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Accueil du site > Actualités > Politique > Non, le FN ne veut pas sortir de l’UE... ni même de l’euro (...)

Non, le FN ne veut pas sortir de l’UE... ni même de l’euro !

À force d'entendre les partisans de Mme Le Pen, mais aussi tous les médias et les partis installés, prétendre que le Front national propose la sortie de l'Union européenne – ce que nous savons faux –, nous avons voulu proposer une vérification approfondie à partir des textes officiels de ce parti qui est, comme nous l'avons montré précédemment, un épouvantail consentant au service du système. Les paroles ont tendance à disparaître dans les airs ou à être mal interprétées, alors que les écrits, eux, restent, et que chaque mot compte... En examinant attentivement la prose du FN, le lecteur constatera que ce parti n’a aucune intention de sortir de l’UE, et n’a même pas véritablement l’intention de sortir de l’euro !
Reprenons point par point plusieurs propositions du programme du FN. Pour les sceptiques, elles sont disponibles sur ce site.

1. Europe

a) « Dans le cadre de l’article 50 du Traité de l’Union Européenne, il convient d’initier une renégociation des traités afin de rompre avec la construction européenne dogmatique en total échec. »
Le FN propose donc « d'initier une renégociation des traités », ce qui signifie discuter avec les gouvernements des autres pays membres de l'UE pour savoir s'ils seraient éventuellement d'accord pour accéder, peut-être, un jour, à nos requêtes. La détermination est donc plus qu'incertaine. Et la méthode est très douteuse. Le FN veut renégocier les traités « dans le cadre de l'article 50 ». Mais l'article 50 n'est pas fait pour renégocier quoi que ce soit, l'article 50 est fait pour sortir unilatéralement et complètement de l'Union européenne  : « Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. »
Ainsi, invoquer l'article 50 pour aboutir à une renégociation des traités relève à la fois de l'erreur (volontaire) et du chantage. C'est doublement condamnable. D'une part, un candidat à la présidentielle ne peut se présenter comme un maître-chanteur ou un joueur de poker, c'est indigne de la fonction à laquelle il aspire. D'autre part, c'est évidemment méprisant pour les partenaires européens de la France, avec lesquels nous devons conserver de bonnes relations après notre sortie de l'UE – et toutes les bases sont là pour cela (traité d'amitié franco-allemand, Conseil de l'Europe, etc.).
Sous la pression de l'UPR, le FN mentionne pour la première fois l'article 50, mais de quelle manière ! Nous ne le laisserons pas salir et rendre confus ce formidable instrument de libération.
Remarquons au passage l'emploi de l'expression « rompre avec la construction européenne dogmatique en total échec » qui laisse entendre qu'une construction européenne non dogmatique pourrait être mise en place et réussir. Nous sommes ici parfaitement dans le registre de l' « autre Europe » (qui ne saurait avoir lieu, comme François Asselineau ne cesse de le démontrer).

b) « [Il faudra] que la contribution nette de la France au budget européen soit nulle, afin de dégager des marges pour le soutien notamment de notre agriculture. »
Une contribution nulle signifie : si je donne 100, je veux recevoir 100. Mais, au fait, si la France sort de l'UE, pourquoi avoir besoin de préciser ce point ? La sortie de l'UE serait le meilleur moyen de ne plus avoir l’occasion de déléguer à des autorités non élues le pouvoir d'accaparer et de dépenser l’argent collecté sur les impôts des Français.

2. Défense

« Recentrer notre stratégie et assurer notre indépendance. Il faut que la France soit en mesure de défendre par elle-même ses intérêts et de garantir sa sécurité. Pour cela, il faut dénoncer la participation de la France au commandement intégré de l’OTAN. »
Tiens donc, le FN veut sortir seulement du commandement intégré, donc il ne veut pas sortir complètement de l'OTAN. De plus, comme on ne sait pas si le terme « dénoncer » est ici à comprendre dans son acception juridique – utile ambiguïté... –, on est en droit d'affirmer que « dénoncer la participation de la France au commandement intégré de l’OTAN » (ce que prescrit le FN) et « sortir la France du commandement intégré de l’OTAN » (ce qu'il faudrait faire au minimum) sont deux choses tout à fait différentes.
Nous avons ici affaire à une figure classique de la langue de bois politicarde visant à séduire les électeurs distraits. Elle consiste à « dénoncer », à se « scandaliser » d'une situation dont on s'accommode en fait très bien. Si vous lisez attentivement, vous constatez que ces protestations verbales n'engagent à rien.

