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Non et encore Non à la ratification de la charte des Langues régionales et minoritaires

GIF C’est Non à la charte des Langues Régionales et Minoritaires !

 

Le gouvernement continue sur sa lancée de remise en cause, au nom des différences de l’unité de la République et de l’égalité des droits….

Cette charte si elle est ratifiée conduira à des dérives mettant fin à l’unité et à l’indivisibilité de la République.

Cette politique n’est pas incohérente, elle s’inscrit dans le schéma de construction de grandes régions, de regroupements obligatoires de communes.

Lisez attentivement ce texte public de la Fédération Nationale de la Libre Pensée qui souligne les dangers mortifères pour la République de ce projet de ratification de la charte des Langues Régionales et Minoritaires.

« Non à la ratification

de la Charte des Langues Régionales et Minoritaires

Faisant suite à une promesse électorale du candidat François Hollande, Le premier ministre Jean-Marc Ayrault annonce l'inscription de la ratification de la Charte des Langues Régionales et Minoritaires à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale en Janvier. Et ce, en dépit d'une opposition déclarée du Conseil d'Etat qui a donné un avis négatif. Cette annonce, et cette opposition font suite à de nombreuses tractations et projets concernant une révision constitutionnelle. Rappelons quelques éléments du passé, car la ratification de ce texte, hautement revendiquée par nombres d'activistes régionalistes, est en suspens depuis 1992 et a connu un moment de revendication particulière en 1999.

Une manifestation nationale

A l'initiative de la Libre Pensée, avec l'appui de nombreuses organisations attachées à l’unité de la République, une manifestation nationale réunissait plus de 10 000 personnes à Paris le 11 décembre 1999. Cette manifestation faisait suite à de très nombreuses prises de positions et se prononçait pour l'unicité et l'indivisibilité de la République. Car c'est bien ce dont il s'agissait et s'agit encore. Ce mouvement d'opinion, joint à la décision du Conseil Constitutionnel du 15 juin 1999, avait conduit à l'abandon du projet de ratification, en dépit d'un lobbying permanent dont nous voyons aujourd'hui la continuité.

Les arguments d'hier sont toujours valables aujourd'hui.

Il faut regarder précisément en quoi consiste ce texte du Conseil de l'Europe, soumis à la ratification des Etats. La Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires n'a pas pour but de promouvoir les cultures locales mais de créer des entités administratives sur une base linguistique. Elle oblige à délimiter le territoire des langues pour en faire des entités légales. Du coup, ne sont nullement concernées les langues issues de l’immigration (portugais, roumain, arabe, etc…) qui ne sont liées particulièrement à aucun territoire particulier. L’enseignement de ces langues est d’ailleurs remis en cause par les suppressions massives des heures d’enseignement dans l’enseignement public.

Sa souplesse, consistant à n'avoir à ratifier qu'un certain nombre d'articles, n'est qu'apparente. Tout Etat signataire est obligé d'adopter le préambule et la déclaration de principe, qui impose le cadre que nous venons de définir. Elle établit des distinctions entre les citoyens sur la base de la langue qu'ils parlent. Ce seul fait amène à abandonner le point de vue républicain sur les droits de l'homme et du citoyen. Il s'agit donc bien du redécoupage du territoire sur une base « d’appartenance » communautariste.

La différence des droits

Dans ce cadre, on va bien du "droit à la différence" à « la différence des droits ». La seule évocation de la possibilité d'attribuer une préférence d'embauche à ceux qui pratiquent la langue locale est un facteur de remise en cause du droit égal pour tous. Des exemples prémonitoires en ont été donnés. Ainsi, la Collectivité Territoriale de Corse, proposait-elle la co-officialité de la langue corse en 2012 et de réserver certains emplois d'intérêt public aux locuteurs de la langue corse. En 1999, la Région Bretagne, à l'initiative de Josselin de Rohan (UMP), instituait un chèque PROJET ouvert à tous les jeunes de 18 à 26 ans sortis du système scolaire et à toute personne dans le prolongement d’une action de formation qualifiante, nés en Bretagne ou y résidant depuis plus de 2 ans. Ceci donne le cadre de l'opération : accroître encore la déréglementation régionale, mettant à mal le code du travail, l’Education nationale (programmes et diplômes nationaux), le statut de la Fonction publique et des collectivités.

