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Accueil du site > Actualités > Politique > Nicolas Sarkozy élu : braquage à l’italienne

Nicolas Sarkozy élu : braquage à l’italienne

Comparons la situation du vainqueur présent en France avec celle d’un vainqueur passé, de l’autre côté des Alpes : Silvio Berlusconi. Puis déduisons-en ce que pourrait être 2012.

Nicolas Sarkozy a remporté cette élection présidentielle. Il l’a fait en rassemblant massivement sur son nom les voix de la droite, de l’extrême droite, et du centre-droit. Il l’a fait en s’appuyant sur un programme qui combinait, d’une part, un libéralisme économique et social assumé, et d’autre part, la réhabilitation des valeurs morales traditionnelles de la droite. Il a par ailleurs bénéficié, objectivement, du soutien de fait de la majorité des médias du pays.

Il y a de cela quelques années, Silvio Berlusconi remporta les élections législatives italiennes. Il le fit en rassemblant massivement sur son nom les voix de la droite, de l’extrême droite, et du centre-droit. Il le fit en s’appuyant sur un programme qui combinait, d’une part, un libéralisme économique et social assumé, et d’autre part, la réhabilitation des valeurs morales traditionnelles de la droite. Il bénéficia par ailleurs, objectivement, du soutien de fait de la majorité des médias du pays.

Je n’ignore pas que faire ce parallèle peut sembler choquant ou excessif en première lecture. J’ajoute donc immédiatement une différence majeure entre Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi : le président du Conseil italien était lui-même propriétaire de l’essentiel des médias soutenant sa campagne. Pour le reste, je maintiens le parallèle, aussi bien sur la stratégie employée pour gagner que sur des aspects plus secondaires, comme par exemple leur goût commun pour les déclarations provocantes attirant sur eux l’attention médiatique.

Une fois ce parallèle posé, déduisons-en un essai de prédiction sur ce dont accouchera le mandat de Nicolas Sarkozy.

Pendant cinq années, le gouvernement de Silvio Berlusconi appliqua sa politique économique et sociale avec détermination, sans laisser de place pour la négociation ou le compromis. Il en résulta pour ce gouvernement, en bonne logique, un soutien sans faille du socle dur de l’électorat qui l’avait porté au pouvoir. Et il en résulta, dans le même mouvement, un rejet progressif et de plus en plus marqué de la politique de ce gouvernement par tout ce qui n’était pas partie prenante de ce socle dur. La législature berlusconienne trouva donc son épilogue dans un combat électoral acharné et très serré entre, d’un côté, le socle dur de l’électorat de ce gouvernement, et de l’autre, une coalition hétéroclite allant du centre jusqu’à l’extrême-gauche. Une coalition arc-en-ciel, pour ne pas dire bordélique, qui n’avait pu voir le jour que grâce au rejet de la politique de Silvio Berlusconi en guise de puissant ciment unificateur. In fine, la victoire se joua aux points, et fut remportée par la coalition arc-en-ciel de Romano Prodi.

Déduisons-en un scénario « à l’italienne » pour le mandat de notre nouveau président.

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy appliquera sa politique économique et sociale avec détermination, sans laisser de place pour la négociation ou le compromis. Il en résultera pour ce gouvernement, en bonne logique, un soutien sans faille du socle dur de l’électorat qui l’a porté ce soir au pouvoir. Et il en résultera, dans le même mouvement, un rejet progressif et de plus en plus marqué de la politique de ce gouvernement par tout ce qui n’est pas partie prenante de ce socle dur. Ainsi, dans cinq ans, la présidence sarkozienne trouvera son épilogue dans un combat électoral acharné et très serré entre, d’un côté, le socle dur de l’électorat de ce gouvernement, et de l’autre, une coalition hétéroclite allant du centre à l’extrême gauche. Une coalition arc-en-ciel, pour ne pas dire bordélique, qui n’aura pu voir le jour que grâce au rejet de la politique de Nicolas Sarkozy en guise de puissant ciment unificateur.

Reste à savoir si le combat aux points sera alors remporté par le camp des sortants, ou par la coalition arc-en-ciel de rejet. Reste à savoir également qui reprendra, pour la version française de cette commedia dell’arte, le rôle tenu en Italie par Romano Prodi.

Thomas Guénolé


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82 réactions à cet article    


  • aurelien 7 mai 2007 11:02

    Le fait que Sarkozy ne soit pas directement propriétaire des médias fait qu’il est encore plus dangereux que Berlusconi. Le totalitarisme moderne a évolué de manière beaucoup plus insidieuse et sait tirer des erreurs commises par ses prédécesseurs.

    sur la « médiacratie » :


    • aurelien 7 mai 2007 11:02

      tirer « profit »


    • selcuk 7 mai 2007 11:58

      merci pour le vidéo. Il est excellent : surtout le moment où le fond derrrière Ségo devient tout rouge après le rappel de petit facho sur l’international...  :)


    • l’apprenti humaniste 7 mai 2007 20:32

      ridicule

      je me pose des questions sur les médias, mais ce n’est sûrement pas en montrant du doigt des coïncidences qu’on fera avancer. Le rouge ne veut rien dire. Qui l’avait remarqué ? D’ailleurs beaucoup de voix d’extrême gauche ont manqué à Ségolène dimanche.