3. État fort

a) « La loi française retrouvera sa supériorité sur le droit européen dérivé (directive, règlement, etc.). Ces éléments feront l’objet d’une discussion avec nos partenaires européens dans le cadre de la renégociation nécessaire des Traités européens. La France se tiendra à sa doctrine en cas d’échec des négociations. »
Encore une renégociation. Nos partenaires risquent de se lasser… Pourquoi devoir préciser que la loi française restera supérieure à la loi européenne si nous devons sortir de l'UE ?

b) « Tous les bâtiments publics de France, qu’il s’agisse des administrations centrales ou locales, devront en permanence porter le drapeau français. Le drapeau de l’Union européenne ne sera plus autorisé. »
Pourquoi interdire les drapeaux de l'UE sur les bâtiments publics de France si nous sortons de l'UE ? Ces drapeaux n'auraient plus lieu d'être, tout simplement !

c) « Arrêt de la transposition des directives de libéralisation des services publics marchands. »
Pourquoi poser le problème des transpositions de directives si nous sortons de l’UE ? Ou si la loi française redevient supérieure au droit dérivé de l’Union ?

4. Services publics

a) « Une renégociation des Traités européens sur la question des services publics mettra fin au dogme de "la concurrence libre et non faussée", et à l’obligation de libéralisation des services publics.
Dans l’immédiat, l’application des directives européennes de libéralisation des services publics sera gelée, s’agissant en particulier du transport ferroviaire et des services postaux. »


Quatrième renégociation des traités ? Eh bien...

b) « [L]es tarifs de l’électricité et du gaz seront directement réglementés par l’État et la loi NOME abrogée. »
Oui, bien sûr, abroger la loi européenne dite « NOME » est une bonne chose ; encore faudrait-il que les renégociations avec nos partenaires européens sur la « supériorité de la loi française vis-à-vis de la loi européenne » (voir le point 3.a) débouchent sur un accord. Et qui peut croire que les 27 pays tomberont d'accord sur ce sujet (comme sur les autres) ? Les « souverainistes » prospèrent sur des promesses qu'ils savent irréalisables. Seuls leur aplomb et leur exposition médiatique leur permettent encore de faire illusion.

‎5. Agriculture

a) « La France abandonnera la PAC au bénéfice de la PAF (Politique agricole française) permettant un développement stratégique plus justement réparti entre petites et grosses structures agricoles.
Pour cela, la France adoptera cette politique agricole nationale ambitieuse financée par la réduction de sa contribution globale au budget européen, dans le cadre de la renégociation des traités européens qui sera entreprise dès 2012. »
Et encore une proposition suspendue au résultat – très hypothétique – d'une renégociation des traités européens. Il est profondément malhonnête et irresponsable d'essayer de faire son beurre électoral avec des promesses attrayantes lorsque l'on sait que les conditions pour atteindre l'objectif politique sont impossibles à satisfaire.

b) « La création d’un Conservatoire du patrimoine viticole et le refus des plans d’arrachage de vignes demandés par l’Union européenne. »
Si la France est sortie des traités européens, pourquoi aurait-elle besoin de refuser une demande de l'UE ?

6. Emploi, réindustrialisation

a) « [L]a France remettra en cause l’ensemble des contraintes absurdes imposées par l’Union européennes [sic] et qui interdisent, au nom d’une politique de la concurrence dévoyée, toute politique industrielle réelle.
En particulier, une renégociation des traités européens mettra fin au dogme de "la concurrence libre et non faussée", qui promeut en réalité la loi de la jungle. »
Une RENÉGOCIATION des traités... encore et encore... Autant de points de blocage possibles avec nos partenaires qui tous, de Malte à l’Allemagne en passant par la Lettonie, ont la même voix au chapitre !
Notons que l'expression « remettre en cause » fait aussi partie du répertoire de la langue de bois pseudo-volontariste. Quand on n'a pas vraiment l'intention d'agir mais que l'on veut donner l'impression de prendre les choses à bras-le-corps, on s'engage à « remettre en cause ».

b) « L’accès aux marchés publics des PME/PMI sera simplifié via la centralisation sur un site unique de toutes les commandes publiques et une loi qui donnera priorité aux PME/PMI dans l’attribution des marchés publics de l’État et des collectivités locales (équivalent du Small Business Act américain), après renégociation des traités européens qui les empêchent actuellement. »
L'application d'un « Small Business Act »... mais, bien sûr, après renégociation des traités européens... Le refrain est maintenant bien connu. Les Français devront prendre leur mal en patience en attendant la fin de ce bal des renégociations. Mais viendra-t-elle ?

