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Accueil du site > Actualités > Politique > Néonazis au pouvoir d’Etat en Ukraine

Néonazis au pouvoir d’Etat en Ukraine

En Ukraine, la question de la montée du fascisme n’est pas un débat ulcéré entre intellectuels petits-bourgeois, piliers de café. En Ukraine, présentement, les puissances impérialistes occidentales mènent une attaque frontale contre les ouvriers du monde entier.

L’anarchie fasciste planifiée

Un observateur de la scène politique internationale résume ainsi ce qu’il observe en Ukraine ces jours-ci : « Tout un tintamarre à Kiev, avec la faune habituelle de mécontents qui, sous les mots creux de liberté et démocratie protestent contre la pauvreté, l’ineptie, la corruption et une vie qui n’est que survie. Ils ont été encadrés par des bandes de malfrats et d’agents provocateurs pour qui la casse et le trouble deviennent pour un temps le petit boulot le plus rentable et le plus abordable » (1).

Ce descriptif, quoique superficiel, est tout à fait réel, mais ne serait-il pas plus intéressant de gratter sous le verni médiatique pour découvrir les véritables enjeux et les forces en présence dans ce conflit international impliquant deux alliances, celle de l’OTAN (28 pays sous-direction étatsunienne) et la CÉI-Chine sous-direction russe et chinoise (2) ?

Nombreux sont ceux qui, souhaitant prendre position dans le drame ukrainien, s’exclament : « Entre ces deux camps – celui de l’ex-président Ianoukovitch prévaricateur, et l’actuel pouvoir putschiste néonazi de Tourtchinov-Iatseniouk on ne peut pas rester indifférents et appliquer la tactique du Ni-Ni, qui aboutit à soutenir en dernier ressort un clan impérialiste et consort » (3).

Le camp du Ni-Ni, comprend ceux qui l’énoncent ouvertement et ceux qui l’énoncent hypocritement, C’est un clan favorable à la guerre impérialiste dirigée par l’OTAN confrontant le camp impérialiste de la CÉI-Russie sur la défensive pour le moment (4).

Deux camps impérialistes s’affrontent

En Ukraine, la question de la montée du fascisme n’est pas un débat ulcéré entre intellectuels petits-bourgeois, piliers de café. En Ukraine, présentement, les puissances impérialistes occidentales mènent une attaque frontale contre les ouvriers du monde entier dans les trois instances concomitantes, c’est-à-dire dans l’instance économique, politique et idéologique-médiatique. Je m’explique.

C’est dans l’instance politique-diplomatique-militaire que les puissances occidentales (OTAN) mènent l’attaque contre l’alliance concurrente (CEI-Russie-Chine) sur trois fronts géopolitiques interdépendants. À la fois sur le front de l’Occident, mais aussi sur le front ukrainien-russe, ainsi que sur le front d’une série d’autres pays de leur périphérie.

******

Dans tous les pays occidentaux, le grand capital monopoliste renforce son appareil étatique policier par des lois antigrèves, des lois anti-démocraties bourgeoises – contre les libertés d’expression – d’opinion – de réunion – de manifestation – de publication – d’affichage. Partout, les États occidentaux ainsi que les États de la CÉI Russie-Chine renforcent leurs appareils policier, judiciaire et carcéral de répression en prévision de briser la résistance ouvrière sur le front économique de la lutte de classe, quand la grave crise financière aura tant appauvri la classe ouvrière et la petite bourgeoisie que des révoltes et des soulèvements éclateront à tout vent (en voir la préfiguration en Grèce, Chypre, Espagne, Portugal). En Occident, ce seront les États policiers – conservant le plus souvent un verni électoraliste bourgeois – qui dirigeront l’écrasement des révoltés (assistés parfois par quelques groupements néonazis sortis tout droit des officines d’espionnage).

La raison en est simple, les miettes qui resteront après la crise systémique permettront de tempérer quelque peu les souffrances d’une portion de la populace apaisant d’autant la révolte des gueux qu’il ne sera peut-être pas requis de massacrer jusqu’au dernier. Les petits-bourgeois sont déjà à l’emploi et proposent toute une série « d’actions anti-austérité » comme de signer des pétitions pour demander justice et équité ; de voter pour un planqué moins compromis que son vis-à-vis jusqu’à ce qu’il ait mis la main, lui aussi, dans l’assiette aux biscuits… et autres pusillanimités et enfantillages de paumés.

