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Accueil du site > Actualités > Politique > Municipales 2008 : mission accomplie pour le MoDem ?

Municipales 2008 : mission accomplie pour le MoDem ?

Malgré l’implosion lyonnaise, les échecs parisiens et marseillais, et les incertitudes paloises, le MoDem a finalement atteint ses objectifs : rendre le MoDem incontournable.

Le premier tour des élections municipales et cantonales du 9 mars 2008 a donné incontestablement un avantage à la gauche, sans pour autant donner une trop rude leçon à la majorité présidentielle qui parfois conquiert certaines villes (Le Puy, Chaumont), mais en perd aussi dès le premier tour (Rouen, Bourg-en-Bresse, Dieppe, Vierzon, Alençon, Chalon-sur-Saône, Rodez) et risque d’en perdre encore beaucoup au second tour (Angoulême, Amiens, Blois, Orléans, Corbeil-Essonnes, voire Strasbourg, Toulouse, Périgueux et même Marseille, ces quatre dernières étant très incertaines).

La grande diversité des situations locales

Il reste en effet que, comme l’a expliqué au soir des élections une Roselyne Bachelot avec son ton habituel, ces élections sont d’abord le résultat d’enjeux très locaux avec des situations très différentes et il serait bien difficile de trouver un "sens" national unique.

La très grande prime au sortant, quelle que soit son étiquette, a montré d’ailleurs que le bilan du maire et les projets de ses concurrents étaient sans doute l’élément-clé ou, si on reste au niveau des personnalités, la forte notoriété de certains candidats et leur ancrage dans leur commune ont joué un rôle prédominant.

Une stratégie pragmatique

Lors de la préparation des élections législatives de juin 2007, j’avais critiqué assez fortement le MoDem pour n’avoir pas pris en compte, dans sa stratégie, l’implacable scrutin majoritaire uninominal à deux tours (combattu peut-être, mais qui existe bel et bien). Son jusqu’auboutisme indépendantiste ne pouvait que déboucher sur un échec très regrettable en nombre d’élus à l’Assemblée nationale (trois) alors que François Bayrou représentait, quelques semaines auparavant, 18 % des électeurs.

Je dois dire que pour ces élections municipales (je n’évoque pas les cantonales), j’ai plus apprécié la stratégie du MoDem même si elle peut être difficilement défendable sur le plan national. Et même si elle apparaît un peu désordonnée.

En clair, l’idée était de prendre en compte la situation de la commune. De faire une liste autonome du MoDem en principe (comme pour les autres élections), mais de s’allier parfois au premier tour, parfois au second tour, avec les forces qui proposent un projet municipal que le MoDem approuve, indépendamment de l’étiquette politique.

Opportunisme ?

Bien sûr, on peut aisément imaginer qu’une telle stratégie a pour conséquence de se rassembler avec les listes susceptibles de gagner, par pur opportunisme (comme à Lyon, à Montpellier ou à Dijon) afin de rafler le maximum d’élus. En ce qui me concerne, j’aurais bien du mal à faire ce reproche d’électoralisme, sans savoir au fond s’il est justifié ou pas, puisque j’ai toujours pensé qu’un parti politique était fait pour avoir des élus, sans évidemment renier ses principes (l’autonomie n’est pas un principe, mais une stratégie).

Ou choix des meilleurs ?

L’alliance avec Alain Juppé à Bordeaux (qui n’était pas donné gagnant et était plutôt dans une sorte de spirale de l’échec après les législatives de juin 2007), celle avec Xavier Darcos à Périgueux (en situation délicate), celle avec Philippe Mottet à Angoulême (en ballottage défavorable) ou même la liste de François Bayrou à Pau ont montré que cette stratégie pouvait être courageuse et pas seulement fondée sur le pragmatisme.

François Bayrou avait tout à perdre à s’impliquer personnellement dans cette élection plutôt difficile alors que Ségolène Royal (qui avait échoué, il y a quelques temps, dans son objectif de devenir maire de Niort contre un socialiste), si elle a beaucoup participé à la campagne des socialistes, elle n’a pris aucun risque personnel.

Le sort très incertain de Marseille montre en tout cas que cette stratégie d’alliance (ici avec le socialiste Jean-Noël Guérini) n’est pas sans risque. Sans doute les décisions d’alliances dépendent beaucoup de la personnalité de la tête de liste : on ne pouvait imaginer un ralliement de Jean-Luc Bennahmias à Gaudin, mais si le choix du candidat MoDem s’était porté sur Jacques Rocca-Serra (devenu candidat UMP qui a échoué dans le 2e secteur), une alliance au second tour avec Jean-Claude Gaudin aurait été très probable.

Même réflexion sur l’alliance du MoDem au second tour avec l’UMP à Toulouse que Jean-Luc Moudenc peut pourtant perdre (le premier tour totalise plus de voix à gauche qu’à droite et au centre).

Des alliances regrettables ?

On peut évidemment critiquer des alliances au premier tour parfois contre nature, comme à Grenoble où le MoDem de Philippe de Longevialle s’est rallié à la liste du maire PS sortant Michel Destot comprenant des communistes dès le premier tour (contrairement à Dijon) et qui pourrait reprendre ensuite dans sa majorité des écologistes d’extrême gauche peu en phase avec les idées du MoDem (je ne sais pas s’il y aura fusion des listes PS et Verts, mais sûrement un accord de gestion après).

On peut aussi regretter la constitution de listes MoDem contre des maires sortant issus de l’UDF-bayrouiste (c’est-à-dire, qui n’ont pas rallié l’UMP en 2002), comme Jean-Christophe Lagarde (député NC) brillamment réélu à Drancy (au long passé communiste) avec 69,5 % (mieux que Jean-François Copé à Meaux !) ou encore Nicolas Perruchot, à Blois.

