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Accueil du site > Actualités > Politique > Nicolas Hollande ou François Sarközi ?

Nicolas Hollande ou François Sarközi ?

Plus le temps passe, et plus les ressemblances se multiplient entre les 2 derniers présidents français…

Il faudra attendre la fin de mandat de Hollande, mais elles sont déjà troublantes.

Aucun des deux n’a été avare en promesses qu’ils ont eu beaucoup de mal à tenir, ou pire ils ont pris des décisions inverses à ce qu’ils avaient promis.

Pour le premier, il avait promis que s’il était élu, « plus aucun sdf ne dormirait dans la rue, De ne pas toucher à la retraite à 60 ans…De valoriser la carrière des enseignants…De promulguer une loi contre les parachutes dorés…De ramener la dette en dessous de 60% du PIB d’ici 2012…De ne pas pratiquer une cure d’austérité…D’assurer le plein emploi…De mettre en place un plan Marshall pour les banlieues…De faire baisser le taux de chômage à 5%...De permettre le développement de l’Afrique en cessant d’aider les gouvernements corrompus…De créer une 5ème branche de la sécurité sociale pour les personnes âgées…De réformer la PAC…De garantir les prix aux producteurs…D’allouer les allocations familiales dès le 1er enfant…D’édicter une loi sur le partage de la valeur ajoutée »

On sait aujourd’hui ce qu’il en a été après 5 années de mandat.

Un blogueur, Genisakurag12, en a dressé une liste plus complète sur ce lien, et un autre, prénommé Juan, en forme d’abécédaire ici.

Quant à son successeur à la tête du pays, à la lumière de son « moi président  », célèbre anaphore proférée lors du débat qui l’opposait à Sarközi, son mandat n’étant pas terminé, difficile de faire un bilan complet, mais après 30 mois d’exercice du pouvoir, la liste déjà longue des promesses non tenues est sur ce lien.

Regardons les autres convergences.

Tous les deux ont eu des ministres du budget loin d’être exemplaires…

Alors que Woerth avait été mis en examen pour recel, et pour trafic d’influence passif, (lien) Cahuzac a été pris le doigt dans le pot de confiture pour avoir caché de l’argent en Suisse, alors qu’il devait traquer les exilés fiscaux.

Pour Woerth, la justice est revenue à la charge en octobre 2014, en le plaçant dans la catégorie de témoin assisté, (lien) quand à Cahuzac, la seule sanction qu’il ait reçu venait du Conseil de l’Ordre lui interdisant d’exercer sa profession de médecin a été levée en octobre 2014. lien

Mais il y a mieux…on vient d’apprendre que l’ex-ministre du budget admettait avoir aussi un compte bancaire sur l’île de Man, ouvert par son épouse, et crédité de 2,5 millions d’euros. lien

Au-delà de ces tristes convergences, force est de constater que rien n’a changé, pire, tout s’aggrave : le nombre de SDF a explosé, puisque selon une étude de l’INSEE, en 2012 la France comptait 112 000 SDF, dont 31 000 enfants, et le chiffre a progressé de 44% en 11 ans. lien

Mais si 24% de ces sdf travaillent, il s’agit le plus souvent d’emplois à temps partiel, et 22% d’entre eux n’ont pas de contrat de travail, et pourtant notre pays compte des milliers d’appartements libres.

Pire, selon la fondation Abbé Pierre, ils seraient plus de 3,5 millions à être mal logés, ou sans abri, alors que parallèlement, les loyers ont augmenté de 55% en 13 ans. lien

Ne parlons pas du chômage, une constante, il a augmenté autant sous cette présidence que sous l’autre. lien

Quant aux forces de l’ordre, qu’elles soient sous le précédent mandat, ou sous l’actuel, elles sont équipées comme des robots-cops, qui vont, comme on l’a vu à Sivens, jusqu’à tuer.

D’autant que, s’il faut en croire Olivier Besancenot, dans certains cas, les casseurs ne sont rien d’autre que des policiers déguisés en civil, juste là pour attiser les violences. lien

Les autres ministres nommés par l’un ou par l’autre ont pour beaucoup leur lot de casseroles, et de Roselyne Bachelot, responsable d’un gâchis financier d’un demi milliard d’euros du à un virus anodin (lien), à l’assassinat de Rémi Fraisse, militant écologiste dont la logique responsabilité échoue au ministre de l’intérieur, (lien) quelques mois après la création d’un site anti-bavure (lien), en passant par MAM, vantant le savoir faire des policiers français, et le proposant à l’état tunisien en plein « printemps arabe » (lien), François Fillon se payant des vacances dorées en Egypte alors que le pays se préparait a virer le dictateur Moubarak, ou Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale incapable de répondre à une opération de math pourtant simple (lien), d’une ministre de la culture Flore Pellerin en l’occurrence, qui ne lit pas beaucoup (lien), ou d’un Xavier Darcos ne sachant effectuer une simple règle de trois (lien) sans oublier la bourde de Cazeneuve, alors ministre du budget dévoilant involontairement la liaison entre Hollande et Julie Gayet (lien) la coupe est largement pleine…

D’ailleurs, s’il faut en croire les enregistrements clandestins de l’ex conseiller de Sarközi, Patrick Buisson, les ministres nommés par le président d’alors étaient « archi nuls ». lien

Sur l’antenne de France Culture le 20 novembre dernier, l’économiste Jacques Sapir analysait les dernières propositions du nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron, se posant la question si le projet du ministre était de remettre l’esclavage au goût du jour ? lien (curseur à 13’30’’)

Il est probable que Macron est aussi bien à sa place dans ce gouvernement qu’il l’aurait été dans le précédent.

En effet, le revirement social-libéral hollandais, visible par la préférence donnée aux entreprises, au motif qu’elles allaient créer des emplois, se calque au mot près aux choix politiques de son prédécesseur.

Comme le remarque, avec d’autres, le M’PEP (mouvement politique d’émancipation populaire), mettre en avant « le cout du travail », et la « politique de l’offre », privilégiant la compétitivité, est tout sauf du socialisme.

D’ailleurs, Jérôme Cahuzac ne s’était jamais caché de n’avoir jamais cru à « la lutte des classes », alors que son successeur affirme que « les entreprises ne sont pas des lieux d’exploitation ou d’accumulation du profit  », force est de constater que se sont les consommateurs (et non les entreprises) qui créent en emplois en adressant des commandes aux entreprises, ce qu’avait bien observé Jean-François Roubaud, patron des petites et moyennes entreprises qui, dans les colonnes des « Echos » avait déclaré le 3 janvier 2014 au sujet du pacte de responsabilité : « encore faut-il que les carnets de commande se remplissent  ».lien

Hollande, Sarközi, les convergences se multiplient si l’on prend la question GPII (grands travaux inutiles imposés) dont la liste est sur ce lien, on a vu les conséquences de ces dérives démocratiques à Sivens, mais pas seulement : il existe bien sur les procédures dites de débat public, mais elles servent surtout de justificatif, voire de promotion, à la prise d’une décision par l’état, celui-ci ayant bien écouté les critiques des opposants, allant même jusqu’à les publier, sans pour autant en tenir compte.