    • l’apprenti humaniste 7 mai 2007 20:46

      comment peut-on commenter les autres RIDICULES informations du site ?


    • les collines L’accompte S 7 mai 2007 23:22

      J’avais remarqué le fond rouge juste aprés l’internationale socialiste citée par sarko et j’avais trouvé cela édifiant.C’est d’ailleurs mon premier commentaire sur agoravox aprés le débat,commentaire paru dans sur un article écrit par aurélien sur le pluralisme des médias et qui avait lui-même remarqué ce phénomène... voilà ce que j’écrivis : Aprés le débat sego/sarko je cherchais un article sur AV pour pouvoir y témoigner d’un phénomène étrange qui m’a surpris lors de sa retransmission mercredi soir.Voilà :à un moment donné plus exactement entre 59.00s 59.30s du temps de parole de s royal,celle-ci s’est retrouvée sur fond rouge !,et cela pendant une bonne seconde.Alors berlue,paranoia de ma part,j’en doutais et vérifications faites sur internet je n’avais rien rêvé.Ce fait pour le moins curieux s’est produit juste aprés une intervention de NS sur l’internationale socialiste.Ségo sur fond rouge,c’était le « che ».Que puis-je pensé de cela ? image subliminale ? l’orage ? manipulation ? je n’ose pas penser qu’en france un procédé digne (indigne ?) d’une bd puisse etre inséré dans une campagne de présidentielle et dans quel but ?(là,je me gausse).Vous pouvez le vérifier et à vous de vous faire un avis.


    • Hesoneofus 8 mai 2007 13:01

      J ai bien vu le flahs fond rouge depuis internet en TVvOD. Mais je me souviens aussi d ’un flash nfond bleu apparut un peu plus tard derriere sarko. Manipulation des media ? peut etre ? Mais je vous avoue , a la reflection, ca ressembler plus a un test grandeur nature de pyschologie et de manipulation. Je ne pense pas que c est été le fruit d’un des candidat... pour vous dire au debut, j ai cru que ca serait a l avantage de la candidate qui ont ette acquis a la madone. Non, je suspecte plutot un groupe au sein de France2, d’avoir fait un test grandeur nature, couplé avec le sondage en ligne , seconde par seconde,de arte VOD. Je crois a l independance des medias, mais qui ne servent ni le peuple, ni les politique, mais bien leurs propres interets. D’ailleur, leurs manipulation devienne de plus en plus visible car maintenant il est tres facile de recoupé l’information grace a internet, pire d’en voir la source (voir le monde et son article la veille des election sur des gamin de 11 ans qui aurait été fiché genetiquement, intox sorti par le comité d extreme gauche,belacio , en premier). Donc OUI les medias manipulent, le peuple, mais aussi les politiques, dans leurs propres interets, marchands ou d’influence, ou meme parfois personnel. Vive la presse en ligne libre !!!! vive agora vox


    • PasKal 8 mai 2007 14:10

      LA « RIPOUX-BLIQUE SARKOZYSTE » - VUE DE L’ETRANGER...

      .

      Journal Suisse « LA TRIBUNE DE GENEVE » , du mardi 8 mai 2007 :

      http://tdg.ch/

      (quote)

      « LES COPAINS D’ABORD »

      LE PUISSANT RÉSEAU ÉCONOMIQUE DE NICOLAS SARKOZY

      Rarement un président de la République française n’aura pu compter autant sur le soutien de grands capitaines de l’économie hexagonale. Et pour cause. Ces patrons-là ne sont pas seulement traditionnellement de droite ; ils ont également grandi avec Nicolas Sarkozy dans sa ville de Neuilly-sur-Seine et ont tous recouru à un moment ou un autre à ses talents d’avocat d’affaires.

      Tour d’horizon de cette fratrie solide, mais qui ne manquera pas de lui demander un ren­voi d’ascenseur sur des dossiers aussi chauds qu’urgents.

      .

      1) EDOUARD DE ROTHSCHILD

      L’héritier de la banque française du même nom est sans doute l’ami le plus atypique de Sarkozy et le patron de presse qui aura le plus de peine à imposer ses préférences politiques à « sa » rédaction. Edouard de Rothschild est en effet le nouveau propriétaire et le sauveur du quotidien LIBERATION, qui a pris très ouvertement parti pour Ségolène Royal. Si le flamboyant quadragénaire - qui cultive son originalité - affirme « détester les mondanités » et ne pas « se rendre à Libération en limousine avec chauffeur » , il n’en est pas moins parvenu à éliminer le fondateur du quotidien Serge July et à limiter fortement la codécision des journalistes.