Pas plus qu'en 1999, ce texte européen n'est acceptable

Sous couvert de promotion culturelle des langues régionales et minoritaires, c'est une attaque profonde contre l'unité de tous les Etats-nation pour aller vers une Europe des régions, déréglementée. Rappelons que l'artisan de la rédaction du texte est la FUEV (Föderalistische Union Europäischer Volksgruppen), ONG lobbyiste d'extrême droite ayant obtenu statut consultatif aux Nations Unies et au Conseil de l’Europe. La FUEV a fondé un « groupe de travail » dont l'objectif avoué est la « protection des groupes ethniques ».

L'acte 3 de la décentralisation, les "pactes d'avenir"

La nouvelle offensive de la ratification de la charte se place dans le cadre de l' « Acte 3 de la Décentralisation », qui trouve ses premières illustrations dans la réforme des (soi-disant) rythmes scolaires, et dans la politique des "pactes d'avenir", répondant à des opérations activistes et patronales comme celle des "bonnets rouges". En fait c'est la réponse positive à la revendication éternelle des patrons, bretons ou autres, de diminuer le coût du travail et de faciliter les licenciements.

Contre toute modification de l'article 2 de la constitution

Le Conseil d'Etat a donné un avis négatif, dont on ne peut connaître le contenu, mais il est clair que toute loi ratifiant la Charte nécessite une révision constitutionnelle, notamment de l'article 2 (« La langue de la République est le Français”). La Libre Pensée a toujours condamné la Constitution de la Ve République comme antirépublicaine. Elle s'oppose formellement que ce qui reste de républicain, hérité bon gré - mal gré de la Révolution de 1789 en soit enlevé, déformé ou dévoyé. La Fédération Nationale de la Libre Pensée s'oppose résolument à toute manœuvre de révision constitutionnelle par voie parlementaire. Joint à la ratification de la Charte, ce serait ouvrir la boîte de Pandore des affrontements régionalistes, au détriment des droits et garanties obtenues dans le cadre de la République une et indivisible. Une nouvelle fois, nous affirmons hautement :

Non à la ratification de la Charte des Langues Régionales et Minoritaires,

Non à toute révision constitutionnelle visant à la faciliter,

Plus que jamais, unité et indivisibilité de la République !

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée s’adresse à toutes les organisations qui partagent le point de vue exprimé dans cette Déclaration pour qu’elles contactent la Libre Pensée afin de se réunir pour examiner les actions nécessaires et possibles pour faire échouer ce projet. »

 

La Fédération Nationale de la Libre Pensée a raison de soulever cette question et de la mettre sur la place publique.

Si les citoyens ne sont pas informés et ne peuvent pas réagir, le gouvernement arrivera à prendre au parlement une position contraire aux principes républicains sous couvert de plus de démocratie.

Un leurre de plus.

 

Jean-François Chalot

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.57/5   (53 votes)




Réagissez à l'article

63 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 16 janvier 2014 15:36

    Une bande de « ’Macarel »...


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 17 janvier 2014 16:20

      Mlodio ! Macarel ! claudi as rason !


    • Killi 16 janvier 2014 17:26

      Je suis pour la ratification de la charte pour qu’enfin les langues de la république soit reconnues et est un cadre légal. Les langues régionales sont très importantes pour leurs locuteurs. Si on ne sécurise pas ces langues, elles disparaîtront ; Une langue qui se perd c’est une partie des cultures françaises qui se perd.

      Les Bretons sont très républicains, il n’empêche qu’ils ne veulent pas voir leur culture disparaître et au-delà même ils espèrent la voir perdurer et la voir se développer.

      Une langue, c’est bien plus qu’un moyen de communiquer, c’est une façon de vivre et de penser.

      Le lycée Diwan (immersion en breton, sans sélection à l’entrée, à part bien sur celle de savoir parler breton) est en 2013 le premier lycée de France selon le Figaro. Il est la preuve que parler plusieurs langues, dont celle de son pays, n’est pas un handicap mais bien au contraire un atout pour apprendre d’autres langues étrangères par exemple.