De Notre Dame des Landes, au projet lgv-fret Lyon Turin, en passant par Cigéo, ou des quantités d’autres projets TGV, ces projets pourtant parfois retoqués par des experts indépendants, voire par la Cour de Comptes, continuent d’avancer, avec le plus grand mépris pour ceux qui les dénoncent. lien et lien

Mais pour en revenir aux deux derniers présidents, quelle différence entre l’un qui se moque des pauvres en les qualifiant de « sans dents », et un autre qui tentait de se faire passer pour « le président des pauvres » ? lien

 Tous les deux avaient promis de sauver Florange, et Hollande hier en visite sur le site, évitant prudemment un face à face avec des syndicalistes, à récolté ce qu’il avait semé. lien

Tous les deux n’ont pas compris que la transition énergétique passait par la fin du nucléaire, ainsi que par la fin de la France-Afrique, puisque la France tire son uranium pour la plus grande partie d’Afrique.

Au moment où Areva boit la tasse, montrant les limites de cette énergie mortifère nommée nucléaire, il est étonnant que le président actuel n’ait pas pris la mesure de ce qu’il fallait faire…au contraire, il renie sa promesse, et continue a croire en l’EPR, alors que cette technologie est manifestement sans issue…lien

Son prédécesseur n’aurait pas fait mieux, lui qui vantait tant la technologie nucléaire française.

Mais les perdants, ce sont les citoyens français, car l’état détient la grande majorité du capital d’Areva et tous les milliards perdus seront payés avec leurs impôts. lien

Alors devant cette impasse démocratique, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer une nouvelle constitution, et une 6ème république qui ne permettrait plus à un élu de faire le contraire de ce qu’il avait promis, et qui gommerait le pouvoir quasi monarchique présidentiel. lien

Mais ça ne semble pas inquiéter « le président du changement », il inaugure à tour de bras, et cherche désespérément la bonne idée qui le ferait remonter dans les sondages, au lieu de réaliser tout simplement qu’il n’est jamais bon de faire le contraire de ce que l’on avait promis et qu’il est logique que les citoyens lui en tiennent rigueur. lien

Comme dit mon vieil ami africain (et aussi Georges Clémenceau) : «  on ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre, et après la chasse  »

L’image illustrant l’article vient de « blog.gaborit-d.com »

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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70 réactions à cet article    


  • oncle archibald 25 novembre 2014 09:19

    Bof … Encore une fois les litanies de Saint Arnaque et saint Fripon …


    Les hommes politiques de ce début de XXI eme siècle ne connaissent qu’un seul cantique : « élisez moi, manants, et demain sera un jour nouveau, demain on rasera gratis ».

    Comme dit un vieil ami, juriste distingué : «  un avocat ne ment jamais, il expose la vérité de son client  ». Un homme politique c’est pareil, dailleurs beaucoup sont avocats !

    • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 09:59

      cher oncle

      une fois fait ce constat, rien n’empêche de prendre leurs promesses au mot, et de les obliger à les respecter.
      pour celà, il faut une nouvelle constitution qui ne permette pas à l’élu de n’en faire qu’à sa tête, et qui permette la destitution d’un élu qui trahirait ses promesses.

    • devphil30 devphil30 25 novembre 2014 09:20

      Ce sont des pantins mis en place par le monde des médias , de la finance.


      Leurs promesses électorales ont déçu les partisans de la droite et de la gauche que nous restent ils pour 2017 ?

      Philippe 

      • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 10:02

        devphil

        il nous reste la possibilité de donner vie à une nouvelle république, vraiment démocratique, et qui ne soit plus monarchique comme celle ci.
        pourquoi pas, comme en suisse, un turn over présidentiel, qui ne laisse à l’élu que la possibilité d’appliquer le programme voulu par le peuple ?

      • devphil30 devphil30 25 novembre 2014 13:53

        Démocratie participative ....


        Combien de référendum en France depuis l’instauration de la constitution de 1958 ?

        Combien de référendum par De Gaulle ?

        Peut être plus que par l’ensemble de ses successeurs ....

        Quel respect de la parole du peuple lors du dernier en 2005 et qui sera le dernier des référendums car plus aucun président ne si risquera.

        On a entendu que les Français avait sanctionné la politique suivi sans vouloir répondre à la question.
        On est vraiment si con que l’on vote contre une politique menée lors d’un référendum engageant l’avenir de la France ? 

        Résultat , vous avez voté , c’est bien mais le résultat ne convient pas donc on contourne la réponse afin de bien servir les intérêts supérieurs de l’Europe financière.

        Philippe 

      • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 19:10

        devphil

        je ne parle pas de référendums... je parle de modifier le pouvoir donné aux élus.
        jusqu’à preuve du contraire, ils sont en place pour servir, et non pour « se servir »....ils sont là pour appliquer le programme qui leur a permis de l’emporter... et non pour faire le contraire de ce qu’ils avaient promis.
        il s’agirait donc de mettre en place des « garde-fou » qui éviteraient ce genre de pratiques si peu citoyennes, et de faire vivre une réelle démocratie...

      • Spartacus Spartacus 25 novembre 2014 09:28

        Elle est ou la politique de l’offre ?70 ans de politique de la demande :

        Giscard politique Keynésienne de la demande, il offrira des milliards pour les personnes âgées, des milliards pour les routes, les TGV, l’augmentation du SMIC, avec un résultat invisible sur la croissance. Barre le ministre qui suivra se focalisera sur la stabilité de la dette, au prix d’augmentations d’impôts jamais vues.

        Résultats de la politique de la demande : chômage de 400 000 à 1,4 millions,

        La demande engendre une dette de 88 à 92 milliards, 

        La demande engendre les prélèvements de l’état de 33 à 39% du PIB.


        Mitterrand pendant 14 ans amplifiera les dépenses publiques. Du social à gogo sur le compte des générations suivantes, Retraite à 60 ans, embauches massives de fonctionnaires, emplois subventionnés, 5eme semaine de congés, exonérations de cotisations sociales, TVA réduite, le tout jamais provisionné, reposant totalement sur la dette. Il en résultera même 3 dévaluations…

        (Royal était déjà ministre de l’environnement, Sapin déjà ministre du budget, et Fabius 1er ministre)…La France des politiciens Keynésiens ne se renouvelle pas, elle prend racine semble t-il.

        Résultat du Keynésianisme de la politique de la demande : chômage 2,5 millions, 

        La demande engendre une dette de 92 à 660 milliards,

        La demande engendre les prélèvements de l’état 45% du PIB..


