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Accueil du site > Actualités > Politique > Municipales 2014 : le PS doit-il craindre une débâcle ?

Municipales 2014 : le PS doit-il craindre une débâcle ?

De nombreux internautes, très remontés contre la politique de pression fiscale et de régression sociale conduite par le tandem Hollande-Ayrault, ne cessent d’annoncer sur le web une débâcle du Parti Socialiste aux Municipales de 2014. Une certitude que rien ne vient corroborer, et surtout pas les différents sondages réalisés ici et là...

Il est un fait indiscutable : la politique de rigueur, conduite par le Premier ministre sur l’impulsion d’un Président de la République lui-même relais des exigences européennes, est d’autant plus impopulaire qu’elle est, dans bien des domaines, en rupture avec les promesses électorales de 2012 (souvenons-nous de la tirade anaphorique du candidat Hollande !) Une impopularité qui se traduit – à juste titre, à mes yeux ! – par un fort rejet de l’action des chefs de l’exécutif sur le plan socioéconomique et, par voie de conséquence, le maintien de leur image personnelle à un niveau très bas dans l’opinion. C’était prévisible : une majorité de Français, refusant de voir en François Hollande un champion du social-libéralisme, a voté pour le « changement » et doit faire face, à quelques détails près, à une poursuite de la politique antisociale menée durant le précédent quinquennat par Nicolas Sarkozy.

Ce rejet, bien réel, se traduira-t-il pour autant par une « débâcle », une « bérézina », un « désastre » des candidats socialistes aux Municipales de mars 2014 comme nous l’assènent régulièrement de nombreux auteurs et commentateurs sur les blogs ou les sites citoyens du net ? Rien de sérieux ne le démontre, et ces affirmations, au caractère souvent péremptoire, sont nettement moins basées sur des éléments objectifs que sur une impression née d’échanges entre personnes appartenant au même courant idéologique, ou sur la légitime volonté, pour les encartés, de dérouler un discours partisan à finalité d’entraînement des électeurs indécis. Libre de ma parole, je pense, pour ma part, et je l’écris depuis des semaines (au risque d’être démenti en mars), que cette débâcle espérée n’aura pas lieu.

Les sondages parus ces derniers jours me confortent d’ailleurs dans cette opinion. Certes, ils n’ont qu’une valeur indicative sur l’état présumé de l’électorat à un moment donné. Qui plus est, les évènements des prochains mois peuvent, pour reprendre une expression à la mode dans les milieux politique et médiatique, sensiblement « faire bouger les lignes » et rendre caduques les données d’aujourd’hui. Ces sondages n’en montrent pas moins que le PS résiste beaucoup mieux qu’on l’affirme ici et là, malgré le rejet des choix gouvernementaux évoqué plus haut. Rien là de bien étonnant : les élections municipales sont, de très loin, le scrutin le moins affecté par la politique nationale, priorité étant donnée par les électeurs des villes aux équipes réputées bonnes gestionnaires au quotidien de leur cadre de vie.

À cet égard, l’exemple de Lyon, troisième ville de France par la population, est particulièrement significatif. Voilà une ville très longtemps caractérisée par un positionnement électoral de centre-droit. Depuis 2001, elle est administrée, à la satisfaction quasi générale, par le socialiste Gérard Collomb. L’élu sortant, victime des choix politiques de l’Élysée et Matignon, pourrait-il perdre sa mairie en 2014 ? Eu égard à la taille de Lyon et au postulat selon lequel « plus une ville est grande, plus elle est sensible aux questions nationales », M. Collomb devrait être sérieusement menacé. Or, il n’en est rien si l’on en croit un sondage réalisé par l’Ifop pour le mensuel Mag2Lyon (info rapportée par Lyon Capitale). Selon cette enquête, Gérard Collomb l’emporterait dans tous les cas de figure face à son (ou ses) adversaire(s), le maire sortant réalisant un score de 57 % contre 43 % à son adversaire UMP en cas de duel. À noter que ces chiffres n’ont qu’un intérêt relatif, le maire étant élu indirectement par les conseillers de secteur, le parti arrivé en tête dans chaque secteur bénéficiant de 50 % de sièges, les autres sièges étant répartis proportionnellement. Un système électoral qui ne devrait pas troubler le sommeil de Gérard Collomb. 