      De toute façon tout vos arguments ne valent rien : Il suffit de voir tout les pays alentours : Ils ont tous ratifié la charte des langues minoritaires, et ils se portent pour la plupart bien mieux que la France.


      • Plus robert que Redford 16 janvier 2014 18:16

        « De toute façon tout vos arguments ne valent rien : Il suffit de voir tout les pays alentours : Ils ont tous ratifié la charte des langues minoritaires, et ils se portent pour la plupart bien mieux que la France. »

        Ca c’est un argument Massue !

        Je ne vois pas la relation de cause à effet qui permette d’ériger ce genre de constat en théorie

        Le soleil se lève à l’est, et il se couche à l’ouest, DONC, il tourne autour de la terre !

        Enfin, il tourne !...

        va savoir si, pendant la nuit, il ne va pas faire un petit crochet du côté de la galaxie voisine, histoire de se dégourdir les rayons...


      • citoyen vigilant 17 janvier 2014 18:45

        Patriote : je n’interviens pas souvent mais là je suis obligée de réagir, en tant que Bretonne.
        Nombreux ceux qui parlent breton chez nous, par ailleurs nous sommes nombreux à l’apprendre, les luttes récentes et en cours sont une motivation de plus pour nous. Kenavo.

        Killy : les Bretons républicains ? vous me faites bien rire, merci. Sinon pour la culture et le reste, excellente vision, mais républicain surtout pas. Breizh dieub.


      • la vergonha 5 février 2014 12:11

        « mais la quasi totalité des provençaux parlent français ils s’en foutent en majorité de vieilles langues régionales »

        Ne parlez pas à ma place s’il vous plait. Oui je parle Français et c’est la moindre des choses. Non je ne pense pas que la majorité des provençaux s’en foute de veilles langues régionales (sic). Bon maintenant qu’on a tous donné son avis, on fait quoi ? On demande aux personnes concerné, c’est à dire les locuteurs des dites langues ?

        « Le même principe avec l’immigration. »
        Mais dans les territoire dont il est question c’est le Français qui est une langue de immigrée. Cela me va très bien, je ne suis pas pour refaire l’histoire, mais il faut que vous vous en rendiez compte !

        « car je vois pas en quoi on ferait pas un cadre légal officiel à l’arabe alors que les bretons en ont un pour une langue qu’ils ne parlent quasiment plus ! »
        Mais puisqu’on vous dit que le breton est une langue vivante, en danger, mais vivante !

        « c’est pour ça que le français est imposé pour souder la france une et indivisible selon la république. »
        On ne construit pas une démocratie avec une rhétorique de dictature ! C’est pourtant simple, non ?

      • CHALOT CHALOT 16 janvier 2014 18:00
        Il y a eu un bug dans le titre de l’article publié
        Non et encore Non à la charte de ratification des Langues régionales et minoritaires
        Il faut remplacer par
        Non et encore Non à la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires.

        • non667 16 janvier 2014 18:04

          ha smiley ! smileyha ! smiley smiley
          candide chalot qui ne voit pas que la chartre des langues régionales , tout comme l’agrandissement et le renforcement du pouvoir des régions ne sert qu’a démolir /dépecer l’unité de la nation  au profit du mondialisme (NOM)
          serait -il gagné par la lepénisation des esprits ?devenu nationaliste ? smiley smiley smiley smiley smiley


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 janvier 2014 20:44

            non 667,
            Ce n’est parce que le FN joue aux Patriotes qu’il faut croire que les Républicains vont voter pour le FN... , vous vous faites beaucoup d’illusions.

            Le FN est juste là pour faire croire que la défense des valeurs de la République et de la Nation sont des idées d’extrême-droite.

            Ce que vous illustrez à merveille. C’est pour ce boulot là que Mitterrand a propulsé le FN dans les médias, et que vous avez votre rond de service partout.

            « Le FN, un Parti leurre »


          • HELIOS HELIOS 17 janvier 2014 15:11

            ... s’etant aperçu que le FN devenait vraiment menaçant pour tous ceux qui veulent continuer a berner les français, la deniere parade, notament celle de l’UPR et ses supporters, consiste a dire que le FN c’est bien la même chose que les autres partis.

