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Accueil du site > Actualités > Politique > Non au « retour » aux valeurs

Non au « retour » aux valeurs

Je ne sais combien de fois, en une semaine, j’ai entendu l’expression « retour aux valeurs ».
En France, parmi les candidats à l’élection présidentielle, il y en a même qui n’expriment que cette nostalgie.
Pour ma part, même si l’on me prouvait que les générations qui nous ont précédées étaient à tout point de vue parfaites, je résisterai à la tentation d’un quelconque retour.

Pour être juste, en regardant l’histoire du haut de notre XXI siècle, qu’avons-nous à envier aux générations qui nous ont précédés ? Elles ont passé une partie du temps qui leur était donné à faire la guerre. Quant à l’organisation sociale, elle était loin d’être respectueuse du bien-être de chacun. C’était souvent « selon que vous étiez puissant ou misérable ».

Ce que nous avons de meilleur aujourd’hui, nous le devons à des hommes et des femmes qui aimaient tellement leur temps qu’ils ont su résister au passé pour construire l’avenir.
Sans un Monnet, Schuman, Adenauer, Gasperi, quels seraient les liens entre les pays d’Europe aujourd’hui ? Sans la résistance d’une Madeleine Daniélou ou des suffragettes de la fin du XIX siècle, si critiquées en leur temps, les femmes seraient peut-être privées encore du simple accès au savoir. Enfin, dans tous les domaines, nous pourrions faire l’inventaire des progrès gagnés sur le passé par des hommes et des femmes d’aujourd’hui qui n’ont aucun problème avec la modernité.

Je ne dis pas que tout est parfait. Il n’est pas nécessaire d’être un sage pour savoir que cela ne sera jamais.

Je me contente de noter simplement les progrès.

Prenons l’exemple de la démocratie.

Il a fallu du temps à certains pour en accueillir, ne serait-ce que l’idée. Aujourd’hui, même s’il existe encore quelques récalcitrants très minoritaires (1), on peut dire que la nécessité d’un système démocratique est bien partagée en occident.

Mais alors que nous nous contentions d’en vérifier la réalité à travers un ensemble de principes, de procédures et d’institutions, nous sommes nombreux aujourd’hui à devenir plus exigeants.

Nous pressentons que progresser encore, elle doit trouver un nouveau souffle et sortir de cette seule vision, désormais devenue étroite.

Souvenons-nous qu’il y a seulement quelques années, on citait volontiers la « tolérance » comme vertu démocratique supérieure. Aujourd’hui, nous constatons qu’il ne suffit pas de « tolérer l’autre » mais de le reconnaître comme un « être humain ».
Se révèle à nous une toute autre dimension du vivre ensemble, domaine naturel de la démocratie. De la qualité du regard que nous portons sur l’autre dépend la manière dont nous allons l’organiser et la vivre. De même que chaque être humain peut chercher un sens à sa vie, elle ne pourra faire l’impasse de son approfondissement.

C’est la tâche spirituelle urgente qui l’attend. Un spirituel qui n’a rien à voir avec le religieux. Même si, comme l’écrit Jean-Baptiste de Foucault, « les religions peuvent en effet apporter aux démocraties des ressources qui leur manquent plus aujourd’hui qu’hier, et dont elles sont en quelque sorte des spécialistes à condition qu’elles acceptent de se placer dans le cadre démocratique, et non au-dessus de lui ». 

La démocratie chemine un peu partout, dépendante de la fragilité et du pouvoir des hommes.
En Chine, on apprend que la censure sur la presse n’a jamais été aussi forte. Dans le même temps, ce pays commence d’accepter d’employer, au sein des rencontres internationales, des mots comme « droits de l’homme » et « démocratie ». En octobre dernier, un quotidien officiel titrait même : « La démocratie est une bonne chose ».

