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Accueil du site > Actualités > Politique > Nicolas Sarkozy : « A l’insu de mon plein gré ? »

Nicolas Sarkozy : « A l’insu de mon plein gré ? »

Nicolas Sarkozy pourra-t-il sans hésiter renier le bilan des années Chirac, du RPR et de l’UMP ?

Cela pourrait sembler surprenant à beaucoup de Français, mais il faut savoir que c’est ce que son équipe essaie de mettre en place en vue de la rude bataille électorale qui s’annonce. En effet, les autres candidats (spécialement à gauche) vont immédiatement rappeler aux Français (était-ce bien nécessaire) que le candidat Sarkozy est en partie responsable de l’action du président et de celle du gouvernement auquel il appartient depuis cinq ans.

Cet exercice de style, coutumier chez les militaires, repose sur le postulat suivant : « Un ordre est un ordre. On peut exprimer son désaccord mais finalement on exécute l’ordre.  »

Ainsi donc, Nicolas Sarkozy et sa garde rapprochée vont, de semaine en semaine, expliquer qu’ils ont été obligés, contraints d’appliquer des mesures ou décisions contraires à leur volonté.

Etrange conception de la responsabilité, qui veut qu’on essaie de tuer le père après avoir tout appris et obtenu de lui.

Ainsi, on peut avoir été :

numéro 2 du gouvernement,
ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales (2002/2004)
Ministre d’Etat, ministre l’Economie, des Finances et de l’Industrie (2004)
Président du Conseil général des Hauts-de-Seine
Elu président de l’UMP le 28 novembre 2004
Depuis mai 2005, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire

Mais aussi avoir été :

Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine en 1977
Maire de Neuilly-sur-Seine de 1983 à 2002
Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l’enseignement et de la culture (1986-1988)
Député des Hauts-de-Seine (6e circonscription) de 1988 à 2002
Elu Président du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine le 3 mai 2000.
Elu Président du Conseil général des Hauts-de-Seine le 1er avril 2004.
Ministre du Budget (1993-1995) et de la Communication (1994-1995)
Porte-parole du gouvernement (1993-1995)
Secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation (1988)
Secrétaire national du RPR, chargé de l’Animation, de la Jeunesse et de la Formation (1989)
Co-directeur de la liste d’union pour les Élections européennes (1989)
Secrétaire général adjoint du RPR, chargé des fédérations (1992-1993)
Membre du Bureau politique du RPR (depuis 1993)
Coordonnateur et porte-parole de l’équipe de transition (10 juillet 1997)
Secrétaire général du RPR (6 février 1998)
Président par intérim du RPR (avril 1999-octobre 1999)
Tête de la liste RPR-DL pour les élections européennes de juin 1999.

Et depuis tout ce temps, avoir été obligé d’avaler des kilomètres de couleuvres dans la douleur ? Jacques Chirac aura pourtant mis le jeune militant pied à l’étrier puis balisé son parcours jusqu’à la « faute de goût » Edouard Balladur. Douleur qu’il a confirmée lors de son discours aux jeunes populaires à Marseille. Extraits :

«  Je veux une politique qui rende possible ce qui est nécessaire. Je veux tourner le dos à une politique qui explique que ce qui est nécessaire est impossible. »

« Vous voyez le chômage, la précarité, l’exclusion, et vous vous posez tant de questions sur votre avenir. Vous voyez des gens qui dorment sur le trottoir et l’enfant du tiers-monde qui meurt de faim. Vous voyez des malheureux qui sur leur pirogue affrontent l’océan pour gagner ce qu’ils croient être la terre promise et qui perdent la vie avant de toucher le rivage. Et vous n’acceptez pas que le monde qui n’a jamais été aussi riche laisse autant de pauvres sans perspective. »

«  Je veux pour vous les mêmes opportunités quand vous avez fait les mêmes études et ce, quel que soit le quartier d’où vous venez, quelle que soit la consonance de votre nom, ou la couleur de votre peau. Vous voulez la justice et l’équité entre les générations, parce que les générations qui vous ont précédés ont les créances et que vous aurez les dettes. »

« Alors je vous propose de relever le défi du chômage de la seule façon possible, en revalorisant le travail, parce que c’est le travail qui crée le travail. Je vous propose de moins taxer le travail pour enrichir le contenu en emploi de la croissance. Je vous propose de gagner plus si vous travaillez plus. Je vous propose de ne plus payer aucun impôt ni aucune charge sur les heures supplémentaires. »

Et dire que depuis 2002 (et dans certains cas depuis plus longtemps), tout cela est de l’entière responsabilité du président de la République, des autres ministres et de la majorité des parlementaires, mais pas de celle de Nicolas Sarkozy !