        Chirac pendant 14 ans et deux gouvernements augmentera la dettes en un festival de relances Keynésiennes par la consommation en pures pertes, comme il l’avait fait comme 1er ministre sous Giscard, aidé avec lui par des 1er ministre de gauche comme de droite. Les méthodes de calcul du chômage ont changé plusieurs fois. Les 35h de à charge de subventions d’état.

        Résultat du Keynésianisme de la politique de la demande : chômage : 3,3 millions, 

        La demande engendre une dette à 1152 milliards, 

        La demande engendre les prélèvements de l’état 48% du PIB..


        Sarkozy pendant sa période, est évidemment celle où le dérapage de la dette est le plus catastrophiqueIl a utilisé a fond les recettes Keynésiennes éculées contre une nouvelle crise économique. Emplois subventionnés, emprunts massifs sauvetage de banque proches de l’état. De nouvelles dettes pour payer la dette.

        Résultat du Keynésianisme de la politique de la demande :  chômage : 4,1 millions, 

        La demande engendre une dette 1789 milliards, 

        La demande engendre les prélèvements de l’état 53% du PIB..


        Hollande en 2 ans. Hollande ancien Énarque a joué les profs de Keynésianisme et politicien de la demande à Science Po, pour insuffler la bonne parole aux futures élites. Il a donc utilisé la même recette destructrice que l’ensemble de ces prédécesseurs. Augmentations de fonctionnaires, d’impôts. L’invention du concept de l’austérité, avec une augmentation des dépenses publiques cachée sous une « baisse de la hausse tendancielle. ».

        Record de chômage, de dette, d’impôts explosé, mais le plus impressionnant c’est seulement en 2 ans.

        Résultat du Keynésianisme de la politique de la demande : chômage 5 millions, (5,3 avec Dom-Tom) 

        La demande engendre une dette à 2000 milliards, 

        La demande engendre les prélèvements de l’état 57% du PIB..

        Elle est ou la politique de l’offre ?????????????? 

        Ou est la politique libérale qui demande à l’état de ne pas intervenir sur le marché libre ?

        A part dans la posture des gauchistes et des Keynésiens de droite ?

        Combien faut il de dette pour sortir la merde devant les yeux de 90% des Français et comprendre que la politique de l’offre n’ a jamais été appliquée ? 

        La politique de l’offre n’est qu’une posture, mais n’a jamais été réalité. Sa dénonciation relève de l’ignorance et de la propagande. 


        • oncle archibald 25 novembre 2014 09:55

          « La politique de l’offre n’est qu’une posture, mais n’a jamais été réalité. Sa dénonciation relève de l’ignorance et de la propagande. »


          Les hommes politiques ne sont pas ignorants, tous ceux qui accèdent aux hautes responsabilités sont des personnes disposant d’une très bonne intelligence. Il faut donc à regret constater qu’ils nous ont depuis 70 ans trompés sciemment.

          Pourquoi ? Dans le cadre d’un bipartisme exacerbé la surenchère démagogique devient la règle permettant d’être élu puis réélu. Flatter l’électorat est une chose, diriger un pays comme on dirigerait une entreprise est autre chose. 

          L’expression « gérer en bon père de famille » qui signifie gérer non seulement les affaires courantes mais aussi provisionner les comptes pour l’avenir est devenu désuète. Certains la trouvent peut être même ridicule. Dommage pour nous tous mais surtout pour nos enfants et petits enfants.

          Pourtant je suis persuadé qu’au moins les deux tiers des Français souhaitent la même chose, mais c’est défendu de le dire. Quelques tenants du bipartisme à tout crin dont le fond de commerce est la haine de l’autre viennent d’ailleurs de le rappeler sévèrement à un certain Alain Juppé. 

          Cette haine n’est qu’affichée seulement, ces gens intelligents savent bien qu’ils proposent la même chose que celui qu’ils sont censés haïr, mais les électeurs y croient c’est le principal. Ils vivent sur le mensonge, et c’est ça qui est insupportable. C’est ce qui fait le miel de Madame le Pen qui pourtant n’a aucune solution à proposer aux problèmes qui préoccupent les Français.

        • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 10:13

          spartacus

          la politique de l’offre est, contrairement à ce que vous écrivez, une réalité.
          les milliards donnés l’ont été aux entreprises, pas aux consommateurs.
          mais qu’importe.
          la réalité c’est que la croissance est un mythe, elle est partie et ne reviendra plus.
          les entreprises fermeront les unes après les autres, d’abord les petites, puis les grandes suivront, car ce système est moribond.
          pour qu’il y ait de la consommation, il faut que le consommateur ait les moyens de consommer.
          plus on l’appauvrit, moins il consomme...c’est une lapalissade.
          avec la mondialisation, les marchés sont partis ailleurs, dans les pays à bas salaires, vidant le pays des capacités de travail...d’ou la fatalité du chômage...
          le travail ne reprendra éventuellement que lorsque les travailleurs des pays à bas salaires seront plus exigeants en terme de revenus...c’est à dire dans plusieurs dizaines d’années...et pendant ce temps, le chômage continuera de progresser, et la misère avec.
          croire que les entreprises vont embaucher parce que l’état leur fait des cadeaux est une illusion.
          c’est d’ailleurs ce que j’ai relevé dans mon article, en citant le patron des PME.
          « pour embaucher, il faut que le carnet de commande se remplisse »...
          et comme les consommateurs n’ont plus les moyens de le remplir, la chute continue.
          quelle est donc la solution ?
          se battre contre l’obsolescence programmée.
          consommer du durable.
          faire vivre les réseaux de partage et de solidarité, 
          c’est d’ailleurs ce qui se met en place petit à petit un peu partout, dans le dos du gouvernement qui n’a pas encore compris qu’il allait dans le mur.
          quand on voit que hollande en est réduit à florange a rentrer par la petite porte pour ne pas rencontrer les syndicats, c’est bien la preuve qu’il refuse de voir la réalité.
          florange comptait peut etre 50 000 emplois dus à la sidérurgie, et hollande se flatte d’avoir crée à la place une plate forme qui a embauché 12 personnes.
          de qui se moque-t-on ?
          de vous.
           smiley

        • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 10:15

          cher oncle

          je suis globalement d’accord.
          surtout pour votre dernier paragraphe.
          de toutes façon la solution lepeniste n’est ni réaliste, ni applicable, et accélérerait la chute du pays.

        • oncle archibald 25 novembre 2014 10:44

          Mon Cher Olivier, regardez d’un peu plus près ce que vous venez d’écrire :


          « La réalité c’est que la croissance est un mythe, elle est partie et ne reviendra plus. Les entreprises fermeront les unes après les autres, d’abord les petites, puis les grandes suivront, car ce système est moribond. Pour qu’il y ait de la consommation, il faut que le consommateur ait les moyens de consommer. Plus on l’appauvrit, moins il consomme...c’est une lapalissade. »

          Je suis d’accord avec votre observation sur la croissance, de toute évidence elle ne reviendra pas pour deux raisons : nous sommes largement pourvus de biens de consommation, on ne va pas en changer par fantaisie, et en outre ces biens sont fabriqués soit par des robots dans les usines européennes soit par des « petites mains » dans les pays dits émergents. 

