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Nouveau scandale Sanitaire : l’#ANI des laboratoires #MEDEF est hautement toxique

La nouvelle tourne en boucle dans les médias spécialisés en santé sociale : le produit de la marque “ANI”, fabriqué par les laboratoires de l’entreprise MEDEF, présente, selon un nombre de plus en plus croissant de spécialistes indépendants, un risque avéré et majeur d’intoxication pouvant même entrainer la mort professionnelle chez un grand nombre de salariés. L’ANI est un produit dérivé du libéralisme financier élaboré par la filiale “Choc de Compétitivité” et qui aurait pour fonction, selon ses concepteurs, d’accroitre la tonicité circulatoire des flux RH. Dans un communiqué récent, le MEDEF, la maison mère, allait jusqu’à venter l’apport historique de ce nouveau produit pour la santé professionnelle en France, en prétendant que cet “ANI” favoriserait une baisse significative du chômage. Mais en réalisant des analyses chimiques sur ce principe actif, des chercheurs reconnus et incontestables ont mis en lumière non seulement sa haute toxicité pour les cellules industrielles, mais également pour l’ensemble du métabolisme économique en général.

Des dégâts irréversibles sur le système immunitaire de l’entreprise.

img125768|left>Alors que l’ANI est supposé renforcer la vitalité de l’entreprise, les analyses mettent en lumière son effet dévastateur sur le code du travail, cet organe essentiel dont la principale fonction est de protéger le salarié. Ainsi, l’ANI détruirait les récepteurs prud’hommes des cellules de défense de l’entreprise en cas de fortes poussées de licenciements abusifs. Pire, il forcerait certains salariés de l’entreprise à muter vers d’autres régions ou postes de travail sans leur consentement. Ou encore, en raison de son principe actif d’une puissance redoutable, il pourrait forcer l’organisme à considérablement réduire son temps de travail et ainsi sa rémunération qui constitue pourtant son apport principal en oxygène. Les salariés se verraient alors frappés d’hypoxie sociale. Mais il y a pire. En cas de licenciement provoqué par un simple refus du salarié de se voir muter à l’autre bout du pays ou de voir son salaire baisser, le seul remède connu à ce jour et qui consistait à mettre en place une cellule de reclassement pour accompagner le salarié vers une nouvelle activité professionnelle sera rendu impossible.

Des essais cliniques aux résultats catastrophiques.

Ce produit a déjà été testé dans d’autres pays, en particulier en Grèce. Ce qui n’a pas empêché la nécrose de plus de 27% du marché du travail, avec certains organes, en particulier les jeunes, touchés à plus de 60%. Certains salariés ou chômeurs n’ont alors pas hésité à s’euthanasier plutôt que de voir leur état général se dégrader. Déjà, le même phénomène pathologique arrive en France. Cela n’empêche pourtant pas le gouvernement français d’envisager une Autorisation de Mise sur le Marché de l’ANI sans aucune modification. Mais cette AMM est d’ores et déjà contestée par certains membres du conseil de l’ordre des secrétaires nationaux du PS. Ainsi, Gérard Filoche, affirme, preuves à l’appui, qu’il existe 52 effets secondaires qui peuvent, dans de nombreux cas, provoquer la mort du salariat tout entier.

Un risque de pandémie de récession majeur.

Ce que craignent surtout les chercheurs indépendants, en particulier Jean-Luc Mélenchon et son centre de recherches appliqués à la santé sociale, le Parti de Gauche, c’est une pandémie de récession mondiale qui touchera d’abord les plus fragiles. En effet, partout où des produits tels que l’ANI ont été administrés, les mesures d’austérité se sont amplifiées, les plans sociaux ont augmenté infligeants aux pays qui ont décidé de ces AMM une dégradation de leurs constantes biologiques avec engagement de leurs pronostics vitaux. Certaines grandes nations ont même, pour prolonger leur temps de vie, mis en vente certains de leurs organes vitaux, à l’image de la Grèce déjà citée qui vend ses services publics. Le gouvernement français s’est porté candidat pour faire l’acquisition de certains organes grecs, candidature ironique d’un état qui s’apprête à vivre la même pathologie morbide.

