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Mieux connaître le phénomène du racisme pour le combattre

Mieux connaître le phénomène du racisme pour le combattre

Le racisme est généralement entendu comme toute forme de violence à l’encontre d’un groupe humain, en raison de son appartenance prétendument raciale16. Les formes de violence peuvent avoir des degrés différents. Cela va du préjugé au mépris, jusqu’à la discrimination, de la ségrégation jusqu’au meurtre.
Ce meurtre peut être aveugle, se faire un peu au hasard ou, au contraire, il peut être institutionnalisé et organisé par l’appareil d’Etat comme par exemple en Allemagne nazie.
Je vais revenir sur la notion de préjugé et ce qu’elle peut engendrer. En effet, quand nous avons des préjugés par rapport à une personne, avant même de la connaître, de savoir qui elle est exactement nous la soupçonnons de tous les maux jusqu’à lui faire jouer le rôle de bouc émissaire. Ceci montre à quel point le racisme peut reposer sur quelque chose de totalement subjectif. Il repose sur des représentations, celles que l’on se fait de l’autre, qui généralement nous permettent de nous sentir revalorisé. Le préjugé ne repose pas forcément sur une expérience, c’est à mon avis très rarement le cas, de plus il s’appuie sur une généralisation abusive.

Le préjugé semble souvent prendre racine dans un nid de frustrations que nous aurions eu tout au long de notre vie. Frustrations de l’enfance mais aussi difficultés rencontrées à l’âge adulte17. Si nous n’avons pas bien pu digérer tous ces traumatismes, ils peuvent se transformer souvent en hostilité à l’égard de ceux que la vie rend vulnérables. Le mot racisme vient du latin "racio" qui veut dire espèce en passant par l’italien "razza". « Le racisme consiste à définir un ensemble humain par des attributs naturels, à en déduire des caractéristiques intellectuelles et morales qui valent pour chacun des membres de cet ensemble, quelles que soient leurs volontés ou leurs actions, et à éventuellement prolonger ces représentations par des pratiques d’infériorisation et ou d’exclusion »18.

Le mot "racisme" est très récent. Le Larousse de 1932 est sans doute le premier à en donner un sens politique. En fait, ce mot est apparu dans la période des lois de Nuremberg signées le 15 septembre 1935. Elles mettent les juifs au ban de la société, aussi une forte migration vers les USA s’est-elle organisée.
 Dans le petit Larousse illustré il n’est noté qu’à partir de 194619 et la signification de ce mot évolue au fil du temps et des éditions.

En 1946 : « théorie qui cherche à fixer la pureté de certaines races  », en 1948 elle change pour devenir « théorie qui tend à préserver la pureté et la race dans une nation ».
En 1960 elle devient « système qui affirme la supériorité d’un groupe racial sur les autres en préconisant en particulier la séparation de ceux ci à l’intérieur d’un pays ». En 1966 sera ajoutée la notion d’extermination d’une minorité.

Ce n’est pas parce que le mot n’existait pas que le phénomène lui-même était absent. Il n’a pas toujours été une idéologie tirée du mot « race »au sens biologique du terme. Le racisme ne découle pas d’une recherche scientifique, mais il existe depuis bien longtemps, c’est ce que je vais montrer en m’appuyant sur des textes de l’ancien testament. Durant l’Egypte antique19, lorsque la civilisation pharaonique avait atteint une certaine perfection, les Egyptiens se sentaient nettement supérieurs aux libyens et aux nomades du Sinaï, par contre ils n’avaient pas forcément une attitude péjorative. Par contre les différentes invasions de l’Egypte par des armées étrangères ont provoqué l’apparition de la xénophobie et du racisme, ce qui ne va pas empêcher des mariages mixtes comme par exemple la fille de pharaon avec le roi Salomon.

Les Egyptiens tout comme les Grecs avaient une aversion des Juifs, nous pouvons le lire dans la Bible « Moise répondit : il n’est point convenable de faire ainsi car nous offririons à l’Eternel notre Dieu des sacrifices qui sont en abominations aux Egyptiens, et si nous offrons sous leurs yeux des sacrifices qui sont en abomination aux Egyptiens ne nous lapideront - ils pas ? »20
Les Egyptiens pensaient que les Juifs étaient totalement inassimilables 21 "Alors Haman dit au roi Assuérus22, il y a dans toutes les provinces de ton royaume un peuple dispersé et à part, parmi les peuples, ayant des lois différentes de tous les peuples". Alexandrie fut un lieu ou des Juifs ont été massacrés. C’était plus pour des raisons politico-religieuses que sur des notions de « races ». Même pour Aristote les barbares, donc ceux qui n’étaient pas grecs et qui étaient nés dans un environnement peu propice, devaient être esclaves. Malgré tout il leur trouvait des vertus.