Pour en revenir à la France, un des pays d’Europe où elle a du mal à se renouveler, grâce à ce véritable laboratoire d’idées qu’est Internet, les responsables politiques sont en train de mesurer que les hommes et femmes d’aujourd’hui ont acquis des connaissances et ne s’en laissent plus compter. Ils ne peuvent faire passer facilement des vessies pour des lanternes. Le succès rapide du site « commentonfait.fr » en est un bel exemple.
La démocratie est bien en train de monter une nouvelle marche qui conduira certainement à une articulation plus réelle entre la société civile et les institutions.
D’autres étapes importantes seront à venir. Il faudra que la « pression participative » continue de se faire entendre pour que, par exemple, le renouvellement régulier des hommes et des femmes politiques soient inscrits dans le marbre.

Il était tout à l’heure question de l’histoire. Quel homme ou quelle femme politique y laissera son nom pour lui avoir fait tomber son masque d’oligarchie ? Lorsque cela arrivera, on parlera certainement de « Révolution ».

(1) j’ai été notamment stupéfaite de constater, lors d’une conférence donnée à une association catholique, la remise en cause de la notion même de démocratie.



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99 réactions à cet article    


  • (---.---.38.189) 1er mars 2007 11:41

    Au delà de la bien pensance religieuse, force est de constater lorsque nous ouvrons les yeux sur le monde, qu’une nouvelle guerre planètaire s’est déclarée.

    Elle s’appelle « mondialisation » et commence a faire des millions de victimes dans les pays les plus faibles et sans vraie direction politique. Ces victimes d’un nouveau genre sont les entreprises et les salariés. Hélas, la France est en train de succomber.

    Cette guerre n’a pas d’équivalent dans l’histoire et les références au passé ne peuvent nous être d’aucun secours.


    • Jimmie Danger (---.---.164.192) 1er mars 2007 15:24

      « Mondialisation »

      Il fut un temps (1848) où ce concept, prévu pour un futur proche s’appelait « internationalisation du Capital ».

      (...) Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations.

      Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l’adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n’emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe.

      Karl MARX « Manifeste du Parti Communiste »

      .. Mis à part le phénomène de délocalisation, difficilement imaginables à l’époque, (les transports modernes étaient embryonnaires ), l’avenir lui a donné raison..

      Jimmie Danger


    • (---.---.78.114) 1er mars 2007 15:43

      Il ne faut pas mélanger les genres. Notre génération n’a pas connu pour sa grande majorité les guerres mondiales. Cela ne nous donne pas l’autorité necessaire pour faire passer la mondialisation (que j’execre) pour une guerre. Des fous et des dictateurs autour de nous préparent leur guerre mondiale, tel Poutine, Bush, Ahmadinejad (dans l’ordre qui vous convient), sans parler du maître de la corée du nord qui, faute de pouvoir menacer serieusement hors de chez lui opprime son propre peuple jusqua l’agonie.

      A côté de cela la mondialisation, pour detestable qu’elle soit, n’est rien.


    • (---.---.140.77) 2 mars 2007 15:14

      "Au delà de la bien pensance religieuse, force est de constater lorsque nous ouvrons les yeux sur le monde, qu’une nouvelle guerre planètaire s’est déclarée.

      Elle s’appelle « mondialisation » et commence a faire des millions de victimes dans les pays les plus faibles et sans vraie direction politique."

      Eh oui cette Mondialisation là s’appelle les Etats-Unis sous l’administration W. Bush !!!

      Cet homme est dangereux pour la planète !!!


    • tovara (---.---.149.182) 13 mars 2007 10:49

      Et alors ? que veux tu faire contre ces « affreux tyrans »(je constate que tu oublies Castro, mais que tu y inclus Bush et Poutine qui ont été élus au suffrage universel pour 4 ans - en France c’est 5 ans-) ? déclarer la guerre aux USA et à la Russie ? LE COQ GAULOIS SUR SES ERGOTS, le redresseur de torts universel , grotesque (quoique quand un pays n’a pas la Bombe, on n’hésite pas à le bombarder comme la Serbie en 1999)


    • Pierre R. (---.---.231.186) 1er mars 2007 11:53

      Vous écrivez : « on citait volontiers la « tolérance » comme vertu démocratique supérieure. Aujourd’hui, nous constatons qu’il ne suffit pas de « tolérer l’autre » mais de le reconnaître comme un « être humain ».

