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Accueil du site > Actualités > Politique > Nicolas Sarkozy et le syndrome Lang

Nicolas Sarkozy et le syndrome Lang

Ce qui a fait basculer les personnalités socialistes du côté du pouvoir sarkozyste, c’est l’ennui. Ils n’osaient pas claquer la porte de leur parti ? Le nouveau président est arrivé pour leur tenir la porte.

On peut toujours disserter sur l’existence d’une stratégie de Nicolas Sarkozy pour destructurer totalement le Parti socialiste à coups d’ouvertures, mais cela ne doit pas cacher les vraies raisons pour lesquels le parti de la rue de Solférino en est arrivé là. C’est vrai, pour le nouveau président de la République, l’ouverture semble se limiter aux Socialistes et, dans une moindre mesure, aux ralliés centristes, mais c’est une autre affaire. A croire qu’il n’existe aucune compétence, dans ce pays, qui porte l’étiquette communiste ou verte, par exemple. Et personne ne peut croire sérieusement que Sarkozy ne se réjouit pas, en son for intérieur, de ce débauchage, comme François Mitterrand en son temps se réjouit de faire chuter de sa citadelle le Parti communiste. Mais c’est sûrement plus dans l’entourage de l’Elysée que l’on se frotte les mains et que l’on attend le jour où, déçus de cette aventure ou pris au piège, les participants socialistes à l’actuel pouvoir devront démissionner. En attendant, la liste de ces personnalités donne une explication très claire des raisons de ces ralliements. Elle se résume en un mot : l’ennui. Pour qui connait Jack Lang, il est à lui seul emblématique de ce séisme. Depuis des années, l’ancien ministre de la Culture n’a que plaintes à la bouche vis-à-vis de son parti. Maltraité, selon lui, par Lionel Jospin, qui ne l’avait pas prévu dans son gouvernement lors de son arrivé en 1997 et céda à ses complaintes, il estimait être maltraité, quasiment chaque semaine depuis deux ans, auprès de François Hollande et consorts. Jack Lang parle beaucoup, agit beaucoup, mais souffre beaucoup. Il ne remporte de succès que lorsqu’on le place là où il est, ne sait pas conquérir, et manie avec un brio extraordinaire l’art de paralyser ses ennemis et de se faire protéger par ses amis. Il ne sait pas travailler. Il n’a pas mis la main au projet socialiste mais en a été l’un des porte-paroles, se plaignant de la mauvaise qualité de ce projet. Il a collé à François Hollande tout en se plaignant de cette "garce" de Ségolène. Il a évité la sortie d’un livre très compromettant pour lui à ce sujet d’ailleurs. Il a mené sa campagne devant les militants pour être investi candidat socialiste aux présidentielles, en draguant prioritairement les milieux immigrés, pour mieux s’en détourner au moment de son retrait négocié, laissant dans la marre ceux qu’il avait convaincu. Surtout, Jack est un champion de l’absentéisme à l’Assemblé nationale. Quelle aubaine pour lui que l’élection de Sarkozy, dont il avait plus à attendre que celle de Ségolène. Car Lang désespère depuis longtemps d’un parti qui représente toute sa névrose : ne pas être récompensé pour ses mérites. Il a d’ailleurs été le premier à se précipiter chez le nouveau président de la République pour lui indiquer que s’il pouvait aider... Et le voilà récompensé : par la sortie à son encontre du président du Groupe socialiste à l’Assemblée nationale, qui lui offre à lui, le député fantôme, l’occasion de justifier une fois pour toute de son absence dans l’hémicycle ; par le comportement de ses amis socialistes, qui le justifient aux yeux de l’opinion dans son éloignement du Parti ; par la main tendue de Sarkozy, qui comme chacun le sait, ne recrute que les "éminences" du pays. Fantastique. Le syndrome Lang, c’est celui des Socialistes qui s’ennuyaient à mourir dans leur parti et auxquels le président a su offrir un motif "honorable" selon eux de s’éloigner du navire, en attendant que les jeunes, à l’image de Manuel Valls, prennent les commandes et les rappellent. Mais dans quelques temps, que restera-t-il de ces calculs ? Lang a du mal à sortir de scène, il est sans doute le plus pathétique des hommes politiques du moment, auxquels les Français, pourtant, trouvent encore une gueule assez sympathique. Curieuses moeurs, curieuse époque, mais tant va la cruche à l’eau...


