Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Mitterrand : explication de texte

Mitterrand : explication de texte

L’affaire Polanski a déclenché les turpitudes de notre ministre de la culture. Un soutien hâtif à un homme qui ne le méritait pas, en raison des éléments factuels soutenus par la justice d’une puissance étrangère amie. Il s’agit là d’une erreur et d’une faute qui justifieraient la démission d’un ministre de la République car elles portent le discrédit sur notre Nation. Mais nous sommes en France, et on ne démissionne pas. Malheureusement, devrait-on ajouter. Frédéric Mitterrand ou Bernard Kouchner, qui s’est rendu coupable de la même inconséquence, ne sont donc en rien différents de leurs pairs ; ils s’inscrivent dans un long héritage monarchique. Et la voix de la France peut toujours s’égosiller dans le désert aphone : la République est une entreprise unipersonnelle. C’est le message envoyé par l’Elysée.

 

1. L’affaire du passage de la mauvaise vie

Je n’ai pas lu le livre, je ne savais même pas que Frédéric Mitterrand avait écrit un tel ouvrage jusqu’à ce qu’Agoravox publie l’article d’Omnibuzz. D’ordinaire, la vie privée et les commérages ne m’intéressent pas. Mais, selon le passage présenté par Omnibuzz, Frédéric Mitterrand aurait eu une relation tarifée avec un enfant ou un adolescent en Thaïlande. C’est le groupe nominal « jeune garçon » qui permettait de déduire l’implication de mineurs sans doute aucun. J’ai donc mêlé ma voix aux accusateurs car on ne touche pas à un enfant. Or, il s’avère que dans l’édition originale - le livre écrit par Frédéric Mitterrand -, l’adjectif « jeune » n’a jamais été associé au nom « garçon », et cela change tout. Je vous propose donc une explication de texte à l’aide des outils que fournit la grammaire pour prouver qu’en réalité, rien ne permet d’associer Frédéric Mitterrand à la pédophilie. Il faut donc que cesse cette rumeur.

Quatre champs lexicaux (ensemble de mots qui s’inscrivent dans un thème) dominants se conjuguent pour donner sens au texte : l’argent, la misère, le sexe et la jeunesse. Bref, un homme « riche » exploite la misère de jeunes gens pour assouvir ses fantasmes.

Les noms communs « gosses », « éphèbes », « étudiants » renvoient-ils à la pédophilie ? Pas nécessairement. Un éphèbe était un garçon de 15 à 20 ans ; c’est aujourd’hui un synonyme de jeune homme beau et vigoureux. Un étudiant est un garçon majeur, même s’il est vrai que de nombreux lycéens se déclarent « étudiants » par préciosité. Les noms communs « garçon », « gosse » ou encore « gamin » sont couramment employés par des entraîneurs sportifs pour qualifier leurs protégés de 20 ans et plus. J’entends encore Pape Diouf, ex président de l’OM, parler de la prestation de ses « garçons ». Par extension, cela appartient au registre des sexagénaires qui parlent de la génération précédente sur un ton affectueux et/ou paternaliste. Quand on a 30 ans, on est un gosse. On emploie même le néologisme adulescent. Voilà pour la dénotation.  Le passage de Mitterrand aborde la jeunesse ; ni l’enfance, ni l’adolescence.

Nous sommes en présence d’un roman autobiographique. Il s’agit donc d’une œuvre littéraire qui, comme toute œuvre littéraire, n’énonce pas la vérité mais le vraisemblable. Le narrateur demeure un personnage distinct de l’auteur, malgré le trouble que suscite la focalisation interne : le lecteur ne sait rien de plus que le narrateur-personnage dont il partage les pensées. Dans l’incipit (le début) des Confessions, Rousseau passe avec ses lecteurs ce que Philippe Lejeune a nommé, « le pacte autobiographique » : l’auteur promet de dire toute la vérité, les bons côtés comme les mauvais. Tous les auteurs d’autobiographie essaient de respecter ce pacte. Or, il s’agit d’une démarche impossible et vaine pour des problèmes qui relèvent de la transfiguration poétique, de la psychologie cognitive et de la philosophie ; le conflit entre le sujet et l’objet pour cette dernière discipline.

