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Accueil du site > Actualités > Politique > N’écoutons pas le chant des sirènes du protectionnisme

N’écoutons pas le chant des sirènes du protectionnisme

Attention j’entends en ce moment chanter les sirènes du protectionnisme. Prenons garde qu’elles ne nous attirent pas sur les récifs de la récession… ou pire…

Extrait de l’Odyssée d’Homère (adaptation de Michel Woronoff) :

« Je préviens mes compagnons du danger des Sirènes, grâce aux conseils de Circé. Nous sommes en vue de leur île ; tout à coup le vent tombe ; un calme plat s’installe, sans un souffle d’air ; un dieu endort les vagues… Moi, du bronze aigu je coupe en petits morceaux un grand gâteau de cire, je l’écrase entre mes mains puissantes. La cire s’amollit sous mes doigts et à la chaleur du soleil. Je bouche les oreilles de tous mes compagnons, un par un. Eux m’attachent pieds et poings. Nous poursuivons notre route.

Mais le bateau qui file sur la mer n’échappe pas au regard des sirènes ; elles entonnent leur chant, à voix claire : "Viens ici, Ulysse légendaire, arrête ton bateau, viens entendre notre voix à toutes deux. Aucun bateau à coque noire, n’a jamais longé notre rivage sans succomber au charme de notre chant mélodieux. Nous savons tous les malheurs dont les dieux ont accablé Achéens et Troyens dans la vaste Troade. Nous savons tout ce qui se passe sur la terre féconde." »

Rencontre d’Orphée avec les sirènes (Mythologie grecque, contes et récits de François Busnel) :

« Au retour de l’expédition, lorsque le bateau doubla au large de l’île des sirènes, ce fut lui qui évita que tous fussent engloutis dans les abysses. Car les sirènes étaient des créatures démoniaques, mi-femmes, mi-poissons. Elles apparaissaient aux marins sous l’aspect de jeunes filles séduisantes et, lorsqu’elles se mettaient à chanter, envoûtaient les hommes au point que ceux-ci abandonnaient leur navire et se jetaient à la mer pour les rejoindre. Elles reprenaient alors leur horrible visage de vieilles sorcières et entraînaient les infortunés navigateurs dans les profondeurs des ténèbres ! Averti du danger par Apollon, Orphée, dès qu’il aperçut les Sirènes, se mit lui aussi à chanter. Un chant si fantastique que les Sirènes, surprises et charmées, laissèrent filer le navire. »

Aujourd’hui quand j’entends parler du protectionnisme, je ne peux pas m’empêcher de penser à ces chants de sirènes qui ont tué tant de marins…

Car que disent toutes les analyses des crises passées, et singulièrement celle de 1929 ? Que le protectionnisme qui a suivi a accru les conséquences de la crise, qu’il s’est aussi matérialisé par un renforcement des nationalismes et qu’il a conduit à la guerre.

Car que voit-on si l’on analyse nos produits quotidiens ? Qu’ils sont le fruit d’un travail collectif enchevêtrant bon nombre de sous-traitants et de pays et que le détricotage est impossible sans une décroissance économique accélérée.

Car que donne l’observation de la façon dont fonctionnent nos villes occidentales ? Que ce sont des centaines de milliers, voire des millions d’Asiatiques et Africains qui peuplent nos villes d’Europe. Que ce sont des centaines de milliers, voire des millions, d’Américains du Sud qui peuplent en plus les villes d’Amérique du Nord. Que la montée des égoïsmes nationaux risque de conduire à une explosion sociale, face à laquelle l’explosion des banlieues paraîtra une « bluette ».

Oui la crise est réelle, mais le protectionnisme n’est pas une solution, juste un leurre, une tentation dangereuse.

Aussi, comme Ulysse et ses matelots, bouchons-nous les oreilles à la cire et attachons-nous à des mâts.

Ou mieux, comme Orphée, inventons ensemble de nouvelles règles qui construiront une musique beaucoup plusattractive et contemporaine que celle des sirènes du protectionnisme.

En liaison avec cet article, lire mes articles sur la crise actuelle


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111 réactions à cet article    


  • 1984 18 février 2009 12:48

    Si on avait appliqué un peu plus de protectionnisme on en serai pas là !


    • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 12:55

      Je ne crois pas... Nos pays ont très largement profité de la mondialisation qui a assis notre richesse toutes ces denrières années. Maintenant, cette "exploitation" des autres n’est plus possible, mais est-ce si "immoral" ?
      Si l’on veut établir aujourd’hui le protectionnisme, cela va désorgnaiser les systèmes de production et accélérer la crise.
      Reste que, chez nous, la richesse est injustement répartie, que certains dirigeants ont abusé de leur position... mais c’est un autre sujet : il faut "remoraliser" le fonctionnement de nos organisations.


