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Accueil du site > Actualités > Politique > Militantisme : école de médiocrité

Militantisme : école de médiocrité

J’ai assisté ce week-end à l’université d’été du MoDem. Lors d’une mini interview avec Nicolas Voisin (cf. la vidéo à la fin de cet article), j’ai résumé ce que j’en pensais. Je voudrais m’expliquer plus longuement, replacer mes propos dans le contexte et justifier leur radicalité.

Je suis arrivé vendredi au VVF de Seignosse juste à temps pour le premier meeting de Bayrou, pas prévu au programme et qui a commencé en retard. Par moment, des vagues d’applaudissements montaient de la salle. « Bayrou, Bayrou... » J’ai vite eu l’impression de me trouver dans une église où les ouailles attendaient Dieu le père en personne. Ça commençait mal. La suite n’a pas cessé de me décevoir.

Médiocrité 1 : ambiance religieuse

Dans les entreprises comme en politique, les leaders motivent leurs troupes lors de grands shows. Chaque fois que j’assiste à ces événements, je suis mal à l’aise car j’ai l’impression que les gens autour de moi se dissolvent dans le groupe, oubliant tout esprit critique. Il me semble qu’ils renoncent à leur individualité et à leurs particularités. Or, je crois que nous avons besoin de l’intelligence de tous. Chacun doit affirmer son individualité à tout prix. Le meeting politique ne convient pas à l’expression de l’intelligence collective car il ne met en exergue que l’intelligence de l’orateur. C’est une forme démodée... pour preuve, c’est hors des meetings officiels que les échanges fructueux ont eu lieu, avec Quitterie Delmas, Corinne Lepage ou Jean-Marie Cavada, sur le mode improvisé des barcamps.

Médiocrité 2 : contradictions

Durant son discours, Bayrou n’a jamais cessé d’être en contradiction entre ses propos et ses actes. Il parlait de la naissance d’un nouveau parti et, sur la scène, il avait placé de vieux briscards (et pour faire bonne figure le représentant des jeunes). Il parlait de démocratie, de participation et il imposait sa vision. Par exemple, quand il proposa ses deux fois douze points pour la charte du MoDem, il passa par-dessus les 700 contributions des militants. Il eut beau dire que sa proposition n’était que la 701e, j’ai perçu que tous ceux qui avaient contribué se sentaient trahis. Bayrou devait leur donner la parole, les citer, non pas faire la synthèse à leur place.

Médiocrité 3 : contradictions encore

À quoi bon critiquer Nicolas Sarkozy, le centralisateur, pour agir soi-même en centralisateur ? Quand on pense que la décentralisation et l’ouverture sont les clés de la réussite dans un monde complexe, il faut commencer par appliquer ces clés à son propre parti. Tout au long du week-end, je n’ai cessé de noter un divorce entre les intentions et les actes. En ce sens, Sarkozy est beaucoup plus droit dans ses bottes. Il est partisan du top-down et il agit en accord avec ses principes.

Lucidité 1 : Sarkozy va dans le mur

Au cours d’une conversation, un militant m’a dit que Sarkozy ne pouvait que se planter car le top-down ne peut plus fonctionner. Un seul homme ne peut prendre toutes les décisions sans paralyser les initiatives individuelles pourtant si nécessaires. Dans les mois qui arrivent, nous aurons peut-être la preuve que la centralisation excessive est néfaste dans un monde complexe. La droiture de Sarkozy au regard du top-down ne suffira pas à faire de cette approche démodée un succès.

Médiocrité 4 : vive l’ordre

Mais nombre de militants attendaient des réponses, ils voulaient des consignes et des directives... Ils voulaient du Sarkozy like. Les contradictions révélées chez Bayrou étaient en fait plus générales (mais heureusement pas universelles car j’ai souvent senti un vent de révolte). On ne peut pas prôner l’ouverture à l’extérieur et, d’un autre côté, tenter de fermer l’idéologie comme de fermer les rangs du parti, réservant des sièges dorés à certains en particulier.

Médiocrité 5 : ambition dévorante

Le pire était à venir. Tout le monde ne faisait que parler des prochaines élections et des investitures. Chacun cherchait à se positionner, à gagner des accessits. Nous étions dans l’antichambre du pouvoir. Seule y comptait l’ambition personnelle. J’avais espéré y découvrir une vraie rupture : sacrifier le court terme au profit de l’élaboration d’une vision qui à l’avenir ferait la différence. Tout le monde se comportait comme si cette rupture était déjà derrière eux, dans le programme présidentiel de Bayrou... je pense qu’il n’en est rien.

Médiocrité 6 : sauver les meubles

Personne n’était capable de définir les grandes idées que défendrait le MoDem, sinon à énoncer des banalités éculées que l’UMP ou le PS pourraient revendiquer, mais chacun rêvait de se faire élire. Que fallait-il faire de l’UDF ? Et surtout de son argent ? C’était la question centrale. J’avais l’impression de voir les employés d’une boîte qui vient de faire faillite se disputer la photocopieuse. Parfois, il faut savoir tirer un trait sur le passé et construire du neuf.

