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Accueil du site > Actualités > Politique > Non à la dislocation des communes et des départements !

Non à la dislocation des communes et des départements !

GIF Il n’y a pas d’un côté les modernes qui chercheraient une organisation territoriale plus cohérente face aux rétrogrades, défenseurs acharnés des communes et des départements.

Cette partition partisane de beaucoup de médias conduit à priver les citoyens d’un vrai débat.

Qui peut être contre la libre association choisie de communes mutualisant certains de leurs services dans le cadre de communes ?

Peu de personnes et certainement pas moi.

Le problème c’est que ce regroupement n’est d’abord pas libre mais imposé et qu’en plus il vise non à la mutualisation des moyens pour répondre mieux aux besoins des habitants mais à la disparition de communes.

Nos pseudos modernes ne recherchent pas la qualité des services mais l’économie maximale :

Le moins cher et le moins bien disant.

La disparition programmée des départements conduirait à l’asphyxie des communes et à la mise en place d’une France des régions avec l’attribution rapide aux régions d’un régime règlementaire propre remettant en cause l’unité de la République.

L’appel suivant clarifie les enjeux de cette réforme voulue par Bruxelles et mise en œuvre par Bruxelles et il appelle à la résistance.

« Alerte  !

Le projet de loi « clarifiant l’organisation territoriale de la République », qui devrait être présenté au Conseil des ministres le 14 mai pour être soumis à l’Assemblée nationale en juillet, vient d’être rendu public. Il signifierait une accélération brutale de la dislocation de l’édifice républicain hérité de 1789 :

— il ferait disparaître des milliers de petites communes en élevant le seuil des EPCI de 5 à 10 000 habitants ;

— il poursuivrait la réduction du nombre de syndicats intercommunaux ;

— il viderait les départements de leur substance en les privant de la clause de compétence générale, avec, pour conséquence immédiate, la suppression des subventions départementales aux communes. Il ferait disparaître les conseils généraux et les solidarités territoriales et sociales, mission historique des départements, le Premier ministre ayant déjà annoncé la suppression des conseillers départementaux ;

— il infligerait aux collectivités territoriales des amendes obligatoires en cas de dépassement des limites fixées par Bruxelles, leur imposant ainsi de relayer l’offensive du plan Valls avec ses 50 milliards d’économies.

Les collectivités territoriales seraient ainsi contraintes à privatiser les services publics, notamment par les « maisons de services au public » ouvertes au privé, et à supprimer le maximum de postes de fonctionnaires territoriaux, par le biais de mutualisations et de transferts. Dans ce but, la loi dépouillerait ces personnels de leurs garanties statutaires en même temps que les régions seraient dotées d’un pouvoir réglementaire en lieu et place de l’Etat.

Plus que jamais, la défense des communes passe par celle des départements et l’exigence du retrait de ce nouveau projet de loi.

C’est pourquoi, nous invitons nos collègues à participer à une première rencontre nationale d’urgence pour la défense des communes et des départements,

samedi 28 juin 2014, de 10 heures à 16 heures

(une salle est en cours de réservation dans la région parisienne).

 

Jean Bartholin ( Conseiller général de Saint Haon le Châtel-Loire)

Gérard Schivardi ( maire de Mailhac- Aude) »

http://democratiecommunes.files.wordpress.com/2014/04/appel-conference-elus_04-2014.pdf

 

C’est un texte unitaire signé par de nombreux élus républicains de toutes tendances.

Je l’ai signé et je le soutiens.

 

Jean-François Chalot

 


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50 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 20 mai 2014 08:52

    Ce n’est pas encore fait...Encore une idée en l’air de Hollande et sa bande...Zont pas les euros pour le faire et en plus les départements sont inscrits dans la constitution...On en reparlera..Un cache misère rien de plus.. !


    • Fergus Fergus 20 mai 2014 15:59

      Bonjour, Claude-Michel.

      Pour une fois que le PS et Hollande se lancent dans une œuvre utile et même nécessaire, puissent-ils aller au bout ! Mais quelle ânerie d’avoir supprimé le projet de Sarkozy validant la création du Conseiller territorial, cette mesure aurait à elle seule réglé une grande partie du problème des départements.