La mémoire se reconstruit en permanence, ce n’est pas un disque dur qui stocke fidèlement les données. Combien de patients, influencés par les questions de praticiens lors de séances de psychanalyse, ont cru avoir été violés ou maltraités ? D’autre part, le cerveau ne fait pas bien la distinction entre le vrai et le faux, c’est pourquoi nous réagissons physiquement aux scènes d’action que projette notre écran. C’est le fameux réflexe de survie (affronte ou fuis) hérité de notre cerveau reptilien. Quand on écrit sur un vécu ancien, on ne fait donc qu’interpréter ce vécu en fonction de son état présent : on ne révèle pas ce qui s’est passé, c’est rigoureusement impossible. Rousseau a lui aussi interprété les faits qu’il a vécus, le sens qu’il leur a donnés et tous les étudiants qui ont analysé Les Confessions ont pu noter la distance entre la vie de l’auteur et ses écrits. Tout auteur est un peu schizophrène, sinon il ne saurait écrire.

Il y a une dimension supplémentaire à considérer lorsqu’on analyse un texte littéraire, et c’est là qu’intervient la transfiguration poétique. Est qualifié de littéraire un texte qui fait une large place à la fonction poétique du langage, la capacité créatrice de la langue. La littérature est donc un jeu de création linguistique, pas uniquement la construction d’un schéma narratif (le déroulement de l’histoire) ou actanciel (le rôle-type attribué aux personnages). Pour analyser un texte littéraire, il faut donc rechercher les effets de style, les sonorités, les connotations, les symboles, l’intertextualité (…) au-delà de ce qui est écrit, y compris dans une autobiographie. Or, Frédéric Mitterrand maîtrise parfaitement son style et les effets poétiques y sont nombreux et raffinés. On ne peut condamner un auteur parce que son style suscite chez le lecteur l’évocation (représentation mentale du monde physique en l’absence de sa perception) des scènes avec l’effet souhaité ! Ce qui m’amène à relever une allitération (répétition d’un son consonne) en G dans le passage incriminé, par l’emploi des mots « garçon », « gosse » et « drogue ». Remplacer le mot « gosse » par « jeune homme », « homme » ou autre mot dépourvu de G n’aurait pas provoqué de synesthésie : garçon, gosse et drogue ne sont rien d’autre que la déflagration d’une grenade dégoupillée que reçoit dans sa gueule le lecteur. Je viens à mon tour de commettre une allitération en G, un effet poétique. Le talent en moins. Mitterrand voulait partager avec le lecteur le profond désordre dont il était l’objet à cette époque là, la tension qu’il éprouva entre le désir et l’interdit. Lorsqu’il a écrit ce passage, Mitterrand a réactualisé ses souvenirs, il les a transfigurés, pour ensuite les confronter avec le jugement moral de l’homme qu’il est devenu, et il en a mesuré la portée. Cela ne se fait qu’a posteriori. Difficile de vivre le présent et le juger en même temps. Mitterrand ne fait donc pas l’apologie du tourisme sexuel, mais il nous livre le témoignage d’une expérience troublante d’un homme en proie au doute, avec une étonnante sincérité. Il nous a fait entrer dans la partie animale de l’homme qui existe en chacun de nous. Nul doute qu’il ait voulu s’inspirer de Rousseau.

A la lecture de l’extrait incriminé du livre de Frédéric Mitterrand, il est parfaitement impossible d’affirmer que notre ministre de la culture ait eu des relations sexuelles avec des mineurs. Seule demeure la supputation parce que la prostitution enfantine fut effectivement pandémique en Thaïlande entre les années 70 et 90.  Mais le doute ne tient pas lieu de preuve, et s’il fallait condamner sur la foi du doute (antithèse), nous serions alors tous coupables de quelque chose. Mitterrand n’a pas écrit « jeune garçon ».

