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Accueil du site > Actualités > Politique > Michael Moore, gros monteur ?

Michael Moore, gros monteur ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le DVD Michael Moore, polémique système, documentaire canadien de Debbie Melnyck et Rick Caine tournée en 2006 (édité par Wild Side Video), n’a pas fait un tabac. Pourtant, un film sur Michael Moore, ça devrait nous faire réagir. Alors cet échec est-il commercial ou est-ce un coup monté des médias qui, comme on le sait, nous cachent tout et volent toujours au secours du vainqueur ?

Touche pas à Michael Moore ! Oscar (et César du meilleur film étranger) pour Bowling for Columbine, Palme d’or pour Fahrenheit 9/11, Moore est non seulement devenu un personnage essentiel de la contre-culture américaine, mais il est aussi l’homme grâce à qui, selon de nombreux spécialistes, le documentaire connaît un nouvel âge d’or.

Moore bénéficie d’un énorme capital-sympathie et c’est ce qui a motivé une de ses admiratrices, Debbie Melnyck, pour tourner Michael Moore, polémique système (titre original : Manufacturing dissident), qui au départ devait être une ode à l’auteur de Roger and Me : « Dès le début de son documentaire, la journaliste Debbie Melnyck reconnaît son admiration pour Moore, une de ses indéniables influences.

Initialement, l’œuvre n’avait d’ailleurs d’autre ambition que d’être un hommage au travail du réalisateur militant. Extrêmement proche de Roger et Moi (le premier film de Moore) dans sa structure, il en constitue même une sorte de... remake. Avec Moore en lieu et place de Roger Smith, l’ex-PDG de General Motors. « Il n’a jamais été aussi compliqué de mettre Michael Moore devant une caméra », clame l’affiche du film. Effectivement, le joufflu cinéaste, qui d’ordinaire ne se fait pas prier pour intervenir dans les médias, joue à cache-cache avec la réalisatrice, alignant les prétextes fumeux pour déserter à la moindre occasion » (Ecrans Libération).

Il est vrai que le film pèche un peu par sa forme. Pendant une demi-heure on peine à s’accrocher et, contrairement aux documentaires de Moore, cela manque de rythme. Cela commence à devenir consistant quand la narration se calque presque malgré elle sur ce qui fit le succès de Moore, Roger and Me. Les défenseurs de Moore diront que le cinéaste avait peut-être d’autres choses à faire que de rencontrer une équipe de tournage canadienne. Sauf que Moore n’est pas n’importe qui. C’est un personnage mondialement connu qui ne peut pas se dérober, sauf à vouloir ouvrir la porte à toutes sortes de supputations sur son compte.

En effet, au fur et à mesure de l’histoire, on s’aperçoit que Michael Moore, contrairement à ce qu’il prétend au départ, ne souhaite pas rencontrer l’équipe de tournage. Et tout au long du documentaire on ne peut que s’interroger sur ce qui s’apparente de plus en plus à une fuite. Pourquoi ? On ne le saura jamais. On suit donc cette équipe, un peu à la manière de Roger and Me, le film qui a fait connaître Michael Moore au monde entier, à la recherche du personnage principal (et sujet du film).

Les fans de Michael Moore diront peut-être que contrairement à l’équipe de Polémique système Moore, lui, n’a jamais ne serait-ce que croisé Roger Smith, le patron de la General Motors. Sauf que c’est faux. Moore a bien rencontré, par deux fois (une des interviews est d’ailleurs retranscrite dans le magazine américain Première) le patron de la General Motors. Mais évidemment, c’est beaucoup plus valorisant de prétendre le contraire. Le côté Robin des bois s’en trouve renforcé.

Ce qui est intéressant, c’est la façon dont Moore réagit aux critiques. Sa défense ne varie guère. Dans son numéro du 5 septembre 2007, Télérama interviewe le cinéaste, alors en pleine promo pour son dernier opus, Sicko et lui demande, sous la plume d’Olivier Pascal-Mousselard : « la critique vous accuse de prendre beaucoup de libertés avec les règles du journalisme. On relève des inexactitudes, on vous reproche des raccourcis au montage, comme si, chez vous, la fin justifiait les moyens ».
Réponse de Michael Moore : « C’est un reproche ridicule : je fais du cinéma, et tout est subjectif en art. Si mes films comportent une dimension journalistique, c’est au sens du point de vue, de l’éditorial… » et d’expliquer qu’il vérifie ses sources avec soin. « Tout cela pour dire que non, la fin ne justifie pas les moyens ».

Quand Michael Moore dit qu’il fait de l’art, cela reste encore à prouver. C’est un peu le mot fourre-tout, « art », pour Moore, comme le mot « journaliste », d’ailleurs. Des mots bien commodes. Si j’écoute bien ce qu’il dit, il peut faire n’importe quoi puisque c’est de l’art. Les véritables cinéastes apprécieront. D’autres part, où a-t-il vu que la fiction c’est faire et dire n’importe quoi ? Conception pharisienne de l’art.

