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Accueil du site > Actualités > Politique > Moderniser le PS et la France

Moderniser le PS et la France

Nous avons la gauche la plus ringarde d’Europe et Ségolène Royal essaie de la révolutionner. Ou du moins le parti socialiste, et, que l’on soit de gauche, du centre, de droite ou d’ailleurs, moderniser le discours politique de gauche en France est essentiel pour l’évolution de notre pays.

Je ne suis pas « partisan », au sens où je ne suis pas affilié à un parti politique et où je ne me reconnais pas dans les caricatures tout blanc versus tout noir qui font la vie politique en France. Je ne suis pas non plus spécialement socialiste.

Toutefois par curiosité, je suis allé faire un tour au meeting de Villepinte pour voir ce qui s’y disait et en profiter d’ailleurs pour comparer le discours brut avec ce qu’on en dit ; puisque « les médias sont inféodés au grand capital ! »

Après une petite intro un peu larmoyante sur le thème des femmes battues (je ne veux pas dire que le sujet n’est pas digne d’intérêt, mais je ne vois pas que ce soit le rôle d’une présidente de la République de régler les problèmes de couple de 10% des Français), son discours s’est orienté en premier lieu sur l’économie et la réforme de l’Etat, avant le social.

Alors qu’il y a deux jours elle venait d’effectuer un début de virage « à gauche toute », je craignais le pire. Quelle bonne surprise de constater avec quel courage elle a tenu ferme sur ces idées déjà essaimées lors de sa campagne, alternant adroitement entre propositions et citations extraites de ses débats participatifs. Voilà mes morceaux choisis :

La dette

« Et c’est pourquoi j’ai décidé de vous parler en premier de notre situation économique et, en particulier, du problème de la dette. La dette publique est devenue insoutenable. Elle représente 64% du PIB et 18 000 euros par Français. Les intérêts qu’elle génère sont devenus à eux seuls la 2ème dépense du budget de la Nation. »

L’économie de marché

« Nous avons les moyens de relancer la croissance et la machine économique. Je veux réconcilier les Français avec l’entreprise pour sortir la France des déficits et accomplir des progrès sociaux dont nous avons besoin. [...] Eh bien je suis reconnaissante à ces entrepreneurs du risque qu’ils prennent et qui permet de créer, chaque année, les emplois que la mondialisation financière déplace. [...] Et je m’engage aujourd’hui, devant vous, à tout faire pour soutenir leur effort et pour créer l’environnement dont elles ont besoin et qu’elles méritent. »

(On est loin du spectre de l’économie administrée ou de la décroissance...)

La réforme de l’Etat

« Les Français, je l’ai également compris, aspirent à voir l’Etat réformer profondément sa gestion pour dégager des économies et donc des marges d’action. Sans doute cette réforme sera-t-elle, chez nous, plus difficile à mener qu’ailleurs. Car la France, n’est-ce pas, s’est constituée autour de son Etat central !

Car il fut, cet Etat, partie prenante à sa construction, sa puissance, sa grandeur ! Mais nous devons agir. Nous avons un Etat qui est devenu beaucoup trop lourd. Nous avons trop ministères. Nous avons des ministères qui ont, en dix ans, changé huit fois de périmètres et donc de dénominations avec toutes les dépenses inutiles, toutes les pertes d’efficacité, que cela suppose.

Il faut réformer tout cela. Il faut alléger le poids de nos administrations. Il faut les mettre au service des citoyens alors que, trop souvent, les citoyens ont le sentiment d’être le jouet des administrations. Il faut soulager des administrations centrales qui s’épuisent à gérer des personnels répartis sur le territoire et des crédits de toutes sortes.