7. Euro

« Afin d’accompagner la sortie de l’euro, un ministère chargé des Souverainetés devra prendre en charge techniquement et juridiquement la renégociation des Traités et la restauration de notre souveraineté nationale dans l’ensemble des domaines où elle a disparu, notamment monétaire. »
Passons sur l'absurdité du « ministère chargé des Souverainetés ». Pourquoi pas un « ministère chargé des Libertés » aussi ?La souveraineté, comme la liberté, sont les pré-requis absolus d'un système véritablement démocratique, un gouvernement au service du peuple français ne doit pas relativiser ces notions en leur consacrant un ministère (qui ferait quoi exactement ?).
Quand on pense qu'il suffirait d'invoquer l'article 50 du TUE pour éviter d'avoir à subir toutes ces (re)négociations qui, de plus, ne nous donnent AUCUNE garantie de résultat...
De fait, la sortie de l'euro n'est même pas acquise pour le FN. Il évoque la possibilité de conserver l'euro, probablement si les fameuses renégociations n'aboutissent pas : « Une taxation exceptionnelle des actifs extérieurs libellés en euro détenus par les banques sera établie pour compenser les coûts pour l’État de sa dette résiduelle en euro, dans l’hypothèse très peu vraisemblable où l’euro existerait encore.  »
C'est ce dernier membre de phrase qui est important. Le FN mise sur un échec de l'euro, mais il ne s'engage en aucun cas à abandonner l'euro. Il compte ainsi que les événements choisiront à sa place, mais si l’euro tient, à grands coups de cures d’austérité et de baisses des salaires, le FN acceptera de le maintenir. C'est la politique du chien crevé au fil de l'eau.
Revenons sur un épisode instructif : le 23 mai 2011, la présidente du FN est invitée sur France Info. Au cours de l'interview, la journaliste lui demande : « Est-ce qu'il faut sortir de l'Europe aussi, dans ce cas-là, Marine Le Pen ? » Et voici ce que lui répond l'intéressée :

« Mais, madame, je ne dis pas qu'il faut sortir de l'euro, je dis que l'euro va s'effondrer, voilà. »

Donc, non seulement Marine Le Pen ne répond pas à la question – « Faut-il oui ou non sortir de l'Europe ? » –, mais en plus elle nie être en faveur de la sortie de l'euro. Cela a le mérite d'être clair. Pour une fois.
Mais les choses furent encore plus claires le 15 décembre dernier dans un autre épisode radiophonique. Louis Aliot, vice-président du Front national et compagnon de Marine Le Pen, est l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Le journaliste lui demande : « Marine Le Pen est élue, immédiatement elle sort de l'euro ? ». Voici la réponse de M. Aliot :

« Non, pas immédiatement, nous sommes un État au milieu d'autres États européens et nous sommes liés à d'autres États, il faut donc repenser l'Europe, rebâtir l'Europe [...] je pense que la première chose que ferait Marine Le Pen, c'est de demander un sommet européen pour parler de la reconstruction de l’Europe, basée cette fois-ci sur l'Europe des patries... »


Ces formulations, tout comme l'expression « Europe des patries », sont typiques du jargon « souverainiste », c'est-à-dire alter-européiste. Lorsque l'on y regarde de près, on s'aperçoit que le FN ne s'oppose pas à la construction européenne. On découvre même qu'il n'est pas en faveur de la sortie de l'euro. Pourquoi les médias et les partis installés s'obstinent-ils alors à faire passer Mme Le Pen pour la championne de la sortie de l'euro ? Sur ce point, nous vous renvoyons à l'article précédemment mentionné. Quant au rôle plus général des « souverainistes » de droite et de gauche, nous vous recommandons ce texte : « Qu’est-ce que l’UPR pense des partis politiques français qui critiquent l’Union européenne ?  »