Autre cas intéressant, celui de Marseille, deuxième ville de France. Le sondage Ifop-Fiducial rendu public il y a deux jours par Le Journal du Dimanche montre certes une poussée du Front National (25 %) qui permet à ce parti de devancer le PS au 1er tour (21 %), assez loin derrière l’UMP, créditée de 34 %. La gauche socialiste serait-elle victime là du rejet de la politique menée au plan national ? Sans doute en partie. Mais pas suffisamment pour être à coup sûr battue par le maire sortant. Au 2e tour, Jean-Claude Gaudin ne l’emporterait en effet que par deux petits points d’écart, soit grosso modo la marge d’erreur : 40 % contre 38 % au PS (et alliés) et 22 % au FN. Des scores qui pourraient – pour ne pas dire « devraient » – logiquement évoluer en faveur... du PS : cette enquête a en effet été réalisée sur la base de candidats de droite et d’extrême-droite identifiés face à un candidat socialiste... anonyme. Le nom du champion PS ne sera connu qu’en octobre, à l’issue d’une « primaire » dont les favoris sont Marie-Arlette Carlotti et Samia Ghali, assez loin devant Patrick Menucci. Le champion pourrait être une championne dont il est logique de penser que, sauf coup fourré toujours possible au sein de cette belle famille socialiste marseillaise, si unie et si désintéressée, elle bénéficiera alors d’une dynamique actuellement au point mort dans l’attente de cette primaire. Quoi qu’il en soit, tout dépendra, comme à Lyon, des résultats enregistrés dans les différents secteurs, et là, de belles incertitudes subsistent. Avantage toutefois à Jean-Claude Gaudin.

Venons-en maintenant au cas de Paris. Le dernier sondage Ifop-Fiducial réalisé pour le JDD du 1er septembre montre une progression de Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais la candidate UMP au poste de maire de la capitale reste devancée en intentions de votes par la socialiste Anne Hidalgo, tant au 1er tour (36,5 % contre 35 %) qu’au 2e tour (52,5 % contre 47,5 %). Avec 5 points d’écart, avantage à la première adjointe de Bertrand Delanoë, mais un avantage qui s’amenuise relativement à la précédente enquête de juin qui donnait 8 points d’avance à Mme Hidalgo. Effet de l’action gouvernementale ? Probablement. Mais peut-être ce resserrement des positions est-il dû également au (relatif) manque de notoriété de la candidate par rapport à sa concurrente de droite, l’aile protectrice de Bertrand Delanoë ayant jusque-là plané sur les intentions de vote. Un déficit de notoriété qui pourrait toutefois être comblé par la socialiste durant les prochains mois de campagne. Mais une fois encore, il convient de ne pas trop s’attacher à des chiffres donnés globalement pour la capitale. Comme à Lyon et Marseille, ce ne sont pas eux qui seront déterminants, mais les scores qui seront réalisés par le PS et l’UMP dans les 12e et 14e arrondissements, actuellement tenus par la gauche et qui devront impérativement être gagnés par la droite pour prétendre au poste de maire de la capitale. Malgré la difficulté de succéder à Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo a de bonnes chances de garder Paris dans le giron du PS.

Si l’on en croit les experts, les autres métropoles régionales ont peu de chances de basculer, même s’il existe un petit suspense à Toulouse et Strasbourg, actuellement tenues par le PS. C’est plutôt dans des villes de moindre importance que pourrait, paradoxalement, se faire sentir le désamour des Français pour l’exécutif socialiste. Mais a contrario il n’est pas exclu que des villes basculent également dans l’escarcelle du PS, notamment en cas de triangulaires avec le FN, potentiellement redoutables pour l’UMP. Entre ces triangulaires et les divisions ravageuses qui déchirent la droite, des villes comme Aix-en-Provence, Avignon et Nîmes, pourraient basculer à gauche, ce qui ne manquerait pas de sel.