Il faut en finir avec cette lourdeur de l’Etat central qui engendre toujours plus de textes législatifs ou réglementaires - et des textes qui, bien souvent, sont à la fois illisibles et inutiles. Les fonctionnaires en sont les premières victimes lorsqu’ils s’épuisent en réunions stériles au lieu de donner l’impulsion et la créativité dont ils sont porteurs et qui sont leur vraie vocation. »

(eh bien mazette, devant un tel parterre, c’est pas mal)

Et pour finir, quelques mots sur l’enseignement supérieur

« La société de la connaissance exigeant un investissement massif dans l’Université et la recherche, je veillerai à renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national et je les encouragerai à se regrouper entre régions pour atteindre une taille comparable à celle des grandes universités du monde. »

(Si, si, l’autonomie des universités !)

En passant, pas une allusion sur son programme économique sur le site de tf1 ; ni au 20h00 de TF1 (je n’ai pas pu voir sur France Télévision) ; juste une liste de mesures dans le grand classique socialiste qui accrédite la « litanie des dépenses » dénoncées par ailleurs. Sans doute devra-t-elle marteler son message si elle veut être entendue sur ces points...

Enfin juste un petit détail croustillant à deux balles : au premier rang, les éléphants, comme on dit, étaient alignés. Lorsque le volume des applaudissements était trop élevé, Fabius se résignait à apporter sa contribution. Il n’était vraiment pas à la fête.

Reste seulement que, si elle échoue, la gauche du parti, Fabius en tête, et la gauche de la gauche lui tomberont dessus. On refera le grand soir et la France n’y gagnera pas en réflexion politique, ni dans sa capacité à se réformer. Pourquoi devrions-nous être le seul pays d’Europe à ne pas faire sa révolution sociale démocrate ?

Hein... quoi ? Est-ce que j’insinuerais qu’il faudrait que Ségolène gagne pour faire progresser la France ?


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36 réactions à cet article    


  • Charles André Charles André 12 février 2007 14:47

    C’est assez hallucinant, cette « couverture » journalistique. Il m’a fallu fouiller dans les moindres détails des échos, après avoir lu ton billet, pour retrouver la trace de l’autonomie des universités par exemple.

    Mais bon, elle ne propose que de « renforcer l’autonomie ». Nico : les universités sont déjà statutairement autonomes (ce sont des établissements publics) ; ce qui compte, c’est ce qu’on met dedans. Honnêtement, et sans aucun partisanisme, je ne l’imagine pas du tout oser prôner la sélection et des frais d’inscription. On prend les paris ?

    C’est comme la dette. Comme Sarko, elle dit « la dette c’est grave ». Ca n’a rien d’opérationnel, ça, Nico (même si c’est déjà ça, évidemment). Vu le nombre de nouveaux droits qu’elle propose d’ouvrir, je me demande vraiment comment elle financerait autrement que par le déficit et l’emprunt toutes ses promesses. C’est pas « l’impôt Johnny », qu’elle n’a d’ailleurs pas repris dans son discours, qui financera tout ça. Même BUFFET déplore qu’il n’y ait « aucune disposition fiscale permettant d’assurer leur financement » !

    Très heureux de lire qu’elle veut faire de la régionalisation un axe qui va bien au-delà de la démocratie participative. Mais je me rappelle que le PS avait ferraillé contre le simple transfert des TOS aux collectivités territoriales. J’espère donc qu’elle osera aller jusqu’à un transfert d’outils fiscaux. C’est là où l’on pourra tester la fermeté de sa volonté en la matière. L’Etat est lourd notamment parce qu’on a dans les contrôles bien trop de fonctionnaires. Ira-t-elle jusqu’à proposer la mobilité, la suppression des corps (ou la réduction drastique de leurs nombres) ? Je ne la vois pas non plus s’engager sur le nombre de fonctionnaires. Remettra-t-elle en cause la rigidité du statut ? Donc là encore, pour moi, ce ne sont que des paroles non opérationnelles.

    Mais quoi qu’il en soit, il est vrai qu’elle a utilisé certains mots intéressants, qui s’écartent de la traditionnelle vulgate socialiste.


    • Charles André Charles André 12 février 2007 14:47

      C’est assez hallucinant, cette « couverture » journalistique. Il m’a fallu fouiller dans les moindres détails des échos, après avoir lu ton billet, pour retrouver la trace de l’autonomie des universités par exemple.