Lucidité 2 : Corinne Lepage

C’est la seule star du MoDem qui passa du temps au café avec les militants. Quand on prône l’ouverture, on doit soi-même s’ouvrir. Corinne Lepage participa à un débat improvisé sans jamais accaparer la parole, défendant l’idée que le MoDem devait justement définir ses idées avant de penser élection. Il ne sert à rien de courir quand on ne sait pas quoi faire une fois arrivé (c’est d’ailleurs le meilleur moyen de ne jamais arriver).

Médiocrité 7 : arrivisme

J’ai rencontré des jeunes enthousiastes et brillants, j’en ai vu d’autres dévorés par l’envie du pouvoir, prêts à gravir un à un les échelons jusqu’à la députation, prêts à consacrer vingt ans de leur vie à cette pénible ascension, prêts à s’asseoir sur leurs idéaux. C’est pour moi la médiocrité des médiocrités. Celui qui veut réussir dans la vie, qui veut changer le monde, ne peut pas passer son temps à faire des courbettes. Voilà pourquoi les entrepreneurs fuient la politique. Ils entreprennent : ils ne parlent pas d’entreprendre. Voilà peut-être pourquoi Corinne Lepage était la seule ouverte et disponible. C’est une avocate et non une politicienne professionnelle. Elle vit dans la vraie vie.

Médiocrité 8 : qui s’assemble se ressemble

Hors du cadre des militants fanatiques, les fameux colleurs d’affiches, j’ai découvert des gens qui acceptaient sans broncher toutes les médiocrités dénoncées. Les plus valeureux fuient ce système qui favorise la médiocrité et que des médiocres verrouillent. Quand j’arrivais à cette conclusion en public, on me demandait comment faire autrement ? Comment changer la donne sans passer par un poste électif ? Tous avaient a priori accepté les règles d’un jeu désuet. Tous étaient incapables d’en changer. Je leur répondais que, dans le business, il fallait justement changer de paradigme pour réussir. On me disait que la politique fonctionnait autrement. Je ne le pense pas. Même au football les changements de paradigme mènent à la victoire : souvenez-vous de l’Ajax de Johan Cruyff. Aux États-Unis, Ralf Nader prouva qu’on pouvait influencer la politique sans être élu. Il n’y a pas une voie unique tracée une fois pour toute. Seuls les conservateurs le pensent.

Lucidité 3 : François Bayou

Il a décidé de lâcher le positionnement au centre et a tenté de placer le MoDem sur une autre dimension politique. Ça va dans la bonne direction même si cette autre direction il ne l’a pas définie.

Au final, je crois que le MoDem ressemble à l’UMP (le chef tout-puissant) qui, lui-même, ressemble au MoDem (le désir d’ouverture) qui, lui-même ressemble à l’UMP (management top-down)... Je pourrais prolonger infiniment cette boucle, j’y inclurais même le PS s’il n’était en ce moment en totale déliquescence. Tous les partis se ressemblent, se copient les uns les autres, s’annihilent les uns les autres et les Français doivent s’en sortir seuls.

Je n’attaque aucun militant en particulier, ni même aucun élu en particulier, mais un système qui favorise la médiocrité et non pas l’excellence. Je suis triste quand je vois des gens renoncer à la force unique qui est en eux et l’abandonner à des chefaillons incapables de l’employer. J’ai croisé à Seignosse des gens remarquables, intelligents, doués, dévoués. Je suis triste de les voir rabaissés au rang de moins que rien. Je suis triste de les voir se soumettre. J’ai parlé de médiocrité parce que je n’ai pas entendu sonner assez fort les trompettes de la révolte.

Un mouvement politique devrait être une école de la liberté et non une machine à broyer les différences. Quand on a pour ambition de changer le monde, on n’a pas le droit de viser la normalité alors synonyme de médiocrité. J’ai voulu parler de cette médiocrité-là et non de la médiocrité des hommes eux-mêmes. Comme je l’ai dit, j’ai rencontré ce week-end des gens remarquables. Mais placez des gens remarquables dans un système médiocre et ils le deviennent eux-mêmes ou fuient à la course.


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71 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 18 septembre 2007 10:33

    « En ce sens, Sarkozy est beaucoup plus droit dans ses bottes. Il est partisan du top-down et il agit en accord avec ses principes. »

    Ouah ! quelle analyse politique ! Le top !

    Ou l’art de retourner sa veste...Encore un ralliement. Prêt pour l’Iran, droit dans vos bottes ?...C’est Taverne qui ne va pas être content... smiley

    Qu’en pense le « peuple des connecteurs » (sic)


    • FrédéricLN FrédéricLN 18 septembre 2007 10:37

      La référence à Nader (donc aux mouvements de consommateurs) m’a touché, car c’est la première fois depuis le début du forum que j’entends une référence au « contre-pouvoir ».