            En fait l’objectif est de ramener le FN dans la bouillie bipartite qui occupe les français pour que les electeurs ne voient plus de difference entre voter pour le FN ou voter pour le PS/UMP etc.

            NON, le FN n’est pas dans la même lignée des autres partis mondialistes et sans racines, NON le FN n’est pas comme vous essayer de le montrer, un parti du systeme, c’est le parti de la France et des français tel qu’il le montre en ce moment..... et Fifi Brind_acier pense quelle gagne a tout les coups si le FN est dans le systeme il ne faut pas voter pour lui pour changer, et s’il est hors systeme il ne fauit pas voter pour lui pour rester democratique.


            Le FN est un parti republicain contrairement a ce que certains pretendent, le FN est le parti des français, qui defend la France (donc qui combat les Euroregions) mais qui supporte la nature des hommes et des femmes, qui sait tres bien que parler sa langue regionale est important, mais que cela NE PASSE PAS par la ratification de la charte destructrice et venue d’ailleurs.

            Aider a conserver son histoire dans la république c’est possible, c’est une question simple de respect du ministere de l’education nationale qui peut sans autres chartes ni lois developper les secondes ou troisiemes langues dans les ecoles, sans pour autant atteindre à la république.

             Le français est la langue de la republique point !
            C’est une position de principe qui ne demande rien d’autre que le respect du citoyen, justement ce que defend le FN..

            Chalot, ne lui en deplaise oeuvre pour la voie de ce respect de la France et des français et devrait se rapprocher du FN ou tout au moins cesser d’attaquer le FN pour l’aider a vaincre les autres.


          • foufouille foufouille 16 janvier 2014 18:15

            et si c’était l’arabe (ou une autre non blanche) ?


            • jef88 jef88 16 janvier 2014 18:45

              un vieux souvenir !
              vers 1950, dans une école primaire des Vosges, l’institutrice nous a lu une note de l’inspecteur d’académie : « il est formellement interdit d’employer les termes septante et nonante. Celui ou celle qui le ferait se verrait privé de tous ces bons-points et images de l’année (une image = 20 bons-points) »
              60 ans plus tard j’ai cette note encore au travers de la gorge ! J’ai fauté (une fois)... Et pour cela j’ai perdu toutes les preuves du bon travail que j’avais accompli !
              On veut de bons petits robots qui marchent au doigt et à l’oeuil ....... et on casse la personnalité de ceux qui sont nés dans la périphérie de la France ...........


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 janvier 2014 20:46

                jef,

                « La décomposition des Nations européennes » Livre de Pierre Hillard


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 janvier 2014 09:10

                Et sinon, camarade vosgien, en prenant un peu de recul, vous ressentez toujours la même frustration par rapport à cet événement majeur qui a marqué vos 7 ans ?

                Visiblement oui.

                c’est bien dommage de courir après ses bons points 60 ans plus tard. j’espère que ça ne vous a pas trop gâché la vie...


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 janvier 2014 09:12

                Et sinon camarade vosgien, en prenant un peu de recul par rapport à cet événement majeur de vos 7 ans, vous êtes toujours aussi frustré ?
                Visiblement oui.
                C’est bien dommage de courir après ses bons points à 60 ans.
                J’espère que ça ne vous a pas trop gâché la vie...


              • jef88 jef88 17 janvier 2014 12:01

                ce qui m’avait choqué : l’interdiction de m’exprimer comme tout le monde !
                ce qui me choque maintenant : la perte de liberté d’expression ! ! !


              • epicure 17 janvier 2014 16:02

                Le fait que tu ais perdu tes bons points il y a soixante ans n’est pas un argument pour la ratification de la charte des langues régionales.