Dans le film, un des intervenants explique « Moore et Bush sont tous les deux de grands manipulateurs. Ils partagent la même vision confuse de la réalité et ils sont tous les deux très habiles pour écouter ceux qui s’y opposent ». Associer Bush et Moore voilà qui n’est pas banal. Un autre intervenant explique qu’après Henry Ford Moore est le plus célèbre du Michigan. Ford qui fut vivement critiqué pour ses prises de positions pro-nazies pendant la guerre.

Mais il n’est pas utile de pratiquer l’amalgame quand il s’agit de démasquer Michael Moore qui s’est toujours montré habile pour mélanger politique et divertissement, sport favori des Américains. D’où son succès. Si ses films étaient un peu plus sérieux, moins fun, il n’est pas du tout sûr qu’ils auraient obtenu autant de suffrages. Mais c’est aussi parce que la gauche est tellement inexistante que, comme tous les tribuns démagogues, Moore s’est engouffré dans la brèche. Avec Al Gore à la Maison-Blanche explique un intervenant du film, la carrière de Moore était finie.

En réalité, comme la majorité des individus qui possèdent un ego surdimensionné, Moore ne rêve que de reconnaissance, pas de changer le monde. Un nombre grandissant d’Américains de gauche sont particulièrement remontés car ils se sentent trahis par le cinéaste qui on s’en souvient avait laissé tombé Ralph Nader pendant la campagne présidentielle. Quant aux conservateurs, un des intervenants explique que Moore leur a redonné envie de faire des films.

Sur internet, on peut lire ce genre de commentaires à propos de Moore : « là où les gens sont tout chamboulés c’est que ce sont des films politiques. Grand bien leur fasse ! On a besoin de film politique. Bien sûr, je grince des dents, moi, quand je suis face à un film politique conservateur ou qui prône la dérégulation totale. Parce qu’ils dérangent MES convictions. Cela m’est catastrophique ce genre de message, mais on a besoin de films politiques, on a besoin de films qui dénoncent quelque chose, qui prônent quelque chose ». A ce compte-là, Leni Riefenstahl était bien meilleur que Moore… Elle au moins faisait de l’art.

Un autre commentateur explique : « Moore mets les pieds dans le plat en défendant ouvertement sa vision des Etats-Unis et il a du succès. Ô pauvre de nous, un réalisateur de film qui sait réaliser, qui sait choisir les images et mises en scène qui vont mettre en valeur ce qu’il veut dire. Et qui a du succès ! Scandale ! ». En fait on peut dire n’importe quoi du moment que c’est joli et fun. Du divertissement !

En fait ce qui séduit chez Moore, tout le monde en convient, lui le premier, c’est son talent de monteur. De propagandiste au service d’une cause qu’il croit juste. Rappelons que « la propagande désigne l’ensemble des actions menées dans le cadre d’une stratégie de communication par un pouvoir politique ou militaire pour influencer la population dans sa perception des événements, des personnes ou des enjeux de façon à l’endoctriner ou l’embrigader ». Michael Moore, avec ses énormes succès, est devenu un contre-pouvoir (donc une forme de pouvoir) politique.

Sur ce site, on peut lire ceci : « … même si je partage rarement ses idées, je reste scotché par les techniques narratives qu’il déploie. La manière dont il s’est approprié les canons du documentaire et les a détournés vers de nouveaux horizons : le cinéaste prend parti, il s’engage (il dira qu’il monte son film), il s’installe à l’écran, il invente des situations et y entraîne les protagonistes, etc. ».

Curieusement sur Agoravox, on ne trouve qu’une critique de Michael Moore, Polémique système. Datée du 25 juin 2007, elle est signée Stéphane Waffo et se conclut par : « Mais, et c’est peut-être une des clés de l’Histoire, la grande question est celle de savoir si la finalité est plus importante que les moyens qu’on prend. Et à cette interrogation précise, Michael Moore et les réalisateurs Rick Caine et Debbie Melnyk ont exactement le même point de vue.

En veut pour preuve, l’une des scènes où, n’arrivant pas à passer au travers de la garde rapprochée du réalisateur, l’équipe de tournage finit par user d’astuces questionnables. Au final, tout comme Moore, ils ont pu arriver à leurs fins ». L’article, titré « "Manufacturing Dissent" : Michael Moore, ange ou démon ?  », ne répond qu’à la moitié de la question qu’il pose. C’est indéniable, Michael Moore ne peut être l’objet de critiques, c’est un ange.

Blaise Pascal ne disait-il pas : « qui veut faire l’ange fait la bête » ?

Crédit photo Une : expresso


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33 réactions à cet article    


  • gecko gecko 3 juillet 2008 09:54

    bon article, bien écrit, intéressant.


    • tvargentine.com lerma 3 juillet 2008 10:16

      Encore bravo pour cette parfaite analyse du personnage

      Soyons vigilant car il a fait des petits dans ses techniques de reportages-propagandiste et nous le voyons bien avec tout ce qui touche "au réchauffement de la planéte"


      • kettch 3 juillet 2008 11:11

         > nous le voyons bien avec tout ce qui touche "au réchauffement de la planéte"

        Et vous pensez à qui là ?