      Mais bon, elle ne propose que de « renforcer l’autonomie ». Nico : les universités sont déjà statutairement autonomes (ce sont des établissements publics) ; ce qui compte, c’est ce qu’on met dedans. Honnêtement, et sans aucun partisanisme, je ne l’imagine pas du tout oser prôner la sélection et des frais d’inscription. On prend les paris ?

      C’est comme la dette. Comme Sarko, elle dit « la dette c’est grave ». Ca n’a rien d’opérationnel, ça, Nico (même si c’est déjà ça, évidemment). Vu le nombre de nouveaux droits qu’elle propose d’ouvrir, je me demande vraiment comment elle financerait autrement que par le déficit et l’emprunt toutes ses promesses. C’est pas « l’impôt Johnny », qu’elle n’a d’ailleurs pas repris dans son discours, qui financera tout ça. Même BUFFET déplore qu’il n’y ait « aucune disposition fiscale permettant d’assurer leur financement » !

      Très heureux de lire qu’elle veut faire de la régionalisation un axe qui va bien au-delà de la démocratie participative. Mais je me rappelle que le PS avait ferraillé contre le simple transfert des TOS aux collectivités territoriales. J’espère donc qu’elle osera aller jusqu’à un transfert d’outils fiscaux. C’est là où l’on pourra tester la fermeté de sa volonté en la matière. L’Etat est lourd notamment parce qu’on a dans les contrôles bien trop de fonctionnaires. Ira-t-elle jusqu’à proposer la mobilité, la suppression des corps (ou la réduction drastique de leurs nombres) ? Je ne la vois pas non plus s’engager sur le nombre de fonctionnaires. Remettra-t-elle en cause la rigidité du statut ? Donc là encore, pour moi, ce ne sont que des paroles non opérationnelles.

      Mais quoi qu’il en soit, il est vrai qu’elle a utilisé certains mots intéressants, qui s’écartent de la traditionnelle vulgate socialiste.


      • seb59 (---.---.180.194) 12 février 2007 17:29

        « Fabius se résignait à apporter sa contribution. Il n’était vraiment pas à la fête. »

        Fabius etait peut etre le seul de l’assemblée a voir arriver le desastre !

        La plupart des propositions de mme royal sont floues. Exemple : en parlant des entreprises

        « je m’engage aujourd’hui à tout faire pour soutenir leur effort et pour créer l’environnement dont elles ont besoin »

        Ah oui et comment ? Par des mesures fiscales , des aides , la protection de notre economie ? On ne sait jamais comment elle va s’y prendre.

        Il est facile de dire : un pret de 15000 euros gratuit pour tous, plus de competitivité, une administration veritablement au service du peuple .. bla bla bla

        Je n’arrive plus a savoir si on parle de lessive ou de l’avenir de notre pays.


        • Nicolas P. Nicolas P. 12 février 2007 23:51

          Si vous dénoncez la facilité de son discours, je ne vous suis pas. Ce n’est pas simple pour le PS dont on sait qu’une bonne part de l’électorat est dans la fonction publique d’expliquer qu’il faut réformer l’Etat parce qu’il est trop lourd.

          Alors que sa situation dans les sondages est précaire, que le parti est brinquebalant, c’est plus courageux qu’un virage à-gauche-toute.

          Evidemment, si vous n’en avez retenu que le compte rendu de TF1, ce n’est pas facile de vous faire une véritable idée de ce qu’y s’est dit. smiley

          Enfin, les commentaires oscillent entre « ya pas de vision, c’est un catalogue de mesures » et « c’est trop général, elle ne dit pas comment elle va faire ». Faudrait savoir !


        • jade (---.---.202.86) 13 février 2007 22:41

          Bien dit. Il n’a pas écouté le discours, comme la plupart des télés ?


        • crou (---.---.207.192) 13 février 2007 23:35

          J’ai vu le discours de Ségolène royale.

