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Michel Rocard se range derrière le bon sens populaire de la monétisation de la dette

Arrêt sur Images brise la glace : "Combien d'argent public l'Etat fédéral américain a-t-il débloqué pour aider les banques opérant aux Etats-Unis ? On avait surtout retenu les 700 milliards de dollars.... Entre 2007 et 2009, la banque centrale américaine, la Réserve fédérale, a mis sur la table... onze fois plus, pour sauver les banques de la faillite. En toute opacité, et sans que le Parlement ne soit mis au courant."

C'est une gigantesque création monétaire décidée dans le dos des institutions démocratiques pour le bien exclusif des banques. Bien des économistes imbus de science infuse négligent un point empirique clef : Les Etats-Unis ont-ils pour autant connu une inflation incontrôlée malgré un accroissement de la masse monétaire délibéré ? Quand est-il pour la zone euro ? Un silence pesant...

Ce, qu' on maîtrise mal à défaut de transparence et que trop d’économistes dogmatiques préfèrent ignorer 

L'évolution de la création monétaire a-t-elle été moindre dans la zone euro à la même période ? Non ! La création monétaire s'est envolée dans les mêmes proportions de septembre à la mi octobre 2008. Les bilans officielles de la BCE et de la FED sont irréfutables ( voir graphiques). Le bilan de la BCE est passé en 5 ans de 1150 milliards à 2500 milliards d’€ soit 1755 milliards de $. Il s'est accru de 500 millards d'euros en moins de deux mois. A-t-on connu une inflation sauvage des prix ? Non ! Par conséquent le refus de recourir à la monétisation et le renflouement sans contrepartie des banques à la marge, a creusé la dette publique et déversé dans l’économie un surplus de monnaie sans rapport avec la hausse du PIB réel. Pensez-vous que la masse des citoyens a connu une embellie du pouvoir d’achat ? En revanche, les épargnants se sont retirés des bourses pour les investissements refuges.

Alors qui tire un gros avantage de ces opérations financières opaques si ce n'est les financiers eux-mêmes ? Trois polytechniciens spécialistes des réseaux complexes ont découvert que sur une base de 37 millions d'entreprises, 737 firmes contrôlent 80% du PIB mondial. Et qu'un noyau dur de 147 firmes, généralement anglo-saxonnes, contrôlent 40% du PIB mondial. Il en est finalement résulté que les trois quarts des plus grosses multinationales appartiennent au secteur financier ! ( Barclays, JP Morgan Chase & Co, Goldman Sachs, etc...). Et qui en sont les principaux actionnaires.... ? 

 

Le réveil soudain de Michel Rocard ( mieux vaut tard que jamais)

Dans une tribune au journal Le Monde, l'ex-Premier ministre Michel Rocard et l'économiste Pierre Larrouturou, reprenant les arguments exposés notamment par les initiés d'Agoravox, dénoncent l'écart démentiel des taux d'intérêts auxquels se financent les banques et les Etats. Outre qu'ils reprennent à bon compte les idées en débat sur le net, c'est en tous points la ligne défendue de longue date par le manifeste des économistes atterrés. A noter que près de huit cent économistes de toutes tendances s’en étaient fait largement l’écho. C'est la suite logique d'un modèle qui s'est imposé en France avec une loi du 3 janvier 1973, bien avant d'être abrogée et de se voir intégré dans les traités européens conformément à la doctrine juridique de la hiérarchie des normes. 

