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Accueil du site > Actualités > Politique > Nadine Morano, le beurre et l’argent du beurre

Nadine Morano, le beurre et l’argent du beurre

Une mère de famille landaise, Dominique Broueilh, sera entendue le 11 juin au commissariat de police de Dax par un fonctionnaire parisien pour avoir posté ce commentaire "Hou la menteuse" sur le site Internet Dailymotion, sous une vidéo diffusant une interview agitée de la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, sur i-télé (Le Figaro). Cela semble compliqué mais vous verrez que c’est simple !

Nadine Morano avait en effet déposé plainte au mois de février contre X pour injure publique à la suite de commentaires virulents, pour beaucoup infiniment plus que celui laissé par Dominique Broueilh. Une enquête préliminaire était diligentée afin de connaître les adresses IP des internautes étant intervenus sur Dailymotion et You Tube. Dominique Broueilh apparemment ne serait pas la seule à être ainsi traitée (Rue 89).

Un émoi considérable et justifié a saisi la Toile qui s’est mobilisée pour la défense de la liberté d’expression en rappelant certaines outrances de langage déjà ciblées et poursuivies (l’Express.fr).

Je comprends la réaction de Dominique Broueilh qui perçoit plus son propos comme "une boutade" que comme "une injure" et estime disproportionné l’appareil mis en place pour une telle affaire.

Cependant, ce qui m’intéresse au premier chef, c’est l’attitude de Nadine Morano, qui renvoie à un comportement habituel de la secrétaire d’Etat et que j’ai déjà pu relever. Quel que le soit le registre, Nadine Morano est en effet une adepte des avancées et des retraits, non pas par faiblesse, puisqu’à l’évidence elle se félicite de la rudesse de son caractère, de la singularité brute de sa personnalité qu’elle cultive avec application. Non pas parce qu’elle serait velléitaire mais par démagogie, par un souci de ne jamais paraître "hors du coup". Elle désire sans cesse, aussi bien pour le fond de la politique qu’elle a en charge que pour ses démarches personnelles mais publiques, cumuler les avantages d’un solide conservatisme avec l’éclat et la provocation d’un progressisme dérangeant. Elle est mue par la volonté obsessionnelle de déranger et d’apparaître différente des autres ministres de son sexe au point de frôler une virilité que son apparence contredit. Elle ne choisit pas, elle prend tout pour qu’à droite on l’applaudisse et qu’à gauche on lui reconnaisse du tempérament. Il y a un incroyable besoin d’être aimée coûte que coûte dans cet accaparement.

On retrouve exactement le même processus dans l’initiative qu’elle a prise au mois de février. Elle dépose plainte et se situe clairement, par cet acte, dans le camp de ceux qu’affecte la liberté d’autrui, surtout poussée à l’extrême. Elle définit d’ailleurs la liberté d’expression acceptable d’une telle manière que ses débordements et son intensité inévitables seraient fatalement sanctionnables. Premier mouvement donc : on met en branle une procédure qui sera traitée avec attention puisqu’elle résulte de l’initiative d’une secrétaire d’Etat. Il n’est pas concevable "qu’Internet soit un espace de non-droit".

Mais, dans la même phrase, et à cause de l’ébullition suscitée par la convocation de Dominique Broueilh pour le 11 juin, elle ajoute : "Internet est un outil essentiel au débat démocratique". C’est tout elle ! Second mouvement : on se replie, on se rétracte presque. "Je n’entends pas poursuivre cette personne... Je le répète, ma plainte ne vise que les auteurs de propos gravement injurieux. Une enquête est en cours. J’ai demandé à mon avocat de veiller à ce que la procédure respecte bien l’esprit de ma plainte" (Le Parisien). Nadine Morano se dit même "choquée" par la convocation (lenouvelobs.com). Cette tactique qui consiste à favoriser le pire puis à prétendre par opportunisme qu’on aspirait au meilleur et même à dénoncer la police qui n’en peut mais me semble inélégante. Il est trop commode de croire qu’on peut jouer sans risque de toute la gamme des possibles, privilégier le répressif, se tromper sans conséquence et se parer, après l’action, de plumes progressistes et compréhensives qu’on ne mérite pas. La seule interrogation qui vaille est celle-ci : la plainte portée, dont les effets seront évidemment décisifs, met-elle la secrétaire d’Etat dans la catégorie des défenseurs de la liberté d’expression, même à leur détriment, ou dans celle des censeurs ? La réponse est limpide.