          Ce que j’en retiens c’est qu’elle a commencé par évoquer des voeux pieux sur la dette, la réforme de l’état, etc... mais sur lesquels elle est restée très très floue.

          Puis, très vite, elle a enchainé sur des mesures beaucoup plus détaillées et très nombreuse, mais là, ça laissait franchement l’impression d’un « à chaque problème, sa subvention ».

          Et, forcément ça annhile complètement toute la première partie de son discours. C’est le panier percé qu’elle a présenté que je retiens. Où sont les mesures réalistes pour relancer la croissance ? Ca reste bien la question centrale, non ? Et elle n’y réponds absolument pas.

          Pas de raison de donner ma voix à des politiques sans idées qui se réfugient dans la diabolisation de l’adversaire, dans le vote utile, dans les fausses promesses et dans le « ils sont pas mieux que nous ».

          Ségolène Royal connassait le programme dépensier de l’UMP et pouvait facilement en présenter un plus équilibré.

          Marre de ces 2 partis, rentiers de la démocratie française. Marre de ces 2 partis fainéants et décadents.

          Dans le cas d’un 2ème tour Ségo-Sarko, pour moi, ce sera vote blanc.  smiley


        • chevsinclair (---.---.59.6) 14 février 2007 13:49

          tout à fait d’accord, Mais je rejette également qu’on ne dise pas assez que Nicolas Sarkozy n’a pas un programme très réaliste compte tenu du coût astronomique de celui ci. Les deux « champions » font des programmes flous et couteux enfument tout le monde et c’est navrant. Il est à noter que celui de Mme Royal est particulièrement irréaliste.

          Je vous renvoie à ce très bon article du Monde http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-867196@51-813555,0.html


        • TimeoDanaos (---.---.199.247) 12 février 2007 23:24

          Pareil.

          Sur le fond : le « on rase gratis » de Le Pen n’était pas si déplacé. Comment le PS espère-t-il séduire de nouveaux électeurs avec à la fois une telle avalanche de promesses et un tel manque de lisibilité sur les moyens ? C’est un discours de socialiste pour les socialistes (no offense).

          Sur la forme : le moment de sincérité, repris par toutes les télés, poing serrés et trémolos. Une mère qui parle de ses enfants. Par analogie, elle sera(it) notre mère à tous ? Emouvant, mais grossier.

          J’en ai marre qu’on me prenne pour un c... tous les 5 ans.

          Et quand j’écoute Bayrou, je me dis que lui ne me promet rien, il prévient juste qu’on est à la limite de la cassure grave, que ce sera dur, il me dit ce qu’il fera (le pourra-t-il ?), et d’abord et surtout une nouvelle constitution, que Montebourg a bradée contre un poste, qui ne résoudra pas tout, mais permettra de redistribuer un peu la donne politique de ce pays.

          Bref, à comparer, ma voix de gauche ira au Béarnais.


          • Nicolas P. Nicolas P. 12 février 2007 23:43

            L’avalanche de promesses, c’est ce qui a été retranscrit... mais ce n’est pas ainsi que je l’ai perçu lors de son discours. C’est le côté journalistique réducteur.

            Je prends un exemple : elle annonce le revenu d’autonomie pour les étudiants, la foule est en délire (surtout le MJS) et elle continue sa phrase par « laquelle allocation leur sera versée en contrepartie d’une obligation de formation sérieuse, d’une recherche active d’emploi et, pour les étudiants, d’heures de soutien scolaire auprès d’élèves en difficulté ». Heu applaudissements polis... Et qu’en retiennent les journalistes lorsqu’ils évoquent la mesure ?

            Les trémolos, oui pas terrible, ce n’est pas une grande oratrice en général et ce n’est pas ma tasse de thé non plus...

            Enfin, Bayrou, on attend tous d’en savoir plus n’est-ce pas ?


          • Charles André Charles André 13 février 2007 13:52

            C’est vrai qu’une nouvelle Constitution, c’est vraiment ce dont les Français ont besoin pour améliorer leur quotidien et reprendre espoir en l’avenir...