Résultats décevants dans des grandes villes

La situation dans les très grandes villes est plutôt décevante pour le MoDem, souvent très en dessous des 10 % fatidiques pour pouvoir se maintenir au second tour ou négocier fermement avec d’autres listes : 5,5 % à Marseille ; 5,7 % à Strasbourg (victime des profondes divisions centristes comme à Lyon) ; 5,9 % à Toulouse (où la liste de Jean-Luc Forget était la poursuite d’une rivalité ancestrale avec le maire sortant Jean-Luc Moudenc, tous les deux anciens centristes du CDS) ; 14,7 % à Nancy (alors que la tête de liste Françoise Hervé avait déjà atteint les 20 % et est reconnue par tous comme une très bonne connaisseuse des dossiers de sa ville) ; 7,8 % à Lille (où Jacques Richir était parfois contesté) ; 7,5 % à Caen (où la liste de Philippe Lailler, MoDem, était en concurrence avec une liste du Nouveau Centre).

De beaux scores en Seine-et-Marne

Mais dans d’autres villes, le MoDem a fait de très beaux scores et est souvent incontournable dans les préparatifs du second tour.

Notamment en Seine-et-Marne.

Je cite, entre autres, Aude Luquet qui a réalisé 15,5 % à Melun, mettant en ballottage le maire UMP sortant Gérard Millet ; Charles Napoléon qui, avec ses 21,2 % à Nemours, fait jeu égal avec le maire socialiste sortant Jean-Pierre Béranger (21 voix d’écart), mais qui n’est qu’en troisième position (et les cinq listes présentes au premier tour peuvent toutes se représenter au second tour !) ; Bruno Grandjean avec 31,3 % à Fontainebleau, il menait une liste divers droite soutenue par le MoDem contre le maire UMP sortant Frédéric Valletoux (qui a obtenu 45,9 %) ; Patrick Septiers qui a été réélu avec 76,0 % à Moret-sur-Loing ; Dominique Maillard avec 17,0 % à Roissy-en-Brie.

L’échec d’Ange Anziani à Meaux (6,7 % contre maire UMP sortant réélu Jean-François Copé) et de Jean-Michel Scharr (11,3 % contre le maire UMP sortant réélu Jean-Pierre Le Poulain) sont le résultat de candidatures contestées en interne (Ange Anziani, ancien premier adjoint de Jean-François Copé, étant considéré comme un ancien RPR et Jean-Michel Scharr s’étant présenté aussi sur le canton de Fontainebleau contre la candidate officiellement investie par le MoDem Armelle Magnan de Bornier, ce qui a empêché la présence d’un candidat du MoDem sur ce canton au second tour).

De beaux scores dans quelques villes importantes

Quelques belles réussites aussi nationalement avec le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe réélu à Arras avec 51,2 % et Hervé Chevreau réélu à Épinay-sur-Seine à 60,4 %.

Et d’autres listes MoDem dont le comportement pour le second tour va être décisif : François-Xavier de Peretti avec 20,2 % à Aix-en-Provence (il devrait fusionner avec une liste de gauche) ; Christophe Grudler avec 16,9 % à Belfort (il se maintient au second tour, faisant le jeu du maire sortant chevènementiste) ; Jean-François Mortelette avec 16,2 % à Blois (contre le maire sortant Nicolas Perruchot pourtant bayrouiste à l’élection présidentielle et qui a 13 % de retard avec la liste de gauche) ; Nathalie Griesbeck (députée européenne) avec 14,7 % à Metz (contre le maire sortant Jean-Marie Rausch, en situation critique, dont elle fut la première adjointe ; elle devrait fusionner avec la liste UMP de Marie-Jo Zimmermann qui a obtenu 16,7 %) ; Isabelle Le Bal avec 11,6 % à Quimper (dont le retrait pourrait rendre difficile la réélection du socialiste Bernard Poignant) ; Gilles Artigues (un des rares députés UDF qui a préféré être au MoDem et ne pas être réélu en juin 2007) avec 20,2 % à Saint-Étienne (contre le maire sortant Michel Thollière qui n’a obtenu que 37,9 % et dont il a été l’adjoint) ; Christian Leblond avec 12,3 % à Asnières (il fusionnera avec toutes les autres listes présentes au premier tour pour battre le maire sortant UMP Manuel Aeschlimann qui n’a obtenu que 41,6 %), Éric Chevee avec 13,7 % à Chartres (qui fusionnerait avec la liste socialiste contre le maire sortant UMP Jean-Pierre Georges) ; Alcino Alves Pires avec 10,4 % à Évreux (où le maire sortant UMP Jean-Pierre Nicolas, successeur récent de Jean-Louis Debré, est en ballottage très légèrement favorable).

Situation parisienne dramatique et hypocrisies socialistes

La situation à Paris est, en revanche, plutôt pitoyable.

Le MoDem n’a jamais caché qu’il ne soutiendrait pas la démarche (vouée à l’échec) de Françoise de Panafieu au second tour, mais la réaction du maire sortant Bertrand Delanoë, qui n’a besoin plus de personne (ni des Verts ni du MoDem) pour se faire réélire au second tour, est désolante et se moque beaucoup du MoDem.

En effet, Bertrand Delanoë, voulant ratisser large, essaie de ne pas donner flanc aux accusations de centrisme que lui lancent ses amis de gauche, et a adopté une attitude pour le moins ambiguë : il refuse toute fusion de listes avec le MoDem pour le second tour, mais laisse entendre qu’il pourrait impliquer les élus MoDem dans sa gestion, sans d’ailleurs forcément leur donner des responsabilités.

Proposition très hypocrite puisque cela signifie en gros la mort du MoDem à Paris.

16 listes MoDem pourraient fusionner pour le second tour (soit dans la totalité des arrondissements encore en lice), mais seulement trois peuvent se maintenir au second tour : Marielle de Sarnez dans le 14e (13,9 %), Philippe Meyer dans le 5e (14,3 %) et Véronique Delvové-Rosset dans le 7e (15,7 %). Dans une telle configuration (maintien des listes au second tour), le MoDem aurait bénéficié plutôt d’une élection du maire d’arrondissement dès le premier tour, surtout dans les arrondissements qui l’ont ratée de peu : 4e, 9e, 10e, 13e (ce qui élimine Éric Azière, conseiller de Paris sortant), et 19e. Concrètement, il y aura donc très peu d’élus parisiens du MoDem.

La décision de Bertrand Delanoë s’explique pourtant facilement : en compétition interne avec Ségolène Royal pour conquérir l’appareil du Parti socialiste, Delanoë suit un vieux précepte mitterrandien qui veut que le PS ne se gagne que sur sa gauche (ce précepte n’avait pas vraiment réussi à Laurent Fabius).

