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Accueil du site > Actualités > Politique > Michel Rocard, l’incarnation de la deuxième gauche

Michel Rocard, l’incarnation de la deuxième gauche

« Le métier politique consiste à revendiquer le pouvoir, lequel a deux fonctions principales dans la société. Un, c’est d’y exercer le monopole public de la violence pour ne pas la laisser à la violence privée, il y faut la police, ou à la violence internationale, il y faut se défendre. Et deux, de canaliser la circulation de l’argent. On touche au sale, par définition. Et on se salit quand on touche au sale, même si les motifs sont propres. Et quiconque prétend faire de la politique en négligeant ces deux aspects est un amateur, et en tant qu’angélique, il est dangereux. » (Michel Rocard, sur France Culture le 25 avril 1991, dans l’émission "À voix nue").

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Le même jour que le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel, près de deux semaines après le rocardien Edgard Pisani, l’ancien Premier Ministre Michel Rocard vient de s’éteindre ce samedi 2 juillet 2016 dans l'après-midi à Paris. Il n’a pas été élu Président de la République, mais il restera une figure majeure de l’histoire de la Ve République. J’avais évoqué la personnalité ici.

Né le 23 août 1930, camarade de promotion de Jacques Chirac et de Bernard Stasi, Michel Rocard a été pendant plusieurs décennies un leader socialiste qui aurait pu atteindre le sommet si François Mitterrand n’avait pas tout fait pour l’en empêcher. D’abord au PSU, candidat sans espoir à l’élection présidentielle du 1er juin 1969 (il avait alors 38 ans), talonnant Gaston Defferre avec 3,6% des voix, Michel Rocard entra dans la cour des grands en 1974 lorsqu’il adhéra au PS. Architecte de la "deuxième gauche", la gauche moderne à opposer à la gauche archaïque incarnée par François Mitterrand, il comptait profiter de l’échec de justesse de la gauche aux élections législatives du 19 mars 1978. Mais il perdit le congrès de Metz en avril 1979.

Très populaire, déclarant très maladroitement, le 18 octobre 1980 à Conflans-Sainte-Honorine dont il venait d’être élu maire, sa candidature à l’élection présidentielle de 1981 plébiscitée par les sondages, Michel Rocard a dû battre en retraite …dès le 8 novembre 1980. C’était en effet sans compter sur la détermination, la ténacité et la volonté de François Mitterrand de faire sa dernière tentative pour entrer dans l’histoire (après ses échecs en 1965 et en 1974). L’élection de François Mitterrand a permis à Michel Rocard de se retrouver au pouvoir mais pas aux premiers postes. Certes, le 22 mai 1981, un Ministère d’État, dans le gouvernement de Pierre Mauroy, mais au Plan et à l’Aménagement du Territoire puis, le 23 mars 1983, un Ministère de l’Agriculture qu’il quitta volontairement le 4 avril 1985 pour protester avec véhémence contre la décision d’instaurer la proportionnelle intégrale aux élections législatives suivantes.

Parce qu’il refusa la confrontation directe avec François Mitterrand, il fut le "candidat remplaçant" en cas de non candidature du Président sortant en 1988. Populaire, Michel Rocard fut alors instrumentalisé par François Mitterrand pour conserver son pouvoir, et la réélection, aidée par une cohabitation qui fut calamiteuse pour son adversaire Jacques Chirac, lui donna les clefs de Matignon.

Personne n’était dupe : François Mitterrand considérait que les Français n’auraient pas compris s’il n’avait pas nommé Michel Rocard Premier Ministre le 10 mai 1988. Au même titre que les Français n’ont pas compris pourquoi Jacques Chirac, élu le 7 mai 1995 sur le thème de la fracture sociale, n’avait pas nommé Philippe Séguin à Matignon.

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Pendant les trois ans à la tête du gouvernement, Michel Rocard a joui d’une grande popularité (comme plus tard Édouard Balladur et Lionel Jospin) grâce à sa méthode de concertation qui fit le succès d’une pacification de la Nouvelle-Calédonie (les Accords de Matignon furent signés le 26 juin 1988) et qui permit l’adoption du RMI. C’était d’ailleurs la première fois dans l’histoire de la Ve République que le gouvernement était numériquement minoritaire à l’Assemblée Nationale (mise à part l’adoption de la motion de censure du 5 octobre 1962 dans un contexte très particulier), ne pouvant se reposer sur aucune majorité absolue. Il a dû donc composer des majorités variables, soit avec l’apport du groupe centriste UDC (Union du centre), soit avec l’apport des députés communistes. Une géométrie variable chère à Edgar Faure avec qui il avait débattu à la télévision en début juillet 1970.