Une chose est d’ores et déjà quasiment certaine : il n’y aura pas de débâcle du Parti Socialiste aux Municipales. Le PS devrait en revanche essuyer un très gros revers lors des Européennes où les Français, peu motivés par cette élection jugée éloignée de leurs préoccupations quotidiennes, auront sans doute à cœur de se défouler et d’envoyer au tandem Hollande-Ayrault un message clair de rejet de leur politique.

 


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148 réactions à cet article    


  • Demian West 10 septembre 2013 09:00

    Cher Fergus,


    Vos analyses et textes sont souvent chargés de contenus très informés.

    Mais ici, je suis déçu, car je trouve que vos sources participent de la désinformation, et de la propagande socialiste qui sévit très activement en France.

    Il suffisait de voir le journal de la 2 hier, c’était un exercice de propagande tout ce qu’il y a de plus avilissant, quand on nous affirmait que la reprise était là.

    Et dans toute la presse, jusque dans les rangs des élus du PS, on s’attend à la pire défaite que le PS aura connue.

    Avant la défaite annoncée, la propagande battra son plein, mais le peuple ne bougera que dans les urnes et pour dire qu’il en a assez.

    Demandez à votre voisin en France, il vous en dira assez pour que tout votre raisonnement ici tombe comme un voile suggéré et manoeuvré par les outils de désinformations payés par le pouvoir qui est PS aujourd’hui. 

    Bonne journée

    Demian West

    • Fergus Fergus 10 septembre 2013 09:32

      Cher Demian.

      Le problème est que j’interviens ici non comme un militant mais comme un observateur.

      Mes sympathies pour la gauche de progrès me poussent à me mêler à la vox populi du net qui, dans une démarche Coué, annonce une bérézina socialiste en espérant booster les votes protestataires.

      Mon goût pour l’observation et l’analyse la plus neutre possible m’obligent à voir les choses sous un angle très différent, et n’a évidemment rien à voir avec des manœuvres souterraines organisées par le PS pour limiter la casse.

      Observez d’ailleurs que les sondages de référence dans les 3 plus grandes villes françaises ont été réalisés par l’Ifop (patrons de droite), principalement pour des journaux de droite dont l’intérêt serait évidemment de mettre en lumière la plus forte érosion possible du PS. Si les intentions étaient aussi catastrophiques, nul doute que cela aurait été claironné nettement plus bruyamment dans ces médias, ce qui n’est pas le cas, le PS résistant manifestement beaucoup mieux qu’envisagé.

      Cela dit, le PS ne perd rien pour attendre : les Européennes devraient, elles, être un désastre pour les socialistes, et, si la conjoncture continue d’être aussi morose, il en ira de même lorsque se profileront des élections nationales.

      Mais pour en revenir aux Municipales, je crois vraiment (et cela depuis des mois) qu’on se leurre, un peu à la manière de ces prévision de rentrée chaude qui reviennent régulièrement comme des serpents de mer.

      Je n’en souhaite pas moins que la gauche de progrès puisse faire taire ses pitoyables divergences internes et unisse enfin ses forces pour espérer devenir un jour une alternative au PS.

      Bonne journée.


    • Kern Kern 10 septembre 2013 09:56

      @ Fergus


      Pourriez-vous nous définir , ce qu’est la « Gauche de progrès » ?

      Car j’avoue m’y perdre un peu avec toutes ces « gauches » smiley

    • Fergus Fergus 10 septembre 2013 10:28

      @ Kern.

      Pour moi, la « gauche progrès » est l’ensemble des forces qui, à gauche du PS, ont pour objectif déclaré de placer l’homme et non la finance au cœur de leur action afin d’aller vers plus de justice sociale.

      Bonne journée.


    • Demian West 10 septembre 2013 10:30

      @ Fergus,


      Je comprends que vous teniez ce langage.

      Mais votre présupposé qu’il y aurait un observateur impartial est un rêve et un leurre, mais pas vraiment un désir.

      Tous les votants qui vont mettre la raclée mémorable au PS ne sont en aucun cas des observateurs impartiaux mais des acteurs qui décident.