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34 réactions à cet article    


  • Patrick_Boissy 9 juillet 2007 12:23

    Merci de cette lecture en creux. Il est en effet intéressant de lire dans les évènements les responsables actifs, comme passifs. Cependant on ne peut dédouaner les sujets de l’ouverture de leur appât du gain plutôt que de leur envie de travail autour d’une idée.

    D’ailleurs cette élection est symptomatique de la perte des idées, ceux qui ont critiqué Sarkozy fortement le rejoignent (tant les apparatchiks du nouveau centre, que les éléphants du PS), la candidate malheureuse qui ne croyais pas en son programme, mais également le pouvoir en place ou l’UMP jugeait l’ouverture proposée par François Bayrou antidémocratique...

    En effet le Président a tenu la porte de sortie à ces personnalités, mais surtout il semble clair que la plupart de ces personnes ne s’interrogent pas sur les idées, mais plutôt sur les postes qui leurs sont proposés, sinon ils garderaient leur liberté de parole et de contradiction. (cf les voltes face dans les positions de Mr Kouchner sur Irak, et sur le conflit Israélo-Palestinien)


    • spartacus1 spartacus1 9 juillet 2007 21:04

      N. Sarkozy est en train de rendre un énorme service au PS : il débauche une grande partie des membres qui n’ont de socialistes que l’étiquette, qui s’étaient inscris parce qu’ils pensaient avoir avoir des places (et ils en ont eu sous Mitterand), ces membres qui accourent à la soupe, avides des hochets distribués par le président (hochets au demeurant assez coûteux pour le peuple français), bref, NS est en train de débarrasser le PS de tout (enfin on espère que ce sera bien tous !) ce qu’il compte d’arrivistes de tout poil.

      Le PS pourra peut-être devenir, en faisant l’économie du psychodrame d’une scission, un vrai parti socialiste antilibéral, proposant une toute autre politique pour la France que celle qui consiste à enrichir les riches et paupériser encore plus les pauvres, sans oublier la classe moyenne qui va bientôt passer à la casserole et va amèrement d’avoir voté Sarkozy.


    • Forest Ent Forest Ent 9 juillet 2007 12:24

      Finalement, je me demande pouquoi j’ai voté PS. Il y a plus de PS au gouvernement avec un président UMP. smiley

      C’est très bien. Ca débarrasse la gauche d’un paquet d’opportunistes comme Besson et Jouyet. Espérons qu’elle puisse en profiter pour reconstituer une gauche dure où de tels gens n’auront pas leur place. On peut rêver. smiley


      • Aracane 9 juillet 2007 12:50

        Je ne vois pas l’intérêt de cette charge contre cet homme politique ! Vraiment aucune... Et pour répondre à Forest Ent , le PS n’à jamais prôné une ligne directive dure ! Jamais...Vous vous êtes clairement fourvoyez si vous pensier que le PS l’avait fait ! Il faut en urgence changer de parti politique !

        En outre , nous sommes dans une démocratie libre à chacun de faire ses choix.Quand à jeter l’opprobre sur une personne , nous connaissons la musique ! L’éternelle musique des petits êtres tout gris et bien aigris ! Ce n’est certainement pas de cette manière que la France sortira de son marasme actuel !

        mais c’est vrai que lorsque l’on a si peu à proposer , aucune vision nouvelle pour notre beau pays, il ne reste plus que la critique stérile ! ca aussi ce n’est pas nouveau smiley


        • Forest Ent Forest Ent 9 juillet 2007 14:13

          Non, je n’ai jamais pensé que le PS puisse promouvoir une politique de gauche. Mais comme beaucoup d’autres, échaudé en 2002, j’ai voté PS cette année en me disant que c’était un moyen d’empêcher Pinocchio de prendre le pouvoir. Ca n’a servi à rien. Deux coups dans l’eau. Je me demande quel sera le suivant en 2012.