      Vous avez raison. Inattaquablement raison. j’aimerais connaître votre opinion sur la doctrine d’imposition d’une démocratie là où elle est absente. Peut-on et doit-on imposer la démocratie ? Si la démocratie est imposée, n’y a-t-il pas un risque de voir se déplacer le seuil de tolérance vers le bas ? Vous me voyez certainement venir. L’exemple de l’Irak. Sorti depuis peu d’une dictature sanguinaire, l’Irak peut-il adhérer pleinement un jour à la démocratie ? La France, tant dans ses tribunes publiques que dans ses prestations officielles, a beaucoup débattu de cette question.

      Pierre R. Montréal (Québec)


      • Bill Bill 1er mars 2007 12:02

        Il ne fautr pas non plus commettre l’excès inverse...

        Nous ne nous faisons plus la guerre dans nos pays, car nos armements sont si redoutable, que nos pays pourraient disparaitre, mais ça ne nous empèche pas d’aller la faire ailleurs quand c’est nécessaire...

        Pendant longtemps, on a pas voulu donner le droit de vote aux femmes, car elles écoutaient leur curé, qui lui, était royaliste... Donc si les femmes avaient eu le droit de vote plus rapidement, nous vivrions peut-être dans une monarchie, ce qui ne serait pas forcément plus mal, je ne les blame pas.

        Pour ce qui est de la démocratie, ce n’est qu’un système politique, il nous convient aujourd’hui, et c’est très bien, ça ne veut pas dire pour autant que nous ne changerons pas un jour, parce qu’il ne conviendra plus.

        Pour ce qui est de la tolérance, vieux slogan de Mitterrand, j’ai toujours trouvé que c’était une fumisterie, « laissez moi décréter ce que je veux, et tolérez tout ce que je vous demande... »

        Il a toujours été dans notre esprit Français, d’attendre le dermier moment pour nous renouveler, de Gaulle a raison, nous sommes des veaux, mais quand nous sommes décidés à tout changer, nous FAISONS changer les choses, cela se passait aussi avant la Révolution, nous avons toujours été frondeurs. Et je doute que nous ne nous contentions d’être le petit pays désuet et timoré, sans vrai perspective d’avenir que nos politiciens nous proposent...

        Bill


        • (---.---.78.114) 1er mars 2007 15:48

          « Nous ne nous faisons plus la guerre dans nos pays »... Quelle innocence ! Souvenez vous que c’est exactement le discours tenu avant la seconde guerre mondiale ! Je ne serais aucunement surpris d’une guerre soudaine à nos portes, si ce n’est nous impliquant.


        • (---.---.78.114) 1er mars 2007 15:53

          La nostagie actuelle ne s’applique pas tant aux periodes « historiques » (disons avant 1970, eu égard à la survie d’un président de l’époque), qu’au fait que la devise de la république « liberté , égalité, fraternité », dont la mise en oeuvre, bon an mal an, tendait à progresser ces dernieres decennies, s’est soudain vue en régression nette depuis quelques années.


        • Bill Bill 1er mars 2007 16:40

          Oui je suis d’accord 78.114

          Ne soyons pas non plus naïf, et restons sur nos gardes, il serait sôt de notre part de nous désarmer !

          Bill


        • CAMBRONNE CAMBRONNE 1er mars 2007 16:50

          SALUT BILL

          Assez d’accord avec toi . A ce sujet il faut effectivement lire Bruckner et puis Jacques Marseille : « Du bon usage de la révolution en france ». Il nous montre qu’effectivement nous avançons par à coups grace à certains hommes providentiels qui reussissent à faire avancer le Schmillblick . Est ce pour demain ? je n’en sais rien , en tout cas je ne vois pas BAYROU dans le role à moins que je ne me trompe ? Pourquoi pas aprés tout .Inch Allah .

          Je pratique de moins en moins AGORAVOX et je vais bientot me tirer définitivement . Cette boutique prend une drôle d’allure depuis quelques temps et j’ai vraiment l’impression qu’une fine équipe fait la pluie et le beau temps et impose sa présence et son ton . Je ne leur ferai pas le plaisir de les nommer ni de polémiquer avec eux mais franchement c’est désastreux et dommage .