"Ce sont des chiffres incroyables", lancent-ils en préambule. Et d'ajouter "En 2012, la France doit emprunter quelque 400 milliards : 100 milliards qui correspondent au déficit du budget et 300 milliards qui correspondent à de vieilles dettes, qui arrivent à échéance et que nous sommes incapables de rembourser si nous ne nous sommes pas réendettés pour les mêmes montants quelques heures avant de les rembourser". Pendant ce temps, poursuit Rocard, les marchés financiers (dont les banques sont des acteurs majeurs) facturent des taux trop élevés pour permettre à certains États de rembourser leur dette. C'est tout particulièrement le cas de l'Italie, qui doit quasiment payer 7 % d'intérêt pour émettre des obligations remboursables dans 10 ans, soit 700 fois plus que les taux accordés aux banques américaines ! Or, Michel Rocard précise que l’Italie dégage un excédent budgétaire primaire. En d'autres termes, sans le poids des intérêts, la dette italienne se serait déjà résorbée. 

La citation d'Henri Ford prend alors tout son sens : "L'unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles." 


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14 réactions à cet article    


  • Leviathan Leviathan 6 janvier 2012 10:19

    Pour comprendre pour qui roulait Michel Rocard, membre des officines mondialistes de David Rockefeller, oeuvrants pour l’établissement d’un gouvernement mondial sous hégémonie américaine que sont la Commission Trilatérale, le Groupe de Bilderberg (depuis 1976), et conseiller auprès du CFR (le seul français à ce titre, parmi 39 autres non-américains), lisez :
    - « Faits et chroniques interdits au public - Tome 1 » de Pierre Faillant de Villemarest.
    - « Faits et chroniques interdits au public - Tome 2 : Les secrets de Bilderberg » de Pierre Faillant de Villemarest.
    - « Faits et chroniques interdits au public - Tome 3 : La Trilatérale » de Pierre Faillant de Villemarest.


    • dawei dawei 6 janvier 2012 16:45

      sortirait il de son controle mental le candidat mandchou ?


    • le poulpe entartré 6 janvier 2012 23:41

      Cela fait un moment que des indices sur le brave gâteux soi-disant « socialiste » laissaient augurer d’une imposture complète. Homme de progrès comme l’a été Pierre Laval, humaniste comme le fut Louis Renault avec l’occupant nazi, ce pur produit du poulailler des grands serviteurs de l’état se révèle être au fil du temps, qu’un équivalent en politique du Baltringue Habituellement Lamentable des médias. Cet ancien énarque s’est récemment distingué au cours d’une conférence réunissant des entrepreneurs en leurs tenant des propos dont on peut résumer la teneur en : « vous êtes le moteur de l’action politique ; ce n’est plus le lot des élus » . Autrement dit, il en est à souhaiter la fin de la démocratie (pourquoi voter ? Ca coute et en plus on demande aux citoyens de se prononcer (confère l’immense Merde en réponse au référendum sur le traité de l’union européenne)). 

      Rocard dans ses délires séniles, cela donne :

      1- le charbon tue plus que le nucléaire (et Tchernobyl ? Mururoa ? La base de l’ile longue ? etc)
      2- vouloir attenter au nucléaire est une folie
      3- Je suis moi-même l’héritier d’un grand courant historique, le socialisme, qui a cru à ce principe. Or le socialisme n’a pas éradiqué la pauvreté, il a juste réussi à empêcher la croissance
      4-
      « Afrique initiatives » son entreprise basée à Bruxelles, a été créée en juin 1999. Jusqu’ici elle n’avait pas fait de publicité, préférant garnir au préalable son carnet de commandes.
      5- La petite équipe (4 permanents, un stagiaire, épaulés par le réseau des actionnaires tels Vivendi, Bolloré, EDF...) s’est donné pour objectif de contribuer au développement du continent africain par le privé, et en gagnant de l’argent. Autrement dit, faire du fric, rien que du fric, tout pour le fric : et ça se disait socialiste.
      6- Alain Juppé et moi nous sommes battus contre certains conseillers du chef de l’État qui voulaient que la France emprunte jusqu’à 100 milliards d’euros
      7- La démocratie représentative a fait place au sondage sur l’instant ». Si bien que non seulement « vous vous heurterez à une rareté budgétaire définitive », assène-t-il, mais « vous n’aurez plus jamais de ministre compétent sur votre sujet »
      8- le septic tank Terra Nova et ses bonnes idées à la godille.

