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Nuit des longs couteaux, la suite (Qc)

Le 4 novembre 1981, l’acte constituionnel naissait, dans le dos de René Lévesque. La questions du Québec dans le Canada toujours irrésolue.

La nuit des longs couteaux késako ?

Ce nom fut donné par les souverainistes québécois (aussi appelés les séparatistes) pour ce qui s’est passé la nuit du 4 novembre 1981. Ce fut appelé ainsi pour marquer le coup en référence à la nuit des longs couteaux perpétuée sous les ordres d’Hitler. Pierre Elliot Trudeau, alors premier ministre du Canada, avait dans son programme électoral le projet d’une réforme constitutionnelle qui liait alors encore le Canada aux Royaumes unis. (Maintenant encore, mais les Royaumes unis n’ont plus aucun pouvoir et ne sont représentés que par un gouverneur général dans chaque province et un lieutenant gouverneur fédéral)
Les souverainistes québécois l’ont appelée de cette manière, car l’actuelle constitution canadienne ne fut jamais signée par le Québec. M. Trudeau voulait ramener la constitution qui se trouvait encore à Londres. Le "Groupe des huit" se forma, englobant les premiers ministres provinciaux, excepté ceux de l’Ontario et du Nouveau Brunswick, qui voulait donner un projet de constitution et des droits qui ne plaisaient pas à Trudeau. Pour pallier cela, Trudeau fit comme il le voulait, en promettant un référendum sur les points en question. René Lévesque, premier ministre du Québec, et les autres premiers ministres allèrent donc à Ottawa pour les négociations. Ils se mirent d’accord, le "Groupe des huit" (Lévesque y compris) et Trudeau, sur les points dont traiterait le référendum. Bien que Lévesque fût réticent, il accepta, mais à la fin des négociations, peu rassuré pour les intérêts du Québec, il décida d’aller dormir à Hull, petite ville voisine, et demanda à ce qu’on le prévienne si nécessaire.
Or, c’est durant cette nuit que se passèrent d’autres négociations, entre les ministres qui n’appartenaient pas au "Groupe des huit", c’est-à-dire les ministres de l’Ontario et du Nouveau Brunswick, qui s’entendirent sur de nouveaux points avec Jean Chrétien. Tous les premiers ministres furent appelés à signer, excepté René Lévesque, qui n’apprit cela que le lendemain quand il arriva sur les lieux.


René Lévesque décida de ne pas signer la constitution, et la situation est toujours en l’état. La constitution du Canada n’a pas la signature du Québec, ce qui entraîne quelques imbroglios constitutionnels.

Le Québec depuis a fait deux référendums concernant l’indépendance, dont le dernier a accordé 49,2% au oui. Le Parti québécois intègre toujours ce désir dans son programme, bien que cela ait engendré beaucoup de tensions, notamment avec Jean chrétien lorsqu’il était premier ministre. Pour l’instant, c’est le Parti libéral qui est au pouvoir dans la province québécoise, bien qu’il y ait eu un fort accroissement des conservateurs au Québec lors des élections fédérales ; mais ce n’était que pour contrer les libéraux, qui furent pris dans beaucoup de scandales politiques et économiques. Les élections provinciales ne sont pas encore fixées pour le Québec, mais elles ne devraient pas tarder, et il y a fort à penser que le Parti québécois l’emportera, car les libéraux au pouvoir ont de mauvais résultats, et les conservateurs ne sont pas appréciés au Québec, notamment du fait qu’ils sont proches des néo-conservateurs républicains étatsuniens.

Stephen Harper, actuel premier canadien conservateur, draîne aussi beaucoup de voies de souverainistes québécois, car il a promis une plus grande indépendance des provinces ; les provinces attendent toujours. De plus, ses positions pro-religieuses, américaines et concernant la place du français au Canada commencent à faire peur aux Québécois. Il voudrait remettre en cause l’article 101 de la constitution (bilinguisme du pays).

Le Québec se considère comme une nation et doit apparaître dans la constitution, dit Martin Ouellet dans La Presse.

L’avenir du Canada se joue sur rôle du Québec en son sein. Habitants de la principale province économique du pays, les Québécois francophones demandent à avoir la possibilité de garder leur particularité et de se diriger eux-mêmes. Qui a vécu au Canada voit l’énorme différence entre un Canadien anglophone et un Canadien francophone (bien qu’ils aient énormément de points en commun).

La question qui se pose maintenant, c’est de savoir sur quoi jouer. Où le Québec veut-il se placer sur l’échiquier canadien ? Le Québec doit-il avoir une faveur ? Sur quels points faut-il se placer pour le respect de la particularité d’une province ?

Voici une vidéo faite pour les vingt-cinq ans de la nuit des longs couteaux par le Parti québécois, pour montrer comment les Québécois se le représentent .




par Ellaurenzovfoot (son site) mardi 7 novembre 2006 - 4 réactions
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  • Par MrPiment (---.---.---.8) 7 novembre 2006 14:32
    MrPiment

    La seule solution est que le Quebec devienne indépendant.

    Pour deux raisons qui sont en filigrane dans votre article : La langue française et la culture spécifique à cette région (son histoire est différente des autres provinces,...) qui font comme vous le dites qu’un canadien francophone n’est pas le même qu’un anglophone et que les québécois peuvent revendiquer d’être une nation.

    Bref vu leur situation ; ilôt francophone enclavé au milieu du continent anglo-saxon par excellence, l’indépendance leur permettra de vraiment prendre de la distance sur bien des points et conserver cette authenticité qui leur est cher.

    Il n’y a guère plus qu’au Québec où l’on parle français, à l’heure actuelle les instances québécoises passent leur temps à chasser les « intrusions » anglophones dans la vie de tous les jours... bref il va falloir trouver une solution à cette situation.

    Ce côté petit village gaulois résistant à l’envahisseur nous parait sympathique mais la réalité est bien plus dure. Cette langue que nous connaissons bien et la culture qui va avec (même si elle est assez diluée là-bas reconnaissons le) ne pourra subsister que dans une entité propre à la défendre et l’entretenir.

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