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Accueil du site > Actualités > Politique > NI–NI en Syrie, c’est OUI–OUI à Sarkozy !

NI–NI en Syrie, c’est OUI–OUI à Sarkozy !

Le débat fait rage entre le Parti de la gauche grecque et une Nouvelle association progressiste, un débat qui porte à réfléchir. Depuis bien des années moult « gauches » n’ont pas su quelle position adopter face aux guerres téléportées, aux agressions téléguidées, aux coups d’État télégraphiés tantôt en Amérique Latine, tantôt en Asie, ensuite en Afrique et plus récemment au Moyen-Orient, région dépositaire...

LE DÉBAT À PROPOS DES AGRESSIONS

Le débat fait rage entre le Parti de la gauche grecque et une Nouvelle association progressiste, un débat qui porte à réfléchir. Depuis bien des années moult « gauches » n’ont pas su quelle position adopter face aux guerres téléportées, aux agressions téléguidées, aux coups d’État télégraphiés tantôt en Amérique Latine, tantôt en Asie, ensuite en Afrique et plus récemment au Moyen-Orient, région dépositaire de vastes ressources d’hydrocarbures stratégiques si importantes pour l’épanouissement des forces productives et des profits.

La gauche doit-elle se désintéresser de ces conflits inter-impérialistes où des prolétaires arabes, ivoiriens, nigérians, serbes, bosniaques, kosovars, nicaraguayens, irakiens, afghans, somaliens, libyens, syriens et iraniens tombent sous les balles tantôt des forces répressives nationales, tantôt sous les canonnières des forces d’intervention et d’insurrection, parfois de type « Contras », avec thuriféraires entraînés, armés et payés par une puissance étrangère ? (1)

LE NI-NI DES GAUCHISTES PETITS-BOURGEOIS

Au contraire, la gauche devrait-elle invariablement renvoyer dos à dos les forces belligérantes et proclamer le fameux Ni-NI ; ni Saddam Hussein – ni George Bush ; Ni Kadhafi – ni Sarkozy ; ni Bachar al-Assad – ni Barak et Hilary ; et accorder tout son soutien au peuple, abstraction commode, le temps d’une lâcheté – le temps de fermer les yeux sur un massacre appréhendé.

Mais où se situe le peuple dans ces guerres de rapines, serions-nous tentés de demander ? Peut-on se fier aux médias occidentaux pour connaître les desideratas des peuples mortifiés, pris entre le feux croisé des insurgés équipés et armés de l’étranger et l’armée nationale délitée ? (2) Enfin, la gauche ne devrait-elle pas plutôt soutenir l’un des belligérants – l’une des puissances aux commandes de l’une des alliances et faire front avec une fraction impérialiste contre une autre, favoriser la plus timide contre la plus intrépide ou la plus désespérée ?

Dans un texte récent, le Parti communiste grec (PKK), celui qui a mené la résistance anti- fasciste en Grèce au cours de la Deuxième guerre mondiale, propose de soutenir l’option du Ni-NI mais en demi-teinte, presque comme un aveu de culpabilité. Voici ce qu’un membre du comité central de ce parti a été autorisé à publier : « Comme c’est une erreur tragique de diviser la bourgeoise en « nationale » et en « asservie à l’étranger » [compradore - NdT], il est également équivoque et dangereux de faire le choix d’une union impérialiste, choisir un impérialisme. Le mouvement communiste et le mouvement ouvrier doivent avoir une position d’opposition claire contre toute union impérialiste, ils doivent lutter pour la sortie des pays des plans et des unions impérialistes, par le renversement simultané du système capitaliste qui les a produites. » (souligné par nous NDLR) (3).

Le Bureau de la Nouvelle association Staline s’adressant à leurs camarades grecs répond ceci : « Je ne vois aucune incompatibilité avec la défense des intérêts du mouvement ouvrier, à engager une alliance (qui par sa nature même est susceptible d’être temporaire et peut au gré des circonstances cesser ou se transformer en conflit ouvert), avec une force impérialiste, contre une autre force impérialiste encore plus dangereuse, plus néfaste. (…) Comment pouvons-nous alors émettre des réserves quand il s’agit de défendre résolument les indépendances de la Libye, de la Syrie, de l’Iran ... (et demain peut-être de l’Algérie…) contre l’impérialisme, surtout notre impérialisme !!! » (4).

UNI DANS LE DÉNI

Malgré les apparences, ces deux positions s’apparentent. La première renie toute alliance avec quiconque mais soutient l’union du prolétariat avec chacune des factions bourgeoisies nationalistes européennes, lançant le slogan de la lutte pour sortir la Grèce de l’Euro, de l’Union européenne, et de toute autre alliance ou organisation financière ou économique impérialiste, laissant croire aux ouvriers grecs que la sortie de l’euro et le rétablissement de Drachme apportera un renouveau économique quelconque à ce pays en faillite, ce qui est faux. Cette proposition de sortir de l’Euro et de l’Union européenne n’a de valeur et ne peut constituer une solution véritable à la crise en Grèce qu’à la condition impérative qu’elle s’accompagne simultanément du renversement total de l’ordre capitaliste, du pouvoir politique bourgeois en Grèce.

Par ailleurs, « défendre l’indépendance de la Libye et de la Syrie » comme il est dit est une fumisterie. La Libye et davantage encore la Syrie sont deux pays qui font partie de la zone d’influence de la Russie et de la Chine et la présente attaque menée par le triumvirat américano-franco-britannique visent simplement à ramener la Syrie dans le giron européen après avoir envahi la Libye et occis Kadhafi. 

Un représentant du Parti communiste français « frère » de ces compères pousse plus loin le vérin et dévoile le pétrin chauvin dans lequel Gerin s’écarte : « Prenons à bras le corps la question de la nation. Prenons ce qu’il y a de meilleur dans les valeurs et les idéaux républicains. Osons être offensifs avec le drapeau de la laïcité car l’héritage révolutionnaire de 1789 (pas celui de 1917, vous aurez remarqué NDLR) (…) L’édifice du siècle des Lumières, des valeurs universelles et singulières de 1789 nous imposent comme devoir de défendre la République, l’État de droit et du bien-être. » (5). Le PCF propose pour l’avenir-futurologue (XXIe) de l’État-nation française le retour au siècle des lumières (le XVIIIe). De plus, tous les prolétaires de France seront interloqués d’apprendre qu’ils vivent sous « l’État de droit et du bien-être » ! Plus loin, dans son envolée oratoire, le député communiste propose de voter « Made in France » aux prochaines présidentielles françaises. De là à proposer de se retrousser les manches pour sauver la ‘patrie’ capitaliste en danger, il n’y a moins qu’un pas. En 1946, Thorez y était déjà.

UN UNIVERSITAIRE LEUR FAIT LA LEÇON BIEN MÉRITÉE

On nous permettra de confronter ces trois précédentes propositions avec celles d’un intellectuel européen indigné d’être accusé – par une journaliste bien payée – de soutien à des dictateurs enragés pour avoir vigoureusement dénoncé les agressions de l’OTAN et des États-Unis. Jean Bricmont écrit ceci : « L'astuce qui consiste à dénoncer les opposants aux guerres comme soutenant la partie à laquelle on fait la guerre est vieille comme la propagande de guerre. Dans les dernières décennies, j'ai ainsi « soutenu » Milosevic, Saddam Hussein, les talibans, Kadhafi, Assad et peut-être demain Ahmadinedjad. En réalité, je ne soutiens aucun régime, je soutiens une politique de non-ingérence, c'est-à-dire que non seulement je rejette les guerres humanitaires, mais aussi les élections achetées, les révolutions colorées, les coups d'État organisés par l'Occident. ». Le professeur belge ajoute férocement mais justement : « Au mieux, une partie de la gauche se réfugie dans le « ni-ni » : ni l'Otan, ni le pays attaqué au moment donné. Personnellement, je considère que notre devoir est de lutter contre le militarisme et l'impérialisme de nos propres pays, pas de critiquer ceux qui se défendent par rapport à eux, et que notre position n’a rien de neutre ni de symétrique, contrairement à ce que suggère le slogan « ni-ni » (6).