Finalement limogé "comme un domestique" le 15 mai 1991 par un François Mitterrand qui ne comprenait pas la persistance de la popularité insolente de son Premier Ministre, Michel Rocard bénéficia de l’effondrement historique du PS aux élections législatives du 28 mars 1993 et, avec la complicité de Lionel Jospin, faisant une révolution de palais contre Laurent Fabius, se hissa au très convoité poste de premier secrétaire du PS du 3 avril 1993 au 19 juin 1994.

Si peu de temps car tête de liste aux élections européennes du 12 juin 1994, il fit lui-même un score historiquement bas avec seulement 14,5%. Bernard Tapie, téléguidé de l’Élysée, était en effet parvenu à lui siphonner 12,0% voix grâce à sa liste des radicaux de gauche. Bernard Tapie dont l’actualité récente (le 30 juin 2016) est la décision de la cour de cassation qui a confirmé l’annulation de l’arbitrage de 2008 sur l’affaire Adidas en sa faveur.

Ces élections européennes de 1994, qui auraient dû être un tremplin pour la candidature de Michel Rocard, alors naturelle, à l’élection présidentielle de 1995, ont été son tombeau.

Voici le témoignage de Michèle Cotta de ces élections, dans ses "Cahiers secrets" : « L’échec est si grave que plus personne n’ose l’attaquer [Rocard]. Chacun est presque effrayé par l’ampleur de la défaite. (…) De quoi décourager ses ennemis politiques au sein du PS d’envoyer des exocet sur une ambulance ! (…) Aujourd’hui, chacun est accablé, personne n’ose même sonner l’hallali. (…) Sa campagne a été si terne que j’en ai pas retenu un seul mot, une seule phrase, un seul slogan. (…) Comment le "parler-vrai" de Rocard s’est-il ainsi transformé en "parler-flou" ? » (13 juin 1994).

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Et le lendemain : « Confronté à la petite vie de la rue de Solferino, il s’est enfermé dans le PS alors qu’il aurait dû au contraire en sortir. Les Français n’ont à peu près jamais entendu sa voix depuis 1993 (…). Rocard, que nous avons tous connu enthousiaste, théoricien du socialisme moderne, s’est transformé en apparatchik. La mécanique du PS les broie tous les uns après les autres (…). [Bernard Tapie] a fait une campagne excellente, voilà tout, sur le terrain et à la télévision, comme s’il avait fait sienne l’énergie que Rocard a perdue rue de Solferino. » (14 juin 1994).

Ayant renoncé à toute ambition présidentielle, il continua à se nourrir de la politique sans réelle influence, comme député européen (du 19 juillet 1994 au 31 janvier 2009), puis à partir du 18 mars 2009, comme ambassadeur de France chargé des pôles arctique et antarctique, nommé par Nicolas Sarkozy qui le nomma aussi, le 26 août 2009, à la coprésidence, aux côtés d’Alain Juppé, de la commission sur le grand emprunt, après avoir prôné le 13 avril 2007 un accord entre Ségolène Royal et François Bayrou, puis avoir soutenu la candidature de Bertrand Delanoë à la tête du PS en novembre 2009.

Il y a une certaine impression de gâchis quand on voit un tel potentiel s’écraser en plein vol contre ce plafond de verre qui s’appelait François Mitterrand. Refusant de contester la prééminence de François Mitterrand, il se piégea lui-même dès 1980 et François Mitterrand en joua durant ses deux septennats.

Michel Rocard n’a pas manqué de courage et ce fut le premier chef du gouvernement à dire qu’il y avait un problème de financement des retraites et qui a rédigé un livre blanc sur le sujet, laissant entendre que cela pourrait faire renverser de nombreux gouvernements dans le futur.

Pourtant, s’il a fait quelques réformes, celle du RMI mais aussi, celle, moins glorieuse, par l’inspecteur des finances qu’il était, de la CSG (avec cette ingéniosité fiscale française de créer une cotisation sociale dont on paie l’impôt sur le revenu en même temps ! un impôt d’impôt, comme la TVA sur les taxes locales sur l’électricité ou sur le gaz !), il n’est resté qu’un simple théoricien de la réforme et du réformisme (contre la révolution) depuis une cinquantaine d’années.