          • Charles André Charles André 13 février 2007 13:53

            (Je m’adressais à TimeoDanaos )


          • TimeoDanaos (---.---.82.193) 13 février 2007 22:58

            J’entends bien cette objection, et je suis d’accord.

            Mais une nouvelle constitution permettrait de bâtir un projet national, et de redonner du sens au mot « politique », avec au début une énorme envie de faire du neuf, une sorte d’état de grâce dont nos institutions bénéficieraient. Sur cette base, on peut tout imaginer, et surtout de réformer (enfin) en profondeur, ce qui - on me l’accordera - « devrait » améliorer le quotidien des français, oui.

            Je n’ai pas parlé de baguette magique, mais de refondation citoyenne d’un projet politique. Qui, actuellement, accorde plus de 20% de confiance à nos élus et au système dans lequel ils évoluent ? Quel est leur niveau de représentativité ?

            Et à titre personnel, j’ai connu l’euphorie de 1981 (et la gueule de bois...), j’aimerais connaître et participer à celle de 1958, et inventer mon avenir, pour une fois.


          • crou (---.---.207.192) 13 février 2007 23:51

            @Charles André

            Ne voyez-vous pas la défiance et la colère des français vis-à-vis de nos élus ? Etes-vous à ce point aveugle ?

            Remettre en place des règles démocratiques claires permettra de rétablir un lien de confiance entre les élus et les citoyens.

            Sans cette confiance, n’espérer pas la moindre réforme. IMPOSSIBLE.

            Donc, oui, la priorité des priorités, c’est la réforme instutionnelle.

            On en est rendus là. C’est cela ou l’immobilisme !


          • parlerfranc (---.---.215.120) 14 février 2007 10:05

            à timeo ; la refondation ’’citoyenne’’ ce n’est pas français le mot citoyen(ne)utilisé par tous nos socialistes ’’deusse pays’’ comme ils disent, n’existe pas comme adjectif.cela ne veut rien dire.


          • parlerfranc (---.---.215.120) 14 février 2007 10:32

            moderniser le Ps c’est impossible car c’est contraire à l’idéologie socialiste et aux objectifs du socialisme.le socialisme c’est quoi ? d’après tous les dictionnaires existants c’est une idéologie utopique qui ne peut aboutir qu’à l’exploitation de l’homme par l’homme socialiste. il ne faut pas confondre moderniser et évolution.le socialisme en croyant se moderniser à évoluer vers :le collectivisme ont a vu les résultats de l’ex urss :le nationalisme socialiste (voir le résultat du nazisme) :l’étatisme ou le tout Etat dirigé par un dictateur qui impose par la force le socialisme.quel que soit ces termes que vous prenez qui sont synonymes, vous ne moderniserez pas la France, vous la conduirez vers le bas ce qui correspondra à l’objectif rechercher. 25 ans de socialisme en France voyez où on en est aujourd’hui.libre aux Français d’en reprendre pour 5 ans s’ils ne se trouvent pas encore assez pauvre.


          • parlerfranc (---.---.215.120) 14 février 2007 10:33

            moderniser le Ps c’est impossible car c’est contraire à l’idéologie socialiste et aux objectifs du socialisme.le socialisme c’est quoi ? d’après tous les dictionnaires existants c’est une idéologie utopique qui ne peut aboutir qu’à l’exploitation de l’homme par l’homme socialiste. il ne faut pas confondre moderniser et évolution.le socialisme en croyant se moderniser à évoluer vers :le collectivisme ont a vu les résultats de l’ex urss :le nationalisme socialiste (voir le résultat du nazisme) :l’étatisme ou le tout Etat dirigé par un dictateur qui impose par la force le socialisme.quel que soit ces termes que vous prenez qui sont synonymes, vous ne moderniserez pas la France, vous la conduirez vers le bas ce qui correspondra à l’objectif rechercher. 25 ans de socialisme en France voyez où on en est aujourd’hui.libre aux Français d’en reprendre pour 5 ans s’ils ne se trouvent pas encore assez pauvre.