La gauche ne doit-elle pas soutenir la classe prolétarienne et les peuples révoltés et affamés partout dans le monde ? La gauche ne devrait-elle pas appuyer la classe ouvrière syrienne comme elle aurait dû appuyer la classe ouvrière libyenne et serbe et les autres ? Oui, nous le pensons courageusement. Aussi, la première tâche ne serait-elle pas de connaître la position de la classe prolétarienne dans le pays soumis aux agressions et aux infiltrations étrangères dans chaque pays exorcisé que la phalange impérialiste met « temporairement » en garde à vue prolongée ?

OBAMA NE PEUT DIRIGER LES FORCES PROGRESSISTES

Un indice pour faciliter l’investigation. Dès qu’une organisation, un parti, un groupe de révoltés, une armée de libérer spontané préconise l’ingérence de forces militaires étrangères, l’attaque humanitaire de ses congénères sous bombardement soi-disant chirurgical, écartez ce groupuscule fasciste, car il ne représente certainement pas le peuple ou les prolétaires concernés qui, nous l’avons constaté, n’apprécient jamais les bombardements pseudos chirurgicaux. En Irak, dix ans de ces bombardements de « précision » ont laissé un million de morts collatéraux et des millions de réfugiés toujours parqués dans des camps de paumés dans les pays étrangers. En Libye, les zones aériennes protégées ont servi à larguer des bombes à sous-munition et à l’uranium appauvri sur des milliers de civils qu’on venait soi-disant réchapper de l’enfer et qui sont aujourd’hui enterrés ou atterrés, regrettant le temps béni de Kadhafi. La population libyenne ne sait plus comment se défaire de ses « libérateurs » intégristes, qu’elle n’a jamais souhaités ni-ni invités.

En Égypte et en Tunisie, les soulèvements spontanés étaient dirigés directement contre le pouvoir national réactionnaire ; aucune force militaire d’intervention étrangère n’est venue défendre les intérêts des puissances impérialistes de tutelle. Cela n’était pas nécessaire, la direction politique petite bourgeoise, et le mouvement des jeunes indignés inexpérimentés se sont laissé piéger. Et aujourd’hui dans ces deux pays les anciennes cliques qui formaient l’entourage des dictateurs déchus poursuivent la politique de Ben Ali sans Ben Ali et de Moubarak sans Moubarak comme il était facile de le prévoir (7). Toutefois, à aucun moment il n’était de mise d’en appeler à l’une ou l’autre des puissances impérialistes pour intervenir. Les classes ouvrières tunisienne et égyptienne, libyenne et syrienne doivent faire leurs classes. La révolution ne s’importe pas de l’étranger et surtout elle ne peut être dirigée par Obama, par Sarkozy, ni-ni par Harper ou Cameron.

Pour la gauche il ne saurait être question d’en appeler à l’intervention d’une puissance ou d’une alliance impérialiste pour sauver un peuple en danger. Le peuple libyen avait déjà eu l’expérience de la domination coloniale italienne, puis britannique, et il savait d’instinct que le joug du Qatar et de l’Arabie Saoudite alliées des franco-britanniques serait mortel pour leur indépendance. En quoi le peuple syrien sera-t-il mieux traité par la section de la bourgeoisie compradore syrienne sous la botte franco-américaine que par la section alliée aux impérialistes russes et chinois ? Le peuple syrien ayant déjà eu l’expérience de la domination coloniale française, pouvez-vous comprendre son peu d’enthousiasme à retourner à ces temps éculés ?

Dans tous les pays du monde, l’intérêt de la classe prolétarienne, c’est de conserver la paix militaire à tout prix (au milieu de la guerre de classe qui se poursuit chaque jour bien compris) jusqu’au jour où les conditions objectives et subjectives de l’insurrection révolutionnaire seront réunies. Ce jour-là, il y aura insurrection et violence populaire et nous les appuierons sans condition. Soyez sans crainte aucune alliance impérialiste ne volera au secours des révoltés – insurgés – armés… vous saurez alors de quel côté frapper. 

__________________________________

 

(1) http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5536 et http://www.france-irak-actualite.com/article-13-officiers-fran-ais-prisonniers-en-syrie-100868796.html

(2) http://www.michelcollon.info/Syrie-autant-en-emporte-le-vent.html

(3) http://dossiers-du-bip.fr/News/2012-01-critere-fondamental.html

(4) http://dossiers-du-bip.fr/News/2012-02-reponse-critere-fondamental.html et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-pc-grec-kke-repond-a-pierre-laurent-president-du-pge-et-secretaire-general-du-pcf-les-larme-101185943.html

(5) http://www.blogandregerin.fr/ 

(6) http://www.michelcollon.info/Lettre-a-une-journaliste.html

(7) http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23260 et http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-printemps-arabe-l-agression-103059


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32 réactions à cet article    


  • jaja jaja 15 mars 2012 18:47

    La gauche révolutionnaire syrienne est pour la victoire de la Révolution et contre l’intervention militaire impérialiste

    "Pourquoi s’opposer à une intervention militaire étrangère ?

    Le débat sur une intervention militaire étrangère tourne moins autour de sa possible exécution dans un avenir proche que de la capacité de l’opposition syrienne à protéger le processus révolutionnaire dans le pays contre les impérialistes. Ces derniers, en dépit de leurs déclarations en faveur du peuple syrien, ne cherchent qu’à promouvoir leurs intérêts et non ceux de la révolution et du mouvement populaire syrien.

    Quelles seraient les conséquences d’une intervention militaire étrangère ? Regardez donc en Iraq et en Afghanistan, les deux n’ont ni démocratie, ni justice sociale, ni stabilité. La catastrophe humaine en cours dans les deux pays est indescriptible.

    L’expérience libyenne a également montré comment une intervention militaire étrangère peut être destructrice. Le nombre de morts en Libye au moment de l’intervention de l’OTAN montait peut-être à 1000 ou 2000 (selon les estimations des Nations-Unies). Huit mois plus tard, ce nombre doit probablement être multiplié par dix. Les estimations sur le nombre de morts au cours de ces huit derniers mois - alors que les dirigeants de l’OTAN ont mis leurs veto aux cessez-le-feu et aux négociations - vont de 10 000 à 50 000 morts. Le Conseil national provisoire chiffre à 30 000 le nombre de morts et celui des blessés à 50 000. L’instabilité en Libye est aussi un résultat de cette intervention étrangère.

    Une intervention militaire étrangère menacerait de mettre la Syrie sous occupation pour des années. Encore une fois, nous pouvons nous référer aux cas de l’Iraq et de l’Afghanistan, où les forces U.S. sont toujours sur place. En Libye, les nouvelles autorités ont demandé aux forces de l’OTAN de rester dans le pays.

    Le peuple syrien ne veut pas remplacer un régime autoritaire par une occupation étrangère, et cela est également vrai pour tous ceux qui luttent dans toute la région. Aucun pays impérialiste ne les protégerait ou n’apporterait la démocratie et la justice sociale qu’ils désirent."

    http://info-palestine.net/article.p...


    • alanhorus alanhorus 15 mars 2012 22:39

      Quid de la ligue arabe dans votre description de la Syrie.
      http://www.youtube.com/watch?v=xwoXY1wt-UA
      Ici prise à partie par un Syrien dont la vidéo est muselé même par agoravox.


      • Elisa 15 mars 2012 22:40

        Je vous remercie pour cet excellent article qui a le mérite de nous délivrer par des arguments précis de deux pièges mortels (surtout pour les populations concernées).

        Le premier piège est voyant mais omniprésent : c’est la version imposée dans tous les grands medias comme seule « vérité », éliminant tout débat lorsqu’on aborde la situation actuelle en Syrie, comme avait été considérée comme « délirante » la moindre esquisse de contestation des événements libyens.

        Le deuxième piège, beaucoup plus sournois, consiste à isoler la « parole hérétique » dans le ghetto de complotistes d’extrême-droite. Comme si ,pour demeurer « purement » à gauche, il fallait tout d’un coup partager la thèse des agresseurs.