          Mais de ce constat vous ne tirez pas les bonnes conclusions : 

          Si les entreprises ferment et emploient de moins en moins de travailleurs, les dits travailleurs auront de moins en moins les moyens de consommer. Il est totalement illusoire de prôner une politique de relance par la consommation quand les caisses de l’état sont vides et qu’elles ne se rempliront plus puisque l’activité ralentit …. 

          Moins l’entreprise a de commandes moins elle travaille moins elle paye de salaires et d’impôts et de cotisations sociales donc plus l’état s’appauvrit et moins il peut « relancer » la consommation en redistribuant des allocations à ceux qui n’arrivent pas à boucler leur budget pour qu’ils « consomment ».

          L’urgence est donc de faire un constat honnête de l’état de l’activité primaire, celle qui génère la richesse de l’entreprise, des investisseurs, des salariés et de l’état, pour réfléchir à la façon dont demain on redonnera du travail, de la dignité et de l’argent à ceux qui n’y ont plus accès. A ce jour aucun parti politique ne met en avant cette nécessité impérieuse : accepter l’évidence et la nécessité de tout remettre à plat.

        • Spartacus Spartacus 25 novembre 2014 11:19

          @Cabanel


          Peut être vous faut il lire un livre d’économie. Et en sachiez les définitions.

          La politique de l’offre et la demande sont régies par des règles....Ne les inventez pas au grès de vos idéologies.

          Que l’état intervienne au niveau d’une entreprise oui d’un particulier ne change pas la définition. C’est dans les 2 cas une politique de création de la demande. C’est factuel. 

          (En plus c’est faux de dire qu’elles sont données aux entreprises, car les aides sont à 80% des remises de cotisations sociales qui ne sont en fait que des aides aux régimes sociaux des travailleurs qui n’appartiennent pas à l’entreprise. l’entreprise n’étant que le percepteur des cotisations sociales).

          Pour votre info :
          La politique de la demande est keynésienne, la politique de l’offre est libérale.

          L’une est macroeconomique, l’autre est microéconomique.

          La politique de l’offre est facile à comprendre c’est en 3 points. Rechercher la fiscalité minimale, rechercher à réglementer au minimum et supprimer l’intervention de l’état dans l’économie de marché pour favoriser l’offre. 

          La politique de la demande (ou Keynésienne) est de considérer que la demande est le moteur de l’économie. Et l’intervention de l’état et ses dépenses à crédit favorise l’économie. 

          Quand les dépenses publiques sont supérieures aux recettes, c’est obligatoirement une politique de relance de la demande. C’est factuel. POINT. C’est la définition Keynésienne de la politique de la demande.

          Vous aurez beau tourner en postures, ou jeu sur l’émotions.

          Nous n’avons jamais connu de politique de l’offre et plus on s’en éloigne plus le chômage augmente. Les chiffres sont là ! La preuve est intangible.


          Quand au pouvoir d’achat il ne peut avoir pour origine que le travail, les entreprises, c’est-à-dire la rémunération du travailleur, de l’épargnant et de l’entrepreneur qui ont contribué à créer la valeur ajoutée.

          En fait vos laïus sur la croissance impossible sont conditionnés par 70 ans d’étatisations des ressources pas encore créée du secteur marchand pour solder les dettes des politiques de relance par la demande.

          La dette créee par les politiques de la demande d’hier sont responsable de la faible croissance. Et jamais ces politiques n’ont cessées. 

          On ne résout pas les conséquences avec les moyens qui créee les causes.

          Combien de relances Keynésiennes vous faut il pour comprendre que cela fait 70 ans que vivre au présent sur le compte du futur ne arche pas ?

          Maintenant nous sommes le dans le futur d’hier.....
          Hier les cotisations sociales n’étaient pas en balance des recettes. 
          Hier (comme aujourd’hui) les fonctionnaires étaient payés par l’emprunt à rembourser aujourd’hui.
          Hier la croissance s’est achetée par l’emprunt.

          Aujourd’hui nous payons cette génération d’irresponsables et de soixante-huitards qui confondent politique de l’offre et politique de la demande.


        • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 13:40

          spartacus

          au delà de vos vieilles rengaines sur les soixante-huitards, et sur le reste, je ne vais pas gaspiller plus de temps.
          je n’ai l’envie de convaincre personne, et encore moins vous.
          mais si vous répondez a coté, à quoi bon perdre mon temps.
          désolé.
          il est précieux, et je n’ai pas l’intention de le gaspiller.
           smiley

        • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 13:46

          cher oncle

          c’est le patron des pme qui le dit : a quoi bon nous donner des milliards si les carnets de commande ne se remplissent pas !
          je n’invente rien.
          le travail s’est exilé vers des contrées a bas salaire, et dans ce contexte de mondialisation, c’est logique, d’autant qu’aucune règle ne l’empêche.
          les patrons se sont engouffrés dans la brèche, et on les comprend, il s’agit de faire toujours plus de bénéfices, et de partager les dividendes avec les actionnaires.
          ils ne se posent pas la question du chomage.
          ils veulent seulement gagner plus.
          donc, les consommateurs mis sur le tapis ne consomme plus.
          et au bout du compte, les entreprises, d’abord les petites, puis les plus grosses, finiront par couler.
          la seule solution qu’ils ont aujourd’hui, c’est de déclencher une « bonne guerre », sur n’importe quel prétexte... ces temps ci on sent poindre une volonté de « faire la guerre aux extrémistes musulmans » et il s’agit de motiver les troupes.
          une fois les millions de morts enterrés, il faudra reconstruire, et ça repartira « comme en quarante », comme on dit.
          question : la chair a canon est-elle prête a partir au casse pipe ?
          pas sur.
           smiley

        • oncle archibald 25 novembre 2014 14:11

          Cher Olivier, je me marre !


          « à quoi bon perdre mon temps, désolé,il est précieux, et je n’ai pas l’intention de le gaspiller. »

          Dans ces conditions que venez vous foutre sur A.V. ?

        • oncle archibald 25 novembre 2014 14:30

          Cher Olivier,

          Le patron de la pme ou l’artisan ne demande pas des milliards, juste qu’on lui foute la paix, qu’il puisse embaucher s’il a du boulot et débaucher s’il n’en a plus.

          Ce n’est qu’un certain travail qui s’est exilé vers des contrées a bas salaire, et beaucoup de postes de travail n’existent plus tout simplement parce que la mécanisation, la robotisation et l’automatisation des taches ont supprimé de nombreux postes de travail. 