      Ce type a une seule place : à l’hospice.


    • Imhotep Imhotep 6 janvier 2012 10:39

      Petit détail l’Italie, lors de son dernier emprunt a emprunté non à 7 mais à un peu plus de 5,6 %. Le Trésor italien a réussi à placer pour 7 milliards d’euros de titres de sa dette à trois et dix ans notamment, alors qu’il s’était fixé comme objectif de lever entre 5 et 8,5 milliards. Les taux à trois ans étaient eux aussi en nette baisse à 5,62 %, par rapport à 7,89 % le 29 novembre. 

      Mercredi, le Trésor italien avait déjà placé pour 9 milliards d’euros de titres sur six mois à 3,251 %, un taux deux fois plus faible que lors d’une opération similaire datant du 25 novembre (6,504 %).

      Vaut mieux être au courant des chiffres, c’est plus sérieux.
      Quant à la création de monnaie elle n’existe pas pour deux raisons. Ces sommes aux USA ont compensé dans le cas des subprimes à une disparition de monnaie virtuelle par la chute des prix de l’immobilier, chute drastique. Ensuite les banques n’ont pas plus prêté en 2009, 2010 et 2011 qu’en 2008. Donc la vraie création de monnaie aurait été l’augmentation vertigineuse des prêts aux particuliers et aux entreprises. En revanche l’inflation est un peu partie à la hausse. Aligner des chiffres stratosphériques c’est bien, savoir à quoi il correspondent c’est mieux.
      Mais tout cela ne sont que des détails.

      En revanche il est évident que la BCE devrait prêter aux Etats au même taux (0,01 % selon l’article de Rocard) par l’intermédiaire d’autres établissements comme le permettrait les traités. Il est évidemment scandaleux et insupportable qu’une banque emprunte à 0,01 % et prête aux états entre 3 et 7 %. Cependant ce raisonnement oublie un autre petit détail, que l’auteur oublie aussi. Les banques ont abandonné 50 % de la dette grecque capital et intérêt et alors là c’est comme si elle avaient prêté avec intérêts négatifs. du - 50 %. Là elles battent les prêts de la BCE et du trésor américain avec leur minable 0,01 %.

      • ploubi 6 janvier 2012 15:12

        De toute façon même 50%, la Grèce ne peut pas les rembourser, donc « abandonner » n’est pas le terme exact...

        Et si j’ai bien compris, les banques ont déjà récupéré ce qu’elles lui ont prêté, ce qui ne rentre pas ce sont les intérêts. Des intérêts qu’elles savaient au moment de l’octroie du prêt qu’ils ne serai jamais remboursable...

        Au final, la Grèce a toujours la tête sous l’eau et une ancre accrochée au coup, et en plus elle doit être reconnaissante envers les banques qui font une « faveur »

        Nous on a de la chance, on a aussi notre ancre mais la marée est encore basse

        Monde pourri...


      • gonehilare gonehilare 6 janvier 2012 15:40

        « Ces sommes aux USA ont compensé dans le cas des subprimes à une disparition de monnaie virtuelle par la chute des prix de l’immobilier... »

        Une chute des prix qui reste malgré tout assez virtuelle, du moins tant que la revente des dits biens n’a pas concrétisé définitivement la perte.
        Encore que, rien ne dit que la dette des particuliers qui ont souscrit ces prêts à l’origine des « subprimes » est elle effectivement éteinte, le bien fût-il revendu à bas prix....

      • Imhotep Imhotep 6 janvier 2012 11:01

        Tiens aujourd’hui à propos de l’assèchement des crédits ce qui va contre cette idée de création de la monnaie (Le Figaro de ce jour) :

        Les banques font de moins en moins crédit aux collectivités locales, organismes parapublics et hôpitaux. La caisse de retraite de la SNCF a été contrainte de différer le versement de ses pensions

        « Credit crunch ». L’expression anglo-saxonne pour dire « assèchement du crédit » pourrait vite entrer dans le langage commun.