        Cela me fait penser à la guerre du Viet-Nam : si elle avait lieu aujourd’hui, la seule volonté de manifester contre les agresseurs états-uniens serait découragée au nom de la liberté et de la démocratie.


        • jaja jaja 16 mars 2012 00:15

          Dans le cas du Vietnam, puis des agressions US contre l’Afghanistan ou l’Irak par exemple la question est simple. Soutenir la Résistance est automatique...

          Dans le cas des révolutions arabes c’est un peu plus compliqué dans la mesure où les impérialistes US et leurs pantins jouent la carte du soutien à certains soulèvements dans le but de placer leurs marionnettes aux gouvernements. Il est évident que par contre ils combattent les révoltes des peuples d’Arabie Saoudite et de Bahrein et soutiennent à fond les émirs pro-US de ces régimes despotiques mais à la botte.

          Cependant, en Syrie, il est indéniable que le peuple, ou au moins une grande partie du peuple, s’est soulevé contre le régime. Et un régime qui tire sur sa propre population manifestant au départ pacifiquement est un régime criminel...Qu’ensuite les armes parlent des deux côtés est inévitable. Et c’est à ce moment qu’entrent en scène les manoeuvres de l’impérialisme que la résistance doit contrer sous peine de disparition complète, du moins sous la forme d’une espérance politique progressiste en faveur du peuple....

          Rappelons aussi que la réputation d’anti-impérialisme du régime Syrien est largement surfaite dans la mesure où jamais en 40 ans d’occupation du Golan par les sionistes une seule balle n’ait été tirée.

          Rappelons aussi qu’ Assad père a écrasé militairement la Résistance palestinienne au Liban en 1976 et qu’en 1991 les soldats Syriens ont été honteusement placés aux côtés des Yankees lors de la première Guerre du Golfe contre l’Irak de Saddam Hussein....

          Il est évident que les impérialistes ont un plan dans la région, notamment vis à vis de l’Iran et du Liban mais les peuples arabes ont aussi leur propre agenda....


        • Michel Maugis Michel Maugis 16 mars 2012 01:49


          @ jaja

          « Cependant, en Syrie, il est indéniable que le peuple, ou au moins une grande partie du peuple, s’est soulevé contre le régime. »

          Justement, si c’ est une partie du peuple, et au moins une grande, qui se soulève contre le régime, c’ est aussi qu’elle se soulève contre une autre partie du peuple qui est indéniablement bien plus grande et soutient ce que vous appelez le « régime ».

          Votre rhétorique est celle de l’ impérialisme. Vous faites des aprioris parfaitement en accord avec la prose impériale. Drôle de anti-impérialiste, vous faites. C’ est du verbiage pseudo révolutionnaire.

          « Et un régime qui tire sur sa propre population manifestant au départ pacifiquement est un régime criminel… » Mais oui bien sûr !. Belle tautologie. 

          Jaja ne dira jamais que NOTRE régime en France est CRIMINEL car il ne tire pas sur son propre peuple, mais sur les autres seulement !!


          Lorsqu’ on est citoyen d’ un régime vraiment CRIMINEL, on s’ abstient de dire que les régimes qui ne vous concernent pas le sont !. Mais pour cela il faut avoir une conscience de classe qu’ il faut acquérir en dehors des cours de récréation.


          C’ est bien connu, C’ est forcément un « régime » qui tire sur « sa propre population ».

          Une partie de la population qui « se soulève » « pacifiquement » , c’ est un oxymoron.


          Se soulever implique la violence, à laquelle l’ État se doit de répondre, pour défendre la PARTIE DE LA POPULATION BIEN PLUS NOMBREUSE qui soutient le gouvernement légitime, comme cela est parfaitement démontrée par les manifestations monstres et PACIFIQUE en faveur d’ ASSAD et qui sont occultées par l’ impérialisme et les trotskistes.


          Comme il y avait des manifestations monstres en faveur de Kadhafi.


          "Qu’ensuite les armes parlent des deux côtés est inévitable.

          mais de quel côté ont elles parlé en premier ? Jaja ne le dit pas, il insinue seulement. 


          « Et c’est à ce moment qu’entrent en scène les manoeuvres de l’impérialisme »

          Notre trotskiste MENT, car les preuves sont abondantes que les manoeuvres de l’ impérialisme entrèrent en scène bien avant, comme elles entrèrent en scènes dans les révolutions de color, en Biélorussie, et récemment en Russie avant et après les élections.



        • Robert Bibeau Robert Bibeau 18 mars 2012 16:25

          La question posée n’est pas de savoir si le peuple syrien s’oppose au régime Al-Assad - c’est la bourgroisie qui pose le problème de cette façon puis la réponse étant évidente ramasse le soutien des soi-disant progressistes en faveur de leur invasion réactionnaire, assassine visant à changer la marionnette au pouvoir afin de placer leur pantin.

           

          La question est - ce soulèvement est-il un soulèvement populaire ou ouvrier our le renversement du capitalisme en Syrie et pour l’édification d’une société socialiste en Syrie. Le prolétariat et son organisation d classe sont-ils en action dans cette guerre d’invasion américano-franco-britannique avec le soutien Qatar et Turquie ? NON évidemment !

          Alors il faut dénoncer cette agression impérialiste avec la plus grande énergie.

           


        • Michel Maugis Michel Maugis 16 mars 2012 01:15

          « La gauche doit-elle se désintéresser de ces conflits inter-impérialistes … ? »

          Pourquoi « inter » ?. Les conflits sont générés essentiellement par l’ impérialisme du FUKUS et poursuivent un double objectif : mettre au pouvoir des gouvernements fantoches, soumis à Usrael, et éradiquer les mouvements progressistes à l’ intérieur de ces pays qui seraient potentiellement un danger pour l’ impérialisme du FUKUS.



          Un homme de gauche conséquent, qui veux changer le monde, ne peut accepter le mot d’ ordre du NI-NI, de type trotskiste, c’ est à dire contre révolutionnaire. le NI-NI c’ est Sarkonazi, c’est Bush, c’ est Wallstreet. C’est l’ Oligarchie, c’ est ..


          Le mot d’ordre de certains qui n’ ont jamais été capable de construire quoique ce soit, du genre ni Kadhafi ni l’impérialisme, est un mot d’ ordre anti-révolutionnaire, qui sert l’ impérialisme et désert les forces progressistes réelles. Celles ci, ne devraient jamais s’ allier avec l’ impérialisme, qui lui ne se trompe pas en intervenant dans les luttes internes pour les dévoyer. 


          Les Vietnamiens en savent quelque chose, et se sont débarrasser des trotskistes ( à la jaja) à temps pour mener leur guerre de libération devant les crapules françaises et US. Fidel aussi d´ailleurs.


          La lutte de classe dans le pays soumis est essentiellement la défense de la souveraineté nationale devant l’ impérialisme du FUKUS.


          • chapoutier 16 mars 2012 02:08

            monsieur Maugis

            en quoi jaja représente-t-il le point de vue trotskyste ?
            louisa hanoune est la dirigeante de l’organisation trotskyste algérienne et en auqu’un cas elle n’a soutenue l’intervention impérialiste contre la libye ou contre la syrie actuellement.
            bien au contraire.ne faites pas d’amalgame svp

            Algérie - Louisa Hanoune : « Le CNT libyen et les américains projettent la création d’un organe similaire en Algérie »
            Publié le 15/12/2011 à 17:12 - 983 visites
            Source : Elkhabar
            Algérie - Louisa Hanoune : « Le CNT libyen et les américains projettent la création d’un organe similaire en Algérie »

            Elle a mis en garde contre un projet de déstabilisation du pays
            Louisa Hanoune : « Le CNT libyen et les américains projettent la création d’un organe similaire en Algérie »

            La Secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), Mme. Louisa Hanoune, a appelé, hier, le gouvernement et le ministère des AE à prendre au sérieux la volonté de certaines parties étrangères de semer le trouble dans le pays, justifiant son appel par un projet de création d’un organe similaire au CNT libyen en Algérie.