*****

Parallèlement à cette montée des États policiers en pays fortement industrialisés, on assiste, à l’installation dans les pays dominés de la périphérie (pays intégrés à une alliance militaire ou à une autre) de gouvernements carrément fascistes sans aucun vernis électoraliste bourgeois car dans ces pays du glacis des deux empires l’indigence est si grande parmi ces peuples dominés (Slaves-Ukrainiens, Sémites-Arabes, Persan, Pachtoune, pakistanais, bengali, soudanais, somalien, africains), que les soulèvements seront farouche et les sous-fifres fascistes locaux auront pour mission de faire exemple et d’apprendre aux révoltés ce qu’il en coûte de faire trembler leurs maîtres ostracisés (voir les néo-nazis dans le gouvernement de Kiev (5).

Là-bas, dans ces tiers-mondes de misère, à des kilomètres des métropoles d’Occident, il sera superflu de prendre des gants pour massacrés les révoltés : « Tués les jusqu’au derniers. Dieu reconnaîtra ses préférés ! ». Cette tactique pour préserver leurs néo-colonies intégrées et développées est déjà appliquée. Dès l’effondrement de l’empire social impérialiste soviétique, les pays baltes ont vu ressurgir les organisations nazies et des lois racistes et fascistes antirusses et anticommunistes ont été imposées. Puis l’Europe de l’Est y est passée, et elle fut mise au pas de l’exploitation esclavagiste dégénérée comprenant la traite des blanches, le trafic d’organes et le commerce de la drogue. La dernière dépecée, la Yougoslavie-Serbie, ne s’en est pas encore remise.

Puis ce fut au tour des pays du Proche et du Moyen-Orient que d’être envahi pour y installés des gouvernements militaires fascistes de la bonne allégeance. L’Afghanistan, où les choses ne sont pas allées comme escompter, mais dont les talibans seront finalement recrutés comme auxiliaires armés dirigés contre la CÉI (Mission : faire sauter les oléoducs approvisionnant la Chine). L’Irak, neutralisé et balkanisé. Dans la péninsule arabique la tâche était déjà complétée et il ne restait qu’à consolider les pouvoirs militaires-fascistes des sultans et des émirs à la solde au Bahreïn et au Yémen. Ce qui fut fait. Par contre au Liban, en Syrie et en Iran le camp impérialiste adverse (CEI-Chine) maintient ses dépendances et aujourd’hui il gère lui-même tout ou partie de ces États traumatisés, boycottés et menacés.

Le « Printemps arabe » aura permis au camp de l’OTAN de se faire la main sur la façon de récupérer des mouvements spontanés de salariés et de les retourner contre les ouvriers enragés. Partout, dans le nord de l’Afrique le pouvoir militaire ; soit sous tutelle des armées officielles ; soient sous l’emprise de groupes djihadistes criminels ; tire les ficelles et mène la répression fasciste contre les populations désemparées.

Depuis les affaires somalienne, malienne et soudanaise (un autre État partitionné) le travail d’implantation et/ou de consolidation des pouvoirs militaires fascistes est en cours dans la corne de l’Afrique et dans toute la zone subsaharienne où de petits généraux en goguette ont installé leur pouvoir d’opérette avec la consigne de maintenir la bourgeoisie locale compradore dans l’Alliance — Africom et d’écraser dans le sang tout soulèvement populaire des gueux miséreux et des ouvriers salariés (Centre Afrique, Afrique du Sud, Éthiopie, Nigéria, Cameroun).

Que faire ?

Quel doit être la position des progressistes, des ouvriers ukrainiens et des ouvriers du monde entier au milieu de ce salmigondis ? Soutenir une bande de truands contre un clan de brigands ? Non évidemment ! Deux vecteurs devraient diriger notre jugement :

A) Quelle est l’intérêt de la classe ouvrière – la seule classe révolutionnaire – le sel de la terre et l’espoir de l’humanité ?

B) Que nous enseignent la théorie et la science de la lutte ouvrière dans cette situation singulière afin de nous forger une tactique et une stratégie actuelle — concrète — dans cette situation contemporaine inédite ?