        • dawei dawei 6 janvier 2012 16:55

          on rentre dans une phase bipolaire de la crise, on passe de crise liquidité (due aux remboursement des prets) à crise de la dette (due à la resousrciption de prets ... pour recréer de la liqidité ...)
          En fait, la crise de la dette est bien évidemment une crise voulue, car la liquidité est crée par l’endettement ...
          En fait, pour les banques et l’economie financière, ce serait a peu pret aussi terrible si on remboursait toutes les dettes en même temps(la supernova monetaire s’ecroule sur elle meme et implose) ou si on annule la dette (la supernova monetaire est pulvérisée, anihillée)
          Donc autant annuler la dette, c’est plus facile, faut juste etre cappable de leur dire fuck et de dire qu’on fini de raser gratis pour les bank$t€rs et qu’il serait donc temps de se trouver un vrai metier car le parasitage et la marchandisation de tout sur terre à partir de rien, c’est fini !


        • J-J-R 6 janvier 2012 19:03

          En préambule il n’est pas fait mention de la création monétaire par les banques secondaires mais de la hause inconsidérée de la masse monétaire résultant des prêts aux taux quasi nuls consentis par les banques principales - la banque centrale européenne et FED, qui dit en passant ne sont pas des établissements publics - aux banques secondaires. Des prêts à taux zéro qui auraient pu revenir aux collectivité publiques alors qu’on nous brandi l’épouvantail de l’inflation pour justifier l’interdiction faite à la collectivité, à nos société de se voir accorder les mêmes « privilèges ».


        • devphil30 devphil30 6 janvier 2012 11:21

          Extrait de « Les luttes des classes en France » de K Marx de 1850 après les évènements de 1848.


          Juin-Juillet 1848 

          « Après la révolution de Juillet, lorsque le banquier libéral Laffitte conduisit en
          triomphe son compère le duc d’Orléans à l’Hôtel de ville , il laissa échapper ces
          mots : « Maintenant, le règne des banquiers va commencer. » Laffitte venait de trahir
          le secret de la révolution. »

          « L’endettement de l’État était, bien au contraire, d’un intérêt direct pour la fraction
          de la bourgeoisie qui gouvernait et légiférait au moyen des Chambres. C’était précisément
          le déficit de l’État, qui était l’objet même de ses spéculations et le poste principal
          de son enrichissement. A la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre
          ou cinq ans, nouvel emprunt. Or, chaque nouvel emprunt fournissait à l’aristocratie
          une nouvelle occasion de rançonner l’État, qui, maintenu artificiellement au bord de la
          banqueroute, était obligé de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus
          défavorables. Chaque nouvel emprunt était une nouvelle occasion, de dévaliser le
          public qui place ses capitaux en rentes sur l’État, au moyen d’opérations de Bourse, au
          secret desquelles gouvernement et majorité de la Chambre étaient initiés. En général,
          l’instabilité du crédit public et la connaissance des secrets d’État permettaient aux
          banquiers, ainsi qu’à leurs affiliés dans les Chambres et sur le trône, de provoquer
          dans le cours des valeurs publiques des fluctuations insolites et brusques dont le
          résultat constant ne pouvait être que la ruine d’une masse de petits capitalistes et
          l’enrichissement fabuleusement rapide des grands spéculateurs. Le déficit budgétaire
          étant l’intérêt direct de la fraction de la bourgeoisie au pouvoir, on s’explique le fait
          que le budget extraordinaire, dans les dernières années du gouvernement de Louis-
          Philippe, ait dépassé de beaucoup le double de son montant sous Napoléon, atteignant
          même près de 400 millions de francs par an, alors que la moyenne de l’exportation
          globale annuelle de la France s’est rarement élevée à 750 millions de francs. En outre,
          les sommes énormes passant ainsi entre les mains de l’État laissaient place à des
          contrats de livraison frauduleux, à des corruptions, à des malversations et à des escroqueries
          de toute espèce. Le pillage de l’État en grand, tel qu’il se pratiquait au moyen
          des emprunts, se renouvelait en détail dans les travaux publics. »

          Toute ressemblance avec des faits récents serait pure coïncidence ....