      Les militants présents à Seignosse voulaient s’organiser pour changer les choses, oui, mais les changer par quels leviers ? Il me semble que la plupart n’y avaient pas encore pensé. Thierry, tu es sans doute le prem’s !


      • tvargentine.com lerma 18 septembre 2007 10:37

        Entre les déclarations démagogiques de François BAYOU et celles de Soeur Ségolène Royal du catholicisme social qui se prend pour Jeanne d’Arc,habillée comme la Sainte Vierge en blanc...

        http://www.20minutes.fr/article/181565/France-Segolene-Royal-Pardonnez-leur-car-ils-ne-savent-pas-ce-qu-ils-font.php

        ..nous avons une bonne paire de super démago qui ont pour modéle la politique américaine de prédicateur.

        Heureusement que nous avons un président moderne qui va moderniser la politique et permettre d’éviter de faire un transfert d’électeur lepéniste vers ces nouveaus partis populistes et démagos


        • La Taverne des Poètes 18 septembre 2007 11:34

          Que l’auteur se montre séduit par Sarkozy ne me dérange pas. Chacun fait comme il l’entend. Mais il ne faut pas alors trop se poser alors en donneur de leçons. Etre tenté de se ranger derrière un homme qui utilise comme procédés de ralliement la peur, la vindicte, la division, l’argent et les avantages divers, c’est aussi très médiocre.

          Personnellement, je ne vénère aucun gourou et je n’aime pas les grand messes. Je suis très réticent aux appareils et systèmes. Mais je ne peux que reconnaître l’utilité des partis qui « concourrent à l’expression de la démocratie » selon notre constitution. Nous sommes en démocratie représentative ; il y des échéances et des élections à assurer. Pour le MoDem, c’est d’autant plus nécessaire que les cadres et élus manquent.

          Les rassemblements jouent un rôle fédérateur et rassurant pour beaucoup de gens qui ont besoin de sentir la présence d’un leader. C’est humain. Crier « Bayrou, Bayrou » n’est pas une expression de fanatisme ni de vénération mais un encouragement et un moyen de se sentir ensemble, réunis par un même idéal.

          Cet article ne m’a pas convaincu. Je ne vois pas en quoi le MoDem serait plus médiocre que les autres partis. L’auteur joue à se montrer « plus démocrate que démocrate » ou à « plus citoyen que moi, tu meurs », pourquoi pas ? Mais les nombreux électeurs qui ont voté pour Bayrou ont droit aussi d’être entendus et d’espérer des résultats tangibles, d’espérer en une France et un avenir différents de ce que leur propose (impose) le gouvernement UMP.

          Respecter les citoyens, c’est aussi ne pas les snober ense croyant au-dessus de la masse.


          • misol misol 18 septembre 2007 19:27

            enfin un commentaire qui respire la tolérance ! cette tolérance ne semble pas la qualité première de l’auteur de l’article.. et quel manque de respect pour ceux qui croient encore à la démocratie.merci


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 19 septembre 2007 03:46

            Si Bayrou ne commet pas l’erreur de FIXER une politique, mais demeure flexible, se contentant de séduire sans tenter de faire des enfants, je crois qu’il sera - ne serait-ce que par défaut - l’alternance crédible à la prochaine échéance. Il n’a à maintenir que ce leadership discret d’un non-sarkozysme qui deviendra peut-être majoritaire. Peut-être ; ca dépendra de Sarkozy, pas vraiment de Bayrou.

            http://nouvellesociete.org/6.html

            Pierre JC Allard


          • ZEN ZEN 18 septembre 2007 11:49

            Auto-Présentation de l’auteur, revendiquant l’« e-parti », le « top-down » et d’autres fantasmes de nouvelle politique virtuelle...

            « Ingénieur, éditeur de bonWeb, journaliste et écrivain. Avec Le peuple des connecteurs, j’ai essayé de mesurer les conséquences politiques de la monté en puissance de la pensée réseau. Avec Le cinquième pouvoir, j’ai essayé de montrer comment les citoyens, fédérés grâce aux nouvelles technologies de communication, vont devenir les acteurs majeurs de la vie démocratique »

            Des essais qui n’aboutissent visiblement pas...


            • ytty54 ytty54 18 septembre 2007 12:04

              Je ne doute pas que l’auteur dans sa grandeur et sa clairvoyance ne manquera pas de nous faire un article identique sur un prochain meeting de l’UMP... En attendant, que pensez de l’ouvrage de Yasmina Reza, si ce n’est pas de la révérence à Dieu le Père !