Peut-être plus que tout autre, Nicolas Sarkozy est un homme du sérail, qui a attendu patiemment que l’opportunité se présente. La rupture promise aujourd’hui par le candidat à la présidence de la République aura donc attendu bien longtemps.

Il y a quelques années, une ministre inventait la formule « responsable mais pas coupable ». Nous risquons cette fois-ci de retrouver le slogan popularisé par les Guignols de l’info : « A l’insu de mon plein gré  ».

Dieu que l’exercice politique est beau, surtout lorsqu’il est appliqué avec une langue de bois en chêne massif.

Sources et crédits photos

UMP
Reuter
Jacques Bellenger

Documents joints à cet article

 Nicolas Sarkozy : « A l'insu de mon plein gré ? »

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103 réactions à cet article    


  • (---.---.155.248) 11 septembre 2006 11:51

    C’est Yves.

    Alors vous dites : « Ainsi donc, Nicolas SARKOZY et sa garde rapprochée vont de semaines en semaines expliquer qu’ils ont été obligés, contraints d’appliquer des mesures ou décisions contraires à leur volonté. ».

    Puisque vous connaissez si bien l’avenir, pouvez-vous s’il vous plait me donner les numéros du loto ?

    Il y a peut-être une autre explication ? Comme par exemple de dire que Nico (j’l’appelle Nico, désolé) ne décide pas de tout. Et que donc il n’a pas à s’excuser.

    Dans mon travail je ne décide pas de tout. Quand je sens que les choses vont mal se passer, je fais de mon mieux à mon niveau pour éviter l’écueil. Je donne aussi l’alerte. Quand la catastrophe arrive, je ne dis pas « c’est pas ma faute ». Je suis solidaire de mon équipe, dans les réussites comme dans les échecs, et si je n’ai pas su la faire réussir, peut-être est-ce que je n’ai pas su convaincre ?

    On n’est jamais étranger à ce qui nous arrive. Jamais.


    • Tanvalacruchalo (---.---.35.146) 11 septembre 2006 11:54

      C’était Yves, merci de lui avoir apporté toute l’attention qu’il mérite...


    • (---.---.155.248) 11 septembre 2006 13:20

      Merci Tanvalacruchalo, j’avais bêtement oublié de signer. Si seulement ce prénom pouvait briller au firmament de la connaissance !!!

      Bon là j’ai tendu pas mal de perches, merci de ne pas vous en servir et de prendre les votres.


    • laurent (---.---.128.49) 12 septembre 2006 12:16

      Sauf que ton nico décide bien des choses en matière de police et justice et qu’en l’occurence il a dressé toute une série de textes législatifs ou circulaires inefficaces ou dangereux pour le seul plaisir de s’attirer les bravos de ceux qui croient en un discours de la « faute à l’autre ». Aucune de ses décisions n’ont été le fruit de discussions ou lectures des experts (payés par l’état notamment comme les chercheurs du CNRS ou du commisariat au plan) français ni même européens. Tous dénoncent l’aspect purement démagogique qui fragilise la démocratie et même la république. Les solutions qu’il dit apporter vont à l’encontre des propositions de ces experts et des assos de la société civile... Nico aurait il raison contre tous ? (Pour la démonstration on peut prendre le cas significatif de la Récidive... il fustige les « conditionnelles » quand partout dans le monde ces mesures divisent par deux la récidive ; il parle de lutte contre la récidive comme si cela était le péril jaune alors qu’elle est déjà en baisse ; il s’en prend au récidive de crime à crime - dont viol - qui sont de l’ordre de moins de 1% (cf PVT TOurnier CNRS)... CQFD)

      alors qu’il soit solidaire ou pas de son équipe... pourvu qu’il devienne honnéte avec la réalité...