      A noter qu’il n’est nulle part question de supprimer les départements, mais les Conseils départementaux, ce qui n’est pas la même chose, nombre des actions locales de ces conseils pouvant être maintenu physiquement au niveau des acteurs de terrain tout en étant déplacées à la région en termes de responsabilités politiques et administratives.


    • titi 20 mai 2014 09:52

      Les départements, les communes sont des anachronismes.

      Ils ne correspondent ni aux bassins de vie, ni aux bassins d’emplois.

      Les collectivités territoriales n’ont pas comme seule fonction de distribuer des allocations. D’ailleurs elles ne le devraient pas. Il y a les CAAF pour cela.


      • marc 20 mai 2014 10:03

        Titi


        Vous devriez aller jusqu’au bout de votre pensée : la démocratie est un anachronisme et la solidarité itou ! vive la crise et le CAC40


      • titi 20 mai 2014 13:44

        Votre réaction est totalement immature.

        Je parle bassin d’emploi, bassin de vie et vous me répondez n’importe quoi.

        Vous trouvez normal qu’un habitant de l’agglomération Lyonnaise doivent faire ses démarche administratives à Bourg en Bresse où à Grenoble alors qu’un tram passe devant chez lui et l’amène directement au centre ville en 20 minutes ?

        C’est bien restez dans votre 19è siècle.


      • marc 20 mai 2014 18:28

        Titi


        Nous n’habitons pas tous à Lyon, heureusement. Quant au 19e siècle, c’est une erreur, les départements datent de la Révolution pour faire pièce aux grandes baronnies que vous voulez rétablir. On voit bien l’objectif : supprimer l’intervention citoyenne au profit des patrons des bassins d’emploi et de l’UE

      • titi 20 mai 2014 21:11

        Parce que les baronnies auraient disparues ?
        Vous rêvez !!! Il n’y en a jamais eu autant. Elles ont été multipliées par tous ces échelons administratifs.


      • titi 20 mai 2014 21:13

        « voit bien l’objectif : supprimer l’intervention citoyenne au profit des patrons des bassins d’emploi et de l’UE »

        L’intervention citoyenne : encore un mot creux pour les idiots utiles.


      • Trelawney Trelawney 20 mai 2014 11:31

        Le débat quel débat ?

        Je ne vais citer que 2 exemples :

        1° exemple : Une ville de 20000 habitants imbriquée dans l’énorme agglomération qu’est la Métropole lilloise. Nombre d’agents communaux : 2200 soit 1 pour 9 habitants. Cette agglomération n’est même pas fichu de mutualiser les services municipaux tels que : le nettoyage des rue, la plantation de fleurs, la sécurité, la culture et spectacles, le sport etc. Il y a pour cela plein de raison, comme par exemple : une politique sécuritaire à l’échelon d’une agglomération et contre les principes de la république. Itou pour la culture et le sport. Mais la première des raisons est qu’il faut à tout prix sauvegarder le nombre d’élus. Parce qu’ils ne servent pas à grand-chose et que ça rapporte pas mal pour les copains des copains. En attendant le déficit budgétaire se creuse et les impôts augmentent.

        Pendant ce temps les CCI trouvent qu’elles sont trop nombreuses dans le Nord Pas de Calais et décident, toutes seules, de fusionner en une seul qui regroupe les ports (Dunkerque Calais Boulogne), la métropole Lille et les grandes villes (Valenciennes, Lens, Arras). Imaginez la cohérence et l’efficacité économique de ce rapprochement

        2° exemple : Un petit village de 400 habitants avec une grosse entreprise qui lui rapporte pas mal de taxe et divers se crée une salle des fêtes de 2M d’euro et en interdit l’accès aux 3 villages voisins parce qu’ils n’ont qu’à s’en faire une avec leur argent. 3 ans plus tard l’entreprise s’est délocalisée et le petit village ne s’est plus faire face au frais d’entretien et les impôts augmentent et les gens déserte ce dit village avec sa belle salle des fêtes.