          Je ne suis en tout cas pas fâché de l’écroulement d’un parti d’apparatchiks qui n’ont plus rien de gauche. Ca laisse du champ.

          Je ne vois aucune chance à ce que l’UMP réussisse mieux aux affaires que dans les cinq dernières années, et elle a l’air encore plus mal partie. Mais je crains le fait d’avoir en 2012 le même PS UMP-bis. Tous ces « débauchages » tendent à écarter cette éventualité et aider à préparer la « revanche ».

          Pour ce qui est de définir des valeurs de gauche auxquelles le PS ne souscrit plus, je me permets de recommander entre autres et meilleurs mon article « refonder l’opposition ».


        • h. 9 juillet 2007 13:02

          @Comptesrendus

          Vous trouvez qu’il est difficile d’etre publie ... relisez-vous, vous en comprendrez certaines raisons.


          • chamoniard 9 juillet 2007 13:11

            D’accord avec Aracane. La question était d’abord celle des valeurs à défendre et celle du projet de société, du vivre ensemble dans ce monde. Mais la campagne électorale et l’absence de certains débats ont masqué cette dimension (même si les militants, je le suppose, en ont discuté). Alors, pour faire bref, il ne s’agit pas de critiquer un ego, mais de s’interroger sur la démocratie interne des partis.


            • Flupke 9 juillet 2007 13:53

              Je ne pense pas que cette analyse soit correcte . Premièrement beaucoup de membres du bureau du PS sont surtout des bobos complètement détachés des réalités sociales ,ils ne représentent qu’une frange minoritaire et certainement pas des principes du socialisme . Ils se représentent d’abord eux-mêmes .

              Deuxièment beaucoup ne semblent pas réaliser la perniosité du système Sarkozy , mais alors pas du tout .

              Tout cela mérite beaucoup plus de réflexion qu’une agitation de façade .


              • patroc 9 juillet 2007 14:08

                Sarko embauche des socialistes mais sa politique reste libérale et anti-sociale, creusant la dette du pays pour favoriser les chefs d’entreprises, dette qu’il espère combler par la vente du patrimoine financier et immobilier français, ainsi que par la « privatisation » totale de notre système social dans une augmentation constante des « charges » de chacun (tva,franchise,cotisation...) : Le citoyen paie ce qu’il perd ! C’est le perdant-perdant, opposé au gagnant-gagnant de Ségo !... De ce fait, pour Sarko, afin de fourvoyer le citoyen-lambda-zombi, une main mise sur les médias français lui est indispensable (ce qu’il fait), de même qu’une certaine cacophonie politique entretenue n’est pas pour lui déplaire. Sarko aime bien Ségo comme adversaire. Avec la proposition de nommer DSK au FMI, c’est une preuve de plus de son attachement pour elle, et surtout, pour lui, une volonté de se placer au dessus de tous et toutes politiquement... Le rêve de Bayrou !... Mais pour qui roule Sarko actuellement ? Les grands chefs d’entreprises et les banques... Au delà des partis, tenons-nous en aux faits...


                • Fred 9 juillet 2007 19:30

                  je ne suis pas un patron mais je suis dans la tranche qui se retrouve toujours a payer pour les autres, 2500 euros sans enfant et je peux vous dire que Segolene etait tout sauf gagnant-gagnant pour moi. Apres je dis pas que l’autre zouave va etre exceptionnel non plus.


                • Audi 10 juillet 2007 22:57

                  Si tous les français votaient dans l’intérêt de leur portefeuille jamais la droite ne serait au pouvoir. Le pied !

                  Et 2500 euros sans enfant ce n’est pas assez riche pour bénéficier des cadeaux de sarkozy à moins d’espérer un grand héritage !

                  La politique de Sarkozy c’est perdant perdant pour l’immense majorité des français et l’économie française pour le bénéfice des très riches (lisez donc les commentaires de nos voisins sur la politique menée par notre gouvernement depuis plus de 5ans).

                  Alors autant voter pour une politique plus généreuse, plus tolérante et plus démocratique. Si notre portefeuille n’en bénéficie pas, les plus démunis d’entre nous(socialement, culturellement et ou économiquement) seront mieux traités, c’est en soi un bon objectif !!!