              • mouais 16 janvier 2014 19:14

                Imaginons un justiciable devant un tribunal de Metz et tentant de se défendre dans sa langue régionale : le breton. Je leur souhaite à tous bien du plaisir.

                non667 écrit :
                "candide chalot qui ne voit pas que la chartre des langues régionales , tout comme l’agrandissement et le renforcement du pouvoir des régions ne sert qu’a démolir /dépecer l’unité de la nation au profit du mondialisme"
                Je suppose que Chalot voit très bien que la démolition de l’idée de nation sert le capitalisme mondialisé, c’est parfaitement logique.
                Que les autres pays parlent ce qu’ils veulent, ça les regarde, nous ne sommes pas à leurs ordres. Exemple triste, les Italiens qui jusque vers 1960 avaient encore des langues régionales, maintenant par la grâce de Berlusconi ne savent plus que baragouiner l’anglais globish.
                C’est ça que vous voulez ?
                NON MERCI.
                Vous avez vu les allemands favoriser *chez eux* des langues non germaniques ? pour les lumpen, peut-être.


                • Pie 3,14 16 janvier 2014 19:26

                  Un combat d’arrière garde et des fantasmes d’éclatement qui n’existent que dans l’esprit de l’auteur.

                  Les langues et les cultures régionales sont une richesse pourquoi ne pas les reconnaître ?

                  Elles ne remettent absolument pas en cause la République ni le français comme langue nationale.


                  • logan 17 janvier 2014 01:02

                    Ne nous prenez pas pour des cons.

                    D’un côté le français serait une menace pour les langues régionales qui finiraient par disparaître. Et de l’autre la promotion des langues régionales ne menacerait pas le Français ???

                    C’est magique ?


                  • epicure 17 janvier 2014 16:04

                    Discours d’arrière garde qui cache derrière la défense du patrimoine le projet peu gratifiant de la différence des droits et donc de l’injustice institutionnalisé.


                  • la vergonha 5 février 2014 12:21

                    « D’un côté le français serait une menace pour les langues régionales qui finiraient par disparaître. »

                    Non ce n’est pas le Français qui est une menace pour les langues régionale. C’est la politique Française. Personne n’a dit que le Français menaçait les langues régionales, rien n’empêche le bilinguisme qui était la norme jusqu’à la première moitié du XXième siècle.

                    « Discours d’arrière garde qui cache derrière la défense du patrimoine le projet peu gratifiant de la différence des droits et donc de l’injustice institutionnalisé. »
                    Mais non ce n’est pas la différence des droits ! C’est uniquement reconnaître l’existence des langues régionales. L’injustice ça a été la destruction de ces langues par l’Etat Français depuis la Révolution Française. Aujourd’hui, il n’est pas question de revenir en arrière, mais uniquement de réduire le flou juridique qui entoure la défense des langues régionales en France.

                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 janvier 2014 21:00

                    Pie 3,14,
                    Chacun peut parler la langue qu’il veut dans son lieu de vie, et la transmettre à ses enfants.

                    Là, il s’agit d’autre chose, de beaucoup plus grave, faire éclater l’unité nationale.

                    Vous avez regardé la carte de ce qui restera de la France avec les euro-régions ?
                    C’est ce que vous voulez ?

                     « La finalité des euro régions » Des régions directement gérées par Bruxelles et Washington ?

                    L’UE a comme objectif de détruire les Etats Nations, par les euro-régions.
                    C’est ce que le Gouvernement est en train de faire avec sa réforme des collectivités locales, mais sans expliquer pourquoi ?

                    Des mini-états incapables de se défendre, et la fin de la France telle que nous la connaissons, c’est pour 2015.

                    Et par en haut, par les accords transatlantiques, ça c’est le job de la Commission européenne et des USA.

                    Les gouvernements n’arrivent même pas à avoir des textes qui sont discutés...

                    C’est top secret, paraît-il.

                    Lisez donc le bouquin de Pierre Hillard : « La décomposition des Nations européennes », où il compile tous les textes européens, dont la Charte des langues régionales dont parle Chalot.