Les premiers mouvements de colonisation ont marqué le début de l’asservissement de peuples spécifiques qui allaient devenir des peuples dominés, forcés de s’incliner devant une volonté extérieure. La colonisation avance, au cours des siècles elle se renforce même. L’Europe s’est sentie investie d’une mission : assurer l’éducation sociale et religieuse des populations dites "sauvages" et perverses. Bien souvent ces populations ont tout perdu, que ce soit au niveau de leur culture ou de leurs racines. 

La doctrine du racisme a introduit une hiérarchie entre les cultures de chaque peuple. La supériorité de certaines civilisations sur d’autres est fondée sur un déterminisme naturel basé sur le concept de « race ». La science a refusé le concept de race en mettant en évidence son caractère subjectif fondé sur des préjugés.

Le mot "race" est apparu pour la première fois en 1498. Au VIè siècle il est déjà employé mais dans un sens bien particulier : il servait à désigner des espèces d’animaux ou de fruits. Le mot racé arrive à la fin du XIXè siècle, racial en 1911, le mot racisme quant à lui est apparu en 1902, mais à cette époque il n’avait pas le sens politique qu’on lui donne aujourd’hui23. La "race" est souvent la première information donnée à propos de ceux qui n’appartiennent pas au groupe dominant. Nous nous apercevons que nous pouvons nous passer de ce terme qui, comme je l’ai déjà dit, n’est pas approprié pour le genre humain et le remplacer par « la culture ».


16 Michel Wieviorka. "Le racisme , une introduction." Editions La Découverte et Syros. Col. Poche 1998 . Page 66 : "Le racisme est toujours une violence, dans la mesure où il constitue une négation de celui qui en est victime, une altération de la part d’humanité dont il est porteur." 
17 Michel Wieviorka. "Le racisme, une introduction" id. page 56 : "Le préjugé, dès lors, procède de la formation de la personnalité du raciste, des frustrations vécues pendant l’enfance, des difficultés de la vie d’adulte, il est de l’ordre d’une hostilité qui se transcrit en agression."
18 Michel Wieviorka in Le dictionnaire de sociologie Le Robert Editions le Seuil 1999
19 Cette évolution est soulignée par Léon Poliakov dans "Le racisme". Editions Seghers col. point de départ 1976 page 37
 19 Léon Poliakov idem page 39
20 Exode 8 v 22 dans la Bible traduction Louis Second nouvelle édition revue1971
21 Le livre d’Esther 3 v8 idem
22 Assuérus était le roi des Perses et des Mèdes, il a épousé Esther et a élevé Haman qui était le fils d’un "agaguite"(famille noble), il est devenu ministre et organisera un complot contre les juifs.
 23 Larousse, Dictionnaire étymologique et historique du français.1993
 
 

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27 réactions à cet article    


  • faxtronic faxtronic 2 février 2010 11:40

    Remplacont donc « race » par « culture », ou « religion » ou « nation », cela empechera qui de massacrer son prochain par ce qu il n est pas de la meme « race », « culture », « religion », « nation ». etc... ?

    Les races, cultures, religions, nations existent, et la haine aussi. Le racsime, « culturisme », fanatisme ou nationalisme (etc...) ne sont que des pretextes de la haine. Quel la source de la haine : c est souvent la misere,, l injustice, la colere, la vengeance. Qui sont eux meme consequence in fine de la peur (la peur de mourir, la peur de manquer, la peur pour ses enfants, etc..) et du desir (le desir de vivre encore un peu, le desir d etre heureux et que ses enfants soit heureux). Et cela c est profondement humain.

    La haine de l autre est humaine, car c est une consequence direct de l amour de soi et de sa famille.
     
    Combattre le racisme, c est bien, mais cela n a aucun sens.


    • Annie 2 février 2010 18:03

      Pourquoi haïr ce que l’on n’est pas ? D’autant plus que de nombreux attributs ne relèvent pas du choix mais de la destinée ou du hasard. Je reprendrai exactement l’argument contraire : c’est parce que l’on s’aime, que l’on s’accepte tel qu’on est que l’on peut commencer à accepter les autres, parce que leur différence ne représente pas une menace ou parce que l’on n’en a pas besoin pour conforter sa prétention à une supposée supériorité.
      Mais ce que j’en dis....