8. Démocratie, institutions

a) «  Il faut donc que la loi française retrouve sa supériorité sur le droit européen dérivé (directive, règlement, etc.). Ces éléments feraient l’objet d’une discussion avec nos partenaires européens dans le cadre de la renégociation nécessaire des Traités européens. La France doit maintenir sa position en cas d’échec des négociations. »
Le FN entend visiblement préserver les traités européens coûte que coûte. Il prévient ainsi ses électeurs que la France ne sortira pas de l'Union européenne même si ses partenaires n'entendent pas négocier. C'est ainsi qu'il faut interpréter la phrase : « La France doit maintenir sa position en cas d’échec des négociations. » Comme la très longue liste des points à (re)négocier ne peut en aucun cas aboutir à un consensus à 27, l’électeur français peut être assuré que la seule chose que fera le FN c’est de bouder ses partenaires, en restant dans l’Union européenne.
Nous sommes toujours surpris de voir les partisans de Mme Le Pen soutenir mordicus que le FN veut sortir de l'UE alors que les responsables du parti disent sans cesse le contraire, avec plus ou moins d'ambiguïté. Lorsqu'elle tient le 8 juin 2011 une conférence de presse commune avec Heinz-Christian Strache, président du Parti autrichien de la liberté (FPÖ), mouvement nationaliste anciennement dirigé par Jörg Haider, Marine Le Pen déclare :
« [J]e souhaite remettre en cause non pas l’Europe mais l’Union européenne, afin que les traités soient profondément renégociés et qu’une ineptie telle que Schengen soit dénoncée.
Et c’est sous cet auspice Monsieur Strache, et vous mes chers collègues et alliés européens, que nous travaillerons de notre mieux afin que des femmes et des hommes politiques qui ont à cœur l’intérêt de leurs peuples d’abord, l’avènement d’une autre Europe et finalement d’un autre Monde, arrivent au pouvoir. »

C'est une preuve supplémentaire que la poursuite de la construction européenne est bien l'horizon politique du Front national.

Conclusion

Le Front national, s'il prend soin de marteler régulièrement qu'il négociera avec ses partenaires, sait parfaitement que la construction européenne finira par l'emporter.
Il prépare même ses électeurs à l'échec car, au chapitre crucial sur la démocratie et les institutions, il avertit déjà qu' « en cas d'échec des négociations », la France ne sortira pas de l'Union européenne, mais se contentera de... « maintenir sa position ».
La belle affaire ! Le général de Gaulle a déjà tenté la politique de la chaise vide de juin 1965 à janvier 1966, et l'inertie européenne a eu raison de sa stratégie. Alors même que l'Union ne comprenait que six membres et que de Gaulle jouissait d’un prestige difficilement comparable, avec une France au beau milieu des Trente Glorieuses !
Une Union européenne à 27, 28 ou 30 ne fera qu'une bouchée de la « position maintenue » de Marine le Pen. Le FN, qui s'accommode très bien de la construction européenne et de la théorie du « Choc des civilisations » que celle-ci promeut, fait par avance le choix de la résignation.

Que personne ensuite n'aille dire qu'il n'était pas prévenu. Le Front national n'entend ni véritablement sortir de l'euro, ni se retirer des traités européens, dont il envisage au mieux de bloquer provisoirement le fonctionnement. Voilà qui mérite que l'on fasse le choix plus simple, plus direct, et finalement plus sûr, d'un candidat qui s'engage à faire jouer l'article 50 pour sortir sereinement et démocratiquement à la fois de l'Union européenne et de l'euro (tout en proposant aux Français de se rassembler provisoirement au-dessus du clivage droite-gauche).
C'est pourquoi l'UPR et François Asselineau feront savoir aux Français que « [t]out État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. » Les élections présidentielles de 2012 sont l'occasion de révéler les leurres et les impasses et de proposer un programme concret et ambitieux pour rétablir la démocratie et rendre au peuple français sa souveraineté et son indépendance.