                    Si vous voulez mieux comprendre ce qui se joue :
                     « Les euro-régions, allons nous laisser détruire les Nations ? »


                    • bigglop bigglop 17 janvier 2014 01:36

                      Bonjour à tous,
                      A la suite de l’échec du référendum sur la création d’une collectivité territoriale d’Alsace.
                      Les électeurs ne votant pas ’’comme il faut’’, on supprime le référendum local.
                      http://elevons-niveau-nos-democraties.ning.com/profiles/blogs/suppression-du-r-f-rendum-obligatoire-en-cas-de-regroupement-de-d
                      Dans la continuité du Traité de Lisbonne

                      Un coup d’état avorté sur le projet de loi de réforme par ordonnance voté par l’AN, refusé par le Sénat
                      http://www.wikistrike.com/article-breaking-news-hollande-s-arroge-cet-apres-midi-les-pleins-pouvoirs-122092144.html

                      Nous sommes en dictature


                    • Fergus Fergus 17 janvier 2014 15:22

                      Bonjour, Fifi.

                      Oui, l’UE est tentée de faire éclater les nations au profit des euro-régions, danger que je pointe personnellement du doigt depuis des années.

                      Non, cette charte ne peut constituer un danger dans la mesure où, hors Catalogne et Pays basque espagnol, les langues régionales ne sont parlées que par un nombre limité de locuteurs et ne peuvent servir de vecteur aux groupuscules autonomistes et a fortiori indépendantistes.

                      En conséquence de quoi je suis favorable à cette charte comme outil de la pérennisation des cultures régionales.


                    • Steini 5 février 2014 14:28

                      N’est-il pas honteux qu’en plein 21ème siècle, au soi-disant « Pays des Droits de l’Homme », les locuteurs Bretons, Corses, Basques ou Alsaciens en soient toujours encore réduits à devoir batailler bec et ongles pour le respect de leurs droits linguistiques les plus fondamentaux !!!
                      « Une langue que l’on n’enseigne pas est une langue que l’on tue, tuer une langue est un crime » releva fort justement l’historien Jullian.
                      Comme pratiquement tous les Alsaciens, j’ai subi une scolarité complète sans jamais y avoir rencontré une seule fois notre propre langue ostracisée et pourchassée jusque dans les cours de récréation.

                      De la Maternelle à l’Université, de la salle de lecture à la cour de récréation, les jeunes doivent baigner dans un univers exclusivement francophone destiné à les couper définitivement de leur propre langue maternelle. Imaginez l’indignation de nos hypocrites jacobins s’il en était de même au Québec, en Wallonie ou en Romandie !

                      En France, défendre ses droits linguistiques les plus fondamentaux est considéré comme une magnifique vertu lorsqu’il s’agit des ’Acadiens’, des Québécois, des Wallons, des Romands ou des Valdotins, et comme un horrible vice lorsqu’il s’agit des des Bretons, des Corses, des Basques, des Catalans, des Occitans, des Flamands, ou des Alsaciens-Mosellans. Ainsi va la morale au pays de l’impérialisme panfrancophone érigé en religion d’état. Aujourd’hui, toutes les langues régionales de France sont menacées d’éradication pure et simple par l’assimilation scolaire obligatoire des enfants. Ce qui n’empêche nullement le pays des belles déclarations de donner des leçons de savoir-vivre au monde entier, notamment sur la manière dont les Canadiens anglophones ont eux impérativement à respecter et à officialiser le « droit inaliénable » des dialectophones Québécois, - et même des patoisants Acadiens ! -, à une « société distincte du reste du Canada anglophone », basée sur le particularisme régional de « l’exception culturelle francophone » ! Lorsque la France n’y attise pas carrément le séparatisme ethno-linguistique : « Vive le Québec libre ! » La France tient un discours ici, et son coutraire là-bas, en fonction des lubies de l’impérialisme pan-francophone.


                    • viva 16 janvier 2014 22:31
                      La langue que nous parlons a des origines latine, germanique etc .... ? Sauf, qu’en 1539 l’ordonnance de Villers cotteret consacre un des patois qui deviendra la langue administrative, en fait c’est la langue que parlait le roi, plus de 80 % du pays ne la parlait pas.
                      Il a fallu le centralisme parisien et la révolution pour figer le français.
                      En fait c’est sous Pompidou que la langue française a été condamné à disparaitre faute d’évoluer avec son temps.