          Dans le contexte détestable d’une règlementation trop contraignante les patrons « normaux » préfèrent un automate que trois salariés dont peut être demain il ne saura plus que faire. C’est comme ça. Vous avez observé sans doute qu’on ne laboure plus derrière un cheval, pourtant si on réfléchit un peu .. Le mec qui laboure plus le mec qui soigne le cheval, plus celui qui construit les écuries, plus celui qui fait pousser la luzerne .. bref.. C’est la vie ! Idem pour les mineurs de fond, mais aussi les comptables de banque ou les dactylos des notaires et tant d’autres métiers qui ne correspondent plus à un besoin.

          Vous trouvez que c’est mal de s’opposer militairement aux extrémistes musulmans ? Vous proposez quoi ? De leur aiguiser les couteaux gratos pour leur montrer qu’on les aime ? 

          Votre baratin « dans l’air du temps » ne va pas au fond des problèmes. Proposez donc des solutions au lieu de bavasser sur ceux qui essayent encore de faire tourner la machine. Je ne parle pas du personnel politique en place ni de celui qui l’a précédé mais des entrepreneurs qui nous restent et aimeraient pouvoir bosser en France sans être traités de voyous et de pillards.

        • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 17:28

          cher oncle

          j’essaye de limiter mes réponses à ces interlocuteurs de bonne foi, évitant au passage les trolls, même si leur présence ne me dérange pas.

        • Spartacus Spartacus 25 novembre 2014 17:34

          La mondialisation expliquée pour les nuls 


          Exemple par le crayon de bois. Source édulcorée : Leonard Reed 

          Le graphite est extrait à Ceylan

          Pensez à ces mineurs, à ceux qui ont fabriqué leurs nombreux outils d’Allemagne pour l’extraire ou les sacs en papier du Canada dans lesquels on transporte le graphite ou encore la ficelle de Malaisie qui permet d’attacher ces sacs, à ceux qui les ont mis à bords des bateaux Panaméens et à ceux qui ont fabriqué ces bateaux en Corée. Même les gardiens de phare le long de la route au cap en Afrique du Sud ont aidé à sa naissance, et aussi les pilotes des ports Belges d’Anvers.

          Le graphite est mélangé à de l’argile Américain dont on utilise ammoniaque de Trinidad et Tobago pour l’affinage. Puis des agents mouillants sont ajoutés, comme du suif sulfoné issu du pétrole du Vénézuéla des graisses animales d’Argentine ayant réagi avec de l’acide sulfurique Suisse. Après être passé au travers de nombreuses machines Allemandes, le mélange se présente finalement comme une extrusion sans fin comme pour une machine à saucisses coupée à la dimension voulue, séchée et cuite pendant plusieurs heures à environ 1000 °C. Pour accroître leur résistance et leur aspect lisse, les mines sont alors traitées avec un mélange chaud qui comprend de la cire du Mexique, de la paraffine du Maroc et des graisses naturelles hydrogénées des pays bas.

          Le bois de cèdre de Turquie reçoit six couches de laque. Connaissez-vous tous les ingrédients de la laque ? Qui penserait que les éleveurs de graine de ricin du Brésil font le rouge ? La belle couleur blanche et jaune de l’oxyde de titane extrait à Madagascar de la laque nécessitent les savoir-faire de plus de personnes que l’on n’en pourrait dénombrer !

          Regardez la marque. C’est un film formé en chauffant du charbon noir de Bulgarie mélangé avec des résines transformées en France.

          Mon bout de métal la virole, est en laiton des métalleries Indiennes. Pensez à toutes les personnes qui extraient le zinc du Pérou et le cuivre du Chili et ceux qui savent faire une feuille brillante de laiton à partir de ces produits de la nature. Ces anneaux noirs sur ma virole sont en nickel noir d’Australie

          Il y a ensuite le bout de gomme, que l’homme utilise pour effacer les erreurs qu’il commet avec moi. C’est un élément appelé « factice » qui permet d’effacer. Il s’agit d’un produit semblable à du caoutchouc fabriqué en faisant réagir de l’huile de colza d’Indonésie avec du chlorure de soufre de Colombie. Le caoutchouc de Thaïlande , contrairement à l’idée courante, ne sert que pour assurer la liaison. Il y a ensuite de nombreux agents de vulcanisation et d’accélération. La pierre ponce vient d’Italie ; et le pigment qui donne sa couleur à la gomme est du sulfure de cadmium de Biélo-Russie.

          En fait, des millions d’êtres humains participent à sa création, et aucun d’entre eux n’en connaît plus que quelques autres. 

          La mondialisation, ils en ont peur. Mais ce n’est qu’un crayon noir.......Un simple crayon noir !


        • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 19:22

          cher oncle

          j’essaye d’être pragmatique.
          au delà des délocalisation soit des emplois, soit des entreprises, provoquées par la réalité de salaires plus bas ailleurs, il faut prendre aussi en compte la modernisation de l’entreprise, qui utilise de plus en plus de robots remplaçants de plus en plus de travailleurs.
          or les machines ne sont pas salariées.
          une fois qu’elles ont été payées, et installées, elles ne demandent qu’à produire, en étant juste surveillées : la ou dix travailleurs œuvraient, il n’y en a plus qu’un, juste la pour la surveiller.
          les dizaines de travailleurs mis au chômage par « les machines » ne sont plus salariés, et donc ne peuvent plus consommer.
          or, pour le patron, le produit fabriqué est vendu au même prix, et logiquement, vu que la machine n’’est pas salariée, il pourrait continuer à payer le travailleur remplacé par la machine, sans pour autant diminuer son bénéfice, et pourrait donc faire croître son entreprise, car il aurait gardé des consommateurs.
          et son carnet de commande pourrait continuer à se remplir.
          mais voila, le problème est que les entrepreneurs sont dans une posture d’avidité... le toujours plus...plus de bénéfices, plus de dividendes...et ils oublient au passage que ceux qui font vivre l’entreprise sont les consommateurs.
          ils se tirent donc tous une balle dans le pied.
          je sais que vous allez me rétorquer que mon analyse est quelque peu caricaturale, et je l’admettrais, mais sur le fond, je pense qu’elle tient la route.
           smiley

        • oncle archibald 25 novembre 2014 19:37

          Et en supposant que vous disiez vrai sauf entente illicite sur le prix de vente, il suffirait qu’un seul de ceux qui fabriquent le même produit baisse son prix de vente pour que les autres y soient obligés aussi. On a vu cela avec la téléphonie. Après avoir hurlé à la mort parce que Free offrait les mêmes prestations à la moitié de leur prix, Orange Bouygues et les autres se sont alignés …. 


          Il fut un temps ou pour faire le prix de vente un fabriquant ou un commerçant calculait son prix de revient et appliquait un coefficient majorateur pour déterminer le prix de vente. Actuellement nous avons deux positions : 

          1/ l’acheteur en position de force, par exemple la centrale d’achat des grandes surfaces, « fait le prix » et demande à l’encan : qui peut me fournir 100 tonnes de patates par semaine à 0,12 Euros le kilo…. et il y a toujours quelqu’un qui va dire moi parce qu’il a l’échéance à payer et que son banquier l’a menacé s’il ne couvre pas son découvert sous quinzaine.

