                      Le Front de gauche souhaite qu’une assemblée constituante soit élue et élabore la nouvelle constitution comme cela s’est fait en Islande ou en Equateur. 


                      • heliogabale heliogabale 26 avril 2013 10:19

                        En regardant le débat hier, la terrible envie de voir Mélenchon et Merkel face à face m’est venue...

                        La tête de Merkel, hallucinée, se demandant à qui elle a affaire...Mélenchon parlant, parlant, parlant et qui arriverait à assommer ses interlocuteurs...

                        Plus sérieusement, le problème de Mélenchon, c’est sa tendance à l’éparpillement...il gagnerait à être plus sec et plus tranchant...c’est le revers de la pédagogie...

                        à noter que c’est l’un des premiers responsables politiques de premier plan qui reconnaît que la dette ne sera jamais remboursée...cependant, je ne crois pas que l’inflation soit la bonne solution pour cela...parce qu’on ne sait pas où elle s’arrête et fixer une cible de 5% paraît hasardeux si au final on se retrouve avec 50 % ou 500 % (c’est ce qui risquerait de se passer) il vaut mieux un vrai haircut européen suivi d’une nationalisation à l’euro symbolique du système bancaire et puis assainir tous les comptes...c’est peut-être plus long mais ce sera sûrement plus efficace.

                        Autre point mentionné par Attali et également Sapir : la politique mise en place par Mélenchon provoquerait très certainement un éclatement de l’euro...je soupçonne Mélenchon de taire ce point par stratégie politique : il vaudra peut-être mieux faire porter le chapeau à l’Allemagne le jour où l’éclatement aura lieu...sinon, le retour à une monnaie commune, continuer une sorte d’union avec l’Italie et la Belgique ou s’appuyer sur l’Afrique francophone pourraient être des voies de sortie.


                        • taktak 26 avril 2013 12:10

                          "Autre point mentionné par Attali et également Sapir : la politique mise en place par Mélenchon provoquerait très certainement un éclatement de l’euro...je soupçonne Mélenchon de taire ce point par stratégie politique : il vaudra peut-être mieux faire porter le chapeau à l’Allemagne le jour où l’éclatement aura lieu"

                          J’ai écris un article la dessus sur AgoraVox, commentant la note du blog de Sapir.
                          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-une-politique-progressiste-il-133366

                          C’est j’en suis convaincu, comme dit plus haut un point primordiale. A noter que M’PEP et PRCF interpellent régulièrement le FdG sur le sujet.


                        • alinea Alinea 26 avril 2013 14:18

                          taktak : pourtant le FdeG est clair sur ce sujet ! : sortir de l’euro n’est pas le but mais sera peut-être une conséquence !


                        • taktak 26 avril 2013 18:06

                          Mais l’UE et l’euro ne sont pas réformables Alinéa ! tout est à reprendre depuis l’origine, la concurence libre et non faussé, l’objectif de la stabilité des prix sont déjà dans le traité de Rome en 1957 ! L’autre europe, auquel le FdG s’accroche n’est qu’un mirage.

                          Et ne nous trompons, pas, si beaucoup dans les sphères dirigeante du PC continuent à défendre l’europe sociale (sic) et l’euro qui protège et qui est à nous, alors que le PC a toujours combatu et à raison la construction de cette europe capitaliste, c’est pour 2 raisons principales :
                          - rester compatible avec le PS qui est eurolatre
                          - rester compatible avec le PGE et ses subsides. Rappelons que dans ses statuts, le PGE se donne pour objectif de défendre la construction européenne (il est vrai que c’est la condition poser par l’UE pour verser ses subsides.... très démocratique cela).

                          La politique cela se fait en partant des faits, pas d’une situation que l’on idéalise :
                          et les faits c’est que l’UE et la BCE sont les outils de confiscation du pouvoir au peuple pour leur faire avaler de force l’austérité et la baisse des salaires et ainsi servir les patrons. Ces outils, ils ne sont pas réformables ! pour modifier un traité, il faut l’unanimité. Alors autant le dire carrément, pour faire votre politique, vous êtes obligé de sortir de l’UE et de l’Euro. Sapir et Nikonnof en apporte la preuve.

                          Et faire exploser le carcan de l’UE, c’est libérer les peuples de leur chaines et permettre de mettre en oeuvre un véritable internationalisme respectant la souveraineté et les intérets de chaque peuple.


                        • alinea Alinea 26 avril 2013 20:32

                          Personnellement je ne dis pas le contraire Taktak ; je peux à peu près me repérer dans tout ce fatras mais n’ai aucune idée des conséquences, le lendemain du jour où la France dit : on revient à nos francs. Et j’imagine que pour en arriver à cette « extrémité », il devra se passer des événements, du temps pour sortir peu à peu d’un enchevêtrement qui est beaucoup plus vaste !


                        • Onecinikiou 27 avril 2013 02:09

                          Vous voulez revenir au franc ? A cette France moisie, cette France qui a peur, cette France consanguine, refermée sur elle même, xénophobe, et qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ? 


                          Comme il est aisé de doubler nos révolutionnaires en carton pâte sur leur extrême-gauche, et leur faire fermer leur clapet avec les mêmes antiennes exactement qu’ils ressassent à longueur de contribution vis à vis de leurs contradicteurs. Vous avez dit paradoxe ? Non, endoctrinement et embrigadement !

                        • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 27 avril 2013 06:23

                          taktak,

                          Vous avez raison, aucune politique sociale n’est possible dans le cadre de l’ UE et de l’euro.

                          Mélenchon ne se trompe pas, il joue le même rôle politique à Gauche, que le FN à Droite :
                          Faire rêver les plus mécontents « à une autre Europe » pour qu’ils patientent et ne demandent pas à en sortir.

                           La preuve, c’est que provisoirement, ça marche. Ils sont des millions à croire que le FDG va changer l’ Europe... . Le FDG n’a pas réussi à changer une virgule au TSCG, mais Mélenchon se fait fort de changer les statuts de la BCE et les Traités... Rêve !!!

                          A quand un débat public avec Mélenchon, François Asselineau, le M’PEP et le PRCF ?


                        • Onecinikiou 27 avril 2013 11:02

                          En attendant Nikonoff va défiler au côté de Mélenchon le 5 mai, avec pour mot d’ordre la sortie de l’Union et de l’euro. Je ne saurai trop lui conseiller de prendre un protège-dent, les éléments fanatisés prétendument antifascistes risquent de lui filer une rouste comme Dupont-Aignan l’année dernière par les militants FdG.


                          Asselineau a d’ailleurs parfaitement démontré les accointances avec l’ambassade des Etats-Unis à Paris, de certains leaders de nos milices extrême-gauchistes qui aiment à se faire passer pour ceux qui ne sont pas. Un coup de billard à trois bandes comme sont coutumiers du fait les officines du renseignement américain, qui secrète de fausses oppositions. L’ex-sénateur socialiste est l’une de ceux-là.

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