Lénine a écrit ceci : « Lorsqu’un Allemand sous l’empereur Guillaume, ou un Français sous Clémenceau dit : “j’ai le droit et le devoir, comme socialiste de défendre la patrie si l’ennemi envahit mon pays” ce n’est pas là le raisonnement d’un socialiste ni d’un internationaliste ni d’un prolétaire révolutionnaire, mais d’un nationaliste petit-bourgeois. Car dans ce raisonnement disparaît la lutte de classe révolutionnaire de l’ouvrier contre le capital ».

Ceci nous suffit. Le choix du prolétariat ukrainien est simple, subir une guerre inter-impérialiste (OTAN-CEI-Russie) où il servira de chair à canon pour servir les intérêts d’une puissance envahissante ou d’une autre ; ou alors, mener sa propre guerre populaire pour faire sa propre politique et chasser la bande de sous-fifres néo-nazis installée au pouvoir à Kiev.

Sans plus attendre, partout en Ukraine, tout progressiste qui se respecte doit entreprendre la lutte, jusqu’à y compris la lutte armée, contre le pouvoir fasciste – illégale et illégitime – de Kiev. Pouvoir néo-nazi qui se propose de voter des lois opprimant les russes, interdisant les communistes, et promouvant les anciens escadrons de la mort SS-Nazi châtiés par le peuple ukrainien au cours de la Seconde Guerre mondiale. Partout, dans le monde entier, tout Partisan de gauche se doit de saluer et d’encourager le soulèvement armé des ouvriers ukrainiens opposés à l’établissement du pouvoir fasciste à Kiev.

Pour information http://www.robertbibeau.ca/Palestin...

1. http://www.les7duquebec.com/7-au-fr... 2. La Communauté des États Indépendants http://fr.wikipedia.org/wiki/ Communaut%C3%A9_des_%C3%89tats_ind%C3%A9pendants et http://allainjules.com/2014/03/03/a... 3. http://www.mondialisation.ca/europe... 4. Manœuvres de l’OTAN auxquelles sont conviées l’armée ukrainienne : « Les ministres ont ainsi traité le thème central de la Connected Forces Initiative, qui prévoit une intensification de l’entraînement et des manœuvres qui, conjointement à l’emploi de technologies militaires toujours plus avancées, permettra à l’OTAN de maintenir une grande “promptitude et efficience dans le combat”. Pour vérifier la préparation, se déroulera en 2015 une des plus grandes manœuvres OTAN “live”, avec la participation de forces terrestres, maritimes et aériennes de toute l’Alliance. La première d’une série, que l’Italie s’est offerte d’accueillir. » http://www.mondialisation.ca/la-nou... 5. http://www.mondialisation.ca/qui-so...

 


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33 réactions à cet article    


  • Rensk Rensk 5 mars 2014 23:24

    Pas pu te répondre... t’est dans le domaine « privé »...


    • Rensk Rensk 5 mars 2014 23:30

      Ben tien, avant tu me disait cela... j’ai tenté mon coup avant d’aller me coucher, je ne m’attendais pas pouvoir passer la « frontière » du « Privé » (avec demande de nom et mot de passe + une limitation du nombre de lettres) t’est pas le seul ce soir a avoir subit cette anomalie informatique sur le site... j’ai la langue pendue quand je mis mets (élastique comme les genevois où les marseillais)

      Bonne nuit et bonne continuation.


    • howahkan howahkan Hotah 6 mars 2014 08:25

      Ce sont des truands, peu importe le nom donné....
      et les snipers loués par les maidans

      The Estonian Foreign Ministry has confirmed the recording of his conversation with EU foreign policy chief is authentic. Urmas Paet said that snipers who shot at protesters and police in Kiev were hired by Maidan leaders.

      Le ministre Estonien des affaires étrangères a confirmé que l’enregistrement de sa conversation avec la responsable des affaires étrangères de L’UE (ashton) est authentique. Urmas Paet (estonien) a dit que les snipers qui ont tirés sur les manifestants et la police à Kiev, avaient été recruté par les leaders de Maidan...


      • howahkan howahkan Hotah 6 mars 2014 10:39

        wow................................des déments purs, visiblement des truands en fait .....merci qui ? les usionistes et l’Ue.....