      Edouard de Rothschild affiche pour modèles politiques Tony Blair, Yitzhak Rabin et Bill Clinton. Mais le banquier millionnaire, passionné de sports équestres, ne s’en cache pas : l’étape suivante de sa carrière pourrait bien se faire... en politique, pourquoi pas dans un gouverne­ment « d’ouverture » tel que voulu par son ami Nicolas : « Je ne pense pas, vient-il de déclarer, que le nom de Rothschild empêche quoi que ce soit. »

      .

      2) MARTIN BOUYGUES

      Le quinquagénaire est certes l’héritier de la plus grande chaîne de télévision privée d’ Europe, TF1, et, à ce titre, a clairement veillé à ce que TF1 soutienne le candidat Sarkozy. Mais il contrôle surtout le numéro un mondial du bâtiment, le groupe Bouygues précisément.

      Martin Bouygues est le plus proche ami du nouveau président, étant en contact avec lui au jour le jour : il fut d’ailleurs l’un des témoins de son mariage avec Cécilia et devint, peu après, le parrain de leur fils...

      Cette proximité va sans doute lui permettre de régler une acquisition qu’il juge prioritaire depuis deux ans déjà : celle du groupe Areva, fabricant de chaudières pour les centrales nucléaires et fournisseur d’uranium, dans lequel l’ Etat français détient la majorité du capital.

      Depuis deux ans, cette OPA s’est heurtée au refus du gouvernement Dominique de Villepin. Or, la privatisation d’ Areva figure parmi les priorités de Nicolas Sarkozy, une stratégie soutenue par la présidente du groupe nucléaire, Anne Lauvergeon, qui pourrait rejoindre très prochainement le gouvernement Sarkozy...

      La mise en Bourse prévue d’ Areva pourrait ainsi permettre à Bouygues de réaliser cette prise de contrôle tant espérée (pour quelque 20 milliards d’euros), afin de créer un géant mondial de l’énergie conventionnelle et nucléaire, alliant Alstom (dont Bouygues contrôle déjà 25% du capital), Bouygues et Areva.

      .

      3) ARNAUD LAGARDERE

      Nicolas Sarkozy parle de lui comme de « son frère jumeau ».

      L’héritier du groupe éponyme et fils de feu Jean-Luc Lagardère est l’autre ami d’enfance de Neuilly du président français.

      Et c’est un euphémisme que de dire qu’ Arnaud Lagardère a attendu avec impatience l’arrivée au pouvoir de son copain Nicolas, faisant même renvoyer le rédacteur en chef de Paris Match, Alain Genestar, pour avoir l’an dernier publié des photos de Cécilia avec son amant. Et pour cause. Le patron du groupe de presse Hachette Filipacchi Arnaud Lagardère est plongé jusqu’au coup dans le fiasco du groupe aéronautique EADS, maison mère d’ Airbus, un fiasco qui fragilise à ce point son conglomérat que l’on parle de plus en plus souvent d’ OPA sauvage sur le groupe Lagardère.

      Coactionnaire avec l’allemand Daimler Chrysler d’ EADS, le quadragénaire a été mis sous pression par la « chiraquie » pour recapitaliser le géant européen de l’aéronautique. Refus net d’ Arnaud Lagardère, peu attiré par cette activité industrielle qui a d’ailleurs provoqué un plongeon de 56% du bénéfice net de son groupe en 2006.

      Nicolas Sarkozy, favorable, lui, au retrait de Lagardère d’ EADS, songerait à remplacer son « frère jumeau » dans l’actionnariat par un autre de ses « amis » , Serge Dassault évidemment, par ailleurs propriétaire du Figaro.

      .

      4) BERNARD ARNAULT

      L’homme le plus riche de France, la septième fortune mondiale, est le troisième meilleur ami de Nicolas Sarkozy et fut, à ce titre, l’autre témoin de mariage du nouveau président français avec Cécilia...

      Bernard Arnault contrôle ainsi le leader mondial du luxe, le groupe LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy). Si le roi du CAC40 - qui vient de franchir historiquement les 6000 points avec l’élection de Nicolas Sarkozy - n’a pas de faveur particulière à demander à l’ Elysée, il sera sans doute gré à son compagnon de route en politique de le soutenir dans l’ OPA majeure et inamicale qu’il vient de lancer sur le géant français de la distribution Carrefour.

      Grâce à leur amitié conjointe avec Arnaud Lagardère, il pourra également toujours compter sur une bonne couverture par Paris Match, à l’instar de celle qu’il avait obtenue lors du mariage de sa fille, où Bernadette Chirac et Nicolas Sarkozy figuraient parmi les hôtes d’honneur.

      Enfin, en tant que propriétaire du quotidien économi­que La Tribune, il pourra continuer àoffrir son soutien aux réformes économiques...

      .

      5) DOMINIQUE DESSEIGNE

      Ce notaire français, lui, n’est pas un héritier comme Lagardère, Bouygues ou Dassault. Mais Dominique Desseigne ne s’est pas vraiment fait tout seul.