Demeure alors le problème de l’exploitation de la misère humaine par un riche occidental. A la frontière de plusieurs cultures, et soucieux de m’étonner (de cet étonnement philosophique dont parle Jeanne Hersch), je crois jeter sur le monde un regard multipolaire, que je veux objectif et ouvert, sans que me soit forcément révélée la vérité. Mais, en matière de prostitution, les choses ne sont pas aussi simples qu’on pourrait le croire, et on aurait tort de condamner sans chercher à comprendre.

Il y a plusieurs formes de prostitution. La prostitution régulière d’abord. De nombreux prostitués (hommes, femmes, travestis) sont les esclaves de réseaux plus ou moins maffieux. Ils sont enlevés ou achetés à leur famille. On les trouve dans des lieux parfaitement déterminés ; l’un de ceux dont parle Mitterrand. Mais notre auteur en parle trop bien. La réalité est beaucoup plus ridicule que vulgaire ; il faut être sous l’effet de l’alcool, de drogues ou vraiment perdu pour être excité par les spectacles proposés sur fond de musique techno. Cette forme de prostitution est effectivement condamnable puisqu’il s’agit bien d’exploiter la misère humaine pour assouvir ses besoins sexuels ou ses fantasmes, et on entretient alors la criminalité. Pas certain qu’on y pense toujours et plus que la répression, il faut de l’éducation. D’autres prostitués travaillent en solo ou pour leur famille ; ils le font de mauvaise grâce. Que les clients ne se laissent pas abuser par les sourires coutumiers de ces dames (ou hommes).  Pour que le client revienne, il faut devancer ses désirs et se montrer entreprenante, souriante. Ce cas trahit également l’exploitation de la misère, mais de façon plus nuancée. D’autres prostituées ont le choix d’exercer une profession honorable, mais elles préfèrent l’argent facile que procurent les passes, tant qu’elles sont jeunes. Le client n’exploite donc pas la misère humaine dans ce cas. Le rapport au corps est aussi différent. La culture judéo-chrétienne et ses tabous, la littérature courtoise et ses mensonges, n’ont pas fait leur lit dans les pays africains et asiatiques que j’ai connus. Faut-il rappeler que le preux chevalier qui libère sa belle du dragon est un mythe ? Les chevaliers étaient au contraire d’odieux bandits, pilleurs et violeurs, qui se sont appropriés les terres des paysans au haut moyen-âge. Si l’on cherche aujourd’hui du romantisme, il faut aller en Pologne. On s’y conduit avec la plus extrême délicatesse.

Et il y a les « occasionnels » que rien ne distingue du commun des mortels. Vous êtes seul, vous prenez un verre dans un établissement chic, ou vous faites des achats, on vous aborde, la conversation s’engage, la séduction est à l’œuvre. Il ne s’agit donc pas d’une chasse libidineuse, c’est beaucoup plus subtil, c’est une histoire humaine. Ceux qui sont allés dans ces pays vous diront que les contacts sont faciles et chaleureux, au contraire de nos pays froids et impersonnels, minés par la solitude anonyme. Lorsque le sexe parachève cette rencontre, ce qui n’est pas toujours le cas, il n’est pas automatiquement tarifé. Et cet échange se conclut même par des histoires d’amour. Il faut alors payer une dot à la famille de la jeune femme. Toutes ces filles attendent en effet d’être emmenées en occident. Ce cas, loin d’être rare (il n’y a pas que le « no money no honey »), ne relève pas de l’exploitation de la misère humaine. C’est un jeu de dupes qui réunit deux acteurs. Je crois que l’image qui siérait le mieux à ce genre de relation est celle d’un homme qui entretiendrait une maîtresse. Chaque histoire est unique.