    • cflorian 11 septembre 2006 11:53

      tout le paradoxe de sarkozy, personnage principal d’une politique qu’il condamne ! il prend vraiment les français pour des cons, et il n’a pas totalement tort. c’est comme si aux etats unis colin powel se présentait en disant que le gouvernement americain a eu tort de s’engager en irak !


      • Daniel Milan (---.---.168.4) 11 septembre 2006 12:02

        Une petite vidéo sur le grand Sarkozy !


        • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 septembre 2006 12:30

          Sympa cette video, un peu trop à la Michael Moore, mais elle a le mérite de synthétiser les idées, la démagogie, et le populisme de ce mec.

          Merci.


        • zalka (---.---.207.105) 11 septembre 2006 13:34

          Mouais, je me méfie tout de même de l’aspect « dylan avery ».

          Ce genre de montage avec coupe et extraction honteusement manipulé apporte plus souvent de l’eau au moulin de Sarko qu’à ses détracteurs.

          Dommage, car le principe de ce film (et par ailleurs de cet article) est plutot juste.


        • chantecler (---.---.146.115) 11 septembre 2006 20:42

          Marrant:j’ai cliqué sur la vidéo et j’ai vu un mec qui faisait de la muscu:je n’ai pas vraiment reconnu Sarko !


        • PatLeChat (---.---.1.57) 12 septembre 2006 20:24

          C’est vrai que ce genre de video est à prendre avec des pincettes.

          Mais il y a quand même quelques passages gratinés...

          Personnellement j’aime beaucoup « tu veux qu’on t’emmène à un transformateur ? ». A la fois sobre, calme mais ferme, un petit coté paternel...Ca me fait un peu penser à « Allons gamin, tu ne vas pas rester toute la nuit dans ce bois ! ».  smiley


        • phéline (---.---.38.152) 13 septembre 2006 16:30

          Effectivement, les flics me foutent la trouille.

          (Pourtant je suis salariée, avec un domicile, ma carte d’identité française - et blanche ! et n’ai jamais eu affaire à la police ou la justice.)

          Allez savoir pourquoi ? leurs manières et leur langage peut-être !


        • Corwinhawk (---.---.101.8) 11 septembre 2006 12:25

          Remplacez le nom de Sarkozy par n’importe quel prétendant au sein du PS et vous ferez le même constat : plusieurs fois ministre, cumul des mandats, oubli total de leur bilan catastrophique, discours alambiqués.

          Il y a peut être une différence entre certains et Sarkozy : lui n’a pas encore été premier ministre...


          • (---.---.59.170) 11 septembre 2006 12:44

            Vous voulez donc dire que Ségoléne était complice de Jospin et de son bilan catastrophique que les français on avec bon sens rejeté dans les limbes ? Pourquoi n’a-t-elle pas démissionée du PSF ? Va-t-elle chercher à nous faire croire qu’elle ignorait tout des agissements de Jospin ? Et hollande, savait-il la vérité, ou a-t-il état trompé par Jospin ? Dans ce cas il doit démissioner, car on ne peut pas se permetre d’avoir des naifs pour diriger.

            « [...] il doit être évidemment entendu que l’autorité indivisible de l’État est confiée tout entière au président par le Peuple qui l’a élu, qu’il n’en existe aucune autre, ni ministérielle, ni civile, ni militaire, ni judiciaire, qui ne soit conférée et maintenue par lui, enfin, qu’il lui appartient d’ajuster le domaine suprême qui lui est propre avec ceux dont il attribue la gestion à d’autres [...] », conférence de presse du 31 janvier 1964


            • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 septembre 2006 14:05

              C’est quoi le bilan « catastrophique de Jospin ».

              - Avoir fait passer le chomage de 12.3% en 1997 à 8.9% en 2002.

              - Avoir sorti plus de 600000 personnes de la pauvreté et de l’extrême pauvreté.

              - Avoir eu une croissance, non seulement soutenue, mais supérieure à celle du reste de la zone Euro pendant 5 ans.

              Avoir stabilisé puis réduit légèrement la Dette publique de la France.

              - Avoir respecté l’obligation d’avoir moins de 3% de déficit publique.