    • Annie 2 février 2010 19:02

      Il y a beaucoup de gens qui incarnent ce que je ne voudrai pas être, mais je ne les hais pas pour autant. Je comprends mal cette référence à la haïne, non pas que je n’en sois pas capable, mais faudrait-il encore que l’on m’ait fait quelque chose pour la mériter.
      Le racisme par définition ne fait aucune distinction entre les gens de la même race, c’est-à-dire que ce qui leur est reproché s’applique à tous sans exception. En cela ce n’est pas crédible et il faut chercher ailleurs les raisons. 


    • Annie 2 février 2010 12:01

      L’expérience de Jane Elliott montre qu’il est possible de créer de toute pièce le racisme à partir de particularités totalement arbitraires. http://www.lilela.net/2007/07/24/jane-elliott-et-les-yeux-bruns/


      • jakback jakback 2 février 2010 12:41

        Combattre le racisme ? sachant qu’ un groupe minimum de 2 personnes a en son sein un dominant et un dominé !
        L’idéologie, de si tous les gars du monde voulaient se donner la main, si belle soit elle, est utopique.


        • Arunah Arunah 2 février 2010 13:23

          Le racisme est la chose au monde la mieux partagée... Le nier, l’occulter ou vouloir le combattre ne changeront pas la nature humaine. La bien-pensance bobo ne fait que mettre un couvercle sur un problème qui finira par exploser. 
          Quant à la hiérarchisation des cultures, il faut être singulièrement peu imaginatif pour mettre sur le même plan une culture où l’on fait du feu avec un morceau d’amadou et des feuilles sèches et une culture qui envoie des hommes dans l’espace. Et l’hypocrisie est d’autant plus grande que ces aimables fariboles transitent par le Net, qui lui ne fonctionne pas à l’amdou. 


          • Jean Yanne Jean Yanne 3 février 2010 10:35

            Merci de l’avoir dit , je crois que nous avons largement oublié cela ou que , par simple pudeur , nous avons oublié de remettre à leur place un certain nombre de bobos névrosés .


          • King Al Batar Albatar 2 février 2010 14:28

            Didier super a dit :
            « Le racisme c’est quand tu prend pas la peine de connaitre la personne pour la detester ! »

            C’est pas mal je trouve.

            Si vous voulez vous marrer un peu jetez un oeuil sur son site c’est toujours amusant.

            http://www.didiersuper.com


            • martine Valla 3 février 2010 00:37

              Merci, mais je n’ai pas pu aller sur le site indiqué, j’ai essayé, je retenterai ma chance.


            • Christian Delarue Christian Delarue 2 février 2010 23:37

              Un texte sur le racisme est publié sur Agoravox, relativement documenté, sans doute susceptible de commentaires complémentaires ou de questions mais c’est sans compter sur les racistes et autres cervelles primaires qui ressortent les éternelles injures sans contenu comme « bobo » et « bienpensance » ( comme si bien penser devenait un défaut).


              • Big Mac 2 février 2010 23:50

                Eh que voulez vous monsieur Delarue, plus on se sert des mots plus ils s’usent, c’est une des lois du langage.

                Alors à force de bassiner tout le monde avec des accusations aussi unilatérales qu’infondées, et de ressortir le laïus à toutes les sauces et à chaque élection, les gauchistes vont obtenir l’inverse de l’effet escompté, être traité de raciste va devenir si anodin que plus personne n’y fera attention.

                Je vais même vous dire mieux : je pense que l’anti-racisme n’est le plus souvent qu’un moyen détourné de faire du racisme anti Judéo-Chrétien.

                Réfléchissez-y monsieur Delarue et si vous trouvez que j’exagère je suis près à argumenter pour vous convaincre de la validité de ce que j’avance. 


              • martine Valla 3 février 2010 00:33

                Vous avez raison, il y a certainement beaucoup de choses à rajouter dans cet article et à affiner et suis un peu comme en colère quand j’entends les expressions dont vous faites référence.
                Je vous remercie


              • martine Valla 3 février 2010 00:35

                mon message précédent est bien adressé à monsieur Delarue, je ne comprends par pouquoi il n’est pas à sa place.


