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Ne vous arrêtez pas à mi-chemin, Madame Duflot, il y a urgence !

Cécile DUFLOT, la ministre chargée du logement prévoit d'augmenter la taxe sur le logement vacant et de l'étendre aux agglomérations de plus de 50 000 habitants.

Cette taxe qui vise les propriétaires qui n'habitent pas ou ne louent pas des appartements ou des maisons est la bienvenue...

Comme d'habitude, il s'agit de mesures à la petite semaine...

Pourquoi ne pas étendre cette taxe aux propriétaires de bureaux....Certains sont inoccupés depuis des années et des années ?

Pourquoi ne pas envisager la réquisition des logements vides dans un cadre prévu et encadré par la loi ?

Il ne s'agit pas de spolier les petits propriétaires mais de mettre fin au scandale de l'existence de logements inoccupés depuis des années.

Comme le disent la plateforme logement et le 115 juridique des mouvements sociaux, il faut mobiliser 100 000 logements vacants pour les sans logis et les DALOs :

«  La crise s’aggrave, le droit à l’hébergement et le droit au logement opposable sont bafoués, le nombre de personnes à la rue augmente.

La situation s’est encore dégradée depuis les élections. Ainsi, près de 3000 place d’hébergement ont été fermées fin juin malgré les promesses, faute de financement. Plusieurs centres d’hébergement ont fermé fin août.

Le nombre de prioritaires DALO non relogés en ile de France et dans les agglomérations tendues progresse. Les expulsions locatives se sont poursuivies, et les destructions de bidonvilles, sans relogement des habitants se sont accélérées. »

Quand une personne ou une famille dépose un dossier devant la commission DALO, il faut plusieurs mois avant qu'une décision soit prise et qu'un logement soit attribué.

Que font les familles en attendant ?

Au mieux elles sont hébergées chez des amis dans des conditions difficiles, au pire il ne leur reste que la rue ou un squat donc l'insécurité, le froid, l'humiditéet l'absence du minimum nécessaire.

Le deux collectifs, la plateforme logement et le 115 juridique qui regroupent de nombreuses associations ont publié des témoignages qui montrent avec acuité les difficultés rencontrées par des familles

« Mme X, vit à Pantin. Elle est atteinte de leucémie. Elle ne peut plus travailler. Elle accumule les retards de loyer. Elle fait une demande DALO et est reconnue prioritaire. Malgré cela, elle est expulsée début septembre. Elle a tout perdu, ses biens sont dans un garde meuble en très grande banlieue. Aucune proposition d’hébergement lors de son expulsion. Elle est à la rue, terrorisée, malade, privée de ses médicaments pendant plusieurs jours. Le 115 ne répond pas à se détresse. Elle se rend à la permanence sans abris du DAL. Le 115 contacté par une juriste refuse de la prendre en charge. Les hôpitaux refusent de l’accueillir. Une procédure pour faire valoir son droit à un hébergement d’urgence est en cours.

Mr et Mme B et leurs trois enfants  ; expulsés de leur logement suite à une perte d’emploi et un impayé. Pas d’hébergement par les services sociaux, ni le 115. Ils dorment dans leur voiture avec les enfants plusieurs semaines. Une procédure en référé liberté contraint l’État à les héberger. Ils devraient être prochainement relogés, au titre du DALO. Sans intervention associative, la famille aurait éclaté et les enfants seraient placés.

M et Mme S, 3 enfants de moins de 6 ans : Sans logis et vivant à l’hôtel depuis 5 ans. Pris en charge par les services sociaux du département pendant plusieurs années. Fin 2010, arrêt de prise en charge. Totalement à la rue. Le 115 prend le relais, grâce à l’appui associatif. Il s’ensuit depuis 1 an, un hébergement vers Rambouillet, les enfants sont scolarisés dans le 2e arrondissement de Paris. Puis depuis juin,, un « ballotage », c’est à dire le déplacement quotidien dans des hôtels situés dans des départements de grande banlieue, souvent diamétralement opposés. Monsieur a réussi à conserver son emploi dans le bâtiment. Tout les membres de la famille sont épuisés. »

Il y a là une urgence sociale !