        Des exemples comme ceux-là, il y en a pléthore et on ne comprend toujours pas pourquoi la France dépense plus qu’elle ne possède. Et pourquoi la ville s’occupe des écoles, le département des collèges, la région des lycées et l’état des universités etc etc etc


        • Fergus Fergus 20 mai 2014 16:05

          Bonjour, Trelawney.

          J’ai bien aimé vos deux exemples, et notamment le second que je connais mieux et qui est criant de vérité.

          A titre personnel, je suis pour la suppression de toutes les communes de population inférieure à 1000 habitants. Non que je veuille les supprimer de manière arbitraire et autoritaire, car je pense que l’on pourrait donner à toutes les communes concernées un délai pour leur permettre de fusionner selon leurs affinités avec les communes voisines, avant intervention des préfets si nécessaire.


        • alinea alinea 20 mai 2014 11:39

          Surtout qu’il ne reste rien de nos racines,de notre culture ! du passé faisons table rase ! mais ce n’est pas la même table qu’ils veulent raser !
          Les décideurs sont mondialistes, citadins avec plus aucune attache territoriale, sauf comme tremplin à leurs ambitions ! Déjà que l’on mêle des gavots et des catalans dans une même région ! Mais me direz-vous, en ce qui concerne le Languedoc-Roussillon, il y a maintenant les deux tiers des habitants qui viennent de nulle part, quittant leur Europe du Nord, avec leur pognon, pour se payer le soleil, ou bien leurs villes du nord de la France ! Les communes rurales n’ont déjà plus de paysans, juste des rurbains « apatrides » : la dislocation est déjà opérée, il ne suffit plus qu’à l’institutionnaliser ! Les murs s’élèvent, en agglos roses ou jaunes, assez hauts pour cacher toute la richesse intérieure de ces consommateurs qui pataugent dans leur piscine ou bouffent leur barbaque au barbec, à l’abri du regard des forcément envieux qui font pareil chez eux ! Le peuple a subi avec complaisance son dépeçage ; pourtant les résistances furent nombreuses, contre les agglomérations sans logique ni fondement ! En vain ! Quand nous ne serons plus que des zombis, les profiteurs auront un moment de jubilation, avant de mourir eux-mêmes, tels des parasites qui ont anéanti leur « nourriture », jusqu’à l’extinction !!


          • Fergus Fergus 20 mai 2014 16:13

            Bonjour, Alinea.

            Il y a, en France, 15000 communes qui n’ont aucun sens et où l’on est même en peine, tant elles sont petites et réduites à des réserves de petits vieux, de trouver des conseillers municipaux.

            Quant aux départements, la plupart des gens ne savent même pas ce qui s’y fait et comment cela fonctionne. Ce que veulent les Français, c’est garder une entité qui se nomme Finistère, Cantal ou Ariège, et peu leur importe que les compétences d’administration soient transférées à la région, pourvu qu’il y ait toujours - et ce sera le cas - des bureaux déconcentrés de l’Equipement, des Affaires sociales ou de l’Education.

            Où est le problème ? Mis à part, évidemment, pour ceux qui pourraient, dans cette affaire, perdre une écharpe, perdre une indemnité ou perdre une carte de visite ouvrant la porte des notables du coin...


          • alinea alinea 20 mai 2014 16:19

            Non Fergus, c’est juste que de découper un territoire en fonction d’une efficacité, je ne dirais même pas économique, mais de fric, alors que l’histoire est là et que les petites communes ne coûtent pas bien cher, me parait un projet de société inhumain, où le rentable est la loi ! les économies peuvent commencer par se faire dans l’impossibilité d’une gabegie ; et ça c’est autre chose !
            Cela me fait penser aux platanes que l’on coupe parce qu’un type s’est lancé dessus et en est mort ! C’est une manière de régler un problème par un bout qui n’a rien à voir avec le problème !!


          • Fergus Fergus 20 mai 2014 16:50

            @ Alinea.

            Ce n’est pas qu’une question de fric, mais aussi d’efficacité. Dans les petites communes par exemple, la plupart des maires sont incapables de comprendre les textes administratifs auxquels ils ont confrontés.