              • Cony Jaro Cony Jaro 18 septembre 2007 12:41

                Je trouve toutes les critiques faites à l’auteur de cet article particulièrement hypocrites et dénuées de toutes raisons. Comment peut-on se prétendre libre et indépendant et fustiger le premier rédacteur qui ose aller contre le sens du vent en osant émettre un jugement personnel. Bref, j’ai lu l’article, je ne suis pas d’accord avec toutes les remarques, mais je comprends très bien le sentiment de l’auteur. L’Homme doit être libre et l’appartenance à une idéologie quelconque ruine tout espoir de détachement. Si on veut changer la politique, il faudrait déjà commencer par changer notre comportement par rapport à la politique.


                • La Taverne des Poètes 18 septembre 2007 14:15

                  Amalgame (« vous êtes tous des hypocrites ») et fustigation (« comment osez-vous... ?). A la question »comment osez-vous ?", je vous réponds que c’est au nom de la libre expression. Au lieu de tomber dans l’amalgame péremptoire, dites-nous plutôt quel commentaire vous trouvez hypocrite et selon quels critères. Alors on pourra en discuter...


                • La Taverne des Poètes 18 septembre 2007 14:19

                  Je vous réponds ainsi, à vous, parce que je pense que vous savez avancer sur la voie du dialogue. Mais pas à l’auteur (ci-dessus) du "comment pouvez-vous... ? dont les capacités d’ouverture et d’évolution personnelle sont tout à fait nulles. Lui répondre serait vain.


                • Cony Jaro Cony Jaro 18 septembre 2007 16:49

                  Ce que je trouve hypocrite, c’est le fait de voir que beaucoup de rédacteurs fustigent ceux qui émettent un avis différents d’eux. Ils pensent détenir LA vérité absolue et refusent reconnaitre les incohérences ou les défauts de leur idéologie. Dans cet article, l’auteur met en lumière le ridicule d’un militantisme trop dévoué et pas suffisamment réfléchi. Alors il s’en prend au Modem, car il y était et a pu le constater de ses propres yeux, mais il aurait pu en être tout autant au PS, à la LCR ou à l’UMP.

                  Il semblerait que cet article ai été considérè comme une attaque personnelle par certains rédacteurs et nous assistons donc à un déchainement de commentaires négatifs contre l’auteur tout celà parce qu’il s’agit du Modem (parti sur-représenté sur AgoraVox comme le disait justement Léon). Qu’en aurait-il été si l’auteur s’était rendu à une réunion du PC ou du FN ? Tout le monde aurait applaudi l’article des 2 mains !!!

                  Il ne faut donc pas s’accrocher à la forme mais plutôt au fond. Ici, ce n’est pas le Modem qui est pris pour cible, mais bien le Militantisme (comme l’énonce le titre d’ailleurs !)

                  Ainsi, lorsque je vois que certain s’en prennent à l’auteur parce qu’il s’agit du Modem, et ne réfléchissent pas plus au sens de l’article, je constate que le militantisme absurde et buté a encore de beaux jours devant lui...

                  dommage pour AgoraVox et dommage pour l’hummanité


                • PageNotFound 18 septembre 2007 18:04

                  Amen..... la messe est dite !


                • LE CHAT LE CHAT 18 septembre 2007 12:53

                  On peut dire que le ton de cet article est loin de l’enthousiasme béat de l’autre paru ce jour sur le sujet . J’ai eu l’occasion d’aller rôder au premier rassemblement de la section modem des bdr en juillet et j’ai ressenti la même impression , une messe à la gloire du guru bayrou , et de vieux crocos de la polique jouant du coude pour récupérer les places en tête de gondole et une seule pensée en tête, 2012 , comme si les 5 ans que nous allons passer n’étaient qu’une parenthèse .....


                  • Barbathoustra Barbathoustra 18 septembre 2007 13:06

                    Un mouvement politique devrait être une école de la liberté et non une machine à broyer les différences.

                    — >

                    Belle utopie à mon sens puisque cela supposerait qu’il y’ait autant de partis politiques que d’individus sur terre. Après, on peut toujours décréter que les hommes sont majoritairement médiocres et que la démocratie n’est qu’un moyen pour eux d’avilir les plus forts, pourquoi pas. Quoiqu’il en soit, je veut bien qu’on m’explique en quoi internet changerait la donne ? En quoi internet aboutirait plus à une sorte de consensus parfait ou autre société optimale plutot qu’a une dictature totale. J’ai personellement ma petite idée sur le sujet.

                    - Je pars de la liberté illimitée et j’aboutis au despotisme sans limites - Dostievsky


                    • ZEN ZEN 18 septembre 2007 13:36

                      Barba

                      Très intéressant.Pourriez-vous développer ou en faire un article ?...