      Le tout nouveau patron du leader des casinos, le groupe Barrière (propriétaire notamment du Casino de Montreux), a en effet épousé la fille de Lucien Barrière, dont il est veuf depuis 2001. Le milieu du jeu n’étant pas un monde de tout repos, Dominique Desseigne a beaucoup à obtenir de Nicolas Sarkozy, dont il ne cesse de clamer que « c’est grâce au maire de Neuilly qu’il parvint à prendre le contrôle du groupe Barrière »...

      Les casinotiers français Partouche et Barrière espèrent en effet accéder aux jeux sur Internet, où les paris représenteront bientôt une masse de 150 milliards de dollars, et qui leur sont pour l’heure interdits par la loi française pour cause de lutte contre le blanchiment d’argent.

      En février dernier, Nicolas Sarkozy - qui, en tant que ministre de l’ Intérieur, a pourtant fait voter cette loi d’interdiction - a mis de l’eau dans son vin, se disant disposé à « envisager une mise en concurrence des jeux en ligne, pour peu qu’ils soient taxés convenablement » .

      Le nouveau président s’est-il laissé convaincre par son excellent ami Bernard Laporte (par ailleurs sélectionneur de l’équipe nationale de rugby et propriétaire du casino de Saint-Julien). Toujours est-il que la pause que s’est octroyée dimanche soir Nicolas Sarkozy au Fouquet’s ne relève sans doute pas du hasard : le célèbre restaurant parisien, transformé en palace de luxe, a récemment été racheté par... le groupe Barrière et son ami Desseigne !

      (unquote)

      .

      C’est plus la « République des Copains » (La Tribune de Genève se trompe), mais bien plus surement ...LA RIPOUX-BLIQUE DES COQUINS !!

      En tous cas ça en dit long sur l’image de la France à l’étranger et sur cette « RipouxBlique de Sàrközy » qui s’avance, les doigts crochus prêts à se jeter sur l’argent public pour se goinfrer comme des porcs...

      Je sens qu’on va TRES vite regretter les ’menus frais de bouche’ des Chirac, qui avaient pourtant fait ’scandale’ hier...

      Avec les Sàközy-de-Nagy-Böcsa ont va passer sans transition de « l’amateurisme » ’bon-enfant’ des Chirac .....aux ’petits cadeaux entre amis’ à « l’échelon industrielle » !


    • PasKal 9 mai 2007 08:40

      Journal Suisse « 24 HEURES » du mercredi 9 mai 2007 :

      http://24heures.ch/

      (quote)

      « Balade en yacht de luxe pour le « président de tous(?) les Français » »

      On ne s’attendait pas à ce qu’il aille Chez Momone ou au McDo. Le Fouquet’s, quand même, est un lieu extrême­ment chic pour le premier dîner du « président de tous les Français ». Le palace attenant, dans lequel Nicolas Sarkozy et Cécilia ont passé la nuit de la victoire, facture la suite à 1978 euros, un paquet d’heures supplémentaire pour un smi­card qui se lève tôt ­même rémunérées à 25% de plus. Passe encore ; il fallait fêter la consécration et le propriétaire des lieux, Lucien Barrière, est un... ’ami de la famille’.

      Aussitôt sorti des draps satinés du « quatre étoiles luxe », le futur chef d’Etat a pourtant récidivé. On nous avait annoncé une « retraite » du leader de l’UMP afin qu’il « habite sa nouvelle fonction et mesure les lourdes charges qui pèseront désormais sur ses épaules ». On avait imaginé une ferme perdue en campagne, un mas de Provence, un monas­tère ou pourquoi pas un chalet suisse. The Times of Malta nous apprend que la famille Sarkozy, arrivée en jet privé sur l’île méditerranéenne, a aussitôt embarqué sur un yacht, le Paloma de Vincent Bolloré, loué 173 000 euros la semaine (en saison basse !).

      Soixante mètres de long et tout le confort nécessaire à un « séjour d’introspection ». C’est que le sixième président de la Ve république a un défi à relever : réduire la dette publi­que et le train de vie de l’Etat, « faire mieux avec moins ».

      Autant être à l’aise pour résou­dre ce genre d’équation difficile. smiley

      Jusqu’à la proclama­tion des résultats, le candidat UMP s’était efforcé de gommer son image d’élu de Neuilly, afin de se rapprocher du petit peuple, de cette France d’en bas « qui travaille », « se lève tôt », « souffre » et vote Marie-George Buffet ou Jean­Marie Le Pen. Il en a visité des usines et des marchés, serré de ces mains trop grosses et trop rugueuses pour tenir les cuillè­res du Fouquet’s.

      Mais que les besogneux se rassurent, comme Nicolas Sarkozy l’a rappelé au lendemain du pre­mier tour à Dijon : « Jaurès disait que la nation était le seul bien des pauvres. » A ce compte là, bientôt en France, ...tout le monde sera riche !


    • aquad69 7 mai 2007 11:05

      Bonjour Thomas,

      Tout n’est pas à prendre absolument à la lettre, évidemment, mais votre article parait de bon sens.

      A-t-on fait le bilan des dégâts infligés à l’Italie par le passage de Mr Berlusconi ?