Ce texte est cosigné par les responsables et adhérents de l'UPR suivants :
Maurice AEPLY, François ASSELINEAU, Christophe BLANC, Cyril CARBONNEL, Frédéric CECCARELLI, Loïc CHAIGNEAU, Jean-Philippe CHÉRU, David CHESNEL, Édouard CLAIR, Olga DARIC, Laurent DAURÉ, Samuel DEBERGUE, André FONTAINE, Franck FRESNEAU, Dominique GUILLEMIN, Roland LACHATRE, Thomas LACOSTE-GARANGER, Patrick CECCARELLI, Vincent LAMIC, Ewen MARÉCHAL, Nicolas MARTIN, Pierre MARTINEZ, Érick MARY, Hervé MULLER, Jérémy POIRIER, Eddy ROOS, Pierre TRIBOUILLARD


Les réactions les plus appréciées

  • François Asselineau (---.---.---.10) 23 décembre 2011 12:59

    Hyeronimus

    1) Vous avez mal lu : il ne s’agit pas d’Asselineau seul, mais de tous les responsables de l’UPR.

    2) Quelles sont vos réponses - point par point - à notre argumentaire : ZÉRO !
    Les lecteurs apprécieront.

    François Asselineau

  • Mahler (---.---.---.226) 23 décembre 2011 12:37

    Très bon article qui montre la fumisterie de ce parti traitre complètement dans la main de la bourgeoisie qui lui laisse accès aux médias qu’elle contrôle. Le FN comme tous les partis ayant accès aux médias joue un rôle dans cette gigantesque pièce de théâtre où la classe dominante distribue les rôles. Bien entendu il ne faut pas la gêner sinon censure.

  • mahatma (---.---.---.88) 23 décembre 2011 14:08
    mahatma

    Merci pour votre article ...

    De toute façon, le FN et ses dirigeants ne manqueront surement pas, rapidement de répondre ou de clarifier leur position concernant les points que vous soulignez ...
    Chacun jugeront les arguments qui seront alors avancé


    personnellement, je considère la place que prend ce parti dans cette course vers 2012 comme un pièce essentielle dans la stratégie de réélection de Mr Sarkozy.
    D’où le sésame ouvert pour l’image de Marine éclairées par les phares médiatiques.

    Si vous étiez dans une combine quelconque en faveur de Sarkozy, nous aurions le plaisir de vous voir bien plus souvent dans les médias « conformes » ...
    A part les troyens, les faux experts, les portes voix du monarque, qui d’autres pourraient avoir accès aux arènes médiatiques possédées par les « amis » partisants ?

    Cordialement ...

  • l’Ami Ricoré (---.---.---.189) 23 décembre 2011 13:11
    l'Ami Ricoré

    Etes-vous ce genre de souverainiste/nationaliste qui ne souhaite sortir ni de l’euro, ni de l’Europe, ni de l’OTAN ?


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236 réactions à cet article

  • Mahler (---.---.---.226) 23 décembre 2011 12:37

    Très bon article qui montre la fumisterie de ce parti traitre complètement dans la main de la bourgeoisie qui lui laisse accès aux médias qu’elle contrôle. Le FN comme tous les partis ayant accès aux médias joue un rôle dans cette gigantesque pièce de théâtre où la classe dominante distribue les rôles. Bien entendu il ne faut pas la gêner sinon censure.

    • HELIOS (---.---.---.244) 23 décembre 2011 21:44
      HELIOS

      ... vous avez raison de vous attaquer au FN... qui, mème avec ses erreurs de communication propose quand même une alternative a la politique pourrie du PS ou de l’UMP

      La France seule, hors de l’union est une option, bien sur mais la majorite des français semblent vouloir garder la place de la France dans l’UE et l’Euro. dont acte : Il faut donc que le FN propose dans ce cadre la, des mesures de souverainete, et c’est ce qu’il fait.

      plutôt que de vous attaquer a un parti qui propose une vraie alternative dont les options techniques et democratiques auront bien le temps d’etre discutées, vous devriez concentrer vos efforts pour bouter hors des centres de decision et de responsabilite tous ceux qui nous ont mis dans la merde.

      A vous lire, l’auteur de l’article et vous, il vaut donc mieux persister et rester sous le joug de la classe politique actuelle plutôt que de s’en sortir :

      S’il fallait une union « sacree » pour que le peuple retrouve sa liberté, vous etes, comme l’UMP et le PS, un diviseur. Le savant resultat est la : nous auront probalement Hollande ou Sarkozy pour 5 ans de plus. Bravo !!!