Or, aujourd’hui, Ségolène Royal prône une alliance franche et systématique du PS avec le MoDem (que ce dernier ne veut pas, d’ailleurs), agaçant sans aucun doute la plupart des hiérarques socialistes (à commencer par François Hollande).

En maintenant l’archaïque alliance de gauche (PS-PCF-Verts), Bertrand Delanoë montre à l’évidence qu’il ne rénovera jamais le PS. Les Verts et les communistes ne représentent plus grand-chose, même si le PCF fait preuve d’un incroyable sursaut grâce à sa très bonne implantation locale, alors que le MoDem serait indispensable au candidat socialiste pour le second tour d’une élection présidentielle... dans le cas, bien sûr, où le candidat du MoDem ne serait pas, lui-même, au second tour.

Un parti très sollicité

Du côté de l’UMP, Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin voulaient contracter un accord national avec le MoDem qui a poliment refusé. L’objectif de Patrick Devedjian était notamment de retirer la liste d’Yves Urieta, maire sortant de Pau, socialiste dissident soutenu par l’UMP pour faciliter l’élection très difficile de François Bayrou en contrepartie d’un retrait de Gilles Artigues à Saint-Étienne pour ne pas mettre en danger la réélection de Michel Thollière (Gilles Artigues devrait se maintenir au second tour).

Le MoDem existe donc bel et bien dans ce paysage municipal très diversifié, et c’est sain pour le pays.

Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 mars 2008)

NB : les résultats ainsi que la composition complète des listes sont accessibles de façon pratique sur le site du Figaro.


Moyenne des avis sur cet article :  3.86/5   (35 votes)




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44 réactions à cet article    


  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 12 mars 2008 10:25

    Compléments/précisions...


    1. Résultats du 1er tour :


    Des réélections dès le premier tour : Luc Binsinger avec 53,0% à Saint-Nicolas-de-Port ; Jeran-Michel Tobie avec 60,5% à Ancenis ; Jean-Jacques Jégou avec 53,9% au Plessis-Trévisé ; Rodolphe Thomas avec 53,0% à Hérouville-Saint-Clair ; Olivier Henno avec 64,7% à Saint-André-Lez-Lille ; Denis Badré avec 52,7% à Ville-d’Avray.


    Autres résultats marquants : à Poitiers, Philippe Mahou (que Jean-Pierre Raffarin voulait faire un candidat commun MoDem-UMP) a obtenu à 16,5% qui arrive 4% seulement derrière la liste UMP (Alain Claeys a été élu dès le premier tour) ; à Saint-Brieuc le maire MoDem sortant Bruno Joncour a atteint 44,7% en menant une liste UMP-MoDem mais sa réélection s’annonce difficile au second tour.


    Et aussi : Marc Saint-Denis (conseiller général) avec 19,9% à Vandœuvre-lès-Nancy (face à la maire UMP sortante Françoise Nicolas) ; Kévin Izorce avec 18,7% à Saint-Nazaire (où il arrive devant l’UMP face au maire PS sortant Joël Batteux) ; Xavier Coiffard avec 17,8% à Cholet ; Pierre Bauchet (maire sortant) avec 48,0% à Fleury-lès-Aubrais ; Didier Borotra (maire sortant) avec 41,8% à Biarritz ; Maurice Pollet avec 24,5% à Savigny-le-Temple ; Jean-Marie Borderies avec 16,8% à Lieusaint ; Jean-Yves Jourdain avec 33,6% à Avallon ; Pierre Creuzet avec 20,5% à Nanterre ; Christophe Grebert avec 22,4% à Puteaux (où sévissait la rivalité entre le père et sa fille) ; Vincent Delahaye (maire sortant) avec 49,9% à Massy ; Stéphane Cochepain à 11,0% à Clichy ; Philippe Laurent (maire sortant) avec 40,8% à Sceaux ; Michel Fanget avec 16,0% à Clermont-Ferrand ; Richard Bertrand avec 26,9% à Poissy.


    Les résultats complets sont à ce lien :


    http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/telechargement/Resultats-municipales-Modem-090308.pdf


    En tout, selon Éric Azière, 554 conseillers municipaux MoDem auraient été élus au 1er tour et dans les 350 communes environ où le MoDem présentait des listes autonomes, celui-ci recueillerait en moyenne 15,9% des voix (les 3,4% indiqués par le Ministère de l’Intérieur étant la moyenne sur l’ensemble des 36 000 communes).


    http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/municipales-2008/actualites/aziere-municipales-score-modem-110308.html


    2. Comportement pour le 2e tour :


    La liste MoDem de François Hervé se maintient à Nancy, assurant la 5e élection d’André Rossinot pour le second tour.


    Se maintiennent aussi les listes MoDem à Saint-Étienne (handicapant le maire sortant Michel Thiollière), à Clermont-Ferrand et à Aix-en-Provence.


    La liste MoDem de Colombes a fusionné avec la liste de la maire UMP sortante incluant Rama Yade.


    La liste MoDem de Aude Luquet (15,5%) a fusionné avec la liste de gauche(36,3%) à Melun (avec la possibilité de battre le maire UMP sortant Gérard Millet qui n’a eu que 48,%). Même situation à Poissy où la gauche et le MoDem totalisent au premier tour 54%.À Lille aussi, fusion avec la liste de Martine Aubry.


    La liste MoDem de Blois s’est retirée pour aider la réélection de Nicolas Perruchot.


    Le comportement de beaucoup de listes MoDem entre les deux tours, très désordonné et visiblement, s’offrant au mieux offrant sans considération de projet municipale, est déplorable et donne une très mauvaise image du MoDem comparée avec raison aux délices et poisons de la IVe République.


    À tel point que François Bayrou a même dû intervenir pour condamner l’alliance du MoDem avec la liste communiste à Aubagne. Sans pourtant s’opposer à des fusions avec des listes composées en partie de candidats communistes.


    http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080312/tts-france-municipales-bayrou-ca02f96.html


    3. Précision


    Enfin, précisons une évidence : les candidats ne sont pas propriétaires de leurs voix et les consignes de vote ne sont pas toujours suivies dans les urnes, d’autant plus qu’il faut prendre en compte aussi la réserve des abstentionnistes.


    • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 12 mars 2008 10:26

       


       


       

      Compléments/précisions...


       


       

      1. Résultats du 1er tour :


       


       

      Des réélections dès le premier tour : Luc Binsinger avec 53,0% à Saint-Nicolas-de-Port ; Jeran-Michel Tobie avec 60,5% à Ancenis ; Jean-Jacques Jégou avec 53,9% au Plessis-Trévisé ; Rodolphe Thomas avec 53,0% à Hérouville-Saint-Clair ; Olivier Henno avec 64,7% à Saint-André-Lez-Lille ; Denis Badré avec 52,7% à Ville-d’Avray.


       


       

      Autres résultats marquants : à Poitiers, Philippe Mahou (que Jean-Pierre Raffarin voulait faire un candidat commun MoDem-UMP) a obtenu à 16,5% qui arrive 4% seulement derrière la liste UMP (Alain Claeys a été élu dès le premier tour) ; à Saint-Brieuc le maire MoDem sortant Bruno Joncour a atteint 44,7% en menant une liste UMP-MoDem mais sa réélection s’annonce difficile au second tour.


       

      Et aussi : Marc Saint-Denis (conseiller général) avec 19,9% à Vandœuvre-lès-Nancy (face à la maire UMP sortante Françoise Nicolas) ; Kévin Izorce avec 18,7% à Saint-Nazaire (où il arrive devant l’UMP face au maire PS sortant Joël Batteux) ; Xavier Coiffard avec 17,8% à Cholet ; Pierre Bauchet (maire sortant) avec 48,0% à Fleury-lès-Aubrais ; Didier Borotra (maire sortant) avec 41,8% à Biarritz ; Maurice Pollet avec 24,5% à Savigny-le-Temple ; Jean-Marie Borderies avec 16,8% à Lieusaint ; Jean-Yves Jourdain avec 33,6% à Avallon ; Pierre Creuzet avec 20,5% à Nanterre ; Christophe Grebert avec 22,4% à Puteaux (où sévissait la rivalité entre le père et sa fille) ; Vincent Delahaye (maire sortant) avec 49,9% à Massy ; Stéphane Cochepain à 11,0% à Clichy ; Philippe Laurent (maire sortant) avec 40,8% à Sceaux ; Michel Fanget avec 16,0% à Clermont-Ferrand ; Richard Bertrand avec 26,9% à Poissy.


       


       

      Les résultats complets sont à ce lien :


       


       

      http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/telechargement/Resultats-municipales-Modem-090308.pdf


       


       

      En tout, selon Éric Azière, 554 conseillers municipaux MoDem auraient été élus au 1er tour et dans les 350 communes environ où le MoDem présentait des listes autonomes, celui-ci recueillerait en moyenne 15,9% des voix (les 3,4% indiqués par le Ministère de l’Intérieur étant la moyenne sur l’ensemble des 36 000 communes).


       


       

      http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/municipales-2008/actualites/aziere-municipales-score-modem-110308.html


       


       

      2. Comportement pour le 2e tour :


       


       

      La liste MoDem de François Hervé se maintient à Nancy, assurant la 5e élection d’André Rossinot pour le second tour.


       

      Se maintiennent aussi les listes MoDem à Saint-Étienne (handicapant le maire sortant Michel Thiollière), à Clermont-Ferrand et à Aix-en-Provence


       

      La liste MoDem de Colombes a fusionné avec la liste de la maire UMP sortante incluant Rama Yade.


       


       

      La liste MoDem de Aude Luquet (15,5%) a fusionné avec la liste de gauche(36,3%) à Melun (avec la possibilité de battre le maire UMP sortant Gérard Millet qui n’a eu que 48,%). Même situation à Poissy où la gauche et le MoDem totalisent au premier tour 54%.À Lille aussi, fusion avec la liste de Martine Aubry.


       


       

      La liste MoDem de Blois s’est retirée pour aider la réélection de Nicolas Perruchot.


       


       

      Le comportement de beaucoup de listes MoDem entre les deux tours, très désordonné et visiblement, s’offrant au mieux offrant sans considération de projet municipale, est déplorable et donne une très mauvaise image du MoDem comparée avec raison aux délices et poisons de la IVe République.


       


       

      À tel point que François Bayrou a même dû intervenir pour condamner l’alliance du MoDem avec la liste communiste à Aubagne. Sans pourtant s’opposer à des fusions avec des listes composées en partie de candidats communistes.


       


       

      http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080312/tts-france-municipales-bayrou-ca02f96.html


       


       

      3. Précision


       


       

      Enfin, précisons une évidence : les candidats ne sont pas propriétaires de leurs voix et les consignes de vote ne sont pas toujours suivies dans les urnes, d’autant plus qu’il faut prendre en compte aussi la réserve des abstentionnistes.


       


       


    • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 12 mars 2008 10:27

      (désolé pour le bug, les passages à la ligne sont parfois oubliés par Agoravox.)


    • stephanemot stephanemot 12 mars 2008 14:13

      Ce MoDem est clairement plus à l’aise dans la phase démodulation que dans la phase modulation.

      L’alliance dans le sud avec le PC couronne une semaine surréaliste. Ce mouvement est axé sur un projet présidentiel (Bayrou) pas vraiment adapté à des élections locales. Il s’appuye sur une base "grassroots" / militants conséquente (son meilleur atout), mais il doit revoir sa copie s’il veut asseoir une légitimité terrain.

      Le problème de Bayrou c’est l’absence d’un lieutenant performant dans la politicaillerie pour le seconder dans les basses manoeuvres. Il est trop gentil pour tenir ses troupes et n’est pas fait pour diriger seul un parti et tout le savoir-faire l’a quitté pour le Nouveau Centre.


    • L'Hérétique L’Hérétique 12 mars 2008 10:52

      Excellent tour d’horizon. Merci.


      • Mescalina Mescalina 12 mars 2008 11:45

        Quand c’est ti q’on fait des alliances ?? Quand on est en situation défavorable, sinon on s’en tappe, Delanoé l’a bien compris et sa réaction est très bonne, contrairement à celle de ROYAL qui décidément n’a encore rien compris au concept de "CENTRE". L’attitude de Bayrou est pour le coup très respectable.