      • jondegre jondegre 3 juillet 2008 10:18

        Mouais, Michael Moore, a partir du moment ou il a pu acceder au cinema, au festival de Cannes et aux medias mainstream, c’est forcement qu’il a fait qq concessions, il mange un peu de la soupe dans laquelle il crache, comme la majorite des contestataires et ca n’a rien de condamnable, faut juste etre conscient des limites.

        Apres qu’il fasse des erreurs journalistiques et qu’il soit parfois de mauvaise foi comme tout journaliste pour suivre son idee, soit. Il n’y a guere que sur le web qu’on trouve des articles sources facon publication scientifique.



        • Traroth Traroth 3 juillet 2008 10:26

          Ce qu’il y a toujours de frappant avec les pamphlets anti-Moore, c’est que les personnes qui les rédigent ne s’étonnent pas du tout que 99,999% de la production médiatique soit composé de propagande à la gloire de ce que Morre dénonce, à la gloire des Etats-Unis, du libéralisme triomphant, de l’argent-roi. Mais que lui, pratiquement le seul, ose défendre efficacement son point de vue (ce qui frappe, dans ces pamphlets, c’est *toujours* des exemples de propos véritablement mensongers qu’auraient tenu Moore dans ses films, ce qui pour moi veut dire qu’il n’y en a pas, puisque on se ferait un plaisir de les dénoncer), et là, on met tout ce qu’il dit sous le microscope, à l’affût du moindre manquement.
          La véritable question qu’on a envie de poser aux pamphlétaires est, finalement : est-ce que ce sont les méthodes de Moore qui vous dérangent, ou son message lui-même ?


          • Nobody knows me Nobody knows me 3 juillet 2008 13:37

            D’ailleurs, on me signale que dans son interview du 19/06/1984 à 14h37, il aurait oublié de "marquer" la virgule dans sa dernière phrase...
             smiley


          • gerardlionel 4 juillet 2008 07:18

            merci de cette réaction qui exprime bien mon avis ; Moore comme tout un chacun n’est pas irréprochable et le système médiatico-politico-financier fait feu de tout bois pour contre cette voix dissidente !


          • morice morice 3 juillet 2008 10:28

             moore ne vérifie rien en effet 


            • Annie 3 juillet 2008 10:53

              Non Michael Moore ne représente pas un pouvoir politique ou un contre pouvoir, qui s’impose à la télévision ou dans les médias. C’est un cinéaste, et comme tout cinéaste, sa notoriété et son succès dépend du nombre de spectateurs qui vont voir ces films. Il y a une certaine malhonnêteté à l’accuser d’être un propagandiste, en expliquant dans le même souffle que la propagande est le fait d’un pouvoir politique ou militaire. La dernière fois que j’ai regardé, MM était tout seul. 


              • finael finael 3 juillet 2008 13:13

                 Déja le titre "Manufacturing Dissent" n’est qu’un plagiat du titre du livre d’un autre américain, Noam Chomsky : "Manufacturing Consent". Ce n’est pas anodin : Alors que Noam Chomsky est l’intellectuel américain de référence et que ses ouvrages et conférences sont réalisés avec une véritable rigueur scientifique et d’innombrables sources, le documentaire de Debbie Melnyck et Rick Caine en manquent totalement.

                 J’ai vu ce fameux "documentaire" et je dois dire que j’ai failli m’endormir tellement il est c..... !

                 Ce qui a fait connaitre Michael Moore ce n’est pas "Roger and me", mais bel et bien "Bowling for Columbine" puis "Farenheit 9/11" et son prix (incompréhensible d’ailleurs, même pour moi) au festival de Cannes.

                 Je ne dirais pas de Michael Moore qu’il est un cinéaste ou un documentariste, tout simplement parce qu’il a commencé par écrire des livres (dont "Roger and me"). Pour moi c’est un polémiste - de talent - qui dénonce les travers d’une certaine amérique, qu’il aime par ailleurs.

                 Pour les tenants de cette certaine amérique, il s’agit de démolir le personnage, pratique absolument courante aux USA et qui prend de plus en plus chez nous. Faute de pouvoir répondre aux arguments de Michael Moore, il faut absolument le discréditer depuis qu’il a acquis une vraie réputation.

                 Bien entendu dans ce pseudo-documentaire, aucune allusion aux très nombreuse difficultés rencontrées par Michael Moore pour faire éditer ses livres (éditeurs se désistant au dernier moment, distributeurs refusant de mettre en rayon ses ouvrages, ...) ou produire ses films : Il aura fallu attendre le festival de Cannes pour que le public américain ait accès à ces films. Même l’émission de télévision qu’il a animé pendant 2 ans ne passait que sur une chaine locale.

                 Pour moi Michael Moore ne fait ni de l’art ni complètement du documentaire, mais incarne une nouvelle forme d"underground contestataire" qui n’existe plus ni aux USA ni ailleurs.