                  Quant aux socialistes qui ont retourné leur veste, Bon vent... Place à la génération suivante que nous espérons pleine d’enthousiasme et fidèle aux idées socialistes. Sarkozy ne parviendra pas à déstabiliser durablement le PS. Les dérives de certains secouent, interrogent mais au final, les plus convaincus et les plus combatifs restent et ils sont nombreux à avoir resister au numéro de charme hypocrite et intéressé de Sarkozy qui rêve d’un parti unique pour s’assurer un pouvoir absolu pour longtemps, son seul et unique programme politique !


                • Aracane 9 juillet 2007 14:53

                  Parce que nous savons de sources sur que les patrons n’ont jamais roulé pour le PS smiley ! Même si en son temps Jospin a plus privatisé que la droite tout entière et que le MDEF sous Mitterrand donnait des courts d’économie à l’Elysée !

                  La politique de Sarko est anti sociale... Parce que la politique du PS ne l’a pas été !!? Il faut dire que pendant 5 ans de Jospinisme nous avons vu notre pouvoir d’achat augmenter de façon significative smiley que les Rmistes ont vu leur maigre salaire être revalorisé à la hausse de belle manière... ! Que le chômage a diminué remarquablement ! Que la France a rayonné comme jamais sous Jospin... smiley Anti sociale...Mouais... ! C’est beau de le dire mais qu’elles sont les contres propositions du PS ? Rien...Ha c’est p’être à cause de cela qu’ils se sont ramassés ! A part reconduire les femmes policiers à leur domicile , il ni y’a pas grand chose de neuf au pays du PS..En effet !


                  • Le Chacal Le Chacal 9 juillet 2007 17:17

                    Si tu fais allusion au coup d’arrêt de l’indexation des salaires sur le coût de la vie pour « empêcher l’inflation », alors je suis plus que d’accord avec toi. L’inflation fut quand même là, quoique moins prononcée qu’elle aurait pu l’être, mais à l’arrivée, le pouvoir d’achat a pris un méchant coup dans les gencives.

                    Mais bon, Il faut aussi se rappeler du parcours de Mitterand, les enfants, qui fut socialiste parce que toute la place était prise à droite...


                  • phildur 10 juillet 2007 10:47

                    ET la gauche de la gauche, a-t-elle finie de se taper dessus pour construire quelquechose ? smiley


                  • tvargentine.com lerma 9 juillet 2007 15:23

                    Pourquoi ne pas penser que Nicolas SARKOZY s’est donné comme destin de devenir un président ,comme De Gaulle,qui aura su rassemblé le plus large pour mieux réformer la société et devenir un très grand président de la République.

                    Après tous,les réformes que Nicolas Sarkozy,en lisant bien son programme aurait pu et dû ,figuré dans un projet socialiste crédible.

                    Il est donc compréhensible,que des personnalités de gauche (crédible) proposent leur service

                    Ce que nous ne pouvons pas comprendre,c’est pourquoi ces mêmes personnes n’ont pas su ,ou voulu,dénoncer avec fracas la candidature marketing de Ségolène Royal,car tous,savaient que c’était l’échec assuré.

                    Une manière de moderniser le parti en se détachant de la base militante fonctionnarisée ?

                    Une manière aussi d’exister politiquement durant 5 ans minimum,voir 10 ans !


                    • Le Chacal Le Chacal 9 juillet 2007 17:20

                      Relis Nietzche, tu verras qu’on l’a enterré depuis belle lurette...


                    • spartacus1 spartacus1 9 juillet 2007 21:12

                      parkway nous dit : ...pourquoi cette tâche n’est pas capable d’aligner un argument et son contraire toutes les 2 lignes ?...

                      Mais lerma ne fait que suivre l’exemple de son dieu vivant : NS !


                    • Djanel 10 juillet 2007 02:15

                      Cher Lerma, je ne vous ai pas encore accroché çà ne saurait tarder. Vous vous n’êtes pas lever bonne heure aujourd’hui. La grasse matinée avec bobonne. En pleine forme le petit Lerma. Voyons çà. Pas terrible, il est fatigué le Lerma. Il faut bien que je m’arrange avec ce que nous a écrit.