L’Autorisation de Mise sur le Marché peut encore être stoppée.

La mobilisation de tous les acteurs en santé sociale est désormais indispensable pour empêcher le gouvernement de délivrer une AMM mortifère. Il s’agirait même d’une première si cette AMM devait être accordée car les risques sont d’ores et déjà connus grâce aux essais cliniques. Il serait donc totalement incompréhensible que l’ANI bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché alors que son inéfficacité est connue, sa toxicité reconnue. Sauf à considérer certains conflits d’intérêts qui existeraient entre les laboratoires MEDEF et le gouvernement français. Cependant, des mobilisations s’organisent un peu partout avec, entre autre, une grande journée d’action le 5 mars prochain pour stopper la procédure d’AMM. Enfin, les députés de gauche, majoritaires, peuvent engager des transformations profondes de ce produit Made In MEDEF, afin de le rendre, au minimum, inofensif pour le salariat français. A la condition qu’ils aient pleinement conscience d’avoir été élus pour défendre la santé des salariés français et non celle des laboratoires MEDEF.

Sydne93


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16 réactions à cet article    


  • viva 21 février 2013 19:13

    Ce n’est pas le Medef qui vote les lois, ce n’est pas le PS qui signe les accords, le PS fait ce qu’il veut et choisit son camp. Le Medef fait ce que lui demande ses adhérents, pas la CFDT, le PS ne consulte pas ses militants et encore moins son électorat. Que faut il en conclure ? Que le Medef est légitimé au contraire du PS et de la CFDT. 


    Cette loi est invraissembable, il ne faut pas se cacher qu’elle pour objectif de pouvoir faciliter les licenciements futurs et surtout en diminuer le coût. Le PS et la CFDT anticipe donc sur une explosion du chomage ce qui signe qu’ils ne feront rien de concret pour redresser la situation, ils se contentent de faire de la gestion comme une administration public ou privé le ferait. Nous sommes face à une démission politique. 

    • devphil30 devphil30 22 février 2013 09:46

      Voyez mon commentaire et livre dont je parle et croyez moi le MEDEF est pire ce que vous pensez 


      Philippe 

    • jcl44 jcl44 21 février 2013 23:04

      un avantage cependant : on va rapidement s’apercevoir que le patronat ne joue pas le jeu et là, la ligne jaune risque d’être dépassé. smiley
      sinon, texte chouette smiley


      • devphil30 devphil30 22 février 2013 09:45

        Excellent sujet traité de façon originale.


        Allez je reviens avec le livre sur l’histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours pour lequel je n’ai rien à gagné dessus

        Quelques liens :
        Descriptif 

        Table des matières 

        Article Rue89

        Le torpillage de LIP dans le Doubs par le pouvoir politique 
        Extrait d’un autre livre de mais cette histoire est clairement décrite dans l’histoire secrete du patronat pour une raison de revanche sur Mai 68 et pour éviter la généralisation des conflits sociaux , un certain premier ministre de Gicard aurait donné les instructions pour cela malgré que l’entrprise est été reprise en main et qu’elle refonctionnait bien
        « Menacés par un plan social sauvage qui liquidait un tiers des effectifs, les ouvriers, employés et cadres de l’usine de montres Lip, à Besançon, ont tout simplement décidé, un beau jour de juin 1973, de séquestrer le stock de montres. Puis de les vendre. Puis de se payer. Ça commence comme une fête, une immense exaltation collective où soudain, tout semble possible. Bien entendu, le pouvoir pompidolien ne l’entendra pas de cette oreille, et tout sera fait, méthodiquement, pour que l’expérience Lip termine dans une impasse. Il faut voir la façon dont Claude Neuschwander, désigné pour reprendre l’entreprise début 1974, raconte la façon dont il a été poignardé dans le dos par le duo Jacques Chirac (premier ministre) - François Ceyrac (président du patronat). Trente ans après, la rage est intacte. »

        Le MEDEF est une plaie envers les travailleurs , il n’a eu de cesse que de tenter de détruire les acquis sociaux à son avantage , de créer du chômage pour placer les travailleurs en situation de précarité professionnelle.

