Qu’est-ce qu’il ne faut pas inventer pour promouvoir les OGM envers et contre tout (et presque tous) !!!!
Et puis quelle drôle d’idée de s’intéresser aussi spécifiquement aux marges de la distribution : si ce secteur est mal organisé, il peut tout à fait être très couteux sans pour autant dégager des marges indécentes...
Et couteux il l’est ! quand on voit le décalage entre les prix d’achat au producteur (qui d’ailleurs ne couvrent généralement pas les frais des producteurs puisque ceux-ci ont besoin d’aides diverses et variées, payées avec nos impôts, pour survivre) et les prix des produits en rayon (des supermarchés et des primeurs de centre ville), il y a sérieusement de quoi se poser des questions... même si bien entendu une bonne partie de cette différence est justifiée : il faut bien payer le transport et que le revendeur puisse vivre... mais de là à multiplier le prix du produit par 3 ou parfois plus !!!! Faudrait pas prendre les agriculteurs et les consommateurs pour des imbéciles non plus.
D’autre part, faire venir du bout du monde des produits alimentaires sous prétexte de libéralisation et de mondialisation est une habération d’un point de vue écologique, sujet devenu au combien capital. Avec ses produits, le consommateur ne paye plus beaucoup l’agriculteur qui produit ces denrées à la sueur de son front, mais paye surtout le pétrole qu’on brule pour acheminer depuis le bout du monde quelque chose qui aurait très bien pu etre produit à coté de chez lui. Du grand n’importe quoi !
D’autre part, avoir une agriculture trop orientée sur l’exportation est particulièrement dangereux car cela génère une double dépendance : dépendance alimentaire (puisqu’on ne dispose plus des outils de production permettant de produire chez nous la nourriture dont on a besoin -on est dépendant de ce que les autres, "le marché" nous propose et des alléas de prix de ce marché)- et dépendance économique puisqu’on est dépendant du marché et de l’économie mondiale pour nos exportation et donc nos rentrées d’argent.
Je pense personnellement qu’il serait important de revaloriser les production locales, de favoriser effectivement le développement d’une autosuffisance alimentaire.... mais biin sûr sans se fermer les portes du marché mondial, des exportations de nos produis et de l’importation de produits exotiques bien sympatiques.
Ce qu’il faut, c’est trouver un système, légal, qui permette de favoriser les cultures de proximité, en particulier si elles sont plus respectueuses de l’environnement que ce qui s’est développé pendant les dernieres décennies (j’insiste sur cette formulation, qui couvre un périmètre plus large que le "Bio", que je soutiens et défend aussi mais qui par son approche un peu extreme, engendre des surcouts de productions qui rendent ces produits malheureusement trop élitistes)...
Pourquoi justement ne pas envisager la création d’un service public de distribution alimentaire, réservé aux productions nationale, favorisant la proximité producteur/consommateur, favorisant également les producteurs à faible impact écologique, et ne cherchant pas le profit mais simplement à concilier au mieux les intérets des producteurs et des consommateurs ?
Les circuits "privés" actuels resteraient d’actualité pour tous las
produits transformés et les produits frais importés... et que le
meilleur gagne !
Ca serait en tout cas plus intelligent que de dépenser des fortunes pour maintenir à flots à coups de subventions une agriculture d’exportation systématiquement déficitaire et bien peu respectueuse de notre environnement, donc de notre cadre de vie et de nos intérets les plus directs, vous ne croyez pas ?
Quant aux promesses des OGM.... il faudrait déjà voir si vraiment ils tiennent leurs promesses en terme de rendement (ce qui pour l’instant ne semble pas vraiment etre le cas sur le long terme), et quelles en sont les effets négatifs, qui peuvent aller bien au dela du simple risque sanitaire (à mon avis pas le plus gros risque concernant les OGM, même s’il existe), mais concernent également le domaine écologique (contamination qu’il est impossible de contenir, c’est prouvé, appauvrissement de la bio diversité, ô combien nécessaire à l’équilibre de nos écosystèmes...) et dans le domaine économique/social (dépendance des agriculteurs par rapports aux producteurs de semances (et d’engrais/pesticides etc... puisqu’ils ne font plus qu’un... double danger).
Certaines études récentes montrent qu’il existe des méthodes de productions à la fois plus respectueuses de l’environnement que ce qu’on pratique massivement aujourd’hui, tout en maintenant des rendements très corrects et qui n’ont pas tous les inconvéneints avérés ou simpelment possibles des OGM... alors pourquoi s’embeter avec ses artefacts d’apprentis sorciers (car c’est bien ce que sont ces OGMs) ?