On peut pas donner du temps au temps... Depuis le début de l'année plus de 300 personnes sans domicile sont décédées.

L'espérance de vie est de 48 ans pour un SDF alors qu'elle est de 80 ans environ en France.

Jean-François CHALOT

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Ne vous arrêtez pas à mi-chemin, Madame Duflot, il y a urgence !

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19 réactions à cet article    


  • FERAUD 20 septembre 2012 10:35

    C’est curieux ces trolls qui votent contre sans s’exprimer.


    • latortue latortue 20 septembre 2012 12:08

      il s’expriment et on les censure mon intervention a été censuré pourtant aucune insulte aucune attaque seulement une opinion contraire a l’auteur et ça se dit démocrate !!!!!!!!!!!!


    • CHALOT CHALOT 20 septembre 2012 12:16

      Mr Latortue !
      Je n’ai pas replié votre message, il vous est peut être arrivé ce qui m’arrive parfois : j’écris un message, je fais envoyer et il s’efface, cela s’appelle une erreur technique et non une censure...Parfois je réitère, souvent je renonce et je ne dénonce pas une main non démocrate !


    • latortue latortue 20 septembre 2012 17:39

      je ne dis pas replié mais supprimé ,mais si c’est une erreur alors mes excuses .


    • PATRICE T PATRICE T 20 septembre 2012 12:07

      Je suis persuadé qu’un bon nombre de réactions négatives le sont par pricnipe, par provocation ou pour emm... son auteur.

      ce qui n’enlève rien à l’ignominie sans nom de certains propos et arguments avancés pour contrer les articles toujours de bon sens (en tous cas témoignant d’une profonde humanité) comme vous dite Amaury, de Jean-François CHALOT.

      c’est le constat que je fais pour quasi la totalité des articles de n’importe quel rédacteur d’agoravox.


    • Robert GIL ROBERT GIL 20 septembre 2012 11:07

      L’Etat, plutôt que de financer par des lois des dispositifs qui permettent aux propriétaires de faire payer leur investissement en partie par l’Etat et l’autre partie par le locataire (qui demandera aussi une aide à l’Etat via l’APL ou autre), devrait lui même financer des logements sociaux de qualité et récupérer les loyers des occupants. Actuellement l’Etat finance des logements privés.......

      voir : http://2ccr.unblog.fr/2012/01/06/le-logement-une-priorite/


      • Le péripate Le péripate 20 septembre 2012 11:26

        L’État français est responsable de la plus grave crise du logement qu’ait connu la France. Et ce grâce à ce genre de mesures dont vous critiquez seulement la « modération ». Modération dans le « carpet bombing » oui.

        Les annonces de AYrault sur la « lutte renforcée contre l’étalement urbain » feront encore augmenter le cout d’un logement. Le zonage est malthusien et entretient artificiellement la rareté.

        A ceux qui aurait peur qu’il n’y ai plus de place pour les lapins et les salades, le taux d’occupation par les humains des sols est de 9% seulement. Que si les territoires agricoles ont effectivement diminué c’est au profit de la forêt.

        Il faut arrêter de planifier l’urbanisme. Ca ne marche pas.


        • Le péripate Le péripate 20 septembre 2012 12:57

          Pour ceux qui l’ignorent la « lutte contre l’étalement urbain » et le zonage font qu’il y a un rapport de 1 à 500 entre le prix du terrain agricole et le prix du constructible. C’est la pénalité réglementaire. Première source de corruption.

          Cela aboutit aussi à l’étoilement urbain, les gens vont loger à 20, 30,40 km de leur travail.