                      Au moment ou nous voyons en direct la langue française mourrir à petit feu, pour petit à petit, être remplacé par l’anglais, vous voulez rayer d’un trait de plume les patois qui sont historiquement tout aussi légitime que la langue française officielle.
                      Regardez bien ce qui se passe, déjà les titres des dessins animés pour enfants, ne sont plus en français, mais en anglais. 
                      La langue, n’est pas qu’un moyen de communication, c’est aussi une façon différente de penser et de raisonner.
                      Les personnes de bon sens l’ont compris, c’est pourquoi ils veulent protéger les langues régionales et ainsi parvenir indirectement à éviter l’extinction de la langue française. Nos petits enfants connaitront un pays dont le français ne sera qu’une seconde langue est-ce cela que vous accélerer ? 
                      Les enjeux sont terribles, le français était il y a peu la langue du droit dans le monde car elle est la plus précise et permet une immense variétée de nuance dans son expression.
                      Les langues régionales ont la même origine, sauf pour les langues Corse qui ont eté combattues et niées vigoureusement. 
                       Ce sont pourtant des langues qui sont restées très proches du latin avec des apports d’Italiens entre autre.
                      Pourquoi vouloir faire disparaitre des langues ? C’est une richesse culturelle avérée, qui ont réussi à survivre tant bien que mal. 
                      Vous parlez de république, renseignez vous alors la Corse a été doté de la première consitution moderne en 1755 soit avant la france (1791) et même avant la constitution américaine ( 1787).
                      C’est donc bien la preuve que des langues ne mettent pas en danger la république.
                       Vivre et laisser vivre vous connaissez ?


                      • bernard29 bernard29 17 janvier 2014 14:53

                        très bon commentaire.


                      • HELIOS HELIOS 17 janvier 2014 15:24

                        ... tres bon commentaire, oui, mais on ne peut etre d’accord sur le moyen choisi et la defense que son auteur fait de la charte.

                        point n’est besoin d’une charte pour defendre les langues regionales, l’education nationale a déjà tout prevu.

                        Signer une charte, cela veut dire signer une contrainte supplementaire, une norme, qui tôt ou tard se retourne contre ceux qui l’on signée de bonne foi.

                        Si la volonté de la France est de soutenir ses langues regionales, il faut déjà qu’il y ait des enseignants, donc que soeint defendus, dans les universités, les langues regionales, ce qui n’est absolument pas le cas. Voila par quoi doit commencer le soutien aux langues regionales


                      • epicure 17 janvier 2014 16:13

                        oui pas besoin de signer cette charte maligne pour préserver les langues régionales.
                        Il y a des enseignements, des écoles, des journaux, radios, sûrement sites web etc..... qui ne sont ni interdits , ni censurés parce que utilisant une langue régionale.
                        Donc le cadre actuel permet parfaitmeent une préservation des langues régionales, tout en préservant ce qui est encore plus important pour tous : la préservation de al république.


                      • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 17 janvier 2014 16:35

                        Excellent commentaire !


                      • taktak 16 janvier 2014 23:12

                        merci Chalot. Totalement d’accord

                        je voulais d’ailleurs relayer un argumentaire très complet d’une association progressiste de défense de la langue française, le COURRIEL, qui a été adressé aux parlementaire et que chacun peut relayer à son député.

                        http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/ratifier-la-charte-des-langues-regionales-minoritaires-inutile-inapplicable-dangereuse/

                        Si j’ai le temps, je le proposerai à la publication, car il vaut vraiment le coup.


                        • soi même 16 janvier 2014 23:26

                          Tien Chalot est devenue pro Asselineau ?


                          • CHALOT CHALOT 16 janvier 2014 23:30

                            Asselineau a été à droite

                            Je n’ai pas attendu son évolution pour être contre l














                            Cela fait longtemps avant qu’ Asselineau passe des cabinets de la droite pour un refus de l’Union Européenne, que je défends des positions comme celle présentée dans l’article.











                            • PRCF PRCF 17 janvier 2014 16:03

                              Et c’est important de le rappeler. Asselineau, trop pressé de son autopromotion, oublie juste de dire que quand il servait dans les cabinets ministériels, il y en avait d’autre qui menaient la résistance.