      Et c’est là le seul discours que nous auront à entendre et qu’il sera plus que vrai : un fait sorti des urnes.

      Préparez-vous à une longue traversée du désert pour le PS et la gauche de tous les intitulés que vous voudrez. smiley

      Demian West

    • Demian West 10 septembre 2013 10:31

      En d’autres termes, vous pourrez vous sentir heureux si ce n’est pas une vague FN qui traversera le pays , mais seulement une vague de droite. smiley


    • Fergus Fergus 10 septembre 2013 10:48

      @ Demian West.

      Nous verrons ce qui se passera en mars, mais je suis prêt à prendre des paris sur une assez courte défaite du PS, les Municipales n’étant le meilleur scrutin pour exprimer le rejet de la politique du pouvoir. Je pense d’ailleurs que les rapports de force UMP-PS-FN-FdG ne seront pas modifiés de manière aussi spectaculaire qu’on pourrait le penser, du fait de la gestion des maires sortants.

      Bonne journée.


    • Ronald Thatcher Ronald Thatcher 10 septembre 2013 10:50

      le retour de la pensée magique (c-PS), « que nos désirs deviennent réalité »... tellement immature !


    • Fergus Fergus 10 septembre 2013 11:53

      Bonjour, Ronald.

      C’est quoi « c-PS » ?


    • Ronald Thatcher Ronald Thatcher 10 septembre 2013 12:55

      le copyright, « aujourd’hui il gèle, je n’ai pas froid »


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 10 septembre 2013 18:10

      Belle formule Fergus sur la gauche de progrès, que je partage, maison ne pas dire que el Front de Gauche incrane cette alternative..

       

      http://jmpelletier52.over-blog.com/

       


    • Fergus Fergus 10 septembre 2013 19:12

      @ Jean Pelletier.

      Merci. Je ne suis moi-même pas sûr que tout le monde au Front de Gauche ait cette vision politique. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai jamais été encarté nulle part, ayant été souvent déçu par des leaders et des militants au discours parfois éloigné de mon idéal politique.

      Bonne soirée. 


    • Scual 10 septembre 2013 09:10

      Je pense que les sondages qui disent que le PS résiste sont complètement bidonnés comme la plupart des sondages d’ailleurs.

      Je pense qu’il y aura effectivement une berezina, c’est à dire une débâcle mais une grosse. Si 40% des électeurs socialistes au premier tour de la présidentielle retournent voter PS au lieu d’aller à la pèche ou au cinéma c’est déjà un miracle... le reste n’ira pas ou voterait FdG.

      Je pense que ça sera la plus grande catastrophe électorale de l’Histoire du PS au municipale.


      • Fergus Fergus 10 septembre 2013 09:39

        Bonjour, Scual.

        On se fait plaisir en disant cela, et si je n’avais décidé d’adopter la position d’observation la plus neutre possible (voir ci-dessus), sans doute irais-je dans le même sens que vous pour donner un coup de main au FdG, mais en sachant que je participe au leurre.

        Les instituts de sondage n’ont pas intérêt à trop forcer sur le crayon pour tenter d’influencer les intentions de vote. Si tel était le cas, ils perdraient tout crédit. Qui plus est, les enquêtes ci-dessus ont été réalisées par la boîte de Laurence Parisot pour des médias de droite dont l’intérêt serait plutôt de favoriser la plus grande dynamique possible de l’UMP et de l’UDI au détriment du PS.


      • reneegate 10 septembre 2013 11:12

        @fergus
        "Les instituts de sondage n’ont pas intérêt à trop forcer ... ils perdraient tout crédit" c’est faux toute la presse française n’hésite pas à forcer le trait et s’assoie sur sa crédibilité.
        Enfin attention, comment êtes vous si certain que Laurence Parisot favoriserait plus la droite que le PS ? Elle a toute les raisons d’être satisfaite de ce gouvernement.


      • Fergus Fergus 10 septembre 2013 11:42

        Bonjour, Reneegate.