            Mme. Hanoune qui s’exprimait lors d’une conférence de presse-bilan de la Conférence Internationale, organisée conjointement avec l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) sur le thème : « Contre les guerres d’occupation », a indiqué que la délégation américaine qui y a pris part a pu obtenir des informations selon lesquelles le CNT libyen a entrepris des démarches, soutenues par Washington, pour la création d’un organe similaire en Algérie, en vue de renverser le régime en place. Selon la même interlocutrice, un sénateur américain a rendu public, récemment, un document, révélé par Wikileaks, et adressé par un membre du CNT libyen, en l’occurrence Bankhelifa, à la CIA, dans lequel il a dit que Mostefa Abdeljalil, le président du CNT est prêt pour apporter son soutien à la démarche de création d’un organe similaire en Algérie. « La délégation américaine qui a pris part à la conférence internationale sur le thème : contre les guerres d’occupation, envisage, dès son retour dans son pays, d’interpeller le gouvernement de son pays sur la véracité de ces informations », relève Mme. Hanoune. Dans le même sens, la SG du Parti des travailleurs a tenu à rappeler la déclaration faite par le ministre français des AE, M. Alain Juppé, dans laquelle il a indiqué que « en 2012, il y aura des rendez-vous électoraux importants en Afrique, pour lesquels nous nous préparons ».


            • Michel Maugis Michel Maugis 16 mars 2012 02:40

              @Chapoutier


              je parle de ceux qui se disent Trotskiste en France.

              Jaja a dit dans uns de ces commentaires au moment de la guerre criminelle de Sarkonazi en Libye :

              Ni kadhafi Ni impérialisme !!

              Ça c’est un slogan trotskiste français, très anti marxiste, pour ne pas voir l’ essentiel du combat en ignorant que Kadhafi menait en Afrique une politique qui contrecarrait l’ impérialisme du FUKUS.

              Il fallait vraiment être un « trotskiste » pour établir une symétrie entre le criminel Sarkonazi qui tire sur les autres peuples, et cela est avéré, et Kadhafi qui « tire sur son propre peuple », mais selon Sarkonazi et l’ impérialisme et les trotskistes.

              Depuis quand un gouvernement n’ a t il pas le droit de tirer sur des révoltés en arme ?

            • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 mars 2012 03:14

              Reprendre - diffuser la propagande imprialiste des réseaux médias français à ropos des masses syriennes qui se soulèvent est la première étape - le premier pas des - interventionnistes. 

              La question n’est pas de savoir combien d’individus se font bernés et se soulèvent à la traine des milices - contras - interventionnistes étrangères américaines britanniques et françaises -la question est toujours de savoir - QUEL EST L’OBJECTIF - QUELLES SONT LES REVENDICATIONS POLITIQUES - QUELLES SONT LES FORCES QUI MÈNENT LE SOULÈVEMENT ? Si à toutes ces questions il apparait clairement que c’est le prolétariat nationale syrien qui mène la lutte, dirige la lutte sans aucune ingérence ou aide extérieure qu’il rejette l’ntervention extérieure et la combat en même temps qu’il combat parallèlement le régime alors vous êtes face à une insurrection populaire - l’appui est inconditionnel.

               

              En Syrie contarirement à ce que les trotskystes racontent le prolétariat n’a jamais dirigé le soulèvement les revendications pseudos démocratiques (changés de dictateurs) n’ont jamais été celles du prolétariat, l’intrusion de forces para-militaires fascistes étrangères est probante.

              Pour le prolétariat syrien pas question d donner sa vie pour changer d’attelage crimminel. Et cette décision du prolétariat syrien nous devons la faire notre = NON à l’agression impérialiste contre la Syrie qui donnera des morts parmi le peuple sans aucune libération du joug.

              Simple il me semble.

               

               


            • chapoutier 16 mars 2012 07:46

              maugis & bibeau

              je n’ai pas vocation à m’exprimer au nom d’une organisation politique, mais il me semble devoir rétablir certaines vérités.
              vous exprimez vos certitudes sur la position politique des trotskystes au sujet de la situation en Syrie, je fais quelques recherches et j’ai trouvé très facilement la position politique du POI sur la Syrie.

              http://entente-internationale-des-travailleurs-eit-ilc.blogspirit.com/archive/2012/03/04/france-communique-du-poi-a-propos-de-la-syrie.html
              FRANCE : Communiqué du POI à propos de la Syrie

              Communiqué des secrétaires nationaux du POI à propos de la Syrie

              ll y a un an, des manifestations de masse se déroulaient en Tunisie pour exiger « de l’eau, du pain, pas Ben Ali ». Il y a un an, pour faire valoir ses droits sociaux, démocratiques et nationaux, le peuple tunisien chassait Ben Ali, qui, pendant des décennies, comme Moubarak en Egypte, avait exercé une dictature féroce pour imposer « l’ordre » au compte des grandes puissances impérialistes et des grandes entreprises étrangères.

              Un an plus tard, c’est à Tunis que se réunit la conférence des « Amis de la Syrie », avec la participation de la Ligue arabe et des grandes puissances française, anglaise et américaine. C’est très exactement une conférence du même type qui s’était tenue à la veille de la guerre en Libye, préparée par un intense pilonnage médiatique. Le résultat, on le connaît. La Libye est disloquée, soumise aux rivalités de milices. Les incidents militaires se multiplient à la frontière avec la Tunisie et l’Algérie. La guerre ravage le Mali, notamment avec les milices touaregs et des mercenaires revenus de Libye.

              Le POI a toujours été aux côtés des peuples qui luttent pour la démocratie et la souveraineté nationale.

              C’est le combat du peuple tunisien, et notamment des travailleurs avec leur organisation historique, l’UGTT, qui a permis de chasser Ben Ali, évitant, malgré les nombreux morts du fait de la répression du régime, que le pays bascule dans la barbarie.

              Depuis longtemps, le régime syrien opprime et réprime son peuple, avec la complicité des grandes puissances. Rappelons que Bachar el-Assad était l’invité, le 14 juillet 2008, de M. Sarkozy à la tribune présidentielle lors du défilé militaire. La situation du peuple syrien est aujourd’hui tragique. Mais l’ingérence des grandes puissances, notamment par l’implication du Qatar, en constituant une prétendue « Armée syrienne libre », financée, armée et encadrée par des militaires qataris et occidentaux, aboutit à ce que le peuple soit pris en étau entre deux feux, terré chez lui.

              Une intervention militaire en Syrie, loin d’offrir une issue au peuple, aboutirait à de nouvelles violences, à la dislocation du pays avec des conséquences directes dans toute la région. Près de dix ans après l’intervention américaine en Irak, le pays est disloqué en zones ethniques ou religieuses. La menace d’Israël de bombarder l’Iran est là, bien présente. Le POI souligne : une intervention militaire en Syrie et en Iran pourrait être un point de départ d’un embrasement de toute la région avec une portée mondiale. Tout le monde sait que pour les grandes puissances, ce n’est pas de la démocratie ou du droit des peuples dont il s’agit : c’est une région qui est le premier producteur de pétrole au monde. Soutenir le peuple syrien, c’est combattre toute intervention militaire.

              Rappelons qu’il y a plus de dix ans, c’est au nom de la démocratie et de l’humanitaire que l’armée américaine a bombardé et envahi l’Afghanistan pour en chasser les talibans. Durant cette décennie, le peuple afghan a payé de dizaines de milliers de morts et de centaines de milliers de blessés. Alors que le pays est exsangue, les troupes américaines et françaises s’apprêtent à repartir en négociant avec les talibans, ceux-là même qu’elles étaient venues chasser. Une délégation du POI a participé en novembre 2011 à une conférence d’urgence contre l’intervention militaire, la dislocation des nations à Alger, à l’appel du Parti des travailleurs et de l’UGTA, conférence qui a lancé un appel international contre les menaces de guerre.

              Le POI met en garde : l’intervention militaire en Syrie et en Iran aura des répercussions mondiales, et notamment en Europe déjà soumise à une crise majeure.

              A BAS LA GUERRE ! A BAS L’EXPLOITATION !