              - Et tout cela en réduisant sensiblement le temps de travail, et préparant l’arrivée de l’Euro, en orgainsant la professionalisation de l’Armée (voulue par Chirac)...

              C’est tout de même un peu mieux que le bilan du gouvernement actuel qui se félicite des bons chiffres du chomage qui ont retrouvé leur niveau de 2002, et de la baisse du nombre de tué sur les routes, baisse qui a en fait commencé au milieu des années 70 (16000 mort à l’époque).


            • JC BENARD (---.---.92.11) 11 septembre 2006 14:15

              Vous oubliez que c’est la majorité présidentielle qui est aux mannettes depuis 5 ans et à l’élysée depuis 1995.

              Nous verrons bien comment les communicants de l’UMP arriveront à justifier leur non responsabilités pendant ces périodes.


            • kraen (---.---.20.189) 11 septembre 2006 15:13

              [quote]Va-t-elle chercher à nous faire croire qu’elle ignorait tout des agissements de Jospin ? Et hollande, savait-il la vérité, ou a-t-il état trompé par Jospin ?[quote]

              Je souhaitais rassurer la plupart des lecteurs : à la lecture de ce passage on pourrait penser qu’un quelconque complot d’état s’est ourdi durant la législature de Jospin. Il n’en est rien, ce n’est là que le fruit d’une lecture de l’actualité au travers d’un prisme déformant...

              Quant à savoir si « Dans ce cas il doit démissioner, car on ne peut pas se permetre d’avoir des naifs pour diriger. » c’est une question qu’il revient aux socialistes de trancher, eux seuls ayant à décider de qui les « dirigera ». Socialistes dont, à coup sur, ne fait pas parti l’auteur de ces quelques « vérités ».

              Quant à Sarko l’idole, aujourd’hui il est à New York. Il n’est pas impensable qu’il y croisera des caméras.


            • Fred (---.---.155.75) 11 septembre 2006 16:55

              @ Anthony

              Concernant les chiffres que vous indiquez, vous voulez dire que des que Jospin est apparu au pouvoir tout a commencer a baisser sans qu’il n’est passe la moindre mesure. N’y a t-il pas de decalage entre le vote de loi et ses effets ? Dans ce cas, ne pouvons nous pas imputer une partie de la remontee du chomage et autres consequences economiques (entamee sous Jospin) au vote de lois sous son gouvernement (je parle bien sur de la loi que vous semblez aimer les 35heures) ?


            • PatLeChat (---.---.1.57) 12 septembre 2006 20:38

              Ségo n’a jamais été ni ministre de l’économie et des finances ni ministre de l’intérieur, ni numéro deux du gouvernement.

              Son apport (en bien ou en mal) dans le gouvernement Jospin n’a rien à voir avec celui de Sarko dans le gouvernement actuel.

              Ségo n’a pas non plus été une intime de Jospin contrairement à Sarko qui était un ami de la famille Chirac jusqu’il y a peu.


            • La Taverne des Poètes 11 septembre 2006 12:50

              Du copier-coller de biographie et de discours agrémenté de quelques formules de Guignols ! Déception. J’attends donc votre prochain (vrai) article.


              • JC BENARD (---.---.92.11) 11 septembre 2006 14:10

                Mon cher poète,

                Lorsque les citations parlent d’elles mêmes, il est normal de les reprendre. Qu’auriez vous pensé si j’avais écrit ce papier avec des : Il me semble, il paraît et on s’accorde à penser !!!

                le but de ce papier est de réflechir sur la responsabilité des actes en politique.

                Cordialement


              • Augustin de Collaincourt (---.---.129.245) 11 septembre 2006 23:52

                Les citations parlent rarement d’elles memes, par contre on peut leurs faire dire bien de choses. C’est ce a quoi vous vous etes atteles...


              • Emmanuel (---.---.87.194) 11 septembre 2006 13:26

                On peut rajouter le fait que Sarkozy a été longtemps le compagnon de Claude Chirac et donc, quand on connait les liens liant Chirac et sa fille, un peu le « fils spirituel » de jacques Chirac.


                • aureeelie (---.---.29.67) 11 septembre 2006 13:36

                  Ce pourrait être beau, ce qu’il dit, monsieur Sarkozy... si on arrivait à croire qu’il le pense vraiment.