                 Et comme il commence à être entendu, il faut le détruire !!!


                • Nobody knows me Nobody knows me 3 juillet 2008 13:32

                  Voilà, c’est comme c’que j’disais mais en mieux... smiley
                  Une de ses perles est également "The Big One" où il parcourt les USA pour causer de son livre. Très intéressant.


                • sisyphe sisyphe 3 juillet 2008 18:02

                  D’accord avec finael.

                  Il est d’ailleurs assez bizarre que l’auteur de l’article ne soit pas intervenu depuis sa publication : il pourrait plus facilement s’expliquer sur son entreprise de démolition (manquée) de Moore...


                • Nobody knows me Nobody knows me 3 juillet 2008 13:23

                  Personnellement, j’ai trouvé que "Bowling for Columbine" était d’utilité publique. Après, on reste effectivement dans une lutte à qui sera le plus efficace dans la propagande. Ca me parait plutôt fair-play en fait, surtout du fait que c’est un citoyen qui fait de l’ombre aux puissants de son pays. A quand le même chez nous pour emmerder la clique ? BHL ? Val ? Oups pardon, je délire... smiley

                  Et quand je vois lerma qui dit que Moore a fait des petits en parlant du réchauffement climatique (non non lerma, restez tranquille chez vous, tout va bien la calotte glaciaire ne fait que fondre à coup de continent tous les ans...), je lui répondrai que ça m’étonnerais qu’Al Gore ait attendu Moore pour apprendre la comunication.
                  Lerma, sortez la tête de votre poubelle.


                  • slashbin 3 juillet 2008 15:45

                    Comme beaucoup, j’ai connu Moore par Bowling for Columbine. D’utilité publique vous dites ? Encore faudrait-il que l’oeuvre soit pertinentes. Or, pour qui s’intéresse à la problématique des armes, on ne peut que constater le cumul des aberrations. Historique par exemple en faisant dériver la NRA du KKK alors que la NRA a été fondée par les nordistes, et n’avait historiquement pour seul objectif que d’améliorer l’habilité au tir (les performances étant particulièrement mauvaises pendant la guerre de sécession). Un montage douteux (la même séquence, style South Park, est montrée juste après l’interview d’un des créateurs de South Park, qui ont exprimés leur colère après car ils ne sont pas derrière cette animation, et rien ne leur a été demandé). Retirer les munitions de K-Mart. Joli coup, sauf que la chaîne vend toujours des munitions de chasse, et qu’on trouve des munitions dans d’autres chaînes nord-américaines, y compris au Canada (avec des chiffres de criminalité pourtant bien différents). Coup de pub, mais rien d’autre. Je pourrais m’étendre pendant des heures (comme la scène inaugurale de la banque, dont le montage ne reflète rien de ce qui s’est réellement passé), mais d’utilité publique, non, car quand les criminologues expliquent que l’effet de la législation sur les armes est très difficile à évaluer (en fait, le problème de la mortalité par armes à feu est avant tout un problème social, non de lois sur les armes, et dans ce domaine, trop de lois tue la loi - par exemple en faisant exploser le marché noir -... mais c’est plus porteur au niveau électoral d’interdire plutôt que d’attaquer les problèmes de fond, car les politiques doivent être plus risquées, plus volontaristes), on voit mal ce qu’apporte BC, excepté d’introduire plus de confusion dans une problématique pourtant bien réelle. Et ce faisant, de faire passer l’émotionnel avant le rationnel, or comme l’illustre tristement l’actualité anglaise, la lutte contre la violence ne se gagne pas de cette manière, au contraire.

                    Vous voulez comprendre la problématique des armes, allez lire par exemple les rapports du "Small Arms Survey" : http://www.smallarmssurvey.org/ (certains chapitres de 2004 sont particulièrement instructifs, et librement téléchargeables) sont particulièrement intéressants. Evidemment, cela demande plus d’efforts que de se laisser bercer par un pseudo-documentaire au rythme efficace, le rendant persuasif, mais qui passe totalement à côté du sujet. Ce qui a aussi pour effet de radicaliser les opinions, entre les partisans du pour et du contre, et du coup, de porter atteinte au débat pour améliorer la situation (on peut aussi sérieusement se demander en quoi Farhenheit 9/11, de par son parti pris trop évident, a mobilisé par effet d’action-réaction l’électorat de droite en 2004, et dès lors paradoxalement, favorisé la réélection de Bush).

                    Dénoncer est une chose (nécessaire), mais quand la dénonciation fait place à des techniques de propagande, l’effet obtenu peut être totalement opposé à ce qui était visé. Alors, vraiment d’utilité publique, ce Moore ?

                    Bon, maintenant, moinssez-moi !


                  • Jean-Paul Doguet 3 juillet 2008 16:00

                     "le problème de la mortalité par armes à feu est avant tout un problème social, non de lois sur les armes, et dans ce domaine, trop de lois tue la loi "
                    Slashbin vous vous moquez du monde avec ce genre d’argument. On dirait la NRA. Si les E-U battent le record occidental de criminalité armée, la législation sur la vente des armes n’y est bien sûr pour rien. A vous lire on trouve Moore tout à coup sympathique et intelligent. 