        Financement par la drogue en Indochine , détournement d’argent de la formation professionnelle , création de caisse noire , paiement des hommes politiques etc ....

        Le patronat a trois dates qu’il ne supporte pas 1936 , 1945 et 1968 , pour les congés payés obtenus , pour les acquis sociaux et en dernier lieu pour la prise de conscience de la force de
        la rue et des manifestations.

        De ces trois dates , il ne cessera de mettre en place des méthodes de désinformation publique , de corruption , de lobbying , d’intimidation , de financement et d’aide pour casser les grèves par des membres de l’extrême droite ( ancien de l’OAS , d’Algérie Française etc ...) 

        La gauche n’est pas épargné mais moins longtemps au pouvoir 
        La droite est totalement corrompu par les puissances de l’argent 

        C’est vraiment pitoyable et reflète notre situation actuelle issue de 30 ans de désir de briser les revendications en appauvrissant la France par mépris et intérêt financier. 

        Des pourris à tous les niveaux , l’Europe n’est pas mieux 

        Philippe





        • alinea Alinea 22 février 2013 10:54

          Je ne sais pas vous mais j’ai de plus en plus envie de bombes !
          Il faut que le peuple en entier bouge ses fesses, et vite ! Bricoler ça et là, ça ne suffit plus ; certes cela crée des emplois chez les fabricants de gaz et aussi chez les utilisateurs, mais peu de chose ! Le printemps sera chaud...
          Que tous les travailleurs soient au chômage la moitié du temps - ce qui semble être un progrès pour certains- ou que la moitié y soient tout le temps, ça ne crée pas des emplois ! Changeons tout.


          • devphil30 devphil30 22 février 2013 11:53

            Cela peux être une solution mais dans une civilisation mondialisé , dans un pays drogué au pétrole , dans un pays dépendant des moutons de nouvelle zélande , du boeuf argentin , des tomates marocaine , du cheval roumain ...( c’est de l’humour ) , des voitures roumaines.


            Oui poser des bombes faire la révolution mais pour aller vers quoi et je suis bien tranquille que ceux qui auront oeuvrer pour le changement par ce type de moyen seront récupérer par des obscures officines pour prendre le pouvoir , des officines gérés en sous main par des pays ayant beaucoup d’intérêt sur la France.

            La révolution n’est pas forcement la bonne solution , les exemples de révolution ou révolte de 1789 , 1848 et ceux récents montre bien les limites du système car c’est l’armée qui mate la révolte pour maintenir un ordre bien établi , l’armée financé par nos impôts , l’armée et la police permet de maintenir l’ordre mais aussi de mater les révoltes sauf à ce qu’elles se retournent vers les révoltés.

            Qui aujourd’hui serait prêt à se révolter en nombre suffisant pour amener un changement ?

            Trop de confort , trop de dépendance à la consommation , pourquoi on voit toujours les malheurs des autres pays ? pour nous amenez à nous dire que nous ne sommes pas si mal en France .....manipulation de l’information.

            Pour une fois des statiques sur l’envie de révolte en France et non sur l’envie de retour de l’agité 

            Une révolte sous forme de grève générale comme en Grèce , comme en Mai 68 serait possible et même souhaitable 

            Philippe 






          • alinea Alinea 22 février 2013 13:13

            Je suis d’accord avec vous sur les leçons de l’histoire à tirer ; la révolution, au fond ne se prévoit pas ; si le peuple n’est pas prêt, forcément elle est récupérée, en tout cas, c’est ce que le passé nous enseigne ; mais au bout d’un long moment d’impuissance, d’étouffement, le force vitale ressurgit, et elle n’est pas toujours ou efficace ou contrôlée ; c’est vrai. Mon envie de bombe, c’est juste un raz-le-bol - avec un « z », comme raz de marée ! Et je ne vois pas d’autres solutions ! la nasse qui se referme sur nous est tenue par des mains intouchables ! Quand le courage dépassera les craintes, on ne répondra plus de rien ! C’est rare aussi, un peuple qui se laisse crever à petit feu... sans finir par réagir !