          Salut et fraternité .


        • Bill Bill 1er mars 2007 17:12

          Ah cher Cambronne,

          Si vous raccrochiez, vous me manqueriez !

          Mais dans l’ensemble, je vous comprends, il est vrai que les élections sont peut-être pour quelque chose dans cet affadissement, il faut attendre un peu que l’orage passe, moi-même je me suis surpris une ou deux fois par ma mauvaise foi à aller contre un partisan trop convaincu !

          Sur Bayrou, je vous conseille un article sur un forum très bien fait !

          Je me suis fait une adresse pour agora, billagora@voila.fr et je pense continuer à hanter ces lieux, que j’apprécie malgré tout...

          Bill


        • Bill Bill 1er mars 2007 17:26

          Cambronne, il faudrait aussi que tu écrives un article, au dessus de la mélée on respire souvent mieux, et on échappe aux disputes stériles.

          Bien à toi !

          Bill


        • Jimmie DANGER (---.---.164.192) 1er mars 2007 17:46

          @ Cambronne

          « Homme providentiel »

          On sent la tentation totalitaire, et on se souvient que Brucknet fut ébloui un temps par le Grand Timonier.

          Mais ce temps là est fini et ni JMLP, ni Nicolas Sarkozy, n’arrive même à la hauteur du Général Boulanger, homme providentiel en son temps, et qui eut le panache et le romantisme de se suicider sur la tombe de sa maitresse.

          Jimmie Danger


        • (---.---.38.189) 1er mars 2007 23:08

          Désolé Bill, ce n’est plus comme avant. A présent, les immigrés sont là par millions et forment un bloc stabilisateur du système actuel. C’est ce qui a été voulu et ç’a fonctionne.


        • (---.---.7.126) 1er mars 2007 23:13

          vous avez raison !


        • www.jean-brice.fr (---.---.147.236) 3 mars 2007 09:22

          à bill : bonne analyse ; si la majorité des français raisonnait comme cela, nous serions certainement mieux aujourd’hui ...


        • (---.---.37.71) 4 mars 2007 23:29

          Si l’évolution de la France se prolongeait encore 50 ans dans son style actuel, les derniers restes du sang franc disparaîtraient dans l’Etat mulâtre africanoeuropéen qui est en train de se constituer : un immense territoire de peuplement autonome s’étendant du Rhin au Congo, rempli de la race « inférieure » qui se forme lentement sous l’influence d’un métissage prolongé.


        • Pierre R. (---.---.231.186) 1er mars 2007 12:30

          @ l’auteur et à Bill

          Pascal Bruckner est venu à Montréal nous présenter son livre : « La tyrannie de la pénitence » que je n’ai pas encore lu. Sa théorie était intéressante : l’Europe, et notamment la France, doit cesser de se sentir coupable de tout. Ce sentiment l’étouffe et rend rédhibitoire tout progrès.

          Vous écrivez : « Il a toujours été dans notre esprit Français, d’attendre le dermier moment pour nous renouveler, de Gaulle a raison, nous sommes des veaux, mais quand nous sommes décidés à tout changer, nous FAISONS changer les choses ».

          La France peut-elle encore surprendre par un renouvellement en profondeur de ses valeurs, notamment dans le cadre de ce que constate l’auteur de cet article : « grâce à ce véritable laboratoire d’idées qu’est Internet, les responsables politiques sont en train de mesurer que les hommes et femmes d’aujourd’hui ont acquis des connaissances et ne s’en laissent plus compter ».

          Pierre R. Montréal (Québec)


          • Louloute (---.---.235.157) 1er mars 2007 19:20

            Talleyrand, ce complaisant de confection, me fait tordre de rire, il appartient à la catégorie de ces pseudos intellectuels soucieux de battre en brèche n’importe quel discours dès lors qu’ils y discernent un soupçon de religiosité. Quel bouffon ! ça vous tue une société des clowns pareils !