                      Première phrase : Pourquoi ne pas penser que Nicolas SARKOZY s’est donné comme destin de devenir un président.

                      Il y a déjà une boulette. Oh ! Tu te réveilles. Il est élu. Pourquoi devrons nous penser qu’il va le devenir ? T’as raison. Il s’est revêtu d’habits trop grands et comme l’habit ne fait pas le moine, une victoire au présidentielle ne fait pas le président. Donc j’ai donc compris que les Français ont un président en devenir. T’es un balaise de la communication.

                      Deuxième phrase : Enfin j’ai compris, j’y ai mis du temps, sarko ressemble à 2 gaules avec un S au pluriel. Excuse-moi c’est pas le sssssssssssss qui est au pluriel mais deux gaules. Ce qu’il aurait fallu comprendre au premier coup, c’est qu’il faut juger sarko non pas sur son passé ni sur son présent mais sur son avenir parce qu’il finira par ressembler à 3gaules. Pour quoi trois ? Parce que moi aussi, je finirai par ressembler à de Gaule « quand j’aurai du vent dans mon crane et que mes os auront du vert et que les rats auront bouffé mon élément plastique tique tique. » Pas vraiment presser de lui ressembler. Alors Français soyez patients çà finira par arriver.

                      Troisième phrase : Sarko sera un très grand président. Je suis d’accord. Pour garder la proportion, il suffira de rétrécir ou de diminuer la France. A coup sur, il réussira. Il en a les compétences.


                    • Comptesrendus 9 juillet 2007 15:59

                      Bonjour à tous - Sans doute dois-je souligner au sujet de cet article que, d’une part, il assume sa part de mise en cause personnelle, et que, d’autre part, il soulève la question du rôle de l’opposition. Sur le premier aspect, il me semble que l’on ne peut pas décemment, comme c’est le cas pour Jack Lang, mener une carrière politique en virevoltant comme il le fait, sans s’exposer à une saine critique. Pourquoi ? Parce que, tout d’abord, Jack Lang est bel et bien, il est facile, pour qui le souhaitera, de le vérifier, l’un des champions de l’absentéisme à l’Assemblée nationale. Dès lors, son discours réclamant le rétablissement des prérogatives de l’Assemblée a de quoi faire sourire. Ensuite, Jack Lang a enseigné, oui, le droit, il y a de cela 35 ans, avant de s’investir dans le théâtre. Si brillant soit-il, on ne peut pas déserter les bancs de l’Assemblée, confier la rédaction de ses ouvrages à des spécialistes, n’être intervenu sous forme de travaux concernant la Constitution que dans les deux dernières années, et se prétendre tout à coup hisséau rangd es meilleurs constitutionnalistes. De plus, c’est à son parti d’affiliation de désigner son représentant au sein de cette commission, si l’on veut respecter les statuts, et de ce point de vu quelques lecteurs commettent ici une erreur. Allons plus loin. Jack Lang qualifiait de « bobards » la rumeur le donnant consulté par le Président de la république le jour même de l’élection de celui-ci, alors qu’il s’était rendu à l’Elysée, pour éviter de perdre des voix dans le Pas-de-Calais. Les « bobards » ont disparu, et Jack Lang, aujourd’hui, fait la fine bouche devant cet « honneur » que lui fait le Président de le consulter. Mais le fond du sujet le voilà : est-il donc si peu noble de jouer son devoir d’opposant, pour quelqu’un qui prétendait, durant sa propre campagne pour l’investiture socialiste aux présidentielles, vouloir « jouer collectif » ? Aujourd’hui, l’opposition devrait se hisser à la hauteur du changement politique. Elle a un rôle éminent à jouer en démocratie puisqu’aussi bien, elle a vocation a représenter et à préparer l’alternance qui est le fondement même de la démocratie républicaine. Aussi, les facheries publiques, les ralliements douteux (Lang prédisait l’apocalypse avec l’Etat Sarkozy, faut-il ressortir toutes les citations ?), qui ne font que fragiliser un parti et au-delà, sidèrent littéralement la gauche, ne peuvent avoir qu’un temps et entraîner des dégâts considérables pour l’avenir. Il faut tout de même savoir interpeller les hommes, dans une démocratie, sans craindre en retour d’être soupçonné de prises à parti personnelles. Droit de critique, droit de blâmer, droit d’éloge, tout se tient. L’ouverture ne peut avori que de mauvais côté. Mais dans l’atmosphère actuelle très paradoxale et ambigue, on peut soulever la question de la lourde responsabilité de ces « ralliés » devant l’avenir du concept même d’opposition.