                  • Nobody knows me Nobody knows me 3 juillet 2008 17:06

                    @ /bin

                    Pardonnez-moi, je suis juste peu fan d’armes à feu. Cette comparaison avec le KKK, j’en ai rien à foutre. Qu’ils pensent ce qu’ils veulent à la NRA. Ce n’est d’ailleurs pas le thème principal du film de débusquer et de chasser les sorcières, bien qu’en effet, les montages soient légions pour faire vibrer la corde sensible.

                    Je trouve que l’utilité publique vient du fait que le film soulève le débat sur ce problème réel qu’est le nombre de victimes par arme à feu tous les ans aux USA. D’ailleurs, plusieurs liens entre différents pays sont énoncés, par rapport au Canada ou au Japon où le nombre de tués est ridicule avec le même nombre d’armes à feu vendues. Armes à feu, qu’on ne peut tout de même pas qualifier "d’armes par destination", faut arrêter de déconner. Une arme, ce n’est pas fait pour dissuader ni protéger mais pour blesser ou tuer.
                    Félicitations pour votre courage, vous faîtes face aux notations négatives, allez un bon point...
                    Bien à vous.


                  • slashbin 3 juillet 2008 19:17

                    Il y a un problème de criminalité par armes à feu au USA, je le concède aisément (le nier est d’ailleurs difficile). Le dénoncer, d’accord, mais sur la manière, je trouve Bowling for Columbine désastreux.

                    Je persiste à dire que le problème premier n’est pas en soi la législation, même si je sais que cette affirmation dérange. Pourtant, si on s’arrête aux USA, on constate que les états ont des législations très différentes, avec même des variations ville par ville. Le Vermont, état rural, a une criminalité des plus basses combinées à une des législations les plus laxistes (port d’arme autorisée si elle est visible), à l’opposition du District de Columbia, où jusqu’il y a peu, les armes de poing étaient purement et simplement interdites, pour un taux de criminalité très élevé. De là à dire que la libéralisation des armes favorise la diminution de la criminalité, il y a un pas à ne pas franchir, bien sûr, car on retrouve aussi des taux très élevés de criminalité dans des états du sud, laxistes en matière d’armes. Mais on constate que le problème des armes à feu ne se règle pas sur le plan législatif. Il est beaucoup plus d’ordre culturel, et des nations très armées, comme la Norvège, ou un ménage sur deux a au moins une arme (plus qu’aux USA !), ont un taux de criminalité nettement moindre que d’autres pays (source : grip). Il est difficile de sortir des études, car elles sont vite orientées. Néanmoins, je vous invite à lire ce texte écrit par un docteur en criminologie canadien (dont je ne connais pas l’affilation ou les sympathies politiques) : http://www.ledevoir.com/2007/04/20/140126.html

                    Les chiffres de mortalité donnés en début du film de Moore sont biaisés, car non rapportés à la population (même si alors il est vrai que la mortalité par armes à feu aux USA reste très élevée en comparaison aux autres pays industrialisés), et réductrice (le Japon n’a pas de criminalité par armes à feu ou presque, les armes y étant bannies, mais possède un taux de suicide des plus élevés au monde - quand on sait quand dans la plupart des pays industrialisés le suicide représente 2/3 des morts par armes à feu, il y a de quoi relativiser certains chiffres).

                    Vous n’êtes pas convaincus (c’est votre droit) ? Lisez s.v.p. le rapport suivant : http://www.smallarmssurvey.org/files/sas/publications/year_b_pdf/2004/2004S ASCh6_full_fr.pdf
                    Il ne me semble guère que l’organisation soit pro-NRA (nombreux la classent dans les organisations prônant le contrôle des armes). Pourtant, on voit qu’il y a un décalage entre le renforcement des lois et la diminution de la criminalité. Des observations similaires ont été rapportées par des criminologues canadiens. La loi ne remplace pas le contexte culturel, social, et éducationel. Or les mesures comme les registres peuvent coûter très cher. Si c’est pour un résultat maigre, voir nul, n’est-on pas en droit de se demander si l’argent ne devrait pas être dépassé ailleurs (soins de santé, éducation,...) ?

                    Certains comparent mon discours à la NRA (cela ne me surprend pas). Tout d’abord, si on discute politique, je dirais NRA-ILA, qui est la branche lobbyiste. Il existe une branche sportive, qui est plus proche des origines du mouvements. Je ne supporte pas la NRA-ILA, en particulier, j’estime qu’acheter une arme au motif de défense personnelle est une erreur, car cela se traduit généralement par une méconnaissance de l’arme et des devoirs associés (stockage sécuritaires,...), qui conduisent à de gros risques d’accident pour soi et sa famille. Par contre, je trouve regrettable qu’on dénonce un problème sans chercher sérieusement à le comprendre.