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Dans une interview à "L’Obs", Michel Rocard rappelait le 10 avril 2016 : « La France est difficile à réformer, et cette question, vieille de cent cinquante ans, ne tient pas qu’à la gauche. Parmi les quelque quarante nations d’Europe, la France est presque la seule à ne pas descendre d’une collectivité linguistique unique. Les armées de ses princes les plus puissants ont su agréger à son corps central cinq cultures (langue régionale et façon de prier confondues) en y imposant un commandement militaire sans légitimité locale. Tout y était décidé du centre et sous forme militaire, rien ne fut jamais négocié. ».

C’est de ces antécédents historiques que provient la tradition centralisatrice du pouvoir politique national qui est localisé, depuis 1959, à l’Élysée. Michel Rocard avait pu aussi se rendre compte le 8 avril 2013 lors d’une rencontre à l’Élysée avec le conseiller économique du Président François Hollande que ce dernier ne comprenait rien à la situation actuelle, et avait au moins trente ans de retard. Ce conseiller, qui confirmait ce retard de conscience, n’était autre que… Emmanuel Macron qui, aujourd’hui, est sans doute le meilleur héritier du rocardisme face à un Premier Ministre, Manuel Valls, ancien rocardien ayant été un collaborateur de Michel Rocard à Matignon, mais qui s’est beaucoup sarkozysé depuis 2012. Michel Rocard avait même fait remarquer encore très récemment, le 1er juin 2016 : « Macron est dans un pays et dans un parti [PS] qui n’aiment pas l’entreprise ; il est donc incongru ! ».

En guise de testament, Michel Rocard avait dit regretter d’avoir investi tant d’énergie pour si peu de chose, dans "L’Enfer de Matignon" (en 2008), série d’interviews d’anciens Premiers Ministres réalisées par Raphaëlle Bacqué : « Moi-même, si c’était à refaire, je ne referais pas ce métier. La rapidité des techniques, la mondialisation financière font que l’espace de responsabilité du gouvernement de la République française a considérablement diminué, alors même que les gens vous rendent responsables de tout. (…) Nos rois avaient leurs bouffons, mais le bouffon du roi n’entrait pas dans la cathédrale. Aujourd’hui, les bouffons occupent la cathédrale, et les hommes politiques doivent leur demander pardon. Ce qui fait que ne viendront plus à la politique que les ratés de la profession. » (10 septembre 2008).

Avec Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Jacques Delors et Lionel Jospin, Michel Rocard était l’un des derniers survivants qui furent des acteurs majeurs de la vie politique des quarante dernières années. Ils ont beau avoir des défauts, ils étaient tout de même d’une autre pointure que la classe politique actuelle…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (03 juillet 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Michel Rocard (1930-2016).
Michel Rocard, ambassadeur chez les pingouins et les manchots.
Le congrès de Metz.
Rocard et la Libye.
Rocard et Ouvéa.
Rocard roule pour Delanoë.


 


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105 réactions à cet article    


  • adeline 3 juillet 09:55

    Ah bien voila ! d’accord avec la dernière phrase : « Ils ont beau avoir des défauts, ils étaient tout de même d’une autre pointure que la classe politique actuelle… », j’ai connu la personne à Gonflans, c’était une vraie pointure en effet.


    • kader kader 3 juillet 14:01

      @adeline
      oui un homme intelligent mais avec des fautes lourdes et graves.... la csg et crds qui ne devait durer que 18 ans (en1992)...
      et le RMI qui est un scandale qui enferme les gens dans la précarité définitivement, et a crée un race de gens qui n’ont pas besoin de travailler et qui n’ont pas l’intention de travailler, sans aucun contrôle, sans aucune limite dans le temps.

      On juge un arbre à ces fruits, si les fruits sont pourris c’est que l’arbre est pourri."

      Il disait souvent la vérité mais ne l’appliquait pas. Pour être un chef il faut un cerveau mais il faut aussi des..... et c’est peut être ça qui lui manquait.