                  Mais il y a quelque chose qui me choque depuis longtemps : Sarkozy, ministre des finances, donc chargé d’une tâche publique, au service de la Nation française, se voit proposer la présidence de l’UMP, son parti politique. Et Chirac lui donne pour alternative : le ministère ou l’UMP. Il est élu président de son parti, et, voulant ne surtout pas compromettre sa carrière personnelle, il démissionne, et donc abandonne sa fonction ministérielle. En résumé, il laisse tomber sa tâche envers la France, les citoyens, pour pouvoir mieux s’occuper de SA carrière, et, si vous me le permettez, SA gueule. Et la seule réaction que j’ai eu a été : « Mais ils (les politiques) font tous ça ! » Et donc, c’est normal, pas de quoi s’alarmer, on doit se sentir confiants envers quelqu’un qui a publiquement et sans aucune confusion possible, délaissé son devoir national pour ses propres intérêts ?


                  • Cédric (---.---.89.94) 11 septembre 2006 14:13

                    Nicolas Sarkozy a en effet appartenu et il appartient toujours au gouvernement depuis 2002.

                    Néanmoins on ne peut nier que Nicolas Sarkozy ne fut à chaque fois qu’un « employé » dans « l’entreprise » France. Je m’explique Nicolas Sarkozy propose une rupture avec ce qui se fait depuis 30 ans. La rupture il l’a fait au Ministère de l’intérieur avec des lois et en prenant des dispositions qui ont a la fois été contestés a gauche mais aussi à droite Debré, Villepin et même Chirac ont parfois condamné les propos ou agissements du Ministre de l’intérieur.

                    Pour le reste qui peut croire que concernant l’Education, le chômage ou même la culture Nicolas Sarkozy a été associé de près ou loin aux décisions. Sur le chômage c’est Jean Pierre Raffarin et ensuite Dominique de Villepin qui ont mené la « bataille » pour l’emploi ! Il suffit de remonter aux dires de Nicolas Sarkozy depuis 1993 et ils n’ont pas changé depuis pour comprendre que Nicolas Sarkozy a une vision totalement différente en matière de traitement du chômage ou d’éducation.

                    Deux exemples : • Sur le chômage : Nicolas Sarkozy propose depuis toujours et l’a même proposé lorsqu’il était en fonction au gouvernement que un chômeur qui touche des allocations doive en même temps travailler bénévolement dans une administration. Raffarin, Villepin et Chirac s’y sont toujours refusés ! • Sur l’éducation : Nicolas Sarkozy propose que l’on supprime la carte scolaire. Là encore Raffarin, Villepin et Chirac refusent !

                    De ce fait qui peut croire que la politique mené depuis 2002 - excepté la politique du Ministère de l’Intérieur - est la même politique que Nicolas Sarkozy ?


                    • zalka (---.---.216.4) 11 septembre 2006 14:25

                      C’est bien connu, le chef du parti majoritaire à l’assemblée nationale est une personnalité sans la moindre influence.

                      Et puis Sarkosy est la véritable incarnation de la rupture. La preuve, avec la nouvelle loi sur l’immigration de cette année, il a rompu avec le laxisme de sa propre loi sur l’immigration de 2002.


                    • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 septembre 2006 14:26

                      N’a-t-il pas été élu président de l’UMP, groupe majoritaire à l’Assemblée Nationale !!

                      Soit, il est le président d’un parti fantoche, soit il se fout de notre gueule !! Personne ne dit qu’il avait « les pleins pouvoirs », et que le clan Chirac ne lui faisait pas barrage, mais il avait la possibilité de censurer le gouvernement, et d’en négocier un autre avec Chirac. Mais c’est un lâche doublé d’un calculateur donc cette option, trop dangereuse devait être écartée.

                      De plus, s’il avait mis en place ces réformes avant l’élection présidentielle, on se serait rendu compte de leurs effets négatives et ...

                      Une autre chose est assez choquante : il a été élu président de l’UMP avec une écrasante majorité, mais il n’a pourtant pas tant de soutiens que cela chez les cadres du parti. En fait, depuis qu’il dirige le parti, il manipule ses militants, avec son style très populiste, et il tient les « barons » du parti par le système du bâton et la carotte.

                      Ca promet !


