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Menace de tsunami à l’UMP, la guerre de succession a commencé

La guerre de succession est ouverte à l'UMP entre Copé et Fillon ! Quelques semaines encore de patience, et Borloo aura définitivement quitté le périlleux navire sarkozien ! Rien ne va plus pour l'agité de l'Elysée qui se rêvait la réincarnation de Bonarparte ! Ce que confirme la gifle mémorable qu’il a reçue aux cantonales..

Pendant ce temps, la France va mal. Avec, de surcroît, une guerre de propagande sarkozienne sur les bras, en Libye, et, à nouveau, un « mauvais » débat que l’agité tente d’imposer sur la laïcité et l'islam, lequel risque de raviver inutilement les tensions intercommunautaires !

Considérant l’agité de l’Elysée d’ores et déjà carbonisé, la retenue n’est visiblement plus de mise à l’ump. C’est à celui qui flinguera le premier son adversaire. L'opposition, désormais ouverte, entre Fillon et Copé, prend la tournure d'un duel sans merci, dont le but est bien évidement de remplacer l'agité, surtout si celui-ci devait quitter prématurément ses fonctions pour cause de "sarkogate". Une éventualité qui résonne dorénavant comme un espoir chez certains ump : celui de voir Sarkozy débarrasser au plus vite le plancher du palais de la rue du Faubourg Saint-Honoré !

La guerre de succession est ouverte 

L’ambiance est explosive entre les deux potentiels candidats à la présidentielle, en 2017, voire 2012…et leurs supporters. Au point que, Etienne Pinte, un député proche de Fillon, a demandé la démission de Copé. Ce climat délétère trahit leur nervosité face à l’enjeu, comme en atteste l'altercation entre eux, au lendemain de la correction infligée à l’ump aux dernières cantonales.

Le chef du gouvernement s'étant vu vertement reprocher par le chef de l'ump " de ne pas jouer collectif". Fillon, qui rêve d’être Calife à la place du Calife, n’a pas apprécié du tout. L'agité a dû lui-même arbitrer entre deux hommes qui, en définitive, veulent sa peau ! Cocasse non !

Les couteaux sont donc bel et bien tirés entre au moins trois prétendants -le psychorigide Fillon, le suffisant Copé et... Borloo, le lésé- qui incarnent les trois tendances de ce parti bientôt totalement "désuni"… derrière le gondolier en chef Sarkozy. Les hostilités sont à présent publiques entre l'extrême-droite sarkozyste, les modérés et les centristes qui, déçus par la droitisation du dernier remaniement, menaçaient déjà de quitter le navire. 

Menace de tsunami à l’ump 

L'UMP, cet agglomérat des droites et du centre, voulu et conçu, en 2002, par un Jupé -à l’époque promis à un destin présidentiel- comme une machine de guerre électorale, dans laquelle seul Bayrou avait refusé de se fondre, est entré dans sa phase de décomposition, avec les départ programmés de Jean-Louis Borloo (Parti Radical) et de Christine Boutin (Parti Chrétien Démocrate) et le décrochage, récemment, de Dominique de Villepin qui a annoncé concourir à la présidentielle sous une autre bannière ! La défaite des cantonales n’a fait qu’exacerber les tensions.

Condamnation de Jupé pour les emplois fictifs de la ville de Paris. Exit l’ambition du chouchou de Chirac. En 2004, les Sarkozystes ont phagocyté le parti, pour porter leur héros sur la plus haute marche. Huit ans après, le sarkozysme a rongé et pourri l’édifice. Son guide suprême en achève, semaine après semaine, la démolition. Les défections risquent de se multiplier dans les rangs de l’ump où beaucoup, submergés par les critiques de leurs électeurs à cause de l’indécente outrecuidance de l’agité, n’entendent pas couler avec le Titanic sarkozien ! 

La rhétorique fascisante de Sarkozy, ligne de fracture au sein de l’ump

La rhétorique de plus en plus fascisante adoptée par l'agité est devenue la ligne de fracture entre ump sarkozystes et ump modérés. Ces derniers imputant la gifle des cantonales à la radicalisation des premiers ! Le débat sur la laïcité, voulu à dessein par Sarkozy, fait peur dans son propre parti. Il illustre la dangereuse surenchère extrême-droitière à la tête du pays. Il fait la quasi-unanimité contre lui, y compris au sein de la droite classique, qui devine les arrière-pensées malsaines du chef de l’Etat. Certains élus ump, choqués par l’indignité d’un tel débat, se sont même dits prêts à démissionner.

Au lieu d'attirer à l'UMP des électeurs d'extrême-droite, les thèmes ultra-sécuritaires et la consigne du « ni socialiste ni FN » donné par le chef suprême élyséen s'est révélée totalement contreproductive en les incitant, au contraire, à choisir l'original plutôt que la copie. D'autant que cet original s'est refait une « virginité » avec l’arrivée de Marine Le Pen qui, depuis qu'elle a repris les rênes du Front National, s'est affirmée sans perte de temps, comme une leader incontournable, sur la scène politique française.

L'agité, obnubilé par la certitude de son génie politicien, mais surtout noyé dans l'inconscience de sa médiocrité, ne s'attendait probablement pas à l'émergence d'une aussi forte personnalité, capable de sortir le FN, qu'on disait moribond, de la profonde ornière dans laquelle, depuis la présidentielle de 2007, les revers électoraux successifs l'avait laissé !