Cet épisode qui manifeste sur un registre mineur la difficile gestion de la communication entre les politiques et les citoyens est emblématique d’une période que la présidence de Nicolas Sarkozy a inaugurée. A la fois, sûrement, une libération du langage, une décrispation des mots et des réactions, moins de majesté dans le style, plus de spontanéité dans les répliques mais aussi, pourtant, le désir de sauvegarder l’honneur de l’espace politique, une injonction de politesse et de retenue, l’aspiration à demeurer dans les chemins courtois d’hier. Je perçois comme une hésitation chez le responsable politique d’aujourd’hui. Supporter que le citoyen le traite comme n’importe qui ou tenter de maintenir tant bien que mal un bout de dignité, un zeste de pompe ? On retrouve cette même ambiguïté dans le dialogue direct entre des adversaires confrontés médiatiquement. Sans minimiser l’importance de l’altercation entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit qui résulte d’un rapport de force à maîtriser dans l’urgence, je ne crois pas qu’Arlette Chabot, qui n’a pas dominé son sujet dans "A vous de juger" sur France 2, ait raison lorsqu’elle affirme l’irruption de la "culture banlieue dans le débat politique" (Marianne 2, lepoint.fr). Il me semble plutôt que le langage politique se trouve à la croisée des chemins. On lui a tellement reproché de ne pas parler "vrai" et de nous occulter, dans une représentation convenue et aimablement antagoniste, ses arrière-pensées qu’il cherche maintenant des "marques", un style qu’il n’a pas encore su inventer. Il oscille entre la tradition et la convention d’avant et ce que lui impose la modernité, l’authenticité revendiquée et la proximité harcelante du citoyen qui n’est plus dupe. Aussi, une forme de grossièreté éclate qui n’a rien à voir avec la "culture banlieue" mais avec l’ébauche d’un genre d’expression nouveau, discutable certes mais moins faux. S’il pèche par outrance, l’hypocrisie, heureusement, n’est plus son fort.

Nous ne sommes pas éloignés de Nadine Morano qui aurait dû d’autant moins protester qu’elle s’autorise peu ou prou, avec son discours dru, ce qu’elle dénonce. Pour ne pas avoir à regretter les suites d’une plainte, on ne dépose pas plainte. On se contente de laisser vivre la liberté d’expression, même si elle fait mal. Mais il est impossible d’avoir le beurre et l’argent du beurre. De souffler le froid puis le chaud. On "encaisse" ou non "Hou la menteuse".

C’est aussi simple que cela.


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98 réactions à cet article    


  • katalizeur 9 juin 2009 11:51

    bonjour monsieur l’avocat general et boujour tout le monde

    mais qui est cette nadine morano ? je ne savais pas que vous interessiez au rapp ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 juin 2009 13:41

      Bonjour Katalizeur ! Puisque vous dites bonjour à tout le monde, il serait poli que tout le monde vous réponde, n’est-ce pas ? Je ne sais pas. On ne sait plus trop où l’on en est dans cette nette étiquette. Un nouvel art est à naître qui consiste à exprimer sa pensée en contournant l’obstacle des concepts et des mots illégaux. Comment être efficacement compréhensible à tous, en ne choquant surtout pas ceux qui ont le pouvoir de définir ce qui est choquant.


      Quand j’étais jeune au Québec et que les calottards faisaient la pluie et le bon temps - expression transformée en « une influence subtile du clergé sur le comportement social » quand ils ont cessé d’en porter et commencé à en prendre, rendant l’injure inutile - on récitait l’alphabet en disant « lettre indécente » entre le« p » et le « r »

      « La parole nous a été donnée » - disait je ne sais plus qui - « pour déguiser notre pensée ». Sans doute le même qui disait que la culture commence quand on a tout oublié.  Un art, que je vous dis... Un peu surréaliste de faire une élection sur la distinction « antisioniste » « antisémite », vous ne trouvez pas ? 