    • François Vesin François Vesin 3 juillet 15:30

      @adeline
      Une autre pointure ? Une de celles qui leur aura permis de distribuer des volées de coups de pieds d’âne au cul d’une France qui ne s’en est jamais remise ! Valéry, François et Jacques avaient la trahison chevillée au corps : tant qu’ils n’en exerçaient qu’entre eux, ça ressemblait à du guignol, mais quand ça concernait notre avenir, nous aurions été bien inspirés de ne pas leur confier les clefs ... quant à leurs héritiers, faut-il encore s’attarder sur l’iniquité des marionnettes Nico et Flamby !


    • Alren Alren 3 juillet 17:08

      @adeline

      Ce qui caractérisait Michel Rocard qui durant sa vie politique est allé misérablement de la gauche à la droite, c’est la profonde vanité intellectuelle, le mépris pour l’intelligence du peuple pris comme une masse indifférenciée.

      C’est aussi le cas de Giscard d’Estaing dont on attend toujours l’œuvre de génie.

      Je déteste ces gens-là.

      L’histoire a vite oublié leurs prédécesseurs comme elle oubliera ceux-là.


    • Auxi 3 juillet 23:22

      @kader
      un race de gens qui n’ont pas besoin de travailler et qui n’ont pas l’intention de travailler


      C’est sûr, c’est tellement confortable de vivre au RMI… On paye son loyer et ses factures à l’aise, Blaise, on a des loisirs en pagaille et des tas de chouettes copains, on n’a pas besoin de travailler. Et on roule en Ferrari, aussi, tant que tu y es, mon bon Kader ? Non, parce quand on est dans le déni de réalité à ce point-là, il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. Une « race » de gens qui n’ont pas besoin de travailler… Pauvre type, et je reste poli. S’il est une « race » de gens que, moi, je ne peux pas supporter, ce sont les larbins qui vendent leur force de travail pour trois cacahuètes et lèche les pompes du patron si gentil qui leur « donne du travail » – travail qu’ils seraient bien en peine de produire sans leurs salariés. Je te conseillerais bien la lecture de l’indispensable « Droit à la paresse », de Paul Lafargue, un visionnaire génial qui avait tout compris avant tout le monde, mais à un pauvre crétin comme toi, c’est donner de la confiture à un cochon. Pauvre con, tiens, je ne vois pas pourquoi je respecterais une âme de larbin merdeux et péteux qui ne mérite que le mépris. Pauvre paillasson, retournes devant TF1 et fermes ta gueule.

    • mmbbb 4 juillet 07:42

      @Auxi encire un commentaire « pauvre type » décidément les personnes qui n’ont ton votre avis sont des cretins des sans cerveaux vive le libéralisme encule monte une boite et sort les gens du RSA encule de gauche


    • kader kader 4 juillet 08:08

      @Auxi
      Tu peux pas me faire le coup des victimes à moi... Tu ne sais pas d’où de je viens et ou je vais.
      Mais les fainéants professionnels j’en connais des kilomètres. La vie est dure pour tout le monde.
      Je ne regarde plus TF1 et M6 depuis 2005 et tout le reste depuis 2013.
      Tes insultes ne m’impressionnent pas. Les victimes du RSA toute leur vie j’y crois pas.
      Oui tu as raison, le RSA vous a appris la pauvreté, mais les RSA c’est une drogue, on veux pas en sortir. Je le dis le RSA à vie c’est trop. Cela enlève tout ambition, car la base de leur budget et ils veulent pas le perdre. Le Rsa est un piège qui laisse les gens là où ils sont. Le RSA c’est la pauvreté.. oui c’est clair.. mais rsa pendant 20 ans ?? Tu as pas trouvé de travail pendant 20 ans ?

      La vie qu’on a est la vie qu’on fait, faut pas se plaindre, la culture de la plainte et du victimisme c’est pas mon truc.

      Un peu de respect stp, pour ceux qui travaillent et payent des impôts. Excuse moi si j’ai démasqué ta paresse monumentale, ton système de vie basé sur le désœuvrement et la pleurniche.

      Il est écrit « tu travailleras 6 jours et le 7e tu te reposeras »

      Il n’est pas écrit « tu glanderas toute la semaine et en plus tu te plaindras de pas avoir d’argent ».


    • sahb 4 juillet 13:34

      Rocard a utilisé 28 fois le 49-3 !

      Depuis 1958 la gauche l’a utilisé une fois tous les 4 mois en moyenne dans sont temps de pouvoir, la droite une fois tous les 14 mois ! Jospin et Ayrault jamais !

      ce coup d’état « constitutionnel » n’existe nulle part ailleurs en Europe !