                    • (---.---.38.140) 11 septembre 2006 16:10

                      @ cedric Il ne gouvernera pas tout seul ton « Sarkozy »...


                    • travail salaire et capital (---.---.152.148) 18 septembre 2006 22:04

                      vive sarko vive sarko


                    • chiffo (---.---.86.34) 11 septembre 2006 14:35

                      De plus, c’est tout le gouvernement (Borloo, Perben, Copé, Dutreil ...) qui dans la journée nous expliquera combien est excellente leur action au gouvernement et qui le soir, dans les tribunes électorales, nous affirmera que vraiment il faut « rompre » avec cette politique totalement inefficace et voter NS.

                      Effectivement, c’est pas facile à faire passer comme message !

                      A tout le moins, il manque à droite un candidat de la continuité.


                      • (---.---.105.147) 11 septembre 2006 14:38

                        Agoravox se situe nettement à gauche ; c’est clair.


                        • (---.---.59.170) 11 septembre 2006 14:44

                          Extréme gauche, plutôt.

                          A ce sujet un livre trés interessant révéle que 66% des sympathisants du PS trouve qu’il y a trop d’impôts et d’Etat en France. Voila donc des gens qui sont en gros d’accord avec Sarko. Ca promet de sacrés disputes dans le partie, car les autres sont altermondialiste, hipie, communistes, etc... et pour plus d’impots et plus d’Etat et de Lois.

                          Gauchistes, retournez dans votre maison de retraite, c’est le XXIéme Siécle ici !


                        • chiffo (---.---.86.34) 11 septembre 2006 14:50

                          Certes, mais en terme d’efficacité électorale, pour la droite, faut il prôner la rupture ou bien la continuité (par exemple pour la politique de sécurité, de l’emploi,...) ?


                        • Panama (---.---.198.59) 11 septembre 2006 15:07

                          Finalement, quest-ce que ça peut faire ce qu’il a fait ou dit dans le passé ?

                          Tout ce qui compte, c’est ce qu’il va promettre à ses électeurs s’ils l’élisent.

                          C’est quoi son slogan déjà ? Ah oui, « la France d’après » smiley .

                          Finalement, ce vieux renard (requin ?) de Chirac a peut-être raison : Sarkosy n’a finallement que très peu de chances de se faire élire en 2007.


                          • cflorian 11 septembre 2006 15:08

                            autre exemple de la politique de rupture de sarkozy, la privatisation de gdf discutée à l’assemblée et qui sera votée par l’ump alors qu’un ministre de l’économie N S avait promis que l’état resterait majoritaire. j’aimerai bien connaitre son avis sur le sujet, là on ne l’entend pas beaucoup.


                            • cédric (---.---.89.94) 11 septembre 2006 15:09

                              Nicolas Sarkozy est Président du Partie majoritaire qui contrôle l’ensemble des parlementaires certes mais honnêtement c’eu été de l’irresponsabilité de la part de Nicolas Sarkozy de dire aux parlementaires :

                              Voilà je ne suis que n°2 du gouvernement (donc pas n°1, Président) et Président de l’UMP alors j’exige que vous fassiez mon programme, le programme de Nicolas Sarkozy alors même que le président de la République c’est Chirac et le 1er ministre c’est Villepin. Je décide vous exécutez comme dirais « l’autre ». Nicolas Sarkozy ayant pris la présidence de l’UMP (ex parti du président) a simplement décidé d’imaginer un projet sur la base de ses convictions, un projet à la vue et au su de tous et de construire ce projet pour 2007.

                              Pour ce qui est de sa gestion de l’UMP quand je lis « il n’a pas autant de soutiens chez les cadres de l’UMP... » Plutôt chez les ex cadres chiraquiens mais actuellement tous les cadres ont été renouvelé par des élections et choisis par les militants de fait à l’heure actuelle les ¾ des cadres sont Sarkozyste.

                              En outre concernant la loi sur l’immigration quoi de plus normal que de renforcer une loi déjà existante. Si la première sur l’immigration de Sarkozy avait « échoué » ce qui reste a prouver le plus choquant c’eu été de rester les bras croisés et dire j’ai échoué bon ba je laisse tombé non ???? Au contraire il fait une deuxième loi pour gommer les imperfections de la première. De toute façon vaut mieux agir 2 fois que pas du tout !!!! Quand on voit que c’est Sarkozy qui a fait la première sur l’immigration depuis 30 ans on se demande si les anciens ministres de l’intérieur n’étais pas de simples soufiffres du Président. Mais bon j’oubliais qu’ils agissaient dans la continuité et non dans la rupture...