Rejeté à l’intérieur, Sarkozy le belliqueux jette le trouble à l’extérieur 

Sur le plan intérieur, les cantonales ont confirmé le rejet de Sarkozy, y compris au sein de l’électorat de droite classique. Terre historique de la "Sarkozie", les Hauts-de-Seine, et ses fortins de Neuilly et Levallois-Perret, qu'on disait imprenables, parce qu'emblématiques du sarkozysme, sont tombés sans gloire face à la droite modérée, dont les électeurs, à forte proportion chrétienne, ne souffrent plus la personne même de l’agité de l’Elysée. 

L'affaire de l'Epad a attisé les divisions entre « crabes » de ce département le plus riche de France. Résultat : dans le propre fief de l’agité, ses inconditionnels suppôts, en particulier la marraine du fiston Jean, Isabelle Balkany, à Levallois-Perret, se sont pris des claques magistrales.

Sur le plan extérieur, ses tentatives odieuses de récupération des événements du Japon et de Libye chiffonnent même ses amis. Ainsi, Berlusconi, l'autre fou de l'Europe, a dit n’être pas dupe des menées de son ami Sarkozy en Libye, ancienne colonie italienne, émettant de sérieuses réserves sur les motivations du président français dans cette opération. Le soupçonnant de vouloir tout diriger et de tirer la couverture à lui à des fins de propagande électorale.

"L'obstination de ce président à prendre des risques pour jouer un rôle – n'importe quel rôle, quel qu’en soit le prix – pour la gloire de la France, et la sienne propre, est sans précédent », vient d'écrire la journaliste américaine, Anne Applebaum, à propos de la guerre controversée que Sarkozy, le belliqueux, s'est appropriée pour retrouver sa popularité.

Les Français ont, d’abord, lourdement sanctionné Sarkozy

Au soir du 6 mai 2007, certains pensaient avoir gagné la timbale en la personne du « sémillant » Sarko… Le désenchantement n’a pas tardé ! Si l'on excepte les années de guerre, le sarkozysme est l'une des pires périodes que les Français ont connue. Le sarkozysme et son idéologie, basée sur la loi du plus fort, la corruption, l'exclusion et le fric à tout prix, s'est avéré un cancer pour des millions de Français. Lesquels se retrouvent, après plusieurs années de ce régime politiquement aberrant et socialement criminel, dans un état de grande vulnérabilité !

Saisissant l'opportunité des élections cantonales, indubitablement, les Français ont avant tout lourdement sanctionné Sarkozy dont le parti passe de 27% en 2004, à tout juste 20% dimanche dernier. La perte de bastions sarkoziens, à Neuilly même et à Levallois-Perret, en est le symbole fort. La désaffection des bureaux de vote traduit également une profonde désillusion par rapport à la politique, que la gouvernance de l’agité de l’Elysée a considérablement amplifié. Ce que confirme une abstention record de 55,03%, soit 20 points de plus qu’en 2004 (35,5%).

Au-delà de Sarkozy, il s’agit aussi d’un rejet généralisé des politiciens qui interroge sur la légitimité des élus de ce scrutin 2011 ! Et qui pose également la question récurrente de la représentativité des assemblées départementales qui en sont sorties. Pompes à fric inutiles ? Joujou au service de la gloire de quelques hobereaux, jaloux de leur petit pouvoir provincial et soucieux de préserver, coûte que coûte, leurs prébendes et autres scandaleux avantages financiers... 

Verdi




par Verdi (son site) vendredi 1er avril 2011 - 41 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par le folisophe (---.---.---.147) 1er avril 2011 15:57
    le folisophe

    j’adore ce sens de l’ironie...
    c’est vrai qu’avec tous ça, on a envie d’un deuxieme mandat...
    bravo frederique...

  • Par Scual (---.---.---.134) 1er avril 2011 15:03

    Euh, vous vous rendez compte que c’est quasiment que des mauvaises choses au moins ?

    Vous allez convaincre personne à part les convaincus et surtout c’est vraiment des petits trucs de société sans grande importance à l’heure où la France est tout simplement ruinée...

  • Par Verdi (---.---.---.10) 1er avril 2011 16:17
    Verdi

    @ Scual

    Nous sommes au moins d’accord sur l’essentiel, c’est ce que je retiens. Certains de vos arguments sont pertinents, notamment à propos de la gauche qui se perd en querelles de chapelles, ou en batailles d’épiciers pour se partager des miettes de pouvoir local.
    S’agissant de l’agité vous écrivez : « Sarkozy est donc LE maître du jeu au point qu’il décide même si son parti est divisé ou pas. »
    Je n’en suis pas convaincu. Au dernier remaniement, il a eu peur de Fillon et s’est résolu à le maintenir Premier ministre. Fillon, qu’on l’aime ou pas, conserve une autorité naturelle sur les troupes, surtout les élus qui ont gardé la fibre gaulliste, et il en reste pas mal.
    Ce qui menace l’agité c’est une « jacquerie » dans son propre parti. C’est un type qui méprise la province. Les élus locaux le savent, qui sont au front et subissent les récriminations quotidiennes de leurs électeurs.
    Selon moi, ses « amis » du « Fouquets » ne suffiront pas, en dépit de leur pouvoir et de leur argent, à imposer une seconde fois Sarkozy.
    Il faudrait une grossière erreur stratégique à gauche, par exemple présenter DSK qui aurait beaucoup de difficultés à passer le premier tour, pour que l’agité ait une chance.



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