      Son existence en France est une négation du pouvoir législatif !

      Et donc ce pouvoir (présenté aux bêtas comme coeur poumon et entraille de la démocrassie ! de la répoublique ! et que sais-je encore !) n’existe PAS en France !

      salaud de politicard ! valet de pied du Kapital !


    • Auxi 4 juillet 14:13

      @kader
      J’ai commencé à bosser à l’âge de seize ans… J’en aurai soixante au mois d’août. Tu fais le compte. Quand à ce « qui est écrit », je suis athée, donc, je me torche avec. J’ai bossé toute ma vie, connard. C’est clair, là ?


    • covadonga*722 covadonga*722 4 juillet 14:27

      @Auxi
       non monsieur ,Kader connait comme moi des quartiers entiers de Marseille qui en sont a la 2e voir 3e génération sans emploi des gens dont on achète le silence et l’inertie avec le minimum vital a charge pour eux de survivre dans l’économie souterraine.Personne ne les nomme parasite on les as formatés pour cela et il faut une secousse et une volonté incommensurable pour s’extraire de cette gangue anesthésiante.

      Tant que des gamins sauront des la 6é qu’ils sont sur une voie de garage et que l EN ,la Nation le pays les a passés par pertes et profits, leur devenir se limiteras a être assistés ad vitam aeternam ou faire le chouf pour les caids de la cité.
      Cette infamie cet abandon du peuple cette trahison du monde travail c’est la tache indélébile
       du parti socialiste français et mr Rocard y a contribué pour beaucoup !Et tout cela dans le sil ence assourdissant d’une partie de l’électorat socialiste lui bien a l’abri sous statut protecteur .

    • sahb 4 juillet 19:13

      @Porcu Nustrale
      mais en quoi ça justifie les coups d’état ?!
      c’est ça qu’il faut dire quand on veut « décharger » à tout prix !
      1) normalement le type qui prétend à ces « hautes charges » doit être capable de convaincre !!! ou alors qu’il use ses fonds culotte ailleurs qu’à l’assemblée !!
      2) je « charge » non seulement cet ignoble politicard de rocard mais aussi la 5e ripoublique (écrite dans les années 30 par les ligues fascistes) ... ceci expliquant cela !
      3) mon post était donc parfait : court et percutant !


    • Auxi 4 juillet 21:13

      @covadonga*722
      Si vous le dites… Je ne connais pas Marseille, je n’y ai jamais mis les pieds.


    • sahb 4 juillet 23:26

      @Porcu Nustrale

      non bien sûr on t’attendait pour compter jusqu’à 3 !!
      rocard d’hier c’est valsouille d’aujourd’hui : ce sont des fascistes ! voilà pourquoi ils font des coups d’état !
      si ta loi passe pas : TU LA RETIRES !! et tu la mets dans la benne à ordures car là était sa place !! c’est compliqué ? non !
      et les autres ? les 48 états européens (Europe géographique s’entend !) comment ils font ? hein ?!
      Et les 197 autres pays de l’Onu ? comment ils font ? hein ?! Ils ont une grande poubelle et surement moins de fascistes dans leur gouvernement !


    • ZEN ZEN 3 juillet 09:59

      Je l’ai connu au PSU, lors des années folles...

      Finalement, il a dit tout et son contraire...
      Le meilleur et le pire.

      • Osis Oxi gene. 3 juillet 11:16

        @ZEN
         
         

        Rien de plus qu’un vulgaire homme politique, pire encore un socialiste, c’est-à-dire un opportuniste sans conviction.
         
         

        C’est vrai il a dit, en poseur perpétuel, tout et son contraire en fonction des circonstances absolument sans aucun état d’âme.
        Comme tous les vrais hommes politiques, il mentait avec beaucoup de sincérité.
         

        Maintenant, au bal des faux culs, l’on va le parer de toutes les vertus avant qu’il ne soit froid.
         
         


      • DTC (---.---.85.183) 3 juillet 11:58

        @ZEN
        Rocard ça rime avec Tocard.


      • goc goc 3 juillet 12:13

        @ZEN

        quand j’ai vu qui a fait l’article, c’est a dire l’adorateur inconditionnel du nabot et accessoirement notre neuneu national, ça m’a conforté dans la vision que j’ai de Roccard, opportuniste prêt à trahir ses idéaux de la veille pour un marocain le lendemain. Bref un vrai politicien servile et corrompu (1000 excuses pour le pléonasme)


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 19:08

        @goc
        Rocard a été celui qui a aidé le PS à vendre la France et les Français aux banksters européens ! Pas étonnant que tous nos euro-atlantistes le pleurent abondamment...Ce n’était pas un homme de Gauche, mais un larbin de Washington.