    • plancherDesVaches 18 février 2009 20:19

      Vous avez écrit le mot magique : remoraliser.

      Alors, nous avons le choix :

      - nous instaurons du protectionnisme qui vaut autant que le dumping, ou toutes les autres solutions pernicieuses citées par les intervenants ci-dessous...

      - nous choisissons de vivre avec 2 bols de riz par jour (et sincèrement pour moi : il faut une bonne sauce pour faire passer)

      Dans un autre de vos articles, vous m’avez sorti que la réaction des Chinois face à la clause "buy americain" était un "chant de sirène".
      Je vais croire que vous êtes en permanence en patrouille à la BAC et que vous révez de la sirène même pendant la nuit. smiley


    • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 20:29

      @plancherdesvaches
      Je ne me souviens pas de ma réponse employant déjà le chant des sirènes ... mais si vous le dites ! smiley
      De mon côté, j’aime bien le riz (mais pas gluant), mais je n’ai pas non plus pour objectif de vivre avec 2 bols... et les chinois non plus... Donc nous avons bien avec eux un objectif commun.
      L’atteindre va dépendre de notre capacité à inventer le vrai protectionnisme, celui des hommes - qu’ils soient européens, africains, asiatiques... - contre les systèmes...
      Et cela n’est pas gagné, je vous l’accorde...


    • plancherDesVaches 18 février 2009 20:44

      Si (j’écris bien SI) vous voulez rejoindre l’objectif commun des Chinois, des Finlandais du sud-est, des Camerounais du Berry, des Thailandais de Los Angeles,..
      Je porte à votre connaissance que le revenu moyen par HABITANT de la PLANETE en 2007 était de 400 Euros par mois. (un RMI)
      Et vu la conjoncture actuelle et le prix du fil à couper le beurre, si on va vers les 100-200 Euros, je ne serai pas spécialement surpris.
      Va falloir payer, old lad, comme en 29.

      (Je m’excuse de tricher un peu face à vous : j’ai des données économiques que vous n’avez pas ou que vous voulez ignorer)
      Un constat néanmoins :nous n’avons pas les mêmes valeurs.


    • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 20:55

      je sens que je vais vous surprendre : non seulement j’ai aussi des données économiques, mais je suis même allé dans la plupart de ces pays et pas mal d’autres, ai vécu plus 3 ans avec un chinois, 3 avec un polonais et 2 avec un noir américain (j’ai même vecu un moment à Harlem..) ... donc tout ceci n’est pas seulement des chiffres pour moi.
      oui la solution est difficile, oui construire la nouvelle planète globale est compliqué et passera par des transformations. Mais j’ai une conviction : soit nous faisons face lucidement à cette réalité difficile (en incluant le risque environnement) et nous cherchons la moins mauvaise issue ensemble, soit nous allons tous "sauter" ensemble !


    • plancherDesVaches 18 février 2009 22:54

      Donc : vous dites savoir comme moi.

      100 Euros par mois ou protectionnisme.

      Qu’est-ce que vous choisissez ?


    • malqp 19 février 2009 12:41

      la montée du nazisme, il a été montré depuis longtemps qu’elle a été plutôt due à une crise spécifique à l’Allemagne de l’époque, écrasée sous les réparations de la 1ère guerre.


    • JL JL 18 février 2009 12:51

       

      A l’instar de la formule : " pertes socialisées, profits privatisés", Il y a un protectionnisme classique que l’on pourrait qualifier de national, et un protectionnisme structurel que l’on pourrait qualifier de transnational. Le premier protégeant les intérêts des salariés, le second les intérêts des actionnaires. Dès lors, on comprend les ressorts du discours dominant : "Les protectionnismes nationaux (des autres) nuisent aux intérêts de nos entreprises cependant que le protectionnisme structurel(transnational) protège nos entreprises". Le tour de passe passe consistera à magnifier l’intérêt supérieur de l’entreprise au nom de l’intérêt commun aux deux catégories concernées, les salariés et les actionnaires.

      La " menace protectionniste ", ce concept vide de sens par Frédéric Lordon :

      "Le " non-protectionnisme " n’existe pas autrement qu’en fantasme, car à part le délire de l’économie-un-seul-monde définitivement homogénéisée, toutes les différences restent autant de distorsions, c’est-à-dire, pour certains, de protections de fait… Le monde différencié, le nôtre pour longtemps encore, est par conséquent – à savoir : en tant qu’il est différencié – protectionniste ! N’est-il pas absurde alors de hurler à la " menace protectionniste " dans un monde qui l’est nécessairement ? À moins, focalisant jusqu’à l’hystérie le regard sur certaines protections, que ce soit pour mieux faire oublier les autres… la concurrence des marchés, c’est le protectionnisme (dénié) des structures."


      • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 13:02

        Je comprends vos propos et le souhait de revenir à des organisations locales et de proximité.
        Mais ce n’est plus le monde dans lequel nous vivons, que nous le voulions ou non. Les systèmes de production sont trop entremêlés. Par exemple pour l’automobile, on ne parle que des emplois des usines d’assemblage, mais le processus de producion est beaucoup plus complexe avec des sous-traitants, des fabriquants de machines permettant la constitution des chaînes de production, des bureaux d’études...
        Et aussi par exemple, nous n’aurions plus d’ordinateurs, de logiciels et de télécommunications.
        Par contre une relocalisation des activités de production agricole est un vrai sujet, compte-tenu notamment de l’environnement.
        Reste aussi le sujet de la répartition des profits, mais c’est un autre et vrai sujet. CEci suppose de revoir les règles de fonctionnement et l’émergence de structures politiques mondiales. Mais il faut d’abords faire des profint !
        Et si la vague de protectionnisme se développe, c’est tout le système économique qui va s’effondrer


      • JL JL 18 février 2009 13:40

        Robert Branche je ne vous demande pas de ""comprend(re mes) propos et le souhait de revenir à des organisations locales et de proximité.""

        D’autant que vous n’avez rien compris de mon commentaire et encore moins de l’article de Frédéric Lordon que vous n’avez manifestement pas lu, parce que ce texte qui est à des milliers de pieds d’altitude au dessus du votre, ne peut laisser personne indifférent.


      • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 14:00

        @JL
        dont acte j’ai répondu trop vite à votre commentaire sans prendre le temps d’aller lire le texte de Frédéric Lordon, et ai donc fait une fausse interprétation de votre propos... smiley

        Effectivement, comme l’indique Lordon, il y a beaucoup d’hypocrisie et d’imprécision dans le discours actuel. 
        Je vais donc préciser mon propos...
        Tout d’abord sur le texte de Lordon, oui il y a actuellement en place un "protectionnisme", c’est-à-dire des systèmes de règles nationales et pour certaines internationales dans lesquelles s’installent le jeu économique.
        Mais ma conviction forgée par mon activité professionnelle est que les grandes entreprises, en tirant parti de leur puissance financière et des possibilités ouvertes par les nouvelles technologies, ont réussi à très largement s’abstraire de ces règles (car sauf exeception elles ne sont pas mondiale), ou du moins à en jouer à leur profit. Le système financier en est le meilleur exemple. Ceci a conduit à des abus, mais aussi à une accélration du développement économique.
        Venons-en maintenant au discours actuel sur le protectionnisme.
        S’il s’agissait de redefinir des règles mondiales qui vont venir "protéger" les différences structurelles - ce qui me semble être le propos de Lordon -, je suis évidemment d’accord. Ces règles auraient des traductions locales et géographiques, mais seraient pensées et acceptées par tous. C’est effectivement ce dotn on a besoin et d’urgence. Mais ceci suppose des actions politiques concertées et on en prend pas le chemin.
        Aujourd’hui, quand on parle de protectionnisme, ce n’est pas du tout de cela que l’on parle, mais de la montée des égoïsmes nationuax et locaux. Dans une forme de "sauve qui peut" non réfléchi, on voit se développer la volonté de garder pour soi ce que l’on peut. Mais c’est un peu comme si, alors qu’un bateau est en difficulté, au lieu se concerter sur comment agir, chacun arrache un morceau de bois et, de ce fait, accélère la destruction du bateau.
        C’est cette attitude que je vise dans mon article et que j’appelle "le chant des sirènes du protectionnisme".

        Est-ce que ceci vous semble compatible avec l’article de Lordon ???


      • JL JL 19 février 2009 09:44

        @ Robert Branche : votre réponse me fait dire que ce qu’on appelle protectionnisme est la réponse du berger à la bergère lobbyisme, et réciproquement : une sorte de relation de poule à l’œuf.

        Alors s’il faut réfuter le protectionnisme d’Etat, réfutons également le lobbyisme international. Et avec lui, tous ces passes droits que sont l’

        L’UPOV, les brevets sur le vivant, les droits à polluer, etc. Ces passe droits sont antagonisytes du principe de précaution, tout comme le capitalisme et la démocratie. Le principe de précaution est bafoué par ces droits privés, et c’est pourquoi les lobbyistes de tous bords pullulent sur les forums.