        Les médias peuvent se permettre d’être plus engagés car la plupart ont une couleur politique et des éditorialistes au service d’un engagement. Il n’en va pas de même des instituts de sondage sérieux qui sont réputés apolitiques et qui travaillent d’ailleurs aussi bien pour des médias de gauche que de droite.

        Vous avez raison pour Laurence Parisot qui peut trouver son intérêt, maintenant qu’elle a été débarquée du Medef, à câliner le PS. Pour autant, cela ne rejaillit pas sur les enquêtes de l’Ifop qui, selon les cas, servent tantôt les intérêts de la droite, tantôt ceux de la gauche.


      • non667 10 septembre 2013 13:47

        à fergus
        des instituts de sondage sérieux qui sont réputés apolitiques

        vous avez oublié le  smiley smiley  ?????????


      • Scual 10 septembre 2013 15:32

        Et bien pas du tout. Les sondages ont intérêt à faire croire au plus haut score possible du PS afin de ne pas les faire changer de cap... la présidentielle ne vous a rien appris ? C’est l’adversaire qu’il faut faire croire au top si l’on veut qu’il poursuive sur sa mauvaise stratégie. ça s’est joué à un cheveu que Sarkozy qui devait se faire démonter ne gagne au second tour.

        De plus je ne dis pas ça parce que ça me ferait plaisir de voir le FdG faire un gros score car je pense qu’il va se ramasser aussi pour deux raison : la première est son alliance avec les socialistes dans beaucoup de cas, lui faisant perdre toute crédibilité. L’autre raison est que le FdG a besoin des voix des socialistes pour prendre des mairies si miraculeusement ils sont au second tour... ils ne les auront pas car l’abstentionnisme de ceux-ci sera gigantesque, sans parler du fait qu’au second tour c’est TOUT le FdG qui s’alliera avec le PS pour « gagner »... finissant de détruire leur crédibilité.

        Au final la stratégie d’alliance voulue par le PC sera un fiasco gigantesque pour l’ensemble de la gauche, FdG inclus. Les répercussions se feront sentir jusqu’aux Européennes où le manque de crédibilité du FdG à cause de sa stratégie aux municipales leur vaudra une autre déception...

        Si ça se passe comme ça, en gros le FdG va stagner, les nouveau venus remplaçant les déçus.

        Il reste juste un espoir, que la base du PC rappelle à sa bourgeoisie électorale qu’ils sont là pour prendre le pouvoir et penser à long terme plutôt que pour conserver des postes bien payés, et qu’ils doivent faire des sacrifices s’ils veulent reculer pour mieux sauter.

        Sinon si la stratégie d’alliance voulue par le PC est adoptée, alors le FdG est foutu car décrédibilisé... à juste titre, et en recommençant à stagner, le grand espoir qu’il a suscité fera pchit.


      • Fergus Fergus 10 septembre 2013 16:01

        @ Scual.

        Nous verrons bien ce qu’il sortira de ce scrutin. Mais je crains fort que ceux qui misent sur une déroute du PS ne trouvent dans les résultats de cette élection qu’une nouvelle désillusion. Cela dit, tant mieux si le PS prend une veste, mais je ne miserais pas 10 euros sur ce pronostic.

        Pour ce concerne le Front de Gauche, d’accord avec vous.


      • Pelletier Jean Pelletier Jean 10 septembre 2013 18:13

        Fergus, Scual,

         

        une déculottée du PS profitera à qui ? surement pas au Front de gauche ou au Ecolos. quant aux radicaux, n’y pensons même pas....

        Il ne faut pas s’en réjouir, le FN va encore marquer des points, jusqu’où ? bien loin si l’ensemble de la gauche continue à se comporter comme telle.

         

        http://jmpelletier52.over-blog.com/

         


      • COLLIN 10 septembre 2013 23:48

        "Les médias peuvent se permettre d’être plus engagés car la plupart ont une couleur politique et des éditorialistes au service d’un engagement.« 

         smiley smiley smiley smiley

         »au service d’un engagement" ....99% en faveur du sionistan...  smiley  smiley


      • Fergus Fergus 11 septembre 2013 08:27

        Bonjour, Collin.