      Cordialement Thierry


      • Thomas Guénolé Thomas Guénolé 8 mai 2007 20:05

        Je voudrais réagir à quelques-unes des réponses qui ont été apportées à mon article.

        D’abord, un grand merci à celles et ceux qui sont venus ici pour s’exprimer par rapport à ce que j’ai écrit. Je suis démocrate de conviction et donc très heureux de l’existence de cette discussion.

        Ensuite, je voudrais signaler que dans l’intérêt même de cette discussion, en termes de clarté, il serait utile que les sujets abordés ne deviennent pas carrément hors-sujet. Les thèmes de cet article sont la comparaison des politiques et méthodes pour gagner de MM. Sarkozy et Berlusconi, et une anticipation de ce que devrait être l’épilogue du mandat Sarkozy à partir de la façon dont s’est déroulée et conclue la législature Berlusconi. Il peut être intéressant d’aborder des thèmes connexes, mais d’avance merci de ne pas trop dériver. smiley

        Par ailleurs, quelques intervenants me reprochent l’utilisation du mot « braquage » dans mon titre, qui pour eux suggère abusivement une prise du pouvoir par la force. Je maintiens toutefois ce titre, en l’expliquant. De mon point de vue, l’emploi du mot « braquage » évoque la mise en scène de lui-même qu’emploie Nicolas Sarkozy depuis cinq ans : l’homme d’action, l’homme fort, l’homme à poigne. En ce sens, sa mise en scène de lui-même au fil de la campagne évoquait davantage une symbolique de prise d’assaut de l’Elysée qu’une symbolique de séduction aux chandelles. L’emploi du mot « braquage » évoquant le même registre symbolique, il m’a semblé justifié d’y faire appel. Ceci, sans oublier que « Braquage à l’italienne » est le nom d’un film récent, permettant d’y associer le renvoi à la comparaison avec M. Berlusconi.

        Enfin, une ou deux interventions m’ont reproché de « contester » la victoire de Nicolas Sarkozy, voire de contester le résultat de la démocratie et donc d’être antidémocrate. A cela plusieurs réponses. Premièrement, tout comme Nicolas Sarkozy déclarait vouloir « parler de la nation sans être traité de nationaliste, » je souhaite pouvoir critiquer Nicolas Sarkozy sans être traité d’antisarkoziste. smiley Deuxièmement, il est parfaitement possible de souligner des aspects cyniques, immoraux ou déontologiquement discutables dans les conditions de victoire de Nicolas Sarkozy, sans pour autant nier la pleine légitimité institutionnelle de cette victoire. Troisièmement, du point de vue de l’analyse c’est moins la victoire présente de M. Sarkozy qui m’intéresse que le résultat qu’elle va à mon avis produire d’ici 2012 : à savoir une coalition arc-en-ciel inédite dans l’histoire politique récente de notre pays.

        Enfin, une intervention demandait quel a été le bilan de la législature Berlusconi, pour poursuivre la comparaison. Réponse : le bilan-type d’une politique économique et sociale libérale, observé aussi bien en Italie sous M. Berlusconi qu’en Grande Bretagne sous Mme Thatcher ou en Espagne sous M. Aznar. C’est-à-dire une augmentation incontestable de la croissance économique et de bons résultats en matière de chômage, au prix d’un accroissement des inégalités et de la précarité. Il est donc probable, si M. Sarkozy applique le programme sur lequel il s’est engagé, que les mêmes évolutions s’opèreront en France dans les cinq années qui viennent.

        En guise de post-scriptum, je signale qu’à l’origine cet article a été publié sur le blog dont je suis co-auteur : http://grozbulles.hautetfort.com. Les quelques intervenants de cette discussion me répondant en attaquant les socialistes seront déçus : je suis bayrouriste. smiley

        Amicalement,

        Thomas Guénolé


      • Alake Alake 7 mai 2007 11:06

        Il faut préciser aussi que Berlusconi a gagné car en face il n’y avait pas d’opposition. Aucun candidat de gauche n’a remporté l’adhésion du peuple italien.

        Rappelons aussi que tel est pris qui croyait prendre puisqu’aux dernières élections Berlusconi a été piégé par... Berlusconi . En effet, les Italiens à l’étranger ont joué un grand rôle dans cet élection. Je n’avais jamais voté pour une élection italienne car jusqu’à l’année dernière, si on voulait voter il fallait se rendre en Italie ce qui n’est pas toujours très pratique. En 2006 j’ai pu voter par courrier et je ne m’en suis pas privée pour éjecter Berlusconi. smiley

        Ensuite il faut rappeler que malgré quelques journalistes éjectés de la Rai (chaîne nationale italienne) il restait à la télévision un certains nombres d’émissions satiriques qui s’en prenaient allègrement à Berlusconi. Je pense notamment à l’émission « le Iene » sur canale 5 appartenant à Berlusconi ou encore la fameuse émission de Adriano Celentano sur Rai uno « Rockpolitik » de 2005 qui eut la bénédiction de la chaine. Lors de cette émission Celentano a battu des records d’audience et ne s’est pas privé de critiquer ouvertement Berlusconi... chose qu’on ne verra sans doute jamais en France puisque les grandes chaines TF1, France , France 3 s’autocensurent. http://www.dhnet.be/infos/monde/article/132589/rockpolitik.html

        Un certain nombre de films critiquant l’action du gouvernement sont également sortis à la même époque.