          C’est aussi un énorme transfert financier des entrants vers les gagnants d’une loterie qui se sont enrichis en dormant. 45 milliards d’euros par an, sur des calculs modérés....
          Je me demande comment on peut se prétendre être de gauche et accepter ça.


        • foufouille foufouille 20 septembre 2012 11:45

          "Il ne s’agit pas de spolier les petits propriétaires mais de mettre fin au scandale de l’existence de logements inoccupés depuis des années."

          dans le tas, tu as plein de taudis
          dans les petites villes et villages, tu as plein de logements vides
          meme habitable


          • alinea Alinea 20 septembre 2012 12:00

            Le logement, ce n’est pas une question d’émotion, c’est une question politique.
            Tant que les droits fondamentaux de l’homme ne seront pas satisfaits à cause d’une politique qui « respecte » la propriété privée ( je suis chez moi ! je fais ce que je veux !), nous vivrons en pays de barbarie !
            Réquisitionner, réhabiliter, faut-il donc tant de « courage » pour faire le minimum ?
            Non, le courage des politiques est de nous balancer des taxes et des restrictions !
            Quand il s’agit de faire une route ou une bretelle d’autoroute, les pouvoirs publics ont moins de scrupules !


            • spartacus spartacus 20 septembre 2012 13:29
              Trop de social et clientélisme.....ont tué le social !

              Le scandale n’est pas l’existence de logements inoccupés depuis des années. Le scandale ce sont ces appels a la démagogie qui aggravent une crise déjà importante. Le coupable c’est Chalot qui dénonce des bouc émissaires alors qu’ils ne sont coupables de rien.

              La France ne manque pas de logements sociaux, proportionnellement il y en a plus qu’il y a 50 ans. Elle manque de logements privés.
               
              Les sociétés financières ont disparu alors qu’il ya 50 ans elles représentaient 20% du parc.
              Les particuliers ont renoncé à investir en raison de la sur-réglementation.
              A coté des HLM, il ne reste que des investissements d’opportunité qui coûtent aux contribuables par exonérations fiscales.

              La sur-réglementation, les contraintes ont fait déjà fuir en 50 ans les investisseurs et ont créé la crise. Taxer, réquisitionner, ne fera qu’empirer un crise profonde.

              Eistein disait, «  On ne résout pas les problèmes avec les idées de ceux qui les ont engendrés ». 
              Les associations « bobo » ont engendré la sur-réglementation leurs solutions sont a l’image de ce qu’il ont engendré. démagogiques.

              Mais que faut il faire alors demandera Chalot ?
              Le constat
              -Être logé en HLM est un avantage financier considérable, principalement en région parisienne :
              -Prenons Paris
              la Régie Immobilière de la Ville de Paris (un des organisme HLM de Paris) a constaté dans son parc que 53.000 locataires dont les revenus dépassent 11.000 euros par mois disposent d’un logement de la Régie Immobilière de la Ville de Paris. Mélenchon le « coco bobo » gauchiste en possède un par exemple. Logement très très inférieur au coût d’un logment privé. 

              -Les grandes administrations et entreprises publiques possèdent des logements largement réservés à des tarifs très inférieurs à ceux des logements du secteur privé
              -L’Assistance Publique Hôpitaux de Paris 11.000 logements. 
              -La RATP possède 6.000 logements. 
              -La SNCF possède100.000 logements,
              Tous a vie sans distinctions de revenus

              Moralité du logement social il y en a, mais ceux qui en profitent ne sont pas ceux dans le besoin.
              La solution est de refuser aux foyer le droit d’occuper un logement social et ceux en place, mettre fin à leurs bail. Mettre les « SDF » à la place de ceux qui en ont les moyens d’aller sur le parc privé. 
              Remplacer le « surloyer » par une fin de bail obligatoire. 
              Je te comprend Chalot, Dire que « Mélenchon » et les « bobos coco » élevés au caviar prennent la place des pauvres, sur agoravox c’est moins consensuel, s’attaquer a des « capitalistes » c’est plus simple. 
              Quelques sources pour ceux qui veulent approfondir :