          • alinea alinea 20 mai 2014 16:54

            Je hais l’efficacité comme fondement de vie ! Quand les maires sont ineptes, ce sont les secrétaires qui expliquent ! je pense qu’il serait plus futé d’instruire les maires plutôt que d’éliminer les culs terreux ! Grands dieux du ciel, on n’en a pas assez de technocrates ? La vie d’une commune, c’est aussi de l’humain !!


          • taktak 20 mai 2014 17:32

            voila qui est du bon sens

            " ! je pense qu’il serait plus futé d’instruire les maires plutôt que d’éliminer les culs terreux ! Grands dieux du ciel, on n’en a pas assez de technocrates ? La vie d’une commune, c’est aussi de l’humain !!« 

            Puisque Fergus nous propose un critère commune/habitant, il faut lui faire remarquer la stupidité d’un critère édicté par des urbains absolument pas adapté à la ruralité.... C’est quoi le critère par km²,

            Pour »éduquer les maires", il y avait quelque chose de simple dans les mains des prefets : les subdivisions de l’équipement etcie, à savoir la mise à disposition de moyen technique permettant d’apporter également un contrôle par l’état centrale, tout en laissant un large pouvoir de décision au niveau locale, en lien avec les territoires...

            Contre la décentralisation, il faut préférer la déconcentration, la perequation et l’éducation. Sinon, c’est le retour à la féodalité.

            Juste une remarque les deux exemples données plus haut ne sont pas symptomatique du trop de communes, mais du comportement féodal de certains élus qui se prenant pour des barons font ce qu’ils veulent. Désormais totalement maitres de l’urbanisme, et de mille autres compétences, gageons que cela va aller de mal en pis


          • Trelawney Trelawney 20 mai 2014 18:54

            Je hais l’efficacité comme fondement de vie !

            Il ne faut pas parler d’efficacité mais de simplicité. Il est certain que le rapprochement 2 villages espacé de 10 km peut poser problème aux deux villages (surtout si c’est à la montagne) tout le monde l’a bien compris.

            Mais quand vous avez une ville comme Paris qui fait 35 km de périmètre incapable de rattacher toutes les villes de la proche banlieue ( Neuilly, Clichy, Saint Denis, Vincennes etc.) il y a de quoi se poser des questions. Vous avez d’un coté Londres avec ses 375 km de périmètres et Paris (35) avec le quartier de la Défense qui n’en fait pas partie. Qui d’après vous est le plus attractif ?

            Et que dire des départements qui n’ont jamais été des provinces est qui n’ont aucune utilité sauf pour payer des conseillers généraux


          • alinea alinea 20 mai 2014 19:14

            Eh bien, il s’agit de savoir si on adhère ou pas au projet, inepte de mon point de vue, d’uniformisation, de déshumanisation, d’ordre et de maîtrise... voyez à quoi je pense ! Rien dans la vie n’est mathématiquement ordonné ; si on arrive à organiser la vie des hommes de cette manière, on déshumanise l’homme ; ni plus ni moins ! Il est faux de penser qu’une organisation « parfaite », conduite et surveillée par des robots, fera une vie plus juste et plus facile aux hommes !!


          • Fergus Fergus 20 mai 2014 20:24

            Bonsoir, Alinea et Taktak.

            Il semble que vous n’ayiez pas connaissance de ce qui se passe dans des milliers de communes rurales, notamment en montagne. J’en connais des tas qui ne comptent plus que quelques dizaines d’habitants et n’arrivent même pas à constituer un conseil municipal, si ce n’est en faisant appel à des moitié-grabataires ou à des personnes extérieures au village mais propriétaire d’un bien.

            Résultat : des communes gérées tant bien que mal, le plus souvent à l’aide de fonctionnaires de la préfecture appelés en renfort lorsque les problèmes deviennent trop pesants. C’est bien beau de parler de secrétaire de mairie, mais qui assume ce boulot dans des bleds où il ne reste plus que des vieux, sans école, sans épicerie, sans le moindre service, à l’exception d’un bistro moribond ?