        La situation n’est pas comparable puisque les télévisions et les journalistes français ont commencé à s’autocensurer avant même que Sarkozy soit élu ce qui est encore plus grave.


        • aurelien 7 mai 2007 11:33

          @ Ludovic,

          Oui, mais tout cela n’est vraiment pas très sérieux...


        • Alake Alake 7 mai 2007 11:35

          Je parlais des grandes chaines nationales qui sont bien souvent le seul moyen que les français ont d’accéder à l’information.


        • Biales 7 mai 2007 18:07

          Les canards enchainés et autre Charlie Hebdo ont été marginalisés par l’UMP et donc les gens les lisent pour se marrer, plus pour s’informer malheureusement. Ils ne croient plus à ce qui y est écrit. Hier soir j’entendais même Mr Copé tenter de marginaliser libération pour le décrédibiliser aux yeux des français. Quelle presse restera il à l’opposition pour prendre position ? Nous vivons une époque bien triste.


        • NEUF 7 mai 2007 20:16

          Au premier tour, les lecteurs du Figaro ont mis NS en tête, normal, c’est un journal de droite ; les auditeurs de France Inter l’ont mis en 3ème position, normal, c’est une radio de gauche. 19 smiley


        • l’apprenti humaniste 7 mai 2007 20:50

          notre époque est surtout triste car des gens votent en fonctions de fausses infos qu’ils ont vues dans ces journaux

          j’adore les Guignols, mais quand on voit la marionnette de Sarko dire que ça lui fait chaud au coeur de voir un flic taper un arabe, ça fait peur... smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


        • l’apprenti humaniste 7 mai 2007 20:54

          pas de la faute de la droite si seuls les journaux dits « de droite » divulguent de l’info sérieuse...

          et les Français qui l’ont mis en 1ère position les deux fois, c’est ça qui compte non ?

          nous vivons une époque bien triste, ou l’on ose plus afficher ses choix républicains parce qu’on a peur... oui j’ai peur de me faire huer ou pire par des ivrognes bourrage de crânisés...personne n’ose plus s’afficher sarkozyste parce que les media l’ont dépeint fasciste, brutal, raciste... smiley pour son bien évidemment puisqu’il les contrôle tous smiley


        • timshaka 7 mai 2007 11:13

          La question est également de savoir si ça va marcher...y’a quand meme quelques trucs à faire dans ce pays...donc si NS les fait tant mieux, quitte à passer pour le méchant. En tout cas il faut que le PS soit dynamité en deux, et que la sociale-démocratie existe en France. On aura alors un pays qui ira vers le progrès, avec une opposition constructive. Quand aux extrèmes, laissons les avec leurs reves et leurs cauchemards !


          • herve33 7 mai 2007 13:37

            Et oui , la principale cause de la victoire de Nicolas Sarkozy , c’est le PS et ses éléphants . Incapable de se rénover , la meilleure preuve , ce sont toujours les mêmes têtes que l’on voit , comme Fabius ou Hollande , il faut etre vraiment aveugles pour voter pour des tâches pareilles . Avec une gauche pareille , c’est certain , l’UMP et la droite dure décomplexé est là pour plusieurs décennies .


          • phil.fr 7 mai 2007 11:16

            ségo avait sa chance, mais nico a gagné parce qu’il était le meilleur. c’est une chance pour la france d’avoir un candidat choisi par adhésion et non par rejet comme lors des élections précédentes : rejet de giscard, rejet de jospin, rejet de le pen ... pas de chance pour ségo : elle avait des atouts, mais elle est tombé sur la classe au-dessus.


            • BlueTemplar BlueTemplar 9 mai 2007 13:01

              Si Sarkozy a gagné, c’est principalement parce qu’il avait un meilleur « plan com ». Le fait qu’il soit meilleur ou pas n’a malheureusement pas grand chose à voir la-dedans...


            • tvargentine.com lerma 7 mai 2007 11:57

              Les citoyens ont voté en masse pour Nicolas Sarkozy,alors il convient ici de respecter un président élu avec une grande majorité.

              Que nos amis encarté PS qui ont amené une defaite annoncée avec une candidate « marketing » qui n’avait RIEN à proposer pour un électeur de gauche,respectent la République et la démocratie

              Pour aider à une restructuration du PS le plus rapidement possible avec de nouveaux dirigeants moins proche des bobos et plus pres des préocupations quotidiennes des citoyens il convenait d’aller voter SARKOZY

              C’est l’une des raisons qui m’on fait aller voter SARKOZY


              • Icks PEY Icks PEY 7 mai 2007 12:52

                Je ne comprends pas Lerma : ce n’est pas vous qui vomissiez Sarko et ses machines à PV, il y a quelques jours ???