        Il y a protectionnistes et protectionnistes. Pour s’en convaincre, je conseille également à tous ceux que les questions de protectionnisme intéresse autrement que du point de vue de leur chapelle, cet excellent article :

        En finir avec la gratuité du vivant. Extrait : " Frédéric Bastiat, libéral conséquent qui ferraillait contre les protectionnistes de son temps avait pressenti le principe économique de notre modernité néo-libérale, la croissance illimitée, quel qu’en soit le coût : toute activité gratuite, parce qu’elle lèse le secteur marchand correspondant, devra être soit interdite soit taxée à son profitLes êtres vivants commettent un crime impardonnable : ils se reproduisent et se multiplient gratuitement. Certains en éprouvent même du plaisir. Depuis plus de deux siècles, notre société livre à cette gratuité une guerre longtemps secrète dont la dernière bataille est en cours. (convention de l’" Union pour la protection des obtentions végétales (UPOV) signée En 1961par les six pays fondateurs du Marché commun. …En novembre 2004, l’Assemblée nationale unanime (sauf le groupe communiste) avait transposé la Directive européenne 98/44 de soi-disant " brevetabilité des inventions biotechnologiques ". Tout ce qui transgénique est brevetable (article 4), ce qui, comme le montre l’exemple nord-américain, mettra fin à la pratique fondatrice de l’agriculture : semer le grain récolté. Il est piquant que les communistes défendent maintenant les valeurs libérales – et significatif qu’ils soient seuls à le faire. La version 1991 du traité de l’UPOV confère à l’obtenteur le " droit exclusif de produire, reproduire, conditionner au fins de la reproduction ou de la multiplication, offrir à la vente sous toute autre forme, exporter, importer, détenir à une des fins ci-dessus mentionnées du matériel de reproduction et de multiplication de la variété protégée "…. " En somme, le gouvernement demande au législateur de créer un privilège sur la reproduction des êtres vivants. Contre l’intérêt public. Contre celui des agriculteurs Au profit de producteurs de poisons. Au nom du libéralisme !" …" Il s’agit d’euthanasier l’agriculture biologique – dont le seul tort est d’utiliser la gratuité de la nature plutôt que des pétro-intrants marchands ruineux pour les humains, les sols, l’eau, bref, notre milieu de vie –, au moment même où se ferme la parenthèse d’une pétro-agriculture industrielle obsolète fondée sur la thermodynamique du XIXe siècle !"


      • Robert Branche Robert Branche 19 février 2009 10:09

        @JL
        Le lobbysme est un des leviers d’action des entreprises. Et ce lobbyisme est d’autant plus efficace qu’il a en face de lui des règles locales, car il arrive à "jouer" avec.
        Par contre quand il y a des règles internationales, il est obligé de les appliquer (à condition bien sûr qu’il y ait une autorité chargée de la mise en oeuvre). Il aura cherché à les influencer en amont, mais ensuite il les applique. Un exemple est toutes les évolutions récentes en matière d’environnement (en y incluant la taxe carbone) qui induisent un nouveau comportement dans les investissements industriels, et il était temps. Dans un exemple que je connais directement par mon travail ceci s’est traduit pour un projet d’extension d’une usine par un surcoût de plus de 40 % : je peux vous dire que ceci n’a pas été fait de "gaité de couer" par l’industriel, mais parce que sans cela il n’avait aucune chance d’avoir l’autorisation. Sur ce thème de l’environnement, reste à étendre les règles à tous les pays.
        Vous abordez aussi le sujet de la réglementation sur le vivant et notamment les semences. C’est un grave sujet de préoccupation et il faudrait revoir les règles de fonctionnement actuel. A nouveau cette évolution doit être mondiale et non pas locale : le "protectionnisme efficace", c’est-à-dire qui améliore vraiment les protections, ne peut plus être obtenu par des solutions locales.


      • JL JL 19 février 2009 11:44

        @ Robert Branche : "" le "protectionnisme efficace", c’est-à-dire qui améliore vraiment les protections, ne peut plus être obtenu par des solutions locales. ""

        Mais au niveau mondial, il faudrait définir les protections de qui, sinon on parle dans le vide, et les mieux placés tireront une fois de plus les marrons du feu. Je vous renvoie à ce que je disais sur le lobbyisme.

        En attendant, la nation étant toujours le seul bien de ceux qui n’ont rien, leur meilleure protection reste le protectionnisme classique ! Je regrette pour cette tautologie !

        La guerre des protectionnismes n’est qu’un des aspects de la guerre des classes. Je concluerai que, pour moi, le meilleur protectionnisme est le protectionnisme démocratique, à commencer par le protectionnisme du vivant, des cultures, des savoirs, et non pas le protectionnisme financier, par les plus riches pour les plus riches.

        Désolé si je ne m’investis pas davantage dans cette discussion.


      • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 13:31

        Non je crois que dire "soyons réalistes", c’est précisément ce dangereux chant des sirènes : si nous l’écoutons tous, il va nous précipiter dans la désorganisation du système économique et dans une récession beaucoup plus grave que celle de 29... Et ce chant est si séduisant, si "logique", si attractif ! Mais il ne tient absolument pas compte de la réalité du fonctionnement des entreprises, ni des analyses faites sur la cirse de 29 (tout démontre qu’elle a été accrue par le protectionnisme et résolue par... la guerre...)