                      • Reinette Reinette 9 juillet 2007 16:57

                        SAINTE ALLIANCE

                        PS et UMP marchent main dans la main, la matraque dans l’autre et appliquent le même programme...

                        Quelques exemples :

                        le 6 septembre 2006, à l’occasion d’un sujet intitulé « Le prix de l’urgence » dans le journal de France 3 Tours, Jean Germain, maire PS, s’interroge, sans bégayer, sur « le bruit et l’odeur » si cher à Jacques Chirac : « Que dirait une famille dans la difficulté, le père chômeur, la femme qui fait des ménages, 3 enfants... qui attend son logement à l’OPAC depuis 2 ans, si on lui dit “ hé ben non, on ne peut pas parce qu’il y a quelqu’un qui arrive d’ailleurs ”. Faut aussi qu’on ait ça dans la tête. »

                        Le journaliste : « C’est un poids électoral certain ? »

                        Jean Germain, maire PS : « Ce ne sont pas des sujets faciles. J’essaie de ne pas les traiter de manière électorale, parce que je pense que l’éthique doit être au-dessus de ça, ainsi que la réputation de notre pays. Mais jamais le couteau sous la gorge. »

                        Ce jour-là le journaliste aurait pu faire une entorse à la déontologie de la brosse à reluire, et prolonger ainsi sa question : « C’est un poids électoral certain que la préférence nationale, sempiternel argument du Front National et de l’UMP depuis 2002 ? »


                        • Claude 9 juillet 2007 19:05

                          Moi meme aux usa j’ignorais qu’il y avait un probleme pour un journaliste a s’exprimer dans les medias . a moins que plus personne ne veuille se risquer a parler de quelqu’un qui pourrait changer de couleur politique. on s’y perd un peu il est vrai . si l’on hesite c’est qu’il y a vraiment un changement,la fin de l’ennui ,le debut du travail concret et constructif ,une utilisation altruiste de l’economie de marche . a suivre de tres pres car si c’etait le debut d’un nouvel humanisme qui ne voudrait pas monter dans le train

                          claude www.floridefacile.com


                          • herbe herbe 9 juillet 2007 21:18

                            Selon un dessin vu aujourd’hui sur agora :

                            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26697

                            , l’ouverture ce serait un nouveau champ de bataille pour un appétit décidément boulimique ...


                            • tchoo 9 juillet 2007 22:57

                              Bah !, on s’en fout un peu de Lang, c’est pas l’avenir Par contre Sarkho en grand nettoyeur du PS, il est sublime.

                              Tous ceux qui sont parti à la soupe, démissionneront un jour et seront perdu pour le PS ù resteront et seront perdu pour le PS, et comme la nature à horreur du vide !

                              Sarkho karchérise le PS !


                              • Wacheux Frédéric Wacheux Frédéric 10 juillet 2007 07:38

                                Si Jack Lang est parmi les plus absent au parlement, il est aussi totalement invisible dans la circonscription du Pas-de-Calais qui l’a réélu. J’étais son opposant aux législatives de juin. Il a du mobiliser tous les élus socialistes du département pour faire sa campagne parce qu’il savait très bien que seul il n’aurait pas les suffrages. Il a utilisé tous les coups bas possibles et imaginables.

                                Je suis pour l’ouverture mais il y a des personnalités de gauche beaucoup plus intéressante qu’un politique sur le retour qui a depuis longtemps oublié la responsabilité citoyenne pour se consacrer à son image.

                                Merci à l’auteur de l’article de dire ces choses. Les électeurs socialistes doivent savoir la vrai nature de cet ex-futur éléphant.


                                • dilettante 10 juillet 2007 11:01

                                  « A croire qu’il n’existe aucune compétence, dans ce pays, qui porte l’étiquette communiste ou verte, par exemple. »

                                  En effet, il n’y en a aucune...


                                  • Euréka 10 juillet 2007 11:10

                                    Non mais arrêter de nous faire de la démagogie politicienne...Comme si vos collègues étaient tous présent dans leur circonscription et à Bruxelle Hein... ! Faut arrêter deux secondes (voir plus) ces attaques stériles. Parce que si l’on veut faire une chasse aux sorcières je suis sur qu’à droite on aurait de divines surprises ! Que J L soit abscent c’est une chose mais ce n’est certainement pas le seul. Commencer VOUS à ne pas l’être ça sera deja très bien !


                                    • Euréka 10 juillet 2007 11:13

                                      @ dilettante :

                                      Si vous pouviez nous éviter ce genre de platitude ça serait formidable !


                                    • caramico 10 juillet 2007 17:29

                                      Moi je sais : Sarko était en fait un sous-marin du P.S. planqué à droite et qui en fait, petit à petit, installe le P.S au gouvernement !


                                      • caramico 10 juillet 2007 17:30

                                        Blague à part : tous ceux qui vont à la soupe était archi finis, cuits, usés jusqu’à la corde...


                                      • Dyck 10 juillet 2007 18:41

                                        Je ne sais pas bien ce qu’il faut penser de toutes ces choses. Il ne faut pas faire preuve d’une lucidité inouïe pour deviner que ça panique chez tous les vieux jetons socialistes (des gens qui ont plus de soixante ans : Kouchner, Lang, Strauss-Kahn, Védrine, qui d’autre ?). Rapide calcul : on a Sarkozy pour dix ans. Donc c’est maintenant ou jamais. Le dernier train avant la mort (politique). Vu sous cet angle, on peut les comprendre. D’autant que cela fait déjà dix ans que ces gens sont dans l’opposition. L’enrobage de ces défections dans « le sens du dialogue », l’ « ouverture d’esprit », l’ « intérêt de la République », qui peut y croire à part ceux qui essayent de s’en persuader ? Prenez un brave couillon d’électeur socialiste (il y en a, dit-on). Le même qui, durant la campagne a entendu les Strauss-Kahn, les Lang, les Fabius et les autres vitupérer contre l’horrible Nicolas Sarkozy (il serait savoureux -je pense que c’est assez facile- de reprendre les déclarations des mêmes appelant sans ménagement aux armes contre la menace que représentait alors l’élection du bonhomme), eh bien imaginez que ce brave couillon soit tombé dans le coma avant le premier tour de la présidentielle et en sorte, le bienheureux, à peine deux mois plus tard. Laissons-le récupérer ses facultés, descendre à la cafétéria de l’hôpital, y acheter le journal. Il le parcourt et il voit Kouchner ministre des affaires étrangères, Fabius pressenti puis finalement Strauss-Kahn proposé président du FMI par Sarkozy, Jack Lang bientôt chargé d’une mission par le même, pour s’en tenir aux plus gros poissons. A votre avis, le couillon fraîchement sorti du coma : 1)se dit « Youpi ! c’est formidable, la France est belle et unie sous l’égide de son nouveau et insurclassable président. J’ai voté socialiste mais, bon, c’était parce que je ne savais pas quoi faire d’autre » 2)demeure incrédule et se dit que Ségolène Royal a finalement été élue après recomptage des voix par le Conseil constitutionnel 3)remonte dans sa chambre, se recouche et en se concentrant de toutes ses forces essaye de retomber dans le coma.

                                        On peut penser que l’éloignement de ces névrosés de la politique va dégager le terrain au sein du parti socialiste. Mais pour quoi y faire ? On peut penser en même temps à l’effet ravageur de ces stratégies pitoyables auprès d’une bonne partie des électeurs de gauche et à l’avenir douteux de ce parti censé les représenter (c’est du reste un peu optimiste : finalement combien ont été réellement scandalisés ?). Strauss-Kahn et Lang ont été candidats à l’investiture par le PS. A ce titre ils prétendaient théoriquement porter un discours expliquant pourquoi il serait néfaste que N. Sarkozy fût élu plutôt qu’eux-mêmes. Il ne manque plus que François Hollande accepte d’être nommé ambassadeur de France en Pologne.