      Ou de savoir si « nègre » et « youpin » deviennent acceptables de l’autre côté des Pyrénnées... ou serait ce des Alpes ? Selon, bien sûr, qu’on parle du mec ou du groupe...ou qu’on se veut comique, ce qui peut être drôlement sérieux. Je dirais mélange des genres, mais qui sait s’il n’y aurait pas là une connotation sexiste implicite...

      Quand cette fille de la TV parle de « culture banlieue », ce qui jadis aurait été un bon mot devient une mauvaise expression. D’autant plus mauvaise que tout le monde comprend. Et si l’on prétend que quelqu’un ne dit pas la vérité, il faudra le dire autrement, mais chacun n’en pensera pas moins. L’art sera d’être compris sans l’avoir dit. Ne parlons pas d’hypocrisie, disons juste « politique ». Et prenez acte que je vous dis que je ne pense pas que ce soit la même chose. 

      Pour connaître le tréfonds de ma pensée, voyez ce lien où je prête aux Américains un peu de ce dont nous avons trop  http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/11/147-des-excuses-des-excuses/

      Je vous prie d’accepter, mon cher Kataliseur, l’expression de mes sentiments les plus distingués

      Pierre JC Allard

      P.S. Je ne sais pas non plus qui est Nadine Moreno. Quand on vit en province tant de choses nous échappent






    • Traroth Traroth 9 juin 2009 15:58

      C’est toute la différence entre dire de quelqu’un qu’il dit des mensonges ou que c’est un menteur. L’un est une injure et l’autre non.


    • San Kukai San Kukai 9 juin 2009 20:17

      Bonsoir Kataliseur,


      Pour en savoir un peu plus sur Madame Nadine Morano :

      Nadine Morano possède la quintessence des qualités d’un dirigeant inspiré : un tact d’une délicatesse toute diplomatique, un goût vestimentaire et une gestuelle d’une élégance extrême, une maîtrise intellectuelle des dossiers qui lui sont confiés qui ne saurait laisser la place à la moindre remarque ou critique, une hauteur de vue et une détachement du matériel dignes des plus grands philosophes.

      Venant de voir la vidéo concernant Madame Morano, je reste béat d’admiration devant tant d’intelligence politique, de maîtrise des termes et des concepts, devant la structure et la dialectique de son discours passionnant. Mes convictions de gauche ont été ébranlées par tant d’honnêteté et de clarté. Sa façon de parler est tout à fait similaire à celle du chef de l’État, le mimétisme est étonnant. Merci Madame, pour cette immense leçon politique.

      Quelle honte de voir ainsi de soi-disant journalistes s’en prendre avec une telle insolence à un membre du gouvernement. Il n’est pas toujours bon de dire ou de chercher la vérité, Messieurs les journalistes, et il faut parfois savoir rester à sa place.

      Ce conseil vaut bien entendu pour les internautes, qui devraient commenter de façon constructive l’attitude de Madame la ministre Nadine Morano. En lui donnant quelques orientations, par exemple, sur la couleur de sa blouse (sans en contester pour autant la forme, extrêmement élégante). Mais pas en se lançant dans de faciles invectives depuis un clavier, alors que Madame la ministre, à l’égal de l’ensemble du gouvernement, se consacre de toute son intelligence, de tout son esprit et, osons le dire, de toute son âme, à améliorer le sort de chacun d’entre nous.

      Nous ne pouvons que reprendre le raisonnement de Monsieur le président Nicolas Sarkozy, qui parlait du sacrifice des élus, et du sien en particulier, lequel n’a de comparable que celui des religieux et des religieuses, qui prient pour chacun d’entre nous quelles que soient ses convictions propres, avec une générosité et un désintéressement sans faille, tels des saints.

      Oser ainsi tancer vertement une personne toute de générosité vêtue, investie dans son apostolat ministériel telle une Mère Teresa libérale, avec le courage politique d’une Simone Veil et l’intelligence du langage d’une Simone de Beauvoir, est de l’ordre du blasphème. Quel exemple les internautes donnent-ils à leurs enfants, quand le président de la République et son entourage, tout à leur vocation altruiste, sont des modèles de probité, de retenue, de décence, de respect des petits et des faibles, d’humilité, de douceur et, sans doute, d’humanisme absolu ?