    • Unjean (---.---.---.204) 23 décembre 2011 22:21

      Non vous vous trompez, car a cet effet, ce que l’on vous démontre c’est que se sont pour tous ces parties des éléments qui font corps avec le système.
      L’UPR dénonce et démontre le cirque médiatique qui a court depuis trop longtemps, vous en êtes vous aussi a faire un amalgame avec les parties extrêmes mis en place tel des pions sur l’échiquier pour affaiblir là partie adverse, ne proposant aucune réelle alternative afin de rompre avec ce système.
      L’UPR n’a pas vocation a faire dans le compromis ni de s’accommoder avec quelconque partie, ne correspondant en rien en substance a répondre au problème de notre pays.
      D’une cohérence absolue de A a Z on se place au dessus du clivage actuel, on apporte avec des arguments précis et une analyse limpide, au sujet de l’état politique, de là construction et du principe même de l’Europe, qui par essence n’apporte rien de bon, nous enfonçant de plus en plus et se détachant de tout contrôle a venir.
      La stratégie mis en place n’est plus un secret, on y voit clair a présent et tout ce que vous trouverez sur le site de l’UPR le démontre de manière irréfutable, on ne parle pas de complot mais de réalité document a l’appuie.
      Alors chacun peut en prendre connaissance librement, il est vrai que nous n’aurons pas droit a une émission consacré sur France télévision et demains surement que internet sera verrouiller a son tour.
      La richesse de l’UPR mérite bien meilleure considération que tous ces pseudos parties évitant le débat, le vrai, les véritables problèmes et je ne peut vous laisser dire comme vous le faites que Le partie ne dénonce pas le système, c’est être de mauvaise fois.
      Prenez là peine de jeter un oeil, sa vaut le coup.

    • val049374 (---.---.---.146) 23 décembre 2011 23:41
      val049374

      « ... vous avez raison de vous attaquer au FN... qui, mème avec ses erreurs de communication propose quand même une alternative a la politique pourrie du PS ou de l’UMP » .

      Je me permets de réagir à votre article.
      M. Asselineau, l’Union Populaire Républicaine, nous et quelques autres ... n’attaquons non pas le F.N, mais tous les partis qui n’inscrivent pas dans leur programme la sortie de la France de l’Union Européenne.

      Si vous aviez vu les conférences de M. Asselineau, vous comprendriez que rien n’est possible sans sortir de l’U.E. !

      Concernant la dette publique, centre d’intérêt planétaire pour lequel on vient de verser 480 milliards d’euros (excusez du peu ^^ ) à 523 banques en plus des milliards déjà dus (Grèce - 50 %, bien négocié ;) ), http://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs

      Pourquoi sortir de l’ U.E ?
      Pour pouvoir changer le système de la dette publique ...... N’est-ce pas déjà une bonne raison ?

      Triple A, Ah, AH, AAAHHHH !!!!

      « La crise, quelle crise ??
      La crise ça rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres... je vois pas en quoi c’est une crise... » (Coluche)

      « La France seule, hors de l’union est une option, bien sur mais la majorite des français semblent vouloir garder la place de la France dans l’UE et l’Euro. dont acte : Il faut donc que le FN propose dans ce cadre la, des mesures de souverainete, et c’est ce qu’il fait. »

      Je ne suis pas d’accord avec vous, la majorité des français ne veulent pas garder la France dans l’ U.E !

      La preuve ?? oh, trois fois rien... c’est arrivé en 2005 ... un certain référendum sur un éNORme projet de traité constitutionnel Européen ... combien ont voté non ?? 55 % ?? il vous semble que les français veulent garder la France dans l’UE, je suis persuadé que vous vous trompez... remarquez, ça pourrait être régler avec un référendum, non ?

      François Asselineau propose d’organiser des référendums (pas des bidons qui ne seraient pas appliqués, des vrais) pour décider de tels sujets !

      « A vous lire, l’auteur de l’article et vous, il vaut donc mieux persister et rester sous le joug de la classe politique actuelle plutôt que de s’en sortir : »

      POUR S’EN SORTIR, SORTONS DE L’ U.E !