              Claude JENET,
              Jean MARKUN,
              Gérard SCHIVARDI,
              Daniel GLUCKSTEIN,
              secrétaires nationaux du PO


            • jaja jaja 16 mars 2012 08:48

              Je fais remarquer à Maugisque je suis opposé à toute intervention de l’impérialisme US ou autre en Syrie ou ailleurs et que je milite pour le retrait des troupes françaises hors de tous les théâtres d’opération et pour leur retour sur le sol national...

              Maugis le stalinien se fout de la liberté des peuples comme de sa première chemise. Il s’imagine qu’un pouvoir qui règne sans partage depuis plus de 40 ans, qui a écrasé communistes et Palestiniens, qui s’est allié avec les USA contre l’Irak, est aimé du peuple syrien. Les siens nous ont fait le coup ailleurs. D’ailleurs si Staline n’avait pas voté la partition de la Palestine de concert avec les impérialistes la situation serait aujourd’hui bien différente dans cette région du monde.

              D’autre part pour la gouverne de l’insulteur Maugis je ne suis pas trotskiste et ne l’ai jamais été. En outre ayant toujours soutenu la lutte du peuple Palestinien je note à ce sujet que les Palestiniens de Syrie sont entrés dans le mouvement de lutte contre la famille Assad.

              Comme disaient ceux-ci en 1976 alors que les troupes Syriennes alliées aux fascistes libanais les massacraient ; « Assad, lion au Liban, lapin au Golan »....

              Hannieh du Hamas à son tour aujourd’hui dénonce le régime syrien. Quoi d’étonnant puisque depuis des décennies maintenant tous ceux qui défendent la cause palestinienne pourfendent les régimes réactionnaires arabes dont le but a toujours été d’écraser la résistance....


              • jaja jaja 16 mars 2012 09:02

                D’ailleurs pour celles et ceux qui souhaitent sérieusement se pencher sur la question du soulèvement en Syrie voici un article intéressant publié dans Alternative libertaire du mois de mars :

                Syrie : La Palestine libre contre Bachar el Assad

                La population palestinienne réfugiée en Syrie prend part désormais à l’insurrection populaire. Instrumentalisée par le régime, puis désignée par lui comme « ennemi de l’intérieur », elle s’est finalement retournée contre la dictature baasiste.

                Protégés, instrumentalisés ou expulsés au gré des événements, il n’est pas rare que les réfugiés palestiniens aient servi de boucs émissaires aux dictateurs du Proche-Orient. Qu’on se souvienne des massacres de septembre en Jordanie en 1970 ou du Koweït en 1991, dont 300.000 Palestiniennes et Palestiniens furent expulsés, accusés d’avoir pactisé avec l’occupant irakien. Ce passif explique que, dans un premier temps, la population palestinienne en Syrie se soit prudemment tenue à l’écart du soulèvement populaire.

                Environ 477.000 Palestiniennes et Palestiniens vivent en exil sur le sol syrien, dont un tiers dans l’immense camp de Yarmouk, en banlieue de Damas. Pour l’essentiel, ce sont des réfugiés issus de la Naqba (la « Catastrophe », l’expulsion de Palestine en 1948) et des vagues d’exode suivantes. Comme ailleurs, les camps palestiniens sont des pôles culturels et politiques dynamiques, comptant des milliers de militantes et de militants des différentes organisations de la résistance. Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs leur siège en exil à Damas : le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche laïque), le Hamas et le Djihad islamique (islamistes). Il faut y ajouter quelques organisations mercenaires, pilotées par le régime syrien, comme le FPLP-Commandement général (FPLP-CG) d’Ahmed Jibril, ou la Saïka, branche palestinienne du parti Baas (nationaliste panarabe, au pouvoir en Syrie).

                La région du Golan, question prioritaire

                Historiquement, le régime syrien a toujours cherché à instrumentaliser la lutte palestinienne pour servir ses propres intérêts.

                La Syrie a été plusieurs fois en guerre avec Israël : en 1948, en 1967 et en 1973. Après celle de 1967, désastreuse pour Damas, Israël a annexé une riche région de Syrie, le Golan, dont des dizaines de milliers de personnes ont été expulsées. Israël exploite aujourd’hui au maximum les potentialités du Golan, qui fournit un tiers de son eau, de l’énergie éolienne, du très bon vin, des pistes de ski…

                Cela explique que la Syrie n’ait pas normalisé ses relations avec Israël, contrairement à l’Égypte ou à la Jordanie. Le régime a noué une alliance avec l’Iran et le Hezbollah libanais dont il a tiré un grand bénéfice moral, le Hezbollah ayant joué un rôle essentiel pour chasser Tsahal du Sud-Liban en 2006.

                Mais malgré l’image de « résistant à l’ordre américano-sioniste » dont l’État syrien se prévaut, c’est bien le conflit territorial sur le Golan – et non la solidarité avec le peuple palestinien – qui, fondamentalement, l’oppose à Israël, bien qu’il n’ait pas tiré un coup de feu contre son voisin depuis bientôt quarante ans.

                Domestiquer la résistance

                En 1970, le père de Bachar, Hafez el Assad s’emparait du pouvoir en éliminant l’aile gauche du parti Baas, celle qui soutenait la révolution palestinienne. L’ancien président Atassi passera plus de vingt ans en prison. Ancien secrétaire général du Parti communiste, Riad al Turk sera lui emprisonné et torturé pendant dix-sept ans. A l’époque, le camp de concentration de Tadmor fut rempli d’opposants de gauche.

                Depuis toujours, l’État syrien veut un Liban et une Palestine domestiqués. Contre une OLP jugée incontrôlable, Damas a, dès les années 1960, créé des organisations palestiniennes à sa botte : la Saïka en 1966, puis le FPLP-CG en 1968. À partir des années 1970, l’Irak de Saddam Hussein eut également un groupe palestinien à sa botte : celui d’Abou Nidal… qui tua davantage de dirigeants palestiniens que de soldats israéliens. Aujourd’hui encore, le FPLP-CG, toujours dirigé en titre par Ahmed Jibril (83 ans) compte quelques centaines de miliciens supplétifs du régime.

                Au printemps 1976, Hafez el Assad intervenait massivement dans la guerre civile du Liban, mettant tout son poids pour éliminer l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui y avait ses bases principales. Pourquoi ? Parce qu’il craignait que les forces coalisées de la gauche libanaise et de la résistance palestinienne s’emparent du pouvoir au Liban et en fassent un pays hostile à Israël et indépendant des desideratas de la Syrie  [1]. Tandis que, d’une main, il brisait la résistance des camps palestiniens du Liban, Hafez el Assad tendait l’autre main aux dirigeants de la résistance palestinienne. En 1982, la direction du FPLP se résigna à installer son siège à Damas. Le Fatah, lui, refusa. En 1983, Yasser Arafat et 4 000 combattantes et combattants se retrouvèrent encerclés dans la ville libanaise de Tripoli avec les tanks syriens d’un côté et les vedettes israéliennes de l’autre. La résistance palestinienne passa à deux doigts de l’anéantissement. C’est le gouvernement français de l’époque qui l’exfiltra vers Tunis. À la même époque, le régime syrien écrasait dans le sang la ville de Hama, insurgée à l’instigation des Frères musulmans, faisant plus de 20.000 morts.

                Après la mort d’Hafez el Assad, en 2000, son fils Bachar a poursuivi sa politique de domestication de la résistance palestinienne.

                Les Palestiniens montrés du doigt

                Quand les premières manifestations du Printemps arabe ont éclaté en Syrie, la population palestinienne s’en est prudemment tenue à l’écart. C’est en fait le pouvoir qui, le premier, a cherché à les impliquer dans le mouvement.

                Dès les premières semaines, le régime de Bachar el Assad a en effet accusé les « éléments extérieurs » de fomenter des troubles, montrant du doigt les camps palestiniens. Le camp de Lattaquié, en zone alaouite  [2], a ainsi subi les incursions de sbires du régime, contraignant ses habitantes et ses habitants à construire une barricade à l’entrée. Mais la manœuvre du régime – provoquer des affrontements avec la minorité palestinienne pour dévier contre elle la colère populaire – a échoué  [3].