          • TimeoDanaos (---.---.70.127) 14 février 2007 11:46

            @parlerfranc

            Source : Littré (faut-il le présenter ?) 3° sens du terme « citoyen » : Dévoué aux intérêts de son pays. Ministre, soldat citoyen.

            Citation : « Supposez que la passion de faire le bien de l’État, passion qui anime le gouvernement actuel sous un roi citoyen... » Éphémérides, t. II, p. 58, 1766

            En outre, le CNRS donne, dans son dico des synonymes (entre autres) : bonhomme, citadin, démocrate, égal, habitant, homme, individu, patriote, républicain.

            Enfin, comme antonymes : aristocrate, barbares.

            CQFD : c’est employé comme adjectif, tout le monde comprend, et c’est français.


          • neuneu (---.---.14.88) 12 février 2007 23:54

            bis repetita

            « La société socialiste devrait représenter, au point de vue production et technique, un stade plus élevé que le capitalisme.

            Si l’on se propose de construire la société socialiste à l’intérieur des limites nationales, cela signifie qu’en dépit de succès temporaires, on freine les forces productives, même par rapport au capitalisme.

            C’est une utopie réactionnaire que de vouloir créer dans le cadre national un système harmonieux et suffisant composé de toutes les branches économiques... »

            Léon Trotsky

            Bon, les midinettes socialos, faudrait peut-être décoincer un peu non ?

            ça commence à dater vos plaisanteries !

            et c’est le grand Léon qui vous le dit, bordel !!!


            • jade (---.---.202.86) 13 février 2007 22:47

              Tiens donc, nous y voilà 100 ans en arrière. Mais ce n’est plus le socialisme, c’est la mondialisation ?


            • ¨Pesle (---.---.5.7) 13 février 2007 09:54

              Je n’ai pas pu me décider à écouter ce discours. donc je suis allée hier sur divers site dont celui de l’Expansion .Celui ci relève deux constats : Rien sur la sécurisation des retraites. Rien sur la durée les cotisations . La ficalité est la grande absente Le monde Rien sur les 35 heures. Quid de l’international ? Je trouve que nous restons encore et toujours dans le travers du socialisme à la française arc boutée contre vent et marée dans un modèle passéiste qui n’arrive pas à évoluer. De plus, en référence à l’article sur le bipartisme à Sciences Po , je pense que les politiques issus de cette école puis de l’ENA sont totalment formatés et ne peuvent envisager d’aller voir ailleurs comment les choses se passent.


              • jade (---.---.202.86) 13 février 2007 22:44

                Eux n’ont pas écouté non plus


              • machinchose (---.---.168.64) 13 février 2007 14:09

                c’est clair qu’une fois de plus l’ump a mené la danse médiatique : à la question à laquelle ils n’ont jamais pu apporter la moindre réponse les voilà qu’ils exigent milles eclaircissements tout de suite... et hop ... c’est un truc dépensier, irresponsable, bla bla bla... et comme ça surtout ne parlons pas du fond, ne parlons pas de l’international de l’europe, des université, de l’etat ; de la culture, ne parlons pas de la vision, ... non ils ont dénaturés.

                Et maintenant qu’on parle de leur chiffrage à eux ils vont nous revenir sur trois thèmes du fonds etc.

                la campagne vue de droite est misérable.


                • crou (---.---.207.192) 14 février 2007 00:16

                  C’est pas moi, c’est l’adversaire. L’adversaire n’est pas mieux que moi. L’adversaire, c’est pas bien, alors votez pour moi ! votez utile !

                  Mais où est la politique la-dedans ????

                  L’UMP présente un projet irréaliste et dépensier.

                  Que fait le PS : il va présenter un projet équilibré et sans fausses promesses. Il pourra s’en targuer et ringardiser l’UMP ?

                  Bien sûr que non ! Au contraire, c’est une magnifique marge de manoeuvre pour surrenchérir en toutes aussi fausses promesses et fausses illusions. sans que l’UMP puisse le dénoncer honnêtement, puisque leur projet est tout aussi nul.

