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Municipales italiennes : retour au réel…

Rappelons-nous, comment les dernières élections législatives des 24 et 25 février, se sont soldées, après une courte victoire de la gauche, par un gouvernement bancal de coalition dirigé par Enrico Letta (centre gauche), avec un retour en fanfare de l’inusable Berlusconi. Et surtout, ces élections avaient entériné un échec des instituts de sondage et la montée en puissance du Mouvement Cinq Etoiles (M5S) de Beppe Grillo avec un quart des voix et pour conséquence un blocage du système politique.

Dimanche et encore hier, les italiens étaient à nouveau convoqués aux urnes pour les élections municipales. Le faible taux de participation a marqué ce scrutin. Ainsi à Rome où il s’agissait d’un test grandeur nature, après la mise en place d’un gouvernement d’union nationale composé de ministres de droite et de gauche, la chute du nombre de votants est pointé par de nombreux journaux : « Places vides et abstentions : en Italie, le divorce avec la politique explose », titrait le quotidien romain La Repubblica. La chute à Rome est de 20%, pour une baisse de 15% au niveau national.

Ce ne sont pas moins de 7 millions d’Italiens qui ont été appelés aux urnes. A Rome le maire sortant, le néo-fasciste Gianni Alemanno, rallié à Silvio Berlusconi se retrouve face à Ignazio Marino du parti démocrate (Gauche), soutenu par le chef du gouvernement. Ce dernier a semble-t-il repris la main à Rome avec 42,5 % des voix, contre 30 % au maire sortant. Le test a été concluant, même s’il faut encore un deuxième tour pour désigner le nouveau maire de Rome. Le mouvement Cinq étoiles tombe à 15% après avoir fait 25% en février.

Cette fois-ci, les résultats sont plus conformes à ce que les politologues attendaient des législatives. La gauche fait plus que tenir le choc avec un PD qui maintien et conforte ses positions, un PDL et son allié de la Ligue du Nord en recul et le Mouvement 5 Etoiles à sa place, de petit parti populiste astreint à la protestation.

Ce dernier créé la surprise en n’étant présent à aucun des seconds tours des 9 et 10 juin. On revient au grand thème classique du duel droite/gauche un peu partout. Que ce soit à Rome ou à Sienne, où dans cette ville symbole, pour Beppe Grillo, de la corruption (scandale de la banque Monte dei Paschi) le candidat de son parti ne décolle pas des 10 %... cela rappelle Le Front de Gauche en France. L’intransigeance dont il a fait preuve à l’issue des législatives, paralysant la mise en place d’un gouvernement de gauche, a montré son impuissance à l’action politique, et nombreux sont les électeurs à le lui faire payer moins de trois mois après. Il est vrai qu’à sa décharge, son parti ne disposait ni de l’expérience, ni des moyens en conséquences pour affronter correctement ces élections locales.

De son côté la gauche, en situation d’échec à concrétiser sa victoire aux législatives, reprend de la hauteur avec un parti démocrate (PD) en bien meilleur position pour le deuxième tour. Il a d’ores et déjà engrangé cinq chefs-lieux (dont Pise et Vicenza), ainsi que la région Frioul Vénétie Julienne et devrait en remporter d’autres au second tour.

Silvio Berlusconi revient là où ses nombreux scandales avaient fini par le reléguer en deuxième position, derrière la gauche, confirmant ses pertes de février (environ 8 millions de voix), entrainant aussi son allié la Ligue du Nord dans son déclin. Sa stratégie de retour au pouvoir par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale ne lui a pas permis de se refaire une santé à bon prix. Et c’est tant mieux, les procès continuant de « cerner » Le cavaliere.

Attendons le deuxième tour, mais ce retour aux réalités n’est pas forcément une bonne nouvelle pour le Président du conseil Enrioco Letta. Ce retour à une forme de bipolarisme politique devrait forcer le PDL et ses alliés à revisiter leur stratégie de conciliation et à adopter une attitude plus offensive qui mettra à mal ce « gouvernement de la bonne cause », en place depuis peu.


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5 réactions à cet article    


  • Pelletier Jean Pelletier Jean 28 mai 2013 18:13

    Toujours aussi aigri et plein de rancoeur.... et bien oui pour moi il le reste même recyclé chez Berlusconi comme je l’écris.

    il faudrait peut être lire avec des lunettes avant d’insulter ses « petits camarades »...

     

    http://jmpelletier52.over-blog.com/

    Ah la la les suisses un peu aveugles et étriqués smiley smiley smiley

     

     


    • francesca2 francesca2 28 mai 2013 18:41

      C’est le retour des affairistes, des voleurs et des incapables. 

      C’est ce que vous applaudissez ? C’est ce que vous appelez « réel » ? 

      • Mmarvinbear Mmarvinbear 31 mai 2013 17:04

        N’oubliez pas que ce sont les Italiens eux-même qui choisissent ces voleurs, mafieux et incapables.


      • francesca2 francesca2 31 mai 2013 17:07

        Je ne risque pas de l’oublier. De là à les applaudir, il y a de la marge.


      • ETTORE ETTORE 29 mai 2013 12:50

        OUI ! le retour des affairistes, des truands en col blanc et in[capables] [d] à servir leur pays !

        Retour de l’Italie à ses fondements, du pain et des jeux, mais actuellement le pain est réservé à la caste des politiciens véreux et les jeux, eux, ne sont plus que des ronds de jambe et magouilles d’ententes illicites.
        Pauvre peuple Italien où il ne restera plus que le VERT, pâturage, sur le drapeau pour se remémorer l’esprit de Liberté.
        Le blanc est depuis longtemps passé au gris sale et le rouge ne tarderas pas à symboliser le ras le bol du peuple envers ses pompeuses élites.
        C’est un peu le miroir déformant de toutes les démocraties du Sud de l’Europe, ces morpions
        qui gangrènent l’espoir des peuples en phagocytant les instances républicaines.
        Il y aura tôt ou tard le mouvement de rejet, tant espéré, et je me désole qu’il n’ait pas eu lieu.
        Cela fait apparaître une graduation inéluctable, orchestrée, manipulée, de tout le système.
        Et rien que pour cela, ces « gens » devraient être condamnés.

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