                Le tournant de la « Marche du retour »

                Damas a ensuite essayé une autre diversion, toujours en utilisant les Palestiniennes et les Palestiniens.

                Le 15 mai 2011, les communautés palestiniennes réfugiées dans les pays voisins d’Israël ont célébré l’anniversaire de la Naqba, comme chaque année, en orga­nisant des manifestations con­vergentes vers la frontière, la « Marche du retour ». Or, pour la première fois, fort opportunément, Damas a autorisé cette manifestation. Un incident frontalier avec l’ennemi héréditaire pouvait ressouder la population autour du régime. Il s’agissait également d’adresser un avertissement à Tel-Aviv et à Washington en montrant le rôle de garant de la stabilité dans la région joué par le régime…

                Cette manifestation enthousiaste a été marquée par un fort désir d’unité – chaque faction a renoncé à défiler avec ses propres

                couleurs, la foule arborant uniquement le drapeau national palestinien. Surtout, la participation massive à cette manifestation a surpris aussi bien le pouvoir syrien que Tsahal. Des centaines de jeunes ont pénétré sur le Golan, malgré les tirs israéliens. Bilan : 3 morts, et d’imposantes obsèques patriotiques dans les camps.

                Enhardi, le pouvoir syrien, a demandé au FPLP-CG de con­duire une nouvelle grande manifestation vers la frontière, le 5 juin. Mais cette fois, la manœuvre s’est complètement retournée con­tre Bachar el Assad. Tsahal ne s’est pas laissé surprendre, et a attaqué les manifestants alors qu’ils n’avaient pas franchi la frontière. Une intervention militaire sur le sol syrien, sans que l’armée syrienne lève le petit doigt. Bilan  : 23 morts, et une colère qui se déchaîne contre Bachar el Assad, accusé d’instrumentaliser les Palestiniens. A Damas, les locaux du FPLP-CG sont attaqués et incendiés par la foule, avant que la police la disperse. Dans cette affaire, le FPLP-CG a perdu toute légitimité. Il a été jusqu’à répliquer en emprisonnant et en torturant des manifestants.

                Des slogans pour « la chute du profiteur »

                Dans les camps, les slogans anti-Israël se doublent à présent de slogans hostiles au régime : « Un, deux, trois : où étais-tu Bachar Al-Assad ? », ou encore « Le peuple veut la chute du profiteur ». Sans toutefois y apparaître de façon organisée et sous leurs propres drapeaux, les Palestiniennes et les Palestiniens ont dès lors pris part aux manifestations contre le régime. Une centaine d’intellectuels palestiniens demandent aujourd’hui à adhérer à la Fédération des écrivains syriens libres, créée contre le régime.

                Quant au FPLP, au Djihad islamique et au Hamas, ces organisations ont prudemment apporté leur soutien au peuple syrien – mais pas au régime de Bachar el Assad. Dans le cas du Hamas, des divergences semblent exister en­tre Ismaël Haniyeh, qui gouverne à Gaza, et Khaled Mechaal, qui dirige le parti depuis Damas.

                C’est ce dernier qui pousse à la réconciliation, et qui a négocié le dernier accord de gouvernement avec le Fatah.

                Dans le cadre des révolutions du monde arabe, la dictature sanguinaire syrienne doit tomber. Et elle n’a aucune légitimité pour essayer de se présenter comme « amie » des Palestiniennes et Palestiniens. Elle a toujours voulu les domestiquer en tant que force et les écraser en tant que citoyens vivant en Syrie.

                Pierre Stambul (Marseille), avec Guillaume Davranche (AL Montreuil)


                • jaja jaja 16 mars 2012 09:35

                  « Depuis quand un gouvernement n’ a t il pas le droit de tirer sur des révoltés en arme  ? » nous dit aussi Maugis

                  C’est ce qu’a fait Thiers contre les Communards armés et soulevés...C’est ce que font tous les réactionnaires bourgeois quand les peuples ne supportent plus le joug et se révoltent.
                  Ce qui n’empêche pas les gens sincèrement épris de liberté et de justice sociale de soutenir ces révolutionnaires..


                  • Michel Maugis Michel Maugis 16 mars 2012 12:47

                    @ jaja


                    Depuis quand un gouvernement n’ a t il pas le droit de tirer sur des révoltés en arme  ?«  

                    Vous n’avez pas répondu ! Depuis quand jaja ?

                    Du point de vue des bourgeois, Thiers devait agir contre les communards. C’ était sont droit et son devoir de bourgeois. Il faut remarquer que l’impérialisme prussien est venu au secours de Thiers et non des communards.

                    Mainteneant c’ est nouveau. les impérialistes viennent au secours des »communards" syriens. Comme quoi l’ impérialisme, LUI, ne se trompe pas.

                    Donc nous sommes d’ accord, c’était bien une révolte armée, fomentée depuis l’ extérieur par l’impérialisme, ce que n’ était pas la commune de Paris.

                  • jaja jaja 16 mars 2012 13:01

                    Certains ont osé dire que la Commune était fomentée par le Keiser... Reprenez votre histoire....
                    Dés qu’un dominé se lève il y a un bourgeois qui tente de le faire se coucher en lui crachant dessus....


                  • jaja jaja 16 mars 2012 09:58

                    Blog intéressant du Monde diplomatique sur la situation en Syrie et émission de radio à écouter.....

                    http://blog.mondediplo.net/2012-03-...

                    Si l’intervention impérialiste dans les affaires de la Syrie est à condamner il n’en est pas moins vrai, comme le dit Alain Gresh du Diplo dans l’émission de la Radio Suisse :

                    «  »Je voudrais être clair, moi, je pense que l’insurrection est exactement de la même nature que celle qu’il y a eu en Égypte et en Tunisie, c’est le droit du peuple syrien d’en finir avec un régime, un régime autoritaire et dictatorial, donc je n’ai pas de doute la-dessus"


                    • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 mars 2012 15:52

                      Alain Gresh est égal à lui-même et un trotskyste comme Jaja aime bien propager les justifications des pseudos trotkystes comme Gresh - les deux s’entendent.

                       

                      La tactique est à peine plus subtil. 1) On dénonce l’intervention impérialiste (ca c’est pour la forme - pour garder l’oreille complaisante des gens progressistes) 2) On décrète que le soulèvement formenté en Occident par les agents infiltrés des puissances de l’AXE et les intégristes parachutés directement de Libye - que tout cela est une rébellion  prolétarienne pour renverser un tyran et comment peut-on ne pas se solidariser avec une révolution prolétarienne ? Ce qui revient à soutenir l’invasion des impérialistes américains - français - allemand et britanniques pour un changement de la garde prétorienne et ramener la syrie dans le giron occidental.

                       

                      Aucun bénéfice pour la classe ouvrière syrienne. Que les trotskystes qui pavoisent d’avoir servit d’agents de police infiltrés dans le mouvement de gauche.

                      SIMPLE Pourtant : . Posez-vous tous la question QUELLES SONT LES REVENDICATIONS DES « INSURGÉS » ? RÉPÉTEZ-MOI SI VOUS LES CONNAISSEZ LES MOTS D’ORDRES DES MANIFESTANTS DE HOMS ET DES AUTRES VILLES ?

                      Que dit-il à ce propos Gresh le trotskyste ???

                       

                       


                    • jaja jaja 16 mars 2012 16:11

                      J’arrête là avec le « campiste » Bibeau qui pense que la chine est un impérialisme alors que Maugis la dit toujours communiste. En tous cas au nom de la lutte contre l’impérialisme US il faut pour le premier soutenir « l’impérialisme le moins dangereux » pour l’autre c’est la même position mais au nom du marxisme... Le tout contre le peuple Syrien qui doit au nom de la théorie des trois mondes la fermer et se coucher..

                      Quand à traiter vos contradicteurs de flic, si vous passez par Paris je me ferai une joie de vous faire rentrer cette insulte dans la gueule.....

                      Fin de la discussion avec Bibeau et Maugis les staliniens.....


                    • Michel Maugis Michel Maugis 16 mars 2012 19:07

                      @ jaja



                      ...les staliniens.. ?