          2/ le vendeur est en position de force et « fait le prix » au maximum de ce que les acheteurs vont accepter … Exemple : le gérant du supermarché qui a eu les patates à 0,20 Euro va les vendre à 1,20 euros tant que les acheteurs lui donneront 1,20 Euros. Si une « ruche » s’installe face au supermarché et qu’elle propose des patates à 0 ;90 euros il les vendra aussi longtemps qu’il faudra à 0,50 pour « casser les reins » de ce trublion, puis reprendra son prix antérieur.

          Votre analyse est non seulement caricaturale mais totalement irréaliste. Dans un monde sans empathie tout le monde veut faire un max de pognon et cherche son profit jusqu’à la limite que « le marché » lui autorise.

        • olivier cabanel olivier cabanel 26 novembre 2014 07:01

          spartacus

          la fable de votre crayon noir est amusante.
          fable pour fable en voici une autre :
          au nom d’une meillleure rentabilité, les pommes de terre cultivées en hollande sont nettoyées en Allemagne, coupées en Italie, frites en Espagne et mangées en France...
          est-ce bien raisonnable ?
          pour aller chercher de l’or ce cher Christophe Colomb a massacré les indiens, massacre continué par les nouveaux colons, qui étaient en réalité tous les parias de France et d’ailleurs, et ce qui a donné les USA actuels.
          est-ce un progrès ?
          il ne s’agit pas en contre-pied de tout fabriquer et consommer sur place, mais de faire cesser ce gaspillage énergétique, qui provoquant le changement climatique, met la planète en danger, aux seules fins de faire du commerce.
          c’est avec ce genre de pratiques que nous pouvons manger des fraises à Noel, ou des raisins au printemps...pourquoi ne pas se limiter aux fruits de saisons ? ce qui nous permettrait d’éviter d’ingurgiter de solides quantités de pesticides...
          alors oui, les échanges mondiaux sont une nécessite, mais il doit y avoir des règles, et un peu de sagesse dans tout ça.

        • oncle archibald 26 novembre 2014 10:22

          USA CACA, sur Agoravox c’est un peu comme le sel et le poivre sur la table, on en rajoute un peu même quand il n’y en a pas besoin … simple observation.


          Ceci dit, Cher Ayatollah Vert, quand je fais 900 km en automobile pour aller voir mon fils ma belle fille et leurs enfants à Lille en faisant des trous dans la couche d’ozone que même les vaches qui patent en sont jalouses, je me précipite sur la place au bout de sa rue pour acheter au camion friterie de bonnes frites que le mec confectionne avec des patates régionales qu’il cuit grande tradition du Nord premier bain dans le suif de boeuf deuxième bain dans de l’huile d’arachide. 

          C’est délicieux, je m’en goinfre, et merde au cholestérol. 

          Mon fils en revanche qui bosse jusqu’à pas d’heures et ma belle fille idem, toujours à la bourre pour récupérer les enfants chez la nounou, ils font leurs courses au Drive de Monsieur Leclerc et ils ramènent des frites congelées qui doivent ressembler à celles que vous décrivez. Elles ne sont pas bonnes mais de toute façon ils en mangent très peu parce qu’ils surveillent leur jolis corps d’athlètes.

          Et alors ???? Liberté liberté chérie, z’en faites quoi Olivier ??

          Rappel :

          Amour sacré de la Patrie
          Conduis, soutiens nos bras vengeurs
          Liberté, Liberté chérie
          Combats avec tes défenseurs ! 
          Sous nos drapeaux, que la victoire
          Accoure à tes mâles accents
          Que tes ennemis expirants
          (puisque gavés de pesticides
          ou explosants de cholestérol,
          c’est au choix)
          Voient ton triomphe et notre gloire !

        • Spartacus Spartacus 26 novembre 2014 18:06

          @Cabanel


          Contester la « rentabilité » c’est contester la chose la plus sociale de la société

          La rentabilité que vous détestez permet à tous de bénéficier de plus de pouvoir d’achat. 
          La rentabilité crée la richesse de ceux qui ont eu l’idée et qui participent à son élaboration.
          La rentabilité permet à ceux qui choisissent le consumérisme de payer moins cher et de disposer de plus de pouvoir d’achat.
          La rentabilité n’a pas d’opinion politique. Elle ne discrimine personne et se dirige naturellement et invisiblement vers le meilleur rapport qualité prix.
          La rentabilité est une main invisible qui assemble les meilleurs choix des individus naturellement et donc se dirige vers les produits à rapport qualité/prix qui correspondent le mieux à la majorité de la société.


          Quand au gaspillage énergétique c’est une métastase du MalthusianismeCabanel vous êtes un néo-Maltusien qui s’ignore.
          Un calcul qui ne prend pas en compte l’ingéniosité de l’homme et sa capacité à transformer son environnement.

          Assez similairement à vous, Maltus avait prédit des catastrophes comme par exemple que la Terre est incapable de subvenir aux besoins de ses habitants. Il annonçait déja en en 1700 des famines imminentes et prônait le directivisme de la population, allant même à suggérer de laisser mourir les pauvres....
          Que les pays qui seraient surpeuplés les plus pauvres, et les riches les moins peuplés.

          En 2014 on peut constater que, Hong Kong, avec une densité de 6320 habitants/km2 aurait dû être terriblement pauvre, tandis que le Kenya, avec à peine 67 habitants/km2, aurait dû être riche. Que la famine serait présente partout alors qu’on a réussit à la faire disparaite sur terre....

          Maltus c’est trompé et pourtant il avait des statistiques imparables.....
          Al Gore avait prévu il y a 15 ans pour 2014 des canicules....Juillet a été pourri.
          Votre réchauffement climatique, n’a pas un fondement solide sauf dans des cercles fermés comme vous qui sont des convaincus. 

          Combien faut il de preuves que les doctrines apocalyptiques relèvent de l’irrationnel doctrinaire

        • olivier cabanel olivier cabanel 26 novembre 2014 18:44

          spartacus

          vous me lisez mal.
          je ne conteste pas la rentabilité... ou disons plutôt l’efficacité.
          ce serait stupide de la contester.
          je conteste l’avidité.
          le fait qu’il soit encore possible dans notre pays qu’un salarié gagne 300 fois le smic.
          qu’il y ait une échelle de valeur, entre le « petit » travailleur et le « grand » patron...pourquoi pas, mais une échelle de 1 à 20 me parait largement suffisante.
          je conteste le fait qu’une direction d’entreprise à comme priorité d’abord de faire des bénéfices et surtout de le répartir entre ses actionnaires, sans en faire profiter tous ceux qui ont permis ces bénéfices.
          du coup, c’est le plus petit nombre qui cumule les plus gros salaires, et même si celui ci devient un gros consommateur, il ne consommera jamais autant qu’un « petit » salarié.
          alors que si le bénéfice du travail de tous est répercuté également à tous les travailleurs, les plus modestes d’entre eux pourront mieux consommer.
          et comme ils sont les plus nombreux, ils pourraient du coup relancer la croissance en remplissant le carnet de commande de l’entreprise.
          ça parait tellement simple que je suis surpris qu’un « grand » esprit comme vous ne l’ai pas encore compris.
           smiley

        • Spartacus Spartacus 26 novembre 2014 21:07

          @Cabanel
          En fait Cabanel plusieurs erreurs économiques que vous n’intégrez plus


          1-Vous confondez inégalité et pauvreté
          2-Vous confondez dividende et salaire.
          3-Vous confondez passé et présent

          1-Bettancourt gagne 300 fois plus que son salarié Dupond.Le charcutier du quartier gagne 1,5 fois plus que son salarié Durand.
          Pourtant Dupond gagne lui 2 fois plus que Durand, dispose d’un CE, d’une mutuelle solide d’un 13eme mois et d’avantages sociaux que Durand n’a pas.