      • howahkan howahkan Hotah 6 mars 2014 08:33

        Et d’insister sur le fait que certains pseudo nazis étaient totalement anti pseudo juif, on se demande bien pourquoi en Ukraine ,alors que deux oligarchiques pseudo juifs ont été « recruté » pour diriger, on se demande quoi d’ailleurs en dit long sur le mensonge permanent,...indique là ou il convient de regarder en fait....les usinistes comme d’habitude....

        chouette on va avoir un messie !! mais non.......... smiley et au lieu de se tourner vers la Mecque on va tous regarder vers Jérusalem..mon cœur s’envole comme un faucon !! 

        et la question à 1 shekel..mais pour faire quoi ?? euh on sait pas encore !

        Je vous rassure ce plan a du plomb partout......on ne va jamais tous se tourner vers Jérusalem..d’ailleurs ceci est écrit dans le livre sacré qui dit tout....


        • chapoutier 6 mars 2014 09:12

          Avec 45 millions d’habitants, et deuxième pays d’Europe en superficie, l’explosion de l’Ukraine aurait des conséquences infiniment plus tragiques que la dislocation de la Yougoslavie il y a 22 ans – dislocation organisée par les grandes puissances impérialistes et leurs complices dans la bureaucratie.


          Elle constituerait, aux portes orientales de l’Union européenne, un facteur de décomposition entièrement tourné contre la lutte de classe, contre la résistance des

          travailleurs de tous les pays de l’UE, qui, malgré les obstacles, se dressent contre les plans de destruction dictés par l’UE et le FMI, et mis en oeuvre par tous les

          gouvernements de droite comme de «  gauche », d’Athènes à Lisbonne.


          Mais une Ukraine disloquée, «  yougoslavisée », serait également, pour l’impérialisme, un puissant levier tourné contre la Fédération de Russie.


          • claude-michel claude-michel 6 mars 2014 10:01

            Les « Néonazis » n’auraient jamais pu prendre le pouvoir sans l’aide des USA et de l’UE...A vomir ces démocraties puantes... !


            • agent ananas agent ananas 6 mars 2014 10:15

              Les « Néonazis » n’auraient jamais pu prendre le pouvoir sans l’aide des USA et de l’UE...A vomir ces démocraties puantes... !

              La même histoire avec Hitler. Sans les financiers et les industriels étasuniens ainsi que l’aristocratie britannique, Hitler ne serait jamais arrivé au pouvoir. Il fallait au Capital et à l’Empire Britannique, un contre poids face à Staline, l’ogre bolchévik. Il en va de même aujourd’hui où pour s’opposer à Poutine, l’Empire atlantico-sioniste s’allie aux néo-nazis.
              Gerbant en effet.


            • howahkan howahkan Hotah 6 mars 2014 10:49

              Gerbant oui,mais en même temps tres tres révélateur....l’empire usioniste qui utilise ( les crée ?) des pseudo nazi ne fait que confirmer que c’est bien lui qui a créé ces meme nazis ...on avance là aussi de + en + en terrain découvert......


            • appoline appoline 6 mars 2014 18:52

              Ca a été admis que les snipers avait été mis en place par la CIA. 




            • howahkan howahkan Hotah 6 mars 2014 10:34
              Crimea to have referendum on status March 16 – Deputy PM

              la Crimée va avoir un referendum sur son statut, le 16 mars..


              • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 6 mars 2014 10:57

                Si vous voulez encore être audible en tant que marxiste, faites évoluer votre discours : « la classe ouvrière – la seule classe révolutionnaire »...en citant Lénine.

                J’écris évoluer, ça ne veut pas dire tomber dans les conneries des althusseriens et des marcusiens c’est dire que le producteur n’est pas uniquement celui qui travaille sur un chantier pelle et pioche à la main.
                 Le « travailleur collectif » c’est l’union « travailleur manuel-travailleur intellectuel ».
                Et puis prendre en considération la 3e classe : la classe moyenne hétéroclite, classe tampon entre ouvriers/bourgeoisie (clivage obsolète) en « Euroccident » et qui émerge en Europe centrale et orientale...

                Ensuite, le contexte spécifique des anciennes RSS et des ex-démocraties populaires.
                Dans ces dernières, un communisme imposé par le haut (1000 adhérents au PC de Roumanie à la fin des années 40, par ex., autrement dire rien) et qui s’est imposé à la faveur de l’invasion soviétique et du « partage de l’Europe ».
                Ces gens n’en veulent plus de ce communisme là. La première chose faite une fois le « mur » tombé : foutre le camp à « l’ouest » pour toucher un salaire 10 fois supérieur au salaire local : « lutte des classes », rien à secouer, « on » avait déjà bien soupé...