                              • cédric (---.---.89.94) 11 septembre 2006 15:23

                                La Privatisation de GDF ? C’est simple la encore Nicolas Sarkozy s’était effectivement engagé a ce que l’Etat reste majoritaire, seulement voilà une nouvelle fois Le président de la République, Le Premier Ministre et le nouveau Ministre des Finances veulent revenir sur cela et privatiser GDF. De ce fait que doit faire Sarko ?? Dire aux députés c’est moi qui vous commande donc on ne vote pas le texte déposé par le Premier Ministre et soutenu par le Président de la République et le ministre des finances ?? Le Résultat une nouvelle fois un spectacle de déchirement de la droite française !

                                Au lieu de cela Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour la privatisation de GDF donc OUI en reniant ce qu’il avait fait, mais prouvant une nouvelle fois que cela venait de plus HAUT que lui et que sa responsabilité était de soutenir le gouvernement. Tout en disant clairement que s’il avait été pleinement aux manettes il aurait agit différemment.

                                Les français comprennent très bien que Jacques Chirac et tous les Chiraquo-Villipinistes (Debré, Alliot Marie, Baroin, Copé etc.) sont des « gaullistes » et que Nicolas Sarkozy et ses proches (Hortefeux, Estrosi, Devedjian, Morano etc.) sont des libéraux. Par conséquent une même famille certes : la droite mais deux visions de la France donc une politique différente a chaque fois.


                              • cflorian 11 septembre 2006 16:18

                                donc en fait il s’engage et engage son parti dans un gouvernement qui applique une politique avec laquelle il est en désaccord. ses idées passent bien en second plan derriere sa carriere personnelle, il est beaucoup plus important d’être ministre que d’être fidéle en ses idées. au moins bayrou est honnete de ce coté là.

                                la politique est un engagement personnel pour les citoyens, pas une entreprise où le chef est tout puissant. il fait parti du gouvernement, il ne faut pas qu’il se cache derriere le president ou le premier ministre et parler de rupture. c’est d’autant plus hypocrite quand on critique la gauche sur la politique des années 80-90.


                              • PatLeChat (---.---.1.57) 12 septembre 2006 20:47

                                Sarko est LE leader de la droite et, le plus important pour les parlementaires, il est le patron de l’UMP et a la haute main sur les candidatures aux legislatives. Par conséquent, aujourd’hui être anti-Sarko à l’UMP c’est prendre un sérieux risque pour sa carrière politique.

                                Donc maintenant ce n’est peut-être pas encore « il décide et ils exécutent » suivant la formule célèbre mais son influence sur les parlementaires UMP est conséquente.


                              • (---.---.59.22) 11 septembre 2006 15:32

                                « Nicolas Sarkozy pourra-t-il sans hésiter renier le bilan des années Chirac, du RPR et de l’UMP ? »

                                Il le pourra d’autant plus facilement que ses électeurs potentiels ne le jugent pas sur un bilan, dont il se distance, mais sur les intentions qu’il réussira à se faire prêter 1)...

                                Ce n’est pas en les créditant d’une démarche rationnelle et réfléchie qu’on comprend les électeurs, c’est en reconstituant ce qu’ils éprouvent, ce qu’ils ressentent.

                                1) Qu’il a déjà réussi en partie à se faire prêter, avec des termes comme « racailles » et « karcher », montés en épingle par ceux qui croient le combattre et qui, en réalité, font sa promo... Mais oui, sa promo. C’est bête, non ?


                                • (---.---.59.170) 11 septembre 2006 15:52

                                  Sarko n’était pas du tout présent lors du sptena de CHirac, et s’il est devenue le chouchou des electeurs, c’est justment parce qu’il réclame des réformes que chirac refuse de faire. Lui répondre qu’il n’avait qu’à les faire, bof. Si chirac était de droite, Thatcher, ca se saurait. Libéralisez moi tout ca !

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