      Alors, reprenons nos esprits, ouvrons les yeux et sachons admirer la grande œuvre dans laquelle se sont engagés avec vaillance ces femmes et ces hommes d’exception qui travaillent au mépris de leur santé, pendant que nous dormons ou maugréons égoïstement. Nadine, ô Nadine, nous sommes tous avec vous et clamons votre nom d’une seule voix, telle une louange et un chant d’espoir pour les générations qui viennent. Merci !


    • chmoll chmoll 9 juin 2009 12:11

       c’est tout nouveau ça vient d’sortir, la morano envois les flics chez vous

      pour prendre des nouvelles de vot familles


      • barbouse, KECK Mickaël barbouse 9 juin 2009 12:15

        Bonjour,

        il n’empeche que pour les personnes concernées par la plainte, personnes desquelles j’aurai put faire partie, le désagrément est réel et que la partie « pédagogique », argument de madame morano pour expliquer sa plainte, n’est que de la répression.

        si on ajoute le pack « hadopi » avec le même genre d’argument « pédagogique », le condamné pour «  Chouchou, je te vois » et bien d’autres sans relais médiatiques, où des agissements du genre les CRS qui ont bloqués les urgences de l’hopital central de Nancy pendant la venue du « président », l’affaire Coupat,

        le régime s’en prend de plus a plus aux citoyens, internaute de surcroit, de façon agressive et nocive, dans de l’abus de position dominante certaine, aussi, qui nous protège de ces dérives ? 

        On parle de hausse de violence faites aux personnes, et on envoie des forces de l’ordre chercher des « faiseurs de mauvais esprit, des potaches et des commentateurs fan de dorothée en ligne » ? 

        On parle de justice sans moyens, trop lente, avec des comparutions coupables, des jugements à la chaine, des avocats urgentistes sans recours, des plaintes mise de coté faute de pouvoir les traités convenablement, et on trouve le temps de condamner un prof de philo pour un bon mot ?

        On parle de crise comme en 29, de travailleurs pauvres, de hausse du chomage, de pouvoir d’achat en berne, et ils ne trouvent rien de mieux a faire, madame morano en tête, de faire gaspiller du temps, de l’essence, des ressources nerveuses et de l’argent a des internautes pour n’avoir pas réagie positivement a son « besoin d’amour » ?

        Faut il expliquer la disproportion de la violence entre lire un mauvais commentaire sur le net pour une personne public et celle de voir la police frapper à sa porte, être emmené au poste devant ses enfants, ses voisins, et devoir répondre d’une plainte, d’une possible amende souvent lourde, faite par une « people de la politique », 

        qui a l’avantage d’être plus aisée et médiatisé que le vulgus pécum internaute ou pas, vous écrase encore un peu plus de son accès prioritaire a l’emploi du temps des « politicier » et de la « justice » ?

        amicalement, barbouse. 


        • DIOGENE DIOGENE 9 juin 2009 12:43

          Effectivement, les représentants de la Police et de la « Justice » devraient plus s’attaquer aux vrais voyous, mais c’est plus dangereux !
          Bizarrement, c’est encore dans les Landes que la justice va importuner une honnête internaute.
          Cela me fait penser à la vidéo prouvant le mauvais fonctionnement d’un radar mobile mise en ligne et dont l’auteur a été recherché (adresse IP) puis convoqué pour enquête par la Gendarmerie à la demande d’un Procureur des Landes. Voir à cette adresse : http://www.dailymotion.com/relevance/search/radar/video/x4x5pm_voila-nos-chers-radars-en-action-me_webcam
          Que ce passe-t-il dans ce département ?


        • appoline appoline 9 juin 2009 12:56

          @ Barbouze,

          Encore une qui devait avoir une paire de couilles (qu’elle regrette) dans une incarnation antérieure.
          Il est curieux de constater, pour certaines affaires, la rapidité de la justice à officier, l’indépendance n’est plus ce qu’elle était.

          Donc, la greluche est fâchée et porte plainte, les testicules qu’elle a dans la tête lui empêcherait-elle d’avoir de l’humour ? Certainement, car quand on s’expose devant les médias, on doit bien se douter que ce genre de réaction peut avoir lieu. Par contre, elle n’a aucune gêne de lancer une procédure coûteuse à la charge bien entendu, du contribuable.
          Allez, Nadine, une castration est parfois nécessaire quand la part de masculinité en vous devient trop encombrante.