        Et où est la TAVERNE ??? Il ronge son frein car il ne partage pas votre avis, ou il distribue des tracts oranges à tout va à Pau pour sauver son chef ???


        • vivelecentre 12 mars 2008 12:10

          ah d’accord

          excuser d’avoir dit du mal du modem , je n’avais pas compris l’objectif

          je croyais qu’il s’agissait de faire une troisième voie indépendante, ni droite ni gauche , faire de la politique autrement !

          Mais si vous dites que le modem a accomplie sa mission, c’est donc que sa mission était de faire un PARTI CHARNIERE

          Qu’il s’agissait de revenir aux traditions de la 4eme république et de devenir incontournable , expert dans toutes les manoeuvres et tractations politiciennes, d’aider a battre les uns d’un coté, s’allier au autre et peut importe les convictions et les idées

          Dénoncer les socialo communistes à Pau et s’allier avec eux à Marseille même avec un personnage sulfureux et autoritaire


          • Internaute Internaute 12 mars 2008 12:51

            Vous prenez vos désirs pour des réalités. Au niveau national il semble que le Modem soit retombé sous les 4% et ne pèse donc plus rien. Il est vrai que vous êtes bien aidé par les maîtres à penser de la télé qui voient dans le Modem bas débit l’arbitre des élections.

            La comble de la mauvaise foi a été atteint lors de la présentation des résultat d’une ville dont je ne me souviens plus du nom mais où le tableau montrait le PS autour de 40%, l’UMP pareil, le FN à 8,4%, le modem à 3% et la pétasse de service qui annonce sans même parler du FN que le modem joue le rôle d’arbitre dans ces élections.

            Ensuite on va critiquer les élections russes. De qui se moque-t-on ?


            • Forest Ent Forest Ent 12 mars 2008 12:55

              Edgar Faure serait enchanté.


              • Nemo 12 mars 2008 13:24

                Je l’avais dit il y a longtemps, et aujourd’hui cela se réalise : mais par où commencer ?
                Commençons par le début :

                1) le Modem est à gauche. A Roubaix, Tourcoing, comme dans beaucoup d’autres villes, ils sont partis avec le PS, dont la moitié des militants a voté non en 2005, dès le premier tour.

                Au second, ils lèchent les bottes de la gauche, et ils y vont avec d’autant plus d’ardeur que la gauche est en passe de gagner. Ca va à la soupe, ca y va gaiement.

                2) Le Modem est un groupe sectaire, désorganisé, qui ne représente rien dans la politique française, rien de plus que les adorateurs idolâtres du couple Bayrou-Sarnez. Rassembler 3,69% des voix au niveau national, c’est faire moins bien que Besancenot à la présidentielle, à peu près autant que Dominique Voynet.

                Les scores réalisés par les listes Modem sont ridicules : moins de 7% à Lille, à Paris, seulement deux arrondissements dépassent les 10%, quasiment rien à Marseille, Bordeaux, Lyon. Les donneurs de leçons sur de leur bon droit qui n’arrêtaient pas de se prévaloir du score de Bayrou à la présidentielle en sont pour leurs frais : leur véritable étiage, c’est celui des municipales. Le différentiel, c’est le centre droit, l’UDF historique, qui ne se sent en rien représenté par Monsieur 2012.

                3) La fin des mensonges. Le nombre des adhérents tout d’abord : un parti qui a 60.000 militants ne fait pas 3,69% au niveau national pour les municipales, ou alors c’est qu’ils sont tous nuls, ce que je ne crois pas. Dans la réalité, sur le chiffre des 60.000, il y en a moins d’1 sur 6 qui est actif. Un parti qui a vraiment 60.000 militants, il ne fait pas un score aussi faible. Tous les autres, ceux qui étaient les vrais militants UDF, ceux qui croyaient en Bayrou ont été profondément déçu qu’il trahisse ses idées dans l’espoir de faire la culbute en 2012.

                L’ouverture aux nouveaux talents ensuite. Les investitures ont complètement été verrouillées par Sarnez et Bayrou. Tous ceux qui avaient des idées un peu indépendantes, tous ceux qui pouvaient représenter quelque chose de l’ancienne UDF ont été systématiquement sacqués. Pourquoi croyez vous que Quitterie Delmas n’a pas pu se présenter dans le 13ème à Paris ? Le résultat est là, des scores piteux pour une clique sans projet, sans ligne politique, méprisante des militants.

                Le fait que le score de Bayrou était un score d’adhésion. Il n’en est rien, c’était un score de "faute de mieux". Parmi les 18% qui ont voté Bayrou aux présidentielles, très nombreux sont ceux qui ont voté pour lui en se disant que Ségolène était vraiment une gourde, et que Sarko était vraiment trop rigide. Alors faute de mieux, on votait pour le Béarnais. Et comme au lieu de faire passer ses idées et son projet, il a privilégié sa petite ambition de 2012, ces gens là ne l’ont pas suivi. Bayrou a raté une occasion historique d’installer le Centre comme un point fort de la vie politique en France, ce qu’il annonçait pourtant vouloir faire. Mais comme il a eu les jetons (c’est un trouillard), il s’est planté.

                4) La stratégie mène droit dans le mur. Le tout ou rien est une stratégie de perdant orgueilleux. C’est illusoire de croire au XXIème siècle pouvoir faire passer ses idées sur ses propres forces, en attendant éternellement tous les 5 ans d’être élu Président de la République. Parce qu’à ce compte là, on finit comme Jospin, à annoncer son retrait de la vie politique sans avoir rien prouvé. E je prends date aujourd’hui, c’est ce qui va se passer quand il va se planter en 2012.

                5) Bayrou n’en a rien a foutre de l’Europe. Sur les deux députés qui sont encore Modem à l’Assemblée Nationale (lui et Lassalle), Lassalle a voté contre, et lui "s’est absenté". ABSENTE. Il n’a pas eu les c... d’aller voter sur l’Europe !!!!!! Ce gars est nullissime, c’est un vrai gros tocard pour le coup. Et si j’avais eu la moindre justification de m’inscrire sur les listes électorales à Pau, vous pourriez être sûr que je l’aurais fait, juste pour voter contre lui.