              • Christian Delarue Christian Delarue 3 février 2010 12:51

                J’encourage vivement ce genre de texte sur agoravox. Merci encore.


              • Christian Delarue Christian Delarue 3 février 2010 13:22

                Big Mac a posté avant vous. Il dégaine très rapidement smiley
                Il faut mettre en tête du post @ le nom du destinataire


              • ZEN ZEN 3 février 2010 13:35

                je pense que l’anti-racisme n’est le plus souvent qu’un moyen détourné de faire du racisme anti Judéo-Chrétien.

                Trop fort, la dialectique MacDo ! smiley
                Restons zen smiley


              • french_car 3 février 2010 17:23

                 Effectivement Zen je suis aussi supris que vous par cette remarque : parce-que dans l’expression « judéo-chrétien » il y a « judéo ». Déjà on ne peut pas éluder l’antisémitisme chrétien intégriste, ensuite et surtout l’antiracisme ne peut-être « anti-judéo » puisqu’il combat l’antisémitisme qui est une des nombreuses formes de racisme.
                Bref on sent bien que Big Mac a une dent contre la LICRA et le MRAP mais non argumentée.


              • ddacoudre ddacoudre 3 février 2010 00:11

                bonjour martine

                sans remettre en cause les écrit de wieviorka, le "racisme que nous perpétuons est un résidu de l’arianisme dont nous n’aimons pas trop rappeler quel en est son auteur.

                Le comte Georges Vacher de Lapouge, né le 12 décembre 1854 à Neuville de poitou et mort le 20 février 1936  est un antropologue français. Magistrat puis bibliothécaire, il est un théoricien de l’Eugénisme et une figure de l’An troposociologie.

                Darwinniste convaincu et persuadé que le sort du monde repose sur la victoire des aryens sur les juifs, il publie en 1899 le texte de ses cours sous le titre : L’Aryen, son rôle social, sous-titré « cours libre de science politique, professé à l’Université de Montpellier (1899-1900) », qui a fourni les éléments fondateurs de l’antisémitisme nazi.

                À partir de ses travaux d’anthropologie, il a théorisé scientifiquement sa vision raciale et raciste du monde. Il oppose la race blanche, aryenne, dolichocéphale, porteuse de grandeur, à la race brachycéphale, « inerte et médiocre ». Classant et hiérarchisant les races humaines, il détermine plusieurs types en Europe :

                • l’Homo europeus, grand blond (anglo-saxon ou nordique),protestant, dominateur et créateur ;
                • l’Homo alpinus, représenté par l’Auvergnat et le Turc, « parfait esclave craignant le progrès » ;
                • l’Homo contractus, ou méditerranéen, enfin, incarné par le Napolitain et l’andalou, appartenant aux races inférieures.

                certes il n’y avait peut être pas de malveillance en cela, seulement la perception d’un environnement où le nord paraissait plus entreprenant que le sud. nous ne sommes plus a cette époque pour juger de la pression environnementale nous n’apprécions que des récits.

                je ne crois plus qu’il y ai beaucoup de racistes de ce type hormis ceux qui vénèrent encore la croix gammé, mais ce n’est pas le cas de tous ceux qui en définitive sous ce vocable cachent l’atavique peur de l’étranger, celui qui vient manger notre pain.

                si notre espèce est une chaque élément qui la compose ne reconnait pas forcément son semblable comme son ami surtout s’il vient empiéter sur son territoire d’où il retire sa subsistance, et a cela il faut ajouter toutes les référence et symboles qui constituent les critères qu’ils se sont imposés pour vivre en collectivité et qui les sépares des autres groupes parce que chacun de son côté en a fait de même et s’opposent leur culture comme des vérités immuables qui en ont été est sont meurtrières encore.

                cordialement.


                • martine Valla 3 février 2010 00:29

                  merci pour les éléments que vous m’apporter, et je suis d’accord avec vous. Je vais affiner mes recherches par rapport à Georges Vacher de Lapouge.
                  Merci pour le temps que vous avez pris pour me répondre.
                  Martine Valla


                • Jean Yanne Jean Yanne 3 février 2010 10:40

                  « un résidu de l’arianisme dont nous n’aimons pas trop rappeler quel en est son auteur. »

                  l’arianisme a 1700 ans !

                  Il faut revoir tes classiques ... ; ou les voir !