                Et puis le contexte culturel : le très fort attachement à l’orthodoxie chrétienne et au catholicisme dans ces états post-communistes, vous n’êtes pas prêts de « vous » en « débarrasser », mais ça, ça passe au-dessus de la cafetière des « marxistes »...Aspect négligeable. Le mépris de l’histoire, finalement...

                « Vous » n’êtes peut-être pas croyant, « les prolos de l’Est » : si !


                • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 mars 2014 14:40

                  Etre audible pour qui M. Lemonnier ? Pour vous ? Je n’y tiens pas du tout à être audible par vous.

                  Votre charabia sur la 3e classe, les intellectuels, la classe moyenne, classe tampon si vous saviez comme je l’ai lu et entendu. Y compris que la classe ouvrière était totalement disparue il n’y avait que des robots dans les usines et les chantiers de construction et tous les ouvriers étaient en vacances à la plage, même les 1300 femmes couturières dans une sweat shop d Dacca et bien elles n’existaient pas. Les ouvriers chinois, ukrainiens = rien (L’une des plus grandes usines d’Europe - propriété russo-allemande est en Ukraine) mais tout cela n’existait pas - que les intellectuels pédants et pompeux comme vous venus tout mêlés.

                  J’ai écrit abondamment sur la pseudo classe moyenne qui a pour nom véritable PETITE-BOURGEOISIE http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-petite-bourgeoisie-pervertie-a-145469 ici et ailleurs.

                  Vous avez raison sur un point la petite-bourgeoisie pourrie a pris de l’expansion dans les pays d’Occident mais cela est finie - la crise systémique (sur lauelle j’ai aussi abondamment écrit http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-mondialisation-neo-liberale-en-146799 est en train de la paupérisée votre pseudo classe moyenne - véritable petite-bourgeoisie parasitaire et cela vous fait râler alors vous venez ainsi mêlée 1939 - 1945 - 1989 - 2014 en un bouillie pour les chats.

                  OUI après l’effondrement du social impérialisme soviétique le plombier polonais s’est trainée avec un tas de prostituée de l’est vers le paradis des trottoirs de Berlin et de Paris et de Rome et de Hambourg et de Bruxelles mais qu’en conservent-ils aujourd’hui ? Ne cherchez plus la prostituée elle est dans le caniveau et le plombier il vit de petits métiers et lige dans un taudis surexploitée par les patrons de l’Ouest qui l’utilisent comme pression pour faire baisser les prix de la main-d’œuvre locale tout en votant FN qui crie qu’ils faut tous les expatriés.

                  Je vous en prie Monsieur l’intello trot- allez voir ailleurs si j’y suis.

                   


                • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 6 mars 2014 16:38

                  Réponse stupide.
                  La classe ouvrière j’en viens. Et je sais ce qu’est le travail manuel contrairement à vous le journaleux-expert au cul vissé sur sa chaise, sans doute.
                  Et vos propos outranciers de petit stal’ qui lit Marx comme d’autres lisent l’évangile, je m’en cogne.
                  Le « travailleur collectif » : c’est une construction de Clouscard que vous n’avez pas lu, mais c’est vrai que c’est une lecture trop ardue pour les esprits binaires.

                  Ce communisme que vous décrivez, plus personne n’en veut. Allez dire à des prolos de l’est que le communisme ce n’est ce qu’ils ont vécu et ils vous feront un deuxième trou au xxx...
                  Bien à vous,


                • politzer politzer 6 mars 2014 17:45

                  cette jactance de café d u commerce ignore le contexte : la guerre civile et l intervention armée des puissances occidentales contre la jeune urss , puis la guerre d extermination nazie conduite contre les peuples slaves, la guerre froide et la course aux armements imposée par l impérialisme yankee et effectivement le « socialisme autoritaire » où 10 millions de membres du pcus imposaient leur conception erronée du socialisme à l ensemble de la société , contraire à l esprit et à la lettre des fondateurs du socialisme scientifique.