          • alinea Alinea 22 février 2013 13:16

            Encore : la grève générale est une bombe ! Et bien plus efficace, mais elle exige ténacité, endurance ; pour y parvenir, il faut organiser des réseaux de survie pendant ce temps ; je me tue à le dire !!


          • devphil30 devphil30 22 février 2013 14:45

            Je suis d’accord le peuple ne se laisse pas crever à petit feu étouffer mais si le processus est sournois comme celui de la grenouille que l’on place dans une marmite d’eau chaude.


            Si le processus est sournois en rendant les gens coupable de l’incompétence des autres ( chômeurs qui ne trouve pas de travail ) , si les aides sont fournies mais petit à petit réduite avec la manipulation et l’abrutissement des consciences.

            Des propos tels que « mais voyez vous comme c’est pire ailleurs , ne vous plaignez pas vous êtes déjà beaucoup aidé » etc .... 

            Je ne cautionne pas , je veux juste dire que sans préparation , sans volonté générale , personne ne pourras suivre , aujourd’hui l’argent est virtuel dans les banques , les communications sont tenues par des opérateurs comme bouygues ( témoin de l’agité à son mariage ) , l’armée et la police sont à droite , les partis de gauche et les communistes sont vus comme des révolutionnaires ( voir les propos de copé lors de la présidentielle sur les drapeaux rouges et ceux récent du furieux de la sté titan )

            Une révolte par désespoir peux se profiler mais l’égoïsme , le matérialisme et un maigre confort sont nos nouvelles chaînes.

            Par contre si une désespérance telle que l’on voit en Grèce arrivait ( ce qui est hélas probable ) , oui alors une baisse générale des salaires dans le privé et la fonction publique aménerait à une révolte.

            N’oublions pas que le patronat à l’argent , les réseaux , les forces de l’ordre et l’habit de la probité face à la révolte.
            Il y aura toujours des personnes qui malgré leur misère iront vers l’argent pour casser des grèves , pour disposer de plus de pouvoir.

            C’est très désespérant de voir comme le monde et les hommes reproduisent depuis des siècles un asservissement du plus grand nombre par une minorité qui détient son pouvoir par tricherie , mensonge , force.

            Philippe 




             

          • devphil30 devphil30 22 février 2013 14:51

            Oui mais comment vos réseaux e survie peuvent fonctionner dans une société actuelle ou nous sommes dépendant de la carte bleue , des supermarchés, du pétrole , de l’eau , du gaz , de l’électricité.

             
            Nous n’avons aucune capacité à pouvoir rentrer en auto subsistance , nous sommes très dépend des nouvelles technologies.

            Une grève et une révolte se prépare , le financement doit être prévu mais d’où tirer l’argent ? 

            Ce n’est pas du fatalisme , c’est une réflexion sur la sensation d’un système qui nous verrouille.
            Cela dépend ensuite de l’ampleur de la contestation car les leviers stratégiques de notre société sont maintenus par des personnes qui sont concernés par cette austérité qui ne porte pas son nom ( ceux d’EDF par exemple )

            Philippe 

             

          • Corinne Colas Corinne Colas 22 février 2013 12:08

            Excellent... comme d’habitude !


            • devphil30 devphil30 22 février 2013 15:04

              Bruxelles dans sa bonté ....