                    • Barbathoustra Barbathoustra 18 septembre 2007 15:20

                      Je retrouve en fait un peu de la critique nietzschéenne de la démocratie :

                      « Nos institutions ne valent plus rien : là-dessus tout le monde est d’accord. Pourtant la faute n’en est pas à elles, mais à nous. Tous les instincts d’où sont sorties les institutions s’étant égarés, celles-ci à leur tour nous échappent, parce que nous ne nous y adaptons plus. De tous temps le démocratisme a été la forme de décomposition de la force organisatrice (...) Pour qu’il y ait des institutions, il faut qu’il y ait une sorte de volonté, d’instinct, d’impératif antilibéral jusqu’à la méchanceté : une volonté de tradition, d’autorité, de responsabilité, établie sur des siècles, de solidarité enchaînée à travers des siècles, dans le passé et dans l’avenir, in infinitum. Lorsque cette volonté existe, il se fonde quelque chose comme l’imperium Romanum : ou comme la Russie, la seule puissance qui ait aujourd’hui l’espoir de quelque durée, qui puisse attendre, qui puisse encore promettre quelque chose (...) Tout l’Occident n’a plus ces instincts d’où naissent les institutions, d’où naît l’avenir : rien n’est peut-être en opposition plus absolue à son « esprit moderne ». On vit pour aujourd’hui, on vit très vite, on vit sans aucune responsabilité : c’est précisément ce que l’on appelle « liberté ». Tout ce qui fait que les institutions sont des institutions est méprisé, haï, écarté : on se croit de nouveau en danger d’esclavage dès que le mot « autorité » se fait seulement entendre. » - Le Crépuscule des idoles -

                      Nietzsche reviens ici sur le pourquoi du comment de l’abstentionnisme qui marque déjà sont époque et ou un certain Octave Mirbeau appelait à la grêve des électeurs. Pour lui, la démocratie en bridant nos instincts ; sous entendu - les faibles qui forment le plus grand nombre avilissant les instincts des plus forts - , ne finit plus par servir que plus les intérêts d’une minorité ; ou plus exactement de la tyrannie de la majorité. Nietzsche, comme Platon est un anti-démocrate. Non pas qu’il soit pour son contraire, à savoir le totalitarisme mais plutôt qu’il penche en faveur d’une sorte d’intellocratie. Ce que je considère comme un idéalisme pour ma part, voir comme un proto-fascisme. Car il faut préciser que son surhomme n’est pas un capitaliste à proprement parler. Il conviendrais donc de demander à celui qui voudrait faire sienne cette doctrine ou il entend nous mener ?


                    • La Taverne des Poètes 18 septembre 2007 15:07

                      En ce qui me concerne, je trouve que la répétition du mot « médiocrité » par l’auteur ressemble bien à une charge contre le MoDem. Les points positifs ne sont pas mis en avant. L’auteur ne propose rien de constructif pour remédier à la médiocrité qu’il croit voir et qu’il dénonce.

                      Un parti politique n’est pas un club de pensée mais avant tout une machine à gagner des élections. Cette fonction répond assez à la définition constitutionnelle. Maintenant, si l’auteur veut fonder un club de pensée, libre à lui.


                    • La Taverne des Poètes 18 septembre 2007 16:12

                      Question de priorité ? L’affaire Truchelut remonte à août 2006 et ne passera en justice que le 2 octobre. Le forum du MoDem c’était ce week end. 3 articles, un mauvais moment à passer pour Léon.


                    • Rage Rage 18 septembre 2007 15:55

                      Bonjour,

                      Je comprends profondément le ton de cet article.

                      Je pense que F.Bayrou ne pêche pas par les idées mais par son absence pragmatique d’organisation d’un mouvement nouveau.

                      Reproduire les règles du passé, reproduire les formes de « l’orateur seul au milieu de tous » sans s’appuyer sur des « voies montantes », c’est sans aucun doute commettre une grave erreur stratégique : reproduire les vieux modèles n’amènera à rien.

                      Attendre la messe, convoiter des postes alors que ceux-ci sont déjà préemptés, trop viennent pour leur propre intérêt avant même d’avoir un socle d’idées communes à partager, une stratégie à défendre, une méthode à proposer.

                      Que feront-ils s’ils viennent à être élu si ce n’est galérer sur le terrain du fait de leur faible préparation ?

                      On ne brigue pas un mandat pour un mandat. Cette compétition se prépare, il faut avoir des idées, des projets et savoir comment les mettre en oeuvre.

                      Trop de français ne se retrouvent plus dans ces castes de politiciens tous plus imbus d’eux mêmes les uns que les autres, ne sachant jamais reconnaître qu’ils ne savent pas, ne sachant jamais admettre que l’écoute est fondamentale.

                      Cette humilité, cette modestie, est à opposer avec cette suffisance qui annihile toute expression citoyenne et occulte du bon sens : la politique est aujourd’hui verrouillée de l’intérieur tant sur le fond que sur la forme.

                      Ce n’est pas d’une ouverture de poste dont la France a besoin, c’est d’une ouverture d’esprit, de méthode et d’humilité.