                  C’est lamentable tout ça.

                   smiley


                • machinchose (---.---.168.64) 14 février 2007 07:40

                  avez vous seulement étudié le programme en question ou en avez vous seulement lu le compte rendu dans le figaro ou écouté ce qu’en pense TF1 ?

                  parce qu’il y a un moment ou il faut arrêter. Ce projet est cohérent ambitieux et réaliste.

                  ça ne veut rien dire « il faut dépenser moins » ce n’est pas de la politique c’est de la démagogie. l’idée c’est de faire de la politique, de donner des directions et de rendre tout ça réalisable.


                • Pelletier Jean Pelletier Jean 13 février 2007 15:19

                  Cher Nicolas P.

                  Je pense en effet que l’intérêt de SR, c’est qu’elle bouscule les mauvaises habitudes prises au PS. D’où les difficultés qu’elle a rencontrées pour faire sa pré-campagne... et pourtant à la surprise générale elle a été désignée à 61% dès le 1er tour... elle a comblé (pour le moment) une grande attente t une immense espérance des militants. La PS n’a pas été capable, n’a pas eu le courage de faire sa révolution culturelle et d’assumer la responsabilité de ses transformations dues à l’exercice du pouvoir.

                  En un mot le Ps et 90% de ses adhérents sont aujourd’hui de bons sociaux démocrates ... par la méthode et le mode d’action elle a bousculé les cadres du parti (qui du coup ont fait de la résistance) ... mais jusqu’alors, y compris avec le meeting de Villepinte elle a impose ses choix et sa méthode.

                  Quant on analyse toute cela , on s’aperçoit qu’elle est la « fille » de la deuxième gauche sur une partie des méthodes (la démocratie participative) et sur le fond (son programme de réforme), elle est cependant aussi mitterrandienne dans le rapport qu’elle entretient avec le pouvoir et la manière dont elle travaille avec son entourage (personne ne sait qui fait quoi)

                  Bien à vous.


                  • Nicolas P. Nicolas P. 13 février 2007 23:43

                    Oui, c’est ainsi que je comprends aussi son approche. Merci de ces précisions.


                  • Calmos (---.---.241.212) 13 février 2007 16:28

                    Devoir moderniser le Parti socialiste c’est reconnaitre qu’il est archaique....

                    Quand 80% des fonctionnaires arc-boutés à leurs chers avantages zacquis.... sont ou militants ou sympatisants socialistes...on est en droit de se dire que la modernisation d’un Parti et d’une France socialiste n’est pas pour demain....

                    Pour eux la seule réponse a toute tentative de relooking est de descendre dans la rue comme des hystériques...meme Allègre en a fait l’experience....

                    Ce n’est pas Ségolène Royale qui y changera quelque chose....Elle n’a pas la carrure....Elle qui demande un avis sur tout.....


                    • jade (---.---.202.86) 13 février 2007 22:48

                      Et les Ministres ne sont pas arc-boutés à leur poste ?


                    • Nicolas P. Nicolas P. 13 février 2007 23:50

                      Oui tout à fait, que le PS est archaique. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’UMP soit moderne.

                      Mais le PS ou plus généralement la gauche représentent la moitié des Français. Et si nous souhaitons mener des réformes de fond, nous ne le ferons pas contre la moitié des Français.

                      Ouh la la, mais c’est du Bayrou ça ? smiley


                    • crou (---.---.207.192) 14 février 2007 01:26

                      Je suis pour Bayrou.

                      J’ai vu le discours de Ségolène Royal. C’était plus très gauche que 2ème gauche.

                      Il n’y a qu’à voir les critiques plus que gentillette du PCF ou de Bové ou même d’Henri Emmanuelli (plus qu’agréablement surpris).

                      Franchement, vous me faites completement halluciné quand vous interprèter cela comme de la sociale-démocratie...

                      Je n’y ai vu qu’un discours « certifié socialiste, pûr sucre », rien de plus.