              « Dans la foulée de ces sombres prévisions, M. Rehn s’est bien gardé de menacerParis de sanctions, ou d’exiger un nouveau tour de vis budgétaire dès cette année, qui risquerait de tuer dans l’œuf toute perspective de reprise. Mais pour lui, le gouvernement français doit étaler dans le temps, et amplifier les efforts engagés pour assainir les comptes publics et redresser la compétitivité »


              « Le commissaire aux affaires économiques et monétaires se propose de trancherd’ici au mois de mai sur la base des projets du gouvernement Ayrault en matière d’économies budgétaires, et de réformes, attendus pour le 30 avril à Bruxelles. »Etant donné les risques liés à une dette publique qui a déjà grimpé au-dessus de 90 % et le défi de compétitivité très important auquel fait face l’économie française, il faut que la France poursuive en parallèle les efforts budgétaires et les réformes structurelles pour la croissance et l’emploi« , a-t-il souligné. En insistant en particulier sur une nouvelle réforme des retraites.

              Pour Olli Rehn, les décisions budgétaires déjà prises par le gouvernement Ayrault, le Pacte de compétitivité concocté en novembre dernier sur la base du rapport Gallois, et l’accord récent entre partenaires sociaux sur la réforme du marché de travail,  »montrent que les défis sont relevés par la France« . Mais le chantier risque d’être de longue haleine. D’ailleurs, selon les services de M. Rehn, la courbe du chômage ne sera sans doute pas inversée cette année, contrairement aux promesses en ce sens faites à l’automne dernier par le chef de l’Etat : le taux de chômage devrait même atteindre 11 % en 2014, contre 10,7 % prévu en 2013. »


              Mais qui a voté un truc aussi que con que de dire si mon déficit augmentent alors je dois payer une amende, il n’y a que les banques pour inventer des trucs pareils et bien oui voila nous sommes gouverner par des banques qui imposent ce qui les arrangent.


              Nos sommes gouvernés à Bruxelles et dans plusieurs pays européens par des 

              anciens de Golman sach , la banque des pourritures de capitalistes.

              Nous sommes gouvernés depuis 1973 par ces banques , nous avons été mis sous traitement afin de nous faire mourir à petit feu ( comme la grenouille ) 


              Maintenant on s’aperçoit que nous avons un déficit de budget mais quel particulier vivrait à ce point à crédit , qu’il emprunterait pour rembourser ces crédits , le seul qui ferait cela est celui qui n’a pas le choix et bien aujourd’hui la France n’a pas le choix ( comme d’autres pays et il faut arrêter de vanter l’Allemagne comme modèle car ses finances ne sont pas brillantes ..)


              Devoir payer au banques une rente de l’équivalent de l’impôt sur les revenus annuels que nous payons me semblent être une très bonne opération pour ces banksters.


              Philippe 



              • devphil30 devphil30 22 février 2013 18:37

                Un discours de Philippe Séguin à l’assemblée nationale le 5 Mai 1992

                Je vous laisse apprécier la mise en garde et la justesse de l’analyse pour ce politicien hors norme et hors système qui savait dire les vérités.

                Le texte est long

                voici quelques extraits

                "On voit bien l’avantage politique à transférer sur Bruxelles ou sur les collectivités locales la responsabilité de ce que l’État n’a plus le courage d’assumer. A commencer par l’impôt, dont on veut bien désormais qu’il soit local ou même européen, pourvu qu’il ne soit pas national et qu’il n’en soit pas tenu compte dans les statistiques de la politique fiscale. « 

                 »
                Et la France n’est pas la France quand elle n’est plus capable, comme aujourd’hui, de par­tager équitablement les profits entre le travail, le capital et la rente, quand elle conserve une fiscalité à la fois injuste et inefficace, quand elle se résigne à voir régresser la solidarité et la promotion sociale, quand elle laisse se déliter ce qu’autrefois on appelait fièrement le creuset français et qui était au cœur du projet républicain.« 

                 »Il est temps de comprendre aussi que la compétitivité d’une nation doit s’apprécier globalement et que la traditionnelle distinction entre l’économique, le social et le culturel est désormais caduque. Mais rien ne se fera sans rétablir l’équilibre entre une nécessaire décentralisation et le rôle absolument irremplaçable de l’État. Il faut en finir avec le développement inégal, rendre leur sens aux principes d’unité, de continuité, d’indivisibilité de la République et les inscrire dans la géographie. « 

                Le meilleur passage , je vous laisse apprécier la justesse de cette partie

                 »Non, foin d’arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d’autres, au nom de beaucoup d’autres, qu’il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d’Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu’elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice."

                Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d’experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l’on m’entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l’on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d’ailleurs bien passé d’être là. Il eût mieux valu, à l’évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat."

                http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/revision5_philippeseguin_Maastricht.asp

                Ces extraits sont issus du discours de Philippe Séguin le 5 Mai 1992
                Philippe


                • devphil30 devphil30 22 février 2013 18:41

                  Un autre sur l’Europe datant de 1977 , discours prononcé par un certain Jean Paul Sartre

                  C’est criant de vérité et d’actualité

                  Les militants socialistes et la construction de l’Europe
                  "

                  Le 10 février 1977, le philosophe français Jean-Paul Sartre fustige dans le quotidien Le Monde la construction d’une Europe du capital et appelle les militants socialistes à ne pas ratifier le projet de loi en vue de l’élection du Parlement européen au suffrage universel direct. Voici le texte d’une surprenante actualité ... les possibles désaccords étant à la marge.

                  Nous vivons à l’époque des mystifications. A lire la presse, à écouter la radio, à voir s’agiter M. Giscard devant la télévision, on pourrait croire que nous sommes simplement dans une période un peu difficile, certes, mais qui ne tardera pas à s’améliorer…avec quelques sacrifices de la part des ouvriers et des paysans, bien entendu.

                  Tout cela n’est pas sérieux. Depuis quelques semaines, au contraire, la situation internationale et nationale se dégrade et se déstabilise sous nos yeux.

                  Issus de la crise de 1973 et de la guerre économique ouverte par les États-Unis contre l’Europe et le Japon, de nouveaux rapports de force, une nouvelle division internationale du travail, entraînent la dégradation de l’économie, l’accroissement du chômage, la décomposition des structures politiques de l’Angleterre et de l’ensemble des pays de l’Europe méridionale.

                  Le temps nous est désormais mesuré à tous. En France, la montée vers le pouvoir du national-travaillisme de M. Chirac montre qu’effectivement « le ventre est encore fécond d’où est sortie la bête immonde ».

                  Dans un tel contexte, une réflexion nouvelle s’impose à l’ensemble des forces de gauche et d’extrême gauche.

                  Aujourd’hui, si je m’adresse à vous publiquement, militants du parti socialiste, c’est parce qu’aucun des projets essentiels de l’adversaire de classe au pouvoir ne pourra se réaliser sans l’accord, au moins tacite, de votre parti.

                  M. Giscard le sait et le dit ouvertement. Sans votre consentement, ses projets européens et sa politique d’austérité sont à terme voués à la faillite. Les avances qu’il multiplie à la direction du P.S. suffisent à le prouver.

                  Je comprends, même si je ne les partage pas, les espoirs qui ont poussé tous ceux qui, écœurés ou lassés par la droite qui gouverne le pays sans interruption depuis bientôt vingt-cinq ans, ont rejoint le parti qui leur paraissait le plus efficace, le mieux apte à les accueillir et à modifier l’équilibre des forces.

                  À ces nouveaux militants socialistes, je n’ai pas à cacher, au cas où ils l’ignoreraient, que j’ai naguère combattu de mon mieux la politique algérienne et pro-américaine de la S.F.I.O. de M. Mollet et que je demeure aujourd’hui irréductiblement hostile aux thèses « atlantiques » des principaux dirigeants du parti socialiste actuel.

                  Toutefois, par-delà ces divergences, la montée des périls me paraît si dangereuse pour l’avenir de la liberté que je veux m’adresser à vous dans l’espérance que votre parti réfléchisse encore collectivement avant de s’engager dans le « chemin européen » où il est poussé aujourd’hui.