          Les situations se suivent et se ressemblent pour le désespoir du plus grand nombre

          Philippe




          • BA 6 janvier 2012 16:16

            Si l’euro explose, ce sera à la suite de défauts souverains tels qu’ils entraîneront immédiatement un effondrement bancaire – à moins que celui-ci ne se produise tout seul, par pure et simple anticipation des premiers. Dans tous les cas, le coeur de l’affaire sera une fois de plus le système bancaire et l’impossibilité de le laisser aller à la ruine sans autre forme de procès – proposition dont il faut sans cesse redire qu’elle n’est pas équivalente à « le remettre sur les rails et le faire repartir pour un tour » ; j’en profite donc pour ajouter qu’après m’avoir fait longtemps très peur, la perspective de cet effondrement m’est presque devenue agréable, car l’occasion serait enfin créée d’abord de nationaliser intégralement le secteur bancaire par saisie pure et simple, puis de le faire muter sous l’espèce d’un « système socialisé du crédit  ». Si donc nous nous plaçons dans l’hypothèse de l’effondrement bancaire, la question est de savoir quelle est, en l’absence des États, eux-mêmes ruinés, l’institution capable d’organiser le redressement financier des banques pour leur faire reprendre leur activité de fourniture de crédit. Dans cette configuration, il n’en reste plus qu’une : la banque centrale européenne. Elle ne devrait pas seulement leur assurer un soutien de liquidité (ce qui est déjà le cas) mais les débarrasser de leurs actifs dévalorisés et les recapitaliser, et enfin garantir les dépôts et les épargnes. Inutile de dire qu’à l’échelle du secteur bancaire entier, c’est une opération de création monétaire massive à laquelle il faudra consentir. La BCE y est-elle prête ? Sous influence allemande, il est à craindre que non. Or l’urgence extrême de restaurer dans leur intégrité les encaisses monétaires du public et de rétablir le fonctionnement du système des paiements appellera une action dans la journée ! C’est dire que les longues tergiversations pour « parler à nos amis allemands » ou renégocier un traité auront depuis belle lurette disparu de la liste des solutions pertinentes. Face à ce qu’il faut bien identifier comme des enjeux vitaux pour le corps social, un État, confronté au non-vouloir de la BCE, prendrait immédiatement la décision de réarmer sa propre banque centrale nationale pour lui faire émettre de la monnaie en quantité suffisante et reconstituer au plus vite un bout de système bancaire en situation d’opérer. Observant alors au coeur de la zone une ou des source(s) de création monétaire hors de contrôle, c’est-à-dire une génération d’euros impurs, susceptible de corrompre les euros purs dont la BCE a seule le privilège d’émission, l’Allemagne, cour constitutionnelle de Karlsruhe en tête, décréterait immédiatement l’impossibilité de rester dans une telle « union » monétaire devenue anarchique et la quitterait sur le champ, probablement pour refaire un bloc avec quelques suiveurs triés sur le volet (Autriche, Pays-Bas, Finlande, Luxembourg). Quant aux autres nations, elles auront alors à choisir entre reconstituer un bloc alternatif ou bien retourner chacune à son propre destin monétaire, la France quant à elle tâchant de faire des pieds et des mains pour embarquer avec l’Allemagne, sans être le moins du monde assurée d’être acceptée à bord.

             

            Frédéric Lordon.