                • politzer politzer 6 mars 2014 17:55

                  moi aussi je « monte »(lol) « abbé Veuillot » de la classe ouvrière après 6 générations d ouvriers d usine ( dont je fus) et agricoles férocement exploités et humiliés toute leur putain d existence et crevant OS comme ils avaient débuté dans la vie active qui soit dit en passant à commencé pour moi à 8/9 ans ; et je m en cogne des conneries de parvenu de soi disant la classe ouvrière _ j aimerais bien savoir laquelle ? il y en a des strates et pas mal dans notre société d ouvriers petits bourgeois qui n ont jamais fait 12h de boulot par jour comme moi à 17 ans et demi en usine ! 


                • politzer politzer 6 mars 2014 18:02

                  « social impérialisme » soviétique ? En quoi svp ? quels pays ont été« conquis » après 1946 ? la guerre froide n était pas une agression permanente contre l urss ? de l extérieur et de l intérieur ? Oui Berlin , Budapest et Prague ont été non conquis mais gelés parce que les dirigeants soviétiques n ont pas été capables à l époque de donner une réponse démocratique et populaire aux problèmes qui leur ont été imposés par l impérialisme yankee. Il n y a jamais eu une volonté expansionniste des soviétiques c est pourquoi parler d impérialisme est plus qu exagéré c est une faute politique qui fleure bon son trotskysme primaire ! 


                • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 6 mars 2014 19:27

                  C’est sûr que vous élevez le niveau, vous.
                  Je me fous de savoir combien d’heures vous faites ou avez fait.
                   C’est quoi ce discours de tous ces mecs pour qui ceux qui ne bossent pas à l’usine sont des parvenus.
                  Mais je vous emm..... bien profondément. Mes ascendants sont tous cultivateurs, ouvriers plus qqs militaires ; cela sur une période de plus de 450 ans. Alors vos réflexions, je ne sais pas si elles émanent d’un véritable « rouge » mais gardez-les vous bien au chaud qq part. C’est vulgaire, mais je me mets à votre niveau, finalement.

                  Tout ça parce que j’ai dit que les travailleurs des pays de l’Est étaient attachés aux valeurs chrétiennes. Je fréquente ces gens depuis 20 ans (le peuple, pas des membres des PC locaux dont tout le monde se fout) et quand ils (pour beaucoup) entendent le mot « coco », ils sortent leur fusil.
                  In fine, pour dire que si projet socialiste il doit y avoir, il doit prendre en compte un contexte culturel pluriséculaire. Et, peut-être deviendrait-il acceptable pour ces gens.
                  Alors basta !


                • Jelena XCII 6 mars 2014 19:34

                  @Jean-Michel >> (...) foutre le camp à « l’ouest » pour toucher un salaire 10 fois supérieur au salaire local

                  En Roumanie, la retraite c’est environ 250€/mois, les petits vieux finissent leurs vies dans des cités HLM et ne profitent de rien, même se payer un abo internet c’est un luxe qu’ils ne peuvent pas s’offrir.

                  Plutôt que d’aller faire la guerre au moyen-orient pour le compte de l’oncle Sam, les roumains feraient mieux de s’acheter un clavier possédant une touche F5, ce n’est plus tonton Staline qui est au pouvoir en Russie.


                • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 6 mars 2014 19:49

                  à Jelena,
                  Je sais.
                  Mais, entre ceux qui restent et ceux qui partent, concernant le salaire il y a un rapport de 1 à 10, c’est que je voulais dire.
                  Ensuite, c’est certain, ce pays n’a rien à gagner à rester sous tutelle OTAN(-UE)(-FMI) et à faire les guerres des autres. Et, la méfiance à l’égard de la Russie reste, pour des raisons historiques plus qu’évidentes... C’est comme ça pour le moment en tout cas...
                  Et je rappelle aussi qu’il n’y a pas eu d’adhésion populaire au communisme. La securitate ce n’est pas une « légende », la délation entre collègues ou voisins non plus...Et certains Roumains ont retrouvé de drôles de choses dans les archives enfin ouvertes de la police politique...« le super copain de boulot », n’était en fait qu’un indic de la police politique, par exemple...


                • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 6 mars 2014 20:54

                  ERR. : que vous avez faites


                • Jelena XCII 7 mars 2014 00:37

                  @Jean-Michel Ce qui me dérange dans cette histoire, c’est que les roumains (un peu comme les polonais) mettent tous leurs malheurs sur le dos de cette période communiste. Mais ils semblent oublier qu’avant celle-ci, la Roumanie c’était avant tout une terre agricole ou la moitié des paysans étaient analphabètes... Ce n’est pas comme si ils avaient fait un bond d’un siècle en arrière à cause de cette période.