                      Il n’ y a que ceux qui se disent Trotskiste pour mettre un nom de personnage historique disparu il y a presque 60 ans, sur un mouvement politique. Comme si il leur fallait une référence, un argument d’ autorité pour se mettre en valeur. Le seul qu’ ils ont en se disant trotskiste c’ est d’ insister pour dire que eux ils ne sont pas staliniens !!!

                      Trotsky, est celui qui s’ est toujours opposé à Lénine pour se rallier à lui. 
                      Trotsky avait un seul reproche envers Staline. D’ avoir construit l’ URSS. MALGRÉ TROTSKY

                      Trotsky, et ceux qui se disent trotskistes, sont jaloux de la remarquable épopée socialiste, à comparer avec le néant de leurs succès révolutionnaires, sinon que de former des Robert Ménard, Alexandre Adler, Petkoff au énézuela et aussi des Présidents du genre de Jospin et peut être Mélenchon qui continue de jouer le jeu de l’ Impérialisme au sujet de la Libye et de la Syrie.

                      Trosky devant la monté du FASCISME a préféré mettre en avant son EGO et attaquer Staline. Son assassinat par Staline a été une composante qui assura la victoire de l´URSS sur le fascisme, et pour lequel Trotsky avait auguré la défaite.

                      Mais Trotsky, en fait était bien plus brutal que Staline. et c’ est grâce à sa brutalité qu’ il pu construire la glorieuse armée rouge et la mena à victoire dans la guerre civile en 1920.

                      Trotsky n’ a pu spporté que Lénine préféra Staline pour continuer l’ oeuvre révolutionnaire.

                      MOI TROTSKY plutôt que le succès de la révolution bolchévique, ou de toutes autres révolutions. Voilà ce qu’ est le trotskisme.

                      Lorsqu’on se dit révolutionnaire, on ne décide pas de lancer un mouvement qui lutta contre le premier état ouvrier au monde, et qui donc se mit au service de la contre révolution.

                      Le rôle des Trotskistes, en général, est de nuire au mouvement communiste en général en mettant en avant toutes les contradictions inévitables et regrettables, en faisant le jeu de l’ adversaire de classe.

                      Le mot d’ ordre NI Kadhafi Ni Impérialiste est démonstratif de la naïveté trotskiste, et de son EGO anti-marxiste

                    • jaja jaja 18 mars 2012 10:47

                      « Trotsky n’ a pu spporté que Lénine préféra Staline pour continuer l’ oeuvre révolutionnaire. »

                      Notez que le NPA n’est pas un parti trotskiste. Par ailleurs c’est quoi votre conception de la Révolution ? Ces batailles à la tête de la Nomenklatura soviétique ont quelque chose à voir avec la formulation marxiste « l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes » ?

                      Ils sont où les travailleurs russes dans ce parti « bolchévisé » ?.... Pas un seul chez les dirigeants au sommet de l’État. De plus vous justifiez l’assassinat de Trotski et ce au nom de la victoire sur le fascisme...

                      Maugis si jamais vous deveniez un leader « prolétarien » il vaudra mieux que jamais vos amis ne vous tournent le dos.... Continuez à défendre vos camarades « communistes » chinois qui eux aussi savent écraser leur classe ouvrière. Jusqu’à quand ?



                    • Hermes Hermes 16 mars 2012 10:15

                      Bonjour et merci pour toutes ces contributions toutes très intéressante, et à l’auteur d’avoir lancé le débat.

                      Le pouvoir, que ce soit un pouvoir visible dictatorial ou invisible financier et économique n’a qu’un objectif : se maintenir ou s’étendre. Le pouvoir ne peut pas être du côté de l’être humain, ou seulement pendant de très brèves périodes. Le pouvoir, par définition est donc toujours en guerre. Son action est paranoïaque : celui qui ne me soutient pas est mon ennemi. L’humain ne compte pas.
                      La politique intérieure Syrienne, comme la politique extérieure des grandes puissances dans cette région, comme dans le reste du monde, appartiennent à ce jeu insensé, destructeur et inhumain.

                      L’instrumentalisation et la stigmatisation des protagonistes ne nous sert à rien, ni à nous, ni à la population Syrienne. Les vraies transformations de société qui ne peuvent être basées que sur des changements radicaux de comportements (y compris en final par la fin de l’allégeance aux pouvoirs ou à leurs canaux d’information manipulés), sont ici et commencent par nous-même : notre comportement au quotidien, et l’humilité de constater la difficulté de sortir des ornières de nos habitudes, pour commencer.

                      Car ce sont nos habitudes et le confort intellectuel qui nous mènent à accepter le pouvoir et les guerres. Nos habitudes et nos opinions ne sont que les habits de nos peurs. Cessons de nous fuir. Celà se passe ici alors que vous me lisez, et ça continue dans tous les instants suivants.

                      Bon Week End.


                        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 mars 2012 11:39

                          Ce fil de discussion est délicieux : on se croirait revenu en 1970 !

                          Il ne manque que les Maoïstes !

                           smiley smiley smiley smiley smiley smiley
                           smiley smiley smiley smiley smiley smiley
                           smiley smiley smiley smiley smiley smiley


                          • jaja jaja 16 mars 2012 11:44

                            Ils sont là mais vous êtes aveugle... smiley


                          • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 mars 2012 16:04

                             

                            Voyez-vous la trahison des pseudos gauches - révisionnistes d’un nouveau genre qui ont pris lieu et place des révisionnistes anciens modèles (Kroutchévien de 1960) ont ensuite abandonné la bataille pour aller se trouver un bon emploi comme petit-bourgeois bien palnqué - recyclé - refont surface aujourd’hui pour reprendre la bataille la ou leur employeur leur avait demandé d’abandonner -

                            Ils sont faciles a reconnaitre je vous donne un indice - Ils commencent tous^par répéter exactement la ou ils avaient laissé en 1980 environ - MARX est mort - le marxisme est ringuart - démodé - le monde a changé n’est plus pareil à - Il faut réinventer la gauche - la pensée de gauche - le Monde Diplomatique est infesté de ces renouvelistes - pédants - ignares - dont la reine fut un jour candidate aux présidentielles françaises - j’ai oublié le nom de cette poufiasse ridicule

                            Vous avez noté comme MÉLANCHON est forcé d’être beaucoup plus sévère et hardi dans sa dénonciation menteuse des méfaits capitalistes ??? C.est que le verbiage pédant des intellos français de St-Germain des Prés ne rejoindrait nullement la classe ouvrière française qui en bave et qui sait bien qui sont les coupables et qui connait la solution alors pour les mystifier Mélanchon doit être très très menteur dans ses prétentions révolutionnaires.

                             

                            Que revienne 1930 et le FRONT UNI OUVRIER - surtout pas 1970 - et les nouveaux révisionnsites.

                             

                             


                          • jaja jaja 16 mars 2012 13:31

                            Pour être complet je passe ici en lien vidéo la déclaration d’Ismael Hannyeh du Hamas en soutien au peuple Syrien....

                            http://www.youtube.com/watch?v=bPoQOaYTV20


                            • jaja jaja 16 mars 2012 13:35

                              Et voici l’appel à la manifestation de demain à Paris à 14 H au Métro Barbès contre le racisme et le colonialisme. Manifestation à laquelle se joindra l’opposition syrienne...