            Des communes comme cela, il y en a des milliers sur le territoire. Et je réaffirme que cela n’a plus aucun sens. Un mot pour finir : que l’on ne m’accuse surtout pas de vouloir saper la ruralité ou dénigrer les paysans. Des élus comme ceux que j’ai décrit, il y en a eu de nombreux dans ma propre famille, chez les paysans d’Auvergne, et c’est précisément pour avoir été témoin des difficultés que j’ai évolué vers cette opinion.


          • alinea alinea 20 mai 2014 21:22

            Non Fergus, il n’y en a pas des milliers, et ces communes-là ne sont pas le problème ! elles peuvent se fondre par fonte constatée, avec la voisine, sauf que ça ne serait pas toujours une bonne idée ! car même s’il ne restait que deux habitants sur une commune, leur budget serait en proportion !! et ces deux habitants n’auraient peut-être pas envie d’avoir la ville à la campagne, ce qui semble être un progrès pour tous. En réalité c’est une plaie, une horreur !
            Je connais bien le problème vu que j’ai depuis plus de trente cinq ans vécu dans des petites communes ; un hameau dans un territoire n’aura rien à gagner à être lié à la ville ou au bourg voisin ; je n’arrive pas à comprendre qu’on ne puisse pas imaginer des échanges, des entraides qui satisfassent tout le monde !! mais que, au moins, les deux habitants puissent dire : non, nous ne voulons pas, chez nous, de votre parcours santé, ou de votre parcours trial ! Merde à la fin, c’est la dictature du citadin et de ses loisirs à la con !


          • Rounga Roungalashinga 21 mai 2014 10:01

            Chez moi (gros bourg de 600h) on refait tout en ce moment : éclairage, voirie, épuration...argent de l’Europe.
            Si un jour on en sort de l’Europe et si on ne compte plus que sur les impôts locaux des villageois, on est beaux !

            Vous vous faites avoir par une des plus grosses arnaques de l’UE, à savoir de faire croire au peuple que celle-ci est nécessaire puisqu’elle finance des projets indispensables. Ce qu’on dit moins, c’est que l’argent qu’elle donne pour ces réalisations vient directement de la poche des Français. La France donne en fait plus d’argent à l’UE que celle-ci n’en rétrocède à la France. C’est un peu comme un mafieux qui vous rackette de 500€, pour ensuite vous prêter 100€, et qui vous demanderait en plus de le remercier de sa générosité.
            Si vous aviez essayé d’écouter Asselineau, au lieu de cracher votre haine sur chacun de ses articles, vous seriez au courant de ça. Comme quoi la haine, c’est contre-productif.


          • foufouille foufouille 21 mai 2014 11:04

            Chez moi (gros bourg de 600h) on refait tout en ce moment : éclairage, voirie, épuration...argent de l’Europe.
            Si un jour on en sort de l’Europe et si on ne compte plus que sur les impôts locaux des villageois, on est beaux !

            c’est qu’ils ont rien fait avant et que le maire est un roi. il y a juste aucun contrôle. j’en connais aussi ou il y a de la magouille car seul les notables ont accès à la mairie



          • Rounga Roungalashinga 21 mai 2014 18:28

            Il n’empêche que si vous l’aviez écouté, ça vous aurait évité de dire une bêtise.
            Pas un mot sur celle-ci dans votre réponse, d’ailleurs...


          • Rounga Roungalashinga 22 mai 2014 09:34

             lâchez moi les baskets

            J’ai du mal. Vous me fascinez.

            le lieu ici n’est pas propice aux cours magistraux.

            Il l’est pour l’insulte, alors ? Je vais finir par me demander si ce prétexte que vous évoquez à tout bout de champ ne vous sert pas à vous dérober à chaque fois que vous êtes en difficulté.

            le solde entre notre contribution à l’Europe et ce que nous percevons est positif pour nous si on tient compte de tous les paramètres.

            Je vais en croire votre gourou Brice Hortefeux, alors. J’imagine que le fait d’empêcher les petits producteurs de vendre leurs produits par l’instauration de normes en tous genres, et de compenser cela par des subventions, rentre dans ce solde positif. De même que les sanctions financières pour ne pas respecter des directives à la con, comme quand la France a dû payer 80 millions pour avoir laissé pêché des poissons trop petits. Ou l’instauration d’une monnaie dont le taux de change plombe la plupart de nos exportations. Ou le fait de se faire rappeler à l’ordre dès qu’on essaie de protéger notre industrie (Alstom, Arcelor), sous couvert de lutte dogmatique contre le protectionnisme. Oui, le solde doit sûrement être positif, au bout du compte.