                  L’Europe que nous présentent MM. Carter, Schmidt, Giscard et Andreotti est sans rapport aucun avec l’internationalisme prolétarien, sans rapport avec l’Europe des travailleurs dont rêve depuis un siècle le mouvement ouvrier occidental. Dans l’esprit de ses promoteurs, il s’agit, au contraire, dans la dynamique actuelle des forces de classe de construire une Europe du capital, qui sera nécessairement dominée par les sociétés multinationales germano-américaines. Un examen des forces en présence montre, au contraire, que l’Assemblée européenne élue dans un tel contexte servira seulement d’instrument institutionnel à cette domination. Comme par hasard, l’affaire européenne surgit en un temps où la gauche française n’est pas le cas.

                  Au contraire, le programme commun de gouvernement, dont on peut penser ce que l’on veut, mais dont quelques dispositions, si elles étaient vraiment appliquées, suffiraient à provoquer la fureur de la droite et à la précipiter vers une sorte de coup d’État légal. L’importance du parti socialiste au sein des forces de gauche devrait donc normalement conduire ses militants à une réflexion approfondie sur cette question vitale. Or ce n’est pas cela.

                  Au contraire, le problème de l’Europe est pudiquement éludé, sans doute sous le prétexte qu’il oppose trop gravement les deux principaux partis de l’union de la gauche.

                  Un appel a récemment été lancé « pour la constitution d’un comité d’action contre l’Europe germano-américaine et l’élection d’un Parlement à son service ». Que dit cet appel ? Il dit que l’inflation, le chômage, la dégradation des monnaies, la récession, ne seront pas résolus par les plans d’austérité lancés par les gouvernements capitalistes de l’Europe du Sud, car ils résultent nécessairement du nouvel ordre international imposé à l’Europe par les États-Unis et ses alliés de la République fédérale allemande.

                  Cette politique d’austérité s’abattra nécessairement sur les masses, non sur les privilégiés. Elle ne s’appliquera ni dans la facilité, ni dans la joie. Les salariés auront évidemment tendance à les refuser. Il faudra alors la leur imposer en utilisant contre eux les pouvoirs de l’État. C’est ainsi que les dirigeants de la droite comptant se sortir de la crise en modifiant la légalité. C’est pourquoi des États fort d’un type nouveau se profilent aujourd’hui à l’horizon de la crise.

                  L’Europe devient une nouvelle Amérique latine.

                  Tandis que l’Allemagne de l’Ouest est devenue la première puissance économique militaire et politique de l’Europe, les bourgeoisies de l’Europe du Sud se débattent, ou sombrent, dans des difficultés inextricables. Il est probable qu’elles préféreront se soumettre sans conditions au « leadership » germano-américain plutôt que de passer la main à ce qu’elles appellent les coalitions socialo-marxistes.

                  Ceux qui pensent sincèrement que, dans un pareil contexte, ils bâtiront une Europe indépendante feraient bien de se méfier et de réfléchir. Le temps est loin où le général de Gaulle s’opposait à l’hégémonie américaine.

                  L’élection d’un Parlement européen au suffrage universel, préparée en commun en France par MM. Giscard et Chirac, n’est qu’une abdication de fait devant la stratégie et la pression américaines : abdication qui conduit directement à un proconsulat allemand sur l’Europe.

                  Militants socialistes, allez-vous ratifier un tel projet en votant avec Giscard et avec le R.P.R. ? Les événements politiques qui surviennent en France en ce moment même s’éclairent singulièrement à la lumière de l’analyse précédente. La société libérale avancée touche à son terme.

                  Elle peut déboucher à tout moment sur l’avènement d’hommes et de forces qui ne feraient pas grand cas des libertés ni même de la légalité. Un beau matin, comme en R.F.A., la chasse aux « collectivistes » pourrait bien s’ouvrir.

                  Il est parfaitement illusoire de compter sur la dynamique des luttes en Europe pour infléchir le cours des choses.