          • MZ (---.---.103.66) 1er mars 2007 13:07

            Mon grand père me racontait 14-18, mon père me raconte encore aujourd’hui 39-45, et moi je n’ai guère que 68 à confier à mes enfants. Ma génération est la première à ne pas avoir connu et fait la guerre.C’est un peu notre titre de gloire et de quoi être fier des progrès de notre démocratie occidentale malgré toutes ses dérives... Ö grand jamais se reposer sur ces lauriers de paix !

            A aucun moment je n’ai senti dans les discours de mes aïeux une quelconque nostalgie de leur passé si ce n’est de leur petite enfance. Ils ont memé une vie rude de par leur travail et surtout étaient « tout entier » prisonniers des valeurs de leur époque. Quand je tombe comme dimanche dernier sur l’un de leur vieux manuel scolaire c’est proprement nauséeux aujourd’hui ; Chaque page est une violation des consciences avec exaltation de la patrie et anéantissement de l’ennemi du moment, le boche. C’est ce qui à fait dire à mon père récemment, quelqu’un que l’on ne peut pas taxer d’antimilitarisme : « nous étions faits dès l’enfance pour la guerre ! ».

            Alors « Retour aux valeurs » sous entendu « bonnes valeurs d’autrefois » en écartant l’envers d’un décor si peu reluisant pour la dignité humaine ? d’accord avec l’auteure pour dire que ça n’a pas de sens. C’est bien dans un monde d’aujourd’hui qu’il faut exercer des valeurs d’aujourd’hui. Le passé nous y aide.


            • Gentil diable (---.---.34.199) 3 mars 2007 20:23

              Merci, vous avez résumé ma pensée. La Paix est un privilège immense et quand j’entends dire que la situation de la France est « catastrophique », j’aimerais que l’on se souvienne que de nombreux pays ont encore :
              - des épidémies dramatiques et pas de médicaments ;
              - des périodes de famine dues à des mauvaises récoltes ;
              - des catastrophes naturelles à répétition, sécheresses, cyclones, tsunamis ;
              - des guerres sans fin avec des zones minées sur lesquelles se tuent les populations pendant des décennies.

              En France, nous vivons sur l’un des territoires les plus agréables du monde, avec un climat merveilleusement doux, avec de l’eau en abondance, des terres riches et fertiles, des routes bien entretenus, une population relativement jeune et bien formée...

              Et si on arrêtait de pleurer sur ce que nous n’avons pas, pour nous réjouir de ce que nous avons ?

              Tout n’est pas parfait mais l’attitude des Français est certainement ce qu’il est le plus urgent de changer !!!!


            • tovara (---.---.149.182) 13 mars 2007 11:02

              « Un climat merveilleusement doux » : çà caille oui, çà se voit que tu ne connais pas les petites Sibéries françaises en Auvergne, dans l’Est...le palmier ne prospére que sur la Côte d’Azur et dans les DOMTOM ou en Corse, c’est çà un climat doux ? encore une vieille légende de vieux chauvins... Et puis ces cocoricos systématiques sont à vomir, on se croirait en 1914. Je ne peyx pas blairer l’autosatisfaction d’où qu’elle vienne, et puis franchement se réjouir qu’il n’y ait pas d’épidémies il t’en faut peu pour être heureux (quoique le SIDa...) Moi je pense comme Baverez que ce pays est trés malade, comme l’Union Soviétique avant son implosion, et qu’il ferait bien de se réveiller avant qu’il ne soit trop tard, parce que les diverses rentes de situation françaises que tu as mentionnées ne sont pas éternelles...


            • gem gem 1er mars 2007 13:11

              il me semble que votre article est tout entier basé sur un contre-sens : les progrès que vous saluez sont le fruit d’un attachement à des valeurs (par exemple l’égalité civiques entre hommes et femmes).

              Quand on aprle d’un « retour aux valeurs », je ne pense pas qu’on parle des idées relatives à l’organisation sociale d’autrefois, mais plutôt des moteurs qui les ont fait tenir et évoluer !

              Pensez aussi qu’il y a de bonne chance pour que vos descendants vous regardent, vous et vos idées politiques, avec le même oeil que vous portez sur nos ancètres : pas méchants, mais assez ringards... De quoi relativiser.