        • Loic 9 juin 2009 12:27

          Mais en plus de cela, si c’est pas une menteuse, ça s’appelle comment ?

          Sérieusement, en quoi est-ce une injure ? La preuve est apportée en vidéo juste au dessus ???


          • Philippe D Philippe D 9 juin 2009 12:27

            Il me semble plutôt que le langage politique se trouve à la croisée des chemins. On lui a tellement reproché de ne pas parler « vrai » et de nous occulter, dans une représentation convenue et aimablement antagoniste, ses arrière-pensées qu’il cherche maintenant des « marques », un style qu’il n’a pas encore su inventer. Il oscille entre la tradition et la convention d’avant et ce que lui impose la modernité, l’authenticité revendiquée et la proximité harcelante du citoyen qui n’est plus dupe. Aussi, une forme de grossièreté éclate qui n’a rien à voir avec la « culture banlieue » mais avec l’ébauche d’un genre d’expression nouveau, discutable certes mais moins faux. S’il pèche par outrance, l’hypocrisie, heureusement, n’est plus son fort.

            Cette réflexion sur la difficulté des hommes politique à trouver le ton nouveau du discours politique est très juste.
            Hommes politiques, personnes publiques ou même simple journaliste citoyen, tout le monde ou presque se retrouve confronté à une contradiction directe, vive, souvent ironique et parfois injurieuse. Le ton de la réponse est difficile à cadrer et les conséquences d’une réponse inappropriée, pour une personnalité politique particulièrement, sont maintenant beaucoup plus dévastatrices en terme d’image qu’il y a quelques années.


            • Nobody knows me Nobody knows me 9 juin 2009 15:45

              Nadine Morano, avec le nombre de saillies qu’elle a sorties, devrait être en taule pour perpette. Cette procédure de justice n’est que pure mauvaise foi.
              Sous couvert de parler franc, Nadine place des olives un peu partout... Mais là tout le monde s’en fout.

              On a longtemps reproché aux politiques de parler la langue de bois. Il semblerait que les sonotones n’aient pas fonctionné correctement. On ne demande pas aux politiques de se traiter comme des chiens ni de s’arracher les cheveux et les vêtements.
              Ces mêmes personnes qui enjoignent sans cesse tout le monde à réagir avec prudence et calme, sont devenues les catchers des temps modernes.
              Serait-il... « imaginable » (?) de trouver un juste milieu où ils pourraient débattre sur les points précis de leurs projets tout en restant honnêtes ?
              A mon avis, y a pas moyen, vu que la couleuvre est plus grosse à chaque fois.
              Alors je n’aurai pas la naïveté de leur demander de parler franchement, mais simplement d’arrêter de se foutre de notre gueule (et à mon avis c’est déjà trop).
              Franchement, sur qui peuvent encore fonctionner les formules toutes faites de Coppé, de Bertrand (mes 2 pipoteurs préférés/détestés, sentiment étrange de fascination et de dégout), de Besson, de Aubry, de Royale, de Peillon, de Moscovici, de Tartine Lepen, etc ? Ces bouffons n’ont aucun argument.
              RIEN, il n’y a absolument RIEN sur le fond dans ces débats politiques !!

              Bon je vous laisse, on frappe à ma porte... Je crois que c’est la police.


            • Jérôme M. 9 juin 2009 12:35

              A mon avis, elle a joué à jeu suivant :

              Comment porter l’attention sur moi, un peu à la manière Sarkozy. Faire un buzz, juste avant le prochain remaniement ministériel. Maintenant, elle n’avait pas prévu, que ça risque de lui pèter à la gueule :


              • Fergus fergus 9 juin 2009 12:53

                D’accord avec ce commentaire : Nadine Morano cherche avant tout à faire parler d’elle pour exister médiatiquement. En cela, elle est exactement sur la même ligne son mentor Sarkozy. Mais à la différence de l’autre pitbull de l’Ump, Frédéric Lefèvre, elle prétend être aimée comme vous le soulignez, ce qui la rend complètement schizophrène.