                  Les appuis manquent sur le plan européen, même au niveau des partis socialistes. Il est évident, en particulier, que la social-démocratie allemande est depuis sa reconstitution en 1945 un des instruments privilégiés de l’impérialisme américain en Europe. Elle a, d’abord, puissamment contribué à la reconstitution du capitalisme en Allemagne de l’Ouest en orientant la classe ouvrière vers la collaboration avec les anciens maîtres nazis du grand capital et de la banque allemands. Elle a ouvert ensuite elle-même la chasse aux « sorcières de gauche » qui s’amplifie aujourd’hui en R.F.A. Plus de cinq cent mille enquêtes y sont aujourd’hui ouvertes dans le cadre des lois scélérates sur les « Berufsverbote » et la police de la République fédérale y pratique l’assassinat et la torture légale de certains adversaires de l’ordre capitaliste. Le chancelier « socialiste » Schmidt a enfin lancé le réarmement de son pays. En violation directe des traités, il s’engage même aujourd’hui dans la fabrication de bombes atomiques au Brésil et en Afrique du Sud. Il rejette brutalement tout projet sérieux d’aide au tiers monde.

                  Il pousse l’arrogance jusqu’à intervenir publiquement dans les affaires intérieures du Portugal et de l’Italie, car il dispose de la force et des appuis nécessaires. La ligne de son gouvernement prolonge et précède en effet naturellement la nouvelle stratégie définie par la Commission trilatérale aux États-Unis.

                  Certes, la décision de votre parti sur l’Europe est tout entière entre vos mains. Mais je veux conclure cette lettre sur l’idée que la façon même dont les partisans de l’Europe capitaliste s’efforcent d’obtenir la ratification d’un projet qui engage tout un peuple dans une voie irréversible est suspecte et devrait provoquer son rejet par tout partisan de la démocratie dans ce pays.

                  M. Giscard, en effet, manœuvre et s’efforce d’escamoter le débat. Il intrigue dans les coulisses. Il multiplie les pressions et les concessions de pure forme. Il se vante même publiquement de disposer par avance de l’accord de votre parti pour ratifier son projet. L’honnêteté, le courage, l’honneur, auraient voulu qu’il ouvre un large débat devant le pays et que celui-ci soit directement consulté. Ce n’est pas le cas.

                  Mes amis du Comité d’action et moi-même avons fait depuis quelques semaines l’expérience de la volonté d’étouffer et d’escamoter le débat sur l’Europe, pratiquée par l’immense majorité de la presse, par la radio et par la télévision.

                  En m’adressant à vous directement, j’ai encore l’espoir que vous l’engagerez avec nous, à la fois dans votre parti et devant l’opinion publique tout entière.

                  Si la gauche doit diriger un jour ce pays, elle se doit, à l’inverse de la droite, de regarder la vérité en face.

                  On ne peut espérer séparer aujourd’hui la politique intérieure des problèmes internationaux ni transformer la société en France sans combattre l’hégémonie germano-américaine sur l’Europe occidentale."

                  JEAN-PAUL SARTRE.


                  • superyeti superyeti 3 mars 2013 10:57

                    Je suis certain que cette accord sera le déclencheur d’une réaction que les soces ne voient pas venir, les ouvriers ne veulent pas d’un accord qui fait du gagnant/gagnant pour le MERDEF et du perdant/perdant pour les pues-la-sueur, a ceci on rajoute les 20 milliards de cadeaux fait aux patrons et la coupe est pleine, tout ça fait un peu beaucoup.

                    Nombreux sont les ouvriers qui pensent que le Parti Scélérat fait pire que l’UMP avec la vaseline en supplément, le 5 mars sera une journée a surveiller de prés, le déclencheur que les ouvriers veulent une autre politique, beaucoup auront dans l’esprit que cette politique néfaste est menée par une oligarchie pro-européenne et pro-capitaliste appliquée sans aucune retenue par un gouvernement qui se dit de gôôôche.

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