                • fourreau 3 février 2010 01:13

                  Une expérience humaine fut tentée et menée contre le racisme, et ce fut un bond spectaculaire en avant de la conscience humaine : commission vérité et réconciliation


                  • Christian Delarue Christian Delarue 3 février 2010 09:04

                    Est nommé racisme le procédé qui consiste à partir d’une caractéristique non biologique comme la religion (il y a 17 critères dans la législation) d’essentialiser des individus, de racialiser . Il ne reste plus qu’à hiérarchiser.

                    Wilder fait cela dans son clip : il critique l’islam de façon très négative pendant les 4/5 ème du temps du clip - ce qui est légal - mais in fine il attribue cela à tous les musulmans. De mémoire, une image montre des millions de musulmans entrant en Europe. Ces musulmans sont racialisés au sens ou ils sont nécessairement tous formatés sur un contenu de croyance. Une racialisation mauvaise vu le portrait dressé antérieurement. Racialisation négative signifie racisme.

                    Ce racisme-là n’est pas fondé sur une pseudo race biologique.
                    CD


                    • Christian Delarue Christian Delarue 3 février 2010 13:28

                      FITNA, UN FILM ISLAMOPHOBE, ANTI-MUSULMANS !

                      Tous les musulmans entrant en Europe seraient des barbares !

                      http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64146


                    • martine Valla 3 février 2010 14:40

                      POUR Christian Delarue
                      les 17 critères aux quels vous faires références, sont les critères concernant les discriminations. Les discriminations et le racisme ce n’est pas la même chose. J’ai eu l’occasion de rencntrer un employeur étant raciste et il n’ay avait pas de discriminations dans son entreprise.
                      Les discrinations étant systémiques, beaucoup en font sans un calcul conscient. C’est un problème extrêmement compliqué à travailler dans les entreprises et pas seulement du côté patronal.
                      M V


                    • Malaurie 3 février 2010 18:13
                      Les 17 critères dont parle M Delarue sont dans le code du travail et concernent effectivement toutes sortes de discriminations. Le racisme est l’une d’entre elles. Mais le racisme lui même se décline en plusieurs formes. La religion peut être un facteur de discrimination raciste.
                       

                    • Christian Delarue Christian Delarue 3 février 2010 13:24

                      La résistance contre la mauvaise mondialisation doit se faire par l’adhésion à la bonne mondialisation.

                       

                      La commission « mondialisation » du MRAP reprend à son compte cette formule d’Edgar Morin

                       

                      La commission « mondialisation » a sa dynamique propre liée au MRAP et indépendante d’ATTAC mais aussi une dimension liée au fait que le MRAP est membre co-fondateur d’ATTAC France.


                      La mauvaise mondialisation élève des murs la bonne les casse. Soyons nombreux à briser les murs ethniques, les murs religieux et le sexo-séparatisme.

                      La mauvaise mondialisation suscite les discriminations racistes, la bonne pousse à l’égalité des droits et à la reconnaissance de tous.

                      La mauvaise mondialisation ignore la laïcité dans de nombreux pays la bonne la défend là ou elle existe officiellement et souhaite son implantation ailleurs, notamment au sein des Etats à religion officielle . La laïcité mondialisée est une condition de la paix des consciences dans le monde. La commission Mondialisation projette d’avancer sur cette question durant l’année 2010.

                      La mauvaise mondialisation génère des crispations identitaires et ethniques débouchant sur un communautarisme et un nationalisme nuisibles à l’amitié entre les peuples, la bonne s’appuie sur le meilleur de chaque nation pour généraliser l’émancipation de tous et toutes.

                      La mauvaise mondialisation se montre incapable de résoudre la question migratoire autrement que par la répression et la xénophobie, la bonne propose des solutions de citoyenneté de résidence, d’égalité et d’ouverture qui font de la fraternité un mot porteur de sens. Lire ici "Pour une politique ouverte d’immigration" (ATTAC)

                      La mauvaise mondialisation est source d’inégalité et de guerre, la bonne met en avant les conditions nécessaires de la paix économique, politique et militaire.

                      La mondialisation accroît la marchandisation du monde, la bonne plaide pour des biens communs mondiaux, pour la généralisation des services publics nationaux.

                      La mondialisation accroît les inégalités entre le nord et le sud mais aussi de façon transversale, la bonne pose la réduction des inégalités au plan mondial comme au plan de chaque Etat.

                      La crise financière mondiale est celle de la gouvernance mondiale, du G20, de l’oligarchie financière internationale et des dirigeants des transnationales, la solution doit alors venir de la solidarité des peuples-classe du monde.