      - C’est dans le programme de l’ Union Populaire Républicaine -

      « S’il fallait une union »sacree« pour que le peuple retrouve sa liberté, vous etes, comme l’UMP et le PS, un diviseur. Le savant resultat est la : nous auront probalement Hollande ou Sarkozy pour 5 ans de plus. Bravo !!! »

      Je vous conseille vivement de consulter ce lien  : http://www.u-p-r.fr/lettres-d-information/11122011/index.html&nbsp ; qui est le discours d’investiture de M. Asselineau du 03 décembre 2011, dans lequel il propose entre beaucoup d’autres choses, de reprendre le programme du Comité National de la Résistance ou C.N.R., « Les jours heureux »

      POUR POUVOIR APPLIQUER LE PROGRAMME DU C.N.R, SORTONS DE L’ U.E !

      - C’est dans le programme de l’ Union Populaire Républicaine -

      Je n’ai jamais adhéré à aucun parti mais nous allons vers une telle catastrophe, que je remercie M. Asselineau pour son action et lui confie ma voix de citoyen très volontiers ... Il est de loin celui qui protègera le plus « le plus grand nombre ».

      Je reprends haut et fort la devise de l’ Union Populaire Républicaine :

      ***** L’UNION DU PEUPLE POUR RÉTABLIR LA DÉMOCRATIE *****
       
      Valentin

    • Nicosan (---.---.---.165) 24 décembre 2011 02:00
      Nicosan

      « bien sur mais la majorite des français semblent vouloir garder la place de la France dans l’UE et l’Euro. dont acte : »
      Dont acte ?! Je n’ai pas souvenir qu’on leur ait posé la question, aux francais.... Enfin, si, en 2005 ! Et le traité a été massivement rejeté par les francais.
      A moins que l’ensemble des francais ne soit encore et toujours limité à la parole de la minorité dirigeante (qui est très souvent en violation de l’intérêt général).
      Aurais tu des liens pour justifier le « dont acte » ? STP.

       

  • Hieronymus (---.---.---.99) 23 décembre 2011 12:44
    Hieronymus

    Asselineau et son obsession anti-FN
    decidement rien de nouveau
    meme pas de cadeau pour Noel ..

    • François Asselineau (---.---.---.10) 23 décembre 2011 12:59

      Hyeronimus

      1) Vous avez mal lu : il ne s’agit pas d’Asselineau seul, mais de tous les responsables de l’UPR.

      2) Quelles sont vos réponses - point par point - à notre argumentaire : ZÉRO !
      Les lecteurs apprécieront.

      François Asselineau

    • l’Ami Ricoré (---.---.---.189) 23 décembre 2011 13:05
      l'Ami Ricoré

      Vous attendiez-vous seulement à un commentaire argumenté M. Asselineau ?

    • implan-T (---.---.---.23) 23 décembre 2011 13:22
      implan-T

      Quand vous êtes confronté quotidiennement à la réponse : « Vous voulez sortir de l’UE ?… mais alors vous êtes d’extrême droite ! », il est évident que tout cela doit être éclairci.

      Quand le FN est le pire mouvement d’enfumage qui existe, et que beaucoup de gens mal informés tombent dans le panneau, il est presque d’utilité publique de dénoncer cela, encore et encore, tant que les esprits ne s’éveillent pas, malheureusement.

      Donc oui, le FN fait de l’ombre à cette issue plus que nécessaire, la sortie de l’UE-euro-OTAN, en faisant croire à tout le monde que ces solutions sont d’extrême droite et donc « de mauvaises idées à écarter tout de suite sans réfléchir ».

      François Asselineau met au grand jour les manipulations politiques de tous les partis, et le FN étant l’un des pire en prend pour son grade, mais c’est très loin d’être le principal sujet de l’UPR, n’en déplaise à ceux qui ne vont pas plus loin dans leurs investigations : « Mais au fait, c’est quoi leur charte à l’UPR ? C’est quoi leur programme ? Quel est leur cheval de bataille ? »

      Soyez les créateurs de vos idées !!!
      Faites vos recherches et positionnez vous par conviction !!! C’est l’essentiel !

    • bertucat (---.---.---.165) 23 décembre 2011 14:58

      Non le cadeau de Noël, c’est l’augmentation de salaire que veut s’octroyer les fonctionnaires Européens non élus... Surprise !!!!!!!!!!!
      L’UPR n’est pas anti-FN mais anti-clivage, ce que nous apportent à merveille les partis gauche-centre-droite. Surtout Marine le Pen et ses paroles ambigües pour endormir toute forme de révolutions souverainiste et qui revient de droit aux Français. L’ont peut tous jouer à ce jeux là en disant que l’UMP et anti-PS, le PS anti-UMP, l’UMPS est anti-FN, le FN anti- tout le monde j’en passes et des meilleurs...