                  Pour l’aspect « flicage du stalinisme », c’était un peu pareil sous Tito. Celui qui disait du bien de Staline ou de l’oncle Sam allait casser des cailloux pendant plusieurs années. ^^


                • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 7 mars 2014 12:01

                  à Jelena,
                  Déjà, le « communisme » est vu comme l’idéologie imposée par une puissance étrangère et on oublie d’ailleurs souvent de dire que beaucoup de fascistes roumains sont entrés en masse au parti uniquement pour échapper à l’épuration d’après-guerre. Et c’est aussi le cas ailleurs...et puis la question des territoires volés par l’URSS, ça n’a jamais passé : Bessarabie, notamment...
                  Ensuite, le niveau d’éducation, certes. Mais dès le XIXe, les gouvernements nationalistes encouragent l’éducation. Le prince A. Cuza impose l’enseignement obligatoire, encourage le sentiment nationaliste face aux puissances étrangères, met fin au servage des Tziganes, etc.

                  Si on parle d’éduc. communiste ici, il faut aussi alors parler de russification de tous les domaines, la culture roumaine traditionnelle (les auteurs classiques, nationalistes etc.) est « vue » comme fasciste, réactionnaire. L’enfermement d’intellectuels (phénomène Pitesti).
                  La place des savants comme Eliade dans la culture de « l’homme nouveau roumain » par exemple, est prise par des sous-écrivaillons sans intérêt qui font l’éloge de l’URSS.
                  Mais c’est vrai, Ceausescu met un peu un frein à ça, réhabilite certains figures historiques roumaines et encourage l’apprentissage du français notamment et surtout des sciences exactes. Beaucoup d’ingénieurs sont formés.

                  Mais à côté de ça, c’est toute une civilisation rurale, des communautés aux solidarités profondes qui est méprisée. Un exemple : le paysan qui vit sur et grâce à sa terre depuis des générations obligé d’aller bosser à l’usine à 20km de chez lui pour aller fabriquer des pièces de tracteur et autres machines agricoles dont il ne verra jamais la couleur dans son village.

                  Et toutes sortes d’absurdités qui vont avec. Destruction d’1/6 de la capitale à cause de la mégalomanie de N. C., systématisation, destruction des villages, des édifices religieux etc. 

                  Le capitalisme sait séduire par de multiples moyens, pas le « réalisme socialiste »...la clé est là.

                  Et pour beaucoup, il faut de toutes façons renvoyer ces deux systèmes dos-à-dos.


                • Jelena XCII 7 mars 2014 23:40

                  @Jean-Michel Je pourrai vous rétorquer « oui mais.., mais euh... », mais je vais en rester là pour ce débat.

                  PS : C’était soit les cocos, soit les fachos. smiley 


                • eric 6 mars 2014 11:49

                  Le Canada, c’est un peu loin de tout. Mais quand même. Il y a eu une forte immigration ukrainienne et depuis pas mal de temps. Vous ne devriez pas avoir de mal a trouver quelques compatriotes dont les familles sont arrivées a différentes périodes, pour vous éclairer un peu sur les réalités historiques et politiques de ce pays.
                  Sur l’aterpostneoaftermarixisme a la petite semaine ? La je ne sais pas quoi vous conseiller. Peut être que les mêmes pourront vous expliquer pour les « ouvriers » de l’est et « les fascistes exploiteurs » de l’ouest dans le cas spécifique de l’Ukraine. Pour ce qui est de l’analyse du reste du monde, je ne vois pas. C’est un peu incurable, cela nécessite de se poser quelques questions, ce que tout « marxiste » digne de ce nom refuse par principe. Incurable ?


                  • politzer politzer 6 mars 2014 17:46

                    je suis en France , j ai vécu à l Est un an , je partage l opinion de l auteur et je ne comprends pas ce charabia !