                    Or, le problème des armes est complexe, et il n’existe pas de solution simple. Par conséquent, qu’on aime ou pas les armes (ce n’est pas le but du propos ici), les discours simplistes n’apportent rien. De ce point de vue, Bowling for Columbine est dans la même veine, du moins à mes yeux.


                  • Nobody knows me Nobody knows me 4 juillet 2008 08:57

                    Merci /bin pour cette très intéressante explication. Je suis allé jeter un coup d’oeil sur smallarmssurvey, ça vaut le détour en effet.
                    En effet, il est difficile de corréler législation et criminalité. D’ailleurs, en plaquant The Big One et Bowling for Columnbine, je suis sûr qu’on pourra voir que les endroits délabrés, démunis, complètement abandonnés par l’économie et l’Etat, où passe Moore dans The Big One, correspondrait à mon avis à ceux où se passent des évènements comme ceux de Bowling for Columbine.
                    La précarité et tous les problèmes récurrents que l’on trouve dans The Big One sont à mon avis, en effet les principales causes de cette criminalité.
                    Cela dit, pour déconner un peu, je trouve Bowling for Columbine, bien que parfois manipulé, plus réaliste que les explications de CNN ou Fox News : jeux vidéos, cinémas, "musique satanique" (mdr), ... qui en seraient la cause.
                    Bonne journée à vous.


                  • kolymine 4 juillet 2008 21:56

                    un seul conseil, re-regarde bowling for columbine et essaye de comprendre ce qui s’y raconte, parceque là tu dis des betises.


                  • Traroth Traroth 3 juillet 2008 13:43

                    Les critiques de Moore sont de vivantes illustrations du principe de la paille et de la poutre.


                    • fred 3 juillet 2008 14:21

                      On a bien de la chance d’avoir un Moore. Il travaille avec ses méthodes, seul, sans calculer. Et il a pas eur de s’attaquer aux grands.

                      Il a des avis extrêmes mais il le fait avec humour, caricaturalement (je pense à sa dyatribe sur le racisme anti-blanc qui n’est pas dénué de bon sens. Ses lecteurs apprécieront smiley.

                      Cette attaque est bête. Meyssan a aussi eu des détracteurs et des gens de son équipe qui ont essayé de le torpiller...

                      Ce qui est étonnant, c’est le foin autour de cette affaire à la con.



                      • Marsupilami Marsupilami 3 juillet 2008 14:59

                         @ L’auteur

                        Bon article. J’ai vu quelques films de Moore, et tout en me marrant parfois, j’ai trouvé qu’il était quand même assez peu rigoureux vu le genre de sujets qu’il aborde. Je n’ai rien en soi contre son côté bouffon narcissique ambiguë du genre "aimez-moi ou détestez-moi, mais ne soyez pas indifférent à mon égard", mais trop c’est trop, même si sa fonction est sans doute indispensables aux USA décérébrés par Fox News.


                        • Nobody knows me Nobody knows me 3 juillet 2008 17:10

                          Au fait, la Propagande en temps de paix, ca s’appelle relation publique (lobbye, pub, marketing ...) c’est l’inventeur du mot qui le dit.

                          Oui oh, ça c’est lui qui le dit pour pas être taxé de faire de la propagande... Encore une technique de "relation publique"... C’est tortiller du cul pour chier droit.
                           smiley


                        • Jean-Paul Doguet 3 juillet 2008 15:16

                          Article intéressant. Moore est quelqu’un que je trouve plutôt sympathique mais il y a un problème. Je suis d’accord avec ce qui est dit dans l’article :"Moore et Bush sont tous les deux de grands manipulateurs. Ils partagent la même vision confuse de la réalité et ils sont tous les deux très habiles pour écouter ceux qui s’y opposent »
                          C’est tout à faire vrai. Ce qui est génant chez Moore c’est qu’il combat une certaine propagande américaine pro—Bush (Foxnews et consort) en faisant tout simplement de la contre-propagande, ce qui au fond n’est qu’une autre manière de mépriser l’intelligence du spectateur. J’avais aimé "Bowling for Colombine" mais je n’ai pas du tout aimé "Fahrenheit" . Il manipule la réalité en lui donnant une simplicité qu’elle n’a pas, en se livrant à des insinuations plutôt qu’à des démonstrations, en jouant sur des contrastes simplistes et démagogiques entre le "peuple" (la ville de Flint, les braves gens etc.) et les élites (Bush, Washington, les amis des pétroliers arabes). Il est l’héritier cinématographique des muckrackers du début du XXe siècle, et il véhicule le même populisme qu’eux. Il a beaucoup de talent mais au fond il est plutôt dangereux pour l’intelligence des gens. 


                          • Stéphane Waffo 3 juillet 2008 16:46

                            Vous dites :
                            "Curieusement sur Agoravox, on ne trouve qu’une critique de Michael Moore, Polémique système. Datée du 25 juin 2007, elle est signée Stéphane Waffo et se conclut par : « Mais, et c’est peut-être une des clés de l’Histoire, la grande question est celle de savoir si la finalité est plus importante que les moyens qu’on prend. Et à cette interrogation précise, Michael Moore et les réalisateurs Rick Caine et Debbie Melnyk ont exactement le même point de vue.