        Même s’il existe des lobbyistes sionistes dans les médias, ce qui est exact, affirmer que ceux-ci sont totalement noyautés relève très largement du fantasme.


      • Kern Kern 10 septembre 2013 09:20

        @ Fergus


        Votre première ligne commence par une énormité : 

        « La politique de rigueur impulsée par le premier ministre sous la direction du président »

        Prendre pour «  un plan de rigueur » ce qui n’est que du replâtrage à coups d’impôts et taxes nouveaux et augmentations des impôts et taxes existants est un non-sens

        D’autant que le gouvernement et son président banissent de leurs discours le terme « Plan de rigueur » 

        Vous craignez à juste titre une débâcle du PS ( car en fait c’est se qui motive votre article)

        Car vous avez beau écrire que vous pensez que cette débacle n’aura pas lieu ; au fond de vous-même, vous savez qu’elle est inéluctable 

        Pourquoi auriez-vous écrit cet article si cela n’était pas le cas ?

        En fait vous appliquez la Méthode Coué en même temps que la politique de l’autruche en bon socialiste que vous êtes

        ( Comment ? : vous n’êtes pas socialiste, mais tenant de la « Vraie Gauche » comme tout ce qui se trouve à gauche  : c’est fou ce qu’il devient difficile de dénicher un socialiste qui s’assume par les temps qui courent )

        Comme il y a eu « Tout sauf Sarko » il y a un « Tout sauf les Gauches » qui va en s’amplifiant chaque jour, chaque jour apportant des raisons de le penser

        Oui : il va y avoir débâcle des gauches et c’est temps mieux 


        • Fergus Fergus 10 septembre 2013 09:57

          Bonjour, Kern.

          Que le PS qualifie ou non sa politique par le mot « rigueur » me laisse indifférent. C’est comme cela que la ressens, et sans doute ne suis pas isolé dans ce cas.

          « Vous craignez à juste titre une débâcle du PS », écrivez-vous, avant d’ajouter « au fond de vous-même, vous savez qu’elle est inéluctable ». Une débâcle du PS me réjouirait au contraire car elle serait un coup autrement plus dur pour l’action gouvernementale que le désastre qui s’annonce pour les Européennes. Mais à aucun moment, « au fond de moi-même », je n’y ai cru. Le PS perdra des villes, incontestablement, mais sa défaite sera sans doute beaucoup plus limitée qu’espéré.

          Un mot sur ceci « en bon socialiste que vous êtes ». Jamais je n’ai été socialiste, et je n’ai jamais été encarté nulle part. Et si j’ai voté pour le PS, cela a toujours été au 2e tour, mon vote de 1er tour allant, depuis des décennies, toujours vers ceux qui portaient le mieux mes idées de justice sociale : les partis de progrès.


        • Dwaabala Dwaabala 10 septembre 2013 09:27

          Bien d’accord avec l’auteur, qui ne lit pas dans le marc de café. Trois remarques.
          - Il ne serait pas bon pour les administrés que les villes gérées par des élus du PS et la gauche passent à droite.
          - Une vraie conquête par les listes PS de nouvelles villes importantes paraît improbable.
          - Il n’est pas bon non plus pour le FdG que le PCF fasse liste commune dès le premier tour avec le PS, ce qui entraîne un fléchissement de son jugement sur les social-libéraux, même si cela devait assurer la réélection de ses élus qui est souhaitable, toujours pour les administrés dont il défend mieux les intérêts populaires que l’UMP ou le FN.


          • Fergus Fergus 10 septembre 2013 10:09

            Bonjour, Dwaabala.

            Effectivement, je ne lis pas dans le marc de café.

            Sur le premier point, il faut souligner que la plupart des villes bien gérées par la gauche socialiste n’ont que très peu de risques de basculer à droite. Et cela, la droite le sait qui se garde bien de se montrer trop optimiste, handicapée de surcroit qu’elle est dans des villes où elle est gênée par le FN et par ses propres divisions, le sommet du genre étant atteint à Aix où la guerre est ouverte.