             

            http://www.revuedeslivres.fr/%C2%AB-nous-assistons-a-l%E2%80%99ecroulement-d%E2%80%99un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d%E2%80%99etre-dechainees-%C2%BB-entretien-avec-frederic-lordon/


            • thepouet 8 janvier 2012 02:09

              Merci BA, c’est presque du Cheminade !
              C’est vrai quoi !

              Extraits :
              « il est d’abord essentiel de comprendre ce qui oppose une économie physique au service de la création humaine, pour laquelle nous combattons, et l’économie monétaire basée sur le pillage financier, qui domine aujourd’hui le monde »
              « Le système ne doit plus être monétariste, c’est-à-dire fondé sur l’argent en soi entre les mains d’intérêts privés, mais sur le crédit productif public, représentant l’intérêt général »

               Bref une façon de voir aux antipodes d’un certain chef d’état ...

              qui un jour, - on peut rêver -
              aura à se dépêtrer devant un Nuremberg de la finance,
              de n’avoir servi que l’argent.

              Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Guaino  :
               
              «  LE VRAI CONSEILLE De Sarkozy, 
              C’ EST Michel PEBEREAU
               !  »

              Allons ! Allons ! Quoi ? Le patron de la plus grande banque en France, c’est lui qui ... ? ?? Ah ! Oh Non !    smiley  smiley  smiley

              Rhôôô ! H. Guaino himself ?
              Et moi qui croyais qu’on n’entendait ça qu’au bar du commerce !
              Ah ben mince !  smiley

              C’est Larrouturou qui balance dans son intéressante conférence
              ( de la 107e à la 110e minute )
              Lors d’une conversation de salon Larrouturou-Guaino, pressé devant la question « mais pourquoi VOUS NE FAITES RIEN ???? » , (ils parlaient du merdier annoncé, quand même !),
              notre Henri kikontepa se lâche : « Nein, nicht possible ! à Michel the boss, Obéir, nous Devons ! » 
              Un si bel aveux, si exquis, si savoureux, c’est bête mais ça me met de bonne humeur ! smiley


            • gonehilare gonehilare 6 janvier 2012 18:44

              Analyse et prévisions 2012 de P.Leconte....


              • ddacoudre ddacoudre 6 janvier 2012 23:47

                bonjour j-j-r

                en 1973 l’ensemble de la loi poursuivait un but qui était la suppression de la thésaurisation et la lutte contre l’inflation qu’elle générait, l’endettement était acceptable du fait de la croissance, même s’il y a eu le premier choc pétrolier, la succession de crise qui a entrainé la nécessité d’une relance par la réduction des prélèvements n’a fait qu’amplifier le processus d’accroissement de la dette sur laquelle ce sont greffés les couts de besoins sociaux ,depuis nous sommes dans cette continuité, avec de temps à autre une embellie insuffisante, mais les dogmes sont solides, même au point de pouvoir creuser des tombes.
                tout ces gens qui réclament de la souplesse pour ajuster leurs effectifs, nous aurions mieux fait d’en donner aux critères de Maastricht avec une BCE régulatrice des économies réelles des états.
                car aujourd’hui c’est dans l’urgence qu’il va falloir le faire d’une part pour racheter des dettes a hauteur des capacités de remboursement acceptable pour chaque état, donner les moyens à la BEI de financer des projets de relance économique sur des marchés qui ne sont pas concurrentielle par les pays émergents afin de redonner confiance dans nos capacités à honorer la dette, et puis renégocier la totalité des accords de Maastricht et y inclure une base sociale commune pour relier les hommes. nous en avons d’autant plus besoin que le monde semble se diviser en deux camps celui du BRIC et celui des atalantistes, celui du dollar bien fatigué et celui du yuan qui se consolide. si nous ne voulons pas avoir a choisir il faut sauver l’Europe, donc balancer les critères de Maastricht.
                déjà en 1999 j’écrivais qu’ils devenaient un carcan

                ddacoudre.over-blog.com .
                cordialement.

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