        Un européiste fédéraliste fanatique, qui voulait « les Etats Unis d’ Europe » et une Europe politique. Un crétin de Gauche (pas mieux que les crétins de Droite), qui n’a pas compris que l’ UE et la mondialisation était un outil de soumission des peuples, au bénéfice de la finance et des multinationales US, et le porte avion de l’ OTAN.

        "En effet, alors que la naissance du projet européen s’est inscrite dans une période faste, M. Rocard a pu constater qu’à l’inverse on assiste aujourd’hui à « une augmentation du chômage, des pauvres, du travail précaire… (représentant 20 à 25% de la population active européenne)… une peur croissante de la précarisation ». Une situation qui selon lui constituerait « la cause majeure de la colère au référendum » et serait le résultat d’une Union européenne devenue essentiellement économique depuis l’entrée du Royaume-Uni en 1972.« 

        Triste constat pour un homme dit »de Gauche« , que de constater le pitoyable résultat de ses efforts, sur le peuple qu’il était censé défendre. Mais comme toujours, au lieu de reconnaître qu’il s’est lamentablement planté :  »si ça ne marche pas, c’est qu’il n’y a pas assez d’ Europe«  ...
        Fallait en ajouter une couche, faire une Europe politique et fédérale....

        Mieux vaut écouter Asselineau expliquer » Qui gouverne vraiment la France et l’ Europe ?"



      • Auxi 3 juillet 23:33

        @goc
        Un maroquin, pas « marocain »… Mais l’auteur, c’est notre Rako, un bon garçon très naïf et un peu concon, pas tout à fait sorti de l’adolescence, ça viendra avec le temps.


      • ZEN ZEN 5 juillet 14:19

        @MiroBolant

        Bien sûr, cher Furtif
        Mais tu te répètes... smiley

      • socrate socrate 3 juillet 10:33

        Rocard, Wiesel, triste journée. Il nous reste quoi pour vraiment réfléchir.


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 3 juillet 10:44

          @socrate

          les miroirs

        • Fergus Fergus 3 juillet 11:36

          Bonjour, socrate

          Au choix : Philippe Barbarin, Johnny Halliday, Robert Ménard, Nadine Morano ou Myriam El Khomri. smiley 


        • goc goc 3 juillet 12:14

          @Fergus
          Et Nabilla

          nan mais allo quoi !!!


        • goc goc 3 juillet 12:16

          @socrate

          Rocard, Wiesel, triste journée. Il nous reste quoi pour vraiment réfléchir.

          ben il nous reste Sylvain

          ...

          nan jdeconne !!!!


        • fangio 3 juillet 12:33

          @Fergus
          Et Melenchon


        • rocla+ rocla+ 4 juillet 15:51

          @Jeussey de Sourcesûre


          D’ accord , mais les miroirs  vexent les cons ... smiley

          ils sont convexes ..

        • Pere Plexe Pere Plexe 4 juillet 20:33

          @socrate
          ...un cerveau ?

          Les deux que vous citez n’incitent qu’assez peu à la réflexion.
          En gourou ils assènent plus qu’ils ne démontrent... 

        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 3 juillet 10:38

          " Aujourd’hui, les bouffons occupent la cathédrale, et les hommes politiques doivent leur demander pardon. Ce qui fait que ne viendront plus à la politique que les ratés de la profession. » (10 septembre 2008).


          Les bouffons, d’accord. Les ratés, d’accord. Mais la profession ? Quelle profession ? Si c’est la profession politique, que deviennent les non-ratés ? Ils rejoignent les rangs des bouffons ?

          • fred.foyn Le p’tit Charles 3 juillet 10:43

            Elie Vaisselle...Rocard...Une semaine à venir bien remplie pour notre bouffon 1er en dépôts de fleurs en tous genres..

            Commandez vos couronnes à l’élysée..déductibles de vos impôts... !

            • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 3 juillet 10:46

              @Le p’tit Charles

              D’abord, pour Rocard, ce n’est pas un bouffon mais un raté, ensuite vous êtes injuste !
              Ordonnateur des pompes funèbres, c’est ce qui’il fait de mieux.