              • Bill Bill 1er mars 2007 13:11

                Cher Pierre R.

                Vous avez parfaitement raison de citer l’auteur auquel je ne voulais m’opposer en tout.

                Pourquoi pas ! Il est vrai que nous échangeons plus vite et plus librement dans le cyber-espace !

                Vous m’avez donné envie de lire Pascal Bruckner car il a parfaitement raison !

                Bien cordialement

                Bill


                • Dryss (---.---.52.140) 1er mars 2007 13:53

                  « Pascal Bruckner est venu à Montréal nous présenter son livre : « La tyrannie de la pénitence » que je n’ai pas encore lu. Sa théorie était intéressante : l’Europe, et notamment la France, doit cesser de se sentir coupable de tout. Ce sentiment l’étouffe et rend rédhibitoire tout progrès. »

                  La théorie de Bruckner me parait très dangereuse car s’il elle est acceptée, on peut effacer les livres d’histoire ou les changer comme Staline la fait(comme ca on n’aura plus rien à se reprocher...). Attention à la sémantique : parler d’un événement négatif sur un pays n’est ABSOLUMENT PAS le blâmer, juste rappeler des choses. Il est important de ne pas oublier notre colonialisme, notre collaboration sans pour autant se sentir coupable : c’étaient nos ancètres et il ne faut pas répéter leurs erreurs.

                  Bon après, j’avoue n’avoir interprété cette thèse qu’au sens historique mais on peut aussi penser plutôt à la géopolitique actuelle, je n’ai pas lu le livre de Druckner...


                  • Bill Bill 1er mars 2007 14:17

                    Votre façon d’interpréter au sens historique est tellement carricaturale, qu’elle n’en vaut même pas la peine...

                    Laissons donc pour d’autres interprétations, on se débrouillera !

                    Bill


                  • gem gem 1er mars 2007 14:59

                    Contresens

                    au contraire, l’interprétation de Bruckner est une invitation à TOUT écrire dans les livres d’Histoire, y compris le pire (massacres, tortures, etc.), puisqu’il nous invite à nous sentir concernés mais pas coupables (ni responsables, d’ailleurs).

                    « notre » colonialisme, « notre » collaboration... quelle horreur ! Ni vous ni moi n’y étions ! Les actes et les idées (bons ou mauvais) de certains français (pas tous !) ne nous concernent qu’en tant qu’exemple à suivre ou non, mais rien de plus.


                  • lefranc-tireur lefranc-tireur 2 mars 2007 01:13

                    «  »Il est important de ne pas oublier notre colonialisme, notre collaboration sans pour autant se sentir coupable : c’étaient nos ancètres et il ne faut pas répéter leurs erreurs.«  »

                    Désolé, mais je n’y étais pas. Ni vous d’ailleurs ! A moins que vous ne croyiez à la réincarnation. Et rien ne prouve alors que vous fûtes d’un côté ou de l’autre.

                    Donc, effectivement, des moments pas très beaux eurent lieu, qui montrent quelles excès peuvent réaliser nos semblables, à ces époques lointaines et encore maintenant.

                    Comme selon la loi du pays où je vis, qui correspond avec celle qui est enseignée selon le nouveau testament et le coran ( mais pas par l’ancien supplanté par ces 2 livres ) Je ne suis responsable que de Mes actes et non pas de ceux des Autres, fussent ils mes aïeux.

                    D’ailleurs, à force de prétendre qu’il n’est de francais aucun de souche, pourquoi vouloir rendre un groupe responsable des errements d’un autre, de ceux qui les auraient accueuillis si aimablement ?

                    Tout comme il correspond aussi à ma philosophie de ne pas plus être responsable des erreurs des autres , ou plus précisément que pour la part que j’y ai joué, que je ne les rends point responsables de mes bévues, il n’y a pas de raison que les français soient responsables des erreurs passées, d’où qu’elles viennent.

                    Ainsi, en ce qui me concerne tout du moins, il y a adéquation entre la vision légale, spirituelle et sociale. Surtout que autres temps, autres lieux, autres moeurs.