                Quant aux militants du Modem, ceux qui croient aux valeurs du Centre, aux valeurs de l’UDF, ceux qui croient à l’Europe, je vous appelle à ne pas gaspiller votre temps et votre énergie avec un pseudo-leader, qui n’en a rien à faire de votre pomme, qui n’a pas de valeurs et qui ne pense qu’à lui et à sa maîtresse. Il n’a aucun avenir car il a roulé dans la farine ses cadres, ses militants, ses sympathisants, ses électeurs. Et peu à peu, tout le monde s’en rend compte.
                 


                • thirqual 12 mars 2008 13:35

                  Oh, un copier-coller. Voir la réponse de Voltaire dans un autre sujet.


                • Dédé la fourrière 12 mars 2008 17:07

                   

                  Votre haine pour le Modem et François Bayrou n’a d’égal que votre ignorance de ce qu’est ce mouvement.
                  A votre décharge, je dois dire que certains adhérents ou nommés/élus n’incarnent pas les valeurs du mouvements et fonctionnent comme d’autres dans tous les partis politiques, par opportunisme, besoin de reconnaissance, intérêts personnels. Comment l’éviter ?
                   
                  Le gros point positif de ces élections municipales est, justement, la révélation de ces énergumènes.
                  Ici à Marseille, c’est la confusion depuis les premiers ralliements. Confusion pour les citoyens et surtout pour les adhérents nouvellement entrés dans le monde de la politique.
                   
                  La confusion est un passage obligé. C’est comme dans un déménagement, quand on a tous les meubles au milieu de la pièce. On les place ,on les dispose un par un, on change parfois d’avis, on recommence. Et puis, petit à petit, tout rentre dans l’ordre. On se débarrasse de certains ou ils se cassent d’eux même.
                  Si chez les adhérents on rencontre des extrémistes prêts à tuer le Modem avec les meilleurs intentions du monde, ils sont rares et très virulents. Ils finiront par se lasser de s’agiter.
                   
                  La plupart des adhérents l’ont rejoint parce que le Mouvement Démocrate est réellement la troisième voie.
                   
                  Même si faire de la politique autrement c’est difficile à intégrer pour certains qui ont encore le réflexe de se situer par rapport à la droite et la gauche, ont encore du mal à travailler avec des personnes extérieures au mouvement ou issues de partis différents, ou sans passé politique, face aux enjeux de notre ville ou nation.
                   
                  Le Modem est tout jeune, un nouveau né, et ses membres ont un vécu, un cheminement qui les mène ici., dans un espace qui rassemble.
                   
                  Si on ne peut nier que François Bayrou est un homme qui séduit, il n’a rien d’un gourou. Il rassemble des personnes qui se retrouvent dans ses paroles, ses projets, parce qu’ils font écho aux leurs et les rendent enfin possibles.
                   
                  Si François Bayrou et le Modem valaient aussi peu que vous le dites, je ne comprends pas pourquoi vous y consacrez autant de lignes !
                   

                • Hervé Torchet 12 mars 2008 19:52

                  Le chiffre de 3,5% donné par le ministère de l’Intérieur est absolument fallacieux, étant donné que dans la plupart des 330 villes de plus de 10000 habitants où le MoDem a présenté une liste, celle-ci a fait bien plus de 5%, voire de 10%.


                • Hervé Torchet 12 mars 2008 19:58

                  Très bonne synthèse de Sylvain, même si (au passage) Isabelle Le Bal se maintient à Quimper et ne menace en rien la nouvelle élection (qui n’est pas directement une réélection) de Poignant.

                  En vérité, avec un vaste réseau d’élus, le MoDem va compter et l’opinion publique continue à espérer qu’il va aller dans le sens indiqué par Bayrou lors de l’élection présidentielle. C’est à quoi nous nous attellerons autour de Quitterie Delmas pour le MoDem parisien.


                • Nemo 12 mars 2008 23:00

                  Comment pouvez-vous travailler avec Quitterie-Delmas, être aux premières loges de la manière avec laquelle elle s’est faite "enfler" pour les investitures, et continuer à soutenir un mouvement où son leader place sa maîtresse en chef de file pour Paris ??? Surtout que Sarnez, puisqu’il est question d’elle, a installé toute sa clique sur les listes parisiennes, sans faire une seule place aux vrais militants ? Ca ne vous choque pas que ce soit l’agence de comm’ de sa soeur qui encaisse les marchés de tous les meetings de Bayrou ?

                  Soit vous êtes totalement hypocrite, soit vous êtes vraiment désespérant.


                • misol misol 12 mars 2008 13:58

                  beaucoup n’ont rien compris et se contentent de critiquer en écoutant TF1 ou en lisant le Figaro où la désinfformation est reine. La stratégie du modem déstabilise certes, mais elle est la seule à permettre d’en terminer avec le bipartisme car c’est l’homme qui occupe la réflexion et le choix et non le parti. Il faudra des années sans doute pour que les français le comprennent au lieu de se jeter des anathèmes...

                  ps pour ceux qui en douteraient, le Modem a aussi un projet (lire Projet d’Espoir de François Bayrou)...


                  • Soleil2B Soleil2B 12 mars 2008 16:32

                    Les mecs du Nouveau Centre l’ont très bien compris !


                  • Voltaire Voltaire 12 mars 2008 13:59

                    Bon résumé de la situation.

                    Dans un mode de scrutin très défavorable au MoDem, ce parti a réussi à démontrer un attrait électoral indéniable. Le résultat final en nombre d’élus devrait être assez satisfaisant, ce qui est bien sûr un élément essentiel pour tout parti politique.

                    Je vous trouve plus injuste conernant la politique d’alliances de ce parti, et les critiques des opposants au MoDem sont souvent comiques. Le MoDem avait annoncé dès le début de sa campagne quelle serait sa politique d’alliance : considérant que la gestion d’une ville ne doit pas donner lieu à des affrontements idéologiques, des accords pouvaient être réalisés au premier ou au second tour avec des têtes de listes ou maires-sortants modérés (l’accord avec le PC à Aubagne a ainsi été récusé par F. Bayrou). Au contraire, aussi bien François Hollande pour le PS que Patrick Devedjan ou François Fillon pour l’UMP exigeait un accord national exclusif. La réalité du terrain a bien sûr rendu ces discours caduques, et responsables PS et UMP se sont précipités pour proposer des alliances avec les listes MoDem, qui ont comme vous l’indiquez réalisées des scores très honorables dans la plupart des villes. 