            • Clocel Clocel 3 juillet 11:40

              Rocard, l’inventeur du goulag climatisé, le coauteur de ce qui restera comme la plus grosse escroquerie politique du vingtième siècle dont les rejetons achèvent le grand-œuvre, remettre le peuple en esclavage, transférer les biens publics aux privés et faire perdre aux états leur souveraineté...
              Qu’il grille en enfer !
              A propos de Wiesel, pas mieux...
              http://stanechy.over-blog.com/2016/07/elie-wiesel-un-tartuffe-n-est-plus.html


              • tonimarus45 3 juillet 17:05

                @Clocel— je n’irais pas jusqu’a dire «  »qu’il grille en enfer« , d’ailleurs je suis athee, mais pour le reste entierement d’accordet j’ajouterais »« roccard un usurpateur qui c’est pretendu socialiste et pire de gauche »


              • DTC (---.---.85.183) 3 juillet 11:56

                « Ils ont beau avoir des défauts, ils étaient tout de même d’une autre pointure que la classe politique actuelle… »
                C’est vrai, ils mentaient vachement mieux !


                • Daniel Roux Daniel Roux 3 juillet 12:14

                  Le souvenir que m’a laissé Rocard, c’est celui d’un homme qui a reculé face à Mitterrand.

                  Il n’était sans doute pas assez fou, assez mégalomane, pour vouloir le pouvoir à tout prix.

                  Aurait-il pu empêcher que la France et donc l’UE, se précipitent dans la catastrophe mondialiste ?

                  J’en doute. Sa modernité ressemblait beaucoup à celle de ce fourbe de Hollande. L’oligarchie n’était pas un ennemi à abattre mais une force incontournable avec laquelle il vaut mieux composer.

                  Il a tenté d’expliquer sa pensée mais dans un langage aussi alambiqué que son esprit ce qui a autorisé les médiocres médiatiques à se moquer plutôt qu’à tenter de comprendre.

                   


                  • Enabomber Enabomber 3 juillet 13:22

                    @Daniel Roux
                    Question mondialisation, il n’a jamais été réputé comme un farouche adversaire (litote).


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 19:21

                    @Daniel Roux
                    Non seulement il n’a pas empêché la mondialisation, mais il formé les militants du PS a considérer « que la mondialisation était inévitable, qu’il fallait y préparer le PS, c’était moderne, TINA, toussa, toussa ... » C’est notre Tchatcher de Gauche à nous ....


                    Par les temps qui courent, il y a un mot dont il faut se méfier :« Modernité ». Est moderne, tout ce qui va enrichir les élites politiques et économiques, et tout ce qui va vous ruiner, comme ils ont ruiné la Grèce.

                    Et si vous n’êtes pas d’accord, dit Macron, c’est que vous êtes « archaïque ».

                  • Auxi 3 juillet 23:28

                    @Fifi Brind_acier
                    Ce que les tenants du Tina ne comprendront jamais, c’est qu’ils confirment la vacuité du vote… En effet, s’il n’y a qu’une politique possible, quel que soit l’élu, il fera cette politique. Puisqu’il n’y en a pas d’autre possible… Mais ça, c’est de la logique pure, autant refiler un couteau à une poule.


                  • Auxi 3 juillet 23:43

                    @Fifi Brind_acier
                    Non seulement il n’a pas empêché la mondialisation


                    Euh, ça, Fifi, ce n’est peut-être pas à la portée d’un minuscule politicaillon, Rocard ou un autre. La finance mondiale, c’est une autre pointure qu’un ministre, un député ou un président. Quand bien même ce pauvre Rocard aurait voulu faire rempart de son corps, face à Goldman Sachs, il serait mort au champ d’honneur, voilà tout. Les politiques n’ont aucune prise sur les banques, les véritables maîtres du monde. À moins d’une nationalisation expropriatrice, sans leur verser un seul centime, mais là, j’entends d’ici les cris d’orfraies : « corédunor, corédunor » !

                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 juillet 06:25

                    @Auxi
                    « Les politiques n’ont aucune prise sur les banques.. »
                    Bien sûr que oui, les politiques ont du pouvoir, mais à condition de s’en servir !
                    La minuscule Islande a laissé ses banques faire faillite, comme l’ Argentine en 2012.
                    L’ US Navy n’est pas allée les bombarder ...

                    - Islande.


                    - Argentine.

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