                              Qui eux la menait car eux ont le soucis de défendre l’intéret des travailleurs qui sont les 99.9% de notre peuple. M Asselineau lui sert d’abord son ambition et refuse de remettre en question le système capitaliste allant même jusqu’à défendre dans la charte de son mouvement que les intérets de l’oligarchie (capitaliste) et celle du peuple (travailleur) sont les mêmes.

                              Par exemple, le PRCF faite en ce mois de janvier ces 10 ans d’existence...


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 janvier 2014 06:30

                              Chalot,

                              Les Hauts fonctionnaires travaillent sous tous les Ministères, dans toutes les Collectivités territoriales, de droite ou de gauche.
                              Ils préparent les dossiers ou les déplacements officiels.

                              Ce sont les électeurs qui décident de la couleur politique des Ministres, des Régions, ou des Conseils généraux, pas les fonctionnaires.

                              Vous oubliez de dire qu’ Asselineau, à la demande de Sarkozy, alors Ministre des Finances, a fait un rapport sur ce qu’il pensait de l’avenir de l’ UE et de l’euro : que des inconvénients et aucun avenir !

                              Sarkozy a dissout son service et placardisé Asselineau.
                              Ce qui n’a rien changé aux évènements européens, qui ne font que confirmer, jour après jour, les analyses d’Asselineau.

                              Asselineau a fait confiance pendant 2 ans à une partie de l’ UMP (qui se dit toujours Gaulliste), dans leur volonté de sortir de l’ UE. Il a reconnu s’être trompé, il les a quitté pour créer l’ UPR.

                              Pourquoi serait-il plus critiquable que Mélenchon, qui a mis 40 ans à se réveiller, pour découvrir un beau matin, que le PS est de droite ?

                              Asselineau aurait pu faire à Sarkozy un rapport complaisant, couler une retraite paisible, ou aller pantoufler à la direction d’une banque, d’une société d’assurances ou d’une entreprise, comme tant d’autres Hauts fonctionnaires...

                              Il a préféré mettre ses compétences au service des Français en créant un Parti politique.

                              Vous feriez mieux de nous expliquer en quoi le programme de l’ UPR, copié/coller de celui du CNR ne vous convient pas.

                              Et pour quelles raisons vous estimez que protéger l’ UE des banksters, est une idée de Gauche.


                              • Julien30 Julien30 17 janvier 2014 09:42

                                Le PS de droite ? Ah bon le PS défend les valeurs de la Tradition, le catholicisme et la nation ?


                              • soi même 17 janvier 2014 09:57

                                @ Julien30 , Asselineau demande juste une chose que le combat des chefs reste franco-français !


                              • epicure 17 janvier 2014 16:26

                                @Par Julien30 (---.---.11.112) 17 janvier 09:42

                                le PS avec hollande défend une société hiérarchisée économiquemant où les possédants possèdent de plus en plus de privilèges, où les richesses seront plus concentrées, contre l’unité de al république, pour la défense d’intérêts particuliers, et un pouvoir politique et économique de moins en moins démocratique et d et de plus en plus éloigné du citoyen( traités européens, et futurs remaniements administratifs ).
                                Donc oui le PS de hollande est de droite et pas de gauche, une droite libérale mais , de droite quand même. Au fur et mesure il rejette tout ce qui fait de gauche.

                                Pour rappel les islamistes sont de droite ( extrême ) et pourtant ils ne sont pas pour le catholicisme, ni pour la nation d’ailleurs.


                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 janvier 2014 10:46

                                Julien,
                                La Nation appartient à tout le monde.
                                « La Nation est ce qui reste à ceux qui n’ont plus rien » disait Jaurès.
                                Jaurès, que le PS a oublié depuis longtemps.

                                La religion n’a rien à voir avec la politique, il y a des Catholiques ou des Protestants ou des Bouddhistes dans tous les courants politiques.

                                Quant à la tradition, chacun à les siennes, le Mur des Fédérés par exemple.

                                Quant à la République, le PS a laissé au FN le soin d’en monopoliser les symboles, une belle arnaque qu’on doit à Mitterrand

                                Le PS et l’ UMP se sont entendus pour trahir à la fois la Démocratie en ratifiant le Traité de Lisbonne et en gouvernant par ordonnances et la République, pas de quoi pavoiser...

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