                    Si flou il y a, il est bien du côté des appareils UMP et PS, dont les responsables proclament une chose et agissent à l’opposé, plutôt que du côté du MoDem. On peut bien entendu contester et critiquer ce type d’alliances, mais dans ce cas, tous les partis sont à critiquer, puisqu’ils les pratiquent tous...

                    Néanmoins, si la stratégie électorale du MoDem a dans l’ensemble bien fonctionnée, et est en cohérence avec sa vision politique de dépassement des clivages, ce parti n’est pas exempt de tout reproche. Son organisation semble encore balbutiante, et surtout ce parti manque encore de projet concret et alternatif dans un certain nombre de domaines essentiels. Certes, c’est aussi le cas du PS, mais cela n’est pas une excuse. Si le MoDem veut gouverner à la place de l’UMP, il doit proposer un projet de société, une démarche économique et sociale, qui soient crédibles. Pour le moment, ce parti et son président sont encore trop souvent dans la critique pour constituer une alternative. Les élections européennes seront un bon test de sa capacité à innover et à proposer, dans un contexte européen dramatiquement paralysé.

                     


                    • Fotini Sidéris-Bach 12 mars 2008 16:18

                      Merci pour cette analyse objective. C’est bien en travailant sur l’organisation et le programme que nous deviendrons vraiment crédibles. En tout cas les nouveaux militants ne manqueront pas de le dire haut et fort à la direction du MoDem et en ce sens les échecs des grandes villes (où on s’est probablement trop reposé sur nos personnalités) seront dignes d’enseignements.


                    • Emile Red Emile Red 12 mars 2008 14:00

                      Le Modem, un groupuscule catho qui fait moins que le facteur de Neully, oui vraisemblablement une vraie réussite.

                      La prostitution n’est plus ce qu’elle était, le proxo n’a pas la carrure, juste bon à ficher une baffe à un gosse... Pas de Pau.


                      • Vieux Sachem 12 mars 2008 17:07

                        A Emile Red

                        Quand on a un déficit d’intelligence, on se rattrappe avec les injures : faites un concours avec Lerma : le plus nul gagnera.


                      • Emile Red Emile Red 13 mars 2008 09:06

                        J’aime le sens qu’on les adorateurs du cavalier béarnais à toujours trouver une voie de garage pour déposer leur inanité.


                      • Nemo 12 mars 2008 14:43

                        La seule chose que le Modem et le couple Bayrou Sarnez ont inventé, c’est le costume de clown qui consiste à cacher une débandade générale et un opportunisme carnassier comme on en avait rarement vu derrière le cache-sexe d’une "alliance d’idées".

                        L’idée - car il n’y en a qu’une seule - c’est la suivante "On croyait être super forts, que les 18% aux présidentielles c’étaient les nôtres, qu’ils s’agissait d’un vote d’adhésion et qu’on allait refaire la même aux municipales. Et avec 20% par ville, ils nous cireraient tous les pompes pour qu’on veuille bien leur accorder nos grâces.

                        Las ! Vous avez fait un score de chiottes (à peine autant que les verts, c’est dire), vous faites semblant, avec la complicité des médias qui ont du mal à admettre qu’ils vous ont donné beaucoup plus d’importance que vous n’en avez sur le terrain, d’être au centre du jeu.

                        En fait vous n’êtes nulle part, avec Sarnez prête à vendre son corps à n’importe qui, pourvu qu’il gagne, comme Henno ou Richir dans le Nord. La grosse baffe est arrivée, et c’est vous qui l’avez prise en pleine gueule. Vos militants vont se barrer, et vous vous retrouverez entre vous, à savoir un quarteron de pseudo intellectuels qui croyaient avoir réinventé la politique, tout en la rabaissant à ce qu’elle a de pire - l’exacerbation des ambitions personnelles mesquines au détriment des idées et des projets politiques.

                         


                        • La Taverne des Poètes 12 mars 2008 16:08

                          A des enjeux locaux, le MoDem a appliqué des stratégies locales. C’est cohérent. Bien plus cohérent que le PS et l’UMP qui sont dans une stratégie souvent nationale :

                          - à gauche : sortes de primaires entre Royal et Delanoë en vue des présidentielles : l’une appelant le MoDem à se soumettre à sa vision de l’histoire, l’autre se pressant de se démarquer de sa camarade en stigmatisant au contraire le MoDem qu’il juge "choquant".

                          - à droite : Sarkozy promettant des cadeaux à Marseille si la ville vote dans le sens qu’il désire. Devedjian exigeant un ralliement national et sans condition du MoDem.

                          Plus que jamais, les électeurs marquent leur dépit devant ces clivages d’opérette du système UMPS, et expriment leur idée de la Démocratie en votant pour le MoDem (15 % dans les 350 villes où des listes autonomes se préentaient) ou en se réfugiant dans l’abstention.

                           


                          • Soleil2B Soleil2B 12 mars 2008 16:29

                            - Ils doivent pas rigoler Morin et le Nouveau Centre s’ ils te lisent.....................

                            - Mais tiens, le dernier Poilu vient de mourir.

                            - Tu ne me fais même plus rire !


                          • Emile Red Emile Red 13 mars 2008 09:09

                            "A des enjeux locaux, le MoDem a appliqué des stratégies locales"

                            Ouaip ça c’est bien vrai, dès que le local était un peu trop local le Modem a brillé par son absence et en bon petits soldats les modemistes se sont abstenus, belle vision qu’ils ont de la république et du droit de vote...


                          • laelia laelia 12 mars 2008 16:15

                            Très heureuse de lire cet article de Sylvain R. Bravo et merci à lui. Laélia, orchidée Orange ;


                            • laelia laelia 12 mars 2008 16:45

                              Très juste et merci de souligner que François Bayrou a pris des risques pour Pau, mais disons aussi qu’il aime suivre sa ligne de conduite, et qu’il ne prends pas les chemins de la facilité (autrement il serait Premier Ministre ) !