                  • Thucydide Thucydide 6 mars 2014 17:32

                    Une chose est quasi certaine, et aujourd’hui plus que jamais ; il y aura sécession de la Crimée et très vraisemblablement partition du pays.
                    La partie russophone et russophile qui a arboré le drapeau russe dans ses villes occupe la totalité du littoral marin de l’Ukraine actuelle.
                    Une partition risque donc de couper l’accès à la mer du pays.
                    Celui-ci se retrouverait donc contraint de se tourner vers l’UE pour compenser cette perte par l’usage des ports de la Roumanie voisine.

                    Les liens obligatoires entre UE et Ukraine mettront alors en lumière la question de prise en charge du gigantesque gouffre financier de Tchernobyl qui se trouve, à quelques kilomètres près en Ukraine europhile.
                    De cela, il n’est pour l’instant pas question ; question qui de toute façon se posera quand la Russie, libérée de son partenariat économique, n’aura plus avec l’Ukraine d’autres rapports financier que ceux concernant le remboursement de sa créance sur le gaz.

                    Bonjour les dégâts.


                      • antyreac 6 mars 2014 21:18

                        Cette annexion de Crimée rappelle l’annexion des Sudètes par les nazis en 1938

                        une minorité d’allemands vivants sur le territoire tchécoslovaque tout comme une minorités des russes vivants sur le territoire ukrainien.

                        • epicure 6 mars 2014 21:25

                          En fait la BBC savait depuis le jours des combats qu’il y avait un sniper pro-maïdan dans l’hôtel Ukraine, le journaliste note même la couleur du casque .

                          http://www.youtube.com/watch?v=zQhuD4F1yJ0

                          Et comme par hasard c’est l’arrière que sont venus de nombreux tirs sur les manifestants d’après d’autres vidéos.

                          D’allers il y a une vidéo passée par les pro-maidan qui repasse une même séquence où la caméra se situant dans l’hôtel filme l’impact d’une balle touchant un arbre côté caméra.

                          ici notamment : où la vidéo revient sur la séquence du début :

                          http://videos.lexpress.fr/actualite/monde/video-ukraine-des-tirs-de-sniper-sur-les-manifestants_1493718.html


                          • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 mars 2014 03:59

                            Vous réglez tous les choses un peu vite. Dans un premier article j’ai souligné quelques faits pratiques 1) L’UE veut bien arracher un allié - un territoire à la Russie - un marché aussi. 2) L’Europe ne veut pas de 46 millions d’assistés sociaux sans le sous et sans ressources qu’ils devront faire vivre 3) L’Ukraine est surendetté et en faillite technique c’est la raison pour laquelle ses soldats ne riposte pas ils ont peu d’armements - obsolètes et peu de munitions et la plupart ne sont pas entrainés. 4) L’Ukraine recoit son énergie de la Russie et l’Europe ne peut compenser pour ce qu’elle ne recevra plus (réserve de 4 mois en gaz après ca va raler dans toute l’Ukraine sans gaz sans chauffage dans un an ce pays est à genoux 5) L’Ukraine fait son commerce avec ses voisins Russes ou pro-russes L’Europe n’a pas besoin des cornichons ni du blé ukrainien.

                            Cette aventure européenne de l’Ukraine est l’affaire d’un clique de bandits qui empochera les subventions de l’Union puis disparaitra vers ses datcha en Méditerranée laissant les ukrainiens ralant entre l’Europe qui leur serra la ceinture pour leur extirper le moindre remboursement et la Russie qui les regardera crever de faim et alors tous voudront rejoindre la Crimée qui roulera sous le gaz Russe et les achats Russe et travaillera dans les bases militaires Russes.

                            L’Europe a déjà 15 pays pauvres à exploiter l’Ukraine sera le 16e La Russie n’a que deux ou trois dépendances.  

                             


                            • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 mars 2014 14:06

                              Jelena 

                              Ce n’est pas que la période avant le fou des Carpates Ceaucescu qu’il faut interroger - trop facile de te dépeindre les malversations du Fou mégalomane emmitouflée dans un drapeau rouge usurpé - ce que tu devrais questionné et qui serait bien plus d’actualité - c’est l’État actuel - POST-GLASNOST du troufion Gorbatchev et consorts. Quel est l’État de la vie dans le paradis capitaliste roumain aujourd’hui ??? Pas la situation des milliardaires d’un jour non celle des millions de travailleurs salariés - chômeurs - obligés de s’expatrié pour être laminés dans les pays occidentaux et les femmes chaires d’esclaves et le reste ..

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