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Accueil du site > Actualités > Politique > Montrer « l’âme »

Montrer « l’âme »

Il faudrait qu’enfin les observateurs patentés se penchent sur un phénomène qu’ils ont voulu d’abord ignorer : l’écho important enregistré par l’extraordinaire campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le Front de Gauche vient de remporter entre Nation et Bastille une victoire populaire incontestable. Comme d’habitude les batailles de chiffres feront rage sans pour autant masquer la foule considérable, bariolée, diverse, rassemblée au pied de la célèbre colonne et dans toutes les rues adjacentes. Ces « gens » ne sont pas tous des militants engagés, des syndicalistes ou des adhérents du parti communiste. Ces « gens » ne sont même sans doute pas tous des « gens » qui pensent à gauche, qui votent habituellement à gauche. Parmi ces « gens », il y en a beaucoup qui sont là pour écouter un « souffle », autre chose que la « soupe » technocratique habituelle. Ils sont à la recherche d’une utopie, d’un vrai rêve de meilleur.

Dans le silence attentif, Mélenchon peut ainsi décliner des propositions parfois très rudes. Elles ne sont pas toujours, prises unitairement, acceptées voir comprises, mais elles s’insèrent dans un vrai projet cohérent et sans concessions. Ce peuple sent cette cohérence, perçoit cette logique, comprend confusément le respect que l’orateur lui accorde. Il ne cherche pas à cacher les mots, même ceux qui sont réputés fâcher ; il ne joue pas la couleuvre ondoyant entre les obstacles ; il affirme avec force une conviction. "Lorsque en plein meeting il qualifie le F Haine et ses dirigeants de vermines fascistes qui agissent comme les chiens de garde d’un capitalisme dévastateur, il éduque, il convainc, il prend des risques, il fait preuve de courage politique. Il n’y a alors plus aucun doute aux yeux des Français. Il est celui qui marque des points dans cette campagne présidentielle, loin devant tous ses concurrents. En clair, il a le courage d’affirmer les idées du Front de Gauche, sans calcul, sans arithmétique, simplement pour ramener à la politique ceux qui la fuient." Quelles que soient les idées qui habitent les uns ou les autres, le phénomène Front de Gauche-Mélenchon devrait être un sujet de réflexion pour ceux qui veulent encore se faire entendre dans le discours politique : il faut qu’il sache montrer une âme.

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13 réactions à cet article    


  • nofutur 19 mars 2012 11:51

    Personnellement, je ne suis pas encarté (ni FDG ni autre) mais MELENCHON donne un nouveau souffle à la politique ! loin du TINA et du politiquement correct. Et enfin de l’oxygène dans cette morne campagne ! Il donne envie d’avoir envie et rien que pour cela je l’en remercie.


    • HerveM HerveM 19 mars 2012 11:51

      Ohoh ! Notre ex ministre de l’enseignement professionnel en compagnie de notre ex ministre de la jeunesse et des sports !

      Le changement est en route ! Tous ensembles, tous ensembles ! Ouais ! Ouais !


      • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 19 mars 2012 12:26

        « Lorsque en plein meeting il qualifie le F Haine et ses dirigeants de VERMINES fascistes qui agissent comme les chiens de garde d’un capitalisme dévastateur, il éduque »

        ... Et que proposez-vous pour combattre cette « vermine » ? Leur extermination ?

        Relisez-vous bon sang, et réalisez ce que vous écrivez !

         


        • PiXels PiXels 19 mars 2012 18:07

          Il semble qu’il devienne urgent pour vous d’apprendre à LIRE ( pas uniquement avec vos yeux : aussi avec ce qui vous sert de cerveau....si vous êtes capable de comprendre le sens de cette précision métaphorique.)


          La réponse à votre question est pourtant incluse dans la phrase que vous citez, mais vous ne la VOYEZ PAS !

          allez, un petit effort....cherchez bien.... tout à la fin !
          Voila, c’est cela : « il éduque » !

          Eduquer, il faut éduquer.

          Vous comprenez ?

          É DU QUER !

          Afin que les esprits faibles qui se laissent abuser comprennent qu’ils se trompent de combat.

          L’ennemi n’est pas celui que le FN leur désigne (mais c’est vrai que c’est tellement plus facile de s’en prendre au plus faible : l’immigré, le chômeur, le bénéficiaire du RSA, le gréviste...)



        • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 19 mars 2012 19:55

          Sans commentaire. smiley


        • Emmanuel Aguéra LeManu 19 mars 2012 13:20

          A vrai dire, je reste perplexe... et j’espère en fait que Mélenchon fera plus de 100.000 voix à Paris smiley .
          « L’insurrection qui vient »... Le feeling général après 10 ans d’improvisation d’une droite aussi décomplexée que radicale. Mais l’insurrection n’est pas un mot neutre. Le terme est sous-tendu de révolte et de violence, de « désordre » et autres petits festins de paix sociale, peut-être de sang. Pas l’objectif, évidemment, ni de Mélenchon, ni de ses électeurs sur-stressés et , je ne pense pas me tromper, plutôt en quête d’une société de liberté autant dans la tête que dans la rue.

          Mon insurrection, elle est dans la tête et c’est dans le tête qu’il faut que je la garde. Je me suis inscrit au PSU en 73, séduit par l’idée de l’autogestion et en ado admiratif du QI de Rocard (eh oui !). Nos idéaux de sociétés allaient 1 million de fois plus loin que tout le verbiage inculte du pansement politique proposé toutes tendances confondues. On démontait Marx à coup de Freud, on vendait les montres que Lip produisit sans patron, on démontait le capitalisme à coup d’équité et la charité à coup de partage, les discussions à sujets sociaux/politiques pouvaient durer des heures sans lien avec « la politique » ou ses acteurs du moment. Conclusion : sans un Sarkozy à démonter, on va beaucoup plus loin dans le prospective.
           
          L’insurrection trop souvent aujourd’hui n’a rien à voir avec l’indignation personnelle et les remises en question d’Hessel, elle est clinique : une soupape de décompression, réflexe physique de survie sociale. La Français sortent malades d’une décennie de fous, de folie incontrôlée Chiraco-Sarkozienne (y’a pas que chez nous, y’a eu Bush, y’a eu Berlusconi, y’a encore Poutine...). Si malade, comme la république dans laquelle s’est incroyablement dissoute la politique sociale et la signification-même de la démocratie... et encore, il reste des Sarkoziens à l’horizon, Parnurges déboussolés certes, mais fiers, comme le soldat qui par en mission en Kapisa...

          C’est ça l’échec de l’insurrection sociale. Ça n’éduque pas, au contraire. On n’est plus dans la mise au point de la politique « idéale » mais bien dans la tentative de sauvetage d’une société en difficulté, partagés entre son « progrès » et la reprise de ses fondations. On a mis des experts à la barre des vaisseaux en perdition. Il en faut. mais qu’on oublie pas qu’on ne change jamais une société par le haut et que c’est donc en bas, tout en bas qu’il faut commencer. Le bas c’est nous, pas d’université sans cours préparatoire.


          • Guy BELLOY Guy BELLOY 19 mars 2012 14:03

            JLC est certes doté de qualités oratoires indéniables.
            Comme tous les tribuns il surfe sur l’émotion du discours.
            Mais en analysant son programme économique, est-il vraiment crédible ?


            • Connolly 19 mars 2012 19:17

              Et ceux de Sarkozy/Hollande/Bayrou le sont-ils davantage ?

              Ne sont-ce point les programmes économiques libéraux, toutes tendances confondues, qui depuis 30 ans ont creusé les inégalités et ont mené au marasme actuel ?
              Voilà où nous a conduit la « crédibilité », le « réalisme » économique des politiques libéraux soutenu par l’ensemble des partis « raisonnables » et « respectables ».

            • Guy BELLOY Guy BELLOY 19 mars 2012 14:05

              faute de frappe, désolé ; mais vous avez compris JL Mélanchon.


              • spartacus spartacus 19 mars 2012 15:45

                Attention 

                Overdose d’article pro-mélanchon sur Agoravox.
                Nous entrons dans le monde de la manipulation des masses.
                Articles aux ordres de la nomenclatura totalitaire.
                Dans leur monde, il faut mater les média. 
                Trop d’articles pour tuer les autres formes de pensée...
                Ca commence aujourd’hui le totalitarisme.


                • HerveM HerveM 19 mars 2012 16:51

                  Bonjour Spartacus,

                  Pas d’inquiétude, il s’agit juste d’une offensive des sarkozystes pour plomber Mr Hollande. Je ne dervais pas le dire mais.....ça va marcher, la gauche va se neutraliser au premier tour pour nous offrir la revanche de 2002 !

                  Dommage qu’il n’y ait rien de plus versatile qu’un gôchiste : c’est en masse qu’ils se déplaceront à nouveau pour urner le sortant !


                • Nanar M Nanar M 20 mars 2012 08:00

                  Ouarf, ils sont déchainés les fafs.


                • 3615_anon 3615_anon 19 mars 2012 16:45

                  Spartacus, inverse la tendance en écrivant un article ?

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