          • Rounga Roungalashinga 22 mai 2014 13:12

            Je ne vois pas pourquoi vous venez sur ce site si vous ne défendez pas votre point de vue lorsqu’il est attaqué. Le débat, c’est fait pour ça.


          • cathy30 cathy30 20 mai 2014 11:59

            La France et la démocratie sont des concepts assez nouveaux dans notre histoire. 


            Dans les tranchées pendant la 1ere guerre mondiale, les soldats parlaient patois selon leurs régions, mais pas le français. 

            Si la révolution française a eu lieu sur le territoire français que l’on appelé alors la Chrétienté, c’est que justement il était trop chrétien, cad, tout à fait retors à la mondialisation. D’ailleurs on n’appréciait pas plus que ça, François 1er dans le Languedoc. 

            La révolution française a servi pour la guerre et l’unification du monde. Renan disait :
            Les français sont de bons soldats, et ils n’ont plus besoin de soldats.
            A présent la mondialisation est faite. Plus besoin de démocratie, de République et de toute la supercherie. 
            Il est vrai que le détricotage va faire de gros bobos, mais ça, les banquiers et les hommes d’Etat....


            • Le Gaspésien 20 mai 2014 18:12

              cathy30, c’est étrange mais tous vos écrits sont d’une justesse remarquable, toutefois, ceci,


              « … Dans les tranchées pendant la 1ere guerre mondiale, les soldats parlaient patois selon leurs régions, mais pas le français… »

              est invraisemblable. La langue française à justement fait des progrès notables lors des guerres, notamment 14-18. En plus, cela faisait quelques décennies que l’école était publique et on n’y apprenais pas le patois. Et oui, il fallait parler la même langue pour se comprendre dans les tranchées . Quelque chose, vous a échappé là.
              Cordialement





            • cathy30 cathy30 21 mai 2014 00:21

              Le Gaspérien

              c’est étonnant vous donnez vous même la réponse. Effectivement la 1ere guerre a forcé les français à parler la langue française qu’ils apprenaient à l’école pour se comprendre, mais les français parlaient tout d’abord des langues régionales.

            • cathy30 cathy30 21 mai 2014 00:37

              Au cours du xxe siècle et jusque dans les années 1960, les gouvernements ont adopté pas moins de quarante lois concernant surtout l’enseignement, la presse, l’administration et l’orthographe.

              La Grande Guerre a aussi participé à la francisation de la France, des hommes de toutes les régions se retrouvant ensemble à combattre avec comme seule langue commune le français, la francisation s’est donc encore amplifiée durant la Première Guerre mondiale42.

              En 1925Anatole de Monzie, ministre de l’Instruction publique proclame : « Pour l’unité linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse »43. En 1926, le grammairien Ferdinand Brunot écrit dans son Histoire de la langue française que les patois sont encore bien vivants dans les campagnes. Au xviiie siècle, comme de nos jours, le patois était chez lui partout où « l’on causait au village » […]. À l’heure actuelle, le français est la langue des villes, le patois, la langue des campagnes44. En 1972Georges Pompidou, alors président de la République, déclare au sujet des langues régionales : « Il n’y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France qui doit marquer l’Europe de son sceau. »45. C’est entre 1981 et 1995 que les premières mesures pour conserver les patois en voie de disparition vont être prises comme l’annonce le discours de François Mitterrand de1981, à Lorient : « Le temps est venu d’un statut des langues et cultures de France qui leur reconnaisse une existence réelle. Le temps est venu de leur ouvrir grandes les portes de l’école, de la radio et de la télévision permettant leur diffusion, de leur accorder toute la place qu’elles méritent dans la vie publique. » Pourtant, en mai 1997, l’inspecteur de l’Éducation nationale Daniel Gauchon déclarait qu’il fallait privilégier la culture et la langue françaises et non pas les langues régionales46.