          Non le riche n’est pas responsable de la pauvreté du pauvre.Au nom de quoi Bettancourt serait pas responsable que Durand gagne moins que Dupond ? Vous voulez plaindre Dupond mais il vit bien mieux que Durand ?

          L’important c’est que chacun puisse vivre normalement en bonne santé et confortablement. 

          Plaindre le millionnaire qui a 1000 fois moins que le milliardaire est absurde.

          2-Le salaire est une avance du capital. Quel que soit le dividende le salaire sera versé. 

          Vous connaissez tellement mal les entreprises que vous en restez à des clichés. Les entreprises ou il y a le plus de dividendes donnent aussi les entreprises ou les salaires sont meilleurs. Vous ne voulez voir que les exceptions. 

          3-Les entreprises ne fonctionnent plus comme avant. Il n’y a aucun avenir si vous n’exportez pas. La relance par la consommation ne fonctionne pas car le marché des entreprises n’est plus Franco-Français. L’argent de la consommation finance les travailleurs étrangers. Le Keynésianisme de la relance par la dépense a vécu. Ca ne marche pas

          Créer des emplois passe obligatoirement par l’investissement et le capital. Créer des emplois passe par la case obligatoire des gens capables de mobiliser des fonds et prendre des risques.

          Favoriser le capital et l’accumulation de capital est la phase obligée pour favoriser le travail. Le passé est passé. Le futur s’écrit aujourd’hui avec des PME qui n’existent pas encore. Pour qu’elles existent il faut des capitaux accumulés. Le capital accumulé est plus profitable au travail parce qu’il est création alors que la redistribution n’est qu’un soulagement momentané qui sera à rembourser plus tard.

          Le capital est dynamique. Plus il y en a plus il grossit, et pas l’inverse

          Le Keynésianisme de la relance par la dépense a vécu. Les Keynésiens découvrent éberlués la vérité. Le libéralisme a gagné
          La prochaine faillite de la France sera son mur de Berlin et ses politiciens Keynésiens actuels vont passer du jour au lendemain libéraux. 

          Et je crois que vous vivrez assez vieux pour voir la faillite et les conséquences de 70 ans de vie à crédit. 

        • Fergus Fergus 25 novembre 2014 10:33

          Bonjour, Olivier.

          Un éditorialiste (Thomas Legrand, je crois) a dit en substance quelque chose qui résume bien le quinquennat de Hollande : « Non seulement il a trahi les électeurs de gauche qui l’ont élu en appliquant une politique de droite, mais il le fait mal ! »

          Le résultat : un précédent quinquennat calamiteux suivi d’un quinquennat actuel à peine moins calamiteux !

          En 2017, il faudra évidemment que ni Hollande, ni Sarkozy, ni évidemment Le Pen, pédégère d’une PME familiale populiste, n’aient la moindre chance de l’emporter.


          • oncle archibald 25 novembre 2014 10:53

            Fergus il ne s’agit pas de personnes mais de programme. En 2017 il faudra éviter à tout prix une élection encore une fois bâtie sur des mensonges et de fausses promesses car alors un troisième tour dans la rue et les armes à la main sera le plus probable. 


            Les « braves gens » en ont carrément marre d’être pris pour des cons, ils savent très bien que le bipartisme exacerbé « à la française » n’a aucune solution à proposer et que les « solutions » de Madame Le Pen n’ont aucune chance d’améliorer la situation lamentable dans laquelle après 70 ans de mensonges et de démagogie nous nous trouvons. La vie à crédit est une illusion, un feu de paille, qui est en train de s’éteindre.

          • robert 25 novembre 2014 11:07

            D’accord Fergus, donc Melenchon .


          • Fergus Fergus 25 novembre 2014 11:09

            Bonjour, Oncle Archibald.

            Le programme, évidemment. Mais comment les Français pourraient-ils faire confiance en 2017 à des gens qui, comme Sarkozy et Hollande, sont des menteurs multirécidivistes ? Revoter pour l’un de ceux-là reviendrait, après ce double quinquennat, à valider la politique de mensonge libéral qui prévaut depuis des décennies.


          • Fergus Fergus 25 novembre 2014 11:12

            @ Robert.

            Mélenchon sera également mon choix, comme en 2012. A noter qu’il a été excellent lors de son intervention du dimanche 23 novembre sur France-Inter.

            Bonne journée.


          • oncle archibald 25 novembre 2014 11:21

            C’est sûr que Melenchon qui transpire la haine est un choix parfait pour apaiser la société et inciter les entreprises à embaucher .... Il est évident que votre « choix » n’est qu’un vote protestataire, exactement comme les votes pour Marine, encore que parmi les électeurs de Madame Le Pen il y en a qui pensent qu’elle peut l’emporter. Faites-vous partie de ceux qui souhaitent un troisième tour dans la rue ? 


          • Fergus Fergus 25 novembre 2014 11:42

            Bonjour, Oncle Archibald.

            Mélenchon n’est pas ma tasse de thé sur le plan du comportement, et j’ai souvent dénoncé ses dérives, ce qui m’a valu pas mal de conflits avec des militants du FdG. Pour autant, il est de très loin celui dont les idées sont les plus proches des miennes, et il est par conséquent naturel que je lui apporte mon vote.

            J’espère que, pour 2017, la paix étant d’ores et déjà faite entre le PG et le PC, le FdG pourra élargir son assise en s’appuyant sur le renfort de Verts et de dissidents de l’aile gauche du PS.

            J’espère également que Mélenchon saura mieux canaliser son tempérament qu’en 2012 où il a été le principal responsable de la chute des intentions de vote dans les dernières semaines de campagne. 


          • oncle archibald 25 novembre 2014 11:55

            Passons sur le « mauvais caractère » du mec que vous souhaitez voir à l’Elysée, mais quid de sa capacité à apaiser la société, inciter les entreprises à embaucher pour finalement qu’il y ait quelque chose à distribuer à ceux qui produisent de la richesse et payent les taxes et les impôts nécessaires pour faire tourner la boutique ?