                Icks PEY


              • l’apprenti humaniste 7 mai 2007 20:58

                Purée on peut trouver qu’il y a beaucoup de radars sans vouloir créer des accidents en les enlevant et en acceptant son programme économique et social... qui est assez proche d’un programme vraiment de gauche (Sarko a récupéré 15% des votes extrêmes gauches, plusieurs députés socialistes importants et presque tous les centristes)

                bravo ! PS : je respecte ceux qui ont voté Ségolène, faites en autant !


              • wimereux 7 mai 2007 14:26

                comme d’habitude la gauche est très respectueuse de la démocratie... quand elle gagne, l’accrochage entre lang et strauss kahn en dit long sur le climat au sein de la gauche la plus bête du monde !

                Laissez sarkozy faire ses preuves ne préjugez pas et arrêtez de prétendre qu’il a les médias à sa botte ! Que faites vous de charlie hebdo, du canard enchaîné, du nouvel obs, de marianne ???


                • shanty shanty 7 mai 2007 14:49

                  C’est bien ce qu’on dit ... ca fait 5 journaux avec libé ... en face bouyges dassault et lagardere controle financièrement quasi 90% du reste (TV, presse et radio) ... Tout est dit


                • l’apprenti humaniste 7 mai 2007 22:05

                  Non, rien n’est dit... France télévisions est bourrée de fonctionnaires de gauche assez subjectifs... tandis que les chaînes que vous dénoncez diffusent de l’info, de la vraie, pas des interprétations douteuses (voir l’affaire du côté génétique de la pédophilie), et même parfois anti-Sarko... qu’on me dise à quel moment les médias l’ont avantagé !


                • l’apprenti humaniste 8 mai 2007 10:02

                  Ces accrochages, je l’espère, signifient qu’une partie du parti est prête à changer. J’ai presque hurlé de bonheur en entendant DSK dire qu’il était dispo pour la révolution social-démocrate, et qu’il était très sévère envers ce qu’a fait la gauche depuis 2002.


                • Jaitun Jaitun 9 mai 2007 04:08

                  il est quand même évident que nous sommes dans une démocratie où heureusement un média contrôlé par un financier n’est pas complètement soumis à la décision de ce financier mais il est vrai aussi que réunir un maximum de personnes influentes et regrouper ainsi un intérêt particulier qui va pouvoir dominer subtilement sur l’intérêt général n’est pas du tout une optique inconcevable, au contraire.

                  il y a en France de vrais démocrates tolérants et libre-penseurs, des groupes d’intérêts influents et des personnes plus ou moins opportunistes ou influençables : le combiné des trois donne une situation complexe qu’on ne peut pas analyser en « tout noir-tout blanc »

                  les medias peuvent servir des intérêts particuliers mais en même temps trouver dans leur projet des obstacles réels

                  il s’avère quand même qu’aujourd’hui, comme l’a démontré la réussite de Berlusconi en Italie et comme le démontre tous les jours la désinformation étatsunienne, que la démocratie est fragile et que des intérêts particuliers peuvent souvent (si ce n’est même fréquemment) prendre le dessus sur l’intérêt général de façon plus ou moins discrète ou plus ou moins évidente

                  les états-unis, par exemple, apparaissent autant être une démocratie efficace qu’un establishment manipulateur et complètement intéressé

                  la question citoyenne est de savoir ou de se forger une opinion sur ce qui est un démocrate, ce qui représente un intérêt particulier dominateur ou sur ce qui va pouvoir servir l’un ou l’autre des deux camps en fonction de son intérêt limité ou de la force de l’influence du dominateur

                  le souci qui se pose pour répondre est la finesse et la subtilité avec laquelle les dominateurs se font passer pour des démocrates et l’instabilité quasi-constante avec laquelle les suiveurs agissent (comme le traduit d’ailleurs le vote des français qui n’est pas toujours cohérent ou convaincu)

                  l’analyse des démocraties modernes de l’occident devrait faire l’objet d’une sérieuse mobilisation des spécialistes de l’histoire, de la politique, de la sociologie, de l’économie, voire de la psychologie car on ne peut pas nier que nos démocraties ne sont pas transparentes et que le pouvoir de nos citoyennetés apparaît de plus en plus faible

                  le pire constat qu’on peut faire réside dans l’idée qu’on peut très bien concevoir qu’un vote de masse (une expression profonde de la démocratie) soit le résultat d’une parfaite manipulation, où même plus pragmatiquement que la victoire tranchée de M. Sarkozy est le résultat d’une fine organisation complexe favorable au final à l’intérêt particulier

                  il semble aussi assez intéressant de se pencher sur l’idée que ces intérêts particuliers dominateurs ont tout intérêt à laisser la démocratie en place pour éviter qu’ils se désorganisent et qu’ils puissent revenir régulièrement au pouvoir par l’aile gauche ou l’aile droite, en fonction de l’air du temps des mentalités qui pourra leur donner le plus de légitimité...