                      Mais que faire pour changer la donne ? Que faire quand PS et UMP semblent rouler pour le même but, le carrièrisme politique ? Que faire dans un système bipolaire radicalisé broyant tout point de vu modéré ?

                      Pour l’instant, les esprits libres voient le résultat de cet état de fait : la loi du plus fort et la stérilité du fond : quel bel avenir que voilà...


                      • bernard29 candidat 007 18 septembre 2007 16:46

                        Il va sans dire que le prochain congrés du Cinquième Pouvoir, consacré au lancement de l’opus « le e-parti s’emballe » (20 Euros franco de port), ne sera pas médiocre ni ouvert aux « médiocres ».

                        ah ! juste une chose parce qu’il semble que vous essayez de vous approprier Ralph Nader. Ralph Nader est un écologiste qui a fondé un lobbye de consommateurs et d’usagers. Il utilise les élections pour porter son message. Un lobbyiste crée un outil (association, mouvement etc..) au service de son combat bien identifié.

                        Si votre combat (« cinquième pouvoir » présenté comme un contre-pouvoir) est le combat pour la démocratie et disons une vie politique « plus saine » vous devez créer un parti politique.

                        Mais alors vous êtes mal parti car si j’ai bien compris votre programme c’est ;

                        - a) non au droit de vote, (article d’hier)

                        - b) non aux élections, (article d’aujourd’hui)

                        - c) non aux partis politiques (article d’aujourdhui)

                        et on attend vos prochaines livraisons vituelles pour connaître la suite...


                        • Marsupilami Marsupilami 18 septembre 2007 16:54

                          @ Thierry

                          Rien de nouveau sous le soleil, ça a toujours été pareil. Le Modem s’aligne sur la classe politique habituelle dont il n’est jamais qu’une métastase « postmoderne » (j’adore ce concept qui me fait rire), c’est tout. Pas de quoi en chier une pendule. T’as bien pointé l’égo surdimentionné de Bayrou qui se prétend plus « central » que centriste, ceci dit. Reportage objectif et rigoloe, merci à toi O grand prophète du 5e pouvoir et des connectonautes...


                          • Marsupilami Marsupilami 18 septembre 2007 16:55

                            @ Thierry

                            Rien de nouveau sous le soleil, ça a toujours été pareil. Le Modem s’aligne sur la classe politique habituelle dont il n’est jamais qu’une métastase « postmoderne » (j’adore ce concept qui me fait rire), c’est tout. Pas de quoi en chier une pendule. T’as bien pointé l’égo surdimentionné de Bayrou qui se prétend plus « central » que centriste, ceci dit. Reportage objectif et rigolo, merci à toi O grand prophète du 5e pouvoir et des connectonautes...


                            • yquem 18 septembre 2007 17:19

                              le militantisme c’est aussi rassembler des gens pour en faire une force qui agit dans un but déterminé.Le modem, comme toute autre association sera ce que les gens en feront. L’article de T.Crouzet semble raconter l’histoire d’une illusion qui s’est cruellement brisée au contact de la réalité des autres et des échéances !

                              J’étais à Seignosse, j’ai beaucoup discuté, beaucoup écouté,et trouvé quelques réponses à mes interrogations .Ce n’est pas si mal !Et maintenant il faut faire, réaliser, contruire, aller de l’avant avec ceux qui s’en sentent le courage,et ces médiocres qui retrouvé un peu d’enthousiasme et qui l’ont manifesté !

                              C’est assez déplaisant ce genre de propos prétentieux qui s’appuie sur le présupposé que les médiocres, ce sont forcément les autres.Secouez-vous donc T.Crouzet, au lieu de vous lamenter, battez-vous ,ne vous contentez pas d’être un spectateur dégoûté !


                              • PageNotFound 18 septembre 2007 17:48

                                Et puis, après ! N’avons nous pas la politique que nous méritons ? En fait, nous serions censés, par une sorte de miracle, être tous devenus intelligents, solidaires et démocrates ! Je croyais que l’autoflagellation n’était réservée qu’à certaines castes ? La politique ne sera jamais un remède à nos maux, elle n’en ait que leur expression. Au fait, Thierry, l’intelligence collective, c’est pas la nouvelle secte qui voudrait que les choses fonctionnent comme l’auraient décidés un petit groupe « d’initiés » ? Malheureusement je crois pas que notre monde fonctionne comme ça ! Je pense plutôt qu’il va gentiment continuer à fonctionner comme il l’a toujours fait depuis des millénaires.... J’en fait le pari !


                                • cara 18 septembre 2007 17:51

                                  Monsieur Crouzet,

                                  Comme le monde est petit ! Il se trouve que j’ai assisté à votre prestation samedi dernier à Seignosse...