                              POUR UNE MARCHE ANTICOLONIALE ET ANTIRACISTE

                              En France comme ailleurs, la crise économique et sociale favorise une offensive sécuritaire,
                              xénophobe, islamophobe et raciste qui menace les droits et libertés démocratiques des citoyen –ne- s et des résidents étrangers, ainsi que nombreux acquis sociaux. Les propos stigmatisant de dirigeants politiques de la droite et de l’extrême droite, soutenus par des intellectuels et quelques éditorialistes, légitiment et banalisent les pratiques racistes de plus en plus fréquentes parmi les forces de l’ordre, notamment. Les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires s’accumulent, encouragée par la multiplication des déclarations qui désignent les immigré-e-s, les sans-papier-e-s, les « musulman-e-s », les Rroms et les chômeurs comme les membres des nouvelles classes pauvres et dangereuses. Dans cette conjoncture, et au lendemain de la conférence de presse du 10 janvier 2012 convoquée par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le pire est à craindre avec l’ouverture de la campagne présidentielle marquée par la radicalisation de l’UMP et la montée du Front National.
                              Toutes ces dispositions doivent être abrogées, cette politique immédiatement arrêtée et les sans-papiers régularisés. Celles et ceux qui disent incarner l’alternance doivent s’y engager.
                              50 ans après la fin de la guerre d’Algérie et les indépendances, la France continue de soutenir, au delà de son « pré carré » en Afrique, des régimes dictatoriaux et corrompus, tout en restreignant comme jamais auparavant le droit d’asile pour celles et ceux qui sont persécutés.
                              50 ans après les indépendances, les habitants français et étrangers des quartiers populaires, et les jeunes, surtout s’ils sont originaires du Maghreb et d’Afrique noire, sont toujours considérés comme des ennemis intérieurs.
                              Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de rappeler les liens entre l’histoire et l’actualité, entre la violence d’Etat, le racisme et le néocolonialisme.
                              Voilà pourquoi Sortir du Colonialisme et D’ailleurs nous sommes d’ici appellent tous celles et tous ceux qui vivent en France, les associations, organisations, collectifs et réseaux à :

                              une journée de mobilisation nationale et de manifestations
                              partout en France samedi 17 mars

                              A Paris, départ m°Barbès à 14h-arrivée Pl. de la République

                              Contre le racisme et les idéologies d’exclusion !
                              Pour en finir avec le colonialisme partout dans le monde !
                              Pour l’auto-détermination et l’indépendance des peuples en lutte !
                              Pour les libertés individuelles et collectives !
                              Pour l’amitié et la solidarité avec les peuples en lutte !

                              Premiers signataires :

                              Associations et Collectifs :
                              ACCA ( Association des Combattants de la cause anticolonialiste), Association 93 au coeur de la République, ADEN, AFASPA, Association des Algériens du Languedoc-Roussillon et de l’Aveyron, Association des Marocains en France, Association de promotion des cultures et du voyage (APCV), 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), Al Houda (Association des Femmes Musulmanes de Rennes), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF, national), ATMF Paris 75, ATTAC (national), Au nom de la mémoire, CAAC Comores, Cedetim, Centre d’Information Inter-Peuples (Grenoble), Collectif du 10 mai de Montpellier, Collectif ATTAC-Oise, Collectif agir pour le changement et la démocratie en algerie (ACDA), Collectif pour l’avenir des foyers (Copaf), Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrant-es, Collectif des Sorins (Montreuil), Collectif antiraciste de Saint-Denis, Collectif Faty Koumba (CFK), Collectif Gardois D’Ailleurs nous sommes d’Ici, Collectif D’Ailleurs nous sommes d’Ici de Montpellier, Collectif Justice Pour Tous, Collectif Palestine Paris 8, Comité-Anti-Impérialiste, Comité de Défense des Institutions et de la Souveraineté de la Côte d’Ivoire (CODESCI), Comité grenoblois contre la Traite négrière et l’esclavage, Comité isérois de soutien aux sans papiers, Comité Libérons Georges ABDALLAH 33, Comité Ousmane Bâ des 68 travailleurs sans papiers de Creil, Comité de Résistance Démocratique (CRD), Comité de soutien au mouvement marocain du 20 février de Montpellier, Comité Vérité et Justice pour Charonne, Coordination 75 des sans-papiers (CSP75), CRAN (Conseil représentatif des associations noires), CRD, le Cri Panafricain, D’ailleurs nous sommes d’ici (national), Droit au logement (DAL), Ensemble Vivre Travailler Coopérer (EVTC), Europalestine, FASTI, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Fédération des Associations Culturelles Kurdes, Jeunesse Émigrée Réunionnaise de France (JERF), Halte aux génocides-Mémoire et Justice (HGMJ), La Maison du Tamil-EELAM, Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers, MRAP, Mouvement des Jeunes Kanaks de France, Mouvement de la Paix, Réseau Féministe « Ruptures », Section Creil- Sud Oise de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Solidarité sans papiers (60-Creil), Sortir du colonialisme, Survie, Syrian Media Action Revolution Team-France (SMART-F), Turbulences Marne la Vallée, Union Juive Française pour la Paix (UJFP),

                              Syndicats :
                              CNT-F, Solidaires, Sud Etudiant, Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et Exploités, UD CGT 75

                              Organisations politiques :
                              Les Alternatifs, Europe Écologie-Les Verts (EELV), Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche Alternative Lille Métropole, Gauche Révolutionnaire Syrienne (GRS), Gauche Unitaire, Les Jeunes Écologistes, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste maoïste de France – la Cause du Peuple,   Parti Communiste Français (PCF), le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG), Partit Occitan, Union Démocratique Bretonne (UDB), Union des Populations du Cameroun (UPC),


                              • non667 16 mars 2012 13:54

                                ni-ni =abstentions aux votes = qui ne dit rien consent = préparer la vaseline !
                                =il n’y a pas de complot = le père noël existe (je l’ai vu à la télé !) = les bébés viennent dans les choux !


                                • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 mars 2012 16:11

                                   

                                  Ni-NI aux élections c’est une protestation et une rupture avec la légalité bourgeoise

                                   

                                  JE VOUS INVITE TOUS ICI LA SEMAINE PROCHAINE OU NOUS ABORDERONS LA QUESTION « VOTEZ NOBODY ».

                                   

                                   


                                • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 mars 2012 16:45

                                  Faux La théorie des Trois Mondes fut immonde et anti-marxiste. Le peuple Syrien ne doit pas se coucher il doit reprendre en main sa révolte et chassez les trotskystes et les révisionnistes de la direction de l’action.

                                  Abas et l’impérialisme chinois, Russe, Étatsuniens - fran¸acias et pour moi canadien évidemment c’est chez-moi que je dois d’abord écraser l’impérialisme comme pour chacun d’entre vous chez-vous dans votre patelin votre état-nation d’une autre époque.

                                  Les trots doivent refaire leur devoir à mon avis.

                                   

                                   


                                  • jaja jaja 18 mars 2012 01:35

                                    Ici en France la lutte anti-impérialiste c’est déja d’ exiger le retrait de toutes les troupes françaises d’Afghanistan, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’ailleurs et leur retour sur le sol national. Toute intervention militaire de la France ne pouvant être qu’au service de la bourgeoisie Française pour maintenir sa domination dans les colonies ou au service de la guerre américaine et de sa tentative d’assurer son hégémonie sur le monde....
                                    Donc pour moi c’est clair : toute intervention militaire de la France, en Syrie ou ailleurs, est à dénoncer au même titre que celles de tous les autres impérialismes.

                                    Il est aussi du devoir des anti-impérialistes de France de réaffirmer le droit à l’autodétermination pour tous les peuples de l’outre-mer...

                                    Vous écrivez :

                                    "Le peuple Syrien ne doit pas se coucher il doit reprendre en main sa révolte et chassez les trotskystes et les révisionnistes de la direction de l’action."

                                    Au moins vous reconnaissez ici, contrairement à Maugis, qu’il y a révolte populaire en Syrie. Je doute qu’il y ait là bas beaucoup de trotskistes. Néanmoins ce n’est pas à Robert Bibeau de décider qui doit diriger ou non là basl Laissez faire les peuples ils se débrouilleront très bien sans vous....

                                    Par ailleurs s’il y a révolte populaire comme vous l’écrivez on ne voit pas au nom de quoi quelqu’un qui, comme vous, se dit communiste ne la soutiendrait pas et chercherait plutôt à aider le régime répressif qui depuis environ 15 ans a entamé un virage « néolibéral » qui laisse une grande partie de son peuple exsangue.

                                    La situation syrienne est complexe et son analyse mérite mieux que les amalgames foireux et l’insulte suprême à la Maugis ou à la Bibeau : trotskiste, trotskiste... (ce que je ne suis d’ailleurs pas la raison se trouvant du côté de Kronstadt si vous voyez ce que je veux dire)...

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