                            En veut pour preuve, l’une des scènes où, n’arrivant pas à passer au travers de la garde rapprochée du réalisateur, l’équipe de tournage finit par user d’astuces questionnables. Au final, tout comme Moore, ils ont pu arriver à leurs fins ». L’article, titré « "
                            Manufacturing Dissent" : Michael Moore, ange ou démon ?  », ne répond qu’à la moitié de la question qu’il pose. C’est indéniable, Michael Moore ne peut être l’objet de critiques, c’est un ange."

                            Mon but à la fin de mon article etait simplement de dire que les réalisateurs avaient une belle opportunité de decrire Michael Moore mais je leur reproche d’avoir abusé de la méthode Michael Moore. On ne peut pas reprocher à quelqu’uns ses mefaits et utiliser la meme recette pour le decrire. C’est à mon sens complètement absurde. Et c’est en ca que le documentaire a beaucoup péché.

                            Cela dit, on apprends beaucoup de choses sur les méthodes Mooriennes et c’est très interessant. SI vous n’avez pas encore vu ce doc et que vous êtes un fan de Moore, vous devriez le voir tout de suite.

                            Sur un tout autre sujet, pour avoir vu presque tous les Moore, je pense qu’objectivement, son dernier Sicko qui n’a malheuresement pas eu le succès qu’il mérite (comparativement à un Farhenheit 911 over distingué). Bien qu’il reste dans la tradition Moorienne, il est celui je crois qui pointe le mieux les vrais problemes. Dans ce cas le système de santé et surtout la question des assurances.

                            Sinon c’est un bel article qui permet de se pencher une énième fois sur ce reporter américain.

                            On a beau le décrier, mais s’il y a avait un seul cinéaste francais qui faisait le minimun de ce qu’il fait....


                            • miguelito 3 juillet 2008 16:58

                              J’ai vu bowling for colombine / siko et farenheigth. Ces films sont biens montés dans la forme mais il y a des inexactitudes et des détournements d’images. Comme quoi des que l’on est un contestataire et que l’on rentre dans le systeme il faut édulcorer nos propos.

                              Concernant les docus français je vous conseille Pierre Carles (pas vu pas pris, volem rien foutre al pais, la sociologie est un sport de combat) qui lui ne fait aucune concession, ses films ne passent pas a la télé mais sont diffusés sur le net et dans les ciné indépendants.

                              Bon visionnage et bonne journée a vous tous, respect, tolérance et partage.
                              Migeulito


                              • Pierredantan Pierredantan 3 juillet 2008 18:10

                                Au risque de faire se soulever quelques sourcils,

                                Il me semble que les articles au sujet de Moore suscitent toujours de vives réactions à ce que je peux voir entre ses profanes et fanatiques, tous aux arguments évidemment inconciliables et donc souvent abrupts.

                                Pourquoi s’offusquer lorsque l’on dit que Moore fait de la propagande ? Pas de quoi jeter une pierre.
                                Le personnage est d’une redoutable intelligence. Il a su s’inscrire son "art" et devenir millionaire grâce à ce filon inépuisable : celui très actuel de la culpabilité occidentale, forme exacerbée de repentance issue de ce fichu péché originel que les Chrétiens trainent derrière eux depuis la chute hors du jardin d’Eden. La preuve en est que ses films n’ont aucun succès auprès des autres civilisations (Arabes, Indiennes, Chinoises, Japonaises etc.). Je vous engage à vérifier par vous même. 

                                Et les sujets de culpabilité sont si nombreux dans notre histoire : inquisition, pogroms, traite des esclaves, pauvres/riches, changement climatique, tout absolument tout peut être imputé à l’Occidental. J’étais en extrême orient il y a peu et j’en suis revenu avec la nette impression que passé leur premier moment d’interrogation (mais pourquoi vous faites vous tant de mal), Indiens et Chinois y verront une véritable aubaine. Mais c’est une autre histoire.

                                Alors peut-être à tort, mais en essayant de prendre un peu d’altitude, Moore à mes yeux ne semble rien être de plus qu’un type brillant qui à su s’inscrire dans un vrai filon, y gagner des montagnes d’argent et donner (un peu) à réfléchir à plein de gens autour des temples plus au moins convenus de la pensée actuelle... bref, du bon divertissement.


                                • Jean-Paul Doguet 3 juillet 2008 18:48

                                  @pierredantan

                                  Vous écrivez bien sûr n’importe quoi, et vous êtes en plein délire (on dirait les sornettes de Raspail et consort). Michael Moore se fiche pas mal de la culpabilité des uns et des autres. Ce qu’il produit est quelque chose de très différent et de très américain, qui est une cinéma pamphlétaire constructif, tout à fait dans la lignée des Muckrackers. C’est-à-dire qu’il prend comme point de départ un problème social précis et se livre à une enquête pour dénoncer et préconiser une solution. C’est exactement ce que faisait Jack London. C’est tout. On peut trouver que c’est simpliste mais c’est ce n’est que cela. Et cela s’adresse essentiellement aux Américains car c’est en fait inséparable du débat républicain et c’était même à l’origine une littérature électorale.