Qui est l’homme (et de plus en plus la femme) type qui pratique le tourisme sexuel ? Il n’existe pas. Le riche, le pauvre, l’éduqué, l’analphabète, le jeune, le vieux, le timide, le dépravé, l’habitué, le candide, le beau, le moche, celui qui se tient bien et l’autre qui se comporte mal. Sans compter le contingent d’occidentaux qui travaillent dans ces pays et fréquentent les filles de façon occasionnelle. Une étude sociologique sur les Français de l’Etranger conclurait à un impressionnant taux de divorce ou d’infidélité. Que font les hommes seuls qui partent trois ou six mois pendant que leur femme reste en France ?  Ce ne sont pas des pays où l’on vit par procuration devant son poste de télévision. Ce sont des pays de relation humaine comme nous n’en connaissons plus en France, dans nos villes de solitude où tout est soumis à des règles strictes, des normes et des tabous, où la liberté est surveillée et sévèrement encadrée, où il faut papiers et autorisations pour l’acte le plus insignifiant.

S’il y a effectivement une misère pécuniaire dans les pays d’Afrique et certains pays d’Asie, il y a une misère sexuelle et relationnelle dans nos pays occidentaux qui explique ce tourisme. Nous avons troqué la chair contre la matière. Les sondages sur la fréquence des relations sexuelles qui placent les Français parmi les premiers sont tout simplement faux. Le mode de vie occidental, l’individualisme et la difficulté des relations qu’il entraîne sont un frein à l’épanouissement. La majorité des occidentaux qui vont dans ces pays pour assouvir leurs fantasmes y vont aussi pour trouver des relations humaines même s’ils n’en ont pas forcément conscience. Pour prévenir les attaques que je devine, je précise n’avoir jamais fait de tourisme sexuel – je n’aime pas les conquêtes faciles -, mais je connais ces pays, et effectivement j’ai fréquenté ces quartiers parce que c’est une expérience à tenter. Comme on irait visiter Pigalle. Et je préfère largement la Thaïlande à la Corée du Sud où l’on passe dans le métro de Séoul des clips-anime pour prévenir les nombreux suicides. Humain, trop humain dirait Nietzsche.

Il ne s’agit donc pas ici de défendre la prostitution ou le tourisme sexuel, mais d’expliquer combien les choses sont compliquées. Elles sont en tout cas très éloignées des reportages de journalistes en mal de sensations, même si le pervers existe. En fait, comme souvent, tout dépend de la nature de l’individu, de ce qui le pousse à agir, de son système de valeur, de son état affectif et moral du moment…

La fréquentation des prostituées serait-elle le seul fait des occidentaux ? Rien de plus faux. Les clients locaux sont nombreux. Il y a même de plus en plus de filles des pays de l’Est, victimes de réseaux maffieux, qui sont livrées à la clientèle locale. Ceux qui sont allés visiter le Laleli d’Istanbul et vu ses Natasha me comprendront. L’occidental ne détient donc pas le monopole du vice.

Frédéric Mitterrand a-t-il commis une erreur, une faute ou un crime en recourant à la prostitution en Thaïlande ? Nul autre que les témoins directs ne sauraient le dire car cela dépend des circonstances, comme expliqué plus haut. Avoir des relations sexuelles avec un mineur est intolérable car ce dernier n’est pas en mesure de donner un consentement libre et éclairé. Exploiter la misère d’adultes prisonniers de réseaux maffieux est également inadmissible. Mais quand deux adultes échangent leur consentement libre et éclairé, la nature de leur relation ne concerne personne d’autre que les intéressés. La morale psychorigide est aussi dangereuse que l’absence de morale.  

S’il fallait condamner Mitterrand parce qu’il a eu une relation tarifée avec des thaïlandais, il faudrait aussi condamner nombre de nos jeunes soldats basés à l’Etranger. Car leurs parents ou épouses ne sauraient ignorer qu’ils ne passent pas seuls les longs mois de campagne. C’est fréquent, mais évidemment pas automatique. L’armée informe d’ailleurs fort bien ces recrues sur la nécessité de se protéger. Et que dire de ceux qui utilisent les services de rencontre ? Il s’agit là aussi de relation tarifée.

Si le soutien de Frédéric Mitterrand à Polanski est effectivement une erreur et une faute politiques, son livre ne saurait lui porter préjudice. Après tout, le sexe et l’argent sont effectivement plus ou moins au cœur de nos systèmes !