                                  Certes, préconiser les relations en réseau plutôt qu’une organisation centralisée relève du simple bon sens, et point n’était besoin d’en référer à Géronimo et à Ben Laden pour en convaincre l’auditoire. De même, encourager les initiatives locales et/ou individuelles est une évidence...

                                  Votre critique de l’attitude de Bayrou (cf Médiocrité 2) s’inscrit parfaitement dans une telle perspective : effectivement le « patron du MoDem » n’aurait pas dû « passer par-dessus les 700 contributions des militants » (Ces derniers n’ont d’ailleurs pas manqué de dire ce qu’ils en pensaient, ce qui contredit quelque peu vos Médiocrités 1,4 et 8...).

                                  Bref, j’approuve votre attachement à la libre expression de chacun.

                                  Mais alors, comment se fait-il qu’au cours de ce qui était présenté comme un « atelier », vous ayez, du haut de votre estrade (si, si, une estrade !), péroré d’abondance sur l’accès de tous à la parole, sans songer un instant que votre longue intervention réduisait d’autant celles des autres participants, sans tenir compte de leurs manifestations d’impatience ? Ne retrouvons-nous pas cette même contradiction que vous reprochez à Bayrou dans votre article ?

                                  Et à propos des « vieux briscards », Anne-Marie Comparini était assise au milieu de la salle, à côté de ceux que visiblement vous prenez pour des péquenots qui n’attendraient que vos lumières...

                                  Cara

                                  PS. J’espère que vous avez profité de votre séjour à Seignosse pour marcher dans la mer : c’est excellent pour les chevilles.


                                  • PageNotFound 18 septembre 2007 17:54

                                    Et toc, dans les dents.....


                                  • La Taverne des Poètes 18 septembre 2007 18:36

                                    Noooon ! Lui, il marche sur les eaux. smiley


                                  • misol misol 18 septembre 2007 19:36

                                    que j’aime votre article ! il se trouve que moi aussi j’étais dans la même salle que vous avez Thierry Crouzet que j’ai trouvé trés méprisant et prétentieux... mais je suis tolérante et aussi démocrate.. j’ai aussi appris beaucoup d chose à Seignosse notamment que ce sont désormais les citoyens du Modem et non les politiques ou les élites qui sont entendus et qui défendront l’indépendance et la démocratie.... et je ne me sens absolument pas médiocre !


                                  • Thomas Thomas 18 septembre 2007 18:00

                                    M. Crouzet, vous me paraissez en fin de compte plus désabusé par la politique que par Bayrou et le MoDem.

                                    Soyons clairs, un parti politique, ça sert à gagner des élections, à promouvoir une équipe et des idées. Mais comme nous sommes dans un pays dirigé par un homme et non par un triumvirat ou un conseil de sages, cela revient in fine à promouvoir un homme.

                                    Si vous avez eu la curiosité de vous inviter à des meetings politiques d’autres formations, vous n’avez pu manquer d’entendre scander les noms de leurs leaders respectifs. Est-ce choquant ?

                                    Outre l’adhésion au projet (et le MoDem n’en est encore qu’au concept de projet), il est indispensable qu’un homme incarne le projet et que les militants du parti éprouvent un minimum d’enthousiasme et de confiance à son égard. Il est également normal qu’ils l’expriment.

                                    Et il est indispensable pour gagner des élections que les partisans et sympathisants croient avec un minimum de ferveur au projet et au leader.

                                    Voyez le PS qui avait un projet flou et un leader contesté. Voyez l’UMP qui avait un projet clair et un leader qui a su s’imposer. Voyez l’UDF qui avait un leader incontesté mais un projet assez théorique. Eh bien Bayrou essaie seulement de reproduire ce qui marche, en y ajoutant des formes ou des méthodes qu’on ne retrouve pas chez Sarkozy, mais avec une finalité qui demeure la victoire.

                                    Si vous contestez cette méthode, vous vous trouverez peut-être plus à l’aise dans un parti sans espoir de victoire électorale et qui consacre l’essentiel de son temps à parler sans jamais avoir besoin d’agir ou même de prouver la faisabilité de ses idées.

                                    Quant aux ambitieux, ils sont un mal nécessaire. Comment voulez-vous que des gens acceptent de consacrer des jours, des soirées, des nuits parfois, loin de leur famille ou de leurs loisirs, avec un espoir de succès incertain, une rétribution financière sans rapport avec l’investissement personnel, ... sinon parce que l’ambition les pousse ?

                                    J’aurais personnellement l’envie de m’investir, d’organiser, d’échanger, de négocier, de planifier, de de de ... mais je n’ai que le goût de bien faire et il me manque cette ambition. Du coup, les sacrifices me paraissent insurmontables. Heureusement qu’il y a des ambitieux !


                                    • Icks PEY Icks PEY 18 septembre 2007 18:06

                                      @ L’auteur

                                      Je suis assez horrifié par cet article.