    • Anaxarete Amaurea (---.---.---.26) 23 décembre 2011 15:12
      Anaxarete Amaurea

      le probleme de Hieronymus c’est que l’UPR n’a rien contre les Nouars et les zarabes :p et oui pour lui tout ce qui n’est pas pur souche n’est que profiteur d’aides Sociale et seul le FN peut le sauver de cette scandaleuse islamisation de la france ! ^^

    • dédé (---.---.---.187) 23 décembre 2011 18:30

      Je ne vois pas comment monsieur Asselineau peut être crédible pour gouverner le pays quand on sait que celui ci croit que ce sont les banques privées qui créent la monnaie ce qui bien sûr est completement faux

    • Liior (---.---.---.101) 23 décembre 2011 18:39

      Et qui donc créé la monnaie ? -_- ?

    • dédé (---.---.---.187) 23 décembre 2011 20:05

      ce sont les banques centrales qui créent la monnaie et les banques privées la font circuler en créant des créances/dettes

    • Hieronymus (---.---.---.99) 23 décembre 2011 22:19
      Hieronymus

      les scores de vote sur cet article sont absolument insenses !
      a croire qu’il n’y a que les groupies d’Asselineau
      qui passent par ici (et en votant plusieurs fois)

      qui est donc ce compte Francois Asselineau ?
      pas l’auteur de l’article car sinon il serait en « rose »

      sur Asselineau, le FN, Marine le Pen, je suis deja intervenu
      sur des articles anterieurs d’Asselineau avec arguments effectifs
      en particulier celui essentiel a mes yeux de l’arithmetique electorale
      celui plus delicat, du ressentissement visceral d’Asselineau envers MLP
      point de reponse ne fut en dehors de sophismes et propos desobligeants

    • Unjean (---.---.---.204) 23 décembre 2011 22:50

      C’est plutôt votre haine a vous qui vous aveugle, a tel point que vous en accusez Agoravox ou je ne sait, qui pourtant vous semblez soutenir par votre badge.
      Mis a part
      Gardez vos remarques insipide et indigne reflétant votre intérieur malsain et nauséabond, des préjugés d’une autre époque en voilà des arguments ! ce ne serait pas vous la « Groupie » desfois ?
      Vos explications passer, vous êtes sérieux ? Vu comme sa si c’était de vrai arguments vous n’aurez nul besoin d’aller chercher ceux ci, quand j’écris un commentaire il n’y a rien de préconçu sa viens comme je le pense, sachant de quoi je parle qui n’est pas non plus sortie d’un chapeau.
      Libre et conscient.
      On peut faire des erreurs sa arrive, mais là vous ne démontrez rien toujours en dehors de votre vindicte récurrente n’ayant rien a voir avec les valeurs de là France.

    • rienafoutiste (---.---.---.217) 23 décembre 2011 22:58
      Ronald Thatcher

      mais bien sur des groupies , les mêmes qi sévissent chez morisse et la devanture de la galerie marchande, av n’est plsu qu’une tribune néfaste pour la démocratie dans l’esprit de ceux qui pense que le plus grand nombre à forcément raison

    • ©HIBROX (---.---.---.40) 23 décembre 2011 23:30
      ©HIBROX

      Ahahah, je vous renvoie à la base http://fr.wikipedia.org/wiki/Création_monétaire & http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_scripturale parce qu’apparemment vous avez encore besoin d’étudier un peu vous...

    • John Foster (---.---.---.18) 23 décembre 2011 23:31

      « ce sont les banques centrales qui créent la monnaie et les banques privées la font circuler en créant des créances/dettes »


      Eh bah pour certains, ya encore du boulot...

      Les banques centralent créent la monnaie centrale. Essentiellement les billets et les pièces.

      Pour faire (très) simple : Environ 9% de toute la monnaie présente sur les comptes en banque a une contrepartie papier. Le reste est de la monnaie créée par les banques commerciales en contrepartie des crédits accordés aux particuliers et entreprises.

      Les crédits font la monnaie. Les dépots ne font pas les crédits.
    • ©HIBROX (---.---.---.40) 23 décembre 2011 23:31
      ©HIBROX

      message destiné @ dédé... pardon.

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