              • alinea Alinea 20 septembre 2012 14:37

                Spatacus : je me suis laissé dire que Mélenchon était propriétaire de son appart.
                Mais on s’en fout.
                Je pense que vous avez en partie raison : il n’y a plus personne qui investit dans le logement privé pour la location. Dans ma jeunesse, la moitié de la ville appartenait à quelques loueurs ; à l’époque les logements n’étaient pas confortables et peu chers ; puis il y a eu des subventions pour les loueurs : les loyers ont augmenté. Comme l’État ne donne jamais rien pour rien, leurs taxes ont augmenté aussi !
                Par chez moi, il y a des loueurs : ce sont des maçons ( toute petites entreprises) qui ont acheté des ruines ou moitié ruines et qui les ont réhabilitées ; ils louent aux prix convenu par la CAF et touchent, principalement, leurs loyers directement de la CAF !
                Après il y a eu la politique du « tout le monde propriétaire » ! Là les gens se sont dit qu’à quelques sous près, ils payaient à la banque ce qu’ils payaient aux loueurs, mais qu’au bout de trente ans, leurs gosses hériteraient ! Choix vite fait donc.
                Alors ? Qu-est-ce qu’on fait pour que tout le monde ait un toit ?


              • foufouille foufouille 20 septembre 2012 15:28

                « La sur-réglementation, les contraintes ont fait déjà fuir en 50 ans les investisseurs et ont créé la crise. »

                traduit du libertaryen : je veut pouvoir louer une cave sans fenetre, pourrie et tres chere


              • spartacus spartacus 20 septembre 2012 15:35

                Confus d’une méprise sur le logement de fonction, j’en était persuadé, c’est le secrétaire national du Parti de Gauche, qui en a un.

                source : lien
                Ce qui ne change pas l’article sur le fond.
                Les logements sociaux sont fait pour les pauvres, mais compte tenu des avantages financiers qu’ils procurent, un bon tiers n’a pas a les occuper. 

              • alinea Alinea 20 septembre 2012 22:24

                Enfin Spartacus, ne pensez pas que le secrétaire du PG est payé !! Il a peut-être droit sans abus à ce logement ; ce n’est pas le PS !


              • Marc Bruxman 20 septembre 2012 19:40

                Etendre la taxe sur l’immobillier vacant aux bureaux serait en effet salutaire. Avant de penser à transformer le tout en logements sociaux, cela permettrait avant tout de baisser le coût du travail sans que cela ne coute rien à l’état ni à personne. Eh oui ! Si l’immobillier de bureau baisse les entreprises payeront leur loyers moins cher et cela baissera les coûts. Sans monter les impôts ni baisser les salaires.


                • Chupa chups Chupa chups 20 septembre 2012 21:50

                  Si un jour l’état une loi qui dit que le soleil doit disparaître, le soleil disparaîtra-t-il ?

                  Les réglementations de ce genre sont inutiles. Je pense notamment à la (fausse) déclaration des droits de l’homme de 1948 qui dit droit au travail et au logement. Ce ne sont que des phrases. Elle ne résolvent pas du tout le problème, et même l’amplifie.


                  • Yohan Yohan 20 septembre 2012 21:56

                    Ah oui, elle pourrait commencer par virer Chevènement qui occupe un royal palace « social » pour vraiment pas cher. Manque probablement les burnes pour le faire....


                    • LE CHAT LE CHAT 21 septembre 2012 09:49

                      la flambée des prix de l’immobilier ainsi que des loyer explique aussi cette pénurie de logement abordables . Les gouvernements de droite et de gauche ont favorisé le propriétaire et non pas celui ui investit dans les entreprises , résultats loyers chers et chômage élévé !

                      De plus , il me semble avoir lu que 400 000 personnes occupent des logements sociaux alors que leurs revenus sont bien supérieur aux plafonds.

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