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ais


            • Michel DROUET Michel DROUET 20 mai 2014 12:07

              Encore la théorie du complot européen !

              Quant à la libre association des communes entre elles on voit où cela nous mène : à une quantité d’intercos sans cohérence territoriale et qui au final coûte très cher au contribuable et qui justifie le maintien des conseils généraux (ce sont eux qui sont dans la balance, pas les départements...).

              Continuons donc à payer des impôts pour nourrir ce système et les élus professionnels et fermons notre gueule.

              Si vous voulez un autre éclairage :

              http://michelumix.over-blog.com/2014/05/mille-feuille-territorial-comment-plomber-la-reforme-en-8-lecons.html 


              • Michel DROUET Michel DROUET 20 mai 2014 13:37

                Bonjour Chalot

                Et l’éducation populaire dans votre article, elle est où ?

                Au lieu de cela vous nous proposez une déclaration écrite au burin par des vieux chevaux de retour de la politique qui n’aspirent qu’à une chose : garder leur mandat.

                Pourtant il y a beaucoup de choses à dire sur le mille feuille, entre le nombre d’élus que cela génère et que l’on paye, les doublons entre collectivités ou bien encore sur les grands groupes qui profitent du système avec les partenariats publics privés ou bien les entreprises de BTP qui prospèrent avec les ronds points qui se multiplient, sans parler des dépenses de communication (0.32 € par habitant en France : faites le calcul) ou de l’incompréhension du système par les citoyens...

                Ressaissez-vous et proposez-nous une analyse objective de la situation. A défaut, consultez mon blog :

                http://michelumix.over-blog.com/

                Le respect pour le citoyen voudrait que vous arrêtiez de les prendre pour des demeurés.

                 


                • CHALOT CHALOT 20 mai 2014 15:56

                  Mr Drouet !


                  J’évoque les questions de principes et la nécessité de maintenir un lien fort entre élus et citoyens.
                  On peut très bien garder les communes, ne regrouper que ce qui veut être regroupé, garder les départements et délimiter les champs de responsabilités des uns et des autres sans doublon.


                  • jpm jpm 20 mai 2014 16:31

                    Bonjour Chalot,

                    d´habitude j´approuve vos combats mais pas celui la. Ce que vous appelez un lien fort entre élus et citoyens, j´appelle cela du clientélisme et aussi bien souvent de l´esprit de clocher... On peut effectivement garder 36 000 communes... mais alors il faut qu´elles acceptent d´être indépendantes et autofinancées par les seules taxes prélevées sur leurs rares habitants... ce qui s´avèrera difficile pour les petites commune de moins de 500 habitants qui actuellement profitent à plein de la péréquation.

                    Comme Michel Drouet, ll me semble normal de réfléchir à une meilleure utilisation des fonds publics… pour un meilleur service rendu à la population… et tant pis pour les nombreux élus retraités (souvent fort sympathiques avec la population) qui appréciaient d´arrondir leur fins de mois grâce au nombreux mandats publics que permet le mille feuille tout en somnelant durant les conseils alors que des decisions portant sur des millions sont votées. Par contre, ces memes elus seront capables de monopoliser la paroles pendant des heures pour defendre l´esprit de leur commune... la couleur des volets de leur mairie et surtout leurs « petites » prérogatives.


                  • alinea alinea 20 mai 2014 16:46

                    jpm :
                    Pensez-vous qu’en haut lieu les préoccupations volent plus haut ? Elles coûtent plus cher, certes, mais vues d’ici, les économies à faire seraient plutôt de leur côté !

                    C’est curieux, n’est-ce pas, de ne vouloir garder que les découpages mis en place par le néo libéralisme, et éteindre ceux que nous connaissions !!


                  • jpm jpm 20 mai 2014 16:53

                    Je pense qu´il y a des economies a faire a tous les niveaux... mais je suis daccord les decisions de certains tout en haut coutent plus cher a la population que les petits travers de nos elus locaux smiley

                    Malgre tout, on peut ameliorer les choses en rationalisant les echelons administratifs... ce qui permettrait deja de reduire les couts des nombreuses publications de chaque echelon, journal de la maire, de la communaute de communes, du conseil general, de la region sans compter les nombreux syndicats intercommunaul à vocations multiples (SIVOM). Finalement le plus important serait que les citoyens, avant de voter, sachent vraiment qui decide et qui fait quoi ?