      • Internaute Internaute 18 février 2009 19:40

        Absolument pas. Ce que vous dénoncez n’est pas le protectionisme mais le socialisme.

        Le protectionisme c’est simplement cloisonner les marchés. C’est laisser à une industrie, petite ou géante, qui fabrique quelque-chose en France et qui paye correctement ses charges, lui laisser la disponibilité du marché français. Comme on interdit déjà de donner la priorité aux français en France il n’est pas surprenant qu’on essaye d’appliquer la même contrainte aux industriels français.

        Maintenir en activité par le financement public une entreprise obsolète, sans marché et non rentable, cela s’appelle du socialisme et a été fait trop longtemps dans notre pays.

        Le protectionisme n’empêche en rien les multinationales de prospérer et de s’établir partout. Le protectionnisme cloisonne les marchés dans des lots de développement sociale et économqiue semblable. Avec un protectionisme à 100% on aura toujours Toyota fabriquant en France des autos qui viendront concurrencer sur le marché français d’autres autos faites aussi chez nous. Ceux qui disent que le protectionisme c’est la ligne Maginot et le replis sur soi sont des ignorants ou des gens de mauvaise foi.

        Maintenant, si vous voulez continuer à vous mettre en concurrence libre et faussée avec le moins disant existant sur la planète faites-le mais commencez par ne vivre plus qu’avec 200 euros par mois, par refuser le remboursement de la sécu quand vous achetez un médicament etc. Car c’est cela que vous et Branche souhaitez pour vos concitoyens et pour ma part c’est inadmissible.

        Il faut cloisonner les marchés et il faut limiter le commerce international au minimum nécessaire.

        L’argument de Branche qui dit que le mondialisme a produit une croissance économique forte ne tient absolument pas la route. Le pouvoir d’achat des américains est en chute depuis 1974. Idem en Franc et dans les pays européens. Le chômage est en hausse partout. La réalité a été masquée par un endettement colossal des Etats conduisant à des bulles (comme l’élévation fictif du niveau de vie des irlandais ou des islandais) et au dur réveil actuel.

        L’UE dans sa forme actuelle n’est pas faite pour défendre les intérêts des Européens et doit être supprimée. Elle a montré sa nocivité. Il faut la remplacer par des accords bilatéraux ou des associations momentanées et conjoncturelles entre les nations.


      • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 19:56

        @Internaute
        non le cloisonnement des marchés est une illusion impossible à réaliser :

        - soit c’est "efficace" et cela va désorganiser tout le système de production et aboutir à une récession sans précédent,

        - soit c’est une passoire (ce qui est le plus probable), et, comme vous le dites vous-mêmes, les grands groupes sauront passer par les trous, ce sans aucun contrôle : ce sera de fait l’ultra-libéralisme
        Notre prospérité a longtemps été financée par le maintien du sous-développement en Afrique, Asie et Amérique du Sud. DEpuis les années 80, le rééquilibrage est en route, ce qui explique la baisse tendancielle de notre niveau de vie (ce surtout dès que la croissance baisse).
        Voulez-vous les maintenir en état de pauvreté ? Avec quelles armées ? Combien de temps ?
        Ou alors ne faut-il pas accepter ce rééqulibrage et voir comment le faire "au mieux" au travers de règles mondiales et avec des systèmes protégeant les plus faibles dans nos pays ?
        Que préférez-vous ?


      • brieli67 18 février 2009 20:41

        donnez nous des exemples clairs et précis au lieu de jargoniser et d’élucubrer ...
        ou c’est impossible vu vos "contrats"

        Espliquez nous l’industriel DANONE de par le Monde qui péripate du lait à l’eau en passant par Lu et les bières.... A partir de la célèbre OPA ratée de 68 puis contenu/contenant 
         
        Comme par pur hasard le lien
        http://www.jeboycottedanone.com/ est naze !!


      • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 20:46

        Danone est effectivement un bon exmple comme Nestlé d’entreprise dont il est difficile de définir la nationalité et d’où viennent les produits (sauf le cas des eaux gazeuses qui sont par principe localisées).
        C’est bien face à de telles structures internationales que l’on a besoin de règles internationales : toute règle nationale est sans effet ...


      • Internaute Internaute 18 février 2009 21:33

        Prenons le cas de Danone.

        On taxe l’importation en France de faux biscuits LU à un niveau tel que les rayons se vident dans un premier temps. Vous verrez que trés rapidement Danone lui-même trouvera brusquement rentable d’ouvrir une biscuiterie Lu en France.

        Au bout du compte on aura récupéré les biscuits, le savoir-faire et les emplois. Maintenant, si les biscuits LU fabriqués en France sont trop chers pour être vendus en Chine ou Maroc, laissons Danone faire produire son usine turque pour ces marchés. L’exportation n’est en rien une nécessité. Il est beaucoup plus important de recréer le tissus industriel que les députés ont fait disparaÎtre.