                      Les subventions et dépenses proposées ne risquent-elles pas d’aller directement dans de la consommation de produits chinois ?

                      Je n’y ai vu aucune vision économique réaliste ? Quel plan pour amener une croissance solide ?

                      Je suis un peu véhément, désolé, mais je suis très déçu. Parce que je ne vois pas en ségolène Royal une solution de rechange pour moi. Et j’ai du mal à croire que vous pourrez séduire au centre. Dommage !


                    • Blablabla (---.---.174.186) 14 février 2007 08:09

                      REPONSE A L’AUTEUR « PS ou plus généralement la gauche représentent la moitié des Français. » Ca va pas non ?


                    • AVEVA (---.---.242.93) 13 février 2007 22:21

                      ça devient durt d’être socialiste !

                      Même si Sarko ce n’est pas le rêve... il est bien le seul à pouvoir sortir le France du pétrin.

                      Alors socialiste ou pas essayons Monsieur Sarkozy


                      • jade (---.---.202.86) 13 février 2007 22:51

                        Malheureusement, de gré ou de force, il va récupérer les mêmes qui ont gouverné depuis 5 ans et envoyé la France au bord de la faillite (heureusement que l’UE était là pour freiner les dépenses).


                      • crou (---.---.207.192) 14 février 2007 01:30

                        @AVEVA

                        Ca c’est de l’argumentation...

                        C’est trop travail peut-être ?


                      • machinchose (---.---.168.64) 14 février 2007 07:37

                        Personnellement je me méfie d’un type qui réussit à mettre contre lui toutes les organisations de droits de l’homme, dont les psychiatres viennent de dénoncer encore sa folie sécuritaire et son amour du fichage, qui envoie des flics dans les écoles, qui a des bilans de ministère désastreux, qui est le chef de l’actuelle majorité (donc merci mais on l’a DÉJÀ essayé), qui n’a pas de programme sauf celui qui consiste à plaire aux plus riches, qui a trahi son propre gouvernement devant un président américain en baisse etc.

                        non merci, vraiment. et le pire c’est que je ne comprends même pas qu’on puisse seulement l’envisager.


                      • incorrigible (---.---.4.237) 14 février 2007 08:22

                        Je n’arrive pas à me résoudre à quitter comme cela Avox : c’est presque aussi irrationnel que d’espérer que le PS va enfin ouvrir les yeux, et annoncer clairement une politique de Gauche,à la Jaurès, dont se revendique NS !.....

                        Le discours de SR certes « de gauche », mais quel catalogue...qui pointe la difficulté du PS à se définir...

                        Le discours de F. Hollande : super poilant et juste.

                        Le discours de L.Fabius, la veille à Paris : excellent,mais il n’est pas candidat.

                        Le discours d’Olivier Todt, l’économiste et chercheur (orthographe ?), trés juste.

                        Les positions de JL Mélenchon :totalement respectables...

                        Pourquoi, alors que toutes ces analyses sont valables, la « gauche » n’arrive pas à prendre et à s’engager dans le tournant qui s’impose ?

                        L’antinéolibéralisme, l’anti libre-échange mondialisé qui précipite nos pays dans le mur, la précarité , la violence, et la désagrégation . Quand je dis nos pays, je ne parle pas des « privilègiés » qui s’enrichissent et se cooptent....

                        Par contre je dis tous les pays industrialisés du XIX et XXème siècle, y compris les Etats-Unis, où c’est LE DEBAT. (Tous les Américains ne sont pas Bushistes, les Portugais Barrosistes,les Allemands Merckelistes,etc, loin s’en faut....)

                        Pourquoi le PS n’aide pas le combat de José Bové:un groupe antinéolibéral à l’Assemblée aurait de la gueule...(je ne suis pas contre le fait que les frontistes s’y expriment...)

                        Enfin, pour le problème de la dette, je vous invite à rechercher un article du 30 janvier sur la dette au Liban, sur Rézo.net...Y’a plus qu’à transposer..... :-0

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