                                        • JPL 27 juillet 2008 16:39

                                          à Dyck

                                          Petite rectification, ce n’est pas M Sarkozy mais Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg qui a proposé DSK pour prendre la tête du FMI.

                                          M Sarkozy, en bon opportuniste, a su voir là une occasion de se débarasser de l’un tout en faisant une bonne manière à l’autre (le plan ayant moins marché sur le second point, l’Allemagne et le Luxembourg persistant à rappeler que la France s’est engagée à équilibrer son budget en 2010).



                                        • caramico 10 juillet 2007 19:17

                                          Ma main au feu que Hollande ne sera pas acheté, car non achetable, contrairement aux autres dits « socialistes ».


                                          • Comptesrendus 11 juillet 2007 14:38

                                            Jack Lang sur son blog, le 26 Juin 2006 : Je ne suis pas de ceux - ils sont d’ailleurs de plus en plus rare - qui attendaient de l’intervention insolite du Président de la République, hier soir, la moindre surprise. Mais l’on pouvait attendre, à tout le moins, un minimum de lucidité. Il n’en n’a rien été. L’exécutif français est bel et bien sourd et aveugle. Seule exception : l’hyperactivisme de Nicolas Sarkozy, qui n’en finit plus d’intervenir, de verrouiller, de déborder de ses prérogatives, bref, de faire main basse sur tout ce qui tente de lui échapper. C’est un comportement dangereux dans une démocratie et qui relève de l’anachronisme. La France d’après, pour le Ministre de l’Intérieur omniprésent et omnipuissant, c’est une France d’après la république, je ne crains pas de le dire. Je ne sais pas comment l’on pourrait qualifier la dérive dans laquelle le Président de l’UMP précipite ses troupes. Mais je sais que nous lui porterons un coup d’arrêt franc et massif.

                                            C’est heureux qu’en de telles circonstances pour la France, à proprement parler stupéfiantes, Lionel Jospin prenne la parole. La clarté et la hauteur de vue dont l’ancien Premier ministre et chef de la majorité plurielle fait preuve est une chance pour tous les Socialistes et par-delà, pour l’ensemble des forces du progrès. Si ma reconnaissance va à lui à titre personnel, il en est de même en tant que responsable du PS que je suis, et qui souhaite, sans relâche, que nos débats prennent la hauteur qu’ils méritent. Nous sommes en mesure, portés par un élan populaire, de gagner les élections présidentielles de 2007. Nous serions en mesure de remporter, dès à présent, des élections législatives ou présidntielles, j’en ai l’absolue conviction. Mais hélas, au contraire de toute démocratie moderne, notre pays est tenu par un pouvoir qui a une pratique abusive et scandaleuse des institutions, qui tient tout un pays en otage pour une rivalité à trois ou quatre. Pour en finir une fois pour toutes avec cette époque, nous devons nous garder de toute esprit de conservatisme. Et c’est bien cela qui tranche singulièrement entre les deux interventions, celle de Jacques Chirac hier, celle de Lionel Jospin aujourd’hui. De Laurent Fabius à Dominique Strauss-Kahn, de François Hollande à Martine Aubry, de Ségolène Royal à Arnaud Montebourg, d’Henri Emmanuelli à Jean-Pierre Chevènement, et la liste est si longue, nous sommes tous, au-delà de nos distinctions, portés par une conscience aigue de ce que signifie pour notre pays l’échéance en préparation. Hélas pour l’UMP, un tel casting n’existe pas chez elle : son culte du héros est sa marque de fabrique, héritée de temps autoritaires.


                                            • Dyck 11 juillet 2007 16:56

                                              C’est en effet très savoureux. Hélas il est probable que cela ne démonterait nullement le bonhomme qui affirmerait, les yeux dans les yeux, la main sur le coeur, que, eh bien justement, voyez-vous, c’est pour cela qu’il accepte cette mission afin de réformer de l’intérieur ce système en dérive. Qui ira entarter Jack Lang ?

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