2è affaire : le soutien au filleul

D’après les éléments présentés par la presse, Frédéric Mitterrand aurait agi en faveur de son filleul, condamné par la justice française pour viol. Je crois que nous pouvons tous reconnaître à Frédéric Mitterrand le sens de l’amitié quand les amis s’en vont souvent lorsqu’on a besoin d’eux. Mitterrand, au contraire, a porté son concours dans des circonstances graves, et on devrait lui en attribuer le mérite. C’est le témoignage d’un homme sensible et loyal.

Seulement, le ministre de la culture aurait rédigé sa lettre privée sur un papier officiel, et promis d’utiliser sa fonction pour aider son filleul. Mitterrand aurait donc engagé la notoriété et la responsabilité de l’institut qu’il dirigeait. J’imagine que si j’en avais fait autant, mes associés m’en auraient tenu rigueur. Malheureusement, encore une fois, le mélange des affaires privées et publiques mine trop souvent le paysage politique français – le ministre de la culture est loin d’être le premier ou le seul à s’adonner au mélange des genres-, signe qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Je ne crois pas que Mitterrand ait agi avec malignité, mais avec inconséquence et légèreté, certainement. Si l’on peut condamner le politique, épargnons l’homme.

Pour finir, oui, la France est une République bananière aux mains de serviteurs souvent indignes de leur fonction. Quand assisterons-nous à l’émergence d’une classe politique responsable, soucieuse de l’intérêt général et digne de nous représenter ?

 

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.1/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

19 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 12 octobre 2009 10:48

    Je me demande si les expressions utilisées par Pape Diouf sont des bons exemples pour justifier l’emploi des termes « garçons » ou « gosses » ?

    Et je copie mon commentaire, publié sur un autre fil :

    Forcément, lorsqu’on pose les mauvaises questions, on obtient les mauvaises réponses.

    On sent, dans les forums, que depuis quelques jours les SMS et autres portables de proches de l’UMP ont du chauffer : « Il faut défendre le soldat Miterrand » semble bien être le mot d’ordre.
    Car, sa mise en cause discrédite le président, qui l’a adoubé et lui renouvelle son soutien.

    Alors, on voit fleurir ce genre de texte qui détourne l’attention. Accuser, montrer du doigt, ceux qui soulèvent la question de la moralité d’un de nos « ministres d’ouverture » pour détourner l’attention de la vénalité de celui ci. 
    Sondages « arrangés », textes de soutien, déclarations quasi unanimes des politiques, mise en avant des qualités « intellectuelles du grand homme, tout y passe.

    Faut il en penser que nos »élites" (les guillemets sont indispensables) veulent nous inciter à fermer les yeux sur ces pratiques de prédation sexuelle ?

    J’ai peur de la réponse.


    • fhefhe fhefhe 12 octobre 2009 11:06

      Tourisme Sexuel = Prostitution de Mineur(e)s !!!
      Ephébe = Boxeur de 40 ans ???
      Fille = Femme ....dans le langage courant ???
      Garçon =Homme ........................................... ????
      Qu’une mère de famille dise ma Fille (ou Garçon) ....pour son enfant Ok , mais que FM dise « Garçon » au lieu d’Homme pour « UN » prostitué...là j’ai un doute. !!!!
      Je le redis....
      FM est « innocent » pour ses penchants....mais « coupable » d’avoir menti...par exemple en 2005 c’est une autobiographie...en 2009 devant plus de 8 000 000 millions de téléspectateurs cela ne l’est plus ....qu’en pensent les 200 000 lecteurs de son livre.. ???.!!!

      Les paroles s’envolent....les écrits restent.....

      Ce que je lui repproche c’est de défendre en tant qu’Homosexuel et ne pas reconnaître qu’il est Péderaste !!!!!
      Je comprends (sans admettre ) l’Homosexualité.
      Mais je condamne la « Péderastie »... !!!!





      • décurion 12 octobre 2009 11:07

        Dis moi qui tu défends, je te dirais qui tu es !