                              Oui le Mouvement Démocrate existe et est le troisième parti de France. Un espace de liberté pour les électeurs qui ne suiveent pas une doctrine, qui sont des modérés, des démocrates.

                              Quant au maire de Paris, qui est "surpris" des alliances du MoDem.... s’il pouvait être autant surpris que des socialistes soient au gouvernement de Nicolas Sarkozy, cela ferait équilibre ! On ne l’entend pas beaucoup parler de celà.


                              • Soleil2B Soleil2B 12 mars 2008 17:05

                                - Lorsqu’on lit des choses pareilles, on ne peut que donner raison aux ex UDF d’être allés rejoindre l’UMP !


                              • Dédé la fourrière 12 mars 2008 17:29

                                Avez-vous lu le programme de François Bayrou aux présidentielles ? Il m’a semblé très cohérent.

                                Un programme est composé d’objectifs clairements définis, contextualisés, et valables si et seulement si ils sont écologiques. Sinon, ils restent des promesses électorales, des leurres, des métaphores que l’on peut interpréter comme les Français ont interprété les messages du mari de Carla pendant sa campagne.

                                Le "travailler ensemble" de François Bayrou est le pari à prendre. Plus de droite, plus de gauche, le symbole est fort. Rassembler toutes les forces et ne pas hésiter à travailler avec des experts étrangers au mouvement face aux enjeux de notre pays... C’est tout un programme et en même temps, puisqu’il faut compter avec des humains, toute la difficulté.

                                Le Modem n’est sans doute pas le meilleur parti pour régler les problèmes des Français, il est le seul...


                                • Bulgroz 12 mars 2008 17:46

                                  Je ne vois pas en quoi le "travailler ensemble" de Bayrou empêchera les infirmières, les avocats, les taxis, les dockers, les enseignants et tout ce qui appartient à la race supérieure des fonctionnaires de descendre dans la rue, foutre le bordel et refuser toute réforme.

                                  Non, je ne vois pas comment cela peut il.

                                   

                                   


                                • Nemo 12 mars 2008 17:48

                                  Vous l’avez peut-être lu, mais que Bayrou lui-même l’ait lu, ça c’est moins sûr. Son programme n’est qu’un moyen d’attraper le chaland, en jouant du violon sur le mode "je ne suis pas comme les autres". De ce point de vue là, il a en partie raison : il est pire que beaucoup d’entre eux.


                                • Dédé la fourrière 12 mars 2008 19:13

                                  Si une politique publique est engagée pour un des thèmes nommés, elle ne le sera pas si elle n’est pas prioritaire. Les priorités ne seront pas définies au hasard, à des fins personnelles. Ou n’importe comment comme on commence à le voir.

                                  S’il y a un enjeu économique il sera expliqué. Cette politique sera décidée à la suite d’un problème rencontré par les personnes concernées : les taxis, les infirmières, les avocats ou de victimes d’une mauvaise politique flagrante relative à ces mêmes services. Il sera engagé une évaluation de cette politique. Avant sa mise en place et autour de la table : Les experts, les taxis ou les infirmières. C’est ensemble qu’on définira un objectif, une stratégie et qu’on surveillera au fil du temps les écarts entre les objectifs et les résultats. S’ils sont trop importants, la stratégie sera réajustée. On n’impose rien. On travaille pour les citoyens, parce qu’on tient compte de leurs préoccupations.

                                  C’est fou ce qu’on apprend quand on travaille avec des personnes du Modem.... Il y a quelques mois, je ne savais même pas que les EPP existaient...


                                • Lucrezia 12 mars 2008 18:16

                                  De qui se moque-t-on ?

                                  Ou a-t-on vu que 4% est devenu incontournable ?

                                  D’autant que le MODEM est tombé dans la magouille des petits arrangements entre états majors ...et RIEN ne dit que leur électorat marchera dans la combine ! ...


                                  • pyfima 12 mars 2008 20:10

                                    Encore une fois, et je ne pense ne pas être le seul à le dire le chiffre de 4% est une moyenne... Le Mouvement Démocrate a présenté environ 350 listes autonomes dans autant de villes. Puisque c’est un pourcentage de toutes les voix exprimées, il existe des villes où le MoDem n’était pas présent et donc ne pouvait récolter des voix ! J’ajoute que le ministère de l’intérieur à ranger d’un côté la gauche (ps, prg, verts, dvg) ensemble et la droite (ump, dvd, nouveau centre) également ensemble. Le nombre de candidats dvg et dvd est incalculable dans les villes d’où les chiffres un peu bizarres. Ne mélangeons pas les scores des présidentielles des voix exprimées aux municipales qui ne représentent rien au niveau national mais beaucoup sur le plan local ce qui peur faire basculer des municipalités dont l’enjeu est incertain (Marseille, Quimper, Chantepie, Caen,...). Le MoDem est donc devenu non pas incontournable au niveau national mais au niveau local ce qui inquiète naturellement les tenors des grands partis.


                                    • Soleil2B Soleil2B 12 mars 2008 22:50

                                      Commencez par vous créer un parti.............

                                      - Et vous acheter quelques parlementaires. ;...............

                                      - Dans 5 jours on ne parle plus ni du MoDem ni de Bayrou. Vous le savez çà ?


                                    • vivelecentre 13 mars 2008 07:50

                                      Pourtant , aux legislatives , vous ne vous êtes pas priver de vous moquer du chiffre du NC calculé selon le même principe !

                                      Je ne suis pas leur defenseur mais rappelez vous que vous aviez presenté plus de 500 candidats et que forcement votre chiffre global etait superieur au 80 candidats du NC

                                      Au fait 500 candidats pourquoi ? faire élire 3 députés ou recevoir les subsides des finances public ?

                                      Ca fait cher les 3 deputés modem pour les français dotant plus que il n’y en a plus que deux qui s’en revendique et que l’un des deux s’il est elu à Pau devra démissionner de son mandat de parlementaire....


                                    • Nemo 13 mars 2008 10:25

                                      Que l’on vienne me dire encore que ce ne sont que des racontars smiley


                                    • toubakouta 13 mars 2008 16:35

                                      Ouais, il veut lui faire une soupe de langue.... et pourtant, étron certain qu’il sera élu le Biloute ?

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