              • Traroth Traroth 9 juin 2009 16:03

                C’est sûr que ce n’est pas par son action ministérielle qu’elle risque de se faire remarquer...


              • appoline appoline 9 juin 2009 19:11

                @ Jérome,

                Oui, mais il faut une sacrée dose de connerie. Nadine, si tu me lis, ne porte pas plainte mais paraît-il qu’en démo, on a le droit de s’exprimer. Enfin, ça dépend de qui apparemment, mais bon, si au gouvernement Sarko, ils étaient payés à la connerie, ça ferait un sacré trou dans le budget. Travaillons français, française ou plutôt écopons, le bateau prend l’eau.


              • Marianne Marianne 14 juin 2009 17:51

                « Morano, je te vois ! »


              • Deneb Deneb 9 juin 2009 12:35

                Il serait d’utilité publique de créer un site où l’anonymat serait garanti et où tout le monde pourrait s’en donner à coeur-joie pour insulter les puissants. Avec un système de plussage, comme ça les insultes les plus populaires auraient été lus en public lors des commemorations de 14 juillet.


                • faxtronic faxtronic 9 juin 2009 12:44

                  De toutes facon, plus la repression sera forte, plus l anonymat sera puissant. Il existe mille facon de devenir anonyme. Apres tout, lorsque la liberte n est plus de mise, l ananymat revient.


                • kelticlago kelticlago 9 juin 2009 17:46

                  Ne serait-ce pas ce qu’on pourrait appeler un chari-vari ? Je vote pour !


                • Jordan Jordan 9 juin 2009 20:37

                  Je vais etre bref, étant incapable d’écrire aussi bien que l’auteur et de bien des forumeur.

                  Pour faire plaisir,a Deneb. my ip 130.94.123.83. Etant en Amerique, madame Nadine Morano, ne pourais pas porter plainte nous avons le droit d’insulter, Bush en a d’ailleurs prit plein les « mirrettes » ?. mais me demande si ce blog ne serait pas responsable de mes insultes faites a la « connace ». Un juge pourrait-il me le dire ?.


                • Patrick FERNER 10 juin 2009 09:52

                  Parfaitement, Deneb, mais déjà, on peut rajouter à Firefox l’extension FoxyProxy et d’aller par exemple sur Proxy 4 Free :

                  http://www.proxy4free.com/

                  Comble d’ironie, on y trouve des proxys...chinois !


                • viking 9 juin 2009 17:30

                  Philipe de Renève je ne comprends pas ce qui pourrait être ambigu dans cette expression : « au point de frôler une virilité que son apparence contredit » Elle est plutôt très claire et sans contradiction en critiquant le comportement de ces femmes qui adoptent par mimétisme un comportement masculin. 

                  Hé oui ! J’ai remarqué que nos ministres femelles s’habillaient souvent en homme en portant chemise, cravate, et pantalon sans oublier la veste blaser reniant ainsi leur féminité mais en plus elles en viennent à vouloir devenir aussi agressives qu’un mâle en rut voulant prouver qu’elles sont les plus fortes au combat…. et bigne…. et voilà que je porte plainte pour me faire respecter et enfin reculade quand ça tourne au vinaigre… 

                  Il faut noter que j’ai employé les mots femelles pour désigner une femme et mâles pour être équitable envers les deux sexes ce qui est politiquement incorrect car il existe des mots dont nous devrions oublier l’usage pour ne pas être traiter de vulgaire ou au pire de plouc ne jouissant que d’une culture de banlieue.



                • Philou017 Philou017 9 juin 2009 12:56

                  Mme Morano ne s’arrête pas là. Elle poursuit également un autre internaute :

                  http://www.rue89.com/2009/06/05/hou-la-menteuse-morano-est-bien-allee-jusquau-tribunal
                  http://fr.news.yahoo.com/63/20090609/tfr-une-nouvelle-plainte-de-nadine-moran-019dcf9.html

                  Si l’internaute aurait mieux fait de s’abstenir du mot grossier, on peut se demander jusqu’où ira cette chasse à l’internaute au moindre dérapage verbal au fin fond d’un commentaire.