        • Darcy 12 octobre 2009 11:41

          Je n’ai pas du tout compris où voulait en venir l’auteur de ces lignes. Il défend FM ?
          Puis Il conclut par : République bananière aux mains de serviteurs souvent indignes de leur fonction.
          J’espère au moins que vous avez commandé son livre à FM, ca lui fera toucher des droits ... 


          • LE CHAT LE CHAT 12 octobre 2009 11:42

            avec FM , la politique est au fond dutroux !


            • M.Junior Junior M 12 octobre 2009 11:54

              Les menteurs n’ont pas de mémoire et se perdent en explication de texte !


              • fredleborgne fredleborgne 12 octobre 2009 12:43

                Une présentation de la prostitution à l’étranger « raisonnable » et intéressante. Il est dommage de la lier à l’affaire Mitterrand.
                Une réécriture pour en faire un article indépendant s’impose ;o)


                • vivre107ans 12 octobre 2009 13:18

                  Ca ne est a rien d’utiliser un argumentaire précis si la conclusion est partisane. Un internaute fait de la lèche auprès des maitres qui l’ignoreront.


                  • Trashon Trashon 12 octobre 2009 13:59

                    Dites donc,
                     
                    Vous avez écrit tout un paragraphe décrivant la définition de « garçon » dans le milieu sportif
                    (finalement pas si éloigné du problème)

                    Pourquoi ne pas chercher cette définition dans le milieu gai par exemple en leur demandant de nous traduire cette phrase :

                    Ce soir je vais me taper un garçon porte dauphine

                     ???


                    • joelim joelim 12 octobre 2009 14:01

                      « Seule demeure la supputation parce que la prostitution enfantine fut effectivement pandémique en Thaïlande entre les années 70 et 90. Mais le doute ne tient pas lieu de preuve, »

                      Qui a dit le contraire ? Mais c’est plus qu’un doute, c’est une affirmation de la part de FM, de son éditeur, même MAM le sous-entend (http://www.lexpress.fr/actualites/2...) : « Au sein du gouvernement, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a jugé très émouvante la défense du ministre de la Culture, jeudi soir sur TF1, et a plaidé pour une »deuxième chance« après les »fautes« d’une vie. »

                      Question à l’auteur : le tourisme sexuel n’est-il pas normalement réprimé par la loi française ? Un Ministre dont tout le monde dit à demis mots (lui compris avec son « erreur ») qu’il fût adepte de tourisme sexuel peut-il assumer normalement sa fonction ?

                      Pour moi les réponses à ces questions sont : OUI et NON. Et pour vous ?


                      • Antoine Diederick 12 octobre 2009 15:18

                        oui, d’accord avec cet article qui introduit la nuance

                        (je pense tjrs que FM doit démissionner)

                        sur Rousseau, oui , la flanerie est propice à la recomposition artistique (c’est ce que j’aurais écrit suite à l’article de O.Cabanel de ce jour....) mais l’art peut être aussi la recomposition fantasmatique de la vie et se retourner contre son auteur, comme une malice.

                        (les sud américains pensent que les mots sont dangereux car ils portent des évènements inattendus)

                        Bonne journée.


                        • claude claude 12 octobre 2009 16:36

                          bonjour,

                          votre article est courageux car il va à contre-sens de la chasse aux sorcières dont fait l’objet fr.mitterand.

                          ce qui est regrettable dans cette affaire, c’est qu’un grand nombre de personnesa décidé que de toutes façons et quelques soient ses explications, il est d’office coupable :

                          • coupable d’avoir « trahi » les socialistes, alors qu’il ne s’est que mollement engagé en politique, s’il a fait un petit tour à gauche en soutenant son oncle en 77, il a soutenu chirac en 95.il est à noter que parmi la famille mittérand, les frères du président étaient plutôt situés à droite sur l’échiquier politique.
                          • coupable d’être un mitterand, d’être le neveu de son oncle, le fils de son père...
                          • coupable d’être un homosexuel « dandy » à la manière de proust ou de cocteau.
                          • coupable d’être fidèle en amitié, au risque de se perdre...
                          pour éviter d’entendre ce qu’il a à dire, on évite soigneusement de lire ce qu’il a écrit, sinon qu’à travers des extraits choisis, on dénature ses propos, on souligne ses contradictions de forme (mais je mets au défi n’importe qui, en position d’accusé pressé de questions de ne pas se contredire sur la forme).
                           on choisit d’oublier qu’il est un des plus grands défenseurs du cinéma français, que c’est un homme cultivé, et qu’il a aussi une famille.