            Peu probable en effet que le PS puisse, en l’état actuel du panorama politique, enregistrer des succès significatifs. Mais pas impossible ici ou là, cependant.

            La guerre picrocholine interne au FdG est totalement navrante, même si elle était prévisible depuis de nombreux mois. Le PC fera bel et bien liste commune, fut-ce en serrant les dents, avec le PS dans de nombreuses villes pour sauver ses positions. Ce sera peut-être même le cas à Paris où les tractations vont bon train. Dommage !


          • COVADONGA722 COVADONGA722 10 septembre 2013 09:30

            yep , plus que sur sa politique économique centriste « du Bayrou pur jus » c’est sur ce qui est perçu comme politique sociétale que le PS vas dérouiller , sans compter que le discours et les aveux « pma , amnistie ect » d’une Taubira font que même les restes des electeurs « populaires » du ps ne se déplaceront pas , allez dans les bastions ruraux du ps il y en a , dites Taubira juste pour voir .......


            Asinus:ne varietur 

            • Fergus Fergus 10 septembre 2013 10:18

              Bonjour, Covadonga.

              Le fait est que la politique sociétale de Hollande est mal vécue ici et là. Et c’est en partie pour cela que le PS perdra sans doute des mairies dans des petites villes rurales plus certainement que dans les métropoles où il est implanté. N’oubliez cependant pas que, plus une ville est petite, moins elle est en théorie impactée par les choix gouvernementaux. La bonne gestion des élus du PS dans ces villes pourrait donc les sauver de cette fracture avec la frange « conservatrice » de l’électorat socialiste. A suivre...

              Un mot sur Taubira : à titre personnel, je trouve la réforme de la Justice excellente sur presque tous les points, et je regrette sincèrement que les dispositions envisagées soient aussi déformées et caricaturées, les pires bobards ayant été proférés notamment à propos de la contrainte pénale (peine de probation). 

               


            • Fergus Fergus 10 septembre 2013 10:35

              Bonjour DLSL.

              Globalement d’accord avec vous. Sauf sur un point important : la démocratie représentative n’est pas, en elle-même, une imposture. Mais le fait est qu’elle est dévoyée par les baronnies locales et les appareils politiques qui font des élus des godillots au service de l’exécutif, lequel est lui-même un relais des puissances dominantes occultes de l’industrie et de la finance. C’est pourquoi ces représentants élus devraient être, chaque année, confrontés à des jurys populaires tirés au sort, pour justifier publiquement leur action, documents à l’appui, sans attendre la fin de leur mandat pour enfumer les électeurs.


            • diogene 10 septembre 2013 11:38

              @Fergus
              La « démocratie » représentative est belle et bien une imposture. D’ailleurs, la professionalisation des politiques est à la base de cette imposture.
              Contrairement à ceux qui pensent que ces types de carrières politiques sont amenés à corrompre les « zélus » je pense, moi, qu’’ils ne font qu’attirer les déjà corrompus.
              Vous pouvez toujours être content de choisir votre berger, cher mouton, mais au final, et quelque soit l’étiquette dudit berger, vous serez tondu.
              Le pouvoir et la rente de situation sont les seules motivations de ces carriéristes cumulards professionnels qui s’entendent pour que le pactole ne tombe jamais dans d’autres mains.
              Le système est ainsi fait que, au bout du compte, un duc remplacera un marquis, peut être, mais que, surtout, le pouvoir restera, dans la caste, quitte à alterner, comme pour les présidentielles.
              Personnellement je n’aime pas plus les hobereaux locaux que les princes nationaux.
              Elections, piège à con, voilà ce que je pense.
              .


            • Fergus Fergus 10 septembre 2013 11:46

              Bonjour, Diogène.

              Ce que vous dites n’est pas faux. Mais que proposez-vous ? sachant que les rares endroits où la démocratie directe a existé, y ont renoncé, en grande partie à cause de l’énorme complexité technique des textes qui régissent notre société, elle-même devenue extrêmement complexe sur tous les plans.