                                      Mais quel est donc ce trou du cul qui, non content de retourner sa veste, se positionne en Maître es vertu ?

                                      Dieu sait si je ne crois pas au MODEM, j’ai encore eu l’occasion de m’exprimer récemment là-dessus avec La Taverne, mais Dieu sait encore mieux comme les j’en foutre m’exaspèrent !

                                      Alors qu’un roquet de l’internet, tout fier de sa carte de journaliste qu’il montre à l’écran comme un gage de sa qualité de « professionnel » (cela me rappelle le petit Bonnet qui est journaliste car il écrit des articles pour Playboy ...) dézingue avec aussi peu d’humilité un parti naissant qui n’est pas sans défaut, mais qui ne mérite sans doute pas autant de se faire ensevelir comme cela sous un amas d’immodices, cela me laisse pantois.

                                      Il est des individus qui sont des solitaires acharnés. Ce que je vois ici, c’est un asociable qui, vexé de voir que le Modem n’a pas érigé ses avis en charte fondatrice, se rebelle maladroitement et dresse la liste des défauts et des qualités. Quelle vanité de se croire ainsi en mesure de décerner les bons et les mauvais points !

                                      Les gens sont peu de choses, décidémment, mais internet (et agoravox, notamment) leur font croire qu’ils sont quelqu’un. Misérable.

                                      Amis du Modem, une fois n’est pas coutume, vous avez tout mon soutien !

                                      Icks PEY


                                      • PageNotFound 18 septembre 2007 18:12

                                        @ ICKS PEY

                                        A trou du cul, trou du cul et demi....


                                      • Mysticman Mysticman 19 septembre 2007 14:40

                                        Je suis d’accord avec toi. Il ne faut pas que certains comme Bonnet se prenne la grosse tête. Ce type est journaliste, militant et contestataire. Mais s’il pense pouvoir sauver le monde grâce à Agoravox et à la démagogie de certains de ses articles ils se trompent.

                                        Ce journaliste qui n’écrit que sur le net, et non dans la presse écrite papier, se fait bien dézinguer en attendant. Et sa mauvaise foi envers les gens respectables qui ne pensent pas comme lui et sa malhonneteté intellectuelle ne vont pas non plus lui porter toujours chance s’il continue.


                                      • Matozzy Matozzy 18 septembre 2007 18:21

                                        Très bon article, qui sera probablement jugé au travers du prisme des « pros » et « antis » de tous genres. Mais cela n’enlèvera rien a ce très bon constat, qui... dans le fond, ne concerne pas plus le MoDem qu’un autre parti politique. Mais j’imagine que la déception est plus grande au regard du MoDem, étant donné qu’on était en droit d’attendre quelque choses de « neuf ».


                                        • Yann 35 Yann 35 18 septembre 2007 19:19

                                          Le point de départ du MoDem n’est autre que celui d’un groupe parmi le groupe, le groupe des français je veux dire. Et comme nous sommes en médiocratie, forcément nous partons de quelque chose qui y ressemble. Mais le MoDem sera démocratique ou ne sera pas, et finalement la démocratie c’est peut-être la chose la plus ardue qui n’ait pratiquement jamais été obtenue... Or pour faire la révolution, il faut être libre et courageux.


                                          • Yann 35 Yann 35 18 septembre 2007 19:29

                                            Quand je parle de médiocratie, je parle de l’organisation du groupe, non pas des individus qui le compose évidemment.


                                          • miha 18 septembre 2007 19:28

                                            Monsieur Crouzet,

                                            en lisant votre article, je viens de comprendre qu’il y avait deux forums des démocrates à Seignosse. Nous n’avons pas assisté au même. Celui auquel j’ai assisté était riche d’espoir et de chaleur humaine. Monsieur Bayrou a fait, tout simplement, la synthèse des contributions envoyées par de simples citoyens, comme moi, en nous demandant d’y apporter les modifications que nous jugeons utiles. pour moi, c’est la preuve qu’il est à notre écoute.

                                            quant à « l’ambiance religieuse », moi qui suis agnostique, je n’ai rien ressenti de tel, sinon, j’aurais pris immédiatement pris la fuite.


                                            • La Taverne des Poètes 18 septembre 2007 20:13

                                              Mais vous n’avez pas applaudi assez fort Monsieur Crouzet !

                                               smiley


                                            • vivelecentre 18 septembre 2007 21:30

                                              fait pas bon d’osez critiquer le dieu des militants modem aveuglés d’idolatrie !!


                                              • La Taverne des Poètes 18 septembre 2007 21:33

                                                Toujours pas là Crouzet ? Déjà le MoDem à Seignosse, c’était pas assez bien pour lui, alors vous pensez Agoravox ! A-go-ra-vox ! Tellement « médiocre »...Môsieur est bien au-dessus de tout cela. Il n’aime peut-être pas le dialogue sur Internet ! Bon alors, et le 5ème pouvoir ?

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