            Ah non .. Damned ! Mais c’est bien sûr ! Errare humanum est . Avec Monsieur Melanchon toute l’activité serait nationalisée et donc nos entreprises seraient hyper compétitives …. of course !

            Et la marmotte ?? Elle continuera à plier le chocolat dans du papier d’alu mais avec un tablier bleu blanc rouge ? OK .

          • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 13:37

            Bonjour Fergus

            après avoir lu les échanges entre toi et quelques autres, je me demande si la question est bien posée... ?
            je pense à celle de Mélenchon.
            la question n’est-elle pas plus celle d’une constitution qui rayerait d’un coup de gomme ce pouvoir quasi monarchique qui n’en fait qu’à sa tête une fois élu, plutot que de s’interroger sur la pertinence du candidat ?
            en Suisse, personne (ou presque) ne connait le nom du président de la république helvétique... il change tous les ans, 
            pourquoi ne pas imaginer une constitution nouvelle qui ne donnerait à l’élu que le pouvoir d’appliquer le programme choisi par le peuple ? avec comme garde fou un conseil juridique qui pourrait, comme aux usa (mais sur d’autres bases) de destituer celui qui passerait la ligne rouge et trahirait ses engagements ?

          • Fergus Fergus 25 novembre 2014 15:51

            @ Olivier.

            La constitution ne sera changée que si un président volontaire pour aller dans cette direction en a pris l’engagement solennel devant les Français. En l’état actuel du panorama politique, il n’y a que Mélenchon qui soit déterminé sur ce type d’engagement.

            Quant au président de la République en Suisse, il n’est qu’un simple garant des institutions devant le peuple, mais sans pouvoir exécutif, à peu près comme les présidents allemand ou italien, ou les monarques comme le roi d’Espagne ou la reine d’Angleterre.

            Personnellement, cela me conviendrait également pour la France dans la mesure où je souhaiterais qu’une VI e République valide la transition vers un pouvoir parlementaire de type allemand, britannique ou italien, avec à la tête de l’exécutif un Premier ministre désigné par le résultat des législatives.

            Pour ce qui est du « programme choisi par le peuple », oui, mais dans la mesure du possible en fonction de l’évolution du contexte économique ou de la situation géopolitique. Bref, pas de « mandat impératif » qui n’aurait quasiment aucune chance d’être strictement appliqué.


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 17:27

            Fergus

            une nouvelle constitution peut aussi passer par la case « insurrection populaire », sans attendre qu’un ministre, un président, ou même un parti en décide.
            je souscris à cette idée qu’un premier ministre ne soit plus nommé... voire que tous les ministres soient tous aussi un choix citoyen de la population.
            ça nous éviterait peut être ces nominations d’incompétents qui passent allègrement de la case « ministre de l’intérieur » à celle de « ministre des finances »
            un de ces 4 nous aurons un ministre de la culture qui viendra du ministère de la guerre...
             smiley

          • zygzornifle zygzornifle 25 novembre 2014 10:47

            c’est les restos du cœur de la politique .....


            • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 13:32

              hervé

              oui, la question me semble intéressante.
              comment se fait-il que des personnes, manifestement intelligentes, ayant pratiqué les grandes écoles comme on dit, aient si peu de pouvoir d’analyse.
              ils sont tous pourtant entourés des meilleurs experts (du moins je l’espère)
              ils n’ont toujours pas compris que, mondialisation aidant, le travail fuit en direction des pays à bas salaires... ce qui provoque chomage et délocalisation logique.
              ils n’ont donc toujours pas compris que la croissance est une illusion.
              elle va d’un continent à l’autre.
              le continent le plus pauvre, celui dont les salaires sont bas, récolte des emplois... provoquant l’appauvrissement de celui qui était riche... jusqu’au moment ou rééquilibrage aidant, le travail changera de camp...mais plusieurs dizaines d’années après...
              entre temps, la misère se sera développé dans ces anciens pays riches...et on assistera a un va et vient continuel entre ceux qui « étaient riches », et « ceux qui vont le devenir »
              la question ne devrait-elle pas être posée sur une autre équation ?
              quand un salarié touche plus de 300 fois le smic, n’y a -t-il pas déséquilibre dans le partage des richesses ?
              une machine outil, non salariée (jusqu’a preuve du contraire) remplace 15 salariés, l’entreprise fait les mêmes bénéfices, mais en plus, paye moins de personnel...donc 14 personnes sont mise au rebut, et ne peuvent plus consommer.
              si la direction de l’entreprise avait continué de salarier les exclus, elle aurait gardé au moins 14 consommateurs, sans pour autant diminuer son bénéfice.
              n’est-ce pas se tirer une balle dans le pied ?
               smiley

            • eric 25 novembre 2014 11:06

              Tous cela, c’est très subjectif....Après, Sarkozy 48% de popularité après 5 ans, de vraies réformes, la crise la plus grave depuis 39 et l’ensemble des subventionnaires, vent debout à plein temps contre lui ( presse enseignement, média, culture, fonctionnaires détachés...). Hollande ? 2 ans et 13% de popularité.

              On voit que les français eux, en masse, font une vraie différence entre le représentant de toutes les gauches unies, minutieusement choisit par elles à la suite de processus complexes mais « démocratiques et transparents ».

              Celle-ci le savent tellement bien que leur principal espoir politique, c’est que des « affaires » finissent par l’empêcher de se présenter et vaincre.....

              Cela fait du reste parti du diagnostic. En être réduit à ce genre « d’espérance », c’est bien aussi reconaitre l’abscence totale d’alternative sur les plan des idées et de la politique que l’on et à même de lui opposer...Enfin, d’alternative audible bien sur. Il ya à gauche des tas de gens qui ont des tas d’idées.....que personne n’écoute....

              Ce n’est pas bien grave vu de droite. Quel que soit au final le candidat UMP qui gagnera les élections, l’essentiel du programme sera le même.

              Le choix de Sarko ou un autre sera une sorte de cerise sur le gâteau. Vu de gauche, participer un peu au choix de la façon dont on sera mangé. Vu de droite, l’élection de Sarko aurait en plus un agréable parfum de, « non seulement nous allons mettre en œuvre les politiques que nous souhaitons, mais en plus en renvoyant les autres profond dans leurs cordes ».

              Mêmes vos armées de subventionnés ne parviennent plus à tenter d’interdire au peuple de choisir...

              En soi, un symbole, un signal fort de la fin d’une époque. C’est aussi pour cela qu’il vaudrait mieux que cela soit Sarko, même si ce n’est pas indispensable bien sur....


              • olivier cabanel olivier cabanel 25 novembre 2014 13:23
                éric
                sarközi... de vraies réformes ?
                ah bon ?
                vous devriez développer...
                en tout cas, si ce bilan était si positif, on serait en droit de s’interroger sur la frilosité de l’ump a ne pas vouloir faire le bilan de ce mandat.
                 smiley

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