                                • Francis Francis 3 juillet 2008 18:35

                                  Que Moore soit bénéficie désormais d’une certaine "autorité" (d’autres diraient "aura) est indéniable, mais cet article passe à coté de la question principale : quelles sont les preuves démontrant des manipulations de la part de Moore dans ces films ? En cela c’est plutôt frustrant de lire un tel article ...


                                  • Nobody knows me Nobody knows me 3 juillet 2008 19:06

                                    Moi ce que j’en avais retenu, c’est plutôt les non-dits et manipulations des "faits dans le temps". Voilà qqs uns des faits que j’avais retenu de ce doc sur M. Moore :

                                    Premièrement, le premier argument de M. Moore dans Roger & Moi est qu’il n’a jamais pu rencontrer le patron de GMC malgré un acharnement incessant. Pourtant, il aurait bel et bien rencontré cet homme.
                                    Ensuite, lors de son interview de C. Heston dans "Bowling for Columbine" ne montre pas que son interlocuteur est apparemment "légèrement" gâteux. [Cela dit, je trouve que quand on est président de la plus grande association d’amateurs d’armes au monde, on devrait être un peu plus surveillé médicalement ou démissioner... Ca c’est mon avis personnel.]
                                    Pour finir, il a été apparemment aussi compliqué à ces personnes de rencontrer M. Moore que ça l’a été pour lui de rencontrer le patron de GMC.
                                    Je trouve qu’on pourrait mettre en parallèle son attitude avec celle de la réalisatrice du "Monde selon Monsanto". Elle refusait elle aussi tout discours contradictoire pour se protéger plus que pour nier le débat qu’on lui proposait... Car on connait les pratiques des grands groupes et des lobbies en tout genre : intimidation, dénigrement systématique, décridibilisation, menaces de procès, ...
                                    Bonne soirée.


                                  • Christoff_M Christoff_M 4 juillet 2008 03:34

                                     le moins que l’on puisse dire c’est que Moore a été eclipsé par tous les moyens et aussi ridiculisé pour le faire passer pour un amateur et un affabulateur ou présenté comme tel par la mafia des médias alignés suur l’ordre mondial, la meme qui diffuse une propagande sournoise sur la religion capitalisme....

                                    Vu le peu de réaction ici, et comme dans le cas Denis Robert , on peut s’inquièter du peu de réaction ici !!

                                    Monsieur VAL a plus d’impact en diffusant à tout va des idées victimaires et en se posant comme une victime du système alors qu’il en est comme Besancenot un pur produit actif au bon endroit.....

                                    pour Michael Moore et D Robert, on peut toujours chanter Brassens : les braves gens n’aiment pas qu’on suive une autre route qu’eux.... les braves gens sont des complices silencieux du "système" mondial, mauvais capitalisme proné par certains qui sont les mains dans le tiroir caisse...


                                    • Christoff_M Christoff_M 6 juillet 2008 08:36

                                       ah j’oubliais LOFT JEUX Tour de France, été qui se pointent avec les français sur la plage et les députés qui vont essayer de faire passer un max de réformes pendant que tout le monde somnole....

                                      alors demander aux gens de faire un effort intellectuel, avec les frères Cohen on se marrerait la encore, mais avec Moore, le grenelle, les films sur la planète, c’est meme pas divertissant !! au mois de juillet, faut pas bouculer le cerveau de la moyenne des français !! MOORE vous n’y pensez pas, demandez leur aussi de lire le constant gardner pendant que vous y etes !!

                                      par contre le cyclisme et la libération d’ingrid avec un chien qui a mordu un gosse, voila ça c’est susceptible de faire des titres de journaux accessibles.....

                                      pour faire de l’ MOOR faut etre tres fort, et Denis Robert ne me dira pas le contraire faut etre un peu fou pour s’interesser à des sujets de fond dans le monde actuel !!

                                      pour les jeunes on a inventé les jeux en réso et la Tectonic, et les vidéos sur portable, faut pas trop leur fatiguer la cervelle !! surtout que les bleus y z’ont perdu au foot.... gros dilemme pour le moral des français et que Virenque fait le tour en voiture pour commenter mais qu’il y a plus de champions chez les français depuis qu’on leur met plus une piqure dans le cuk dans la cote !!

                                      treve de divagation, dur dur d’etre un journaliste d’investigation actuellement ça paie plus, c’est risqué....

                                      alors qu’etre photographe de people, il suffit de se pencher pour en photographier, et chroniqueur ds GALA c’est bien plus facile et payant pour tous les glandeurs qu’on assimile à tort à des journalistes ou des rédacteurs....


                                      • Goldored 17 août 2008 14:37

                                        L’article n’avance aucun élément tangible, aucune preuve un tant soit peu détaillée sur la manière dont Moore déformerait la réalité.
                                        Inintéressant.

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