        Les dégâts causés sur la production par un peu de protectionisme ne sont rien à côté de ceux causés par la mondialisation.


      • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 23:44

        mais si on commence à ce "jeu" là et si tous les pays font pareil, est-ce que vous vous rendez compte où nous allons ????


      • Internaute Internaute 19 février 2009 10:38

        Où nous allons ? mais vers le plein emploi et la multiplicité des saveurs, monsieur.

        Il n’y a pas si longtemps il y avait des biscuiteries à la fois en Italie, en Espagne, en Angleterre, en Allemagne, en Suisse, enfin un peu partout. Il suffit de tailler les industries selon celle de leur marché.


      • Internaute Internaute 19 février 2009 10:46

        Mes exemples sont un peu réducteurs et loin de moi l’idée de fermer complètement les frontières de l’hexagone.

        Le maître mot est que le commerce international doit être un commerce de complément et non un commerce de remplacement.

        C’est en oubliant cette règle de base que nous en somme arrivés à la catastrophe actuelle. L’idée même de supprimer une production en France parcequ’ailleurs c’est moins cher est une trés mauvaise idée. Nous l’avons vécu par exemple avec les fruits et légumes et l’entrée de l’Espagne dans le marché commun, faisaint suite déjà à la disparition de la culture de la tomate à cause de la concurrence hollandaise.

        Le résultat est que nous n’avons plus de culture vivrière et que les productions qui restent en Bretagne sont simplement imangeables. Les règles du commerce international libre font que la seule tomate qu’on peut acheter doit être produite sur étagères à des millions de tonnes par un minimum d’employés.

        Expliquez-nous où se trouve le bénéfice ? La spécialisation des nations est une erreur monumentale qui nous conduit à la dépendance et à la suppression des nos libertés.


      • Robert Branche Robert Branche 19 février 2009 10:55

        Je comprends mieux votre propos avec vos nouvelles précisions : je suis d’accord avec vous dans le domaine de l’agriculture la mondialisation des approches est contreproductive et de plus a des conséquences négatives en matière d’environnement. Une relocalisation des productions agricoles est souhaitable.
        Mon propos portait lui essentiellement sur les biens industriels pour lesquels la mondialisation des orgnaisations n’a pas ces effets négatifs.
        Dans les 2 cas, nous avons besoin de règles communes, sinon cela va tourner au pugilat international ! C’est l’intérêt de tous de relocaliser les productions agricoles (par exemple la mondialisation du riz a aboutit à détruire les productions locales en Afrique de l’Ouest...) et de développer la mondialisation des produits industriels (avec des règles et des organisations politiques constituant des contrepouvoirs)


      • Robert Branche Robert Branche 19 février 2009 15:29

        @Alchimie
        Je viens d’écrire exactement le contraire, puisque je dis qu’il faut songer à "relocaliser les productions agricoles", cela veut dire partir du local et non plus les mondialiser ! smiley
        Donc laisser les pruneaux à Agen, le foi gras dans le Sud-Ouest et les truffes en Périgord et en provence (je parle en connaissance de cause étant moi-même petit producteur de truffes en provence)


      • aetius320 18 février 2009 13:48

        Décidemment au vue de vos derniers articles jetant l’anathème sur le protectionnisme, on pourrait croire que la haute élite de l’entreprise qui profite de la mondialisation commence à réellement s’inquiéter de ne plus pouvoir escroquer en toute légalité le bien public des états pour se payer son évergétisme narcissique.
        Je vous le demande encore une fois : QUE FAIT-ON ALORS ?

        Attendu que :

        - l’oligarchie ne mettra pas en place une gigantesque redistribution des biens du haut vers le bas (seule chose qui pourrait rendre supportable vous avez raison là-dessus l’attente de l’ordre mondial nouveau).

        - la Chine et l’Inde ont des capacités de réserve d’esclaves illimités avec encore plus d’un milliard de paysans.

        - la Chine saura bientôt fabriquer des TGV, des avions et des centrales nucléaires.

        - le progrès scientifique qui aurait pu donner un avantage à l’Occident a été oblitéré par les oligopoles en collusion avec l’Etat quand ce progrès allait contre leurs intérêts mercantiles bien compris.

        - que malgrè la croissance (virtuelle pour moi) des 20 dernières années le salaire des occidentaux a stagné voir baissé. Si l’économie repart demain (ce qui m’étonnerait), les salaires continueront a baissé pour cause de fameux ajustements structurels qui accouchent en réalité d’une éconmie dépressive.


        • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 14:09

          Tout d’abord mon problème n’est pas de "ne plus pouvoir escroquer en toute légalité le bien public des états pour se payer son évergétisme narcissique" !
          Non personnellement je ne vis que de mon travail et de la rémunération que j’en tire !
          Je pense simplement que, si on laisse se propager la vision actuelle du protectionnisme, ou pour être plus précis (voir la réponse que je viens de faire à l’excellent commentaire de JL) la montée des égoïsmes nationaux et locaus, on va aller encore plus vite dans le mur ! Car ceci va tout désorganiser.
          Oui je suis en faveur des protections contre les plus faibles, mais cela ne passe pas par les égoïsmes nationaux : c’est de l’anti-protectionnisme. Cela va tout détruire !
          Il est donc urgent de penser des réactions concertées entre pays, probablement sous la forme de tache d’huile, l’Europe pouvant amorcer le processus. Et ce n’est pas des attitudes comme notre président qui ne fait que surfer sur la nationalisme (il ne fait qu’ enfourcher les vagues qui se présentent les unes après les autres) qui va dans le bon sens


        • quen_tin 18 février 2009 13:53

          Lu recemment :

          http://www.alternatives-economiques.fr/faut-il-ceder-a-la-tentation-protectionniste-nbsp-_fr_art_633_42051.html

          Les limites d’une ouverture sans contrôle

          Nombre d’économistes réputés admettent désormais qu’une ouverture sans contrôle avec des pays au mercantilisme agressif, comme la Chine, capables de produire à peu près tout à bas prix, n’a pas que des effets positifs. Les mêmes ou d’autres observent que les pays qui sont parvenus à sortir du sous-développement ont tous pratiqué une ouverture sélective. Enfin, on ne voit pas pourquoi des domaines comme l’agriculture, l’éducation ou la santé devraient être ouverts sur la base des seules considérations commerciales.

          Autant on peut défendre le principe d’une économie ouverte, autant l’architecture du commerce international doit être revue, pour préserver les droits des pays en développement, et donner leur juste place, dans les règles commerciales, aux questions sanitaires, environnementales et sociales.


          • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 14:11

            oui bien sûr. Mais comme je vous ai déjà répondu à votre commentaire sur mon article d’hier, ces règles doivent être pensées au plan mondial. Elles ne peuvnet pas venir de l’agglomération des égoïsmes locaux. Le protectionnisme actuel est un pseudo-protectionnisme, qui ne protégera personne !


          • quen_tin 18 février 2009 19:45

            Désolé je n’avais pas vu la réponse d’hier et je ne retrouvais plus mon commentaire...

            Tout a fait d’accord, il faut des règles internationales, pas du chacun pour soi, mais en respectant les particularités de certains pays et les situations différentes.

            Sans être expert je pense qu’il faudrait autoriser aux différents pays une marge de manoeuvre pour qu’ils puissent se protéger sans être jeté en pature aux marchés internationaux... Ca fait aussi partie du "jeu", et on n’a pas beaucoup respecté ça ces dernières années (cf. préconisations du FMI).


          • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 20:00

            oui la notion de marges de manoeuvre doit faire parti des règles


          • jacques jacques 18 février 2009 13:58

            Le chant des sirènes, c’est ce chant libéral qui a mis l’économie mondiale dans la mouise et tu préconises de continuer à l’écouter.
            Aujourd’hui tu affirmes que le retour en arrière serait pire que le mal,c’est faire peu de cas des capacités des populations européennes.Mais surtout le point important ,les dirigeants des grandes entreprises freineront des 4 fers pour ne pas avoir à reduire leurs marges.
            Pour terminer,il est irréaliste de croire que les chinois continuront à travailler et nous , à nous goberger,si tu crois ça ,c’est que tu n’es pas conscient de la réalité .


            • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 14:22

              quelques précisions

              - non je ne préconise pas d’écouter le chant des sirènes du libéralisme, qui est aussi dangereux. Il nous faut de nouvelles règles mondiales, mais pas des règles issus des égoïsmes nationaux qui ne feront que tout déorganiser et pousser à l’affrontement

              - le "retour en arrière" suppose de démeler les fils tissés entre tous les pays ; la production d’un logiciel se fait entre les USA, l’Europe et l’Inde et souvent avec des équipes mixtes et éclatées ; la plupart des biens manufacturées sont assemblés en un lieu mais font intervenir de très nombreux pays. Donc démeler ces fils prendrait du temps et viendrait dans les 1ères années tout désorganiser et provoquer un effondrement de toutes les économies. La récession serait telle que la guerre sera alors inévitable.

              - Je ne crois rien concernant les chinois ! Simplement je les connais un peu (j’y suis allé souvent, ai vécu avec un chinois, ai participé à créer une entreprise avec eux...) et il y a là-bas un dynamisme que l’on ne fait souvent que caricaturer ici. Notre force venait jusqu’à présent de notre capacité à avoir exploité des pays sous-développé : ce n’est plus possible et c’est très bien !