                      La mauvaise mondialisation méprise l’environnement, la bonne y prête attention.

                      CD

                      Adhésion MRAP cochez la case mondialisation

                      http://secure.mrap.fr/

                      Pour débattre : L’AUTRE MONDIALISATION DES PEUPLES-CLASSE :

                      Construire un monde commun vivable, divers, laïque, pluriel et sans sexo-séparatisme.

                      http://www.dazibaoueb.fr/article.php ?art=10324


                      • franc 4 février 2010 16:14

                        Vous oubliez mr Delarue que la mauvaise mondialisation détruit les peuples spécifiques et leurs cultures spécifiques .

                        Si donc une bonne mondialisation doit respecter la culture spécifique de chaque pays ,elle doit respecter le peuple spécifique qui produit cette culture spécifique ,car à chaque culture spécifique ,un peuple spécifique,on ne peut le nier-------------------------------------------est-ce que la culture chinoise peut elle être créée par des noirs africains ?-----------------------si sur un territoire quelconque il ya une très grande majorité d’arabo-musulmans qui y vivent ,la culture qui y règne serait sûrement arabo-musulmane et non pas gauloise ou hindoue --------------------------------------- et la culture gauloise n’est pas la culture hindoue qui n’est pas la culture musulmane etc...
                         
                        Or pour qu’une culture spécifique existe pleinement et croisse harmonieusement il lui faut un territoire spécifique avec des ressources suffisantes pour nourrir un peuple spécifique , et un peuple qui soit homogène dont les membres sont en affinité les uns avec les autres avec des désirs et des idéaux communs et non pas avec des éléments sans rapport les uns avec les autres ,sans relation dans une société complètement atomisée ,et qui s’opposent les uns contre les autres en ayant des comportements et des cultures contradictoires .

                        peut-on par exemple mélanger à l’intérieur d’un même enclos des polythéistes hindous végétariens qui prônent la nudité comme marque de sainteté et le pacifisme absolu des monothéistes islamiques qui égorgent les moutons en sacrifice, condamnent la nudité comme obscénité et dont le Coran contenant la parole divine absolue commande littéralement de tuer tous les polythéistes.

                        Et est-ce qu’un gaulois ou non peut croquer tranquille un sandwidge au saucisson avec un bon verre de vin rouge à la main au milieu d’une foule de fidèles musulmans qui pratiquent le jeûne du ramadan ( ce serait une scène comique quand ce n’est pas tragique ,une scène tout à fait appropriée et pertinente au cinéma ,avis aux amateurs .)

                         En utopie dans des idées abstraites on pourrait concevoir une société anarchiste où chacun fait absolument ce qu’il veut sans rendre compte à qui que ce soit ,où il n’ ya pas de jalousie ,pas d’agressivité ,pas d’appréhension,pas de gêne où le respect est total les uns envers les autres dans l’amour réciproque et universel .

                        mais dans la réalité concrète j’ai bien peur que l’amateur de sandwidge au saucisson ne se fasse lyncher et le polythéiste assassiner .------------------------la réalité historique confirme cette appréhension négative ,la partition de l’Inde et la création du Pakistan qui séparent hindous et musulmans en deux communautés qui se font la guerre encore en ce moment .--------------------------------Qui cèdera ,les hindous ou les musulmans ?

                        mais direz vous le principe de laïcité est là pour veiller à ce que chaque communauté puisse être pleinement respectée --------------------mais cela n’est que superficiel et artificiel et purement dérisoire et illusoire ,car cela n’efface et n’empêche en rien les contradictions ,les oppositions ,les peurs justifiées ou non ,les haines sourdes et même les violences de se produire .

                        Or il faut partir de la réalité concrète aussi affreuse soit elle et non des idées abstraites aussi belles soient elles pour pouvoir changer et améliorer les choses -----------------------différence entre marxistes et anarchistes

                        et les marxistes pensent que seule la raison universelle peut rassembler réellement tous les peuples et réunir en profondeur tous les individus .------------------------------------------------En dehors de la Raison point de salut .









                        PS :---------il faut tout aussi bien connaitre le phénomène de l’anti-racisme qui cache bien de choses inavouables psychanalytiquement parmi lesquelles des choses pas très joli -joli de l’égotisme sournois , ----------------------tout comme la superstucture religieuse et morale qui cache selon Marx les intentions matérielles les plus basses .

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Auteur de l'article

martine Valla


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