                • BlueTemplar BlueTemplar 9 mai 2007 13:19

                  Extrait

                  Michel Onfray : (...) on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

                  Nicolas Sarkozy : Je ne suis pas d’accord avec vous. J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie.

                  Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable.

                  Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense.

                  (...)

                  « L’eugénisme désigne la volonté d’améliorer l’espèce humaine. Ce souhait, qui existe depuis l’antiquité peut se traduire par une politique volontariste d’éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés « bénéfiques ». »

                  A vous de voir s’il s’agit d’« interprétations douteuses » ou pas...


                • IP115 9 mai 2007 13:49

                  « on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons. »

                  je ne suis pas généticien (pas plus que Michel Onfray et la plupart des français qui s’expriment sur le sujet). Je ne sais absolument pas si la génétique a quelque chose à voir avec notre sexualité (je pencherais plutôt vers des raisons hormonales), mais si comme le dit Onfray, nous n’étions « façonnés [que] par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons » les homosexuels devraient être sur-représentés chez les enfants qui vivent avec des homosexuels ... Je n’ai pas de chiffres mais je n’ai pas l’impression qu’il y ait ce genre de corrélation ... smiley

                  Cela ne veut bien entendu pas dire que Sarkozy dit vrai, je n’en sais rien et les généticiens semblent plutôt penser le contraire ...


                • wimereux 7 mai 2007 14:32

                  on a parlé de rafle pour cachan et maintenant de braquage, bientôt on le traitera de dictateur ?


                  • shanty shanty 7 mai 2007 14:44

                    Merci pour cet article de politique comparée, tout a fait d’actualité quand on voit le résultat d’hier consécutif à la couverture médiathique des 5 dernières années ... l’ORTF n’est pas morte ! Vive la pensée unique ! Maintenant les jeux sont faits, attendons de voir ... en espérant être agréablement surpris ... les législatives nous offriront peut être la chance de voir apparaître un centre indépendant (MD) et une gauche réaliste (DSK) face à une majorité respectueuse de l’opposition et travaillant avec elle pour le bien de la nation ... gardons espoir en la démocratie . Et quand même un coup de chapeau à NS (faut être fairplay) , bravo l’artiste ! un vrai travail à l’italienne !


                    • fatmat 7 mai 2007 14:48

                      Rien de plus pernicieux que d’accuser quelqu’un de violent quand un utilise soi-même ce type de vocabulaire . N’avez-vous pas encore compris que la campagne anti-sarkozy n’a abouti qu’à la défaite de la gauche au lieu de se tenir à des arguments crédibles ? En utilisant le mot « braquage » , vous tentez d’accréditer l’idée de détournement de la démocratie , ce qui est immoral ou immature . D’ailleurs , Romano Prodi a adressé un message de félicitations et d’amitié à NS . Sans oublier la satisfaction de Barroso et de Mme Merckel , car l’Europe va enfin pouvoir bouger , ce qui n’aurait pas été le cas avec une gauche , fortement handicapée par son extrême-gauche anti-libérale et anti-européenne .


                      • isabel 7 mai 2007 15:03

                        Je ne suis ni de droite et ni de gauche ,et j’ai des problèmes de compréhension : peux-tu me dire qui est encore au pouvoir à ce jour jusqu’au 16 mai 2007, est-ce un homme de gauche ou de droite ? Si je comprends bien Chirac et son gouvernement dont NS en faisait partie jusqu’en mars 2007, se laissaient gouverner par la gauche au point d’imposer leur politique. Fichtre ! Je ne comprends plus rien à tes explications !

                        Petite remarque le monde n’est ni binaire ni manichéén. On peut être de droite et critiquer NS et être de gauche et critiquer SG. A moins que tu penses que seul les gens de droite peuvent critiquer SR, et que les gens de droites ne critiqueront jamais NS !

                        Es-tu envahi pas le parler vrai qui vide tout argument de sa substance et de son esprit logique et scientfique. IL paraît que c’et la nouvelle pensée du XXI siècle pur produit 100% dogme marketing !


                      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 7 mai 2007 14:58

                        « braquage à l’italienne »

                        C’est pas sympa pour Revelli !


                        • Foudebassan Foudebassan 7 mai 2007 16:08

                          Que vous accusiez NS d’avoir des amitiés avec TF1 : Ok.

                          Pour le reste, arrêtez de dire des âneries : écoutez Radio France, regardez France 3, lisez Le Monde, Libération, Le nouvel Obs, Marianne, etc..


                          • arturh 7 mai 2007 16:21

                            La gauche archaïque se fourbi encore des armes du 19ème siècle pour remettre l’information sous la tutelle du pouvoir d’Etat à la première occasion.

                            Cuba no !


                            • orsi 7 mai 2007 17:02

                              ON a bien le temps de penser à 2012 ...... tout n’est pas écrit via l’Italie, et le mieux à faire à gauche est de penser à juin 2007, sinon de gouverner, du moins de peser.

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