                  Évidemment, les ministres et Sarkosy ont de quoi se payer des avocats, et de soutenir des procédures lourdes financièrement, à la difference du cotoyen lambda.

                  Ca me rappelle aussi ce citoyen poursuivi parce qu’il avait evoqué le régime de Vichy dans un mail privé à mr Sarkosy.

                  Si les lois sont faites pour permettre à des citoyens diffamés de se faire respecter, elles ne devraient pas permettre à des personnages puissants de semer la peur de la saisie financiere à la moindre critique un peu acerbe.
                  Et quand à « Hou la menteuse », il faut chercher pour trouver cela acerbe, et même outrageant.

                  Des gens comme Mitterand et Chirac, quelque soit ce qu’on peut leur reprocher par ailleurs, ne s’enlisaient pas dans de telles dérives.
                  Ridicule et dangereux.


                  • Deneb Deneb 9 juin 2009 13:27

                    Philou : « l’internaute aurait mieux fait de s’abstenir du mot grossier »

                    Et pourquoi donc ? Quand il faut que ça sorte ... il vaut mieux que ce soit sur un forum public. Essayez d’empêcher ça et on en viendra vite aux moyens bien plus radicaux et et bien plus ... physiques.


                  • kelticlago kelticlago 9 juin 2009 17:53

                    Les gens que vous citez dans votre dernier paragraphe avaient un autre calibre quelle que soit l’opinion qu’on pouvait avoir d’elles. Celui qu’on ne peut nommer et celle qui semble ne pas toujours dire la vérité, encore plus cette dernière, ont encore quelques degrés à gravir... mais il ne faut pas le leur cacher, ça ne va pas être facile !


                  • Fergus fergus 9 juin 2009 13:06

                    Un mot concernant le substitut qui a donné suite à la plainte de Mme Pitbull. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire dans un précédent commentaire, cet homme-là est un sot qui pourrait bien se repentir d’avoir voulu brosser la plaignante dans le sens du poil pour complaire au Sultan et à ses Vizirs. Pour peu que la polémique enfle autour de ce ridicule excès de zèle, notre magistrat pourrait bien se trouver désavoué et prié d’aller exercer des talents de chat fourré préposé aux vols de poules dans un ressort moins séduisant. Ainsi vont les carrières en Sarkozye où, comme à Rome, la Roche Tarpéienne n’est jamais bien loin du Capitole !


                    • appoline appoline 9 juin 2009 19:20

                      @ Fergus,

                      Vous avez peur que Nadine porte plainte contre vous, à moins que ce ne soit le juge car ce dernier est sans doute un sot mais qui plus est doublé d’un con à voir même d’un pleutre.
                      Veuillez m’excuser, l’auteur, mais il faut être cohérent, comment voulez-vous que notre belle jeunesse ne nous fasse pas des pieds de nez avec des attitudes comme celles là.


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 juin 2009 13:07

                      Bonjour Monsieur Bilger,

                      j’avais déjà remarqué à quel point, ceux qui vous accusent vos écarts, vos humeurs, ou vos mots un peu crus, en profitent toujours pour dans leur lancée en faire autant sans que cela ne soit relevé par l’auditoire, voire même, soutenu par celui-ci. C’est de cette façon que l’on a pu entendre les sieurs Besancenot et même Bayrou se faire traiter de « Le pen Light », et que personne ne s’est opposé ni n’a porté plainte contre des mots bien plus graves entendus de la bouche même de notre président. Celui-ci d’ailleurs a donné l’exemple et toute sa cour n’en peut plus d’expressions qui relèveraient de la démission immédiate devant une justice d’ordre tout autant inquisitatrice. Ce phénomène d’ailleurs tient lieu de cataliseur décourageant quiconque à user d’armes semblables sous peine de répèter bêtement, en réaction, pire que soi. Même en deçà du niveau de déclarations honteuses que l’on a pu entendre quotidiennement sur le Paf, il y a déjà matière à se voir censuré devant la loi. Actuellement, on déplace la presse et la justice pour porter devant la scène publique des actes anodins, des histoire de voisinage, de chiens écrasés, alors que l’essentiel de ce dont nous avons le plus à craindre disparait en page quatre sous la rubrique fait divers. Mais ne nous laissons pas déstabiliser pour si peu, les Autorités sont obligées de taper au hasard tellement le flot des injures bien pires circulent sur le net. L’administration est complètement dépassée par les évènements et il faudrait nommer dix mille nouveaux fonctionnaires pour essayer de réguler ces cascades de mots d’humeurs défavorables à nos différents dirigeants. Moi-même, pour être franc, je crève d’envie que l’administration vienne me trouver pour me reprocher mes écrits sur le net, je les attend avec patience. Hou la menteuse, déclare le niveau scolaire de l’expression dont ne semble pas s’être émancipée la plaignante, c’est hilarant !