            • diogene 10 septembre 2013 12:44

              @Fergus
              - Mandat unique et non renouvelable
              - Contrôle citoyen sur les décisions prises, et ce, à tout moment du mandat
              - Possibilité de destitution de l’élu lorsque l’action est non conforme au programme annoncé
              - éducation populaire sur le vivre ensemble et le bien commun
              - plus d’élu intouchable par la justice
              Etc...

              Mais je sais bien que que tout cela est encore utopique.
              Alors désobéissance civique et plus de cette servitude volontaire et acceptée comme le préconisait la Boetie.
              Parfois, ne rien faire est la meilleure façon de défaire. Si la participation aux diverses élections devenait si réduite que toute « légitimité » du pouvoir ne pourrait plus être crédible pour personne, alors , peut-être que d’autres formes de participations citoyennes au vivre ensemble verraient le jour.
              Mais je sais que je ne suis qu’un indécrottable réveur.


            • Fergus Fergus 10 septembre 2013 12:59

              @ Diogène.

              On est d’accord, mais on reste bien dans le cadre d’une « démocratie représentative », la différence avec la situation actuelle venant de l’encadrement par les citoyens.

              A noter que « l’action non conforme au programme » n’est pas forcément liée à un dévoiement du mandat, mais peut être la conséquence d’une adaptation aux circonstances ou à la conjoncture. De même, un élu peut être amené à prendre des décisions non prévues lors de sa campagne. Mais quoi qu’il en soit, tout cela devrait pouvoir être justifié.

              Pour ce qui est des aspects judiciaires, je serais partisan d’une inéligibilité à vie de tout élu condamné, dans le cadre de ses fonctions électives, à une peine pour : abus de biens sociaux, prise illégale d’intérêt, corruption passive ou active, trafic d’influence, faux ou usage de faux en matière de documents administratifs.


            • Ronald Thatcher Ronald Thatcher 10 septembre 2013 14:02

              non-cumul des mandats pour tous !

              c’est Delebarre qui ferait la gueule avec ses 3 mandats et ses 23 fonctions !
              l’Homme nouveau version sociali, 3 cerveaux et des micro-siestes


            • Fergus Fergus 10 septembre 2013 16:05

              @ Aladeen.

              On ne peut pas tirer une généralité de l’impunité de quelques-uns. Certains élus sont parfois poursuivis et condamnés. Des peines trop légères malheureusement, mais surtout une durée d’inéligibilité dérisoire.


            • escoe 10 septembre 2013 16:06

              c’est Delebarre qui ferait la gueule avec ses 3 mandats et ses 23 fonctions ! 


              Il a été calculé que ça correspond à 7 emplois à temps complet. En voilà un qui a bien compris le « travailler plus pour gagner plus ». Fumier !

            • Fergus Fergus 10 septembre 2013 16:09

              @ Ronald.

              Delebarre et tous ceux qui sont à peu près dans le même cas sont des grands malades, mais aussi des ennemis de la démocratie car ils accaparent à leur seul profit, ou pour asseoir leur seule image, nombre de postes ou de fonctions qui seraient mieux gérés par d’autres, forcément plus disponibles. Dans le cas de Delebarre, il a été calculé que tout cela représente 7 emplois à plein-temps ! Au fou !!!


            • Fergus Fergus 10 septembre 2013 16:12

              Bonjour, Escoe.

              Postés quasiment en même temps, nos commentaires se rejoignent, Delebarre étant en effet soit un fumier soit un fou, voire les deux !


            • simir simir 10 septembre 2013 20:04

              @ Aladeen

              Vous oubliez le Fhaine : 15 % de ses élus condamnés en justice

            • simir simir 11 septembre 2013 07:25

              @ Aladeen

              Pas convaincante votre réponse
              Vous avez deux sacs de pomme en jute (on ne voit pas à travers) Vous commencez à en prendre dans le premier sac. Mince il y en a quasi une sur cinq qui est pourrie. Que faites vous ? 
              Moi je change de sac, même s’il est plus gros.
              Le NPA a très peu d’élus par exemple, mais incinnus des services de justice

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