                          doit-on parce qu’il a fréquenté des prostitués en thaïlande (mais aussi à pigale, au maroc), saccager sa famille ? détruire sa mère, et ses enfants... ???

                          un sondage montre que la majorité des français est plus sage, et a accepté ses explications, ne désirant pas la mort du pêcheur. la vie de tous les jours est parsemée d’embûches et de compromissions.


                          • claude claude 12 octobre 2009 23:24

                            bonsoir furtif,

                            je suis comment dire ? stupéfaite ? catastrophée ? ébahie ? sidérée ? de voir qu’en 2009, en france, un pays soi-disant « évolué » et « civilisé », on assiste à une explosion des talibans de la bien -pensence...

                            on cloue au pilori des personnes qui suivent des chemins différents, et comme toute pensée fondamentale, celle-ci se révèle plus tordue que celle qu’elle est censée dénoncer. on assiste à un retour de l’inquisition. point de rémission ni de salut dans la pénitence : le pêcheur est marqué à vie !

                            pierre desproges disait dans « Fonds de tiroir » : « Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d’entraînement, on peut arriver à en faire des militaires. »

                            et un certain brassens a écrit :

                            LA MAUVAISE RÉPUTATION


                            Au village, sans prétention,
                            J’ai mauvaise réputation.
                            Que je me démène ou que je reste coi
                            Je passe pour un je-ne-sais-quoi !
                            Je ne fait pourtant de tort à personne
                            En suivant mon chemin de petit bonhomme.
                            Mais les braves gens n’aiment pas que
                            L’on suive une autre route qu’eux,
                            Non les braves gens n’aiment pas que
                            L’on suive une autre route qu’eux,
                            Tout le monde médit de moi,
                            Sauf les muets, ça va de soi.

                            Le jour du Quatorze Juillet
                            Je reste dans mon lit douillet.
                            La musique qui marche au pas,
                            Cela ne me regarde pas.
                            Je ne fais pourtant de tort à personne,
                            En n’écoutant pas le clairon qui sonne.
                            Mais les braves gens n’aiment pas que
                            L’on suive une autre route qu’eux,
                            Non les braves gens n’aiment pas que
                            L’on suive une autre route qu’eux,
                            Tout le monde me montre du doigt
                            Sauf les manchots, ça va de soi.

                            Quand je croise un voleur malchanceux,
                            Poursuivi par un cul-terreux ;
                            Je lance la patte et pourquoi le taire,
                            Le cul-terreux se retrouve par terre
                            Je ne fait pourtant de tort à personne,
                            En laissant courir les voleurs de pommes.
                            Mais les braves gens n’aiment pas que
                            L’on suive une autre route qu’eux,
                            Non les braves gens n’aiment pas que
                            L’on suive une autre route qu’eux,
                            Tout le monde se rue sur moi,
                            Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

                            Pas besoin d’être Jérémie,
                            Pour deviner le sort qui m’est promis,
                            S’ils trouvent une corde à leur goût,
                            Ils me la passeront au cou,
                            Je ne fait pourtant de tort à personne,
                            En suivant les chemins qui ne mènent pas à Rome,
                            Mais les braves gens n’aiment pas que
                            L’on suive une autre route qu’eux,
                            Non les braves gens n’aiment pas que
                            L’on suive une autre route qu’eux,
                            Tout le monde viendra me voir pendu,
                            Sauf les aveugles, bien entendu.