                      Allez, je vous remercie pour votre article et votre présence sur ce site dont je suppose qu’il vous doit beaucoup dans sa défense contre la censure d’actualité. L.S. 


                      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 juin 2009 16:46

                        Parce que s’il on y regarde de plus près, monsieur Bilger, tous nos messages internautiques diffamatoires, dans le contexte social actuel tout aussi condamnable, ne sont-ils pas notre manière de porter plainte contre nos gouvernants par cet outil libre et sans autorité, tout en déclarant ainsi, notre manque de confiance partiel en la justice de notre pays ? Internet n’est-il pas une tribune salutaire pour les Autorités qui peuvent voir ainsi s’épancher de façon numérique la haine et la violence sociale, et ainsi désamorcée la vindicte publique qui avant, descendait dans la rue ou fomentait complot ?


                      • ASINUS 9 juin 2009 13:25

                        Dans un parti ou son chef retorque par un de casse toi povre con
                        dans un parti ou l un des principaus dirigeant traite une députée de connasse
                        Madame Morano est tout a fait a sa place , ton sur ton quoi !


                        • appoline appoline 9 juin 2009 19:46

                          @ Asinus,

                          Vrai, cela m’était sorti de la tête. L’exemple voilà ce qui manque à la France, le bon exemple. Tout fout le camp, la justice n’y échappe pas.


                        • Patrick FERNER 10 juin 2009 09:58

                          Proverbe chinois : « Le poisson pourrit par la tête »


                        • Olga Olga 9 juin 2009 13:35

                          Bien vu rouxel smiley 
                          Si Nadine avait lu Jean-Baptiste, elle vous aurait répondu ceci : 

                          « Un trop juste dépit contre moi vous anime, et tout ce grand courroux qu’ici vous étalez ne me fait endurer qu’un tourment légitime. » 

                          Amphitryon (1668), II, 6, Jupiter
                          Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière 


                        • appoline appoline 9 juin 2009 19:51

                          @ Olga,

                          Un homme n’est pas malheureux parce qu’il a de l’ambition, mais parce qu’il en est dévoré. Montesquieu.


                        • 65beve 9 juin 2009 21:28

                          @Rouxel
                          « au lieu de lire Molière »
                          au lieu de lire la princesse de Clèves....


                        • Olga Olga 9 juin 2009 22:54

                          Que de grands noms dans ce fil !
                          Madame de la Fayette, Montesquieu, Molière, Morano : Cherchez l’intrus(e)... smiley 


                        • viking 10 juin 2009 04:05

                          L’intrus c’est Olga car je n’ai pas envie de me retrouver devant un tribunal si je réponds Morano. 

                          Désormais, il faudra s’abstenir de railler cette grande serveuse de la république. Oui j’ai le droit de dire que Madame Morano future comtesse de Pétrahouchnok n’est qu’une servante car le féminin de serviteur n’existe pas. Il n’y a de « serviteuse » de la république et à cause d’elle, c’est Olga qui prend tout sur la gueule. 



                        • Flo Flo 10 juin 2009 14:03

                          Morano grande « serveuse » de la République : excellent lapsus !


                        • ASINUS 9 juin 2009 13:27

                          et un bescherelle pour asinus à défaut un bled merci


                          • Nobody knows me Nobody knows me 9 juin 2009 15:52

                            Vous inquiétez pas, Xavière Tibéry a bien fait une petite carrière malgré son orthographe douteuse... Bon elle a un peu trébuché en cours de route mais en faisant plus attention, l’orthographe ne devrait pas vous poser trop de problèmes dans une carrière politique.
                             smiley

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