                    D’autant qu’il y a pas mal de choses dont nous devons nous occuper chaque jour présent, balayons donc chacun devant sa porte.


                  • pelmato (---.---.103.203) 1er mars 2007 14:32

                    « Pendant longtemps, on a pas voulu donner le droit de vote aux femmes, car elles écoutaient leur curé, qui lui, était royaliste... Donc si les femmes avaient eu le droit de vote plus rapidement, nous vivrions peut-être dans une monarchie, ce qui ne serait pas forcément plus mal, je ne les blame pas. »

                    Bill. Vous vous avez un peu trop écouté M. Eric Zemmour ces temps-ci ! Et si on avait permis au femmes d’aller a l’école plus tôt et de faire des études comme les hommes a cette époque elles auraient peut-être moins écouté leur curé. C’est un peu fort des propos pareil. C’est bien gentil a vous de ne pas les blamer... et on vous en remercie. smiley


                    • Bill Bill 1er mars 2007 14:48

                      Allons bon pel Mato

                      Ce n’est pas d’Eric Zemmour, il ne fait que le reprendre lui aussi.

                      Et je doute que ce ne soit qu’une question d’aller ou de ne pas aller à l’école, mais c’est sans doute plus complexe.

                      Par ailleurs, il y eut beaucoup plus de guerre après la Révolution, ce qui fit parfois regretter la monarchie...

                      Bill


                    • Adama Adama 2 mars 2007 18:28

                      Talleyrand, n’employez pas un langage que vous reprochiez à marsup le troll de service !  smiley


                    • Gentil diable (---.---.34.199) 3 mars 2007 20:37

                      Talleyrand, je ne sais pas si c’est votre attitude ou votre chapeau, mais quand vous dites « je vous attends au coin du réverbère », j’ai l’impression de lire un roman noir... Vous vous habillez comme ça tous les jours, ou c’est seulement quand vous sortez la Traction ? smiley


                    • Rocla (---.---.122.63) 3 mars 2007 21:24

                      Ok pour le chapeau , ça le fait pour certaines positions , par contre en revenant de la neige , vaut quand-même mieux ôter les skis avant de kamer le soutra .

                      Rocla


                    • Marsupilami Marsupilami 4 mars 2007 00:06

                      Commentaire sans aucun intérêt. A basculer dans le vide.


                    • (---.---.112.207) 4 mars 2007 00:11

                      enlevez plutôt celui de Marsupilami, l’idiot du village Avox  smiley


                    • Marsupilami Marsupilami 4 mars 2007 00:14

                      @ Anonyme

                      On peut se passer de ton avis.


                    • (---.---.112.207) 4 mars 2007 00:19

                      parce que quand on a un pseudo comme le tien, on est pas anonyme,, couillon ?

                       smiley


                    • Marsupilami Marsupilami 4 mars 2007 00:33

                      @ IP machintruc

                      Trouve-toi un pseudo. Après on reparlera de ton cas.


                    • CAMBRONNE CAMBRONNE 1er mars 2007 15:18

                      EXCELLENT ARTICLE ET EXCELLENTS COMMENTAIRES SAUF LE DERNIER QUI EST DE TALLEYRAND .

                      Je me disais en lisant les interventions les unes aprés les autres que pour une fois ce fil n’était pas polué . Hé bien erreur , il y a début de trollage et je pense que son alter égo va se manifester.

                      Malgré ma « maturité » je pense qu’ Isabelle a raison et je lutte contre un réflexe naturel qui consiste à dire qu’avant c’était mieux . Ce qui est un réflexe vieux comme le monde .

                      En effet vivons dans ce monde qui est le notre avec ses avancées et ses nouveaux problèmes mais la nostalgie n’arrangera rien . Goutons le fait de ne pas avoir subi deux guerres et deux occupations comme l’ont fait mes parents .

                      Mais sachons aussi respecter et entretenir les valeurs qui nous ont construit en tant que peuple . Ces valeurs sont essentiellemnt chrétiennes et greco romaines (comme la lutte ).

                      Cet équilibre n’est pas simple et c’est ce qui nous permettra de demeurer un peuple .

                      Salut et fraternité .

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