              - reste le sujet de la répartition des revenus dans nos pays. C’est là qu’il faut agir pour rendre la situation actuelle supportable aux plus faibles.

              - il faut aussi des règles mondiales nouvelles pour mettre en place de vraies protection et donc un "protectionnisme" moderner et efficace, mais qui ne soit plus construit à partir des égoïsmes nationaux


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 18 février 2009 14:41

              C’est curieux cet acharnement contre le supposé vicieux protectionnisme. A entendre ses détracteurs, c’est une espèce de synonyme de fascisme, ou de sauvagerie, ou peut-être de stupidité.

              Et ce qu’il y a de curieux, c’est que plus la crise s’aggrave et se déploie, plus on nous met en garde contre le protectionnisme. Aujourd’hui (14 h 30), jour de rencontre de Sa Majesté avec les partenairsocio, c’est la quatrième diatribe anti-protectionnisme qui me tombe sous le nez ou dans l’oreille. Alors que le pays emblème du libre-échange, les USA, balance des taxes à l’importation tant qu’il peut, interdit des reprises d’entreprises américaines, intervient directement dans ses prix agricoles, etc. Et balance des bombes sur les pays qui n’ont pas l’heur de plaire à son gouvernement.

              Evidemment : chaque fois qu’on annonce une avancée dans la mondialisation, avec un sourire gourmand, les travailleurs de base en prennent plein la gueule. Les salaires sont gelés depuis les 35 heures ? La baguette est devenue aussi chère que le caviar ? Le patron triple ses bénéfices et moi j’ai rien ? Eh oui, mais mon vieux, c’est la mondialisation, c’est super génial. On allège les impôts des super-riches ? Eh oui, mais vous comprenz, avec la mondialisation, il faut leur donner envie de rester chez nous, etc. Alors du coup, ils sont contre. Même chose avec le mot "réforme", d’ailleurs.

              Plutôt que de parler de protectionnisme (encore un truc en "isme"), parlons donc de choses plus concrètes : comment protéger les salariés du pays, par exemple. Ou comment éviter aux gens de s’appauvrir. 


              • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 14:47

                Effectivement suite aux derniers commentaires, j’ai été amené à repréciser mon propos : le danger actuel est dans la montée des égoïsmes nationaux, que l’on appelle protectionnisme, mais qui, loin de protéger qui que ce soit, vont tout désorganiser et tout détruire. Ces égoïsmes là sont aussi dangereux que la libre-échange sans règle qui conduit à des crises, comme la crise financière.
                L’objectif doit être comme vous le dites concret - protéger les salariés, les plus faibles, l’environnement -.
                Et ceci ne passe plus, je pense, par des réponses nationales, mais par des approches beaucoup plus globales et par des règles mondiales (avec les systèmes pour les contrôler).
                Le "vrai protectionnisme" ne passe pas par les égoïsmes nationaux. Ce protectionnisme-là est celui qu’il faut promouvoir


              • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 18:48

                @Actias
                En quoi est-ce de l’idéologie, je ne saisis pas bien ?


              • herbe herbe 18 février 2009 14:49

                Si j’ai bien compris ce que vous souhaitez c’est :
                surtout pas le chacun pour soi dans son coin mais l’action politique concertée .

                Si c’est ça ça me semble juste ...



                • Robert Branche Robert Branche 18 février 2009 18:51

                  oui c’est bien mon propos : il y a actuellement une tendance dangereuse en associant une valeur positive "développer des protections" à la montée de protections nationales, et donc des égoïsmes nationaux. Je pense en effet que c’est extrêmement dangereux, car la montée de "protections" nationales n’aboutira qu’à détruire tout le système et en fait à abolir toute protection. Comme on appelle cela protectionnisme, je suis opposé à ce protectionnisme nationaliste cat il est contreproductif.
                  Le vrai protectionnisme efficace ne peut être que mondial


                • Guit'z Guit’z 18 février 2009 14:59

                  Reprenons.

                  D’abord, une longue et inutile citation d’Homère. Ensuite, viennent deux ou trois âneries sur la composition de nos populations urbaines, sans oublier les références ineptes à l’Histoire, comme si celle-ci ne permettait pas d’étayer n’importe quelle thèse et faisait systématiquement jurisprudence, les circinstances étant visiblement égales dans le crâne de sapiens de nos Libéraux palucheurs d’abstractions, de statistiques et de concepts. Enfin, sans autre forme d’argumentation que la bonne foi de l’auteur, tombe l’idée géniale et sentencieuse : Le protectionnisme, c’est le Mal. Et voilà, et la messe est dite par par notre applaudisseur sans frontières.

                  J’aurais volontiers polémiqué avec l’auteur, qui semble-t-il ne doute de rien : seulement voilà, que rétorquer au vide absolu ?




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