                          • Hieronymus Hieronymus 13 octobre 2009 08:13

                            bravo pour cette ode a la vertu
                            surtout quand on sait de qui elle emane (!)
                            le furtif, faut vraiment se pincer pour le lire ..


                          • Philippe D Philippe D 12 octobre 2009 16:49

                            Merci Tristan Valmour,

                            Ca vous réconcilie avec Avox des articles comme le vôtre.
                            Trop rares pourtant.


                            • Philippe D Philippe D 12 octobre 2009 17:46

                              Shaw,

                              Là je suis assez d’accord avec ton questionnement.
                              Ce sont du reste les questions que je me pose à moi-même.

                              Pour la démission :
                              - Position difficile et fragilité du ministre ( En France et à l’étranger )
                              - Image assez dégradée de la fonction politique et nécessité de montrer une certaine morale. ( En même temps quand on voit le népotisme à l’oeuvre on se dit que la morale doit être malheureusement le cadet des soucis de notre Prés )
                              ...

                              Contre la démission :
                              - Valeur de l’homme pour la fonction culturelle qui est la sienne. Tout dépend qui viendrait à sa place, car si c’est pour gagner un Toubon à la culture ( le seul ministre qui m’envoyait régulièrement des invitations aux inaugurations d’expos, mais qui était 1 pur politique et non 1 cultureux )
                              - Pas donner l’impression de céder à une polémique initiée par Le Pen et partie sur de fausses bases.
                              - Sentiment de sympathie pour l’homme, malgré ses erreurs.
                              ...


                            • herbe herbe 12 octobre 2009 22:19

                              De retour Shawford ?

                              Super, le « fil est donc rétabli »...

                              A bientôt...


                            • Tristan Valmour 12 octobre 2009 18:39

                              Bonsoir à tous. Merci pour vos interventions. Je vais m’employer à vous répondre, mais de façon brève. Ici il est minuit et je suis exhausted (fatigued) après une bonne journée de travail.

                               

                              D’abord, je ne défends aucunement Mitterrand. Le ministre doit démissionner, je crois l’avoir écrit en introduction sans équivoque. Mais je n’aime pas l’injustice, aussi, à partir du moment où aucun élément ne permet de prouver son appétence pour des mineurs, la rumeur doit cesser. On peut quand même faire la part des choses, non ?

                               

                              Je ne fais pas la lèche et n’ai aucun maître. Mais vous n’êtes pas obligé de me croire, vivre107 ans. J’ai même fondé mon mouvement politique, et publié sur facebook, http://www.facebook.com/pages/Democratie-Republicaine-Humaniste/66655808836#/pages/Democratie-Republicaine-Humaniste/66655808836?v=app_2347471856 il y a 6 mois, un article qui présente les grandes lignes de mes idées, c’est donc du factuel. Bien avant les affaires Mitterrand donc. Elles sont très, très, mais vraiment très éloignées de mes prétendus « maîtres ». Je tire mon inspiration de l’amour pour l’espèce humaine et la vie. En revanche, vous avez raison : les gens dont vous parlez m’ignoreront.

                               

                              Je ne sais pas si le tourisme sexuel est réprimé. Comment le prouver, c’est ça la question. En revanche, la pédophilie est effectivement réprimée.

                               

                              Merci Antoine, Claude et Philippe.

                               

                               


                              • ELCHETORIX 12 octobre 2009 20:29

                                sans tergiverser sur le fond et la forme des « évènements » récents qui concernent FM , il y a suffisamment de présomptions d’erreurs et de malfaisances pour que ce « ministre » démissionne de sa fonction de ministre de la culture.
                                Pour être ou entrer dans la fonction publique , avec son vécu ou son curriculum vitae privé , même en étant 1er d’un concours pour postuler un poste de petit fonctionnaire , la porte d’entrée nous serait fermée pour exercer la fonction.
                                HONNEUR - PROBITE- et INTEGRITE et un CASIER JUDICIAIRE VIERGE sont la règle pour un emploi dans la fonction publique  ! à FORTIORI AUX PLUS HAUTES FONCTIONS .

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Tristan Valmour


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès