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Accueil du site > Actualités > Politique > Nicolas Sarkozy, une heure et demie pour rien

Nicolas Sarkozy, une heure et demie pour rien

Alors que trois chaînes diffusaient le même programme ce jeudi soir, j’ai accordé ma soirée au président Sarkozy venu nous présenter sa politique face à la crise. Une fois encore, il a déroulé son plan de communication sans surprise. Sans réel contradicteur, notre président a pu exposer ses idées censées être « concrètes ». Petite analyse du discours, de la forme au fond.

Un style habituel 

 On ne change rien sur la forme. Mais alors rien. Le 24 avril dernier, alors que le Président avait déjà squatté nos médias nationaux, Le Monde titrait « changement de style sans changement de fond », j’avais eu l’occasion de montrer que le changement de style était plus que relatif. Une fois encore c’est le cas. Le président parle toujours à la première personne, avec beaucoup de je, de moi je, de je dois, mon devoir, je me suis engagé, j’ai fait le pari de, … Bien sûr, le président aime tout le monde quand il passe à la télévision le personnel hospitalier est « admirable de dévouement », telle autre catégorie professionnelle sont « des gens compétents », Xavier Darcos « fait un très bon travail » et Guy Lagache « résume très bien ». Mais il gouverne seul !

 Il est toujours le président de la rupture. Avant lui personne ne faisait rien, lui agit. Il a réussi une fois encore à placer des expressions telles que « ça fait tellement longtemps qu’on ne décide pas » alors que lui a été « élu pour agir, assumer, décider, résoudre des problèmes ». Sans bien sûr rappeler qu’il est en politique depuis plusieurs décennies.

 Pour le reste pas de changement non plus. Nicolas Sarkozy incarne la vérité face aux médias, à l’opposition et aux syndicats qui ne font que dire des mensonges, des plaisanteries. Beaucoup de phrases comme « on m’a fait beaucoup de reproches mais jamais celui de mentir » et des oppositions entre « c’est faux » et « la vérité ». Il a toujours son utilisation caricaturale des noms des journalistes qu’il a répétés des dizaines de fois jusqu’à saturation ("Vous avez raison Monsieur Poujadas"," Je vais vous dire Madame Ferrari"), et son utilisation démesurée des questions rhétoriques. Dès qu’il le pouvait il répondait à une question par une autre : « Vous croyez que mon travail est facile ? » ou « c’est pas gagné c’est ce que vous voulez me dire ? » ou encore ces questions qui ont totalement déstabilisé M.Pujadas : « qu’appelez-vous le modèle social ? » ou « quel est le sujet que vous voulez que j’aborde ? ».

 Une petite nouveauté tout de même, le président ne semble plus vouloir agir seul, et il n’a jamais autant cité le premier ministre même si celui ci semble cantonné à un rôle de consultation et qu’il est bien loin de « déterminer et conduire la politique de la nation » comme le dit l’article 20 de la Constitution.

Où sont les contradicteurs ? 

 C’est une habitude dorénavant, Nicolas Sarkozy provoque les journalistes qui l’interviewent. L’émission de ce mercredi était encadrée par Laurence Ferrari et David Pujadas avec les interventions de Guy Lagache et Alain Duhamel. Une fois encore, les journalistes n’ont servi à rien. Mais alors à rien. Pourquoi d’ailleurs continuer à présenter des journalistes, pourquoi ne pas laisser une heure et demie d’antenne au président tant qu’on n’est pas capable d’opposer des journalistes crédibles ? 

 Les journalistes ont été en concurrence tout au long de la soirée. Se coupant la parole, faisant preuve d’une impolitesse sans nom les uns envers les autres sans jamais déranger le président. Aucune question dérangeante n’a été posée. Nicolas Sarkozy a réussi à affirmer que le million de manifestant descendu dans la rue se révoltait contre la crise sans qu’aucun journaliste présent n’arrive à lui dire que les manifestants ne se plaignaient pas de la crise, mais de la réponse de la majorité à cette crise. Il s’est caché derrière cette crise (mot qu’il a employé près de 50 fois) en refusant totalement sa responsabilité. Les journalistes n’ont pas bronché. Comme le dit Edwy Plenel, c’était un « monologue ». On ne l’interrompt pas, on ne le contredit pas. Est-ce que quelqu’un a posé la question dérangeante de la dualité entre les heures supplémentaires et la hausse du chômage ? A vouloir favoriser les heures supplémentaires, plus aucun patron ne veut embaucher, mais cette question personne ne la lui a posée. Il a parlé de Barack Obama, mais personne ne lui a demandé ce que Nicolas Sarkozy pensait de cette phrase du discours d’investiture de Barack Obama : les ouvriers « préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi ».

 Nicolas Sarkozy a déroulé sa communication sans entrave, il est même allé jusqu’à placer cette phrase incroyable : « permettez-moi de présenter la même chose différemment » façon de rappeler que c’est lui qui fixe le vocabulaire à employer, pas les journalistes. Je ne reviendrai pas sur les questions rhétoriques toujours aussi efficaces. Pujadas bafouille, Duhamel se laisse déstabiliser, et cætera. 

Pour parler un peu du fond à présent, notons qu’il a réussi à ne presque rien dire de concret tout en utilisant des dizaines de fois ce mot. 

On ne change rien : ça c’est du concret 

 Difficile de savoir quelles sont les orientations du gouvernement et du président à l’issue de cette intervention. Rien ne semble avoir changé. A plusieurs reprises les journalistes ont essayé de demander à Nicolas Sarkozy s’il allait modifier sa politique, ils étaient surpris par sa réponse : on ne change rien. Rien. La réforme n’a jamais été aussi utile. On n’évoque pas le paquet fiscal, les heures supplémentaires, on ne parle pas du contre-projet de relance proposé par l’opposition, rien. On ne change rien. « Des manifestations en France il y en a très souvent. Si on doit arrêter chaque réforme quand il y a une manifestation autant ne pas faire de réformes ». C’est dit. Grâce à ses réformes on va « sortir de la crise plus forte qu’on y est rentré » alors qu’en même temps il assume le fait que la France supprime « 40 000 emplois mensuels ».

 Politiquement parlant, il a une fois encore attaqué les 35 heures qui ont créé du chômage parce que « le partage du travail a été une erreur sociale historique » alors que bien sûr ce n’était pas la question posée. Comme s’il était en campagne.

 Ce qu’il faut retenir c’est bien sûr qu’il n’y a pas d’annonce immédiate. Notamment du fait que le président refuse catégoriquement une politique de relance. On évoque éventuellement une baisse de l’impôt pour les ménages imposés les plus pauvres, mais rien de concret.

 La seule annonce concrète est repoussée à 2010 et il s’agit de supprimer la taxe professionnelle. Pourquoi la taxe professionnelle ? C’est certes une taxe que paient les entreprises et c’est assez cohérent dans la politique de relance de l’investissement de Nicolas Sarkozy, mais ce qui est particulier avec cette taxe c’est qu’il s’agit de la ressource principale des collectivités locales. Un impôt local supprimé en 2010 ? Serait-ce une idée pour que les collectivités locales de gauche soient obligées d’augmenter l’impôt l’année des élections ? Comment ces collectivités pourraient-elles trouver 8 milliards d’euros sinon ? Rappelons aussi que pour ce prix là, on peut envoyer un chèque de 500 euros à la moitié des foyers français, comme l’ont fait nos voisins européens. Rappelons aussi que le président a annoncé qu’il voulait une fois encore supprimer un échelon administratif, en oubliant d’ailleurs de citer les cantons. 

Et maintenant, que vais-je faire ? 

 Un changement est tout de même à noter dans ce discours. Cet omniprésident qui se veut toujours dans l’action s’est mis à adorer le temps long. La seule annonce concrète datée est repoussée en 2010, on l’a dit. Rappelons aussi qu’il a tout de même attendu une semaine avant de passer à la télévision. A l’heure de l’immédiateté de l’information, le président a attendu une semaine avant de s’exprimer sur une grève qui a réuni au moins un million de français, une semaine ! De plus, dès qu’une question était gênante, dès que l’on évoquait une possible réforme, il se cachait derrière la future rencontre du 18 février. Et encore deux semaines de perdues ! Faut-il aujourd’hui deux semaines pour réunir les leaders des syndicats d’employés et de patrons ? Face à cette « crise la plus importante depuis un siècle » (plus que celle de 1929 donc) on doit attendre encore deux semaines pour réagir ?

 Tout son discours était basé sur cette distinction entre le temps court et le temps long. Il demeure le président hyperactif, mais il s’est arrêté. Il attend. Pour finir, je voudrais revenir sur une des réformes sur laquelle il a insisté. Celle de la nomination du président de France Télévisions par le président de la République. A mon sens cette annonce résume son intervention de ce soir. Le président a réussi à affirmer qu’on était passé « de l’hypocrisie totale à la transparence totale » sans trouver aucune contradiction. En gros, il nous explique que le président de France Télévisions a toujours été nommé par le président de la République mais de façon cachée alors au lieu de réformer ceci, d’y mettre fin – alors que l’on affirme haut et fort que c’est mal – et bien on entérine et on grave dans le marbre qu’à présent ce sera comme ça. Personne ne réagit. Il a placé exactement la phrase qu’il voulait, il faut dire qu’en invitant les journalistes triés sur le volet à l’Elysée, on sait que le président joue à domicile et qu’il fera ce qu’il veut de cette entretien. 

 En résumé, une fois encore, une heure et demie pour rien. Une semaine d’annonce d’une intervention pour exprimer les décisions du président de la République face à la crise pour rien. Aucune annonce, aucun programme, aucune relance. Rien.


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245 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 6 février 2009 09:39

    @L’auteur,

     Je n’ai pas attendu la fin. J’ai très vite compris. Le titre est dans le mille. Toujours pareil à lui même.  smiley


    • nantor nantor 6 février 2009 11:22

      J’ai pas regardé ;

      Pas vu ... pas pris


    • non666 non666 6 février 2009 11:37

      Tu aurais du, si il y a un reproche qu’on ne peut pas lui faire, c’est de manquer de maitriser sa com.

      Ceci dit, effectivement, il a "convoqué" les journalistes qu’il a voulu pour qu’ils lui posent les bonnes questions, prealablement fournies pour que son staff evalue les réponses les moins susceptibles de lui faire perdre (encore ?) des points dans les sondages.

      Comme prévu , c’est pas sa faute à lui mais aux autres, à la crise que personne ne pouvait prévoir...
       Mais qui etait prévu par les conjoncturistes des banques depuis 2 ans.....
      Il suffit de regarder les chiffres des trésoreries des PME depuis 2006.

      Il a menti sur tout pendant sa campagne mais assure que personne ne l’a jamais traité de menteur.
      Il est en permanence dans l’auto-promotion , et a visiblement reçu comme consigne des spin-doctor d’etre plus lisse et d’ouvrir la porte au dialogue tant cela gronde.


      Comme prévu, il a hurlé avec les loups et a désigné des victimes expiatoires à la populace qui gronde.
      Il a montré quelques coupables du doigt (les traders , qu’on les pende !)
      Il a evidemment oublié que les traders n’agisent pas de leur seule initiative, que cette "speculation" est leur job et que le donneur d’ordre est leur employeur, les banques...
      Mais comme on le disait après Dien Bien PHU  : il faut trouver un responsable d’un grade SUBALTERNE, mais suffisant : pendez les lampistes
      il a oublié qu’il etait en phase avec le modele anglo-saxon depuis 20 ans et qu’il n’avait de cesse de le citer en exemple, mais c’est surement parce que nous ne l’avions pas compris. !


      Mais il a quand meme fournie DEUX informations importantes :

      1) Comme prévu, la gouvernance mondiale est en marche, avec plein de mauvaise raison (le marché est mondial donc il faut une gouvernance economique et monaitaire mondiale).
      Or aucun des journalistes présents n’a eu le bon reflexe de lui citer ses propres declarations sur la banque europennes , loin des besoins des preoccupations economiques europeennes....
      Qu’est ce que cela serait avec une gouvernance mondiale ...
      Quelle est la synthèse entre une BCE aux mains de banquiers apatrides , refusant tout controle democratique et une "fed" qui appartient de fait aux banques americaines ?


      2) Il n’y a pas d’alternative a ses choix, et le pire ce sont ceux qui sont hors du bipartisme, qualifiés d’extremismes.
      Il nous informe donc, à l’insu de son plein gès , comme le dirait Virenque, que ces deux la, monte dans les sondages, meme si les chiffres donnés au public par les instituts de propagande et de sondages ne l’indiquent pas.
      Et ça, visiblement, ça les fait chier dans leur froc.

      On ne pouvait pas nous donner meilleur signal pour voter pour ces deux la, histoire de faire exploser les "ententes illiciles" entre les vendeurs de vent UMP et leurs concurrents du PS.
      Pas de bol pour bayrou, son positionnement "entre les deux" , ne devrait lui ramener que ceux qui ne sont pas pret a faire exploser le système.

      Encore une fois c’est le president de la république qui fait les annonces economiques et sociales, quoiqu’en dise la constitution ce qui aurait du faire réagir AUSSI les "constitutionnalistes"


    • LE CHAT LE CHAT 6 février 2009 11:49

      @non666

       J’ai aussi relevé l’allusion à un nouvel ordre mondial ! ça fait peur !

      il a raison de craindre l’éparpillement des voix vers les partis non soumis au système , son soutien a chuté de 30% chez les electeurs FN , ceux qui avaient cru les promesses sur le pouvoir d’achat retournent vers les chapelles d’origine .


    • L'enfoiré L’enfoiré 6 février 2009 11:57

      En fait j’avais peur pour ma télévision.
      Des fois, que l’envie de lancer une chaussure puisque c’est à la mode. smiley


    • non666 non666 6 février 2009 12:08

      L’enfoiré, garde tes chaussures, si tu en jette une a chaque fois qu’il passe à la télé, les importations chinoises dans ce domaines vont nous ruiner !

      Le chat , oui, c’etait probablement l’info la plus etonnante du débat.
      Il envoit un signal a ses commanditaires : "si si , je peux faire le job. "
      S’il ne leur montre pas de signes d’obeissances assez vite ou s’il se montre vulnérable, ils feront comme avec Bush, ils changeront de monture en lui faisant porter toute la responsabilité de l’Echec, devant eux et devant les opinions publiques.

      Leur roue de secours s’appelle DSk "a gauche" , c’est leur alternance droite-gauche , republicain/democrate la plus solide.
      A droite, Sarkozy a trop fait le menage dans son propre camps pour en trouver un capable d’etre elu, pour l’instant.


    • Rage Rage 6 février 2009 12:17

      Bonjour,

      Comme convenu, cette diffusion type ORTF n’a absolument RIEN amené de concret.

      Sarkozy a déroulé son plan prévisible et prévu :
      1. Les français souffrent, je les entends, je comprends leurs craintes et leurs peurs.
      2. La crise est internationale, ce n’est pas ma faute j’y suis pour rien
      3. Je reste droit dans mes bottes, je m’occupe de tout (sauf de la nomination du président de France TV) et je lance des "biscuits" pour occuper les journalistes et la plèbe.

      Les journalistes ? Parlons-en :
      1. Laurence Ferrari, fidèle à elle-même : nulle, conciliante, sous le charme
      2. Pujadas : aucune question qui fâche, recroquivillé, conciliant
      3. Lagache : sans doute le moins mauvais, mais néanmoins acculé à noter les contre-vérités assénez par le président sous la forme de question "interro-négative : ne pensez-vous pas que ?"
      4. Duhamel : hors du coup, ça fait déjà 2 fois en 2 semaines...

      En somme aucune contradiction. Personne pour parler librement. Personne pour souligner le fait qu’à Gandrange il y a des centaines de chômeurs sur le carreau, que le bouclier fiscal est injuste, qu’il n’y a aucune contre-parties au sauvetage des banques (l’enfumage était au top à ce moment), que le déficit annuel plonge etc...

      Rien. Pas un mot.
      Une grève générale en Guadeloupe ? Pas un mot.
      2 millions de français dans la rue ? La classe "moyenne" ce sont les smicards parait-il !

      Circulez y a rien à voir.

      Il y aussi eu les questions "propagandes" : comment allez-vous enfumer la population aux Européennes ?
      Avec des portes drapeaux bien sûr !

      Et puis il y a eu les "mines" et autres escroqueries :

      - Le plan de relance qui n’est qu’une liste des contrats de projets état-région déjà existants

      - La réforme de la TP sans aucune précision des contre-parties (pour info c’est 50% des ressources des communes)

      - Les contre-parties aux milliards pretés ET injectés (2 choses différentes) aux banques ? Rien

      Bref, 18 discours en 36 jours, aucune ligne claire, une idéologie aveugle du "tout pour l’entreprise" cumulant les exonérations et autres suppressions de charges au point d’en faire décoler le déficit de près de 50% en un an (cf rapport Cour des Comptes).

      C’est certain, encore 1 an comme ça, et c’est la révolution qui ira rappeler ses bons souvenirs à "Nicolas 1er".


    • LE CHAT LE CHAT 6 février 2009 12:29

      @non 666

      DSK ? un bilderberger à la place d’un bilderberger ? Je suis pas acheteur !  smiley


    • geko 6 février 2009 12:40

      Sarko vendrait un frigot à un esquimau smiley

      Quel gouffre entre les paroles et les faits !


    • L'enfoiré L’enfoiré 6 février 2009 12:53

       Non666,

       Quand j’ai des problèmes à la maison, je retourne au règles de base, de régularisation, d’écoulement du trop-plein, d’imaginer comment, planifier quoi.
       Si tu vas lire ma règle un peu plus bas, tu trouveras ce que j’aurais fait. Mais je ne suis pas Mister "S".


    • Fergus fergus 6 février 2009 13:08

      Salut, L’Enfoiré. J’avais des vieilles godasses à jeter, mais j’ai décidé de les garder pour Sarkozy s’il vient à Rennes. Ou pour Besson, le nouvel adepte des méthodes vichystes.


    • appoline appoline 6 février 2009 13:29

      @ Non,

      Ce grand guignol m’a vite lassée aussi j’ai coupé court à la démonstration de non communication. Je me disais en regardant ces deux « malheureux » journalistes ; si l’un ou l’autre sort des sentiers imposés, il va s’en prendre une.
      Quel pédant ! Rien de nouveau dans son monologue, 33 % de ceci, 33 % de cela (ça vous gratouille ou ça vous chatouille).
      Je regrette juste d’avoir loupé cette allusion au nouvel ordre mondial, pour pouvoir décrypter. Mais, merci à tous d’avoir eu le courage de vous le farder pendant toute la soirée.


    • cleopale 6 février 2009 14:22

      Cher rage,
      Les révolutions comme les guerres n’ont jamais apporté quoi que ce soit de plus aux populations du monde où elles ont eu lieu. A moins qu’elles aient apporté : plus de malheur, + de famine, + de douleur etc.... Ouvrez les yeux !
      Ne croyez pas ces gens qui vous font miroiter de belles choses qu’ils ne pourront pas vous donner. La seule chose qu’ils veulent c’est le pouvoir.Cleopale


    • Varsass 6 février 2009 14:53

      "Les révolutions comme les guerres n’ont jamais apporté quoi que ce soit de plus aux populations"

      C’est clair, il s’est passé quoi en 1789.... 
      Danton et Robespierre ont brassé du vent, mais rien de concret....


    • Astrolabe 6 février 2009 16:11
      >Rage

      "En somme aucune contradiction. Personne pour parler librement. Personne pour souligner le fait qu’à Gandrange il y a des centaines de chômeurs sur le carreau, que le bouclier fiscal est injuste, qu’il n’y a aucune contre-parties au sauvetage des banques (l’enfumage était au top à ce moment), que le déficit annuel plonge etc...
      Rien. Pas un mot. 
      => Tu es sûr d’avoir bien écouté son discours ??? 21h07 : « Je retournerai sur le site » de Gandrange.


      "Une grève générale en Guadeloupe ? Pas un mot."
      => Cette intervention télévisée était minutée, il nest normal de ne pas pouvoir aborder tous les sujet, 1h30 étatn déjà trop juste pour le coeur de problème de la crise.


      " Le plan de relance qui n’est qu’une liste des contrats de projets état-région déjà existants"
      => Et alors ??? Vous vous attendez peut être à ce que Sarkozy face des miracles ???
      Remettre en route des chantiers stoppés : ça c’est du concret !!!!

      " La réforme de la TP sans aucune précision des contre-parties (pour info c’est 50% des ressources des communes) "
      => Les contre-parties, l’a t-il expliqués sont à définir avec les syndicats...mais personne ne croit aux syndicats à ce que je vois !! Il existent et sont là pour nous representer, eux aussi ont des idées !!!

      "Bref, 18 discours en 36 jours, aucune ligne claire, une idéologie aveugle du "tout pour l’entreprise" cumulant les exonérations et autres suppressions de charges au point d’en faire décoler le déficit de près de 50% en un an (cf rapport Cour des Comptes).
      C’est certain, encore 1 an comme ça, et c’est la révolution qui ira rappeler ses bons souvenirs à "Nicolas 1er". "
      => Les entreprises SONT l’économie, tant que vous n’aurez pas compris ça, vous serez tout le temps en désaccord avec ses discours et sa politique...

    • Krusty Krusty 6 février 2009 18:13

      (Astrolab) "Les entreprises SONT l’économie, tant que vous n’aurez pas compris ça, vous serez tout le temps en désaccord avec ses discours et sa politique... "

      ...et les hommes SONT les entreprises, tant que vous n’aurez pas compris ça, vous serez tout le temps à suivre béatement n’importe quel beau parleur...

      Revenez à l’humain, bordel de merde...


    • Sygne Sygne 7 février 2009 01:20

      Ho mais si qu’ il a changé le petit frère des riches ! Maintenant il nous sert du sou populaire en restant poli-qui-te-ment-correct  smiley


    • jako jako 6 février 2009 09:44

      Merci à l’auteur .
      Il a prononcé 50 fois crise mais quelqu’un a compté les "moi je " "je veux" "je vous " ???
       smiley


      • arretsurlesmots arretsurlesmots 6 février 2009 09:53

        J’ai essayé, mais mon enregistrement n’a pas marché entièrement donc je n’ai pas pu tous les compter. Cela dit comme toujours il ne dit pas tant "je" que l’on croit. Ce qui est caractéristique c’est les verbes qu’il utilise comme je dois ou je veux tout comme le fait qu’il utilise le moi je... à ce sujet lire :

        http://arretsurlesmots.wordpress.com/2008/03/16/les-mots-de-nicolas-sarkozy-lexcellent-ouvrage-de-jean-veronis-et-louis-jean-calvet/


      • jako jako 6 février 2009 11:19

        Merci pour ce lien, Jean Véronis est intervenu plusieurs fois ici très brillament, lire cet article : www.agoravox.fr/article.php3


      • cleopale 6 février 2009 11:34

        Remettons les pendules à l’heure !
        Nicolas Sarkozy veut aider les + plus démunis et les classes moyennes les + basses sans grever les entreprises française. C’est une bonne nouvelle vu que, dans cette économie mondiale globalisée, nos entreprises et donc nous, ne sommes pas les mieux placés. Nicolas Sarkozy va donc devoir faire du social.

        N’écoutons pas Madame Aubry qui n’a jamais fait qu’appauvrir les français avec ses 35 h et ses emplois à 2 balles. Les socialistes n’ont jamais pu, comme personne au monde du reste, partager les richesses de qui que ce soit : "tout le monde ne peut pas être Louis d’or" et puis les riches partagent déjà.
        Reste le facteur. Avant de diriger la France, pourquoi ne se présente-t-il pas pour diriger la poste ?
        Ce serait un bon moyen pour nous démontrer concrètement que ses idées peuvent être mises en pratique en entreprise et cela lui permettrait d’acquérir un peu de savoir faire. Mais je ne sais pas si cela serait une bonne idée pour la poste.

        Quant aux lois sociales misent en place pour la stabilité sociales, il faut savoir que certaines de ces aides soit disant données à la population démunie, sont récupérables sur les successions des braves gens. Je veux parler du minimum vieillesse et du RMI. Ainsi les pauvres sont toujours + pauvres ou endettés. Cleopale.


      • L'enfoiré L’enfoiré 6 février 2009 12:50

         Cléopale,

         J’ai dû fermer ma télé trop tôt.
         Il y a un grand principe d’économie qui est oublié.
         Quand on produit, il faut écouler la production.
         Le problème, ici, c’est que les stocks s’agrandissent. Les entreprises mettent de plus en plus en chômage technique, parce que les stocks ne diminuent plus. Ce stock coute cher. Il ne permet plus de "garer" la nouvelle production. Nous avons toujours eu une production du "just in time". Il faudra inventer celle du "just to justification".
         Donc, investir dans le développement des entreprises est prématuré.
         Chez nous dans le textile, il y a les soldes pour cela. Dans la grande armada des voitures et autres, on vient d’avoir le salon de l’automobile utilitaire, on était loin des pourcentages proposés dans textile.
         Cherchez l’erreur. smiley


      • easy easy 6 février 2009 12:57

         Jako,

        Ici tu considères les "je" lorsqu’ils sont composés avec un autre mot. Dans ces cas, ça peut effectivement être porteur de sens dans une analyse rhétopsy.
        Mais tout de même, je suis convaincu que le recours au "je" ne prouve qu’un trait de caractère explosif ou héroïque ou volontaire ou responsable.
        Avec de tels traits on peut devenir aussi bien martyr que tyran que héros.

        Sans les avoir examinés, je suppose que les discours tenus par Mao, Fidel Castro, Pol Pot ou Hitler pouvaient être très incitatifs à la haine et au racisme sans recours particulier au "je"

        Il suffit de dire par exemple " Nous en avons tous ras-le-bol des Tutsis" pour mettre le feu aux esprits. Et dans une telle assertion, c’est le "Nous" ou le "On" qui pèse son poids de plomb.

        Ce n’est pas le recours au "Je" qui est dangereux, comme par exemple dans "Je pense que les riches sont des salauds" Car cela ressemble davantage à une profession de foi et ça peut être courageux (Surtout si cette phrase est prononcée au milieu d’un groupe de puissants). Ce "Je" ne ment ni ne triche sur la réalité qui est que la personne est seule. Et tant qu’on se présente seul, isolé, on ne manipule pas.

        C’est le recours au "Nous" ou au "On" , c’est le recours au titres, surtout lorsqu’ils sont implicites, qui sont preuves de manipulation (lorsqu’il s’agit d’assertions non établies)
        Ainsi, ce n’est pas manipuler que de dire "On préfère être en bonne santé que malade"
        Mais c’est manipuler que de dire "Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit"
        Lorsqu’on est censé représenter une Nation et qu’on affirme une telle chose, on manipule, on abuse de sa Représentation et on est egocentrique.

        "Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt" est une manipulation
        "Travailler plus pour gagner plus" est une manipulation
        "Voici une question modérée, qui montre que monsieur Joffrin est en pleine forme..." est une manipulation

         "Je vous emmerde" ne manipule pas.









      • cleopale 6 février 2009 14:42

        Cher easy,
        J’ai aimé ta citation chinoise : " quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt."
        Je pense que l’idiot, c’est un peu nous tous.
        J’en ai une autre toujours chinoise : " on ne peut admirer les étoiles lorsqu’on a un caillou dans son soulier."
        Les chinois pense que dans l’ensemble nous manquons de jugement et de vue. Mais nous en plus, c’est plutôt le nombril que nous regardons représenté par le caillou dans la chaussure. Cleopale.


      • Fergus fergus 6 février 2009 09:49

        D’accord avec L’enfoiré : tout est dans le titre de l’article. Nous avons assisté à un exercice convenu mené par un illusionniste et servi par des faire-valoir complaisants. Le niveau zéro de la communication présidentielle dans une démocratie moderne et efficace !


        • cleopale 6 février 2009 15:07

          Cher fergus,
          15 millions de français ont écouté Nicolas Sarcozy sans rien comprendre à ce qu’il a dit : il va faire du social, point barre.
          Pensez-vous que les media soient là pour faire de la polémique ? Le social en France c’est déjà 550 milliards € par an. Il n’a pas le choix et ne peut pas augmenter le smic car les entreprises délocalisent déjà trop. Il ne peut pas non plus empêcher les entrepreneurs d’aller s’instaler ailleurs. C’est leur droit si un pays veut les accueillir. Assayez un peu vous, de vous expatrier et vous verrez !
          Les patrons ont une longueur d’avance sur la plupart d’entre nous : ils peuvent s’expatrier facilement : ils ont les moyens et on les attend ! Alors la marge de manoeuvre est faible, Sarkozy ou pas.
          Cleopale.


        • Fergus fergus 6 février 2009 15:35

          Je ne prétends pas que tout soit facile, loin de là. Mais je crois que la prestation de Sarkozy eût été beaucoup plus appréciée s’il avait annoncé, ne serait que trois mesures, du genre :
          1) Le gouvernement met en place une allocation chômage spécifique pour les jeunes de moins de 26 ans en recherche de premier emploi.
          2) Compte tenu de la crise, j’ai décidé de geler la loi Tepa jusqu’à la fin du mandat.
          3) A compter de maintenant, l’Etat limitera par la loi les salaires des pédégés des entreprises ayant reçu des aides publiques.


        • sisyphe sisyphe 6 février 2009 09:51

          Entièrement d’accord avec l’article, mais que pouvait-on attendre d’autre, avec des médias désormais définitivement aux ordres, et une politique obstinément anti-sociale et totalement inadaptée, menée par un autocrate mégalomane, sans aucune culture économique, et entièrement dévoué aux puissances financières ? 
          Derrière les shows à paillette offerts au petit kondukator et à sa clique de commu-niquants, par Sarko-TV , combien de temps faudra-t-il encore aux français pour démasquer la pantomime, et chasser les tireurs de ficelles de la démolition du pays ? 


          • cleopale 6 février 2009 11:47

            Faux ! Nicolas Sarkosy va devoir faire du social car il n’a pas le choix (pour + de détails voir la réponse que j’ai donné + haut)
            Quant aux lois sociales misent en place pour la stabilité sociale (c’est leurs seul but), il faut savoir que certaines de ces aides soit disant données à la population démunie, sont récupérables sur les successions des braves gens. Je veux parler du minimum vieillesse et du RMI. Ainsi les pauvres sont toujours + pauvres ou endettés. Cleopale.


          • lowlow007 lowlow007 6 février 2009 09:55

            ma fonction est tres difficile !!!
            il est totalement largué, oui, et ça se voit...
            plein de moi-je, mon, je ...
            Qu’ attendiez vous des deux "journalistes" ???
            ils sont à sa botte !
            Sarko :
            DEMISSION !!!


            • Papybom Papybom 6 février 2009 14:20
              Mais non entre fou et con, il y a une différence !
               

            • Fergus fergus 6 février 2009 09:56

              Ce matin à sa prise d’antenne de 7 heures sur Europé 1, Fogiel a passé un extrait de l’intervention de Sarkozy. Cela dure moins d’une minute, un laps de temps durant lequel il cite à 7 reprises la date du 18 février.
              Autrement dit un mode de communication incantatoire visant à imprégner l’idée dans l’opinion que des choses importantes se passeront ce jour-là alors qu’à l’évidence cette date ne fera probablement qu’ouvrir un très long match de ping-pong entre le pouvoir et les syndicats.
              Objectif de l’opération : gagner du temps et désamorcer provisoirement la colère qui monte. Pas sûr que cela fonctionne car les ficelles sarkozystes sont décidément très grosses et commencent à être sérieusement éculées !


              • herve33 6 février 2009 23:01

                Les ficelles de Sarkozy seront encore plus eculées après le discours de laurence Parisot qui nous serine qu’il ne faut surtout pas touchés aux salaires des haut-dirigeants d’entreprise ou des banques comme Obama est entrain de le faire aux Etats Unis pour les entreprises qui recoivent de l’argent public .

                La colère va continuer à monter car l’opinion publique a largement l’impression de se faire baiser . IL faudra bien plus qu’une émission TV pour que Sarko retrouve ne serait-ce qu’un semblant de crédibilité.


              • Tonton Tall 6 février 2009 09:58

                Le titre de cet article étant à mes yeux tout-à-fait faux, je n’ai pas été + loin...

                J’ai regardé cette interview, et Sarkozy a dit des choses extrêmement importantes, et je dirais même carrément révolutionnaires, surtout venant d’un mec de droite :
                J’en citerai 3 qui m’ont frappé :
                1) un meilleur partage des bénéfs de l’entreprise entre les actionnaires et les salariés
                2) une vraie réforme financière mondiale, avec pression sur les paradis fiscaux et contrôle des agences de notation
                3) la fin de la taxe professionnelle

                Désolé pour les anti-Sarko robotisés, mais ça, c’est du lourd ...car je connais des cons de gauche qui ne l’auraient même pas osé.
                Comme quoi, droite ou gauche, pour un Président de la République, finalement, ça importe peu, c’est l’intelligence qui prime. Et ça, il l’a...


                • Tonton Tall 6 février 2009 10:03

                  merde alors, qu’est-ce qu’il ose dire ce Tall ?
                  qu’un type de droite puisse avoir la moindre lueur d’intelligence ?
                  mais un type de droite, ça n’est même pas un humain !!
                  repliez-moi ça, censurez-le, et qu’on l’écartèle après l’avoir pendu
                  mort à la droite ! smiley

                  et le + drôle, c’est que je suis plutôt à gauche ... smiley


                • Medicis 6 février 2009 10:18

                  Comme pour Monsieur K., un homme politique de droite, c’est un politique de gauche qui a mal tourné.
                  Quant à parler de l’intelligence du président de l’UMP , il faut faire un gros effort pour la trouver.
                  Sa culture ou plutôt son inculture est notoire.
                  Mais il lui faut bien quelques soutiens car ils se font de plus en plus rares même dans son propre parti et chez les sénateurs en particulier.


                • Le péripate Le péripate 6 février 2009 10:19

                   C’est vrai que cette annonce du partage des bénéfices en trois parts ferait presque passer la LCR, pardon le NPA pour un parti de droite. smiley
                  Une question, quand même : en cas de pertes, est- ce que le partage reste d’actualité ? Autrement dit, est-ce que les pertes seraient aussi imputées aux salariés ? Car on ne voit pas ce qui marche dans un sens ne marcherait pas dans l’autre.


                • Fergus fergus 6 février 2009 10:23

                  A Tall. Désolé, mais la règle des trois tiers dans les entreprises (1/3 à l’investissement, 1/3 aux actionnaires, 1/3 aux salariés) est un vieux rêve deloriste qui n’a jmais vu le jour. Et qui ne verra pas plus le jour avec Sarkozy que la limitation imposée des salaires patronaux dans les boîtes qui touchent des subventions d’Etat. Poudre aux yeux !


                • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 6 février 2009 10:30

                  Tall, je te suis,surtout pour ces deux propositions

                  1)un meilleur partage des bénéfs de l’entreprise entre les actionnaires et les salariés
                  2) une vraie réforme financière mondiale, avec pression sur les paradis fiscaux et contrôle des agences de notation .

                  Puis j’ai bien aimé sa précision sur la nomination du PDG de France télévision ( 3/5 majorité et opposition )

                  @+ P@py ( qui a voté blanc )


                • sisyphe sisyphe 6 février 2009 10:35

                  Bien répondu, Léon. 
                  Et ça, même dans les entreprises qui font des bénéfices... smiley

                  Mais le Péripate n’est pas au courant : on ne peut pas être au four du théorisme libertarien, et au moulin de la réalité sociale...
                   smiley

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