                  • alinea alinea 20 mai 2014 16:59

                    jpm : l’efficacité c’est ce que le néo libéralisme nous vend ; le problème, c’est que tous ces écrits dont je vous accorde qu’ils ne cassent pas trois pattes à un canard ni ne sont indispensables, c’est de la vie, c’est de l’initiative, de la responsabilité, c’est la vie, comme on peut, du péquin ordinaire. À ce compte là, pour l’économie et l’efficacité, il faut tout faire passer par des logiciels !
                    Bonjour l’ambiance !! et si des maires sont dispendieux, pour rien, à leurs administrés de se bouger les fesses ! mais que diable laissons les pauvres diables se débrouiller un peu !!


                  • jpm jpm 20 mai 2014 17:22

                    Alinea,

                    A propos d´efficacité, de vie locale et de gabegie d´argent public dans nos petites communes… j´aimerais vous conter (ou compter) l´exemple de la commune de mes parents (moins de 100 habitants) qui a pensé utile et judicieux de racheter l´ancien bistrot pour le réhabiliter grâce aux subventions… du conseil général, de la région, de l´Etat et même probablement un peu de l´Europe. Résultat de ces bonnes volontés locales pas vraiment avares de l´argent des autres, dépassement du budget initial… et finalement plus d´un millions d´euros d´argent public dépensés pour mettre aux normes une auberge publique qui n´a jamais fonctionné… tout en signant la fin d´une ferme auberge qui elle fonctionnait très bien. Quelques années plus tard, l´auberge publique est donnée en gérance… et les autres communes voient d´un très mauvais œil cette grenouille qui s´est pris pour un bœuf, car ce sont elles avec leurs impôts qui paient en partie les pots cassés. L´intercommunalité cela a parfois aussi du bon pour les petites cigales  smiley


                  • taktak 20 mai 2014 17:47

                    L’intercommunalité ne changerait rien.
                    le baron du coin se debouillera juste pour financer de très grand projet inutile... Vous voulez qu’on parle des projets de téléphériques gigantesque à la métropole de Grenoble, de l’ayraultport de nante, des tramways du bassin miniers etc.....
                    le problème c’est le contrôle citoyen sur les élus. Plus le peuple est loin, plus les élus peuvent déconner.
                    Dans une commune de 1000 habitants, quand le projet est stupide, il n’est pas bien difficile aux habitants, pour peu qu’ils ne restent pas comme des larves chez eux, de le bloquer... Dans une métropole (Cf Nantes) c’est pas la meme !


                  • foufouille foufouille 20 mai 2014 17:50

                    le problème que certaines administrations ne sont déjà plus locales mais régionales. et comme déjà dit, le TGI est à 180km comme le TCI, etc
                    sans compter le palais régional comme en PACA
                    redéfinir les compétence et surveiller la « gestion » des mairies est suffisant


                  • titi 20 mai 2014 18:23
                    « J’évoque les questions de principes et la nécessité de maintenir un lien fort entre élus et citoyens. »

                    Ca c’est l’argument qui me fait toujours rire.
                    Essayez de vous faire recevoir par G.Collomb... et c’est normal.
                    Il est maire de 490 000 habitants. Quand le département de la Corrèze en compte moins de 250 000 avec 250 communes et autant de maires, 1er adjoint, 2ème adjoint etc...

                    Quel rapport entre le maire de Lyon et le maire d’un commune rurale de la Corrèze ? Aucun.


                    « On peut très bien garder les communes, ne regrouper que ce qui veut être regroupé, garder les départements et délimiter les champs de responsabilités des uns et des autres sans doublon. »
                    Bien sûr. On va rajouter des syndicats de communes pour regrouper ce qui peut l’être avec un président, 5 ou 6 vice présidents. Qui mériteront traitements, et seront recrutés dans les rangs de formations politiques choisies.

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